- il y a 4 semaines
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00:00Pendant des années, le sujet, la situation, vous le savez, a fait l'objet d'un intense bras de fer
00:06entre Paris et Londres.
00:07Comment empêcher les migrants de traverser la Manche, souvent bien sûr au péril de leur vie ?
00:12On connaît tous la situation de Calais qui symbolise véritablement la tension franco-britannique
00:17et il faut bien le dire aussi le ras-le-bol de nombreux habitants.
00:20Les choses peuvent-elles vraiment changer ? C'est l'incontournable de ce soir.
00:24– Sous-titrage Société Radio-Canada
00:54Le Président Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique ont affiché leur entente, leur coopération sur ce sujet.
01:01Mais je le disais, il y a des mois, des années véritablement de tensions.
01:05Alors véritablement, que comprend cette coopération très concrètement ?
01:09– Eh bien très concrètement, 45 policiers français supplémentaires vont être déployés,
01:17notamment à l'ouest en Normandie.
01:20Et au total, selon Downing Street, il y aura donc 1050 agents qui vont être déployés.
01:26Et puis en plus, depuis l'an dernier, il est désormais possible pour certaines unités
01:32d'aller dans les eaux peu profondes pour intervenir et intercepter les bateaux.
01:38Et donc, résultat, toujours selon Downing Street, il y a eu 185 interventions ces trois derniers mois.
01:46Alors résultat, en 2026, il y a eu une baisse de 40% du nombre de traversées.
01:52Mais il y a tout de même un problème.
01:54Eh bien les passeurs s'adaptent justement à ce genre d'interception.
01:59Et maintenant, ils utilisent des méga-canaux.
02:03Rappelez-vous, le 10 août dernier, il y a eu cet énorme canot avec 320 personnes qui étaient à bord,
02:10qui a été intercepté.
02:12Alors on le voit, il y a bien une amélioration.
02:15Mais Londres a bien fait de dire qu'il n'a pas encore résolu le problème.
02:20– Effectivement, merci beaucoup Laura Calmi, notre correspondante BFM TV à Londres.
02:26Nous sommes avec Bruno Jeudy, notre éditorialiste politique.
02:29Bonsoir Bruno, Chloé Morin est présente, politologue et séiste.
02:32Bonsoir à vous.
02:33Frédéric Dhabi nous a rejoint, bonsoir.
02:36Vous êtes directeur général opinion du groupe IFOP.
02:38Nous sommes avec évidemment des responsables politiques ce soir, François Calfon.
02:42Bienvenue, bonsoir.
02:43– Bonsoir.
02:44– Député européen, membre du Parti Socialiste et Julien Audoul, député Rassemblement National
02:48et porte-parole du Parti.
02:50Première question qui vous est adressée, Julien Audoul, vous croyez à cette coopération ?
02:55– Je l'espère en tout cas.
02:57J'espère que la coopération entre nos deux gouvernements va permettre à la fois d'arrêter les morts,
03:04puisque à chaque traversée, ces pauvres gens prennent des risques inconsidérés au péril de leur vie.
03:11Ils sont la proie des passeurs, ils sont instrumentalisés, ils servent de marchandises humaines à des gens sans foi ni
03:17loi.
03:18Donc il faut évidemment être impitrouillable avec ces gens-là, il faut les traiter comme des criminels,
03:22que ce soit dans la Manche, dans la Méditerranée.
03:25Il ne faut surtout pas les soutenir, les accompagner, les subventionner.
03:30– Vous pensez à qui précisément ?
03:31– Je pense à des associations de type SOS Méditerranée, qui font le jeu des passeurs,
03:37qui prennent contact avec les passeurs, qui sont les trafiquants d'êtres humains.
03:40Et ensuite, au-delà des dispositifs de sécurité, qui sont évidemment importants,
03:45au-delà de la coopération policière, il faut que nos pays européens ne soient plus attractifs pour l'immigration.
03:52Il faut que ce soit clairement dit, clairement fait.
03:55Il faut des grandes campagnes de communication, comme l'Australie avait pu le faire avec sa campagne No Way,
04:01pour dire que nos pays ne pourront plus subvenir aux besoins des migrants,
04:07et qu'il n'y a rien à attendre chez nous.
04:09Il n'y aura pas de logement, il n'y aura pas de prestations sociales, il n'y aura pas
04:12d'emplois,
04:13parce que nous avons déjà trop de misère chez nous.
04:16– Ce que dit d'ailleurs la mer de Calais.
04:17– 6 millions de chômeurs dans notre pays, 9 millions de pauvres dans notre pays,
04:21un Français sur trois qui n'arrive pas à se soigner pour des raisons économiques.
04:24« Nous ne pouvons plus accueillir la terre entière, il faut que ça cesse ».
04:29– C'est une réalité têtu, François Calfour ?
04:31– Non, en réalité, la Grande-Bretagne paye très cher le fait d'avoir fait le Brexit,
04:36parce que j'ai amené, sachant que nous avions ces débats ce soir,
04:40les chiffres de Frontex, vous connaissez Frontex, puisque l'un des anciens directeurs de Frontex,
04:46c'est l'un de vos députés européens.
04:48Eh bien, en un an, parce qu'il y a le fantasme, il y a les images, il y en
04:51aura toujours,
04:52il y en aura toujours trop.
04:52En un an, le nombre d'immigrants venant en Europe, de l'Union Européenne de 27, a baissé de 26%.
05:00Donc, bien évidemment qu'un pays seul ne peut pas traiter,
05:03et je crois que c'est ça le problème de la relation franco-britannique,
05:06ne peut pas traiter la question de l'immigration et de l'aspect police des frontières,
05:10seul, c'est Frontex qui le fait.
05:12Et qu'est-ce qui se passe en Grande-Bretagne ?
05:13Il le fait de manière efficace, selon vous ?
