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  • il y a 10 minutes
Vendredi 18 septembre 2026, retrouvez François Guérin (Président, CETIH) dans FACE À THOMAS HUGUES, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:01Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous, c'est un nouveau rendez-vous que l'on propose sur BeSmart4Change
00:12consacré aux chefs d'entreprise, aux décideurs économiques, à celles et ceux qui donnent l'impulsion au quotidien à l
00:19'activité du pays,
00:20un face-à-face pour découvrir leur stratégie face aux grands défis du siècle pour savoir aussi ce qu'ils
00:26attendent de l'élection présidentielle.
00:27Alors aujourd'hui j'ai le plaisir d'accueillir François Guérin, le président du groupe CETI, on parle menuiserie, made
00:34in France, RSE, actionnariat, c'est parti pour 28 minutes.
00:43Bonjour François Guérin, bienvenue.
00:45Bonjour.
00:46Vous êtes le président du groupe CETI, on va parler menuiserie, industrie, fabrication française et beaucoup de RSE, vous êtes
00:52une société à mission depuis 5 ans,
00:54j'ai donné quelques chiffres, 50 ans de savoir-faire, 230 millions de chiffres d'affaires, 1200 collaborateurs, 616 salariés
01:02actionnaires, ça représente 55% des effectifs,
01:05et une demi-douzaine de sites industriels en France.
01:08Et vous, quand vous présentez le groupe CETI, vous dites quoi à vos interlocuteurs ?
01:13Je dis que c'est un groupe qui a vraiment une histoire particulière, un modèle assez unique, puisqu'on a
01:19associé beaucoup de briques, que nous on appelait le capitalisme utile et responsable.
01:23Utile parce qu'on est entreprise à mission, c'est-à-dire on s'est posé la question à quoi
01:26on sert, et responsable parce qu'on travaille beaucoup sur nos impacts,
01:30faire en sorte qu'effectivement on améliore chaque année l'impact de l'entreprise, et puis on cherche à partager
01:35aussi avec nos collaborateurs, nos territoires, la valeur qu'on crée.
01:39Donc on a essayé un peu de redonner du sens d'un capitalisme qui, pendant ces dernières décennies, était devenu
01:45très financier.
01:47Et nous, on croit au capitalisme en tant que modèle de développement, mais il faut le rendre utile et responsable.
01:53CETI qui passe le demi-siècle à barre des 50 ans, ça fait combien de temps que ces enjeux-là,
02:00cette vision-là, elle est finalement au cœur du modèle ?
02:03C'est en 2008 que ça a démarré, où on a commencé à... Il y avait l'esprit de responsabilité.
02:09Je crois que quand on parle de RSE, la première lettre R veut dire responsabilité, mais ce n'était pas
02:14structuré et formalisé.
02:15Et en 2008, on a fait travailler un certain nombre de salariés, c'est une quarantaine, pour dire, voilà, si
02:20on va sur cette démarche RSE,
02:23comment on peut la structurer, comment on peut vraiment rendre tout ça concret ?
02:26Il y a eu une production de beaucoup d'idées, et de là est partie une structuration très forte, qui
02:31a vraiment irrigué toute l'entreprise.
02:33Et ce n'est pas de la RSE, je dirais, de greenwashing, de socialwashing, on voulait tout de suite que
02:37ça soit concret, avec des indicateurs très précis, et que ça irrigue toute l'entreprise.
02:42Quels sont les métiers, les produits essentiels du groupe CETI aujourd'hui ?
02:46Alors CETI, c'est un acteur de la menuiserie industrielle, on est leader en France de la porte d'entrée
02:51pour maisons individuelles,
02:52et on a aussi une activité importante en fenêtres. Donc on est vraiment sur ce métier de la menuiserie, du
02:57produit sur mesure.
02:59On a industrialisé un métier qui était assez artisanal.
03:01Est-ce que vous vous êtes recentré sur ces métiers, après être peut-être parti dans une autre direction ?
03:06Oui, on est parti de la porte d'entrée, on a intégré ensuite la fenêtre, et puis à un moment
03:10donné, on s'est dit,
03:11on a eu une opportunité de soutenir une entreprise qui avait des difficultés, qui s'appelait Sistovie, qui faisait du
03:15photovoltaïque,
03:17et on s'était dit, ben voilà, les portes, les fenêtres, le photovoltaïque sur la toiture, on fait un peu
03:20l'enveloppe de l'habitat.
