00:00 On s'est régalé aussi et on se régale depuis le début de la saison aussi avec la ténacité de
00:05 Lavieron Bayonnet à domicile. Bayonne qui a battu Larochelle 13 à 12 qui menait 13 à 0 face à
00:13 Larochelle qui a tenu, qui n'a encaissé un essai qu'à la 73e minute. Bref on voit beaucoup de belles
00:19 valeurs sur la pelouse de Jean Daugé et pour en parler on est heureux d'accueillir ce soir
00:23 Gregory Patat, entraîneur de Lavieron. Bonsoir Gregory. Bonsoir. Merci d'être avec nous en
00:29 direct sur Sud Radio. On imagine que sur le banc ça doit pas être complètement reposant ce type
00:35 de soirée mais il y a quand même un fluide particulier à Jean Daugé, expliquez-nous.
00:38 Oui c'est pas reposant, c'est comme tous les week-ends en top 14 où on a un championnat qui
00:44 est très homogène. Maintenant c'est vrai qu'on arrive à performer à chaque fois à domicile en
00:50 se servant de cette énergie de Jean Daugé qui est tout simplement extraordinaire.
00:55 Un essai de Tatafou en début de match c'est vrai, il y a toujours quand même aussi la
01:01 longévité de Camille Lopez, son rôle aussi quand même c'est assez impressionnant. C'est
01:12 des choses sur lesquelles toi on va se tutoyer Gregory. Toi tu appuies ou ça se fait tout seul ?
01:19 C'est vrai qu'en France on a toujours un petit problème avec l'âge. Passer un certain
01:24 âge on a besoin de renouveler en France. Avec Camille on a commencé notre histoire ensemble
01:35 puisqu'on est arrivé à l'Aderon l'année dernière. C'est un leader extraordinaire,
01:39 c'est un joueur sur lequel on s'appuie énormément de par son expérience. C'est vrai qu'on est dans
01:47 un projet partagé avec les joueurs et c'est vrai que c'est l'un des joueurs qu'on voit le premier
01:53 de la semaine. Il inculque son savoir-faire à tout le monde et c'est vrai qu'il répond présent
02:00 en plus sur le terrain. C'est le joueur qui a encore le plus gros taux de réussite au niveau
02:07 des pénalités. On ne se prive pas d'un tel joueur. Et Oann UG qui connaît bien la maison
02:13 Bayonaise est avec nous. Salut Greg, j'étais au match ce week-end, il y a toujours cette ferveur,
02:20 le stade a un peu évolué. Félicitations pour tout ça. Est-ce que tu as douté quand tu as vu
02:27 toutes ces pénaltouches que les Rochelets ont pris ? Tu t'es dit qu'ils ont enclenché la marche en
02:34 avant. Vous avez fait preuve d'aménagation et de courage devant votre ligne à chaque fois,
02:39 c'était incroyable. Oui, j'ai douté parce que face à ce type d'équipe, il faut laisser peu
02:47 d'opportunités de marque et on connaît la valeur de leur paquet d'avant. Quand ils rentrent dans
02:52 les 22 mètres, ils deviennent très dangereux puisqu'ils imposent beaucoup de puissance. On
02:58 leur a laissé trop d'occasion en mon sens. En premier mi-temps, on fait une première mi-temps
03:03 assez aboutie. On n'est pas indiscipliné, on a qu'à être forte. Mais après on se fragilise
03:10 énormément sur la discipline avec des positions de hors-jeu gratuites et des sorties de camps
03:17 approximatives, ce qui nous a mis énormément sous pression. Si on ajoute, on a une occasion d'essai
03:25 en premier mi-temps à 10-0 qui peut nous faire basculer à 15 voire à 17. Je savais que chaque
03:32 point allait compter face à une telle équipe qui venait avec beaucoup d'ambition. Peut-être
03:36 que leur bord était plus performant qu'aux finisseurs qui sont rentrés. Ils ont commis
03:43 beaucoup de fautes, soit des attaquer par la vitesse ou des fautes assez faciles. C'est ce
03:50 qu'on a débriefé aujourd'hui parce qu'on a été pris sur des positions de hors-jeu gratuites. On
03:55 arrivait à maîtriser les collisions soit en ralentissant un peu les rucks, mais on s'est mis
04:03 sous pression trop facilement. Je crois que les peu d'opportunités qu'on a eu de rentrer dans
04:10 leur camp, on a perdu les ballons parce qu'on a voulu faire des choses un peu plus compliquées.
04:14 Ce qui fait qu'on n'a eu aucune possession dans leur camp. On a joué, qu'on a su, que dans notre
04:20 camp. C'est difficile de résister dans ces cas-là. - 16 pénalités concédées par les Bayonnets,
04:29 par ton équipe Greg, samedi. Philippe ? - Une question rapide. Votre équipe me rappelle
04:41 Castres il y a quelques années, que je suivais beaucoup. Ils avaient cette capacité à renverser
04:45 des situations à domicile surtout. Il y avait ce caractère collectif. Là, ça devient un peu une
04:50 habitude. Vous jouez à vous faire peur. C'est des scénarios toujours un peu compliqués, mais qui
04:55 vous permettent de rester dans le coup. On le disait, le championnat est hyper dense. Est-ce
05:00 que la gestion avec cette Coupe d'Europe que vous avez eu à vivre là pour la première fois a été
05:07 compliquée à digérer sur les deux tableaux ? - Elle n'a pas été compliquée à digérer parce
05:15 qu'avec tout le respect que j'ai pour la Champions Cup, on se veut un club qui veut grandir. On
05:21 voulait se servir de cette compétition pour toucher à ce qui se fait de mieux. J'ai pris le
05:30 parti de faire pas mal de turnovers dans cette compétition. On n'a pas trop subi les méfaits
05:39 en termes d'énergie, en termes de ressources physiques sur cette compétition. Parce que nous,
05:46 c'est que du bonus. Il faut savoir qu'on n'était que le premier l'année dernière. On finit huitième
05:51 à qui n'était pas qualificatif. Mais on est tout autant conscient de notre niveau. Aujourd'hui,
05:58 le top 14 est très homogène. Donc, nous, la priorité, ça a été dès le départ le top 14.
