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  • il y a 6 jours
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:03– Le temps de saluer Sophie de Menton, à qui j'aurais voulu demander si Jean-Philippe Tanguy fait partie
00:08de ces candidats qui aiment l'entreprise.
00:10– Ah tenez Sophie, j'ai montré notre programme parce que je trouve qu'en ce moment vous avez un
00:14peu oublié notre programme.
00:15– C'est possible, c'est possible.
00:17– Voilà, bonne lecture.
00:18– Merci d'être là et bonjour à vous.
00:21– Heureusement je le connais par cœur.
00:21– Jean-Philippe Tanguy, vous êtes député Rassemblement National de la Somme, président délégué du groupe RN à l'Assemblée,
00:27dette, budget, immigration, je le disais, la campagne présidentielle démarre sur les chapeaux de roue,
00:32même si tous les Français ne sont peut-être pas au diapason de tout cela.
00:35Et je voulais d'ores et déjà vous faire réagir à l'entrée en orbite de certains candidats,
00:39Raphaël Glucksmann qui s'est déclaré hier qui se veut la gauche anti-Mélenchon,
00:43Jean-Luc Mélenchon qui se trouve en position de se qualifier au second tour selon un sondage face à Marine
00:47Le Pen
00:47qui elle est qualifiée quels que soient les duels,
00:50Édouard Philippe qui enfourche le thème de l'immigration, etc.
00:53Comment vous qualifiez vous-même ce début de campagne et ce début de campagne de vos adversaires qui occupent le
00:59terrain ?
01:00– Écoutez, c'est une fuite, j'allais dire en avant, mais derrière le Rassemblement National.
01:05Alors soit, comme M. Philippe, on promet d'appliquer le programme de Marine Le Pen,
01:09ce qu'il n'a jamais fait, il a fait l'inverse,
01:10soit ce ne sont que de vaines accusations, des diffamations de M. Attal et d'autres sur le Rassemblement National.
01:17Et je dois vous dire quand même que je suis assez satisfait de voir que ça ne prend pas,
01:21que je veux voir que les Françaises et les Français…
01:22– Ça ne prend pas, au fait Jean-Luc Mélenchon, ça prend, dans les sondages ?
01:25– Non, mais Marine Le Pen, dans le dernier sondage, il faut le prendre avec beaucoup d'humilité,
01:30évidemment, progresse, alors qu'on a été attaqué tout l'été,
01:32qu'on est la ci principale de beaucoup de mensonges, de M. Attal,
01:35qui nous a refait le coup des fausses ingérences russes en faveur du Rassemblement National.
01:40– On va en parler, oui, on va en parler.
01:40– D'accord, en faveur du Rassemblement National, qui évidemment est totalement faux,
01:44qui s'inscrit d'ailleurs, ce que vous avez dit sur M. Lecornu,
01:47dans cette manipulation permanente de la peur,
01:50qui permet de ne pas parler de leur propre bilan.
01:53Parce que tout cet été, c'est quand même l'effondrement de la politique de sécurité civile,
01:57il faut rendre hommage aux sapeurs-pompiers, à tous les bénévoles partout en France,
02:00à les agriculteurs, des honnêtes gens qui les ont aidés,
02:03c'est l'effondrement de la politique économique, évidemment, avec la situation du budget.
02:08Et ils essaient, si vous voulez, de tromper les Français, en faisant diversion.
02:14– Ils sont d'accord sur un mot ?
02:15– Et ça ne marche pas.
02:16– Il revient beaucoup le mot de rassemblement, Jean-Philippe Tanguy.
02:19Rassemblement pour éviter, disent-ils, d'offrir un boulevard à Marine Le Pen
02:22et de se retrouver avec un duel entre le RN et LFI.
02:25Marine Tondelier a parlé d'un basculement d'un autre monde
02:28qui pourrait justifier des actes de désobéissance civile,
02:31qu'elle qualifie d'ailleurs de résistance si vous arrivez au pouvoir.
02:33Que lui répondez-vous ?
02:34– Mais c'est collectivement qu'on devrait lui répondre que les propos de Mme Tondelier
02:38la disqualifient pour se présenter à une seule élection.
02:41Quand on se présente en démocratie, en République, à une élection,
02:44on accepte la défaite, comment dire, sa propre défaite, pardon,
02:48la défaite de ses idées, parce que les Françaises et les Français auront voté,
02:51auront fait un choix, et on n'a pas à faire de la désobéissance civile.
02:54Ça renvoie à quoi, la désobéissance civile ?
02:56Parce que les mots ont un sens.
02:57Je sais qu'à gauche, on galvote tout, on sacrifie l'histoire,
03:02avec le Wookie, on n'a pas de mémoire.
03:04Les désobéissances civiles se sont dans des régimes autoritaires
03:07ou des régimes qui ne respectent pas les droits humains,
03:09comme la ségrégation aux États-Unis.
03:11– Oui, elle a dit…
03:12– Non, mais c'est ça le sens de la désobéissance civile.
03:13– Non, non, et ça renvoie à quoi ?
03:15Ça renvoie à quoi ?
03:16À Mme Tondelier, qui était tête de pont à Sainte-Solines,
03:19de voyous, qui sont allés agresser des agriculteurs,
03:23qui ont détruit des exploitations agricoles,
03:25qui ont détruit des moyens, comment dire, de recherche scientifique,
03:29et qui ont agressé les gendarmes, qui ont voulu les blesser,
03:33qui ont voulu, comment dire, abîmer l'image des forces de l'ordre.
03:37Et Mme Tondelier, il faut dire, ça en était bien sorti, malheureusement,
03:40de ce triste épisode qui aurait dit susciter
03:43l'indignation collective, mais à gauche,
03:45c'est vrai qu'ils ont le droit, si vous voulez,
03:48de ne jamais respecter les valeurs de la République.
03:50– Regardez, on vous interroge sur ce sujet,
03:51et ça nous interpelle, et on le fait.
03:53– Oui, oui, mais Mme Tondelier, si vous voulez,
03:55ne devrait même pas pouvoir se présenter aux élections.
03:56– Non, écoutez, au contraire,
03:58soyez de votre côté aussi démocrate,
04:00et acceptez qu'elle puisse penser
04:02que vous l'incarnez un danger, de son point de vue.
04:04– Elle ne devrait pas être interdit, évidemment, d'autorité.
04:07Je veux dire qu'il devrait y avoir une défense collective
04:10de la démocratie et de la République.
04:11Quand vous avez soutenu une action violente,
04:14où il y a eu des dégradations de propriétés privées d'agriculteurs,
04:18où il y a eu des attaques contre les forces de l'ordre,
04:20on ne peut pas se présenter à la présidence de la République.
04:22Mais si vous voulez, un certain nombre d'anticorps démocratiques,
04:25républicains, ne fonctionnent pas,
04:27quand c'est la gauche,
04:28on l'a vu d'ailleurs aussi avec les Insoumis,
04:29où les propos tenus par Mme Rima Hassan,
04:33et un invité que je refuse de nommer,
04:34puisqu'il a été condamné pour avoir voulu assassiner un rabbin,
04:39était absolument ignoble, honteux,
04:41de l'antisémitisme.
04:41– Vous dénoncez un abassement des ligues.
04:43– L'antisémitisme a ciel ouvert,
04:45et j'ai l'impression qu'un certain nombre de gens,
04:47pas nous, évidemment, Rassemblement National,
04:49s'habituent au pire.
04:50– M. Tanguy, allons sur le fond.
04:51La question très politique de la dette
04:52fait l'objet de nombreuses passes d'armes,
04:54notamment entre le patron du RN, Jordan Bardella,
04:56et le banquier d'affaires, Mathieu Pegas,
04:57qui se fait l'avocat de la proposition des Insoumis
05:00d'annuler partie, justement, de cette dette.
05:03Pigas, vous faites la leçon aussi,
05:04en parlant d'économie pour les nuls,
05:05vous l'avez attaqué, le qualifiant de vaniteux,
05:08d'oligarque, mais sur le fond,
05:10pourquoi ce n'est pas possible et dangereux ?
