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  • il y a 12 minutes
Les usages vidéo se fragmentent, mais les plans médias restent encore souvent organisés par canal. TV linéaire, CTV, YouTube et social vidéo sont planifiés, achetés et mesurés séparément, alors que les audiences circulent en permanence d’un écran à l’autre.

Cette session avec MiQ propose de revenir à une logique plus simple : partir de l’audience, comprendre où elle se trouve réellement et construire ensuite le bon mix vidéo. Avec Sigma, MiQ veut justement aider agences et annonceurs à mieux articuler les différents environnements pour gagner en couverture, limiter la duplication et rendre le Total Video plus opérationnel.

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00:05La Noix, qui est le Country Directeur France de MIQ, qui va justement nous aider à comprendre où aujourd'hui
00:13on se trouve réellement l'audience et construire ensuite le bon mix vidéo avec un outil dont tu vas nous
00:20parler dans quelques instants qui s'appelle Sigma,
00:23qui permet aux agences et aux annonceurs de mieux articuler les différents environnements pour gagner en couverture, limiter surtout la
00:32duplication et rendre le total vidéo plus opérationnel.
00:37Donc Pierre, tu es arrivé, merci. Première question, tu peux nous expliquer ce qu'est MIQ, puisque vous êtes en
00:44France depuis 2024, et aujourd'hui c'est quoi vos ambitions sur le marché français ?
00:49Sachant que l'arrivée d'MIQ pour les spécialistes de la profession a été regardée avec beaucoup d'attention. Est
00:56-ce que tu peux nous expliquer un peu qui vous êtes et vos ambitions ?
00:59Trop bien, merci beaucoup. Bonjour à tous. Alors nous, MIQ, peut-être si je dois un peu rappeler ce que
01:08fait MIQ, MIQ, on est des experts programmatiques.
01:12On travaille avec les agences médias et on les accompagne avec l'exécution des campagnes programmatiques pour trouver les audiences
01:23de leurs annonceurs de manière plus efficace.
01:26Ça, on le fait avec une plateforme qui s'appelle Sigma, qui est une plateforme qui est propulsée par l
01:31'IA qu'on a développée depuis 15 ans aujourd'hui,
01:35et qui nous permet de regrouper plein de sources de data disparates et différentes, qu'on va catégoriser.
01:41Il y a plus de 300 partenaires de data, notamment pour la France, et on les catégorise en trois catégories.
01:46On les met dans trois catégories. La première, c'est watching, c'est vraiment ce que les gens regardent à
01:52la télé.
01:52Donc on va avoir la compréhension dans les environnements vidéo de la télé linéaire, des plateformes de streaming, de YouTube
02:01et de la vidéo sociale.
02:03La deuxième partie, ça va être plus de la data qu'on va appeler browsing.
02:07C'est vraiment sur l'intention, ce que vont chercher les marques et l'intention des audiences.
02:13Et la troisième, c'est buying, c'est vraiment le comportement showers.
02:17Alors justement, la télé linéaire, la CTV, YouTube et la vidéo sociale sont, comme je l'ai dit en introduction,
02:23souvent mesurées un peu séparément.
02:25J'ai même dit malheureusement. Pourquoi cette approche en silo, à l'atteinte ses limites selon toi aujourd'hui ?
02:39Déjà, il y a un peu une fragmentation. Je ne dirais pas qu'il y ait une fragmentation de l
02:43'audience nécessairement.
02:44Il y a plus un peu des parcours qui sont un peu plus compliqués, dus aux usages.
02:49Je pense que dans une journée, aujourd'hui, on va regarder de la télé linéaire, on va regarder du YouTube,
02:54du contenu sur de la CTV, on va être exposé aux réseaux sociaux.
02:58Je pense que la silotisation, je ne sais pas si c'est un mot très français, mais la silotisation, atteint
03:07un peu ses limites, parce qu'on va avoir un peu, ce qui va être très compliqué, notamment pour les
03:12annonceurs,
03:13ça va être le contrôle du reach, qui est souvent surestimé. On va avoir une fréquence qui est très difficile
03:21à comprendre et qui peut un peu malmener la création des plans médias, mais aussi de la mesure.