03:21Tout ça, on s'est dit, on va faire une offre aussi un peu rénovation énergétique.
03:25Et puis est arrivée la crise du bâtiment, qui a été vraiment très violente, c'est la plus grosse crise
03:29du bâtiment depuis 40 ans.
03:31Et avec une chute, par exemple, sur la maison individuelle, nous, on vend beaucoup de portes d'entrée de 65%.
03:36Face à ces difficultés-là du secteur, on ne pouvait pas supporter des diversifications difficiles.
03:42Et face à l'ultra-concurrence chinoise sur le photovoltaïque, qui vraiment massacrait les prix, là, on a pris des
03:49décisions.
03:49C'est-à-dire qu'on se reconcentre sur ce qui fait 85% de chiffre d'affaires, ce qui
03:53est robuste, c'est-à-dire la porte et la fenêtre.
03:56Mais c'était une vraie déception, parce qu'on a dû arrêter cette activité photovoltaïque face à ce dumping chinois.
04:04Et à l'absence de soutien de l'Europe, où clairement on nous a dit, il y a d'autres
04:08combats à mener.
04:09La batterie électrique, la voiture électrique, mais le photovoltaïque, on passait ça en perte de profit.
04:14Donc, nous, c'était beaucoup d'argent, beaucoup de temps, et nécessité aussi de prendre des décisions.
04:19Et ça fait partie d'une décision du chef d'entreprise de se concentrer sur l'essentiel, nos activités.
04:25C'était une façon de préserver l'indépendance du groupe aussi ?
04:28Oui. C'est-à-dire que lorsque vous êtes face à ces environnements de plus en plus chaotiques,
04:34comme on voit depuis quelques années, après la crise Covid, la guerre en Ukraine, la guerre aujourd'hui dans le
04:39détroit d'Hormuz,
04:41tout ça fragilise les équilibres. Et c'est difficile à la fois de passer à travers toutes ces crises,
04:47et en même temps de supporter des développements qui sont difficiles.
04:51Et on s'est dit, on maintient nos activités de développement très fortement sur le cœur de métier,
04:55et les diversifications, là, on a arrêté.
04:58Alors, il y a énormément de thèmes passionnants à aborder, ça tombe bien dans cette émission, on a du temps.
05:03Je voudrais qu'on parle effectivement de cet actionnariat, je l'ai dit tout à l'heure,
05:0755% de vos salariés qui sont aujourd'hui actionnaires. Ça date de quand et qu'est-ce que ça
05:12change ?
05:13Alors, l'actionnariat salarié a démarré tôt chez nous, c'est l'ancien président Yann Roland qui avait initié ça.
05:20On est à la fin, je dirais, des années 90, et là, il y a quelques salariés au début, et
05:27puis un peu plus.
05:27Moi, je suis arrivé début 2009, grosso modo, il y avait près 150 salariés actionnaires, c'était ouvert à tous,
05:35cadres, ouvriers, techniciens.
05:39Et puis, en 2009, lors de la transmission de l'ancien président vers moi et les collaborateurs,
05:47c'est là qu'on a basculé entreprise à mission, et je crois que les deux marchent ensemble.
05:50C'est-à-dire, entreprise à mission, vous intégrez l'intérêt collectif dans votre stratégie,
05:54et pour porter cet intérêt collectif, je pense que c'est, à mon avis, très adapté d'avoir une gouvernance
06:00et un actionnariat plus ouvert, plus collectif.
06:02Et je crois que ça crée, c'est un élément supplémentaire de sens, un supplément sidame.
06:08Pourquoi ? Parce que quand vous êtes actionnaire, vous possédez une partie du projet, vous êtes plus fidèle.
06:16C'est-à-dire que vous sentez l'état d'esprit des salariés qui viennent de devenir actionnaires un petit
06:22peu changer ?
06:23Ça peut aller jusque-là ?
06:25Je crois qu'on ne peut pas parler de, je dirais, parfois, de...
06:28Est-ce que, quand on regarde un salarié, est-ce qu'il est plus motivé parce qu'il est actionnaire
06:33?
06:34Je ne sais pas si c'est détectable comme ça.