05:11Est-ce que vous arrivez ce soir,
05:13pour convaincre ceux qui nous regardent,
05:15à donner un argument solide,
05:17pour expliquer que c'est impossible ?
05:18– C'est très simple, c'est une dette
05:20que notre Banque Centrale possède.
05:21Les intérêts que nous payons sur cette dette
05:24pourraient être versés en dividende
05:25par la Banque de France,
05:26si malheureusement, elle n'avait pas des coûts
05:28qui fait que malheureusement, elle n'a pas pu verser de dividende
05:30depuis plusieurs années.
05:31Donc si vous annulez cette dette,
05:33non seulement ça ne change rien
05:34à la situation de l'endettement,
05:35mais ça envoie un signal désastreux,
05:37qui est que la France n'est pas responsable,
05:40n'assume pas le coût de sa politique
05:42et utilise de l'argent magique qui n'existe pas.
05:46Et si on suivait cette logique,
05:47pourquoi on paie des impôts ?
05:48Dans ce cas-là, chaque année, on crée de la monnaie.
05:51– Ah bon, ça serait la désobéissance dans tous les domaines ?
05:53– Mais non, mais ça n'a aucun sens.
05:54C'est-à-dire qu'en fait,
05:55quand une proposition est bonne,
05:56par définition, si elle est bonne,
05:59– Vous ne pouvez pas généraliser la pensée de M. Mélenchon,
06:01ce qui prouve bien qu'elle est mauvaise.
06:03Mais moi, je vais vous dire, là où j'en veux le plus,
06:04parce que c'est une proposition qui ne va pas prospérer,
06:06et il faut bien le dire qu'il s'est craché sur la réalité.
06:09– En êtes-vous si sûr ?
06:10– Oui, je pense, je pense que ça ne va pas prospérer.
06:12D'ailleurs, M. Pigasse, dans la réponse qu'il m'a faite sur Twitter,
06:14commence à reculer en disant que finalement,
06:16ce n'est pas de l'annulation de dette,
06:18c'est une création monétaire perpétuelle,
06:20donc Arracha, c'est un manant d'aide.
06:21– Il recule, pardonnez-moi une parenthèse,
06:23mais surtout, lui, il s'amuse de voir qu'il y a encore quelque temps,
06:26vous trouviez des proximités, même des incointances,
06:28des similitudes de projets entre lui-même et Marine Le Pen,
06:31notamment sur le financement de la transition énergétique,
06:34et qu'aujourd'hui, vous le considérez comme le grand méchant loup.
06:36– Oui, je le considérais comme le grand méchant loup,
06:37parce que vous savez, M. Pigasse,
06:39c'est le clone d'extrême gauche de M. Macron,
06:41c'est-à-dire que c'est un fonctionnaire qui a trahi l'État
06:43pour ses intérêts privés,
06:44gagné beaucoup d'argent en vendant l'intérêt général.
06:48– Mais au-delà de la similitude avec M. Macron,
06:50vous voyez, M. Pigasse est très malhonnête,
06:52parce que je lui réponds, il a coupé mon extrait,
06:54et on ne parlait absolument pas de l'annulation de dette.
06:56– C'est pour ça que je dis que c'est sur le financement
06:57de la transition énergétique.
06:59– J'ai écouté tout l'entretien.
07:00– Donc vous pouvez voir qu'on ne parlait pas du tout
07:01de l'annulation de dette, je parlais…
07:03– Oui, mais vous soulignez d'autres similitudes,
07:04ce qui peut arriver, fort heureusement d'ailleurs.
07:06– Bien sûr, mais vous savez, il peut y avoir des bonnes idées partout,
07:08et nous, on n'est pas dans le sectarisme,
07:09contrairement à M. Pigasse,
07:11qui lui, à mon avis, n'avait pas écouté le raisonnement,
07:13puisqu'il n'en a pas.
07:15Mais là où j'en veux beaucoup à M. Mélenchon,
07:17sur ce qu'il fait,
07:18c'est que cette espèce d'agitation,
07:20assez pathétique, il faut dire,
07:21sur l'annulation de la dette,
07:22permet de cacher le vrai problème de la dette.
07:23Le vrai irresponsable, c'est le gouvernement.
07:25– On va en parler.
07:26– Parce que les 3 500 milliards de dettes,
07:28oui, mais sauf que ça permet.
07:29– Oui.
07:29– Le fait de dire, raconter absolument n'importe quoi,
07:32Mme Mabrouk, comme M. Mélenchon et M. Pigasse,
07:34sur la dette, permet au bloc central
07:37de se donner un bon rôle,
07:38de gens raisonnables,
07:39alors qu'ils sont tous sauf raisonnables sur la dette.
07:41Et c'est là, une fois plus,
07:42c'est quoi le rôle de M. Mélenchon ?
07:44C'est de toujours protéger le système Macron.
07:46Voilà, il a appelé à voter pour lui
07:48à toutes les élections.
07:49D'ailleurs, ils lui ont bien rendu,
07:50puisque M. Macron, M. Attal et M. Philippe
07:52ont appelé à voter pour LFI également,
07:55pour bloquer le Rassemblement National.
07:56Donc M. Mélenchon, finalement,
07:57il est dans son rôle,
07:58à savoir la route secours du système,
08:00pour raconter n'importe quoi
08:02et permettre à M. Lecornu et au Macroniste
08:04d'apparaître sérieux,
08:05alors que ce sont évidemment des irresponsables
08:07sur la dette, entre autres.
08:08Mais j'ai retrouvé une interview
08:10de Jordan Bardalès,
08:11très intéressante que vous nous expliquez,
08:12c'était dans The Economist,
08:13il y a quelques temps,
08:14où il affirmait que sur la dette,
08:15la France n'évitera pas,
08:17avait-il dit,
08:18une discussion avec la BCE,
08:19laquelle pourrait racheter
08:20une partie de la dette française,
08:22évidemment souvent avec des contreparties.
08:24Donc, vous-même,
08:25vous demandez plus de souplesse,
08:26vous demandez davantage
08:28à la Banque Centrale Européenne.
08:29Donc, est-ce que le débat
08:30est vraiment illégitime ?
08:31Ah, mais pas du tout,
08:31le débat est parfaitement légitime.
08:33C'est-à-dire qu'avoir un débat...
08:33Vous voyez que vous le trouvez pertinent maintenant ?
08:35Votre question est pertinente,
08:36pas la réponse de M. Mélenchon.
08:38Le fait qu'on ait un débat
08:39sur la politique monétaire,
08:40c'est quand même, excusez-moi,
08:41un des fondements du souverainisme
08:43et de la politique gaullienne
08:45en France depuis 30 ans.
08:47Donc, on ne va pas se renier.
08:48Mais il faut en discuter sérieusement.
08:50Or, vous voyez bien que
08:51la proposition qu'a fait M. Mélenchon
08:53a ridiculisé malheureusement ce débat
08:54et je crains qu'il ne l'éteint,
08:55même si on va essayer de le faire vivre.
08:57Qu'est-ce qu'on a proposé
08:58au Rassemblement National ?
08:59C'est qu'à partir des années 2010,
09:01les banques centrales occidentales,
09:03américaines, britanniques,
09:05japonaises, européennes,
09:06ont fait ce qu'on a appelé
09:07de l'assouplissement quantitatif.
09:08C'est-à-dire qu'ils ont racheté
09:10sur le marché secondaire,
09:11c'est-à-dire de la dette
09:12qui existait déjà,
09:13ce qui a fait massivement baisser les taux.
09:15Et pendant plusieurs années,
09:15la France, de M. Hollande
09:17et de M. Macron,
09:18ont profité d'une dette abondante
09:20à taux zéro, voire à taux négatif.
09:22Et nous, ce qu'on proposait,
09:24c'est que cette dette soit utilisée
09:25pour des investissements d'avenir.