03:28Une optimisation qui est compliquée à faire, parce que si on approche les channels de manière silotée, on ne va
03:37pas pouvoir optimiser.
03:38On va avoir des KPIs qui vont être différents sur ces plateformes-là. Et je dirais même plus, peut-être
03:44pour aller un peu plus loin, d'un point de vue opérationnel, c'est-à-dire qu'on a une
03:48multiplication de plateformes, d'outils,
03:49et ça crée des gros challenges à la fois pour les agences et les annonceurs.
03:54Alors justement, tu viens de parler d'outils et je crois que pendant que tu réponds à cette troisième question,
03:59on va voir une petite vidéo qui illustre un peu tout ça,
04:02puisque vous avez lancé une solution qui s'appelle Sigma, où vous défendez une approche qui place l'audience avant
04:10le canal.
04:11Qu'est-ce que ça change, j'allais dire, dans la manière de construire un plan vidéo aujourd'hui ?
04:20Alors ce que ça change, c'est qu'on va avoir, vous allez voir, il y a un peu une
04:26vidéo de démo, mais je pense que le truc le plus important,
04:29la chose la plus importante à laquelle on part chez MIQ, c'est qu'on va un peu casser l
04:34'idée de dire quel est mon budget sur la CTV,
04:37ou je veux mettre temps sur YouTube, et ainsi de suite.
04:40L'idée, ça va être d'analyser, de comprendre les signaux, donc là, ce qu'on regarde, c'est les
04:45signaux de la télévision,
04:47et de se dire, voilà, on a de l'information qui nous arrive de manière quotidienne chez MIQ,
04:53de l'information qui vient de partenaires de data ACR, donc c'est vraiment la mesure de ce que les
04:59foyers regardent sur leur télévision,
05:01donc le contenu qu'ils regardent, mais aussi par comment ils ont regardé le contenu sur la télé.
05:08Et l'idée, ça va être plus de dire quelle est l'attitude de mon audience avec le contenu sur
05:14le grand écran.
05:15Une fois qu'on va avoir ça...
05:17Pardon, je t'interromps.
05:18Sur le contenu sur le grand écran, quel que soit le type de diffusion, que ce soit CTV, télé linéaire
05:24ou plateforme, en fait.
05:25Exactement, c'est tout ce qui est sur de la vidéo.
05:28Et l'idée, ça va être, une fois qu'on a défini un peu ces signaux, qu'on a compris
05:33notre audience,
05:33on va faire un diagnostic de ce qui se passe aujourd'hui, par exemple sur la télé linéaire,
05:37qui est toujours un socle hyper puissant et un outil de mass reach,
05:42et de comprendre vraiment qu'est-ce qu'il faut que je fasse aujourd'hui pour aligner mon plan CTV,
05:48pour aligner mon plan YouTube, pour informer mon achat sur les réseaux sociaux,
05:54notamment les achats vidéo, pour vraiment toucher mon audience là où elle est aujourd'hui.
05:58En gros, pour résumer, enfin, je ne sais pas si j'ai bien compris, mais j'espère que tu vas
06:02me le dire.
06:03J'ai un budget X, je dis voilà, je veux faire du total vidéo, je plug ça, en tout cas
06:09je donne cette information au sein de la plateforme,
06:12et Sigma va faire la répartition en fonction des différents signaux qu'il aura reçus.
06:16C'est bien ça ?
06:17Exactement.
06:17Et en fait, on va aussi comprendre, l'idée ça va être de se dire, je te donne un exemple
06:22hyper concret,
06:23on va se rendre compte que, et on peut comparer aussi avec d'autres annonceurs,
06:27mais par exemple, on va se rendre compte qu'on dépense 80% de notre budget télé sur 20%
06:30de notre audience.
06:31L'idée, l'information que va nous donner Sigma, c'est comment faire une campagne CTV, YouTube et sur les
06:37réseaux sociaux
06:37qui va nous permettre de toucher notre audience là où elle est.
06:41Et en plus de ça, on ajoute une couche contextuelle qui fait qu'on va avoir du contenu qui est
06:44aligné avec ce que consomme notre audience.
