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  • il y a 3 ans
Avec Fanta Berete, députée Renaissance de Paris, et Benoît Martin, secrétaire général de la CGT Paris et membre de la direction confédérale.

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##C_EST_DANS_L_ACTU_8-2024-01-21##

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Transcription
00:00 (Générique)
00:04 A ma gauche, Fanta Derrête, notre invité, député Renaissance de Paris.
00:07 Bonjour à vous et bienvenue.
00:08 Bonjour.
00:09 Sur Sud Radio.
00:10 A ma droite, tiens, une fois n'est pas coutume, Benoît Martin, secrétaire général de la CGT Paris,
00:15 membre de la direction confédérale.
00:16 Bienvenue à vous sur Sud Radio.
00:18 Bonjour, merci de nous accueillir.
00:20 Écoutez, tout le monde a la parole sur Sud Radio.
00:22 Vous êtes tous les bienvenus, vous tous qui nous écoutez aussi.
00:24 D'ailleurs, si vous voulez prendre la parole,
00:26 je rappelle le numéro 0 826 300 300.
00:28 Allez-vous manifester contre la loi immigration aujourd'hui partout en France
00:31 ou êtes-vous au contraire favorable à son adoption ?
00:34 On peut en parler avec vous, évidemment.
00:36 Fanta Derrête, avant de revenir sur cette loi immigration,
00:39 c'était une des informations de la nuit.
00:40 Mediapart qui fait de nouvelles révélations
00:43 contre la ministre de l'Éducation nationale des Sports et des Jeux Olympiques,
00:46 Amélie Oudéac, etc.
00:47 Son fils aurait profité en quelque sorte, avec d'autres élèves,
00:52 d'une combine du lycée Stanislas pour favoriser son intégration
00:56 dans la classe préparatoire de Stanislas.
00:58 Est-ce qu'elle doit démissionner ou pas ?
01:00 Ecoutez, ce n'est pas à moi de vous dire si elle doit démissionner.
01:02 Je pense qu'elle s'était exprimée sur la première partie des faits.
01:05 Le président en a parlé lors de sa conférence de presse.
01:09 Maintenant, vous l'avez dit, cet article est tombé en plein dans la nuit.
01:13 Nous n'avons aucune réaction à l'heure qu'il est.
01:15 Moi, ce que je tiens à rappeler, c'est que, donc,
01:19 Madame la ministre doit, je pense,
01:22 apporter des explications complémentaires sur la situation.
01:26 Je tiens à rappeler, moi j'ai une fille qui a 20 ans
01:28 et qui est donc dans ce cursus Parcoursup,
01:31 que tous les parents attendent effectivement de la transparence
01:35 et souhaitent que ça se passe bien pour leur enfant.
01:37 Donc, comme tout le monde,
01:39 je pense qu'il y aura des réactions certainement dans les jours à venir
01:42 et nous les attendons.
01:43 Et une petite réaction de la CGT Paris peut-être ?
01:46 Le principe de transparence, vous avez raison, Madame la députée,
01:49 le principe d'égalité, mais je crois que ça va être le thème
01:52 de ce qu'on va aborder tout à l'heure à propos de la loi Immigration.
01:54 - Oui, je vais vous poser la même question tout de suite.
01:56 Dans un instant, effectivement, le principe d'égalité.
01:58 Alors, on va en parler, l'égalité entre ceux qui sont français
02:00 et ceux qui ne le sont pas sur le territoire.
02:02 Cette loi Immigration, qui a été adoptée par le Parlement,
02:05 certes dans la douleur, et qui déclenche des manifestations
02:08 un peu partout en France, après une première vague de manifestations
02:11 dimanche dernier, il faut bien le dire.
02:13 Est-ce qu'on vous comprenait, Fanta Béreté,
02:15 l'hostilité de la gauche envers cette loi ?
02:17 - Alors, déjà, le droit de manifester, c'est un droit primordial.
02:20 Donc, oui, tout à fait, chacun est libre d'aller s'exprimer.
02:24 Je le comprends tout à fait.
02:26 Maintenant, pour moi, il y a une faute originelle de la gauche.
02:29 Je comprends très bien que les collectifs, les associatifs,
02:31 les syndicats descendent dans la rue,
02:33 donc dans plus d'une centaine de points.
02:35 Maintenant, ce que je ne comprends pas,
02:36 c'est la position d'un certain nombre de partis de gauche.
02:39 Ils sont à l'origine de la faute originelle.
02:42 C'est-à-dire que pour moi, la faute originelle,
02:44 c'est celle de nous empêcher de débattre à l'Assemblée nationale.
02:47 Le 12 décembre dernier, nous avions travaillé,
02:50 notamment, en tout cas pour un certain nombre de députés,
02:53 avec des syndicats, avec des associations,
02:57 pour pouvoir proposer des amendements.