09:26Nous sommes d'accord.
09:27Et ce qu'ils ont fait,
09:28et c'est là où c'est intéressant,
09:29si je peux me permettre,
09:29je finirai là-dessus, Mme Mabrouk,
09:31c'est qu'est-ce qu'ils ont fait,
09:31les irresponsables,
09:32qui nous ont gouvernés ?
09:33Ils ont utilisé cette occasion inespérée.
09:36Moi, quand j'étais jeune,
09:37je ne pensais pas que ça arriverait aussi vite.
09:39Vous étiez jeune.
09:39Oui, j'étais encore plus jeune.
09:41Et ils ont gaspillé,
09:42c'est-à-dire cet argent
09:43qu'on aurait pu utiliser
09:45pour industrialiser,
09:46pour la recherche,
09:47pour investir dans l'avenir.
09:48Mais qu'est-ce qu'ils ont fait,
09:49Mme Mabrouk ?
09:50Des chèques ?
09:56Vous appelez aujourd'hui,
09:57en tout cas le Bloc Santal,
09:58le Premier ministre,
09:59Sébastien Lecornu,
10:00à la responsabilité sur la question déjà...
10:02J'ai lu attentivement son courrier.
10:04Écoutez,
10:05vous n'allez pas nous le lire ici,
10:06mais pour résumer,
10:08peut-être que je résume
10:09un peu trop facilement,
10:10c'est le budget ou le chaos ?
10:12Mais c'est le chaos.
10:13C'est-à-dire,
10:13c'est exactement ce que je vous disais.
10:14Le chaos supplémentaire,
10:15si vous voulez.
10:15Ça peut difficilement être pire
10:17sur le budget.
10:18La France a 3 500 milliards de dettes.
10:21Nous avons la charge de la dette
10:22qui a augmenté 18%
10:23sur le premier semestre.
10:25Bientôt,
10:25l'entièreté de l'impôt sur le revenu
10:27sera gaspillée
10:28dans la charge de la dette.
10:29Et en 2032,
10:29si Marine Le Pen,
10:30malheureusement,
10:31n'était pas élue
10:31et mettait en place
10:32notre plan de redressement national,
10:33on serait à 130 milliards
10:35d'intérêts de la dette.
10:36Contre 50 il y a 10 ans.
10:37On connaît le contexte.
10:38Vous vous rendez compte
10:39de ce que ça représente
10:39pour ceux qui nous écoutent.
10:41C'est à la fois le...
10:43130 milliards,
10:43c'est à la fois le budget
10:44de l'éducation nationale
10:45et de la défense.
10:46Je crois qu'on s'en rend compte.
10:48Je ne sais pas.
10:48En tout cas,
10:49visiblement,
10:49M. Lescure,
10:49ce matin sur BFM TV,
10:50il ne s'en est pas rendu compte
10:51puisqu'il n'avait strictement
10:52rien à proposer.
10:53Lui, il appelle à une discussion,
10:54notamment avec vous.
10:55Mais qu'est-ce qu'il propose ?
10:56Attendez,
10:57c'est vous qui allez me dire.
10:58C'est vous.
10:59Il était chez vous ce matin,
11:00quand vous êtes votre collègue,
11:01Madame de Malherbe.
11:02C'est la même chose.
11:02Vous ne connaissez pas
11:03les grandes lignes du budget.
11:04Eux non plus.
11:05Moi, je les connais,
11:06les grandes lignes.
11:06Ce qui permet de dire
11:07à M. Mélenchon...
11:08Ce qui est un peu inquiétant,
11:08c'est que M. Lescure
11:09ne connaît pas
11:19pour la censure.
11:20C'est ce que vous êtes en train de me dire.
11:20Nous, on a une position constante,
11:22Madame Mabrouk.
11:22On attend de voir le texte,
11:24on attend de voir le budget
11:25et on réagit à un texte qui existe.
11:26Arrêtez, pardonnez-moi,
11:27c'est un peu de la langue de bois.
11:28Mais ce n'est pas de la langue de bois,
11:29c'est qu'on ne va pas.
11:29Vous connaissez parfaitement
11:30les grandes lignes de ce budget.
11:31Et vous connaissez la situation...
11:33Vous non plus,
11:33vous ne les connaissez pas
11:34parce qu'ils n'ont rien dit ce matin.
11:35Et vous connaissez la situation
11:35qui est celle
11:36de notre taux d'emprunt
11:37qui est au-delà de 4%.
11:39Oui.
11:39La question, c'est tout simplement...
11:40Pour que les gens se rendent compte,
11:41c'est autant
11:41que pendant la crise financière de 2008.
11:43Très bien.
11:43Est-ce que la France a besoin
11:44d'un budget de stabilité
11:46avant la présidentielle ?
11:48Mais bien sûr,
11:48mais il aurait fallu
11:49ce budget l'année dernière
11:50et il y a deux ans,
11:50il y a trois ans...
11:51Mais nous sommes aujourd'hui
11:51à la santé.
11:52Mais non, mais c'est toujours
11:52le même cinéma avec eux,
11:53c'est-à-dire qu'ils prétendent.
11:54Et c'est là où je suis assez satisfait
11:56de voir que l'opinion publique française
11:57comprend bien que les macronistes
12:00et M. Lecornu veulent les manipuler.
12:02Ils arrivent toujours
12:03comme des loups déguisés en agneau
12:05en disant on veut discuter
12:06mais ils discutent de rien.
12:07Et à la fin des budgets,
12:08vous en avez vu d'autres,
12:09Madame Maron,
12:10à la fin du budget,
12:11ils appliquent exactement
12:12ce qu'ils avaient prévu au début.
12:13Mais vous, vous êtes l'inverse,
12:14vous êtes l'agneau déguisé en loups.
12:15On ne comprend pas.
12:15C'est-à-dire que les insoumis
12:16vous disent à raison
12:17que vous avez, selon eux,
12:19en tous les cas,
12:19sauvé plusieurs fois
12:20la tête d'Emmanuel Macron.
12:21Mais quand ?
12:22Écoutez, en ne votant pas,
12:24en n'allant pas vers la censure,
12:26donc la question est simple.
12:27On a toujours censuré sur le budget.
12:29Je ne vois pas de quoi il parle.
12:30Et cette fois ?
12:31Mais on verra.
12:32Enfin plus, nous,
12:33mais là-dessus,
12:34on ne cèdera pas.
12:36On ne veut pas
12:36être une espèce de caricature vivante
12:38comme M. Mélenchon
12:39qui censure un texte
12:40qu'on ne connaît pas.
12:41Donc on va voir ce qu'il nous propose.
12:42Donc vous dites
12:43que la responsabilité,
12:44c'est de discuter,
12:44notamment aussi sur la désindexation
12:46des retraites.
12:46D'ailleurs, c'est M. Lescure
12:47qui l'a révélé,
12:48mais ce n'était pas un secret.
12:49Je suis allé le voir avant l'été
12:50pour voir ce qu'il proposait.
12:52Je n'ai pas eu beaucoup plus d'informations
12:53sur le travers de secret
12:54de ce que j'ai entendu ce matin.
12:55Donc je vois qu'en un mois,
12:56M. Lescure, malheureusement,
12:57je ne sais pas s'il n'a pas travaillé,
12:58mais en tout cas,
12:59publiquement, il n'a pas progressé.
13:00Mais non, mais écoutez,
13:01on fait une rentrée politique.
13:02Vous êtes ministre de l'économie
13:03comme M. Lescure.
13:04On vous attend sur le budget.
13:06On a entendu des rumeurs.
13:07Vous arrivez le matin
13:08et vous dites...
13:08Il n'a même pas été capable...
13:10Vous connaissez les grandes lignes
13:11de ces budgets.
13:12Non, je ne les connais pas
13:13et vous non plus
13:13parce qu'il ne les a pas dites.
13:15Et ce matin,
13:15Mme de Malher lui a demandé
13:16« Il faut 28 milliards d'économies. »
13:18Qu'est-ce qu'il a répondu ?
