- il y a 28 minutes
Avec François Trillo, Jean-Baptiste Elissalde et Cyprien Beytout.
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Catégorie
🥇
SportTranscription
00:00Au cœur de la mêlée, François Trios.
00:02Au cœur de la mêlée, l'émission rugby du lundi sur Sud Radio, chaque lundi de 20h à 21h.
00:08Une émission pour débriefer le week-end et tout savoir de l'actu rugby,
00:11avec toute l'équipe Sud Radio et notre consultant Jean-Baptiste Elissal.
00:15De sommaire ce soir, le loup Lyon, seul leader du top 14 après trois journées,
00:20Théo Millet, le centre lyonnais, sera avec nous en direct aux alentours de 20h15.
00:23Gros plan à 20h30 sur les hommes de l'ombre.
00:26Pour ceux qui soutiennent autant physiquement que moralement les joueurs,
00:31les kinés du top 14 avec deux figures qui seront avec nous à 20h30 des anciens kinés,
00:37puisqu'ils viennent de prendre leur retraite, à savoir Christophe Foucault et Raphaël Aubin.
00:41Puis vous pouvez nous appeler au 0826 300 300 pour réagir, participer.
00:44C'est parti, au cœur de la mêlée, la seule émission du lundi qui ne parle que de rugby.
00:49Sud Radio, au cœur de la mêlée.
00:52Bonsoir Jean-Baptiste Elissalde et bonsoir Cyprien Béthou.
00:56Bonsoir tout le monde.
00:57Bonsoir tout le monde.
00:58Les dernières infos bien sûr, parce que c'est vrai que ceux qui n'étaient peut-être pas devant leur
01:03téléphone,
01:03enfin c'est rare maintenant, tout le monde est devant le téléphone,
01:05mais ceux qui n'avaient pas les notifications de Sud Radio activées,
01:09n'avaient peut-être pas les dernières infos rugby aujourd'hui et il y en a eu.
01:12Exactement, tout d'abord la journée, troisième journée de Top 14 qui s'est déroulée ce week-end
01:17sur les antennes de Sud Radio avec samedi la victoire de Castres contre Toulon 29-27,
01:21la victoire du Racine 92 du côté de Marcel de Flandre face à La Rochelle 20 à 10,
01:26les succès bonifiés du Loup face à Pau 51-25,
01:29de Montpellier face à Perpignan 50 à 13,
01:32ou encore de Bayonne face à Clermont 46-24,
01:35le succès à l'extérieur de Toulouse face à Vannes 29-23,
01:38et enfin le dernier succès bonifié ce dimanche soir de Bordeaux-Bègle face au stade français 40 à 10.
01:45Justement, cette affiche avait montré la blessure et la sortie prématurée de Mathieu Jalibert à la 15ème minute de jeu.
01:53L'ouvreur international souffre d'une dissurure au quadriceps de la cuisse droite
01:58et il serait absent environ 6 à 8 semaines et donc il serait incertain pour les matchs de novembre avec
02:04le 15 de France.
02:0615 de France, il l'a quitté.
02:08Sean Edwards, l'entraîneur de la défense sous le mandat de Fabien Galtier,
02:12rebondit auprès de l'équipe féminine d'Angleterre pour une pige.
02:16Et donc du coup, on risque de le retrouver lors du crunch prochain.
02:19Enfin, on a souvent parlé de la pelouse de Montpellier qui était en piteux état.
02:24Montpellier devrait recevoir donc Toulon au stade de la Mousson en raison de l'état de la pelouse du sept
02:28et au stadium.
02:29Oui, réaction Jean-Baptiste Elisal sur la déchirure ou en tout cas la blessure musculaire de Mathieu Jalibert.
02:366 à 8 semaines, annoncées par nos amis de Sud-Ouest.
02:406 semaines, c'est le tarif pour une telle blessure ?
02:42On en parlera à 20h30 avec nos kinés spécialistes de la chose, mais quand même.
02:47Oui, en général on parle d'un centimètre pour une semaine.
02:52Donc ça veut dire que ce n'est pas anodin comme déchirure.
02:55Ce n'est pas un petit truc, ça doit être un truc assez important, c'est sa jambe de frappe.
02:59Il y aura certainement au moins 8 semaines pour ne pas prendre de risques.
03:03Ce qui veut dire que ça remet en question en effet non seulement pour Bordeaux pour les prochains matchs,
03:08mais surtout pour l'équipe de France.
03:10Alors on verra le jeune Royce et peut-être une surprise sortie de nulle part.
03:14Louis Bielbiaré qu'on a entendu parler en début de saison qui pouvait jouer à l'ouverture.
03:19Oui, c'est vrai qu'il était formé à ce poste, en tout cas c'est à voir.
03:22Et puis il y a également Joseph Laraghe, le jeune Joseph Laraghe étant prêt à Béziers,
03:27à voir si cette formule sera activée.
03:31On va d'ailleurs, tiens, pour revenir sur ce match et peut-être en un mot,
03:35Jean-Baptiste, l'UBB qui avait déçu la semaine dernière à Toulouse,
03:40vous a convaincu hier, t'as convaincu hier, coup-ci, coup-ça.
03:44Non, ouais, elle a été à sa main, après un début de match un peu dans le dur
03:49où les Parisiens ont vendu chèrement leur peau, notamment défensivement.
03:53Je ne les ai pas trouvés aussi fervoltants que sur leur premier match.
03:57Mais voilà, le stade français avait enlevé au moins 5 ou 6 de ses joueurs majeurs.
04:02Et Bordeaux, petit à petit, au courage, avec un très bon Willis,
04:06a réussi à faire l'écart et à même inscrire le point de bonus.
04:10Donc hormis la blessure de Jalibert, c'était une bonne journée pour Bordeaux.
04:13Un bon Willis, un bon Gazouti aussi qui a fait son entrée un petit peu plus tard en deuxième période
04:17et qui était au micro de Nicolas Delage.
04:19Écoutez-le hier soir.
04:20Franchement, à la mi-temps, on n'était pas serein.
04:23Il fallait qu'on ferraille vraiment pour faire basculer cette équipe.
04:27Et on a réussi à le faire dans le second acte.
04:29On est content de cette victoire et des 5 points pris.
04:32Personnellement, j'avais aussi un peu envie de me rattraper du week-end dernier
04:35où je pense que sur le secteur des rues, j'ai été un peu apathique.
04:39Donc voilà, aujourd'hui, j'ai essayé d'amener ça à l'équipe et ça a plutôt bien marché.
04:44Voilà, ça a plutôt bien marché.
04:46Victoire dans 40 à 10.
04:47On l'a vécu sur Sud Radio, comme on vivra bien sûr la quatrième journée du Top 14 le week
04:51-end prochain.
04:52Mais projetons-nous quand même sur ce week-end qui s'est écoulé avec votre podium, messieurs.
04:56Je dis ça avec Cyprien Béthou.
04:58C'est Cyprien qui va commencer.
05:00Parce que toi, tu as décidé de mettre en avant des ailiers.
05:05Exactement.
05:06Alors des ailiers, on va commencer par le bronze ou par l'or ?
05:09Allez, commençons par le bronze.
05:10Par le bronze.
05:11Justement, c'est l'ailiers de Bordeaux-Bègue, la Vogue-Adro,
05:15qui a fait son premier match ce dimanche soir avec l'UBB, lui qui était à Grenoble avant.
05:19Honnêtement, il était troisième ligne dans sa jeunesse.
05:22Il est reconverti ailiers et j'ai trouvé qu'il était assez intéressant, surtout sur son essai.
05:28Beaucoup de gaz, beaucoup de punch, assez dur au mal.
05:30Et donc, du coup, hâte de voir ce que ça va donner, surtout que la rotation, on le sait,
05:34avec potentiellement Penaud ou Biel-Biarré, il va y avoir de la place pour lui.
05:37Oui, et il a effectivement laissé entrevoir de belles perspectives.
05:40Enfin, on peut faire confiance au recruteur bordelais pour faire confiance à un jeune venu de Grenoble.
05:46Rappelons-le, le bronze de Jean-Baptiste Elisalde.
05:49Eh bien, écoute, les grands esprits se rencontrent, François.
05:52Tu as invité les hommes de l'ombre, les kinés.
05:55Et moi, je voulais parler de ceux qui sont sur le terrain, les hommes de l'ombre, des piliers.
05:59Et on n'en parle pas assez.
06:00J'en ai noté trois ce week-end.
06:02Tu parlais parfois des invisibles.
06:04Des invisibles, exactement.
06:06Il faut savoir que ces gens-là, c'est des mecs...
06:08Le numéro un, c'est la mêlée.
