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  • il y a 5 semaines
Mercredi 2 septembre 2026, retrouvez Antoine Alves d'Oliveira (Journaliste, Zonebourse) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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Transcription
00:00Générique
00:04...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne consacrée à l'écoute des marchés.
00:12Vous nous retrouvez tous les jours en direct à 12h30 et 17h30.
00:17Vous pouvez nous retrouver également en replay sur notre site www.bismart.fr
00:23et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute
00:28préférées au sommaire de cette édition ce midi.
00:31Les affrontements se sont nettement intensifiés entre Washington et Téhéran cette nuit dans le détroit d'Hormuz.
00:38L'armée américaine a mené des frappes ciblées contre des installations militaires iraniennes sur la côte.
00:44Téhéran qui affirme que ses tirs ont touché des zones résidentielles a immédiatement riposté
00:49en visant des bases américaines dans la région.
00:52Une reprise des hostilités qui brise un mois de calme relativement fragile.
00:58Évidemment les cours du pétrole se tendent logiquement avec un baril de Brent qui évolue autour de 95 dollars.
01:05À l'heure où on se parle, cette situation pèse sur les marchés puisque tout cela ravive les craintes au
01:10sujet des hausses des prix.
01:12Sur les marchés actions, un mot rapide de l'Asie avec au Japon le Nikkei qui a clôturé en repli
01:18de 3%.
01:19En Europe, les indices évoluent dans le rouge également mais plus mesurés.
01:24Le CAC 40 perd à l'heure actuelle environ 0,6% et il évolue autour de 8250 points.
01:31On rappelle aussi que Kevin Warsh a été clair à Jackson Hall en faisant de l'inflation une priorité absolue.
01:39Bref, tout cela fait craindre des hausses des taux d'intérêt et justement en parlant de hausse des taux d
01:44'intérêt,
01:45la Banque de Nouvelle-Zélande a rendu sa décision monétaire et relève une nouvelle fois les siens de 25 points
01:51de base
01:51comme prévu les passant ainsi à 2,75%.
01:55Dans l'après-midi, on attendra également la décision monétaire de la Banque du Canada
02:00qui devrait de son côté opter pour un statu quo.
02:03Dans le reste du calendrier, on attend évidemment la réunion de politique monétaire de la Banque Centrale Européenne
02:10jeudi prochain le 10 septembre, celle de la Réserve Fédérale Américaine le 15 et 16,
02:15la Banque d'Angleterre le 17 et celle du Japon le 18.
02:19La rentrée des banques centrales s'annonce elle aussi chargée
02:23dans un contexte où le marché obligataire poursuit sa hausse à l'échelle mondiale en termes d'équilibre.
02:29Le rendement américain à 10 ans s'ancre désormais sur le seuil de 4,80% au plus haut depuis
02:363 ans.
02:36Le rendement à 30 ans est désormais au plus haut depuis 2004.
02:40En Asie, le rendement japonais à 10 ans se stabilise autour de 3%,
02:44un seuil qu'il avait déjà touché hier pour la première fois depuis 1996.
02:50En Europe, le rendement allemand à 10 ans se tend encore aujourd'hui pour flirter avec le seuil de 3
02:56,40%
02:57et le rendement français de même échéance dépasse désormais les 4,25%.
03:02Enfin, côté britannique, le rendement des obligations à 10 ans gagne encore 5 points de base aujourd'hui autour de
03:085,30%
03:10et le rendement à 30 ans a atteint son plus haut niveau depuis la fin des années 90.
03:25Un invité avec nous tous les midis pour décrypter à chaud les tendances de la séance à la mi-journée,
03:31les enjeux de cette séance et puis plus globalement de la semaine avec nous en visioconférence,
03:37Antoine Alves d'Olivera, journaliste pour Zone Bourse. Bonjour.
03:42Bonjour Pauline.
03:43Alors, on va parler de ce qui se passe sur les marchés aujourd'hui.