13:18Je ne sais pas.
13:19Donc écoutez,
13:20un ministre de l'économie
13:21qui ne sait même pas
13:21combien d'économies il faut réaliser,
13:23j'allais dire un truc
13:24un peu plus vulgaire,
13:25ça fout la trouille.
13:26En tout cas,
13:26ça ne me rassure pas
13:28sur ce qu'ils veulent faire
13:28mais c'est comme d'habitude.
13:29Je reprends votre phrase.
13:30Où sont les réformes structurelles ?
13:31À un moment,
13:31il nous annonce
13:32ce qu'on appelle
13:33les réformes structurelles
13:34qui sont censées régler
13:36les fondamentaux
13:36des déséquilibres économiques.
13:38Qu'est-ce qu'il a dit ?
13:38Il a parlé
13:46de quelques centaines
13:47de millions d'euros.
13:48On parle d'un déficit
13:49qui se compte
13:50en plus de centaines
13:51de milliards.
13:51Tout ça est absolument
13:53ridicule.
13:53Un côté un peu paradoxal.
13:55Il y a une phrase
13:56que vous avez dit tout à l'heure,
13:57je reprends votre expression,
13:59ça fout la trouille.
13:59Il y a une phrase
14:00qui a un petit peu,
14:00non pas suscité la peur,
14:02mais la controverse
14:03auprès du bloc central.
14:04C'est celle de Marine Le Pen
14:06qui a promis
14:06de nettoyer les écuries d'OGA,
14:08ce que sont devenus,
14:08selon elle,
14:09les comptes de la nation.
14:10Un message qui a mis en colère
14:11notamment Bruno Le Maire.
14:12C'est bon signe.
14:13Vous parlez là
14:14de réformes structurelles,
14:15mais eux vous reprochent
14:16justement de ne pas avoir
14:17dit banco sur les réformes
14:19structurelles
14:19et donc d'avoir aggravé
14:21la situation
14:22et participé à ces écuries-là.
14:24Mais on a bien fait.
14:25Pourquoi ?
14:25Parce que ces réformes
14:26elles ont été votées,
14:27elles ont été appliquées.
14:28Est-ce que le déficit
14:28a été résorbé ?
14:29La réforme bien faite ?
14:30Elle a été appliquée
14:31il y a un an,
14:31ils l'ont abandonnée.
14:33Vous savez très bien
14:35que pour infuser,
14:36une réforme doit être appliquée
14:37pendant un certain temps.
14:38Peut-être,
14:39mais c'est eux
14:39qui l'ont abandonnée
14:40d'une part.
14:41D'autre part,
14:42et ça a coûté combien ?
14:44Ça a coûté combien ?
14:44La pression de qui ?
14:45Des socialistes et de nous.
14:46Mais parce que ça ne fonctionnait pas.
14:47On nous avait annoncé
14:48des milliards d'économies
14:49sur les retraites.
14:50Ça a coûté 200 millions d'euros.
14:51En fait,
14:53en suspendant la réforme
14:54des retraites,
14:55ils ont démontré
14:55qu'elle ne fonctionnait pas.
14:56Mais la réforme
14:58de l'assurance chômage,
14:59elle est passée.
15:00La réforme du RSA
15:01qui se disait
15:02on devait faire
15:02des milliards d'économies,
15:03elle est passée.
15:04Dis-tu malgré vous ?
15:05Réforme de l'assurance chômage,
15:06réforme du RSA,
15:07retraite,
15:08régulation des dépenses
15:08de l'assurance maladie ?
15:10Donc ces grandes réformes
15:11soi-disant structurelles
15:11des macronismes
15:12n'ont pas fonctionné
15:13et le déficit public
15:14est pire que prévu.
15:15Là, c'est passé un peu incognito.
15:17Il y a ce qui est sorti
15:18pour le premier sommet,
15:19ce qu'on appelle
15:19la situation mensuelle
15:20du budget, SMB.
15:21C'est sorti.
15:22Le déficit public
15:23est complètement
15:24dans le décor.
15:28Il dépasse de 6%
15:30les prévisions.
15:31La charge de la dette
15:31c'est plus 19%.
15:34Les dépenses courantes
15:35c'est plus 4%.
15:36Donc ce gouvernement
15:37ne maîtrise pas
15:39ses propres dépenses
15:40et ne tient pas
15:40son propre budget.
15:41C'est ça le problème
15:42madame Mabrouk.
15:43Mais ce qui est intéressant...
15:44Donc dans ce contexte,
15:44vous ne savez toujours pas
15:45ce que vous ferez ?
15:46Mais non,
15:46on fera des propositions
15:47comme on les a toujours fait
15:48de dépenses pour le coup
15:49de réduction des dépenses
15:51structurelles.
15:51Et en plus,
15:52on baisse tellement
15:52les mauvaises dépenses.
15:53Ce matin,
15:54ouverte par monsieur Lescure,
15:55vous lui répondez quoi ?
15:56Mais on ira.
15:56Moi j'y suis allé
15:57discuter avec lui.
15:58Je suis sorti de la discussion
15:59avec monsieur Lescure
16:01avec les mêmes questions
16:03avec lesquelles j'étais entré
16:06Écoutez attentivement
16:07votre collègue madame de Malherbe
16:08ce matin et j'ai l'impression
16:09sans parler à sa place
16:10qu'elle a posé de bonnes questions
16:12et qu'elle n'a eu
16:13que des mauvaises réponses.
16:14Alors vous allez essayer
16:15d'apporter de bonnes réponses
16:17ce soir.
16:17Une question assez directe.
16:19Votre programme économique
16:21qualifié parfois de gauche,
16:22Jean-Philippe Tanguy,
16:23est sous votre impulsion
16:24et souvent critiqué
16:25par un courant libéral,
16:27notamment David Lissnard
16:28et Sarah Knafot
16:29et d'ailleurs par votre allié
16:30Éric Ciotti
16:31qui veut une inflexion
16:33véritablement
16:33de votre orientation.
16:35Qu'est-ce que vous lui répondez
16:36ce soir ?
16:36Non mais c'est un peu étrange
16:38parce que madame Knafot
16:39et monsieur Lissnard,
16:4080% de leurs propositions
16:41viennent du programme
16:42du Rassemblement National
16:43qui n'a pas été fait
16:43sous mon impulsion
16:44mais sous celle de Marine Le Pen
16:45et de Jordan Bardella.
16:47Moi je suis au service
16:48de Marine Le Pen
16:48et de Jordan Bardella.
16:49Ce n'est pas moi
16:50qui écris les programmes.
16:51Tout ça c'est de la désinformation
16:52et je ne m'attribue pas
16:52le travail des autres.
16:53Ils ne vont pas promettre
16:54de remélage du départ
16:55à 62 ans même
16:57avec 42 annuités.
16:59Ce n'est pas du tout
16:59ce qu'ils proposent.
17:00Mais oui, ça fait partie
17:02effectivement des 20% de différence.
17:05Le gros de leur programme
17:06baisse des impôts,
17:07tout vient du programme
17:08du Rassemblement National.
17:09Par contre c'est vrai
17:10que sur la justice fiscale
17:11il ne faut pas compter
17:13sur monsieur Lissnard
17:13ou madame Knafot
17:14pour mettre de la justice.
17:15Or il n'y aura pas de réforme
17:16dans notre pays.
17:17D'ailleurs,
17:18dans le débat que vous avez eu
17:20avant que j'arrive
17:20sur le plateau,
17:21certains ont dit oui
17:22que monsieur Macron
17:23avait tenu les comptes
17:24et les impôts
17:25avant 2022.
17:26Je rappelle qu'il y a
17:27la plus grande révolte fiscale
17:28de l'après-guerre
17:29qui s'appelait
17:30les Gilets jaunes.
17:31Donc je crois que vos intervenants
17:32devraient peut-être
17:33aller un peu sur le terrain
17:36sur les impôts.