06:36Mais en tout cas, les gens se sentent un attachement et s'approprient l'entreprise de façon beaucoup plus forte.
06:43Et je parlais de fidélisation.
06:44La fidélisation, c'est un élément aussi de performance.
06:47Plus vous gardez les gens, plus deviennent aussi des experts, deviennent performants.
06:51Et puis, c'est cette attention portée aux petits détails dans l'entreprise.
06:54Si je suis actionnaire, je fais ça de façon symbolique.
06:56Quand je m'en vais le soir, j'éteins la lumière.
06:58Parce que c'est une partie aussi de...
07:00Je fais attention à chaque dépense.
07:02Mais est-ce que ce n'est pas un peu cosmétique dans les fises de décision ?
07:07Il faut quand même un président, un directeur général.
07:09Enfin, ce n'est pas la démocratie participative tout le temps, quoi.
07:13Alors, on n'est pas une coopérative.
07:15On est bien dans un modèle un peu différent.
07:17Et puis, on grandit sur ce chemin-là.
07:20Vous savez, dans l'entreprise, on dit justement qu'il y a trois grands dialogues qui structurent l'entreprise.
07:23Il y a le dialogue social.
07:25Il y a le dialogue, je dirais, opérationnel, professionnel.
07:28C'est-à-dire, là, on pilote le travail.
07:30C'est le manager et son collaborateur.
07:32Et puis, il y a un troisième dialogue.
07:33C'est le dialogue de gouvernance.
07:34Quelle place aux salariés ?
07:35Alors, quand on fait de l'actionnaire salarié et que c'est marginal,
07:39que c'est 100 salariés sur 1 200 et que c'est 5 % du capital,
07:45effectivement, au début, on a démarré comme ça.
07:48Et ils avaient une place dans un comité stratégique consultatif, mais pas votant.
07:52Là, c'est une autre dimension qu'on a prise.
07:54Et lorsqu'on a basculé dans ce modèle-là,
07:56où l'actionnariat salarié, c'est à peu près 55 % des salariés et c'est un tiers du capital,
08:02ils sont passés au comité stratégique et là, ils votent les grandes décisions.
08:06Et on commence à structurer aussi le dialogue de gouvernance,
08:09de telle sorte que ce représentant des salariés et actionnaires qui vote,
08:12il est alimenté par un ensemble de référents qui, eux, sont en relation avec tous les salariés et actionnaires.
08:17Donc, je pense qu'on vit ce chemin-là.
08:19Au début, c'était très consultatif.
08:22Maintenant, ça commence à devenir plus structurant.
08:24Et je suis tout à fait d'accord, c'est qu'à la fin, il y a un arbitrage.
08:27Et le président ou la direction a son rôle là-dessus, c'est qu'ils doivent arbitrer entre des intérêts,
08:33on a plusieurs actionnaires, des différents actionnaires,
08:36et bien sûr, les intérêts de nos clients.
08:38Donc, il faut prendre des décisions.
08:40Et ce n'est pas forcément l'actionnariat salarié seul qui décidera.
08:43Ça sera, bien sûr, un consensus qu'on trouvera, qui nous semble être le plus adapté.
08:48Est-ce que ça suppose aussi, je sais que vous avez formé vos managers au management responsable,
08:53est-ce que ça suppose aussi un management un peu différent ?
08:55À tous les niveaux de l'entreprise.
08:58Moi, je crois aux modèles qui ont une certaine cohérence.
09:01C'est-à-dire que si on prône l'entreprise à mission,
09:04l'entreprise à mission, c'est celle qui soucie de sa robustesse à court terme,
09:07et de sa robustesse à long terme.
09:08Donc, concilier intérêt court terme, intérêt long terme.
09:11Ça veut dire que vous avez des managers qui sont formés à ça.
09:15Moi, je définirais le management responsable par deux choses.
09:19Consilier court terme et long terme dans chaque décision,
09:21et concilier l'intérêt des différentes parties prenantes.
09:23Est-ce que, quand je décide quelque chose, ça respecte bien l'intérêt de mes actionnaires,
09:28des salariés, de mes clients, de mon territoire ?
09:32C'est trouver cette ligne de crête où vous arrivez à concilier les intérêts.
09:35Le management responsable, c'est ça.