05:15– Moins 26%, enfin, à un moment, les chiffres, ils existent,
05:18et tout n'est pas trafiqué, tout n'est pas le fruit d'un complot.
05:21Après, qu'est-ce qui se passe entre l'Angleterre et la France ?
05:23Très clairement, la France fait le boulot quand même.
05:26Et moi, je pense qu'il faut défendre le gouvernement français.
05:28– Donc la Grande-Bretagne ne fait pas le boulot, à vous entendre.
05:29– Non mais je finis ma phrase, la Grande-Bretagne nous demande
05:33de faire le boulot, de sous-traiter le travail de police
05:36par rapport au fait qu'elle se soit, c'est une île,
05:38et qu'elle se soit isolée de l'Union Européenne.
05:40Enfin, je terminerai d'un point, parce qu'on ne va pas parler que de la Grande-Bretagne,
05:45j'ouvre le débat sur la question de SETA,
05:47qui sont des images assez dramatiques, et il ne faut pas se tromper là-dessus.
05:50Il y a eu 75 000 migrants qui sont arrivés dans l'enclave européenne de SETA.
05:55Au passage, quand on arrive à SETA, on ne rentre pas dans Schengen,
05:58c'est-à-dire qu'on ne rentre pas en Europe.
05:59Il y en a eu 65 000 qui sont rentrés.
06:01Et comment ça s'est passé ?
06:03Est-ce que c'est avec les coups de menton de M. Oudoul,
06:05en disant les musulmans, tout ça ?
06:07Non, parce que vous dites, il y en a trop, il y a trop de migrants,
06:10les pays émetteurs.
06:11Je termine, comme ça vous pouvez me répondre, je termine d'une phrase.
06:14Ça s'est passé que le gouvernement espagnol a discuté
06:16avec le gouvernement marocain, et 65 000, d'accord, dans un certain chaos,
06:21mais tout le monde a vu, ceux qui veulent voir les images,
06:23de 65 000 migrants qui sont rentrés au Maroc,
06:27accueillis par la police marocaine.
06:28Après, on peut toujours discuter des causes, du pourquoi.
06:30M. Capron, vous avez lu le rapport de police
06:32qui s'est transmis à la justice et qui pointe du doigt
06:36plus que les affaires des autorités marocaines.
06:38Et c'est raison de plus d'avoir des relations apaisées avec les pays émetteurs.
06:43Quand vous n'avez pas de relations apaisées avec les pays émetteurs,
06:45il se passe ce qui s'est passé quand M. Retailleau était ministre de l'Intérieur.
06:48Il faut se coucher devant l'Algérie.
06:51– C'est ce que vous nous dites.
06:53– C'est intéressant, pour vous, la solution, c'est la soumission à des pays et des gouvernements
06:59qui nous sont profondément hostiles, qui sont francophobes à 1000%,
07:04et qui instrumentalisent la question migratoire pour faire pression, effectivement, sur notre pays.
07:09– Moi, je veux régler les problèmes.
07:10Moi, je veux augmenter le taux de retour à la frontière des OQTF.
07:13– Or, M. Retailleau, ce que M. Retailleau a fait, c'est-à-dire l'opposition frontale à l'Algérie,
07:19ça a été une baisse du nombre d'OQTF qui rentre en Algérie.
07:22Et vous, vous nous proposez de faire ça au cube, avec une politique raciste contre l'islam.
07:28– Bien sûr, c'est la vérité.
07:30L'histoire du foulard n'est autre qu'une histoire discriminatoire.
07:33– On mélange tout, c'est la bouillabaisse,
07:37donc tous les éléments de langage de l'ex-Solferino, on mélange tout.
07:41– Très bien, vous allez mettre de la tracée. – Et puis, on a François Calfon.
07:43– Non, mais sur le fond, répondez sur le fond.
07:45Comment vous allez faire une fois que vous serez brouillé avec tous les pays émetteurs ?
07:48– Déjà, c'est très difficile. – Bon, merci, M. le procureur.
07:50C'est très difficile de vous répondre sur le fond
07:52quand vous amalgamez tant d'âneries, tant de raccourcis.
07:56– Les insultes n'en font pas une réponse argumentée.
07:59– Excusez-moi, vous parlez de racisme.
08:01– On va le laisser répondre. – Mais ça, c'est la réalité.
08:02– Attendez, M. Calfon, laissez-le répondre.
08:04– Voilà, donc il y a plusieurs questions.
08:06Déjà, si on reprend le passif de M. Retailleau,
08:09qui était un échec total, il avait le ministère de la Parole.
08:12Et il ne sert à rien, en fait, d'agiter, effectivement…
08:15– M. Le Boulle. – Non, mais c'est vrai.
08:16– M. Calfon, les propositions.
08:18– Non, mais je veux bien répondre, mais il faut dire ce qu'il y a.
08:24– Je vous écoute.
08:24– Puisque M. Calfon dit que nous reproduirions la politique de M. Retailleau.
08:28C'est faux. M. Retailleau n'avait que le verbe.
08:31Il n'avait pas les actions.
08:32Concernant les OQTF, on sait très bien que c'est la diplomatie,
08:35les laisser passer continuelles.
08:36– Comment vous allez faire ?
08:37– Attendez, attendez.
08:38– Eh bien, on va tordre le bras au gouvernement qui ne joue pas le jeu.
08:41– Je voudrais poser le cadre.
08:42– En supprimant les visas, en supprimant la coopération internationale,
08:46en suspendant les transferts de fonds, par exemple.
08:47– Et vous croyez que M. Retailleau reprend les OQTF ?
08:49– Oui, bien sûr, bien sûr.
08:50– Vous parlez de la situation à Ceuta.
08:52On a les images, ça qui date du 4 août.