17:37Sur le terrain,
17:38et vous le connaissez bien,
17:39les Gilets jaunes
17:40ils n'étaient pas vraiment d'accord
17:41sur la baisse des impôts
17:41et pour cause.
17:42Les impôts ont flambé
17:43pour les classes moyennes
17:44et les vrais entrepreneurs.
17:45Autre thème,
17:46monsieur Tanguy,
17:47les propositions de l'ex-premier ministre
17:48Edouard Philippe,
17:48que ce soit sur un moratoire
17:49de l'ensemble des demandes d'asile
17:51et des demandes liées
17:51au regroupement familial
17:53sur l'île de Mayotte
17:54pendant la durée du quinquennat.
17:55Là, ce sont des résolutions
17:56qui vont dans votre sens.
17:58Vous allez dire que l'un copie sur l'autre.
17:59Mais est-ce que malgré tout,
18:00si on pense de votre point de vue
18:02que c'est une bonne chose,
18:03vous dites bon coup ?
18:04Toute victoire idéologique
18:05du Rassemblement national
18:06est bonne à prendre.
18:07Et le fait que ceux qui ont échoué
18:09reconnaissent que la solution,
18:10c'est le programme que proposait
18:11face à eux,
18:12il y a encore quelques semaines,
18:14Marine Le Pen et Jordan Bardella
18:15et pas le programme
18:15qu'ils ont appliqué
18:16à la tête de l'État,
18:17on ne peut que s'en féliciter.
18:18Moi, ce qui m'inquiète par contre,
18:20c'est que des gens
18:20qui ont tout échoué
18:21veuillent toujours se présenter à tout.
18:23Et vous savez...
18:24Ils se présentent comme le candidat
18:25de la fermeté migratoire.
18:27Il maintient qu'entre 2017 et 2020,
18:30que le taux d'exécution
18:31des OQTF a augmenté.
18:34Il y a une bataille de chiffres
18:35entre vous et ces citoyens.
18:35Non, mais il n'y a pas
18:35de bataille de chiffres,
18:36ça n'existe pas.
18:37Je veux dire,
18:37M. Philippe habite
18:39dans un monde parallèle
18:40où il a été un excellent
18:41Premier ministre,
18:42où il a bien géré
18:43les comptes publics
18:44alors qu'il les a ruinés,
18:45où il a relancé l'industrie
18:46alors qu'il n'a rien relancé du tout,
18:48où il a baissé les impôts
18:49alors qu'il y a eu
18:49les gilets jaunes,
18:50et où il a soi-disant
18:51amélioré la situation migratoire
18:52alors qu'il a augmenté
18:53les titres de séjour
18:54et que l'immigration
18:55est hors contrôle.
18:56C'est le faire passer
18:56pour un apôtre
18:57de l'immigration massive.
18:58Mais c'est un apôtre
18:58de l'immigration massive.
18:59C'est un immigrationniste.
19:00Mais bien sûr,
19:00d'ailleurs,
19:01dans le même moment,
19:01il va vous dire qu'à Mayotte,
19:02il faut prendre des mesures
19:03très dures qu'il n'a jamais prises
19:04quand il était au pouvoir.
19:05Et en même temps,
19:06puisqu'ils adorent
19:07ce genre de formule,
19:08vous verrez qu'à la rentrée politique,
19:10il va nous expliquer
19:11qu'il nous faut toujours
19:11plus d'immigration
19:13pour l'économie
19:14alors que le chômage
19:15chez les immigrés
19:15est le double
19:16que chez les nationaux.
19:17Donc tout ça
19:18n'a absolument aucun sens.
19:20M. Philippe,
19:21de toute façon,
19:21était à plat ventre
19:22comme M. Macron
19:23avec l'Algérie,
19:25par exemple,
19:25et donc était incapable
19:27de gérer la situation migratoire
19:28puisque ça impose
19:30de faire respecter la France
19:31envers un certain nombre
19:32de pays
19:32qui ne reprennent pas
19:33leurs ressortissants.
19:34Et je vous rappelle
19:35que le fait
19:35de ne pas reprendre
19:36ces ressortissants,
19:37c'est ne pas respecter
19:38le droit international
19:38et l'état de droit
19:39dont on nous rabâche
19:40toute la journée.
19:41C'est intéressant
19:41de vous parler
19:41de l'Algérie
19:42et de notre souveraineté également.
19:45Il en est question
19:45avec certains candidats
19:47et la question
19:48de l'ingérence étrangère,
19:49notamment russe,
19:50qui est au centre aussi
19:51de leur campagne.
19:52Je parle d'Edouard Philippe,
19:53de Raphaël Glucksmann
19:53ou encore de Gabriel Attal.
19:55Ces alertes ne semblent pas
19:56Jean-Philippe Tanguy
19:57vous inquiéter,
19:57vous semblez les minimiser
19:58ou les relativiser.
20:00Nathalie Loiseau d'ailleurs
20:01remet en cause
20:01votre patriotisme
20:02à ce sujet.
20:03Pourquoi cela ne vous inquiète pas ?
20:05Parce que moi,
20:05je lis les rapports
20:06des institutions
20:06qui sont en charge
20:08de protéger
20:08la démocratie et la République.
20:10Par exemple,
20:10Viginum,
20:11le rapport est disponible
20:12pour ceux qui nous écoutent.
20:13Il est public.
20:13Il dit que toutes les ingérences russes
20:15elles existent
20:15mais sont toutes maîtrisées
20:16et qu'elles n'ont pas d'influence
20:18sur le débat électoral français.
20:20Il faut s'en féliciter.
20:21Elles existent donc ?
20:22Bien sûr qu'elles existent.
20:23Le Rassemblement National
20:25a demandé et obtenu
20:26une commission
20:27que j'ai présidée
20:27sur les ingérences étrangères.
20:29Vous étiez très en colère
20:30contre ces conclusions.
20:31Oui, c'était les conclusions.
20:32Parce qu'elles affirmaient
20:33qu'il y avait un lien direct
20:34entre vous-même.
20:35Sans preuve.
20:36Vous savez,
20:36le but de cette commission
20:40n'était pas
20:40que les macronistes
20:41disent la vérité.
20:42On sait qu'ils mentent.
20:43C'était que
20:43les institutions
20:44en charge de la sécurité
20:45des Français,
20:46les services de sécurité,
20:48la commission des comptes de campagne,
20:50TRACFIN qui s'occupe
20:50de la fraude financière,
20:52puissent exprimer le fait
20:53qu'il n'y avait pas
20:54d'ingérence du Rassemblement National.
20:56Et ce qui est très grave,
20:57c'est qu'effectivement,
20:57les macronistes
20:58ont pu faire un rapport
21:00qui était contredit
21:01par toutes les déclarations
21:02des institutions.
21:03Mais je vous rassure,
21:04ce n'était pas naïf.
21:05Notre but était d'avoir
21:06les déclarations des gens
21:07en qui on peut faire confiance,
21:08ceux qui dirigent
21:09les institutions de la République,
21:10et pas le menu fretin
21:12de la Macronie
21:13qui raconte n'importe quoi
21:14du moment
21:15que Emmanuel Macron
21:16leur demande de mentir.
21:17Et je vous rappelle
21:18qu'ils ont auditionné
21:19Marine Le Pen sous serment.
21:20C'est sûr.
21:21Moi, j'ai fait
21:21trois signalements
21:23au procureur
21:24pour des cas d'ingérence
21:25que j'ai découverts.
21:26Est-ce que
21:26les macronistes
21:27ont fait un signalement
21:28sur le témoignage
21:29de Marine Le Pen
21:30qui a certifié,
21:30évidemment,
21:31qu'il n'y avait pas d'ingérence
21:32au Rassemblement National ?
21:33Non.
21:34Ils avaient dit
21:34qu'ils le feraient.
21:35Ils avaient dit
21:35qu'ils le feraient.
21:36Ils ne l'ont pas fait
21:37puisqu'il n'y avait rien
21:37à dénoncer.
