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  • il y a 14 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00La primaire socialiste pour l'élection présidentielle, elle est prévue les 5 et 12 octobre.
00:04Il y a une petite accélération de campagne.
00:06C'est Ségolène Royal qui est passée à l'offensive et elle a ciblé l'inexpérience de Raphaël Glucksmann.
00:13Il est élu, ok, à la tête d'une liste, mais il n'a jamais géré quoi que ce soit.
00:18Il est stagiaire, Raphaël Glucksmann aujourd'hui.
00:20Il est stagiaire en politique, oui.
00:20Et vous êtes la patronne.
00:22J'ai eu quatre mandats de parlementaire, j'ai géré une région pendant dix ans,
00:26j'étais quatre fois ministre, j'ai géré la COP21.
00:29Oui, j'ai une expérience et le temps viendra peut-être pour le stagiaire.
00:33Mais plus tard, quand il aura franchi les échelons.
00:37Elle a raison de souligner que je ne suis pas, moi, en politique depuis 45 ans,
00:42que je n'ai pas qu'émandé des postes, moi, auprès d'Emmanuel Macron,
00:47que je n'ai pas ensuite choisi Jean-Luc Mélenchon par dépit.
00:50Là où elle se trompe, par contre, c'est que je n'ai aucune envie d'être stagiaire
00:54auprès de ces gens qui font de la politique de cette manière.
00:57Madame Royal ne gagnera absolument pas cette primaire,
01:01précisément parce que les Français qui vont voter à cette primaire
01:04rejettent ce type de politique.
01:07Alors, Arthur Delaporte, vous, vous soutenez Olivier Faure au Parti Socialiste.
01:11Tous les coups sont permis ?
01:13On est à trois semaines du premier tour.
01:15Je pense qu'il faut évidemment que tout le monde revienne à la raison.
01:18Mais est-ce que c'est Glenn Royal a eu raison ou tort d'employer ce terme de stagiaire
01:22pour qualifier Raphaël Glucksmann ?
01:24Vous venez de le rappeler, moi, je soutiens Olivier Faure qui, depuis le début,
01:27mène une campagne sur le fond et qui ne cherche pas à se distinguer par des saillis
01:32qui iraient contre ses adversaires.
01:34Et je noterai d'ailleurs qu'en disant qu'il n'y répond pas,
01:37Raphaël Glucksmann a lui-même décoché quelques flèches.
01:39– C'est des petits moments de vérité.
01:41– Il y avait de quoi, franchement ?
01:43– Après, voilà, non mais je veux dire, chacun…
01:45– Qu'est-ce que vous êtes trop poli, coincé quand même, M. Delaporte, coincé.
01:50– Moi, je vous dis…
01:50– Mais si, c'est des petits moments de vérité, les Français, c'est ce qu'ils veulent.
01:53C'est un débat, c'est une primaire.
01:54– Oui, peut-être que ça peut attirer un peu d'intérêt sur la primaire et c'est en mieux.
01:57D'ailleurs, je le dis, vous avez jusqu'au 5 octobre pour pouvoir faire un don
02:01sur le site du Parti Socialiste.
02:02– C'est une compétition, boum ! Il y a combien de participants ?
02:06– C'est évidemment une compétition.
02:07– Oui, mais de temps en temps, il y a des tacles.
02:09– Non mais alors là, pour le coup, je suis d'accord avec vous.
02:11C'est juste qu'il faut que ce soit des tacles modérés parce que le but à la fin, c
02:14'est que tout le monde…
02:14– Les stagiaires, c'est un tacle modéré ou pas ?
02:16– Je ne vais pas commenter les propos de Ségolène Royal.
02:19Ce que je peux vous dire, c'est que l'objectif à la fin, et ce qu'on porte avec
02:21Olivier Faure,
02:21c'est non seulement le rassemblement de la famille politique.
02:23Donc s'il y a des tacles, il ne faut pas qu'ils soient trop blessants
02:25parce qu'il ne faudrait pas que l'adversaire se retrouve définitivement hors jeu
02:28parce qu'on est dans une compétition qui est la compétition d'une famille politique.
02:32– Et après, vous êtes censés défendre le vainqueur.
02:33– Justement, mais on va voir quand même que…
02:35Enfin, je ne sais pas si on peut parler d'inimitié entre Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal.
02:41– Si !