06:10Mais casser les ballons portés, se déplacer autour du ruc,
06:13plaquer en général plus de 15 fois par match,
06:16se relever en moins de 3 secondes,
06:18faire des déblayages pour assurer la continuité du jeu.
06:20Et sans eux, en fait, ils portent bien leur nom,
06:22on ne pourrait pas jouer au rugby.
06:24Donc voilà, je voulais leur faire un clin d'œil.
06:26Et j'ai commencé mon bronze par Bordelais,
06:29le piliers de Bayonne, aussi, pour féliciter Bayonne de son match.
06:3215 plaquages, vraiment, lui, dans le retour au jeu,
06:35il est très impressionnant.
06:37Une activité défensive et offensive plutôt intéressante.
06:40Un garçon qu'on commence à voir pointer le bout de son nez
06:43et qui est vraiment dans les tâches ingrates très précis.
06:47Bon, voilà pour Bordelais, pilier gauche de l'aviron Bayonne,
06:50médaille de bronze de Jean-Baptiste.
06:52L'argent, non pas les moyens, mais la médaille d'argent attribuée par Cyprien Béthou.
06:57Oui, moi, je suis pour la lumière.
06:59Donc, c'est vraiment les ailiers.
07:00Max Spring, pour moi, qui a été le détonateur,
07:03l'ailiers capitaine du Racing 92,
07:05qui a mis un essai sublime sur un renvoi d'embûte.
07:08Il a franchi, braqué la défense avant d'éliminer Astoy d'un dernier crochet.
07:11Et il fallait ça, peut-être, pour que le Racing 92 puisse avoir un déclic
07:15et aller l'emporter de côté de la Rochelle.
07:17Donc, Max Spring toujours au niveau.
07:18Et vraiment, cet essai est sublime d'un côté exploit individuel.
07:24Donc, voilà, notifier l'essai de Max Spring.
07:26Voilà, beau.
07:26Et en plus, un détonateur pour son équipe qui l'a emporté, on le rappelle, à la Rochelle.
07:30L'argent pour Jean-Baptiste Elisalde, ça rime.
07:34Et bien aussi, pour récompenser la victoire du Racing à la Rochelle,
07:39un jeune joueur qui est rentré pilier droit à la cinquante minute,
07:42les fameux finishers, celui qui peut faire basculer les matchs.
07:45Et il l'a fait dans son domaine, c'est Léota.
07:48Il est très jeune, vous allez voir, c'est un petit cube, 1m75,
07:52130 kg au garrot, bien tonique, tu vois.
07:55Et sincèrement, lui, pour son activité offensive, je le félicite.
07:59Il a fait une très bonne rentrée.
08:00Je l'avais déjà vu l'année dernière en quart de finale avec les espoirs du Racing.
08:06Et bien, ça promet. Il est très jeune, en plus.
08:08Voilà, tu suis effectivement cette jeunesse du Racing qui l'a emportée à la Rochelle.
08:14Médaille d'or de Cyprien.
08:15Moi, c'est pour Rodrigo Marta.
08:17L'Elié, pas loin, trois matchs, cinq essais.
08:20Il a encore mis un doublé contre le Loup ce samedi.
08:23Il se fait surtout un geste fabuleux sur un renvoi.
08:26Il a fait un contrôle porte-manteau.
08:28Il a surpris tout le monde pour aller inscrire cet essai.
08:31Je pense que c'était le premier surpris.
08:32Mais ça montre son...
08:33Définition du contrôle porte-manteau.
08:34C'est le pied tendu pour ramener le ballon et ralentir...
08:37Comme un fouteux.
08:38Comme un fouteux, exactement.
08:39Thierry Henry était adepte de ce genre de contrôle, notamment.
08:42Mais voilà, donc magnifique contrôle et doublé en corde Marta.
08:44Cinq essais en trois matchs.
08:46Une acclimatation express avec l'ADN paloise pour l'ancien Columérin.
08:51Voilà, l'international portugais.
08:52La médaille d'or de Jean-Baptiste Elissal pour terminer ce podium, qui est un peu notre hors-d'oeuvre,
08:57toujours, au cœur de la mêlée.
08:59C'est ça.
09:00Et pour récompenser le stade toulousain, qui a dû sortir et s'employer pour sortir un gros match là-bas
09:07et gagner.
09:08Vannes a été très bon.
09:10Mais celui que je voulais souligner, c'était Merkler.
09:12Merkler, on n'en parle pas beaucoup.
09:14Mais en mêlée, c'est très très costaud.
09:16Et lui, par contre, à chaque fois qu'il touche un mec en face, il électrocute.
09:21Ça va devenir une pièce essentielle.
09:23Ça l'était déjà, mais ça va devenir une pièce essentielle dans le rouage toulousain.
09:27Il va faire partie des tout meilleurs piliers droits de la planète très vite.
09:32International espagnol et surtout grand gabarit.
09:34En plus, surdiplômé par ailleurs.
09:37Mais ça, c'est pour dire qu'il n'y a pas que des jambes et de la force.
09:42Il y en a aussi dans sa tête, au jeune Merkler.
09:47Il fait plus de 1,90 m, je crois.
09:491,93 m de mémoire.
09:51En tout cas, c'est un phénomène qu'il faut suivre.
09:54Merci pour ce podium fait d'Eli et de Piliers.
09:58Et bien sûr, nous allons revenir sur ça.
10:00Les flops, 1,94 m, il est grand, effectivement.
10:03Sur le modèle un peu du pilier néo-zélandais qu'on avait vu à Toulon,
10:07dont j'ai le nom qui est en train de m'échapper.
10:09Carlemann.
10:10Carlemann, tout à fait.
10:11Un point pour le qui-je-suis.
10:13Voilà, c'est déjà...
10:15Mais bon, Philippe n'est pas là ce soir.
10:17On va quand même te passer sur la grille.
10:19Il est en stage commando pour travailler justement son qui-je-suis
10:24après ses dernières défaites.
10:25Le flop du week-end pour toi, Jean-Baptiste ?
10:29Pour moi, c'est vraiment un contre-coeur, les gars.
10:32Mais c'est le match Stade Roche-Les Racing.
10:35Ça a été le plus pauvre en termes de temps de jeu.
10:38Ce qu'il faut dire quand même, c'est que tu l'as revu en détail.
10:42Oui, forcément.
10:43Déjà, je pense qu'il y a deux personnes qui ont dû le faire.
10:45Il y a les deux entraîneurs, mais et toi ?
10:48Oui, je les ai tous regardés, vraiment.
10:50En fait, c'est bien le lundi, ça donne du temps de bien analyser les trucs,
10:53d'aller chercher des détails, bordeler comment ils se relèvent et tout.
10:56Enfin bon, et donc le flop, c'est ce match-là.
11:00Vraiment, le moins bon techniquement, le moins bon stratégiquement,
11:05avec un avantage de Racing, bien sûr, parce qu'ils ont été beaucoup plus puissants
11:08et qu'ils l'ont emporté, mais voilà, pas un bon match de rugby
11:11et le moins intéressant du week-end, hormis peut-être le fait qu'il y avait un peu de suspense.
11:17Voilà, moi, t'as un flop, toi ?
11:19J'ai commenté cette affiche, je pense que je peux être embarqué par Jean-Baptiste pour le flop.
11:24Voilà, c'est un flop associé.
11:25Moi, j'ajouterais celui de la vidéo Castre-Toulon, quand même,
11:27parce que c'est une double faute du prestataire et puis également du corps arbitral
11:32qui aurait pu aussi demander les images du diffuseur en plus.
11:35Mais c'est vrai que, bon, je trouve que pour Toulon, en tout cas,
11:40ils sont un peu lésés quand même par rapport aux autres équipes.
11:43C'est vrai que ça se joue à tellement peu, désormais, les matchs,
11:45que ce sont des détails aussi qui peuvent compter, eux, les Toulonnais,
11:48qui comptent désormais trois défaites dans ce top 14.
11:51Vous pouvez nous appeler au 0826 300 300.
11:53On va continuer à parler de top 14, continuer à parler du week-end
11:55et on va parler du surprenant nouveau leader, le loup Lyon,
11:59avec un de ses joueurs phare et majeur Théomillé,
12:03qui sera avec nous d'ici quelques secondes.
12:06Sud Radio
12:09Tu sais que tu travailles à l'ADMR quand tu connais le quartier comme ta poche.
12:13Pour les courses de M. Keller, c'est à droite, après la médiathèque.
12:16En fait, tu sais que tu travailles à l'ADMR quand tu fais partie de la vie des gens.
12:20Mme Blanchard adore se promener, par exemple.
12:22Du coup, on l'aide pour sa toilette, puis on fait un tour du quartier.