21:38Et parfois,
21:39il n'y a pas besoin
21:40d'ingérence étrangère
21:41pour être déstabilisé
21:42de l'intérieur.
21:43Je parle du vol XXL
21:45de nos données sensibles,
21:46notamment fiscales,
21:46mais pas seulement.
21:47Pas de démission,
21:48mais des excuses
21:49de la part du ministre
21:50des Comptes publics.
21:50Ce matin, d'ailleurs,
21:51puisque vous avez écouté
21:52attentivement cette interview,
21:53M. Lescure a aussi
21:55formulé des excuses.
21:56Reconnaissez aussi
21:57que nous ne sommes pas
21:58au niveau.
21:59Mais c'est incroyable,
22:00au bout de 10 ans
22:00d'être capable de dire
22:01qu'ils ne sont pas au niveau.
22:02C'est-à-dire que dans
22:03les ingérences étrangères,
22:04Mme Mabrouk,
22:04il y a ce qu'on appelle
22:05le cyber-rançonnage.
22:06Il y a les attaques.
22:07Elles sont identifiées.
22:08Donc, ça veut dire
22:08que ces gens qui parlent
22:09des ingérences étrangères
22:10dans tous les médias
22:11qu'ils font,
22:12sur tous les plateaux,
22:13dans tous les éléments
22:13de langage,
22:14n'ont même pas protégé
22:15les données des Français
22:16dans les ministères
22:17pour lesquels
22:18ils ont la charge.
22:18Et ils ont encore menti.
22:20Parce que moi,
22:20j'ai demandé publiquement
22:21à M. Amiel,
22:22il a parlé d'une attaque
22:23sophistiquée.
22:24Alors, où est la sophistication ?
22:25Puisqu'ils ont en fait
22:26récupéré un code,
22:27qu'ils sont rentrés
22:28dans le logiciel
22:29et qu'ils ont tiré
22:30les données.
22:30Où est la sophistication ?
22:32Je suis sûr que vous et moi,
22:34on aurait été capables,
22:35si on avait été malhonnêtes,
22:36de faire ce qu'a fait ce hacker.
22:37Ce n'était pas du tout
22:38sophistiqué.
22:38Mais le fait qu'ils mentent,
22:41toujours mentir,
22:41pour se couvrir,
22:42qu'ils envoient...
22:43Attendez, excusez-moi,
22:44qui a s'excusé en premier ?
22:46Ce n'est pas un ministre
22:46qui s'excusait en premier ?
22:47C'est la directrice du budget.
22:49C'est-à-dire qu'ils sont
22:50tellement lâches...
22:50Vous avez appelé à la démission.
22:51Ils sont tellement lâches,
22:53parce qu'il faut utiliser
22:53le bon mot,
22:54qu'ils envoient une haute fonctionnaire
22:55pour se couvrir,
22:56au lieu d'assumer
22:56leur responsabilité
22:57depuis 10 ans.
22:58C'est bien vous qui déclariez
22:59il y a quelque temps,
23:00sur l'antenne de CNews d'ailleurs,
23:01en évoquant la vérification
23:02d'identité obligatoire pour tous
23:03sur les réseaux sociaux.
23:04Vous disiez quand même,
23:05je vais vous citer,
23:05c'est assez...
23:07Ah mais j'assume.
23:08Vous assumez,
23:08c'est assez savoureux.
23:10On fera le même système
23:11que de se connecter aux impôts
23:12et n'y a pas plus sécurisé
23:13et confidentiel
23:14que le système des impôts.
23:15Vous avez eu du nez.
23:16Non mais déjà,
23:17j'avais eu au conditionnel,
23:18mais je vais vous dire
23:19ce qui s'est passé.
23:20En tant que député...
23:20Mais non mais,
23:21excusez-moi,
23:22en tant que député de la République,
23:23on auditionne des fonctionnaires,
23:24des ministres...
23:25Vous reprochez au gouvernement
23:26d'avoir eu confiance comme fou,
23:28M. Tanguy ?
23:28Non mais moi,
23:29je ne suis pas à la tête du ministère,
23:30Mme Mabrouk,
23:30je ne suis pas à la tête du service.
23:32Je n'auditionne pas
23:33ceux qui s'occupent
23:34de la sécurité informatique
23:35quand vous êtes parlementaire.
23:36Non mais c'est intéressant
23:37la question que vous avez posée.
23:38Moi, je ne vais pas me défiler.
23:39Pêcher par naïveté alors.
23:40Peut-être que j'ai péché par naïveté.
23:42Mais dans une République,
23:42dans une démocratie,
23:44si les parlementaires
23:45posent des questions
23:45à des fonctionnaires
23:46et que ces fonctionnaires
23:47mentent aux parlementaires,
23:49est-ce que le problème
23:49c'est que le parlementaire
23:50a confiance dans le fonctionnaire
23:52et le ministre...
23:52Vous pensez que des membres
23:53de l'administration
23:54ont menti ?
23:55Non mais je pense que je le sais.
23:56Puisque plusieurs fois,
23:57j'ai eu plusieurs auditions
23:59en tant que rapporteur de président,
24:00notamment dans le cadre
24:01de cette commission.
24:02Les fonctionnaires
24:03nous ont assuré
24:04que les services des impôts
24:06étaient les mieux protégés
24:07avec le ministre de la Défense.
24:09Le ministère de la Défense
24:09était le mieux protégé.
24:11Et en fait,
24:11on se rend compte
24:12que non seulement
24:12ce n'était pas protégé,
24:14mais qu'en plus,
24:15les budgets attribués
24:16à la protection
24:17n'étaient pas dépensés.
24:18C'est-à-dire qu'ils n'ont même pas
24:20essayé de protéger
24:20les Françaises et les Français.
24:22Donc évidemment,
24:22que tout ce petit monde
24:24devrait dégager
24:25et aussi que certains
24:26devraient se taire.
24:27Parce que quand M. le maire...
24:28Ça n'appellera un peu d'humilité
24:28quand vous-même,
24:31mais moi, je n'ai pas de...
24:32Écoutez, je n'ai quand même
24:33pas m'excusé.
24:34Vous pensez à la politique
24:34quand même ?
24:35Madame Mabrou.
24:37Vous n'êtes pas dans le cœur
24:38de la machine ?
24:38C'est ce que vous dites ?
24:39Non, non.
24:39Ce n'est pas le cœur de la machine,
24:41c'est qu'il y en a qui sont
24:42à la tête de l'État
24:42et il y en a qui sont
24:43dans l'opposition.
24:44Si en tant que membre
24:45de l'opposition,
24:46on ne peut plus avoir confiance
24:47dans les auditions de la République,
24:49il n'y a plus de démocratie,
24:50il y en a Mabrou.
24:50Il n'y a plus de médias non plus.
24:52Parce que s'ils mentent
24:52aux parlementaires,
24:53ils mentent aux journalistes.
24:54Et s'ils mentent aux journalistes,
24:55ils mentent aux Français.
24:56Alors, j'interroge le membre
24:57de l'opposition que vous êtes
24:58parce qu'au 1er septembre,
24:59des millions d'entreprises françaises
25:00seront obligées de passer
25:01à la fameuse facturation électronique.
25:04Alors, est-ce qu'il faut annuler
25:05cette réforme compte tenu
25:06des ratés que l'on connaît
25:07en matière de sécurité
25:08et je mets de côté
25:09le coût et tout le reste ?
25:11Il faut évidemment la suspendre.
25:13Aujourd'hui,
25:14la confiance est rompue
25:15et il faut rétablir
25:16une confiance suffisante
25:18avant d'obliger les entreprises,
25:19évidemment,
25:20à aller au bout
25:20de cette déclaration automatique.
25:23Il y a quelque chose
25:23que je ne comprends pas,
25:24très honnêtement chez vous,
25:25M. Tanguy,
25:26sur le thème relatif
25:27aux réseaux sociaux
25:27et à leur interdiction
25:28en moins de 15 ans.