08:56Je vais rappeler à Ceuta ce qui s'est passé,
08:57parce que vous avez donné quelques chiffres.
08:59Il y a actuellement à peu près 5 000 migrants qui sont restés sur place.
09:04Ceuta, ce qu'ils connaissent, c'est une enclave qui est extrêmement petite.
09:07Et donc vous avez des manifestations, pas seulement en Ceuta d'ailleurs,
09:11on va voir, mais d'habitants qui vous disent,
09:13on n'y arrive plus, on n'y arrive plus, tout simplement,
09:15parce qu'il y a des conditions sanitaires, des conditions humanitaires
09:17qui sont très difficiles, évidemment, à supporter pour tous d'ailleurs.
09:22Nous sommes sur place avec l'un de nos journalistes, Mathieu Tayac.
09:26Bonsoir Mathieu.
09:27Que disent les manifestations ?
09:29Parce qu'il y a eu des manifestations et des manifestants
09:31dans plusieurs villes en Espagne.
09:33Il y a quelque chose qui est en train de monter en Europe
09:35et on va essayer de voir quels sont les slogans
09:37et les paroles qui sont prononcées.
09:40– Alors les manifestants avaient plusieurs messages à faire passer,
09:43au moins ceux que j'ai pu rencontrer hier soir à Madrid.
09:45Ils étaient rassemblés plafale-civeles devant la mairie, en plein centre-ville.
09:49Il y avait d'abord, bien sûr, la solidarité avec Ceuta.
09:51C'est la raison première de ces rassemblements,
09:53afficher le soutien du pays aux habitants
09:56qui ont vu arriver des dizaines de milliers de personnes
09:58et qui, un mois après, continuent de cohabiter tant bien que mal
10:01avec entre 5 et 10 000 migrants.
10:04Très vite, il y a en même temps les critiques au gouvernement de Pedro Sanchez.
10:07Les manifestants accusent principalement de deux choses,
10:10d'abandonner Ceuta et d'être trop timide avec le Maroc,
10:13le pays qu'une très grande majorité d'Espagnols
10:15considèrent comme le responsable principal de cette crise migratoire.
10:19Sans oublier enfin les très nombreuses insultes
10:22lancées contre Pedro Sanchez dans ces manifestations.
10:25Aujourd'hui, Sanchez a eu l'occasion de répondre
10:27aux interrogations et aux accusations au Parlement.
10:30Il a légèrement cédé sur un point.
10:33Oui, la gendarmerie marocaine a laissé passer les migrants
10:35pendant une dizaine d'heures le 30 juillet dernier.
10:38Mais Sanchez a immédiatement précisé qu'aucune preuve à ce stade
10:42ne faisait penser à une opération planifiée par les autorités marocaines.
10:46Une prudence, une mesure qui ont fait exploser de colère l'opposition,
10:51la droite et l'extrême droite,
10:52accusent Sanchez de céder au chantage du Maroc,
10:55voire directement de trahir le pays.
10:58Et comme le dit Mathieu, les conclusions du rapport dont je vous ai parlé,
11:01rapport de police transmis à la justice,
11:03tranche avec les déclarations publiques du chef du gouvernement
11:05qui avaient assuré qu'il n'existait aucun indice permettant de soupçonner,
11:09mais avait-il dit rabat, d'avoir organisé le mouvement petit rétro-pédalage.
11:14Mais la véritable question, est-ce que vous êtes d'accord avec celle-ci ?
11:16Puis on va faire participer tout le monde.
11:18Chloé Morin, qui en Europe aujourd'hui a vraiment élaboré,
11:21pensé, réfléchi à une stratégie de retour pour les migrants ?
11:25Une stratégie de retour.
11:26Pour le coup, le Rassemblement national bénéficie dans l'opinion
11:31de l'antériorité du diagnostic, du fait de dire
11:35la question migratoire est une question importante pour les gens
11:38et va se poser.
11:39Et donc ça fait 20 ans qu'ils en parlent.
11:42Et donc là, quand on pose la question aux Français,
11:45c'est sans doute le parti qui est jugé le plus crédible
11:49pour gérer cette affaire.
11:51Maintenant, une fois qu'on rentre dans les faits,
11:53moi ce qui me frappe, c'est que vous écoutez
11:55quelqu'un comme Bruno Retailleau,
11:57mais même les gens qui sont au gouvernement
11:59et qui vous disent, on a fait à peu près
12:01tout ce qui est possible dans le cadre légal actuel.
12:05Et donc, dès lors...
12:07Je vais vous donner un exemple et laisser Chloé Morin poursuivre,
12:10mais au Danemark, on a des sociodémocrates,
12:12c'est proche quand même de votre sensibilité,
12:14et qui sont autrement plus durs, avec une véritable politique.
12:18Alors eux, je ne sais pas, ça c'est votre propos, mais assumez.
12:22Il y a l'exemple grec qui a eu beaucoup d'immigrés,
12:29d'immigration clandestine,
12:30qui ont débarqué sur les différentes îles
12:32qui sont au large de la Turquie et qui sont Grèce,
12:34les îles, je crois, du Dodecanèse.
12:37L'actuel gouvernement, qui est un gouvernement de droite,
12:39a une politique beaucoup plus dure,
12:42et qui enfreint plusieurs règles d'ailleurs.
12:44Mais aujourd'hui, la Commission européenne considère
12:47que c'est la Grèce,
12:47et ça devient même pour certains gouvernements européens
12:50une sorte de modèle d'un pays qui a réussi...
12:53Vous avez parlé de la Grèce ?
12:53Moi, j'ai pris les sociodémocrates danois.
12:56Ce qui est intéressant pour faire plaisir à M. Galfourme.
12:58Aujourd'hui, la Grèce, je ne suis pas spécialiste de la Grèce à Bruxelles,
13:02est considéré comme un des pays qui arrive en Méditerranée
13:04à réguler le mieux son...