03:47Je vous propose qu'on commence avec le pétrole, Antoine.
03:50Il est donc repassé autour de 95 dollars au plus haut depuis le mois de juillet.
03:55Comment les investisseurs réagissent aujourd'hui ?
03:58On voit que c'est une situation qui pèse à nouveau sur les marchés
04:02puisqu'on a des marchés européens qui sont en baisse depuis le début de la semaine
04:06avec seulement la partie pétrolière qui s'en sort bien.
04:11Pour redonner un petit peu le contexte et vous en parler en introduction,
04:15on avait eu fin juillet une pause par Donald Trump des frappes sur l'Iran
04:19et ce qui avait permis une détente des prix du pétrole qui s'était stabilisée autour des 80 dollars.
04:26Et là, depuis ce week-end, on a une reprise des frappes américaines,
04:30derrière évidemment des ripostes iraniennes et donc un baril de Bren qui à nouveau se dirige vers les 100 dollars.
04:36Oui, c'est sûr, un baril à ce prix-là, ça provoque des risques sur l'inflation, sur les taux.
04:45Selon vous, quels risques sont inévitables sur ce sujet, Antoine ?
04:50Évidemment, quand on a un pétrole qui remonte, tout de suite, ça relance les craintes inflationnistes.
04:56Et ça, ça se traduit sur les marchés par des taux qui remontent,
04:59ce que vous avez décrit en introduction et ce qui n'est jamais un élément positif pour la partie action.
05:06Ce qu'on voit depuis le début de l'année, plus globalement, c'est une inflation qui repart
05:10parce que ces prix de l'énergie, ils ont beaucoup monté.
05:14Et ça, c'était visible encore hier dans les chiffres d'inflation de la zone euro
05:18puisqu'on a une inflation à 3,3%.
05:21C'est le plus haut niveau depuis presque trois ans.
05:24Et quand vous regardez un petit peu le détail des chiffres,
05:26en fait, toute cette envolée des prix, elle s'explique par la hausse des prix de l'énergie
05:32et l'augmentation des marges de raffinage.
05:34Oui, c'est ça, parce que l'inflation en version cœur, elle, elle ressort à 2,4%.
05:41Oui, absolument.
05:42On a une inflation en corps, comme on dit, qui reste assez contenue.
05:47Et donc maintenant, toute la question pour les banques centrales, c'est de savoir
05:50si cette envolée des prix de l'énergie, elle se diffuse ou pas à l'ensemble de l'économie.
05:56Parce que normalement, un choc énergétique, c'est plutôt transitoire.
06:01Mais plus le conflit dure, plus les prix de l'énergie restent élevés
06:06et plus il y a de probabilités que ça se transmette au reste de l'économie.
06:11Et donc ça, ça pourrait, derrière, pousser les banques centrales à être plus agressives
06:15et à remonter leurs taux davantage.
06:17Mais justement, parlons-en, parce que la prochaine réunion de la Réserve fédérale,
06:20je le disais en intro, elle aura lieu le 15 et 16 septembre.
06:24Donc la décision, ce sera le 16 septembre prochain.
06:27Est-ce que, selon vous, une hausse des taux dans ce contexte est inévitable,
06:32ou quasi inévitable à ce stade ?
06:34Quand on voit, donc, après Jackson Hole, après le discours de Kevin Warsh à Jackson Hole,
06:38avant son discours, c'était 40% de hausses anticipées.
06:43Là, on est plutôt, aujourd'hui, même presque à 65% d'anticipation.
06:51Oui, effectivement.
06:52Pour moi, Jackson Hole, ça a été un vrai moment de clarification.
06:55Si vous reprenez les premiers mois du mandat de Kevin Warsh,
06:59il a beaucoup été critiqué parce qu'il a énormément réduit la communication.
07:04Donc, non seulement, il n'y a plus de forward guidance,
07:07la Fed ne donne plus d'indications sur les mouvements futurs des taux,
07:10mais en plus, Kevin Warsh, il n'a presque rien dit.