25:29Le débat a animé,
25:31évidemment,
25:33l'actualité il y a quelque temps.
25:34Vous confirmez
25:35que vous pourriez voter le texte
25:36s'il était écrit différemment
25:37après la censure
25:38du Conseil constitutionnel
25:39lorsqu'il reviendra au vote.
25:41C'est une question aussi,
25:42par ailleurs,
25:42il y a la protection,
25:43évidemment,
25:44de nos enfants et des mineurs,
25:45mais de liberté fondamentale.
25:47On n'a pas connu le RN,
25:48je vous avoue,
25:49sur cette ligne-là.
25:49Mais si,
25:50parce que,
25:51si vous voulez,
25:51sur l'interdiction des réseaux
25:52aux moins de 15 ans,
25:53il y a un sujet.
25:54Les parents sont désemparés,
25:56il y a des menaces,
25:57et nous avons nos jeunes
25:58qui sont exposés.
25:59Appeler à la responsabilité
25:59des parents aussi.
26:00Oui, mais ce n'est pas si simple.
26:01Vous savez,
26:02moi, je n'ai pas la chance
26:04d'être parent,
26:05mais je vois des parents
26:07qui viennent nous voir,
26:07qui parlent,
26:08qui se sont désarçonnés.
26:09Ce n'est pas si facile que ça
26:10de dire qu'il n'y a qu'à Faucon.
26:12Moi, je ne juge pas les parents.
26:14Il y a beaucoup de parents
26:15de bonne foi.
26:16C'est elle, la fille,
26:19qui peut paraître intrusif
26:20du contrôle d'identité.
26:22Non, mais les filles,
26:22ils sont contre tout.
26:23Non, mais ils sont contre tout.
26:24Soyons honnêtes.
26:25Non, soyons obligés.
26:25Ils sont contre tout.
26:26Ils n'ont jamais rien voté,
26:27les filles.
26:28Là, ils estiment
26:29qu'il faut sanctuariser
26:30la liberté au-delà de tout.
26:32C'est un véritable débat.
26:32Non, mais ce n'est pas vrai
26:33parce qu'ils ne vont pas
26:34au bout de leur raisonnement
26:35parce qu'ils interdisent
26:36l'accès à la pornographie
26:37aux mineurs.
26:37Oui, donc ce n'est pas vrai
26:38qu'ils sont pour la liberté absolue.
26:40Tout ça n'a de la mauvaise foi.
26:41Ce n'existe pas.
26:42Mais est-ce que vous,
26:43vous n'êtes pas en train
26:43d'accompagner une pulsion autoritaire
26:45de la part de la centrale ?
26:46Non, protéger les moins de 15 ans,
26:47ce n'est pas une pulsion autoritaire.
26:48Que savez-vous
26:49de ce qui sera fait demain ?
26:50Non, mais on ne peut pas,
26:51si vous voulez, juger un projet
26:53par rapport à la dérive
26:54de ce projet.
26:54Parce que dans ce cas-là,
26:55on ne peut plus rien voter
26:56parce que tout bon sentiment
26:57ou tout bon projet
26:58peut être détourné
26:59de son attention.
27:01Mais Jordan Bardella,
27:02qui avait fait un énorme travail
27:03de terrain
27:03sur les jeunes,
27:06avait soutenu
27:07cette interdiction des réseaux
27:08aux moins de 15 ans
27:08et évidemment,
27:09il avait raison.
27:10Mais on s'est abstenu
27:11sur la version finale
27:12de ce texte
27:13car il y a eu un ambroglio
27:14entre ce que proposait
27:16le gouvernement
27:16et ce que voulait faire
27:18la Commission européenne.
27:19Tant et si bien
27:19qu'on ne comprenait plus
27:21comment le gouvernement
27:22voulait opérer cette loi
27:23et le Conseil constitutionnel
27:24a d'ailleurs censuré
27:25se mettant en porte-à-faux
27:27avec le droit européen.
27:28Donc en fait,
27:28on est totalement bloqué
27:30sur le sujet
27:31de la protection des mineurs
27:32parce que la France
27:34est entravée
27:34par la Commission européenne.
27:35Vous l'accompagnerez ?
27:36Mais aujourd'hui,
27:37je ne vois pas comment
27:37par rapport aux instructions
27:38de la Commission européenne.
27:39Je ne vois pas
27:39comment ils peuvent s'en sortir.
27:41C'est-à-dire que là,
27:41ils sont bloqués
27:41entre leur soumission
27:42à Bruxelles.
27:43Ce n'est pas ma question.
27:43Ma question,
27:44c'est que vous,
27:45le Rassemblement national,
27:46vous étiez,
27:47ou vous êtes peut-être
27:47toujours, je ne sais pas,
27:49le garant, le protecteur,
27:50en tout cas,
27:50vous vous présentiez ainsi
27:51des libertés,
27:51des libertés fondamentales
27:53contre des contrôles,
27:54même si c'est pour les mineurs
27:56et les enfants
27:56qui peuvent être jugés intrusifs.
27:58Et là,
27:58on vous trouve
27:58de l'autre côté de la barrière.
28:00C'est quand même assez étonnant.
28:01Certains disent
28:02que vous macronisez
28:03agiter ce grand-midi.
28:04Non, mais excusez-moi,
28:04on ne va pas laisser...
28:05Peut-être que c'est le cas.
28:06Pas du tout.
28:06Il ne va pas laisser
28:07le monopole
28:08de la protection de l'enfance
28:09aux macronistes
28:10qui l'ont si mal défendu
28:12depuis dix ans.
28:12Mais l'enjeu
28:14de la protection des enfants,
28:15des adolescents aussi...
28:16Vous ne me le dites pas,
28:17bien sûr, mais...
28:18Oui, mais d'accord,
28:19mais il faut prendre
28:20des dispositions.
28:20Mais il y a l'enjeu
28:20des libertés.
28:21Il faut prendre des dispositions.
28:22Je suis désolé,
28:22j'ai présidé la Commission
28:23sur les ingérences.
28:24La Chine utilise
28:26les réseaux,
28:26les écrans
28:28pour saccager
28:29la jeunesse française.
28:30Un certain nombre de gens
28:31qui ne cherchent qu'à faire
28:32de l'argent
28:32sont en train de manipuler
28:33nos jeunes.
28:34Vous savez très bien
28:35qu'aujourd'hui,
28:35il y a un problème
28:36de concentration,
28:37il y a un problème
28:37de contenu.
28:38Moi, quand j'étais jeune,
28:38on pouvait se faire embêter
28:39à l'école.
28:40Quand on rentrait,
28:41on était protégé.
28:42Maintenant, les jeunes
28:42qui se font harceler
28:43toute la journée à l'école,
28:44ils se font harceler
28:44le soir, la nuit,
28:45le matin...
28:47Vous pouvez signer
28:48que demain,
28:48ce ne sera pas un contrôle
28:49d'identité intrusif généralisé.
28:51Je ne veux pas exagérer,
28:53il ne s'agit pas
28:53d'être complotiste,
28:54mais on ne sait pas
28:55où sera la ligue,
28:56où sera la barrière.
28:56Vous pouvez signer
28:57que ce ne sera pas
28:57comme ça demain ?
28:58Mais on ne peut jamais
29:01garantir qu'un système
29:02ne soit pas dévoié.
29:02Donc, c'est un vrai sujet.
29:03Mais je n'ai pas dit
29:03que ce n'était pas
29:04un vrai sujet,
29:04Mme Mabrouk.
29:05Donc, vous avez une inquiétude aussi.
29:06D'accord,
29:07mais ce qui est certain,
29:08c'est qu'aujourd'hui,
29:08nos enfants,
29:09enfin, nos enfants,
29:10les enfants,
29:11les jeunes,
29:11ne sont pas protégés.
29:12Ils sont exposés.
29:13Non, mais c'est-à-dire
29:14qu'on oppose
29:15un risque potentiel,
29:17parce qu'il y a toujours
29:18un risque.