13:07Peut-être quand même deux choses,
13:08puisque vous m'avez interpellé, pardon,
13:10sur les socialistes danois.
13:11Les deux socialistes danois ne sont finalement pas en front-office
13:16par rapport aux pays émetteurs de migrants.
13:18Donc, ils n'ont pas tout à fait le même problème que les Espagnols.
13:21Et puis, j'ai envie de dire,
13:21les contradictions au niveau européen dans les forces politiques,
13:23ça existe.
13:24Parce que les amis du Rassemblement national,
13:26Mme Mélanie, ont accueilli,
13:28ont donné des papiers à 450 000 migrants.
13:30Donc, le côté avec nous, ça va être formidable.
13:32On peut en douter.
13:33Je reviens à l'exemple des Espagnols.
13:34Peut-être la réponse de Julien Oudoul,
13:36et puis Chloé Morin poursuit.
13:37Elle a accueilli 400...
13:39Elle a donné des papiers à 450 000,
13:40après avoir fait campagne sur le pont d'air.
13:42Et en contrepartie,
13:44elle régule énormément.
13:46Et en contrepartie,
13:47pour avoir la nationalité...
13:47Là, vous avez sorti l'erreur.
13:48Non, pas du tout.
13:49C'est un fait, excusez-moi.
13:51Pour avoir la nationalité italienne,
13:53elle a durci les critères.
13:55Et en contrepartie,
13:56elle rétablit la sécurité.
13:58Donc, c'est quand même une toute autre politique
14:00que celle de Emmanuel Macron.
14:01Je reviens à la question espagnole,
14:02parce que ça, c'est très intéressant.
14:04Pourquoi, monsieur ?
14:05Parce qu'à un moment,
14:05la réelle politique,
14:06c'est ce qui permet d'être efficace.
14:08Pourquoi monsieur Sanchez
14:09ne met pas en cause,
14:10contre les rapports de police,
14:11vous avez parfaitement raison,
14:12Sonia Mabrouk,
14:13ne met pas en cause
14:14le gouvernement espagnol ?
14:15Il pourrait le faire.
14:16D'ailleurs, c'est ce que ferait
14:17le Front National.
14:18Parce qu'il a besoin
14:19de la coopération
14:20du gouvernement marocain
14:21pour que les Marocains rentrent.
14:23Et il également rentre.
14:24Donc, effectivement,
14:26il a permis,
14:27avec cette politique,
14:28d'une parole assez économe
14:30sur les causes de ce drame,
14:31de faire rentrer 65 000 migrants.
14:33Aujourd'hui, il en reste 5 à 8 000,
14:35Sonia Mabrouk.
14:35Eh bien, vous reconnaissez
14:37que le gouvernement espagnol
14:38est un gouvernement
14:38d'extrême-gauche.
14:39Non, mais attendez.
14:40Et là, les 5 à 8 000,
14:41il y a des mineurs isolés.
14:43Mais bien sûr.
14:43Est-ce que les mineurs isolés,
14:44on les expulse ?
14:46Eh bien, là,
14:46nous avons des différences
14:47de valeurs tout à fait
14:48et nous les assumons.
14:49Avec qui ?
14:49Avec M. Odoul ?
14:50Bien sûr.
14:51Frédéric Daby sur cette situation.
14:52Donc, les faux mineurs isolés.
14:54La plupart sont majeurs.
14:55Je voudrais quand même
14:56compléter sur ce qu'elle dit
14:57très justement,
14:58Chloé Morin.
14:59Vous avez dit que
15:01le RN avait un crédit
15:02chez les Français
15:03sur la question de l'immigration.
15:04Ils n'ont jamais été au pouvoir.
15:06Moi, ce qui me frappe
15:06sur l'immigration,
15:08quand on interroge les Français,
15:09le regard des Français,
15:10c'est que le clivage
15:11gauche-droite
15:12s'est absolument effondré.
15:13et qu'il y a un décalage
15:14très fort
15:15entre le champ politique
15:16où on a,
15:16comme on le voit ce soir,
15:17des affrontements
15:18entre le camp de la gauche
15:20et le camp de la droite
15:20de manière très très large
15:21et ce que disent les Français.
15:22Une enquête IFOP récente,
15:24trois quarts des sympathisants
15:25de gauche
15:26souhaitent que les délinquantes
15:29multirécidivistes
15:29soient expulsés,
15:30étrangers, bien sûr,
15:31à l'issue de leur peine.
15:32Dans le même temps,
15:33on a deux tiers
15:34de sympathisants de droite
15:36favorables,
15:36tenez-vous bien,
15:37d'où on part,
15:38quand on connaît
15:39l'histoire de l'immigration
15:40en France,
15:41favorable à la régularisation
15:44des sans-papiers
15:45au cas par cas.
15:46On a un enjeu
15:47qui n'est plus
15:47qu'il est gauche-droite,
15:48on a un enjeu
15:49qui n'est plus étanche,
15:50alors il n'est pas
15:51dans le top 5
15:52des préoccupations
15:53des Français,
15:54mais il n'est plus étanche.
15:55Le lien immigration-insécurité,
15:57il est fait,
15:58le lien immigration-éducation,
16:00la baisse de niveau,
16:01il émerge,
16:01et c'est un enjeu
16:02où d'un côté
16:02le cadre européen
16:03est malgré tout
16:04vu comme le cadre
16:06de référence,
16:07le plus pertinent,
16:08mais en même temps,
16:09François Calfon,
16:10il y a une critique
16:11très forte vis-à-vis
16:12de tous les gouvernements
16:12qui sont dans une logique
16:14de perte de contrôle.
16:15Mais regardez ce qui se passe
16:15depuis plusieurs mois.