06:46Et tout ça grâce à l'IA générative ?
06:48Exactement. Donc il y a beaucoup d'IA qui est utilisé dans cette plateforme,
06:51à la fois pour la structuration, le cleaning de la data,
06:54mais aussi dans la façon dont on construit les audiences,
06:57dans la façon dont on va prompter pour chercher des plans médias.
07:00Alors Pierre, justement, quel rôle selon toi devrait respectivement jouer la télé linéaire,
07:06la CTV, YouTube et la vidéo sociale dans une stratégie totale vidéo ?
07:14En fait, il y a quelque chose qui est hyper important chez MIQ,
07:17c'est que nous, on se bat un peu contre la standardisation.
07:21Donc la réponse que je veux dire, c'est que ça va dépendre un peu de l'annonceur,
07:24ça va dépendre un peu de l'audience, de la façon dont l'annonceur est aujourd'hui présent sur l
07:31'environnement vidéo.
07:33Mais de manière générale, si tu veux un peu pas faire des caricatures,
07:37mais en tout cas des traînes qu'on voit beaucoup, c'est toujours la télévision linéaire
07:41qui est quand même un gros socle qui est très puissant pour faire du mass reach.
07:45On va avoir la CTV, on va souvent utiliser et toucher des audiences qui sont sous-exposées sur la télé
07:53linéaire
07:53avec des personnages qui sont plus des cord cutters
07:57ou des gens qui ne regardent plus la télévision linéaire de manière générale.
08:01On a YouTube qui est hyper intéressant parce qu'il est un peu en train de faire un pont entre
08:05la télé, la CTV, le streaming.
08:10Donc super intéressant, c'est quelque chose qu'on accompagne énormément d'annonceurs aujourd'hui sur YouTube.
08:16Et après, tu as aussi tout ce qui est social vidéo,
08:20où là tu vas retrouver souvent une audience qui est jeune avec beaucoup de réactivité
08:26et du contenu qui est quand même un peu plus différent parce que tu vas avoir du contenu vidéo qui
08:30est un peu plus court
08:31et qui a un impact un peu différent.
08:34Alors justement, tu disais, et ça va un peu à l'encontre de ce à quoi prétend l'industrie publicitaire,
08:42tu dis qu'on est contre la standardisation.
08:44Mais d'une certaine manière, Sigma est là pour standardiser pour chaque annonceur
08:50le meilleur des plans médias et peut-être aussi aller à l'encontre des idées reçues qu'on pourrait avoir
08:55dans la répartition qu'on ferait de manière un peu générique ou empirique,
09:00de la répartition qu'on pourrait faire de son budget ?
09:05Un peu, oui et non, parce que dans l'exemple qu'on a montré là où on avait Renault et
09:12Peugeot,
09:14en fait le risque de dire je vais toucher mon audience qui est un peu standardisée
09:18dans les grandes plateformes sur lesquelles tu achètes de la vidéo aujourd'hui,
09:22c'est le risque que Renault va faire la même chose que Peugeot.
09:25Nous on se bat contre ça parce que Renault va avoir une stratégie potentiellement
09:30où ils veulent toucher tous les Français.
09:32Ça peut être une stratégie, tu vas avoir des marques qui veulent toucher tous les Français toutes les semaines.
09:36Tu vas avoir une marque concurrente qui va peut-être dire,
09:40moi en fait je n'ai pas le budget de ce leader, de mon concurrent qui a énormément de moyens,
09:47du coup il faut que je trouve le moyen de trouver mon audience dans cet énorme nuage
09:55et dans la navigation de l'environnement.
09:57Tu n'as pas dit glibouboulga alors c'est le mot du jour au jour.
10:00Exactement, mais l'idée c'est de trouver ton audience là où elle est,
10:02mais aussi d'être malin en fonction de ce que fait ton compétiteur
10:05et de quel type de canaux tu veux activer pour avoir le meilleur impact sur ta cible.
10:11Merci Pierre, merci de nous avoir expliqué les enjeux.
10:15Sous-titrage Société Radio-Canada
10:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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