12:25Alors quand elle hésite à quitter son fauteuil, tu agis.
12:28En tant qu'auxiliaire de vie, tu es formé pour ça.
12:31Et quand ça te rend fier, tu es fait...
12:33Je vais l'amener chez Darty et je peux vous dire que ça va être vite vu.
12:36Ma cuisine, c'est qui ?
12:37Ben, ma cuisine, c'est Darty.
12:39Eh oui, Darty fait aussi des cuisines.
12:40Et jusqu'au 30 septembre, la pause de votre cuisine est offerte.
12:43Rendez-vous chez Darty, concepteur cuisine.
12:45Conditions au magasin et sur cuisine.darty.com
12:54Au cœur de la mêlée avec vous, les passionnés de rugby le lundi soir
13:00pour débriefer, pour prendre le temps de décrypter ce qu'il s'est passé le week-end
13:04et puis se projeter sur le suivant.
13:06On est heureux de parler du leader de ce top 14 après trois journées.
13:10Le leader, c'est Lyon, qui dispose de quatre points d'avance sur Toulouse et l'Union Bordeaux-Bègles.
13:17Et pour parler du loup, on est ravis d'accueillir Théo Millet, trois quarts centre du loup.
13:22Bonsoir Théo.
13:24Bonsoir tout le monde, merci pour l'invitation.
13:25Merci d'être avec nous, en direct avec Jean-Baptiste Elissal, avec Cyprien Béthou.
13:29L'équipe est là, d'abord pour te féliciter parce que c'est vrai que ce loup-là,
13:33il fallait la faire, ce loup-là depuis le début de la saison nous séduit quand même.
13:39Il y a du jeu, il y a des essais et en plus, il y a même des bonus.
13:44Oui, écoute, on est très content de ce début de championnat.
13:48Malgré les résultats, c'est surtout le contenu où on est vraiment content de ce qu'on a fait.
13:56Voilà, on avait à cœur de commencer et de débuter cette saison du mieux possible.
14:02Et donc, c'est chose faite après trois matchs.
14:04Voilà, victoire.
14:05On le rappelle, ce week-end contre Pau, ça a longtemps été serré, Jean-Baptiste,
14:10ce match entre le loup et la section paloise.
14:12C'était le choc des leaders ce week-end.
14:15Oui, avec un ou deux...
14:17Alors, du côté de Marta, c'est un bel essai, l'amorti du pied.
14:20Mais du côté du loup, c'est ses casquettes,
14:22qui a perpétuellement remis un peu Pau dans le match,
14:26jusqu'à temps qu'un joueur de Pau découpille et prenne le carton rouge.
14:31Et après, ça n'a été que favorable à Lyon sur la fin de match.
14:35Ils n'ont plus faire le trou.
14:37C'était un match avec beaucoup d'intensité courue.
14:42Sincèrement, ça a cogné aussi.
14:43Il y a eu pas mal d'intensité.
14:44Et puis, il y a eu surtout un bon rugby, fait des deux côtés, plutôt aéré.
14:49Et il était plaisant à regarder, celui-là.
14:51Voilà, avec peut-être aussi des changements que tu vois dans le jeu.
14:57Puisque toi, tu regardes, re-regardes les matchs le lundi.
14:59Tu as pu voir des choses qu'on n'a pas vues, nous.
15:01Parce que moi, je ne l'ai pas regardé, celui-là.
15:03Lyon fait partie des équipes qui tapent le plus dans le ballon.
15:06Il y a un peu plus d'alternance.
15:08Ils ont aussi un peu changé leur fusil d'épaule.
15:10C'est moins latéral.
15:11On retrouve quelques actions un peu plus axiales.
15:14Des avants un peu plus pénétrants, un peu plus denses par rapport à l'année dernière.
15:19Et à l'image de Guillard, à l'image aussi de leur troisième ligne, Simons.
15:24Qui fait bien le relais entre les avants et les trois quarts.
15:29Sincèrement, avant, ils étaient vraiment la latéralité face à rugby à 7, améliorée, entre guillemets.
15:34Là, ils sont un peu plus dangereux partout.
15:36C'est peut-être ce qui fait qu'ils ont fait un bon début de saison.
15:39Mais l'année dernière, ils avaient fait aussi un bon début de saison.
15:41Et on en parlera plus tard avec Théo.
15:42Théo, est-ce que tu rejoins, tu n'es pas obligé, l'analyse de notre consultant coach Jean-Baptiste Elisalde
15:50?
15:51Non, très bonne analyse.
15:53On s'appuie beaucoup maintenant sur nos avants pour qu'ils pénètrent la ligne et qu'ils nous fassent avancer.
15:59C'est vrai qu'on était en difficulté l'année dernière sur certains matchs où justement le jeu axial était
16:06défaillant.
16:07Donc, on est fiers d'avoir des gros qui portent maintenant un peu plus le ballon, qui sont encore plus
16:13dominateurs.
16:14Et donc, ça nous permet, nous, derrière, après, de nous régaler et de prendre les espaces disponibles.
16:19Donc, bonne analyse.
16:20Pas mal.
16:21Tu lui mets une note ?
16:23En tout cas, tu travailles la note jusqu'à 20h27, puisqu'on va te garder jusqu'à 20h27, Théo.
16:30Cyprien Béthou avec nous.
16:31Bonsoir Théo.
16:33On l'a dit, trois victoires, mais aussi beaucoup de points.
16:35Ok, c'est, mine de rien, 96 points sur les trois matchs.
16:38Vous marquez beaucoup de points, évidemment, mais vous en encaissez beaucoup.
16:41C'est un peu le point noir, mine de rien, sur ces trois premières journées, selon toi ?
16:45J'ai l'impression que toutes les équipes prennent beaucoup de points dans ce début de championnat.
16:50Donc, on voit que l'attaque est plébiscitée en top 14.
16:55Donc, c'est vrai que maintenant, c'est de plus en plus difficile de défendre face aux équipes.
17:00Donc, c'est sûr que c'est un point noir en ce début de saison.
17:04Mais on se dit que notre défense permet aussi de récupérer beaucoup de ballons par rapport à l'année dernière.
17:10Donc, voilà, bilan mitigé en défense.
17:13Mais c'est vrai que toutes les équipes empathisent de ce jeu d'attaque et de ce jeu de possession.
17:19Donc, ça rend vraiment difficile maintenant, aujourd'hui, de défendre, je t'avoue.
17:23Voilà, on rappelle les résultats.
17:25Une victoire contre Clermont en ouverture, 40 à 36.
17:28Un succès au Racing, 48 à 31.
17:32Et puis, 51 à 25 ce week-end.
17:34Est-ce que, Théo, c'est la conséquence aussi des changements, entre guillemets, de règles ?
17:38Celle des remplacements ?
17:39Comment toi, tu la vis sur le terrain ?
17:42Est-ce que ça modifie des choses ?
17:44C'est vrai que la fin du match, du coup, devient de plus en plus alléchante pour toutes les équipes.
17:49Parce qu'on voit qu'à huit changements, les joueurs sont de plus en plus fatigués.
17:53Et que les espaces s'ouvrent.
17:55Donc, d'autant plus quand l'équipe adverse prend un carton rouge, on voit que les espaces se libèrent en
18:00fin de match.
18:01Donc, ça va vraiment rendre les fin de matchs vraiment attractives.
18:06Et donc, à nous, équipe, à chaque fois, d'être le plus fit et le plus à même de répondre
18:13sur ces dernières minutes.
18:15Jean-Baptiste Elisal, parlons du jeu du loup, alors, puisque tu as vu des choses déjà.
18:19Théo est d'accord avec toi.
18:20Donc, ça, c'est plutôt pas mal.
18:22Je n'ai peut-être pas parlé du jeu, mais plutôt de ce qu'ils vivent en interne.
18:25Et j'aimerais vraiment demander à Théo.
18:26Vous avez fait un tribut début de saison l'année dernière aussi.
18:29Trois victoires aussi, c'est ça ?
18:31Oui, exactement.
18:32On était au même point, avec un point de différence.
18:35Ok.
18:36Est-ce que tu vois des signaux, aujourd'hui, qui te font dire que vous n'allez pas retomber dans
18:40vos travers de l'année dernière ?
18:41À l'entraînement, dans le discours des coachs ?
18:43Est-ce que vous en avez parlé entre vous ?
18:45Ou même juste sur le terrain, comme tu l'as dit avec les avants ?
18:48Est-ce que tu vois des choses un peu meilleures qui te font dire que cette année, c'est la
18:52bonne ?
18:54On ne se dit jamais ça, parce qu'on sait que le championnat est toujours difficile.