07:13C'est-à-dire qu'il n'a pas donné la fonction de réaction de la Fed,
07:16donc qu'est-ce qui pousserait la Fed à bouger ?
07:19Et il n'a pas non plus donné ses vues de l'économie.
07:21Donc, est-ce qu'il considère que l'inflation est sur la bonne trajectoire,
07:23que la politique monétaire est restrictive ?
07:25Tout ça, on ne savait pas, et ça avait mis, évidemment, le marché dans le flou.
07:30Et ça avait poussé, d'ailleurs, les investisseurs à remettre en cause
07:34son engagement à combattre l'inflation.
07:38Et donc, Jackson Hole, il a, pour la première fois, vraiment clarifié ses positions
07:42en disant, d'abord, qu'il n'était pas confiant sur un retour de l'inflation
07:47sur une trajectoire de 2%,
07:49et également qu'il considère que les conditions financières ne sont pas restrictives.
07:54Et justement, oui, je vous en prie.
07:57Ça, pour les marchés, ça a signalé une hausse de taux en septembre.
08:02Et on voit, d'ailleurs, que les pronostics ont complètement tourné,
08:08puisque désormais, les marchés attendent majoritairement une hausse de taux dans deux semaines.
08:13Alors, vous avez déjà plusieurs membres de la Fed qui avaient voté pour une hausse de taux en juillet.
08:18Vous en avez trois.
08:19Et vous en avez aussi plusieurs qui se sont dit prêts à passer à l'action ces dernières semaines
08:24en disant que si l'inflation ne reflouait pas assez vite, il allait falloir y aller.
08:28Et donc, moi, ce que je pense, c'est que la Fed, désormais, est un petit peu contrainte d'y
08:32aller en septembre,
08:33parce que sinon, vous avez à nouveau ce problème de crédibilité qui va se poser.
08:37Oui, donc, Kevin Warch dit que l'inflation, c'est la priorité absolue.
08:43En attendant, on va aussi avoir d'autres indicateurs d'ici la réunion de la Réserve fédérale le 15-16.
08:52Notamment, donc, cette semaine, c'est la semaine sur l'emploi aux États-Unis.
08:56On attend d'ailleurs cet après-midi la publication de l'enquête ADP sur l'emploi privé.
09:02Qu'est-ce qu'on peut attendre, Antoine, de ce rapport sur l'emploi américain pour le mois d'août
09:07?
09:09Alors oui, effectivement, ce sera un chiffre très important, puisqu'il faut toujours rappeler que la Fed a un double
09:14mandat.
09:14Donc, il y a la stabilité des prix, ça, on en parle beaucoup en ce moment, mais il y a
09:17aussi l'emploi au maximum.
09:19Alors, sur ce fond-là, il n'y a pas trop de soucis, a priori, en ce moment, puisqu'on
09:22a un taux de chômage qui est à 4,1%,
09:24donc on est au plein emploi.
09:27Et ce qu'on attend ce vendredi, c'est des créations d'emplois autour de 55 000,
09:34après un mois d'août qui avait été négatif, puisqu'on avait un rapport publié début août,
09:40mais du mois de juillet, donc qui avait été négatif, avec 23 000 destructions d'emplois,
09:44ce qui était une surprise négative.
09:46Une grosse surprise négative, on attendait 80 000 créations d'emplois.
09:50Et d'ailleurs, il faut noter qu'on a eu une série de données sur l'économie américaine depuis début
09:54août,
09:55ce qui a plutôt été un petit peu en dessous des attentes,
09:57alors sans que ce soit inquiétant pour le moment, mais il faut quand même le noter.
10:01Et puis, ce qu'il faut rappeler toujours quand on parle du marché de l'emploi américain,
10:05c'est que l'équilibre de ce marché est très différent de ce qu'il était il y a encore
10:09un an et demi.