02:41– Ça remonte quand même, et on a des antécédents,
02:45et c'est Raphaël Grabli qui va nous montrer ça, c'est l'effet Grabli, justement.
02:49Ça vient de loin, Raphaël, bonsoir.
02:50– Oui, il y a un passif, en fait, qui est assez lourd et assez long.
02:54En fait, pour comprendre, il faut remonter à fin 2016.
02:56Ségolène Royal, à l'époque, elle est ministre de l'écologie.
02:59Fidèle Castro vient de mourir, la numéro 3 du gouvernement
03:02déjà publie des tweets d'hommage à Fidèle Castro.
03:04Elle se rend à Cuba pour justement rendre hommage aux dictateurs,
03:07une initiative qui est très largement critiquée, y compris à gauche,
03:11et notamment par Raphaël Glucksmann, je le cite,
03:13qu'une partie de la gauche célèbre un homme resté 50 ans au pouvoir
03:16sans une élection libre et sidérant.
03:18Vous voyez dans les hashtags, les mots-clés derrière,
03:20il vise spécifiquement Ségolène Royal et Jean-Luc Mélenchon
03:24qui avait aussi rendu hommage à Fidèle Castro depuis Paris.
03:27Trois ans plus tard…
03:28– Et le hashtag Musée Grévin qui n'est pas une anamidite.
03:31– Oui, voilà, je ne l'ai pas cité celui-là, il est apparu aussi, effectivement.
03:34Trois ans plus tard, on est en 2019, Raphaël Glucksmann est cette fois candidat aux européennes,
03:38tête de liste PS et place publique.
03:40Il explique qu'à ses yeux, la gauche te parle plus au peuple depuis 30 ans.
03:44Ségolène Royal, ex-candidate à la présidentielle, n'apprécie pas vraiment.
03:48Elle tac, Raphaël Glucksmann, en évoquant déjà finalement une petite erreur de manque d'expérience.
03:53Donc le manque d'expérience avait déjà été utilisé par Ségolène Royal.
03:56Et troisième confrontation qui devrait laisser un peu plus de traces.
04:00Cette fois, c'est le 1er septembre 2022, c'était sur ce plateau, vous en souvenez bien.
04:04Ségolène Royal remet en question le bombardement d'une maternité ukrainienne par la Russie.
04:08Elle semble douter de la réalité du massacre de Boucha.
04:11Deux événements largement documentés au cours des mois précédents.
04:14Sur X, Raphaël Glucksmann dénonce, je cite, un naufrage total.
04:17Il qualifie Ségolène Royal de Philippot de gauche,
04:20en faisant référence à Florian de Philippot, ex-vice-président du Rassemblement National,
04:25désormais star des réseaux complotistes et pro-russes.
04:28– Alors quand Raphaël Glucksmann accuse Ségolène Royal de quémander aussi des postes depuis 45 ans,
04:33à quoi fait-il référence ?
04:34– Alors ce matin, il évoque des demandes auprès d'Emmanuel Macron,
04:37mais si on remonte pendant une quarantaine d'années, on pense forcément à une séquence.
04:41On est le 21 mai 1988.
04:43François Mitterrand vient d'être élu juste après sa cérémonie d'investiture.
04:48À l'Elysée, Ségolène Royal, 34 ans, l'interpelle devant les caméras
04:51pour tenter d'arracher une circonscription aux législatives.
04:55Regardez et tendez bien l'oreille.
05:14– Bon alors finalement, il était encore temps.
05:17Ségolène Royal a obtenu sa circonscription la toute dernière minute dans les Deux-Sèvres.
05:20Elle remporte l'élection de justesse avec 50,6% des voix.
05:24– Vous oubliez aussi le meeting de Nicolas Sarkozy en 2007.
05:28– En 2007.
05:29– Père et fils Raphaël Glouzman et son père André Glouzman sont au meeting de Nicolas Sarkozy,
05:34alors adversaires de Ségolène Royal.
05:36Alain Duhamel s'est fait beaucoup en fait.
05:37Cette inimitié remonte à 20 ans.
05:40– Ils ont tout pour ne pas s'aimer, c'est une évidence.
05:44La dimension personnelle existe et puis la dimension politique aussi quand même.
05:49Ségolène Royal, on la connaît depuis longtemps.