09:37Et ça répond bien aussi aux enjeux de l'entreprise à mission,
09:39qui est un peu sur cette ligne de crête,
09:41enjeux financiers et enjeux extra-financiers.
09:42Si on regarde, d'ailleurs, la raison d'être du groupe CETI, je vais la citer,
09:47s'engager pour une entreprise et un habitat harmonieux, durable et tourner vers l'humain.
09:51C'est toujours un moment important, la définition de la raison d'être.
09:56C'est la phase précédente, le choix de devenir carrément entreprise à mission,
10:00d'inscrire cette raison d'être dans les statuts.
10:02Enfin, il y a un certain nombre de contraintes ou d'engagements,
10:05appelons ça comme on veut.
10:07Est-ce que vous pouvez nous raconter ce moment ?
10:10Est-ce que c'est un moment de pause,
10:11où on réfléchit à pourquoi moi, président, je suis là ?
10:14À quoi je sers ? Pourquoi moi, salarié, je suis là ?
10:17Oui, c'est étonnant parce qu'en fait,
10:19on est tous convaincus qu'on fait sûrement un métier utile,
10:21qu'on essaie de le faire bien.
10:24Mais au moment où vous dites, bon,
10:26on va vraiment maintenant faire une pause,
10:28s'arrêter tous ensemble et réfléchir sur notre raison d'être,
10:31dire à quoi on sert ?
10:32Ici, on n'était pas là, est-ce qu'on serait remplaçable facilement ?
10:35Mais il faut vraiment se poser cette question-là.
10:37Et là, c'est vrai qu'émergent pas mal de mots
10:41et qu'à la fin, il faut converger vers quelque chose de simple
10:44qui nous définit bien.
10:46Il faut éviter les mots qui sont des assemblages un peu mous
10:50et qui manquent de singularité.
10:52Je crois que chaque entreprise a un ADN profond
10:55avec une singularité, c'est ce qu'on a essayé de trouver.
10:57Et notre particularité dans notre raison d'être,
11:00c'est s'engager pour un habitat, une entreprise durable,
11:04harmonie et tournée vers l'humain,
11:04c'est qu'on a dit s'engager pour une entreprise et un habitat.
11:08C'est-à-dire qu'on propose des choses pour l'habitat sur le marché,
11:12mais on est aussi une entreprise.
11:13Et on essaie de faire en sorte que ce qu'on a à l'extérieur,
11:15sur le marché, est bien ce qu'on est aussi à l'intérieur,
11:18harmonieux, durable et tournée vers l'humain.
11:20C'est comme une personne.
11:21On s'est imaginé, l'entreprise est une personne.
11:24Vous êtes plus aligné, plus vous-même,
11:28si ce que vous dites, ce que vous faites,
11:30c'est ce que vous ressentez à l'intérieur.
11:31C'est ce qu'on a essayé de dire dans notre raison d'être.
11:33Et alors, sur les produits,
11:36sur ce que vous vendez, finalement,
11:39alors là, on va vraiment rentrer dans la partie,
11:42notamment le E, environnemental de RSE.
11:45Qu'est-ce que ça signifie ?
11:46Ça signifie des choix de matériaux,
11:48je ne sais pas, de l'économie circulaire,
11:50du recyclage,
11:51comment vous travaillez là-dessus ?
11:52Alors, on a différents indicateurs d'impact de l'entreprise.
11:56Alors, bien sûr, on pense tout de suite au bilan carbone,
11:59consommation d'eau, consommation d'énergie, les déchets.
12:02Ça, c'est tous les impacts qu'on génère en tant qu'entreprise,
12:06sur le plan environnemental.
12:07On les pilote depuis 2009.
12:09Et moi, pour être très simple,
12:10je disais à chaque fois,
12:11on a des indicateurs pour chaque port produise,
12:13ou chaque fenêtre produise,
12:14voilà ce qu'on consomme en énergie,
12:15voilà ce qu'on produit comme déchets,
12:17voilà le bilan carbone.
12:19Oui, pour donner des choses très concrètes.
12:20Et c'est possible dans la granularité de l'arrivée chez nous ?
12:24On a notre bilan carbone au global,
12:25on peut le diviser par le nombre de portes produites,
12:27par activité,
12:28donc on sait ramener ça, des choses ultra concrètes.
