00:00 D'abord, cet accord, c'est un accord pour l'unité des Européens.
00:05 Et je vous le dis à Berlin, à Helsinki, à Varsovie, à Prague,
00:10 pour citer que certains de nos partenaires,
00:15 nous sommes attendus sur cet accord bilatéral
00:19 parce que presque, d'ailleurs, tous les pays européens,
00:22 par-delà, d'ailleurs, leur division politique,
00:25 par-delà nos étiquettes différentes
00:28 et nos groupes politiques différents également
00:30 au Parlement européen,
00:32 ont eu un engagement de la sorte
00:35 et s'apprêtent également à signer de tels engagements,
00:39 l'engagement que nous avons présenté aujourd'hui au Sénat.
00:43 L'unité européenne, elle est là,
00:47 dans cet accord,
00:49 par-delà les divisions,
00:50 par-delà, également, les étiquettes partisanes.
00:54 Et vous pouvez être dans l'opposition
00:57 et être d'accord avec cet accord.
00:59 Et vous pouvez être contre le gouvernement
01:01 et être d'accord avec cet accord.
01:04 Et je pense que c'est bien que le gouvernement
01:06 puisse le réaffirmer,
01:08 mais également qu'on puisse passer au-delà des arguments.
01:13 Je verrai, justement, sur un certain nombre de points
01:17 qui ont été abordés.
01:18 Cet accord, c'est d'abord aussi un accord pour la paix.
01:22 En soutenant l'Ukraine, nous sauvegardons notre ADN européen,
01:26 notre ADN, ce sont des principes, ce sont des valeurs.
01:30 C'est aussi un continent qui a décidé
01:33 qu'un pays ne peut pas agresser un autre pays.
01:38 Un pays ne peut pas violer le droit international,
01:40 ne peut pas violer la souveraineté territoriale d'un autre.
01:43 C'est la guerre que la Russie veut,
01:48 mais ce n'est pas la paix
01:50 que souhaitent, justement,
01:53 l'ensemble des pays qui se battent aujourd'hui
01:57 et qui aident l'Ukraine à se défendre.
01:59 Cette guerre, c'est la Russie qui la veut, pas nous.
02:03 Et la paix, c'est bien l'Ukraine qui la demande avec nous.
02:08 Il ne faut pas se tromper aujourd'hui
02:11 dans les arguments qui sont évoqués.
02:12 Enfin, cet accord est un accord également pour l'histoire.
02:15 Nous sommes à la croisée des chemins.
02:18 Et l'agressivité inédite aujourd'hui de la Russie
02:21 ces dernières semaines le prouve. Et la poursuite de notre engagement
02:25 dépendra également de l'avenir des Européens.
02:27 Le Premier ministre l'a dit de manière très expressive,
02:29 la possibilité d'ailleurs pour nos concitoyens
02:32 de maîtriser et de garder la maîtrise de notre destin.
02:35 Ce à quoi je me dois de répondre.
02:38 J'ai relevé un certain nombre de questions des groupes politiques,
02:41 que ça aille d'ailleurs depuis la menace à la paix,
02:45 le risque d'escalade, l'agriculture, les sanctions,
02:50 l'élargissement, y compris les fonds,
02:52 et éventuellement un certain nombre de points
02:53 qui ont été évoqués pour trouver de nouvelles ressources
02:58 pour aider l'Ukraine.
02:59 Je veux d'abord répondre à ceux qui nous accusent
03:02 de menacer la paix en aidant l'Ukraine.
03:06 Et je veux vous le dire, il ne suffit pas,
03:09 mesdames et messieurs les sénateurs,
03:11 de lever un drapeau blanc pour réussir à arrêter la Russie.
03:17 Je le dis tout simplement, écoutez ce que nous dit
03:20 Moscou, écoutez aussi ce que veut aujourd'hui la Russie,
03:24 quel est son but stratégique,
03:26 c'est la soumission complète de l'Ukraine.
03:30 Et j'ai soulevé une quote, comme on dit,
03:36 une citation de Vladimir Poutine, encore hier,
03:40 dans une interview qu'il a lui-même donnée,
03:42 "Pourquoi négocier aujourd'hui
03:45 "alors que l'Ukraine est à court de munitions ?"
03:49 Tout est dit, je trouve, dans cette phrase,
03:51 c'est toujours son objectif aujourd'hui.
03:54 Notre faiblesse ne fera que renforcer cet objectif.
03:58 Il faut aussi en tirer des conséquences.
04:01 Seul le soutien massif et dans la durée à l'Ukraine
04:04 peut amener la Russie à revoir ces objectifs-là
04:08 et donc avoir un soutien militaire à la hauteur
04:12 et garantir également de la production,
04:15 le ministre Lecornu vient de le dire,
04:17 sur le territoire européen.
04:20 Seul le soutien massif, et cela veut dire aussi
04:23 mettre la Russie en position de force,
04:25 le Premier ministre l'a dit aussi très clairement,
04:28 sur le terrain pour pouvoir, à la fin, négocier, certes,
04:32 mais négocier une paix juste, une paix durable,
04:36 mais surtout une paix aux conditions de l'Ukraine.
04:40 Et pouvoir négocier cette paix,
04:41 c'est aussi ce que nous voulons, comme les Ukrainiens,
04:44 qui n'ont pas demandé à être envahis,
04:47 et nous l'avons vu ces dernières semaines,
04:51 l'ensemble des Européens, en tout cas,
04:52 sont réunis et unis autour de ce type d'accord.
04:57 2e argument que j'ai entendu, c'est l'escalade.
05:00 J'entends vos interrogations sur les risques d'escalade,
05:02 mais également, là aussi, n'inversons pas les choses,
05:06 la Russie seule est l'agresseur.
05:09 La Russie seule agite aujourd'hui les peurs,
05:12 brandit la rhétorique, notamment nucléaire,
05:15 mène des campagnes de désinformation,
05:17 ça a été dit par les uns et les autres,
05:19 et de déstabilisation de nos sociétés.
05:21 Et cet accord bilatéral de sécurité permet aussi
05:24 de reprendre la main par rapport à la Russie.
05:27 L'accord de sécurité qui a été signé
05:29 par le président de la République et le président ukrainien
05:32 le 16 février dernier,
05:34 et également la suite logique des efforts
05:37 pour accompagner l'Ukraine dans la durée,
05:39 et pas une escalade, pas une fantaisie.
05:42 Et la réponse forte et claire aux défis de cette agression.
05:47 (Générique)
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