18:58Ce qu'on voit comme différence, nous, en interne, c'est que les trois matchs ont beaucoup plus abouti par
19:04rapport à ceux de l'année dernière.
19:07On avait gagné à Montauban avec deux exploits de Joutava et Nicolo, qui nous avaient bien sorti du piège à
19:14Montauban.
19:15On avait gagné RICRAC contre le stade français.
19:19Sauf que là, sur les trois matchs, on arrive à avoir une dynamique positive et on sent que toute l
19:24'équipe est concernée.
19:25Maintenant, on sait aussi qu'on a fait la même chose l'année dernière et qu'on a perdu après
19:30les deux matchs à l'extérieur.
19:33On sait le poids des matchs à l'extérieur, on sait qu'on a du travail à faire en interne
19:39pour qu'on garde cette précision et cette exigence entre nous.
19:45Mais en tout cas, on en a parlé, on sait où l'on va, c'est ça qui est positif.
19:51Et donc, on a hâte d'être sur les trois, quatre prochains matchs surtout.
19:56Voilà, notamment au stade français, match qui sera forcément un peu spécial pour toi.
20:01C'est quand même un club qui a compté dans ton parcours.
20:05Oui, c'est toujours plaisant de revenir dans ton club formateur.
20:10L'équipe a beaucoup changé, donc il n'y a plus beaucoup de joueurs avec qui j'ai fait des
20:15feuilles.
20:16Mais c'est toujours bien de revenir là-bas.
20:19On ne connaît pas encore la compo, donc j'espère être sur la compo.
20:24Mais bon, ça sera toujours un plaisir de revenir là-bas.
20:26En tout cas, tu t'es évité quand même le maillot pétale de rose qu'il y avait hier en
20:31étant à Lyon maintenant depuis...
20:33C'est ta troisième saison à Lyon.
20:35Exactement.
20:35Tu parlais de notes, on peut lui demander la note sur le maillot justement.
20:39Voilà, non, non, mais on ne va pas l'embarrasser.
20:42Pour rebondir sur ce que disait Jean-Baptiste Théo, chaque début de saison,
20:46un quotidien rugby, milieu olympique, fait un sondage sur les entraîneurs anonymes,
20:51le classement de certains clubs.
20:53Et cette année, le loup rugby était assez bas, très bas dans le classement.
20:56L'inverse, l'année dernière, c'était le stade français qui a fait plutôt une bonne saison.
20:59Vous l'avez lu en interne, vous en avez parlé, vous l'avez accroché quelque part.
21:02Ça vous motive aussi ce genre de choses où tout le monde vous voit un peu disputer le barrage qui
21:07ce n'est plus ?
21:09Oui, complètement.
21:11Écoute, on a été un peu vexé de la part de tous les managers de nous mettre à cette place
21:17-là.
21:17Mais après, au vu des trois saisons qu'on a fait, c'était assez mérité
21:21parce qu'on n'arrive pas justement à aller chercher plus haut que la 11e place.
21:26Donc c'était justifié, mais justement, ça nous donne un supplément d'âme pour les matchs
21:30pour prouver qu'au final, notre équipe est très bonne et qu'on peut aller chercher des choses tous ensemble.
21:38Maintenant, on sait qu'on a gagné trois matchs, mais bon, il nous en reste beaucoup d'autres par la
21:42suite.
21:43Donc voilà, on ne s'enflamme pas non plus.
21:4623, très précisément, ce qui est quand même encore long parce que c'est vrai que c'est un marathon.
21:50Jean-Baptiste, tout en regard de technicien, qu'est-ce que tu peux dire à Théo pour qu'il puisse
21:57continuer comme ça ?
21:59Je crois que l'an dernier, déjà, tu lui avais donné quelques petits conseils sur le plan personnel.
22:03De suivre Vanicolo, je crois.
22:07Écoute, je serais tenté de me dire la même chose et de se mettre sur l'épaule intérieure de ma
22:15scie.
22:17Il est très bon dans les deux ailes et il a plus de facilité à filer le ballon à son
22:21intérieur qu'à son extérieur.
22:23Et lui aussi, c'est un sacré client.
22:25Donc il n'a qu'à se mettre, entre guillemets, comme on dit dans le jargon, dans le cul de
22:29ces deux-là.
22:29Et il devrait briller.
22:31À part ça, il y a une autre question que je voulais lui poser.
22:33Ce n'est pas forcément très technique aussi, mais c'est une charnière différente qu'a commencé à Gerland.
22:38On aurait pu s'attendre à voir Kouillou et Berdeux.
22:40Et en fait, c'est deux autres joueurs qui ont commencé.
22:42Est-ce que ça aussi, ce n'est pas un signal ?
22:44Cassant et Méliande.
22:45Oui, Cassant et Méliande.
22:46Est-ce que ce n'est pas un signal aussi fort de recevoir quand même Pau une belle équipe
22:50avec, entre guillemets, la deuxième charnière ou celle qu'on pouvait penser être la deuxième ?
22:55Est-ce que ça ne te fait pas dire que dans votre équipe, il y a un peu plus aussi
22:58de profondeur que dans les années précédentes ?
23:01Non, ça c'est sûr.
23:03Après, Charlie Cassant était sur une très belle performance face à Clermont.
23:07Il nous a libérés de plusieurs situations difficiles.
23:09et Martin, malgré un petit point noir sur son but défaillant, a bien géré le match face au Racing Vétro.
23:17Donc l'avantage, c'est que tous les joueurs ont fait des gros matchs sur ces trois matchs.
23:24Et donc ça nous permet aussi d'élargir le groupe, que tout le monde se sente responsable.
23:31Et donc franchement, c'est plaisant pour l'ensemble du groupe.
23:35Donc ça récompense surtout, on va dire, surtout la performance du match.
23:38Et c'est ça qui va nous faire du bien par la suite, je pense.
23:41Voilà.
23:43J'attendais que tu me dises ça parce que je pense que ce qui peut être différent à Lyon,
23:48c'est que l'ordre établi soit bousculé, que la concurrence bat son plein.
23:52Et quand il y a de la concurrence, en général, les joueurs élèvent leur niveau.
23:55Et je pense que ça va chauffer Baptiste.
23:57Je pense que ça va chauffer le Berdeux, en plus qu'en fin de contrat, je pense, à la fin
24:00de l'année.
24:01Et ça ne peut être que bénéfique pour vous.
24:03Parce que j'avais l'impression que dans cette équipe, quoi qu'il se passait,
24:05c'était toujours les mêmes qui tenaient la baraque et qui menaient un peu le bateau sur et en dehors.
24:10Tu trouves que Théo a trop joué la saison dernière ?
24:12C'est ça que tu veux dire.
24:14Non, non.
24:14Je parlais de la Charnière, par exemple, ou d'autres postes.
24:16Et c'est bien qu'il y ait un peu plus de concurrence.
24:19Je pense que c'est bien pour eux.
24:21Ça, c'est clair.
24:24Il est habile.
24:25Il ne prend pas la balle au bon.
24:27Mais en tout cas, on entend ce que tu dis, Jean-Baptiste.
24:29Et c'est vrai que peut-être cette concurrence, cette densité poussera aussi.
24:33Souvent, quand il y a d'ailleurs beaucoup de concurrence et cette densité, il y a moins de blessés.
24:37Comme par hasard dans les équipes et quand les dynamiques sont bonnes.
24:41C'est en tout cas tout ce qu'on peut vous souhaiter au loup cette saison.
24:44Théo Millet, merci d'avoir été avec nous.
24:46Toi qui, on le rappelle, a déjà inscrit un essai là en début de match contre Pau.
24:51On t'en souhaite plein pour cette saison.
24:54Il en a fait deux l'année dernière.
24:56Voilà, il est déjà à 50% son total.
24:58En tout cas, bravo Théo.
25:00Et profitez bien de cette saison en espérant que vous la vivrez, on va dire, plus haut que la ligne
25:07de flottaison.
25:08Voilà, autour de la sixième place en tout cas.
25:11Merci beaucoup Théo et à très bientôt sur l'antenne de Sud Radio.
25:15On va se retrouver dans un instant pour continuer à parler des hommes qui font notre rugby, notre rugby professionnel.
25:21Les hommes de l'ombre.
25:22Voilà, tout à l'heure, Jean-Baptiste parlait des invisibles de devant.
25:25Là, on va parler des hommes de l'ombre, du vestiaire, les kinés, les ostéos.
25:29Ceux qui sont là au secours et au chevet des joueurs et qui nous permettent aussi de voir de beaux
25:34matchs et de vivre de belles émotions.
25:37Restez avec nous sur Sud Radio, au cœur de la mêlée, dans au cœur de la mêlée.