02:59 Plus des milliers d'amendements avaient été déposés.
03:01 Nous avions deux semaines, ce qui est énorme au sein de l'Assemblée,
03:04 deux semaines de discussions, d'échanges,
03:06 qui auraient pu être douloureux aussi.
03:09 On en avait bien conscience.
03:10 Et donc, ils nous ont volé cela.
03:12 Ils ont fait alliance avec l'ERN pour voter cette motion.
03:16 Et maintenant, quelques semaines après,
03:19 ils descendent dans la rue pour dire que ce n'est pas normal
03:21 et demander au président de la République
03:23 de ne pas promulguer cette loi.
03:24 C'est inadmissible.
03:25 Et leur rôle, c'était de voter cette loi.
03:29 Et ce n'est pas de faire du buzz chaque semaine.
03:31 - Vous êtes en train de dire que cette loi est trop dure
03:33 aux yeux de la gauche parce que vous avez dû faire un accord
03:37 avec la droite sénatoriale et que donc,
03:39 la loi est plus dure que celle que vous auriez proposée au début.
03:42 - En tout cas, pour moi, la loi est plus dure
03:46 que celle qui avait été proposée initialement.
03:48 - Mais vous l'avez votée quand même.
03:50 - Oui, je l'ai votée quand même parce que, pour moi,
03:52 il y avait des points importants concernant la régularisation
03:55 des travailleurs sans papier,
03:56 concernant le fait qu'on ne touche pas à l'AME
03:58 parce que même si on va devoir y retravailler,
04:01 pour l'instant, on n'y touche pas.
04:02 Et concernant aussi les mineurs dans les crâts.
04:05 Donc, c'était important.
04:06 Donc, pour ceux qui disent qu'on glisse sur l'idéologie
04:09 du Rassemblement national, je ne suis pas d'accord avec cela.
04:12 - On va voir si votre contradicteur,
04:14 vous le reproche justement, Benoît Martin, pour la CGT Paris.
04:17 Qu'est-ce que vous reprochez à cette loi concrètement ?
04:19 - Eh bien, Mme Le Pen a dit elle-même
04:21 que c'était une victoire idéologique de son camp, de son parti.
04:24 J'ai bien peur qu'elle ait raison.
04:26 - On rappelle que le Rassemblement national a fini par voter la loi
04:28 après avoir voté au début la motion de rejet de cette loi
04:32 qui a empêché le débat parlementaire.
04:33 - Exactement. Donc, il y a eu un glissement
04:35 pendant cette session, pendant ce débat parlementaire.
04:37 Effectivement, le RN a fini par voter avec la droite
04:40 et avec la Macronie.
04:42 Donc, c'est un réel problème.
04:43 C'est un gros problème politique.
04:45 201 personnalités appellent à manifester
04:48 un peu partout aujourd'hui en France.
04:49 Il y aura 164 rassemblements, 164 marches.
04:54 Je serai à Paris à côté de Sophie Binet,
04:57 mais aussi à côté de Jacques Toubon,
04:59 ancien défenseur des droits.
05:00 - Tout à fait, homme venu de la droite, ministre sous Jacques Chirac.
05:03 - Voilà, donc il y a un arc politique plus large que ce qu'on peut dire.
05:06 Effectivement, ce sont beaucoup des personnalités de gauche.
05:08 - C'est largement une manifestation de gauche quand même.
05:10 - Mais également des personnalités qui sont engagées
05:12 sur la question du droit et de l'égalité.
05:15 - Un point malgré tout, parce que l'un de vos arguments est de dire que
05:18 puisque le Rassemblement national a voté cette loi,
05:20 c'est bien la preuve que c'est une loi d'extrême droite,
05:21 en tout cas compatible avec les idées de l'extrême droite.
05:23 C'est ce que vous dites.
05:24 - Oui, elle est inspirée par l'idéologie d'extrême droite.
05:27 Mais là, il faudra peut-être rentrer un petit peu dans les faits.
05:29 - On va rentrer dans les faits dans un instant.
05:31 Mais vous étiez contre la réforme des retraites.
05:33 Le Rassemblement national était contre aussi.
05:35 Vous étiez content quand le Rassemblement national
05:37 votait contre la réforme des retraites à l'époque.
05:40 - Alors, la réforme des retraites n'a pas été votée par le Parlement.
05:44 Donc, ça a été adopté par l'intermédiaire du 49-3.
05:47 - Et donc, on ne peut pas dire...
05:49 - Le Rassemblement national s'est opposé à la réforme des retraites
05:51 en même temps que la CGT.
05:53 Ça ne veut pas dire que c'était une position d'extrême droite.
05:54 - Oui, alors vous savez, le Rassemblement national,
05:56 ils ont voté contre l'augmentation du SMIC.