12:30Et je pense que c'est important,
12:31parce que quand vous êtes dans une activité industrielle,
12:33avec 1200 personnes,
12:35dont à peu près 750, 800 ouvriers,
12:38il est important que les indicateurs soient compris
12:41d'en bas jusqu'en haut,
12:42et que quand je suis sur ma ligne de production,
12:44je sais où j'impacte,
12:46parce que si je génère moins de déchets,
12:47je sais que j'impacte aussi ces indicateurs-là.
12:50Donc, on travaille sur beaucoup de choses.
12:52Première chose, c'est l'éco-conception.
12:54On se dit, chaque fois qu'on conçoit un nouveau produit,
12:58on mesure son impact,
12:59et le but c'est de continuer à descendre le bilan carbone.
13:02Donc bien sûr, c'est des écomatériaux,
13:04c'est du matériau recyclé en grande quantité.
13:06On conçoit des nouvelles gammes aujourd'hui aluminium,
13:08on est à 78%, voire 82% de matériaux recyclés.
13:13Les filières existent ?
13:15Parce qu'il y a aussi cette question-là,
13:16quand on parle dans l'économie circulaire,
13:18les filières ne sont pas forcément matures.
13:19Alors, les filières existent,
13:22mais effectivement, attention au phénomène de saturation,
13:24parce que tout le monde va se concentrer sur ça.
13:26Donc, ça veut dire qu'il faut travailler en amont
13:28avec les bonnes filières, les bons fournisseurs,
13:30des partenaires qui vont investir sur leur capacité.
13:32En tout cas, c'est ce qu'on surveille.
13:34On investit aussi plus fortement sur des écomatériaux.
13:37Nous avons racheté une usine, par exemple, de fenêtres bois,
13:41il n'y a pas très longtemps.
13:41On faisait des apports de bois depuis longtemps,
13:43mais pas en fenêtres.
13:43Et donc là, on est allé sur ces matériaux,
13:44parce que c'est un élément premier,
13:47je dirais, pour baisser l'impact carbone,
13:49c'est les écomatériaux.
13:50Voilà des exemples.
13:51Mais après, il y en a beaucoup d'autres.
13:51Est-ce que les premiers gains sont plus faciles ?
13:53J'entends souvent ça.
13:54Oui.
13:55Donc là, vous rentrez dans le moment plus difficile,
13:58c'est ça ?
13:58Pour tenir l'objectif.
14:00La première objectif est de dire
14:01on va baisser de 30% notre bilan carbone ici 2030.
14:05Ça, je dirais, on sent qu'on est sur la trajectoire
14:07et qu'on va l'atteindre.
14:09Obtenir 50%, on pourra sûrement l'atteindre.
14:12Quand on se dit à 2050, on sera en neutralité carbone,
14:16en faisant une activité industrielle,
14:17il faut être réaliste, ça sera complexe.
14:20Ça veut dire que je ne pense pas qu'une activité industrielle seule
14:22pourra juste garantir la neutralité carbone.
14:25Sûrement, il faudra investir sur une forme de compensation.
14:27Ce n'est pas ce que je préfère au début
14:29parce que je pense qu'il ne faut pas déporter le problème ailleurs.
14:31Mais arriver quand même à la neutralité à la fin,
14:33je pense que ça nécessitera d'intégrer aussi
14:35des investissements de compensation,
14:37type des forêts, choses comme ça.
14:39Vous parliez du contexte de cette crise du bâtiment
14:42qui est effectivement une crise historique.
14:45Les engagements environnementaux,
14:47ils ont aussi un coût.
14:48Est-ce que c'est plus difficile de porter ce coût ?
14:51Est-ce qu'au contraire, vous vous dites
14:52que ça ne nous rend plus résistants, résilients,
14:55aux chocs, notamment aux chocs climatiques ?
14:57Et puis alors, elle est un peu longue ma question,
14:59mais est-ce que ça peut aussi être un avantage concurrentiel ?
15:02C'est un peu tout ça.
15:03C'est-à-dire que c'est incontournable
15:07parce que quand je disais,
15:09la démarche RSE, c'est un élément aussi de robustesse,
15:12la démarche RSE, c'est une façon de déminer les risques de demain.
15:15Et on sait que sur certains matériaux,
15:19il peut y avoir des pénuries fortes.
15:20Par exemple, vous prenez l'aluminium.