16:16Il y a ces manifestations
16:17à Londres,
16:18je ne sais pas
16:18comment vous les qualifiez,
16:19mais ce sont des manifestations
16:20anti-présence
16:22de migrants.
16:23Il y a un durcissement.
16:24Mais regardez,
16:24il y a un durcissement.
16:26Les rassemblements,
16:27mais un peu partout,
16:28en Espagne,
16:28qu'est-ce qu'ils disent ?
16:29Soutien aux habitants
16:30des Céodac.
16:31Que fait le gouvernement ?
16:32Ce sont des odieux racistes.
16:33Non, non, attendez.
16:35Vous avez raison,
16:36Sonia Mabrouk,
16:36mais souvenons-nous
16:37du Brexit.
16:38Monsieur Farad,
16:39il a fait campagne
16:40sur quoi ?
16:40Il a fait campagne
16:41sur l'idée qu'avec le Brexit,
16:42on réglerait la question
16:44migratoire.
16:44On est, je ne sais plus
16:45combien d'années après,
16:46on ne l'a pas réglée.
16:47Donc, la question finalement
16:49de ceux qui mettent
16:50des méteux de feu,
16:51comme on disait dans le Nord,
16:51ceux qui mettent de l'huile
16:52sur le feu dont vous êtes,
16:54c'est de dire,
16:54voilà le diagnostic,
16:55on le partage tous
16:56et nous, on a la solution.
16:57On peut dire
16:59qu'il y a un diagnostic.
16:59Et c'est vous
16:59qui avez attendu la maison.
17:01Parce que vous avez dit
17:01que j'étais décocté, etc.
17:03Moi, je vais le dire
17:04avec force la gauche,
17:05la gauche qui gouverne
17:06et d'accord pour bien accueillir,
17:09pour bien accueillir
17:10ceux qui ont vocation
17:11à venir sur l'immigration
17:12de travail
17:12et pour bien accompagner.
17:14Mais les coups de menton
17:15de l'extrême droite
17:16ne permettent pas
17:17de finalement faire en sorte
17:19que ceux qui ont vocation
17:20à repartir ne repartiront pas.
17:20Ne me regardez pas,
17:21répondez-lui.
17:22François Calfon,
17:24mesurez bien vos propos
17:25et mesurez qu'ils sont
17:27en totale déconnexion
17:28avec les aspirations
17:29de notre peuple
17:30et des peuples européens
17:31qui aujourd'hui
17:32en ont ras-le-bol
17:33de l'immigration.
17:34Ils en ont ras-le-bol
17:35de ce discours
17:35que vous tenez depuis 30 ans.
17:37Oui, il faut accueillir
17:38un petit peu.
17:39Et oui, il faut accueillir mieux.
17:40Et oui, il faut raccompagner mieux.
17:41Mais François Mitterrand
17:42disait la même chose.
17:43Il reprenait le débat
17:44de 1888.
17:45Il disait la même chose.
17:46Sauf qu'aujourd'hui,
17:47on a atteint une saturation.
17:49Cette saturation,
17:50elle pèse sur nos comptes sociaux.
17:51Pour notre population,
17:52on s'est totalement paupérisée
17:54parce qu'on n'a plus les moyens
17:55de subvenir
17:55à d'autres populations,
17:57qu'on a des problèmes
17:58d'insécurité majeure,
17:59qu'on a des problèmes
18:00de cohésion nationale.
18:04On a des problèmes
18:05de communautarisme
18:06que vous ne pouvez pas nier,
18:07que cela entraîne
18:09de l'islamisme
18:10que vous ne pouvez pas nier.
18:11Et votre réponse à vous,
18:13c'est toujours
18:14d'accueillir, accueillir, accueillir.
18:15Donc nous disons
18:16qu'il faut arrêter...
18:17Il y avait un meeting URN,
18:18je vous le laisse.
18:19Mais là, on est dans une discussion
18:21pour essayer d'avancer.
18:22Comment vous faites en sorte
18:23de réussir
18:24là où M. Retailleau
18:25a échoué
18:26avec cette méthode
18:27qui consiste à antagoniser
18:28avec les pays émetteurs ?
18:29C'est une question précise.
18:30J'attends votre réponse.
18:31Je vous ai donné la réponse.
18:33Ah, c'est quoi alors ?
18:33La réponse, c'est que Bruno Retailleau
18:35n'a rien fait
18:35parce qu'il ne pouvait rien faire.
18:37Seul, il faut avoir
18:38une politique globale.
18:40Européenne.
18:40Mais pas vraiment.
18:41Et d'ailleurs, ça donne des résultats.
18:42Moins 26%.
18:44François Calfon,
18:44les laisser passer consulaires,
18:46ce n'est pas européen.
18:46C'est avoir une diplomatie
18:47avec les pays d'origine.
18:49Diplomatie en insultant
18:50les gouvernements du Maghreb,
18:51ce n'est pas de la diplomatie.
18:52Il y a un mot
18:53que vous n'avez pas prononcé
18:54depuis tout à l'heure,
18:54je suis très étonnée.
18:55C'est Schengen quand même.
18:57Mais oui.
18:58Mais oui.
18:58Pardon, si un État
19:00ne contrôle plus
19:00sa frontière extérieure,
19:01est-ce que ce n'est pas
19:02l'espace Schengen
19:03qui prend un coup
19:04dans sa crédibilité ?
19:05Et moi, je vous demande
19:06dans ce cas-là
19:06quelle est la solution ?
19:07C'est pour ça qu'il faut
19:08un double régime.
19:09Parce que là, vous tournez
19:09tous les deux,
19:11chacun se met.
19:11Il nous faut ceinture et bretelle.
19:13Nous, nous sommes partisans
19:14de la double frontière.
19:15Il faut évidemment Schengen
19:16pour contrôler
19:17les frontières extérieures
19:18de l'Union européenne,
19:19mais il nous faut
19:20des frontières nationales.