05:58 Ils ont voté contre beaucoup de mesures sociales,
06:02 de propositions de loi venant de la gauche.
06:06 Et donc, voilà.
06:07 Donc, on ne peut pas dire que le RN soit du côté des travailleurs.
06:10 C'est plutôt une imposture sociale de notre point de vue.
06:12 - Fanta Berrette, quel est le principal mérite de cette loi à vos yeux ?
06:15 Vous qui l'avez votée précisément.
06:17 Est-ce que c'est une loi qui sert à régulariser ?
06:19 On n'a pas eu le sentiment que c'est un cycle à présenter.
06:21 Au début, Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, qui l'a portée.
06:24 Ou est-ce que c'est une loi qui, concrètement,
06:25 permet quand même de durcir l'arrivée en France
06:28 et les conditions d'arriver en France quand on veut y immigrer ?
06:32 - Je pense qu'elle garde dans le détail les deux pans.
06:34 Là où je suis d'accord, c'est qu'il faut rentrer dans les mesures.
06:36 Et il y en a beaucoup des mesures.
06:38 Moi, la question des travailleurs sans papier
06:42 est une question importante aujourd'hui sur un certain nombre de...
06:44 - De leur régularisation dans les métiers tendus.
06:45 - Exactement, dans les métiers tendus.
06:47 Aujourd'hui, sur les chantiers, dans nos restaurants,
06:50 nous avons des personnes qui travaillent tous les jours,
06:54 qui se lèvent très tôt et qui vont "charbonner", comme on dit.
06:57 Et ce n'est pas facile.
06:59 Ils sont empêchés dans leur vie.
07:00 Ils sont empêchés dans leur vie parce qu'ils ne peuvent pas
07:02 se déclarer auprès de l'administration.
07:04 Cette loi va le permettre, même si, effectivement,
07:06 la préfecture garde un droit de regard.
07:09 Mais moi, je me sens beaucoup plus à l'aise aujourd'hui.
07:12 Donc, à savoir que des gens que je connais, d'ailleurs,
07:16 et qui travaillent dans ces conditions, vont pouvoir faire le premier pas.
07:19 Alors, effectivement, ce n'est pas parfait.
07:21 Ce n'est pas comme nous aurions voulu le dessiner,
07:24 mais c'est déjà une avancée.
07:26 Et vous savez, quand vous êtes sans papier
07:28 et que vous travaillez dans ces conditions,
07:29 vous êtes dans la misère totale au niveau du logement,
07:32 au niveau d'un certain nombre de vos droits.
07:33 Donc, il était important d'avancer sur ce cas-là.
07:36 Et deuxième point, sur la question des mineurs isolés,
07:39 ce n'est pas une idéologie de droite.
07:42 Le Rassemblement national n'en voulait pas.
07:45 Ils ont dû faire avec.
07:46 Sur la régularisation, ils n'en voulaient pas.
07:48 Ils ont dû faire avec.
07:49 Sur l'AME, ils voulaient révolutionner le principe.
07:52 Ils ont dû faire avec.
07:53 Une réforme de l'aide médicale d'État est quand même prévue plus tard,
07:56 avec des discussions au Parlement.
07:57 Plus tard, avec des discussions.
07:58 Donc, nous avons le temps de voir venir.
08:01 Monsieur Martin ?
08:02 Supprimer l'AME, ce serait une véritable bombe sanitaire.
08:06 Ça, c'est le prochain dossier.
08:07 Si vous voulez, on en débattra si jamais ça se passe.
08:09 Parlons des travailleurs sans-papiers, par exemple.
08:11 Parlons également d'eux et elles.
08:13 Nombreux à Paris, en région parisienne,
08:15 mais pas seulement, vous l'avez dit,
08:17 dans le secteur de la construction,
08:19 dans le secteur de la restauration,
08:24 mais également dans la propreté, la sécurité,
08:28 la logistique, la livraison.
08:30 Dans l'aide à la personne aussi,
08:33 les aides à domicile, le médical, le médico-social,
08:36 le boule paramédical.
08:38 Beaucoup de travailleurs et travailleuses sans-papiers
08:41 travaillent sur ces métiers essentiels.
08:44 Et la société tient grâce à eux et grâce à elles.
08:46 Et donc, nous sommes pour une régularisation systématique
08:49 de tous les travailleurs et travailleuses sans-papiers.
08:51 La loi permet d'en régulariser un certain nombre ?
08:53 C'est pas assez pour vous ?
08:54 Alors, les métiers en tension,
08:55 métiers en tension, attention,
08:56 c'est pas si évident que ça.
08:57 Un métier peut être en tension
08:59 et une conjoncture peut évoluer
09:00 et transformer des travailleurs régularisés.