25:42Rugby le lundi, on a parlé bien sûr des résultats du top 14.
25:45Voilà, on va aussi faire un pas de côté pour parler des hommes de l'ombre.
25:50Les kinés, les ostéos, ceux qui sont dans les vestiaires, dans l'antichambre du top 14 et de la pro
25:57des deux.
25:57Mais de tous les vestiaires aussi, parce que ça parle aussi à ceux du rugby amateur.
26:01Et tout à l'heure, Jean-Baptiste parlait des invisibles du pack, les piliers.
26:06Et bien eux aussi, hors du terrain, ces hommes de l'ombre, ils sont capitaux.
26:10Voilà, on était avec deux grands kinés de notre rugby hexagonal qui ont pris leur retraite là dans les derniers
26:17mois.
26:17On est ravis d'accueillir Christophe Foucault, ancien kiné-ostéo de l'Union Bordeaux-Becq, de la Vie en Bayonnée,
26:24du 15e France et du Stade Toulousain,
26:26qui a connu un certain Jean-Baptiste Elisald.
26:27Et puis Raphaël Aubin, jeune retraité kiné, qui a longtemps passé de longues années, plus d'une vingtaine, on va
26:35en parler avec eux.
26:36Et qui a terminé son parcours après les être passés par Bourgouin, Agen, Clermont et qui a terminé au Stade
26:42Français.
26:43On est ravis de vous accueillir, de vous saluer messieurs.
26:46Salut Christophe, salut Raphaël.
26:48Bonsoir, bonsoir à vous tous.
26:49Bonsoir à tous.
26:52Alors c'est vrai qu'hier, à la 14e minute, Christophe, on était un peu surpris quand Mathieu Jalibert est
26:56sorti.
26:57Tu n'étais pas là, tu n'étais pas à ses côtés avec ton look éternel de jeune premier,
27:04contrairement aux 35 saisons précédentes, Christophe.
27:07Alors pas à l'UBB, mais quand même sur tous les terrains du championnat.
27:11Oui, c'est une décision mûrement ressentie, je dirais.
27:15Et donc, je pense que, ben voilà, il faut savoir laisser la place.
27:21De toute façon, c'est quelque chose qui, heureusement, m'a été accordé par Laurent Marquis et par Yannine Brue.
27:28Mais bon, je ressentais le besoin maintenant de couper avec ce boulot qui est à 150% énergivore et qui,
27:38aujourd'hui, exige une énergie folle tout au long de l'année.
27:43Donc, je crois qu'il ne faut pas tricher avec ce métier.
27:45Donc, moi, je n'ai pas triché.
27:46Et bon, ben voilà, c'est place aux autres maintenant.
27:49Oui, et donc, hier soir, quand tu as vu Mathieu Jalibert, Christophe, sortir au bout d'un quart d'heure,
27:55tu savais que c'était du sérieux, là, en allant 6 à 8 semaines ?
27:58Ben, c'est-à-dire que Mathieu, il a vu, il a eu déjà quelques blessures sur le devant de
28:06ses cuisses.
28:06Donc, il connaît parfaitement son corps.
28:08Donc, à voir son visage et son émotion dans ses yeux, j'ai compris, oui, qu'en effet, c'était
28:14grave.
28:16Donc, là, maintenant, les diagnostics faits par Damien Tourdias et le bloc médical Arnaud Drou, qui s'occupe de lui
28:23à l'UBV,
28:24ben, il va faire le reste.
28:25Il va récupérer, il va bien se soigner et puis il va revenir costaud, comme il s'est essayé à
28:31le faire.
28:31Oui, Raphaël Aubin, j'imagine que tu, ben, ça fait combien de temps que tu as passé, toi ?
28:38On va revenir avec Christophe, qui, Christophe, t'es arrivé quand ? En quelle année au Stade Toulousain ?
28:43Toi, c'était 87-88 ?
28:46Moi, j'ai eu un parcours qui a été jalonné aussi par le rugby à 13 avant de commencer au
28:51Stade Toulousain,
28:52où j'ai commencé, moi, avec Denis Charvet, etc., Eric Bonneval, en 88.
28:59Donc, oui, en effet, il y a longtemps, c'est le paléolithique.
29:02Ce qu'il faut dire de Christophe Foucault, c'est qu'il a plus de titres que Guinoves et Casalbou
29:10réunis.
29:11Donc, voilà, mais on va y revenir.
29:13Et, en tout cas, il a commencé avant que Cyprien naisse.
29:15Cyprien, mais tout, t'es...
29:17Je suis, oui, je suis un jeune premier, également.
29:22Donc, Cyprien n'avait connu que Christophe Foucault jusqu'à ce début de saison.
29:26Raphaël, toi, t'as passé combien de temps sur les bords des pelouses du top 14 et dans les vestiaires
29:31?
29:33Moi, j'ai eu la chance d'être recruté en 97 par brief, qui n'aident les champions d'Europe.
29:40Ils m'ont proposé de transmettre de ma passion, parce que j'avais dû arrêter le rugby à l'époque
29:47où je suis passé pro.
29:48Et j'ai eu cette chance d'être accueilli par l'ECA Brive en 97.
29:54Et pour commencer à travailler à temps plein.
29:57Et c'est quelque chose sur lequel, déjà, on échangeait avec Christophe sur, déjà, cette nouvelle vision d'un kit.
30:06Raphaël Aubin, on a un petit problème de liaison.
30:08On va te rappeler avec Julien Delmas, qui est aux manettes.
30:12Et on va te reprendre tout de suite après.
30:14Et le temps, quand même, de donner la parole à Jean-Baptiste, pour parler, quand même, aussi, de l'importance
30:18des kinés dans un vestiaire.
30:24Là, je vais être beaucoup plus sérieux.
30:27En fait, alors, tu l'as dit, c'est des gens de l'ombre.
30:30Mais c'est aussi, on pourrait faire le parallèle, c'est les piliers du staff, pour moi.
30:33Parce qu'ils sont souvent à la croisée du staff.
30:36Ils sont entre les joueurs qu'ils ont entre leurs mains et qui sont souvent dans des...
30:41Quand tu les as, tu étais avec ses kinés, c'est des joueurs qui sont souvent blessés dans la traumatologie,
30:46dans le questionnement.
30:48Donc, il faut que ce soit, à la fois, les confidents, des gens très positifs.
30:51Vous avez vu, Christophe, tout de suite, il a dit, il va revenir encore plus costaud.
30:54Et c'est vrai que quand tu es joueur, toi, et que tu t'adresses à ces gens-là,
30:57tu n'as pas envie de voir les mecs qui font la gueule et qui disent, oh là là, c
30:59'est grave, etc.
31:00Donc, ça, c'est important.
31:02Ils sont à la croisée du staff aussi parce qu'ils ont une vision sur le rugby.
31:07Ils sentent, là, pour la blessure, il l'a dit de suite.
31:10J'ai regardé le visage, il connaît son corps, il savait que c'était assez grave.
31:14Donc, ils sont à la croisée du rugby et de la charge physique.
31:17C'est-à-dire que d'un côté, tu as les entraîneurs qui disent, nous, on veut les joueurs en
31:20pleine forme sur le terrain.
31:22Les préparateurs physiques qui augmentent ou qui diminuent les charges d'entraînement.
31:25Et eux, ils sont au milieu.
31:26Et ils se rendent bien compte quand ça commence à péter de tous les côtés.
31:30notamment les blessures musculaires qui arrivent, qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans la charge de
31:34travail.
31:35Et donc, forcément, ils ont un rôle prépondérant parce qu'en plus, le week-end, c'est eux qui gèrent
31:40l'urgence.
31:41Vous savez, nous, on a les casques, on est dans les tribunes.
31:44Et eux, quand il y a un mec qui reste sur le terrain, il nous faut une réponse en moins
31:46de 30 secondes.
31:47Et en moins de 30 secondes de dire, est-ce qu'il a une grosse entorse, une entorse qui va
31:50aller, peut-être que ça va tenir, peut-être que ça ne va pas tenir.
31:54Nous, on veut des réponses quand on est entraîneur.
31:55Et donc, leur plus grosse qualité, en fait, c'est de résister aux pressions environnantes.
32:01Et notamment, la pression des entraîneurs et des managers.
32:03Parce qu'on veut tous avoir des joueurs en pleine forme.
32:05On aimerait tous que les joueurs reviennent plus vite.
32:07Et eux, ils ont quand même un rôle prépondérant là-dedans pour protéger le joueur.
32:10Et à la fois, continuer à les encourager dans des situations où le joueur est quand même en difficulté, puisqu
32:15'il est souvent blessé.