15:21L'aluminium, la consommation, le besoin en aluminium,
15:26augmente quasiment deux fois plus sur les 30 prochaines années
15:29que la capacité à produire de l'aluminium.
15:31Parce qu'on en trouve partout.
15:32Les avions en veulent, l'aéronautique,
15:34les voitures en mettent plus en plus pour alléger,
15:36la transition énergétique,
15:37les éoliennes, les photovoltaïques.
15:39Donc, on a cet enjeu.
15:40Donc, ne pas s'occuper de trouver des matériaux alternatifs
15:43ou de mettre du recycler dans nos produits,
15:45je pense que là, ce serait une erreur stratégique.
15:47C'est vrai pour l'eau aussi, le risque, le stress hydronique.
15:50On a investi il y a 15 ans dans un retraitement
15:53de nos rejets d'eau pour être en boucle fermée sur le site,
15:56sur un site qui consommait beaucoup d'eau.
15:58On a fait ça il y a 15 ans.
15:59Aujourd'hui, tant mieux.
16:01Parce qu'on peut y avoir un arrêté préfectoral de restrictions,
16:04vous ne serez pas concerné.
16:04Exactement.
16:05Et donc, on ne sera pas concerné.
16:06C'est pour ça que je dis la RSE,
16:07quand vous occupez de vos impacts,
16:08qu'en fait, vous améliorez votre bustesse
16:10que vous déminez des risques futurs.
16:12Est-ce que c'est...
16:12Et je repose la question en associant coût,
16:16et ou avantage concurrentiel sur le coût d'abord ?
16:19Alors, le coût, si je prends par exemple l'aluminium recyclé,
16:23vous avez des coûts aujourd'hui sur le marché de la matière pure
16:27à aluminium recyclé qui peuvent aller jusqu'à 25-30%
16:29au-dessus du coût d'aluminium, on peut dire vierge.
16:33Donc oui, c'est un surcoût.
16:35Maintenant, vous avez aussi un marché qui s'est réglementé
16:38et qui vous demande aujourd'hui des bâtiments bas carbone.
16:42Donc, vous pouvez privilégier le coût,
16:43mais ça vous exclut de certains marchés qui exigent ce critère bas carbone.
16:47Donc, nous, on est sur cette ligne de crête.
16:48On essaie de conjuguer aussi de la productivité et de la performance,
16:51mais d'être vraiment aligné sur cet enjeu de bas carbone.
16:55Donc, je pense que moi, le chemin, il est possible.
16:58En tout cas, nous, on a réussi justement à concilier ces intérêts.
17:00Alors, ça veut dire attention aussi à ne pas le faire trop brutalement.
17:03Et c'est pour ça qu'on a écrit dans nos trajectoires de transformation
17:06quelque chose d'assez progressif,
17:08de telle sorte que les équilibres économiques, on sait, les piloter.
17:11Tout en continuant de produire en France.
17:13Alors, ça, c'est notre volonté, notre détermination.
17:17Moi, j'ai toujours été dans l'industrie.
17:19D'abord, dans l'industrie automobile.
17:21J'ai vu aussi cette industrie commencer à se délocaliser
17:23et puis les ravages que ça peut faire.
17:25Donc, on a une chance.
17:26C'est que nous, on fait une industrie de produits sur mesure
17:28qui nécessite quand même de la proximité,
17:30mais on tient vraiment à produire en France.
17:31Donc, on a suffisamment en France.
17:32Et si on va dans d'autres pays,
17:33ce n'est pas pour délocaliser,
17:35c'est pour, j'irais, accompagner le développement
17:36dans certains pays et produire localement.
17:38– Là aussi, ça vous donne une place,
17:44un privilégié pour évaluer l'état de l'industrie française,
17:49sa capacité à résister aux risques.
17:51On parle beaucoup de réindustrialisation.
17:53C'est l'un des thèmes de cette campagne présidentielle.
17:55Sauf qu'entre les mots et la réalité du terrain,
17:59quel constat vous faites ?
18:00– Je pense qu'on a une vraie fragilité.
18:04C'est le niveau Europe.
18:08J'en ai parlé tout à l'heure
18:09quand on évoquait les panneaux photovoltaïques.
18:12Mais on est dans un pays,
18:14il y a une vraie volonté, je pense, de réindustrialiser.