05:53Elle fait du Ségolène Royal, c'est-à-dire qu'elle se précipite sur une situation politique
05:58et elle arrive à en faire un événement formidable, n'exagérons pas.
06:03Enfin, un événement quand même.
06:05Elle est très redoutable dans cet exercice-là.
06:08Parmi les personnalités politiques aujourd'hui,
06:11c'est peut-être celle qui sait le mieux se saisir de ce qui est un incident
06:17pour en faire un drame, un drame au sens théâtral
06:21et dans lequel par principe elle joue le rôle formidable.
06:24Elle joue le rôle du récitant qui explique au public ce qui est en train de se passer.
06:29– Mais quand elle le traite de stagiaire, est-ce qu'elle vise juste ?
06:32Est-ce qu'elle appuie là où ça fait mal ?
06:34Alors rappelons quand même que Raphaël Guzman est député européen,
06:37que c'est son deuxième mandat, mais il n'a jamais été élu local, c'est ce qu'elle lui
06:39reproche.
06:39– Non mais elle est tout sauf bête, c'est Colène Royal,
06:42et quand elle est maladroite, elle l'est souvent volontairement.
06:46Et là, ce qu'elle le dit est à la fois très vachard,
06:49dire vous êtes un stagiaire, vous ne connaissez rien à rien,
06:53vous n'avez jamais rien administré de votre vie, vous êtes à peine,
06:55on ne peut même pas dire vous êtes un politique, etc.
06:58Elle sait que ça fait mal de dire ça et que ça laisse des traces.
07:01Est-ce que c'est équitable ? Évidemment non.
07:05Guzman c'est quelqu'un qui a fait de la politique,
07:07pas de la politique qu'au sens cantonal, ça c'est vrai,
07:10ni municipal, il a fait de la politique au sens européen ou mondial.
07:16Ce n'est pas déshonorant, c'est même plutôt en sa faveur.
07:21Simplement, Ségolène Royal, c'est une bagarreuse,
07:25comme je crois, il n'y en a pas deux sur la scène publique française.
07:29Et quand elle lâche ses coups, celui qui est en face prend quelque chose sur le menton, dans les bons
07:34cas.
07:35Est-ce qu'Olivier Faure redoute les débats avec Ségolène Royal ?
07:38Non, je ne suis pas sûr qu'on redoute les débats,
07:39parce que déjà Olivier Faure est assez serein sur ce qu'il défend.
07:42Et je crois que les Français ne veulent pas juste des joutes oratoires,
07:44ils veulent des gens qui sont en capacité de proposer un chemin pour le pays.
07:47Et c'est ce qu'on fait avec Olivier.
07:48C'est-à-dire que nous, on n'est pas en train de donner des coups aux uns ou aux
07:51autres,
07:51parce qu'on défend un principe simple, le rassemblement de la famille socialiste,
07:53le rassemblement de la gauche.
07:55Mais Olivier Faure n'a jamais été ministre, par exemple.
07:56Il n'a jamais été ministre.
07:57Est-ce qu'il peut être un président de la République quand on n'a pas été ministre ?
08:00Il est premier secrétaire du Parti socialiste depuis dix ans.
08:02Il est député de Sénémar depuis 2012.
08:05Et député...
08:05Ségolène Royal a été plusieurs fois ministre.
08:07Je suis moi-même député.
08:08Des difficultés des Français, on les voit au quotidien dans nos permanences parlementaires.
08:12Quand vous êtes chef de parti,
08:13vous êtes l'interlocuteur non seulement des gouvernements,
08:16mais vous êtes aussi un interlocuteur des chefs d'État de gauche européens.
08:20Enfin, je veux dire, Olivier Faure, dans quelques semaines,
08:22il sera à Bruxelles avec Pedro Sanchez, avec...
08:24Donc ce n'est pas un stagiaire.
08:26Ce n'est pas un stagiaire.
08:27Et c'est par ailleurs quelqu'un qui a à la fois une action du local à l'international.
08:31Donc voilà, ça c'est vrai qu'on n'a pas de reproches ni de critiques
08:34à se prendre de la part des uns et des autres.
08:35Et je noterai juste une chose.
08:37C'est que moi, j'en ai un peu marre de ce Raphaël Glucksmann
08:40qui vient nous expliquer en permanence que si on fait de la politique
08:43depuis 5, 10, 20 ou 15 ans ou 30 ans,
08:45c'est-à-dire si on s'est engagé toute sa vie pour défendre une cause,
08:48alors on n'est pas légitime, on est un apparatchik.