32:16Oui, Raphaël Aubin, si on t'a retrouvé, tu partages ce que dit Jean-Baptiste ?
32:24Oui, complètement, c'est ça.
32:26C'est qu'on est vraiment au cœur, bien souvent, des prises de décision.
32:29Et avec, je dirais, cette place de choix, de la relation avec le joueur.
32:35Et d'être acteur aussi, à la fois de sa santé, mais aussi de sa performance.
32:39Je crois, complètement.
32:42Messieurs, c'est vrai qu'il y a une question pour ceux qui n'ont pas fréquenté des grands vestiaires
32:47ou des grands joueurs.
32:49Comment on crée cette relation-là ?
32:50Ça se fait naturellement ?
32:51Comment aussi ne pas la briser pour dire à un coach,
32:56là, il n'est pas encore apte sans casser le lien de confiance avec le joueur ?
33:01C'est un rôle aussi d'équilibriste un peu dans les relations humaines, vos anciens métiers, du coup, maintenant ?
33:09Moi, je veux bien parler de ça, mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'en fait,
33:13on a une relation de confiance avec le joueur parce qu'on ne joue pas sur deux discours.
33:19Donc, je crois qu'il n'y a pas de rôle d'équilibriste à avoir.
33:22En fait, il y a un constat de réalité.
33:25Il y a un contrat qu'on passe avec le joueur de telle façon à lui indiquer le chemin par
33:30lequel on va passer
33:31pour que ça se passe le mieux possible.
33:33Et lui, il adhère parce que tous les jours, on le voit.
33:35Parce qu'à l'époque, on voyait les joueurs trois fois par semaine.
33:39Aujourd'hui, on les voit matin, midi et soir.
33:41Donc, en fait, c'est une relation qui se crée à l'intersaison pour les nouveaux joueurs.
33:46C'est-à-dire, le nouveau joueur arrive, on le découvre au moment du stage de l'intersaison.
33:51Et puis, on crée tout de suite, on fait un petit shake-up, on lui demande ses anciennes blessures.
33:56Enfin, on crée quelque chose.
33:58Et tout de suite, on délivre un peu la façon de voir les choses aussi, sur comment on soigne, comment
34:04on envisage la blessure.
34:06Mais au moment des prises de décision, je dirais que ce qu'on doit dire aux joueurs, c'est ce
34:13qu'on peut répéter aux managers, aux prépas et aux présidents du club.
34:18Il n'y a pas deux discours à avoir.
34:20Donc, en fait, il ne faut pas jouer sur l'ambiguïté.
34:22Il faut jouer dans la clarté.
34:25Parce que c'est comme ça que la confiance s'établit de manière durable.
34:29Oui, mais c'est vrai que le rugby a évolué quand même, Raphaël Aubin.
34:36C'est vrai qu'entre le moment où toi, tu étais joueur, c'est le début des années 90 à
34:41peu près.
34:42Et au moment où tu es devenu kiné, et puis ensuite, tu as accompagné tout le développement de rugby professionnel,
34:49tout ça a changé.
34:50C'est-à-dire que la relation, le rugby est devenu une passion travaillée.
34:56Qu'est-ce que ça a changé dans vos relations avec les joueurs ?
35:00Ce que je trouve que ça a énormément fait évoluer déjà nos pratiques à nous en tant que professionnels.
35:07Et ça, je crois qu'on doit énormément aux joueurs à travers la relation de confiance qu'on sait construire
35:13avec eux.
35:13Mais je pense que ça a énormément déjà élevé nos niveaux de pratiques, tous professionnels, et développé nos compétences.
35:23Et ça, je pense que c'est un constat qui est partagé dans tous les clubs.
35:27Maintenant, je pense qu'il y a un niveau de compétence élevé de la part des kinés dans la prise
35:34en charge.
35:36La réelle évolution, pour moi, elle est qu'effectivement, il y a maintenant un haut degré, un haut niveau de,
35:44je dirais,
35:44elle existait déjà avant, mais un haut degré de performance individuelle.
35:51Parce que les joueurs, forcément, ont des contrats, il y a des fortes exigences.
35:56On est dans un championnat qui est fantastique, qui est attractif, qui est franchement magnifique à regarder.
36:02Et ce niveau d'exigence se retrouve pour les joueurs, mais ils se retrouvent pour nous dans le milieu de
36:06la santé.
36:08Et je dirais que cette évolution a été énormément positive dans notre milieu professionnel, en tout cas.
36:17Jean-Baptiste, une question. On est avec deux kinés qui ont connu énormément de longues années le championnat de France.
36:26Toi, en tant qu'entraîneur, est-ce que tu prêtes autant d'attention, si ce n'est plus, au recrutement
36:31de la cellule médicale, au sens large,
36:34qu'à tes confrères techniciens, etc. ?
36:38C'est tout aussi important pour toi, en tant qu'entraîneur, aujourd'hui aussi ?
36:42Tout aussi important, parce que des gens qui soignent bien, des gens qui, je vous l'ai dit, sont à
36:49la fois proches des joueurs,
36:50et très en confiance avec les joueurs, qui amènent un message très positif.
36:54Moi, je veillais beaucoup à ce que, je le disais dans les réunions, notamment quand j'ai pris un peu
37:00d'épaisseur à Montpellier,
37:01je ne voulais pas que ce soit des mecs qui, entre guillemets, critiquent l'autre équipe, l'équipe du staff,
37:07où ils disent, ah oui, putain les gars, oui, c'est vrai que c'était dur aujourd'hui, il fallait
37:11vraiment qu'ils soient positifs.
37:12C'est des alliés pour nous, le staff, c'est des mecs qui sont au quotidien avec les joueurs,
37:16je vous dis, dans des moments où les joueurs sont souvent là pour se plaindre, avoir un regret, la déception
37:21de la blessure,
37:22et c'est facile de tomber dans leur jeu, les accompagner dans un truc un peu négatif,
37:26et de véhiculer des choses, inconsciemment ou consciemment, un peu néfastes pour l'ensemble du groupe,
37:30et notamment pour le staff des entraîneurs et tout ce qui s'en suit.
37:34Et moi, je veillais vraiment, je leur disais, vraiment, soyez le plus positif possible.
37:39Oui, il y aura des moments durs à la saison, oui, des gros blessures et tout le machin,
37:42mais mettez-moi de l'entrain, soyez, bien sûr, très professionnels, et ça, je n'ai même pas à le
37:46juger,
37:46parce que je ne suis rien pour juger un kiné ou un ostéo, je n'ai pas de diplôme,
37:50et je leur fais confiance aveuglément, mais surtout dans la relation qu'ils ont avec les joueurs,
37:55d'être ultra positifs, et toujours dans le sens du staff et de ce qu'a dit le manager ou
38:00les entraîneurs.
38:01Christophe Foucault, quand on a vécu, comme toi, toute l'ascension du rugby professionnel,
38:10qu'est-ce qui a changé dans le métier ?
38:12C'est-à-dire qu'au début, tu étais tout seul, et puis après, maintenant, vous êtes des staffs de
38:17kiné, c'est ça ?
38:19Oui, c'est-à-dire, Raphaël l'a très bien résumé, en fait, ce qui change, c'est quand même
38:24la mise en perspective
38:28de tous les intervenants au niveau de la préparation physique et du bloc médical,
38:33donc, aux côtés du staff technique.
38:35Donc, en fait, on se retrouve dans des staffs, maintenant, de 20, 25, 30 personnes,
38:40et donc, ça exige, en effet, une communicabilité, une communication journalière, bicotidienne,
38:48de telle façon qu'il n'y ait pas de zone d'ombre dans un effectif qui est maintenant autour
38:51de 45 joueurs.
38:52Et puis, je dirais que le kiné, il est en prise directe aussi avec son manager,
38:57et moi, j'ai eu la chance de connaître deux grands managers,
39:00le plus grand du stade toulousain, de façon incontestée, c'est Guinoves,
39:06puis Yannick Brue, que j'ai connu à Bayonne, en tant que manager, et à Bordeaux,
39:11et ce sont des managers qui m'ont fait énormément confiance,
39:15qui m'ont laissé bosser, mais qui ont aussi écouté mes doléances,
39:22ou mes remarques quand il y avait quelque chose à changer,
39:26soit dans une organisation qui est propre à notre cellule médicale, soit autre chose.
39:32Donc, en fait, moi, j'ai eu de la chance,
39:35parce que cet apport-là, cette cohésion-là,
39:38elle est fondamentale pour organiser son métier de manière la plus directe,
39:42la plus franche possible, donc en toute loyauté.
39:45Donc, je suis très heureux d'avoir connu ces deux personnes.