29:18Ce n'est pas anodin.
29:19Je n'ai pas dit
29:19qu'il était anodin,
29:20mais il est...
29:21Excusez-moi,
29:21je n'ai pas dit
29:22qu'il était anodin,
29:22j'ai dit qu'il était potentiel
29:24à une réalité de la même...
29:25Mais si votre base
29:25ne...
29:26Ce que je n'aime pas dire,
29:26même si vos militants
29:27ne sont pas de gens
29:29Dans ma circonscription,
29:30je n'ai eu...
29:31On n'applaudit pas
29:31des deux mains,
29:32mon avis.
29:32Si, si, si.
29:33Moi, je vous le dis,
29:34parfois...
29:34Moi, vous savez,
29:37j'ai plein de défauts,
29:38mais je ne suis pas un menteur.
29:39Je n'ai pas vu
29:40des électeurs
29:40de ma circonscription
29:42se plaindre,
29:42bien au contraire,
29:43sur l'interdiction des réseaux
29:44aux moins de 15 ans.
29:45Je vais vous dire,
29:45par exemple,
29:45il y a une disposition
29:46qu'il faut expliquer
29:47parce que j'ai eu des plaintes.
29:48C'est sur notre vote
29:50sur les pesticides
29:51que nous avons retrouvés
29:52par la loi agricole.
29:53Et il faut expliquer
29:53aux Français notre vote.
29:55Il faut expliquer
29:56la réalité des études
29:57qui montrent
29:57que ce ne sont pas
29:58des pesticides dangereux,
29:59qu'ils étaient nécessaires.
30:00Et là,
30:01il faut défendre notre vote.
30:02Donc, vous voyez,
30:03quand il y a des votes,
30:04effectivement,
30:04où il y a eu
30:05des retours de terrain inquiets,
30:06il faut qu'on aille
30:07expliquer à nos électeurs
30:08pourquoi on l'a voté,
30:09pourquoi on a défendu
30:10les agriculteurs.
30:11Mais je ne vais pas
30:11vous inventer
30:12des plaintes
30:13sur les réseaux sociaux
30:14qui n'ont pas existé.
30:15On verra si votre argumentaire
30:16aura convaincu.
30:17Il y a des gens
30:18qui posent des questions légitimes.
30:19Ce n'est pas parce
30:19qu'ils sont minoritaires
30:21qu'il ne faut pas les écouter.
30:22Donc, moi,
30:22j'ai vu sur les réseaux sociaux
30:24des gens qui étaient mécontents.
30:25On peut échanger,
30:26on peut débattre,
30:26il faut les entendre.
30:27Mais ce n'est pas parce
30:28qu'une minorité n'est pas contente
30:29qu'une majorité,
30:30et en particulier de parents,
30:31ne souhaitent pas
30:32protéger leurs enfants.
30:32Une fois de plus,
30:33aujourd'hui,
30:34c'est bien beau de dire
30:35qu'il faut que les parents
30:36défendent leurs enfants.
30:37On voit bien
30:37qu'ils sont désemparés,
30:38que ce n'est pas si facile
30:38et que ce sont des millions
30:40d'enfants et de jeunes
30:41qui sont exposés.
30:42Et malheureusement,
30:43s'il y a encore des malheurs
30:45des enfants,
30:46des adolescents
30:46qui commettent l'irréparable
30:47à cause de cette manipulation
30:48sur les réseaux sociaux,
30:50on n'aura que nos yeux
30:51pour pleurer.
30:51Et je peux vous dire
30:52que quand vous recevez
30:52une famille qui est victime,
30:55vous ne pensez pas au péril,
30:56vous pensez à la réalité.
30:57Mais vous comprenez
30:57qu'il faut interroger
30:59la liberté.
30:59Je vous remercie
30:59d'avoir posé cette question
31:00et je ne pense pas
31:01mettre des faussés.
31:02J'ai encore deux questions,
31:03s'il vous plaît,
31:04qui ont trait à la politique
31:06mais pas seulement,
31:07puisqu'il s'agit de Patrick Bruel,
31:09de sa grande tournée
31:10en octobre.
31:11Il y a des maires,
31:12dont aussi un maire d'hiver droite,
31:13qui souhaitent que la tournée
31:14de Patrick Bruel
31:15soit tout simplement annulée.
31:16Il y a une instruction en cours,
31:17je le rappelle,
31:17des plaintes,
31:18une trentaine lui a droit
31:19à la présomption d'innocence.
31:21Est-ce qu'un maire,
31:22Ehren,
31:22pourrait aussi ajouter son nom
31:24à cette liste de maires
31:25qui disent,
31:26écoutez,
31:26non,
31:27au nom de la décence,
31:28par rapport à ses victimes présumées,
31:30je ne veux pas accueillir
31:31cet artiste dans ma ville ?
31:33Les maires sont libres
31:34de choisir leur programmation
31:36mais c'est vrai
31:36que c'est condamné
31:37par avance,
31:38M. Bruel,
31:39et que chacun a droit
31:40à la présomption d'innocence,
31:41même quand les témoignages
31:42des victimes
31:43qu'il faut évidemment
31:45respecter et entendre
31:46vont dans le même sens.
31:47Mais une fois de plus,
31:49il faut respecter la justice
31:50mais c'est surtout,
31:51personne n'est obligé
31:51d'aller voir M. Bruel.
31:53C'est une chose.
31:53Est-ce que c'est une forme
31:54de tribunal municipal
31:55avant la justice ?
31:56Non mais ce n'est pas le tribunal
31:57mais vous savez,
31:58c'est au public aussi
31:59de tirer des enseignements.
32:01Et voilà,
32:01donc les maires font ce qu'ils veulent.
32:03Moi, j'estime
32:03qu'on n'a pas à condamner M. Bruel
32:05par avance
32:06et à la place de la justice
32:07mais moi,
32:07à titre personnel,
32:08je n'irai pas voir
32:08M. Patrick Bruel.
32:10Manon Aubry affirme
32:10que taxer les riches
32:11ne suffit pas,
32:12les milliardaires
32:13sont nuisibles.
32:14Sauf M. Pigasse.
32:15Il faut...
32:16Il faut les interdire.
32:18Il faut les interdire.
32:20Que lui répondez-vous ?
32:21Non mais ce qui est dommage,
32:22c'est qu'on ne va pas
32:23interdire Mme Aubry
32:25parce que dès qu'elle part,
32:26je pense qu'elle fait des voix...
32:26Non mais on a commencé
32:27par dire au contraire.
32:28On a fait une ode
32:28à la démocratie.
32:29Mme Aubry,
32:30si vous voulez,
32:30Mme Aubry,
32:31en disant des énormités pareilles,
32:33espèces de pulsions totalitaires
32:35pour stigmatiser une population.
32:36Dans les milliardaires,
32:37vous avez des gens
32:38qui ont inventé
32:39des remènes médicaux,
32:40des dispositifs médicaux,
32:41qui ont révolutionné le monde,
32:43qui ont inventé
32:44des logiciels internet.
32:45Enfin, Mme Aubry
32:46qui n'a effectivement rien fait,
32:47rien inventé dans sa vie,
32:48est en fait jalouse.
32:49En fait,
32:49ce n'est pas que LF...
32:51Ne soyez pas l'angle de vipère
32:51avec Mme Aubry s'il vous plaît.
32:53Non mais c'est aussi
32:54les aigris quoi.
32:55Ils ne sont pas insoumis en fait.
32:57Ils sont aigris.
32:57Ils détestent tout le monde.
32:59Ils détestent
32:59les Français de confession juive.
33:01Ils détestent les patriotes.
33:02Ils détestent ceux
33:02qui ont réussi dans la vie.
33:04Ils détestent la France.
33:05Ils n'ont que M. Mélenchon,
33:06ce qui n'est pas brillant.
33:12Merci, on va suivre tout cela.
33:13Bonne soirée à vous.
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  1. BFM
    il y a 6 heures