19:22L'une ne va pas
19:23sans l'autre.
19:25En quelque sorte,
19:26il y a les frontières nationales,
19:26mais il y a Schengen.
19:27Ce n'est pas ça, Schengen.
19:28Mais bien sûr.
19:29Donc, vous contrôlez
19:29les frontières de la France.
19:31Vous sortez de Schengen.
19:32Non, c'est pas...
19:33L'Allemagne le fait.
19:34L'Allemagne le fait.
19:36L'Allemagne le fait ponctuellement,
19:38mais Schengen...
19:39L'Allemagne l'a fait
19:39pour six mois
19:40sur sa frontière.
19:41Mais précisément,
19:42si vous dites
19:42quand elle veut.
19:44C'est comme si vous disiez
19:45à un enfant,
19:46je prends de la confiture,
19:47mais je n'en prends pas.
19:48Si vous prenez Schengen,
19:49il n'y a pas de contrôle
19:50à l'intérieur
19:50des frontières de l'Union européenne.
19:51Et je reviens à ce que j'ai dit
19:52au début,
19:53parce que manifestement...
19:54Vous savez,
19:54à parler de confiture,
19:55c'est vous qui avez le doigt
19:55dans le pot de confiture.
19:56Je ne comprends pas.
19:56Pas du tout.
19:57Je reviens à ce que j'ai dit
20:00au début de ce propos,
20:02mais ça n'a pas été entendu.
20:04Vous dites Schengen,
20:05c'est inefficace.
20:06Non, je pose la question.
20:07Je viens avec des chiffres.
20:08Moins 25% en un an,
20:10entre 2024 et 2025.
20:12C'est le bilan de l'Europe,
20:13c'est le bilan de Frontex.
20:15Donc, on peut dire
20:15que ça n'existe pas
20:16parce qu'on a vu des images
20:17à la télé,
20:17mais il y a une certaine efficacité
20:20de la mutualisation des moyens
20:22pour contrôler les frontières
20:23à l'extérieur de l'Union européenne.
20:25S'il y avait une réelle efficacité,
20:26comme vous dites,
20:27il n'y aurait pas
20:27ces manifestations patriotes
20:29partout en Europe.
20:30Il n'y aurait pas
20:31des résultats formidables
20:32de tous les gouvernements
20:34proches du Rassemblement national
20:35dans bon nombre de pays européens.
20:37Votre ami Orban a été chassé
20:39par les Hongrois.
20:40Pardon de vous dire.
20:40Par quelqu'un qui est encore pire,
20:41si je puis dire.
20:42C'est-à-dire quelqu'un
20:43qui est encore plus réticent
20:44à l'immigration.
20:45Votre ami Européiste
20:46en fait va durcir.
20:47Il y a une question
20:48de volonté populaire.
20:49Et là, je vais poser l'action
20:50à Chloé Morin, Bruno Jeudy,
20:51Frédéric David et vous-même,
20:53puisque en reprenant les propos
20:55dits aujourd'hui par Bruno Rotaillot,
20:56et c'est la question que je vous pose,
20:57regardez ce qu'a dit
20:58l'ancien ministre de l'Intérieur
20:59et candidat.
21:00Lui, il veut en finir, dit-il,
21:02avec la confiscation démocratique,
21:03notamment sur ce sujet brûlant
21:05de l'immigration.
21:06Il dit, je veux en finir,
21:07Chloé Morin,
21:07avec la confiscation démocratique.
21:09Pour cela, il faut réformer
21:10la Constitution.
21:12Beaucoup d'attaques aujourd'hui,
21:13pas évidemment de la part
21:15du Rassemblement National
21:15sur ce sujet-là,
21:16mais beaucoup d'attaques
21:17pour dire, mais c'est vous
21:18qui êtes en train, en réalité,
21:19de vous asseoir sur la démocratie.
21:22Moi, je suis assez frappée
21:22par le fait que Bruno Rotaillot
21:24et Éric Zemmour
21:25font assez bien
21:25la campagne de Marine Le Pen.
21:27C'est-à-dire que...
21:28Il y a le mot de la bouche, là.
21:30Alors ça, c'est une sacrée...
21:31Je vais prendre le punchline,
21:32si je peux me permettre.
21:33Non, mais Bruno Rotaillot,
21:35donc la droite républicaine,
21:37de gouvernement,
21:38qui a gouverné,
21:39qui est « respectable »,
21:41et qui doit proposer
21:42des choses raisonnables,
21:45propose quelque chose
21:46qui est à peu près équivalent
21:47à ce que propose Marine Le Pen.
21:50Et de l'autre côté,
21:51je complète avec Éric Zemmour,
21:52qui a dit,
21:53sur la question du voile,
21:55que ce n'est pas
21:57contre l'islamisme
21:58qu'il faut lutter,
22:00mais contre l'islam.
22:02Et donc là, évidemment,
22:03les lecteurs qui entendent ça
22:05se disent « bon,
22:05finalement,
22:06c'est le même procédé
22:08qu'il y a eu en 2021-2022,
22:10il y a quelqu'un
22:11qui est encore plus à droite
22:13que Marine Le Pen,
22:14et donc ça la déporte,
22:14ça la recentre. »
22:16Et donc,
22:17les deux font véritablement,
22:20à mon avis,
22:20en la crédibilisant
22:22et en la dédiabolisant,
22:24je ne sais pas,
22:24en la recentrant en tout cas,
22:26la campagne de Marine Le Pen.
22:27Donc Bruno Rotaillot
22:28et Éric Zemmour
22:29portent-parole de Marine Le Pen.
22:30Je vous vois sourire,
22:31je ne sais pas
22:31comment il faut interpréter ça,
22:33si c'est un sourire inquiet
22:34ou un sourire gourmand,
22:35je ne sais pas.