39:49Alors, on a tout dit sur Guinoves, mais bon, c'était l'exigence personnifiée,
39:54et Guinoves et Yannick, c'est un manager moderne maintenant,
39:59donc il sait manager un staff, lui, de 30 personnes,
40:03alors qu'avant, c'est vrai qu'on était 4-5 personnes à décider au Stade Toulousain,
40:07et voilà, c'était un autre boulot.
40:11Je faisais la rééducation sur le terrain, j'étais...
40:15Mais ça alourdit la charge de travail aussi,
40:17puisqu'il y a à la fois le travail sur les joueurs,
40:19et puis un travail, on va dire, plus administratif, des réunions.
40:23Non, ça c'était avant.
40:24Maintenant, aujourd'hui, comme disait très justement Raphaël,
40:27on est vraiment concentré sur notre travail,
40:29notre travail sur table et notre travail individuel sur le joueur,
40:32donc en fait, on s'est resserré sur nos compétences, en fait.
40:37On est moins dispersé sur plein de tâches
40:41qui étaient un compte qu'on faisait,
40:44mais qui n'était pas de nos compétences.
40:48Aujourd'hui, les préparateurs physiques sont là,
40:50il y a la majorité des clubs ont des directeurs de la performance,
40:53des gens qui font aussi la recherche des datas,
40:57qui nous donnent des conseils,
40:59qui nous font des rapports sur les temps de jeu,
41:02sur les temps d'entraînement,
41:04les entraînements sont filmés.
41:05Enfin, je veux dire, on a une somme de choses
41:08qui font que notre boulot, en fait,
41:10il est plus complet encore sur le joueur
41:13et mais vraiment sur le soin kinésithérapique,
41:17puisque, comme a dit très justement Raphaël,
41:23le kiné vraiment à la croisée des chemins,
41:25puisque vous voyez,
41:28la majorité des clubs à la fin de la saison disent
41:31« Voilà, on s'est loupé un match parce qu'il nous manquait tel et tel joueur. »
41:34Ben oui, en effet,
41:36la plaie d'une équipe ou d'un manager,
41:38c'est arriver au fat final sans avoir ses meilleurs joueurs.
41:41Et là, pour le club, c'est un gros problème.
41:43Donc, tout est fait en amont
41:45pour que chacun soit vraiment à son poste.
41:47C'est ce qui a vraiment changé.
41:49Raphaël, on en a un peu parlé,
41:51mais les époques ont changé,
41:53les joueurs ont changé,
41:55la préparation individuelle aussi.
41:56Est-ce que c'est plus ou moins facile
41:59de travailler avec ces joueurs
42:00qui ont une musculature,
42:02qui ont une morphologie différente aussi
42:04de quand vous aviez commencé ?
42:05Est-ce que ça change votre travail aussi,
42:07votre approche auprès des joueurs
42:09et auprès de certains postes peut-être aussi ?
42:13Oui, moi, ça a changé ma pratique
42:16dans le sens où ça m'a amené forcément
42:18à me rapprocher beaucoup plus
42:20de la préparation physique.
42:23Je pense que Christophe, comme moi,
42:24a connu une époque où on aurait pu penser
42:27et ça existait,
42:28qu'il y avait une forme d'antinomie parfois
42:30entre la prépa et le médical.
42:33Mais sur toutes les années que j'ai traversées,
42:36notamment ces longues années à l'ASM,
42:38en tous les cas,
42:40je dirais vraiment me lier
42:43et travailler main dans la main
42:44avec les préparateurs physiques,
42:46parfaitement comprendre
42:50les attendus de l'entraîneur,
42:54les contenus de ces...
42:56Tu me parlais de la musculation,
42:59toute l'approche de la musculation.
43:01Donc, en fait, on a été obligé de...
43:04Finalement, ce que je disais tout à l'heure,
43:07c'est de continuer à énormément apprendre,
43:09comprendre comment se préparer un joueur de rugby,
43:12comment il devait devenir, je dirais,
43:15prêt à réagir à un nombre de contacts
43:18qui augmente, à des vitesses, à des impacts.
43:21Donc, c'est sûr, en ce sens-là,
43:22nous aussi, nous avons énormément progressé.
43:24On a dû étendre, je dirais,
43:26nos connaissances et nos compétences,
43:29je dirais, en direction de la préparation physique.
43:32Actuellement, c'est quasiment indispensable
43:34d'avoir ce lien avec les contenus
43:37de la préparation physique,
43:38car tout est réellement intriqué.
43:41Quand un joueur blessé,
43:42il ne passe pas du médical d'un seul coup
43:44à la prépa.
43:45Il y a un fondu enchaîné,
43:47il faut une codification.
43:48Alors, selon les clubs, une organisation,
43:51quand est-ce qu'il est avec le kiné,
43:52quand est-ce qu'il passe avec le prépa,
43:54ça demande une organisation précise.
43:57Et à la fois, comme le disait Christophe,
43:59finalement, aussi, quand tout est bien organisé comme ça,
44:02ça simplifie énormément les choses.
44:03On sait qui fait quoi,
44:06les champs de compétences de chacun,
44:08et ça permet d'être beaucoup plus efficace,
44:12tout en étant, comme aussi a dit Christophe,
44:15il n'y a pas d'entre-deux, direct,
44:17direct, il y a un plan,
44:19on discute avec le joueur,
44:21l'entre-deux, il n'existe pas.
44:22C'est un casse-gueule,
44:24et voilà, c'est tout ce qu'on ne veut pas, en fait.
44:27Christophe, on va se quitter, messieurs,
44:29mais petite anecdote quand même
44:32sur Jean-Baptiste, sur la table,
44:34quand tu étais au stade Toulousain,
44:36voilà.
44:37Je n'étais jamais un roseau, quoi.
44:43Jean-Baptiste était le plus facile à soigner, déjà.
44:47Il plaquait pas ?
44:48Tous les petits, comme...
44:50Il est résistant, en effet.
44:53Et bon, avec son mental,
44:56et puis sa personnalité,
44:58qui aime tellement le rugby,
44:59pour des raisons complètement filiales,
45:02complètement familiales,
45:05il avait vite fait de revenir sur le terrain.
45:07Donc, en fait,
45:08on avait une relation amicale
45:10aussi en dehors,
45:11qui était vachement sympa,
45:12mais sur la salle de kiné,
45:15c'était pas le plus assidu.
45:16C'était quelqu'un, par contre,
45:17qui participait à la vie
45:20autour de la table de kiné,
45:21ce qui compte énormément,
45:22puisque la salle de kiné,
45:23c'est quand même un endroit
45:25où on peut tout se dire.
45:26Et c'est quelque chose que moi,
45:28j'ai toujours voulu,
45:29dans tous les clubs où j'ai eu la chance
45:31de travailler.
45:32C'est conserver une salle de kiné
45:34où on peut rigoler de tout,
45:37parce qu'on peut travailler
45:39très sérieusement,
45:40de bonne humeur.
45:41Donc, moi, j'ai toujours aimé ça.
45:43On a compris,
45:44il faisait que brancher des mecs, quoi.
45:47Raphaël,
45:48dernière petite question.
45:50Celui qui se confiait le plus,
45:53le joueur dans ta carrière,
45:55à l'ASM ou au Stade Français,
45:57ensuite,
45:57qui se confiait le plus,
45:59qui profitait de ce moment ?
46:02Moi, clairement,
46:04Morgane,
46:05avec lequel j'ai eu des relations
46:09permanentes,
46:10et tout le fait de se confier,
46:11c'était une relation privilégiée.
46:14Tout à fait.
46:15Mais c'est plus important,
46:16comme dit Christophe,
46:17c'est la vie,
46:18c'est aussi mettre énormément de vie,
46:20de bonne humeur
46:21dans cette salle de kiné.
46:23et je pense que, lui comme moi,
46:24on a toujours pris énormément de plaisir
46:26dans les relations qu'on avait appris,
46:28qu'on avait avec les joueurs,
46:29mais surtout pour que cette salle vive
46:31et qu'on passe du beau temps,
46:33surtout.
46:33Jamais d'accrochage entre vous, là ?
46:36Quand les staffs,
46:37c'était un peu électrique,
46:37entre Toulouse et Clermont,
46:39des belles années ?
46:40Non, parce qu'avec Raphaël,
46:43on fait partie du siècle dernier,
46:45et puis on s'est retrouvés,
46:47lorsqu'on a créé l'association
46:48des kinés du rugby,
46:50qui n'était pas un syndicat,
46:51mais qui était une association,
46:53parce qu'on s'est rendu compte
46:54que tous les kinés
46:54avaient les mêmes questions,
46:56attendaient aussi des réponses.