10:11En 2024, on estimait à peu près à 150 000 le nombre d'emplois qu'il fallait créer chaque mois,
10:17simplement pour maintenir le taux de chômage constant, ce qu'on appelle le break-even.
10:21Et aujourd'hui, on estime que ce chiffre-là, il tend plutôt vers zéro,
10:25parce que vous avez eu, avec Donald Trump, un fort durcissement de la politique migratoire,
10:30et donc une offre d'emploi qui a beaucoup diminué.
10:34Et ce qui fait que maintenant, l'équilibre du marché de l'emploi américain,
10:38c'est des créations d'emplois qui structurellement seront plus faibles,
10:41voire négatives certains mois, mais sans que ce soit inquiétant.
10:45C'est juste le nouvel équilibre avec des créations très faibles.
10:47D'accord.
10:48Bon, il nous reste deux minutes, Antoine.
10:50Peut-être qu'on a parlé du pétrole, de l'inflation, de Jackson Hole, de Kevin Warch.
10:56Qu'est-ce que vous regardez, vous, là, pour cette rentrée,
10:59sur les trois prochains mois, jusqu'au mois de décembre ?
11:03À quoi il faut faire attention ?
11:05Et est-ce que, du côté des actions, si on n'a pas trop parlé des actions,
11:08mais est-ce qu'il y a des secteurs, la tech, l'IA, que vous regardez plus que d'autres
11:13?
11:15Oui, effectivement. Alors, pour rester un petit peu, d'abord, sur la partie macro,
11:19évidemment, l'évolution du conflit en Iran, qui sera un élément à surveiller.
11:23Et comme je disais tout à l'heure, si ça se prolonge,
11:26on a toujours ce risque inflationniste qui risque de s'ancrer
11:29avec des banques centrales qui peuvent être plus agressives.
11:32Et après, évidemment, sur la partie actions,
11:35donc là, ce sera, comme vous disiez, davantage la partie tech et IA à surveiller,
11:39puisqu'il faut rappeler que ce qu'on a vu, au fond, tout au long de l'année,
11:43c'est l'IA qui a été plus fort que la Fed et l'inflation.
11:48Puisque, malgré tous ces risques, en fait, vous avez des marchés qui sont très bien tenus.
11:52Et pourquoi ? Parce que les fondamentaux, à savoir la dynamique bénéficiaire, est très bonne.
11:57Au deuxième trimestre, il faut rappeler que vous avez eu une croissance bénéficiaire de 50%
12:01pour les entreprises du S&P 500.
12:03Alors, quand on retraite un peu d'éléments exceptionnels, c'est plutôt 30%,
12:06mais malgré tout, c'est des chiffres qui restent exceptionnels.
12:08Et il y a vraiment une forte croissance qui est tirée par tous les acteurs qui sont exposés à l
12:13'IA.
12:14Donc, ça, évidemment, ce sera le thème qu'il faudra surveiller,
12:18avec une saison des résultats qui va très vite revenir,
12:20puisque dès la mi-octobre, vous aurez à nouveau les résultats du troisième trimestre.
12:26Et donc, je pense que là, ce sera le moment clé pour un petit peu donner le ton de la
12:31fin d'année pour les marchés.
12:33Oui, on rappelle que la saison, d'ailleurs, du deuxième trimestre n'est pas tout à fait finie.
12:37Il reste encore quelques publications, là, cette semaine.
12:40Je pense, justement, dans la Tech et l'IA, il me semble qu'il y a Dell et Brodcom à
12:44suivre.
12:45Merci beaucoup, Antoine.
12:46Antoine Alves-Dolivera, vous êtes journaliste chez Zone Bourse.
12:50Merci de nous avoir accompagnés ce midi.
12:52Et puis, merci à tous de nous avoir suivis.
12:55On se retrouve ce soir en direct à 17h30 sur Bsmart.
13:05Sous-titrage Société Radio-Canada

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