08:51Parce que ça, c'est quelque chose qui nous ressort toutes les semaines depuis le début.
08:54Donc Ségolène Royal lui a dit,
08:55en fait, c'est aussi avoir de l'expérience que d'avoir une carrière politique
09:00et des convictions d'être resté, par exemple pour le cas d'Olivier Faure,
09:04au Parti Socialiste, de façon constante, depuis l'âge de ses 16 ans.
09:07C'est un apparatchik, Olivier Faure ?
09:09Il y en a un qui a poussé la porte du Parti Socialiste
09:10parce qu'il était issu des quartiers populaires à Orléans,
09:13il savait qui il défendait pour qui il se battait,
09:15et il ne s'est pas engagé au Parti Socialiste
09:17parce qu'il était en recherche d'une carrière,
09:19mais parce qu'il savait qui il voulait défendre.
09:21Et il est resté au Parti Socialiste.
09:22Donc ce n'est pas déshonorant d'avoir fait toute sa carrière au PS ?
09:25Olivier n'a jamais dit de mal du Parti Socialiste.
09:29Et c'est le Parti Socialiste qui dit du mal d'Olivier Faure, ce n'est pas pareil.
09:33Raphaël Bouchman a été extrêmement critique à l'égard du Parti Socialiste
09:36jusqu'à une période très récente.
09:37Donc voilà, nous il y a une constance, l'idée qu'on est à gauche,
09:40on défend la gauche, et on n'a pas de problème à l'idée que
09:43quand on s'engage à 16 ans, on peut s'y engager toute sa vie.
09:45Après, soyons pas dupes, c'est qu'Amandine Atalaya,
09:47c'est que c'est Gouen-Royal, doit faire oublier qu'elle est là depuis toujours.
09:49Donc elle justifie le fait que c'est important d'avoir quelqu'un
09:53qui a été ministre, etc., dans cette bataille, face au jeune Luxman.
09:57Mais on pourrait lui renvoyer les compliments en disant
09:59« ça fait 45 ans que vous êtes là ».
10:02Et puis elle ne veut pas lâcher.
10:03Et elle n'a rien à perdre aujourd'hui, c'est Gouen-Royal,
10:06parce que ça fait…
10:06C'est toujours le dernier tour de piste.
10:07C'est ça, des années, à vrai dire, qu'elle espère.
10:09Il est vrai qu'elle a contacté Emmanuel Macron
10:12parce qu'elle souhaitait avoir des postes qu'elle n'a pas eus,
10:14qu'elle a beaucoup insisté.
10:16Elle a l'aplomb de dire, y compris aujourd'hui.
10:18Elle a un aplomb phénoménal,
10:20qu'elle pense remporter cette primaire.
10:23Vous vous souvenez de ses phrases très célèbres
10:25sur « quand elle a perdu, c'était en 2007 »,
10:27sur « je vous mènerai vers d'autres victoires ».
10:29C'est vraiment un personnage…
10:30Elle a aussi perdu la primaire en 2011.
10:32C'est vrai, c'est vrai, mais c'est un personnage incroyable,
10:34c'est Gouen-Royal, et on retient ces phrases.
10:36Est-ce que c'est pas un personnage formidable sur les plateaux télé ?
10:39Est-ce que les militants, les électeurs de gauche
10:42ont envie encore d'une Ségolène-Royal ?
10:44C'est ça la question.
10:45– Non, forcément, ils peuvent avoir envie aujourd'hui
10:47de quelque chose de plus sérieux.
10:49Et en l'occurrence…
10:49– De nouveau, peut-être aussi.
10:51– Alors, de nouveau, il n'y a pas beaucoup de personnes
10:53qui sont vraiment nouvelles dans la primaire.
10:54– Avec Blussmann, il n'est plus nouveau que…
10:56– Ça fait quand même très longtemps qu'il est député européen.
10:58– Ça fait quand même très longtemps qu'il est député européen.
10:59– Attendez, attendez, attendez.
11:00– Ah non, on dit qu'il finit ce propos.
11:02– Oui, oui, non, mais il a déjà été candidat plusieurs fois aux européennes.
11:06C'est pas un personnage nouveau non plus,
11:07mais dans cette primaire, pour l'instant, c'est assez plat.