22:36Nous avons l'habitude,
22:38campagne après campagne,
22:39de voir les candidats de droite
22:41reprendre exactement
22:42nos propositions
22:43et faire semblant,
22:44en fait,
22:45d'être dur sur l'immigration,
22:47d'être dur sur l'insécurité.
22:49Mais résultat des courses,
22:50il n'y a qu'à regarder leur bilan.
22:51Leur bilan,
22:52il est effrayant.
22:53M. Rotaillot,
22:54quand il était ministre de l'Intérieur,
22:55il a signé 384 000 titres de séjour.
22:59Voilà.
22:59Record battu !
23:00Je veux bien qu'aujourd'hui,
23:05il soit le tenant d'une ligne anti-immigration,
23:08mais résultat des courses,
23:10ça ne le fait pas.
23:11La véritable proposition,
23:12effectivement,
23:13qui fait consensus,
23:13c'est le référendum.
23:14C'est poser la question aux Français.
23:16C'est ce que souhaite Marine Le Pen
23:17depuis longtemps.
23:19C'est ce projet de loi constitutionnel
23:22pour redonner à notre peuple
23:23la maîtrise de son destin
23:24et lui poser la question.
23:26sur le code de la nationalité,
23:28sur le droit d'asile,
23:30sur le droit du sol,
23:31comment on fait pour devenir français,
23:33quels sont les droits des étrangers.
23:34Il faut que les Français
23:35puissent se saisir
23:37de ce sujet
23:38qui est vital, existentiel.
23:40Il y a une forme de cohérence de votre part
23:41parce que c'est...
23:41Je vous remercie.
23:42Enfin, compliment,
23:43François Calphonse.
23:43Vous allez voir.
23:45Attendez,
23:45parce qu'à la fin,
23:46ça peut être différent.
23:47La cohérence de votre part,
23:49elle est toute simple.
23:49C'est que vous faites exactement
23:51ce que le FIDES de M. Orban a fait.
23:53C'est-à-dire qu'il a fait voter
23:54par une majorité constitutionnelle
23:55des deux tiers
23:57des atteintes à l'État de droit.
23:58Mais quels atteintes ?
23:59Bah si.
23:59Enfin, écoutez,
24:00des atteintes à l'État de droit
24:01sur la liberté de l'association,
24:02sur la liberté de la presse,
24:04sur les migrants.
24:04Qu'est-ce qui se passe ?
24:05Il est rentré en contradiction...
24:07Qu'est-ce que vous parlez
24:07de la liberté de la presse ?
24:08J'y viens, j'y viens.
24:09Vous inquiétez pas,
24:10ne soyez pas inquiets.
24:10On va venir à notre point.
24:12Il est rentré en contradiction
24:13avec la Convention européenne
24:15des droits de l'homme
24:15et les traités
24:16que la Hongrie a signés.
24:17Il est rentré en contradiction
24:18avec la Chambre des droits.
24:19Il est rentré en contradiction
24:20avec les intérêts de son peuple.
24:21Je vais vous poser une question.
24:22Les intérêts de son peuple
24:23sont supérieurs à tout le reste.
24:24Je termine.
24:25Il est rentré en contradiction
24:27avec la Chambre des droits fondamentaux
24:28de l'Union européenne.
24:29Conclusion.
24:30La Hongrie n'a pas eu
24:32les aides européennes
24:33à payer des amendes.
24:35Et qu'est-ce qui s'est passé
24:36pour les Hongrois
24:36qui n'étaient pas en désaccord
24:37avec le contrôle des frontières ?
24:38Ils ont fini par dire
24:40ça suffit d'être isolés.
24:41Et ils ont chassé M. Orban.
24:42Au bout de combien d'années ?
24:43Au bout de combien d'années ?
24:45Je pense que M. Philippe
24:49vous n'assumez pas.
24:50Regardez ces manifestations.
24:51Je pense qu'eux
24:52ils ne veulent pas s'asseoir
24:53sur l'état de droit.
24:54Je ne pense pas.
24:55Je pense que tous ces...
24:56Attendez, attendez.
24:56On voit une population
24:57avec des jeunes,
24:58des moins jeunes
24:59venir en soutien
25:00des habitants de ces ou ces.
25:01Je ne pense pas
25:02que ce soit tous...
25:03Ils ne sont pas tous
25:05derrière M. Odull,
25:06M. Néjel Farage,
25:07M. Orban.
25:08En fait, en réalité,
25:09qu'est-ce qu'on dit
25:10à certaines personnes
25:11qui de bonne foi
25:12aimeraient avoir
25:13un peu plus de pouvoir
25:14sur certains sujets landiers ?
25:15Ce n'est pas possible ?
25:16Non, je ne veux tellement pas
25:19m'asseoir sur l'état de droit
25:21que je suis très heureux
25:21de dialoguer
25:22avec quelqu'un
25:23que je combats
25:23qui est M. Odull
25:24et tous ces manifestations
25:25et tous ces manifestants espagnols
25:27sont tout à fait légitimes
25:29à exprimer leur enjeu.
25:29Regardez, vous les voyez.
25:30Je veux dire,
25:31il n'y a pas de pancartes
25:32à l'état de droit.
25:33Simplement,
25:34la question toute simple,
25:35c'est comment,
25:36pour ceux qui n'ont pas vocation
25:37à rester sur le territoire européen,
25:39on obtient qu'ils repartent ?
25:40C'est ça la question.
25:41Et moi, je dis,
25:42dans la crise de saoutage
25:43avec un exemple sous nos yeux,
25:44il y en a 65 000
25:45qui sont partis
25:46en même pas 15 jours.
25:48C'est beaucoup plus
25:48que tous les gouvernements
25:49en France
25:50qui n'ont pas été capables
25:51de faire en sorte
25:52que les OQTF soient exécutés.