09:05 Et après, ça peut évoluer.
09:06 La cuisine a besoin de bras, par exemple.
09:08 Il y a un certain nombre d'autres métiers qui en ont besoin.
09:10 Concrètement, en quoi cette loi est injuste pour vous ?
09:13 Pas seulement parce qu'elle ne régularise pas assez, je suppose.
09:15 Alors, cette loi est injuste du point de vue social.
09:19 Ça va créer des différences,
09:20 ça va créer beaucoup de précarité.
09:23 L'accès, par exemple, à l'aide au logement, à l'APL,
09:27 va être totalement différencié.
09:29 Et donc, ça pose problème.
09:30 On va retrouver beaucoup plus de monde à la rue.
09:33 Je pense qu'il y a un très mauvais signal
09:35 qui est envoyé à l'international également.
09:37 Est-ce qu'on veut être une France qui rayonne ?
09:40 Est-ce qu'on veut accueillir des étudiants étrangers ?
09:42 Est-ce qu'on veut les traiter correctement ?
09:44 Ou est-ce qu'on veut fermer la lumière ?
09:46 Ça, c'est une vraie question également.
09:47 Et la restriction de l'accueil d'étudiants étrangers,
09:49 ça ne vous a pas dérangé, par exemple, pour la BNT ?
09:53 Sur cette restriction, la question, c'est celle de la caution.
09:55 Sur la caution, la ministre Rotaïo s'est exprimée
09:59 et donc a mentionné que c'était une caution
10:01 qui serait remboursable et qui ne dépasserait pas les 50 euros.
10:05 Alors oui, ça m'a gênée, si je dois vous le dire franchement.
10:10 Maintenant, moins de 50 euros,
10:12 je pense que c'est abordable pour une grande partie des étudiants
10:17 qui doivent venir sur place.
10:21 Et puis, comme sur les faits mentionnés,
10:24 il y a également le travail du Conseil constitutionnel
10:29 qui doit venir aussi, je pense,
10:33 revenir sur un certain nombre de points.
10:34 - Vous êtes en train d'espérer que le Conseil constitutionnel
10:36 reçoive une partie de la loi pour qu'elle vous convienne mieux ?
10:40 - Je suis en train simplement de dire que le contexte à l'Assemblée nationale
10:44 est celui que les Français ont souhaité de par leur vote
10:48 et que chacun, chacune de nos institutions a un rôle à jouer
10:52 et que le Conseil constitutionnel va devoir donner son avis.
10:56 Effectivement, je pense qu'il y a rupture d'égalité sur certains points
10:59 et c'est son rôle.
11:00 Et le 25 janvier, j'espère que nous pourrons avancer
11:04 sur un certain nombre de points.
11:05 - On y reviendra.
11:06 En tout cas, dernière question pour vous, Benoît Martin.
11:09 Est-ce qu'il y aura d'autres manifestations après celles d'aujourd'hui ?
11:11 Imaginons que le Conseil constitutionnel valide l'ensemble de la loi ou presque,
11:15 qu'elle soit promulguée par le président de la République.
11:17 Est-ce que vous continuerez le mouvement ou pas ?
11:19 - Ah oui, nous allons continuer.
11:20 Nous visons le retrait de cette loi.
11:22 C'est une loi votée avec l'extrême droite.
11:26 C'est une honte pour notre pays.
11:27 Ça va créer beaucoup de situations de précarité.
11:31 Ça engendre de la haine.
11:33 - Ecoutez, Madame la députée, nous vivons à Paris.
11:35 C'est une ville cosmopolite.
11:36 Il y a un vivre-ensemble ici à Paris.
11:38 Quel signal on en voit vis-à-vis des étrangers ?
11:40 - Ce n'est pas le cas non plus dans tous les quartiers de France.
11:42 Il faut bien le dire aussi.
11:43 Ce n'est pas forcément la meilleure situation.
11:44 Et Paris n'est pas forcément la France.
11:46 - Paris n'est pas la France, mais c'est un laboratoire extrêmement intéressant.
11:50 Il y a un vivre-ensemble.
11:51 Nous allons accueillir le monde entier au moment des Jeux olympiques.
11:54 Et en même temps que nous nous ouvrons, nous nous refermons.
11:56 C'est quoi ce message ?
11:57 - Autre débat qu'on aura de toute façon sur les Jeux olympiques à l'avenir.
12:00 En tout cas, merci à tous les deux d'être intervenus ce matin sur Sud Radio.
12:03 Benoît Martin, je rappelle que vous êtes le secrétaire général de la CGT Paris,
12:07 membre de la direction confédérale de la CGT.
12:10 Merci à vous.
12:11 Merci Fanta Béreté, députée Renaissance de Paris.
12:14 A bientôt à tous les deux sur Sud Radio.

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