11:10Voilà, il faut bien se le dire.
11:12Olivier Faure, il critique Raphaël Glucksmann,
11:14mais ça ne passe pas vraiment le mur du son.
11:16Raphaël Glucksmann est assez mou
11:18et a un peu de mal quand même à se faire entendre pour l'instant.
11:20Et donc, bon, Ségolène Royal, quand elle fait une pique comme ça,
11:23bien évidemment, on la retient.
11:24Après, ce qui va changer la donne, ce sont les trois débats de fond.
11:27– Simplement, à vous regarder ou à vous écouter,
11:31on sent que vous vous retenez,
11:32parce qu'en fait, vous en seriez bien passé de Ségolène Royal.
11:35Seulement, dans le casting, ça vous permet d'avoir une femme, M. Delaporte ?
11:38– Non, alors moi, déjà, je reconnais qu'elle a eu ses parrainages,
11:40je reconnais son parcours.
11:41– Et vous s'en seriez bien passé.
11:42– Elle nous a représenté à la présidentielle,
11:44donc moi, je ne vais pas me mettre à dire quoi que ce soit sur ses parrainages.
11:46– Vous en seriez bien passé.
11:47– Vous avez dit de l'aplomb, elle a du culot,
11:49mais je crois qu'aujourd'hui, ce que veulent les électeurs socialistes,
11:51c'est juste quelqu'un qui peut, demain,
11:53essayer de gagner la présidentielle et se qualifier au deuxième tour.
11:55Donc, c'est aussi de ça qu'on va parler,
11:57et aussi du fond, parce que, désolé, mais,
12:00vous voyez, avec Olivier Faure,
12:01on a dit certaines choses qui nous différenciaient de Raphaël Glucksmann.
12:03Je pense, par exemple, à notre vision sur la question
12:06du rapprochement, du salaire net, du salaire brut, etc.
12:08Vous voyez, des choses qui sont plutôt du programme de la droite
12:10que Raphaël Glucksmann reprend dans son programme.
12:13Bon, moi, je préférais qu'on parle plutôt de ça,
12:15de ce qui nous différencie sur le fond,
12:16parce que je crois que c'est aussi ce qu'attendent les électeurs socialistes.
12:18C'est un débat sur un, un débat sincère.
12:21Elle a une chance, dans cette primaire, Ségolène Royal ?
12:24Elle a une certitude, c'est que plus elle va s'exprimer,
12:28plus elle va prendre des initiatives,
12:30plus elle va dissonner par rapport aux autres,
12:33plus elle sera remarquée, et plus elle sera comblée.
12:37C'est évident.
12:38Pardon, mais les gens qui vont payer...
12:39Elle a envie d'être quelqu'un...
12:42Elle a envie d'être un premier rôle dans un paysage,
12:45même si elle n'est pas en situation d'être la vraie candidature.
12:49C'est parce que 2007 n'a jamais été digérée ?
12:51C'est-à-dire, d'abord, 2007, ça n'est pas passé tellement loin.
12:54Donc, déjà, et elle a eu le sentiment à cette époque
12:57qui n'était pas complètement faux,
12:59puisque j'ai vu ça d'assez près,
13:02de ne pas avoir été soutenue à fond dans son propre camp
13:05comme elle aurait pu l'être.
13:07Donc, elle a, si j'ose dire, une victoire de rentrée
13:10qui paraissait à la portée de sa main.
13:12Et maintenant, elle a une envie folle
13:14d'une seconde tentative.
13:16Parce que vous oubliez qu'elle a été candidate aussi en 2011.
13:19Oui, absolument.
13:21Elle a fait le jeu, sans le vouloir peut-être,
13:24mais de François Hollande, en l'occurrence.
13:26C'est-à-dire, celui qui attend à l'extérieur
13:27de voir tous les autres se nuire entre eux
13:29et finalement peut-être échouer,
13:32devenir trop faible.
13:33Et lui, il attend en coulisses.
13:35Mais elle veut être utile ou elle veut nuire, finalement ?
13:38Je crois qu'elle veut exister.
13:39Alors que François Hollande veut diriger.
13:46Merci d'avoir été avec nous pour évoquer
13:48cette première passe d'armes, en fait,
13:51verbale dans cette primaire socialiste.
13:53Je rappelle les dates.
13:54Ce sera les 5 et les 12 octobre.
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