18:16Il y a eu des actions pour soutenir l'industrie française.
18:20Mais quand vous êtes soumis à cette concurrence,
18:22je dirais, internationale,
18:24et où il y a une absence de protection au niveau européen,
18:27c'est compliqué.
18:28Moi, j'ai été 2023,
18:30les Chinois ont divisé leur prix de vente par trois
18:31sur les panneaux photovoltaïques.
18:33On ne peut rien faire.
18:34Je vois aujourd'hui la bataille qui est excellente
18:36sur les voitures électriques.
18:37Il y a des mesures.
18:38Seront-elles suffisantes ?
18:39J'ai des craintes.
18:40Donc je pense que là, on ne joue pas à armes égales.
18:42On a un tsunami américain
18:43sur le plan de tout ce qui est digital,
18:46la tech,
18:47et puis on a à l'autre côté l'industrie chinoise
18:49qui aussi est un autre tsunami.
18:51– Donc l'Europe doit jouer un rôle de bouclier ?
18:53– Je pense que l'Europe doit jouer un rôle de bouclier plus fort.
18:56Mais le problème, c'est qu'on est un peu pris en otage
18:58parce que dès lors qu'on impose des restrictions…
19:00– Il y a des mesures de rétorsion.
19:01– Derrière, c'est des mesures de rétorsion et on a peur.
19:03Donc là, on s'est construit une ultra-dépendance qui m'inquiète.
19:06Le chemin entre reprendre de l'indépendance
19:10tout en ne cassant pas la dynamique commerciale
19:13pour les entreprises qui exportent,
19:15c'est étroit.
19:16Donc je pense qu'on ne pourra pas réindustrialiser
19:20sans mettre un peu plus de protection
19:22par rapport à ceux qui ne jouent pas avec les mêmes règles.
19:24– Comment vous restez compétitif dans ce contexte-là ?
19:28– On reste compétitif parce qu'on a…
19:31– Pour moi, je m'appuie toujours sur deux choses.
19:36C'est l'innovation.
19:39On est identifié comme une boîte innovante
19:41et sans arrêt, on amène des…
19:43Mais on ne cherche pas des innovations gadgets,
19:44mais des innovations utiles,
19:46en lien avec aussi notre raison d'être.
19:48Donc on a toujours cette culture de l'innovation
19:50qui aide à l'attractivité de nos produits,
19:52qui a créé ce petit plus, ce petit coup d'avance.
19:55Et puis le deuxième pilier, je dirais,
19:58c'est la performance opérationnelle.
20:01Quand on parle de RSE,
20:04pour moi, la performance opérationnelle
20:06fait partie de la démarche RSE,
20:08c'est-à-dire qu'on doit garantir ce pilier économique.
20:10Donc on est toujours en pilotage aussi pour dire
20:12plus d'innovation pour créer l'attractivité
20:15et plus de performance pour que cette innovation,
20:17elle ne soit pas au détriment du prix.
20:20– On arrive encore à innover sur des portes ou des fenêtres,
20:22c'est quoi la dernière innovation par exemple ?
20:24– Dernière innovation, c'est que, vous voyez,
20:28des fois, on l'a anticipé,
20:30et puis c'est arrivé à ce moment-là,
20:31mais on sentait bien qu'avec le rochement climatique,
20:33on a besoin aussi de ventiler mieux les maisons.
20:35Et qu'aujourd'hui, dans vos portes,
20:37vous n'avez pas ça sur des portes contemporaines.
20:39Donc on a créé des portes contemporaines
20:42où il y a une grille contemporaine,
20:45un design très affleurant,
20:47et derrière, vous avez une vitre qui s'ouvre
20:49et qui vous permet d'ouvrir votre porte d'entrée,
20:51de ventiler aussi la maison.
20:53Et si ça permet de faire une ventilation
20:54qui traverse la maison, ça rafraîchit la maison.
20:57Donc, et là, c'est sorti, en fait,
20:59il y a quelques mois, avant la fameuse canicule.
21:01Et je dis toujours aussi à mes équipes,
21:03même si on traverse des crises,
21:04dans ces crises, c'est comme les chinois le disent très bien,
21:06mais il y a toujours une opportunité,
21:08et à nous, face à ce réchauffement climatique,
21:10d'inventer les nouveaux produits
21:11qui vont aider à ce que la maison ne se réchauffe pas trop.