25:53François Calfon,
25:54puisque vous n'avez
25:55que l'état de droit européen
25:56à la bouche,
25:57vous reconnaissez
25:59qu'à l'heure actuelle,
26:00l'état de droit européen,
26:02c'est l'interdiction
26:03de baisser les taxes
26:04sur les énergies,
26:04sur les carburants.
26:05C'est bien ça.
26:06Or, le gouvernement...
26:07Vous échappez là,
26:08je vous sens un peu gêné.
26:09On peut refaire un débat
26:09sur les sens,
26:10mais parlez-nous
26:11d'immigration quand même.
26:12Donc, selon vous,
26:13le gouvernement d'extrême-gauche
26:15espagnol
26:16qui a baissé la TVA
26:18sur les sens
26:20est sorti
26:20de l'état de droit européen.
26:22Donc, c'est possible.
26:23Donc, c'est possible.
26:26Je vous l'excuse
26:27parce que vous êtes
26:27un parlementaire national
26:28et que vous ne suivez pas
26:29toutes les questions.
26:30Mais il y a eu une opération...
26:31Excusez-moi,
26:31moi je suis un parlementaire
26:32de seconde classe.
26:34Je n'ai pas...
26:34Non, non, je ne suis pas
26:35un parlementaire de seconde classe.
26:36Je ne suis pas spécialiste
26:37d'autorisation de droite.
26:37Arrêtez les cieux
26:37de vous jouter à la figure
26:38du nom d'oiseau.
26:40C'est parfaitement faux.
26:41Est-ce qu'il y a eu
26:42une autorisation
26:42de la Commission européenne ?
26:44Le gouvernement...
26:45Attendez, on peut apporter
26:47grâce à vous tous
26:48un peu de clarté
26:49dans ce débat.
26:50Bruno, je dis,
26:50est-ce qu'il est possible
26:51pour un État
26:51de faire respecter
26:54au minimum,
26:55même si on n'a pas
26:55forcément la main
26:56à ses frontières intérieures
26:57et de garder quand même
26:58une crédibilité,
26:59une assise pour Schengen ?
27:00Est-ce que c'est possible
27:01pour la population
27:02quelle qu'elle soit
27:03de reprendre un peu
27:05un peu de contrôle
27:06sur certains sujets
27:07sans forcément
27:08taillader, si je puis dire,
27:09avec un coup de canif
27:10l'État de droit ?
27:10C'est possible ?
27:11C'est possible,
27:12c'est ce qu'est en train
27:13de, je vous le disais
27:13tout à l'heure,
27:14de réussir le gouvernement
27:15de droite en Grèce
27:18qui, effectivement,
27:18s'arrange aussi
27:19sur certains points
27:21de, on ne va pas rentrer
27:22dans les détails,
27:22mais à ériger
27:24sur les frontières
27:24des choses
27:26qu'on aurait du mal
27:26à accepter ici,
27:27en tous les cas,
27:27une partie, j'imagine,
27:29des amis de François Caffron
27:29auraient du mal,
27:30des murs d'acier,
27:31enfin voilà, la Grèce,
27:32c'est un pays
27:32qui s'est quand même
27:33assez bunkerisé,
27:34mais qui a régulé,
27:35en tous les cas,
27:36a réussi à réguler
27:41que Bruno Retailleau
27:42dans son choix,
27:42il est conscient,
27:43il a toujours dit,
27:44il a toujours défendu
27:44cette idée-là.
27:46Maintenant, je suis d'accord
27:47qu'en allant sur ce terrain-là,
27:48je ne suis pas sûr
27:49que ça lui permette
27:50d'aller chercher
27:50des électeurs de Marine Le Pen
27:51parce que c'est son objectif.
27:53Je le vois mal,
27:54ceux de Marine Le Pen
27:54se dire, ah super,
27:55je vais voter pour Bruno Retailleau
27:56parce qu'il veut supprimer
27:57le conseil qu'on cite.
27:58La caricature un peu,
27:59mais on n'est pas loin de ça.
28:00Je ne sais pas ce que dit Bruno,
28:01je dis, je ne sais quand même.
28:02C'est vrai que sur les questions
28:02d'immigration,
28:03les électorats LR, RN reconquêtent
28:06sont en fusion.
28:08Mais pour autant,
28:09parler de référendum,
28:11je pense que ça parle
28:12énormément aux Français.
28:14Jamais la crise de l'écoute
28:15n'a été aussi forte,
28:17c'est-à-dire le lien
28:18représentant-représentant.
28:19C'est pour ça que vous avez montré
28:20ces manifestations,
28:21pour vous dire,
28:22vous voyez bien.
28:23Ces manifestations,
28:24je ne sais pas ce que vous dites,
28:24c'est le reflet de ça.
28:25Ce pays n'a pas eu de référendum
28:26depuis 21 ans.
28:27Tout à fait.
28:28Et puis, cette dissolution,
28:30cette assemblée ingouvernable
28:31fait que le lien
28:32entre les Français
28:33et le pouvoir politique
28:34est rompu.
28:35On vit l'éclipse du politique
28:37et je pense que Bruno Retailleau
28:38et il fasse d'autres sujets
28:39où le retour des lecteurs
28:40et rennes à la maison LR
28:42est moins compliqué,
28:44pourra peut-être
28:46marquer des points
28:46sur les questions économiques,
28:48sur les questions d'éducation,
28:49sur les questions de santé.
28:50Mais sur l'immigration,
28:51c'est effectivement très compliqué.
28:52On prépare toujours
28:53l'original à la copie.
28:54Madame, messieurs,
28:55on va poursuivre le débat.
28:56Votre phrase fait beaucoup réagir
28:58à votre analyse,
28:59surtout en tant que politologue
29:00et séiste,
29:01Chloé Morin.