06:06 Maintenant, ça n'empêche pas que nous, comme tout compétiteur, nous sommes ambitieux. Nous
06:11 voulons aller le plus haut possible. Mais franchement, ce championnat, il est très
06:17 énergivore. Parce qu'un résultat négatif ou non prévu peut vite te fragiliser.
06:25 Je rebondis, Greg, mais est-ce que tu as le souvenir qu'il y a eu un championnat... Parce
06:30 qu'on dit tous les ans que c'est homogène. Mais là, quand on regarde à cette journée de la fin,
06:33 le nombre de points d'écart entre le dernier qualifiable et le premier non-relégable,
06:39 9 points. Je ne suis pas sûr que ça ait déjà été vu. Parce que là, il y a une bagarre à ce
06:46 niveau-là, si près de la fin, qui est quand même hallucinante.
06:49 Non, c'est terrible. Vous en parliez avant que j'arrive à l'antenne. Et en plus,
06:56 il y a des beaux matchs. C'est ça qui est super excitant dans ce top 14. Mais c'est très fatigant.
07:03 Parce qu'à l'aviron, on fait une saison qui est bonne. On est encore l'une des seules équipes
07:12 invaincues à domicile avec Toulouse. On a gagné quelques points à l'extérieur. Mais ce n'est pas
07:17 suffisant. Il en faut encore plus. Et de mémoire, je n'ai pas le souvenir de telle homogénéité de
07:24 championnat. Maintenant, c'est pour les spectateurs, pour tout le monde. Ça en fait une compétition
07:33 très enrichissante et très intéressante pour tout le monde.
07:36 Bonsoir Grégory. Ce week-end, c'est un match un peu spécial pour vous à domicile,
07:42 puisque vous êtes en délocalisation face à Toulon. On se souvient que l'année dernière,
07:46 ça a été la seule défaite finalement à domicile de la saison, cette délocalisation. Vous l'abordez
07:51 comment ce match, vous ? Non, on arrête d'être à l'état du
07:57 mâchoire. C'est encore des émotions extraordinaires qui vont nous être offertes. On n'est pas
08:04 Jean Daugé, mais on va jouer devant 35 000 spectateurs. En tant que compétiteur, c'est
08:13 des émotions que l'on recherche avant tout. Et puis, dans notre construction, ça va servir
08:21 pour le club économiquement à rentrer de l'argent, comme on dit. Et puis nous, on
08:27 dit qu'on veut grandir, qu'on veut un jour s'inscrire pourquoi pas dans les prétendants
08:33 aux six premières places. Donc, c'est des matchs intéressants à jouer dans une autre
08:40 atmosphère et qui vont nous servir pour nous et ambitionner quelque chose de meilleur.
08:49 On dit que la France manque de piliers droits. Visiblement, Grégory, tu en as un qui pourrait
08:57 intéresser le 15 de France. Est-ce que c'est un dossier que tu suis ? Est-ce que le joueur
09:02 t'en parle ? Oui, on a déjà longuement échangé avec
09:07 William Servat sur le sujet. Aujourd'hui, Tevita n'est pas éligible pour l'équipe
09:12 de France. Il lui reste encore un an pour l'être. C'est un garçon qui n'a que 21
09:18 ans et qui a toutes les qualités pour prétendre au plus haut niveau. Aujourd'hui, ça reste
09:24 un jeune joueur. Il répond plus que très bien dans les attentes de la spécificité
09:33 au poste, c'est-à-dire la mêlée, la touche et les plaquages. Aujourd'hui, il lui manque
09:41 encore un peu de déplacement pour le haut niveau. Maintenant, ça va venir avec le temps,
09:47 avec l'expérience qu'il va acquérir au fil des matchs. Mais oui, ça va être un fort
09:54 potentiel et j'espère le voir en équipe de France parce que c'est un garçon qui est
09:59 rayonnant, qui est solaire comme peuvent être ses iliens. Il travaille en ce sens pour décrocher
10:10 une cape en équipe de France. Il en a envie en tout cas. C'est ce que ça
10:13 veut dire quand tu nous dis ça. Oui, complètement. Il aurait pu être international
10:19 tout jeune. Il ne le veut pas. Il veut être international français. C'est clair dans
10:26 sa tête. Il a cet objectif bien clair et il se donne les moyens pour y aller.
10:34 Voilà, il sera même peut-être aussi dans une équipe du Pays Basque un de ces jours.
10:38 On l'espère en tout cas. Merci Grégory d'avoir été avec nous. Grégory Patta,
10:42 manager et entraîneur de l'Aviron Bayonet qui est toujours dans le cool, qui accueille
10:47 tout le monde dimanche soir sur Sud Radio. Merci Grégory, bonne soirée.
10:52 Merci à vous, bonne soirée. Dans un instant, on va parler toujours avec
10:55 Yoann Huger, avec Philippe Sanguero et toute l'équipe Sud Radio et vous bien sûr au
10:59 0826 300 300. On va parler de Perpignan qui a fait le gros coup du week-end en s'imposant
11:04 du côté d'Oyuna. A tout de suite sur Sud Radio.