46:57Et c'est comme ça qu'on s'est retrouvés,
46:59et en partageant,
47:00en fait, on s'est aperçus
47:02que, bon, qu'est-ce qu'on aimait ?
47:03Le rugby, la bonne humeur,
47:05et puis nos couleurs,
47:06les couleurs qu'on respecte
47:08et qu'on défend.
47:09Voilà.
47:09Merci, messieurs.
47:10On rappelle que Raphaël Aubin,
47:12tu t'occupes d'une école d'ostéopathie
47:16à Vichy, désormais,
47:17et que Christophe Foucault...
47:19Et comme Raphaël,
47:21quand il voit un match de rugby,
47:22ça le démange un petit peu.
47:23Jean-Baptiste, le mot de la fin ?
47:25Le mot de la fin,
47:26je remercie ces gens-là,
47:28que je n'en ai pas connus
47:29beaucoup non plus,
47:30mais je remercie aussi Christophe.
47:32C'est l'occasion de le remercier
47:34pour tout ce qu'il a fait pour nous.
47:35C'est des métiers qui sont
47:36quand même un peu un grail,
47:37souvent dans l'ombre.
47:38Il m'a fait jouer,
47:39je m'en souviens,
47:40deux matchs importants.
47:41Une demi-finale avec une petite
47:43déchirure à la cuisse
47:44et une finale du championnat.
47:46J'ai été au-delà de...
47:47Finale 2008 ?
47:49Ouais, au-delà des souffrances
47:51et grâce à des mecs comme ça,
47:53parce que...
47:54ils te disent,
47:54tu vas le faire,
47:55tu vas y arriver.
47:55Ils te rentrent dans ta tête
47:56quelque part
47:57et grâce à eux,
47:58quelques joueurs se subliment.
48:00Merci messieurs,
48:01on a été très heureux
48:02de vous avoir ce soir avec nous
48:04pour parler un petit peu plus précisément
48:05de ces hommes de l'ombre.
48:07On se retrouve dans un instant
48:08pour se projeter ensuite
48:09vers la fin de l'émission
48:09et puis vers le week-end prochain.
48:10A tout de suite.
48:12Sud Radio.
48:14Parlons vrai.
48:16BMW.
48:17Sud Radio,
48:18au cœur de la mêlée,
48:19François Trio.
48:21Au cœur de la mêlée,
48:22l'émission rugby,
48:23qui parle de tous les rugby,
48:26aussi de tous ceux
48:27qui font le rugby.
48:28C'était l'occasion,
48:29justement,
48:29avec les deux anciens,
48:32les deux dinosaures
48:33des kinés du top 14
48:35et du rugby pro,
48:36Christophe Foucault
48:37et Raphaël Aubin.
48:39Tiens,
48:39il y a eu un match,
48:41une victoire des Françaises
48:42contre l'Australie.
48:43C'était à Aix-en-Provence
48:44ce week-end,
48:4529-26.
48:47Et les Françaises
48:48ont joué 10 minutes
48:48à 11 contre 15.
48:50Jean-Baptiste,
48:51est-ce que ça t'est déjà arrivé ?
48:54De mémoire,
48:55je n'ai pas vu beaucoup de matchs
48:57à 11 contre 15.
48:59Non, franchement,
49:01ça ne m'est jamais arrivé.
49:02Dans tous les scénarios
49:03que j'ai pu penser
49:04dans des entraînements
49:06ou en tant que joueur,
49:09pensez à celui-là,
49:09il faut quand même
49:10être sacrément culotté.
49:12Écoute,
49:13elles ont fait preuve
49:13apparemment de résilience.
49:15C'est l'un des matchs
49:15que je n'ai pas pu voir
49:16en détail,
49:17malheureusement,
49:17j'ai vu quelques extraits.
49:18Tu me dis soin.
49:18Elles ont dû faire preuve
49:19d'une résilience incroyable.
49:23Et elles l'ont emporté.
49:25Donc,
49:25je pense que ça va être
49:26un passage
49:28très important pour elles
49:29dans leur chemin de vie
49:30qui va les mener
49:31vers leurs différentes compétitions.
49:33Elles sont capables
49:34d'avoir surmonté
49:36un truc comme ça.
49:36C'est quand même incroyable.
49:38Et Jean-Baptiste
49:39va pouvoir les voir
49:39puisque samedi prochain,
49:40elles joueront
49:41à Marcel-De Flandes
49:42à 17h45
49:42contre le Canada.
49:44Donc voilà,
49:45Jean-Baptiste pourra aller voir.
49:46Et ça fera du monde
49:47aux vieux crampons.
49:48Exactement.
49:48Je peux même vous dire
49:49qu'on est quasiment ouvert
49:50de 9h à 1h30 du matin
49:52et qu'on sert des repas
49:54avant et après match.
49:55Oui, tout à fait.
49:57Ceci dit,
49:57en passant,
50:00puisque tu parles
50:01du programme ce week-end,
50:02Cyprien,
50:02on va se retrouver,
50:03nous,
50:04pour parler rugby
50:04sur Sud Radio
50:05dès vendredi soir
50:06avec la Pro D2
50:07qui commence le jeudi.
50:09Oui, exactement.
50:09La journée de Pro D2
50:11qui commence le jeudi.
50:12La cinquième journée
50:13de Pro D2.
50:14En effet,
50:15avec jeudi soir,
50:16Brive Colombien.
50:17Un beau choc
50:17pour commencer
50:18cette cinquième journée.
50:19Ensuite,
50:19vendredi à 19h,
50:20il y aura Béziers-Narbonne
50:21et dans le multiplex
50:22de 19h30,
50:23Biarritz-Montoban,
50:24Provence-Rue de Bioriac,
50:25Soyons-Goulême-Agin,
50:27Dax-Nice,
50:28Oyonna-Nevers
50:28et enfin,
50:29la grosse affiche
50:29de vendredi soir,
50:30Grenoble-Valence-Romand.
50:32Voilà,
50:32au tour d'Alexandre Priem
50:33vendredi soir,
50:3519h sur Sud Radio.
50:36Toute l'équipe est mobilisée
50:37aussi pour vous faire vivre
50:38ce rugby qu'on aime,
50:39ce rugby des territoires,
50:40ce rugby qu'on aime
50:42sur Sud Radio.
50:43Le top 14,
50:43la quatrième journée
50:44avec l'Humelon-Bordeaux-Bey
50:46qui se déplacera
50:47à Perpignan pour débuter.
50:48Exactement,
50:48samedi à 14h30,
50:49François,
50:50et ensuite dans le multiplex,
50:51Clermont-Castres,
50:52Stade français,
50:53Lyon,
50:53Racine 92,
50:54Bayonne,
50:55Toulon,
50:55Vannes,
50:56l'affiche de samedi soir,
50:57la belle affiche,
50:58Pau-La Rochelle,
50:59samedi à 21h,
51:00et enfin,
51:01un remake de la finale
51:02de la saison dernière,
51:03Toulouse-Montpellier,
51:04dimanche soir,
51:0421h05.
51:05Question ciblée,
51:06Jean-Baptiste Salissal,
51:07est-ce que l'UBB ira gagner
51:08à Perpignan ?
51:09On ne fait pas tous les pronoms,
51:09mais on en fait un.
51:11Eh bien,
51:12avant le match de ce week-end,
51:13je t'aurais dit non,
51:15parce que je pensais Perpignan
51:17sur une phase ascendante,
51:19un peu plus sûre de ses forces,
51:20et j'ai vraiment été déçu ce week-end,
51:22notamment par leur seconde mi-temps.
51:24On est revu le Perpignan
51:26il y a encore quelques années,
51:27quelques mois,
51:28et ça me désole.
51:30Il va falloir vraiment
51:30qu'ils changent la disquette,
51:31parce qu'ils ont aujourd'hui
51:33l'effectif et l'équipe
51:35pour faire beaucoup mieux,
51:37notamment à l'extérieur.
51:39Voilà,
51:39c'était le prono.
51:41Merci beaucoup,
51:42Jean-Baptiste Salissal,
51:43Cyprien Béthou,
51:45Étienne Machin,
51:46qui était avec nous aussi,
51:47et Julien Delmas,
51:48toute l'équipe Sud Radio,
51:49tout de suite.
51:50On va retrouver bien sûr
51:51les infos dans quelques instants,
51:53et ensuite Jacques Pessy,
51:54les clés d'une vie
51:54avec Delphine Depardieu.
51:56Excellente soirée sur Sud Radio
51:57et bonne semaine.
51:58On se retrouve vendredi
51:59pour du rugby.
52:00Deux bars automobiles,
52:01négociants et mandataires automobiles.
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