21:13Donc, il y a sûrement des tas d'innovations à trouver.
21:15Et la crise du bâtiment,
21:18par effet de ricochet,
21:19elle impacte évidemment une entreprise comme la vôtre.
21:23Elle peut durer combien de temps encore ?
21:25Vous voyez ce que je veux dire ?
21:26Avant qu'une entreprise comme celle-ci puisse vraiment souffrir ?
21:29On a connu deux années très fortes,
21:32une première année de baisse.
21:33Deux années, on était vraiment au fond,
21:35je dirais, le marché était très très bas.
21:382026, on a eu un début d'amélioration.
21:41Et là, aujourd'hui, on est vraiment dans la phase
21:42de me poser la question,
21:43au moment où il y a une très grande incertitude,
21:44parce qu'à nouveau, les indicateurs se redégradent.
21:48Est-ce purement conjoncturel,
21:50il y a ce contexte international,
21:51cette incertitude politique française ?
21:54Où est-ce le début d'une nouvelle récession ?
21:57J'avoue que moi, je n'ai pas la réponse,
21:59mais je pense qu'on n'est pas sorti de la crise.
22:03C'est-à-dire qu'on a avant un horizon plus clair
22:05et sûrement mi-2027.
22:06On a vraiment une année encore d'incertitude
22:08où ça va rester assez bas.
22:10On était au salon de l'immobilier bas carbone
22:12la semaine dernière, au Grand Palais à Paris.
22:15Est-ce que les entreprises du secteur
22:17qui misent justement sur cette,
22:19et vous en faites partie,
22:21sur cette priorité,
22:23sont mieux armées
22:24pour résister à cette crise du bâtiment ?
22:26Ou pas forcément ?
22:27Dans un marché qui est restreint,
22:30si vous avez des règles,
22:32notamment sur des,
22:33on va construire moins,
22:34mais on va construire mieux,
22:35avec des enjeux de bas carbone,
22:37je pense que vous êtes plus à même
22:39de répondre à ça.
22:40Si vous avez innové,
22:41comme je disais tout à l'heure,
22:42en intégrant dans vos offres produits
22:43des choses plus adaptées
22:44au chemin climatique,
22:45vous serez mieux à même aussi
22:46de prendre, je dirais,
22:48les marchés plus rares qui existeront.
22:50Donc, oui, c'est un atout supplémentaire.
22:52Mais bien sûr, je dis toujours,
22:53en restant, je dirais collé au niveau du prix,
22:57parce que cette réalité-là,
22:58elle est là.
22:58Évidemment, on a beaucoup parlé de RSE.
23:01C'est intéressant,
23:01parce que vous la rebaptisez,
23:03vous dites,
23:04il est urgent dans un contexte
23:05d'une société fragilisée
23:06de redonner le sens du rôle
23:07étendu de l'entreprise,
23:08RSE,
23:08comme refaire société par l'entreprise.
23:12Pourquoi et comment, surtout,
23:13l'entreprise peut jouer ce rôle ?
23:16Alors, on est dans une société,
23:20je vais dire peut-être des banalités,
23:21mais c'est vrai qu'il se fragilise,
23:23qu'il se radicalise,
23:24où le mot du vivre ensemble
23:27est parfois pas très bien.
23:30Ce n'est pas une réalité.
23:31Quand on voit parfois
23:32que sur une simple application,
23:33on peut aller jusqu'à des personnes
23:35qui ont des actes ultra-violents,
23:37ça interpelle.
23:38Et l'entreprise est un lieu
23:42où on peut faire société
23:43au sens collaborer,
23:46coopérer,
23:47partager un cadre et des valeurs,
23:49partager un projet commun.
23:50Et ça, c'est les bases
23:51du faire société.
23:52Et je sais que j'avais entendu
23:54quelqu'un dire,
23:54vous savez,
23:55vous allez avoir des jeunes
23:57qui arrivent dans vos entreprises,
23:58des gens qui ne sont pas passés
24:00longtemps par l'école,
24:02qui n'ont pas connu
24:03le service national,
24:04qui ont parfois perdu
24:06des références religieuses.
24:07Alors moi,
24:08ce n'est pas mon cadre de référence,
24:09mais en tout cas,
24:10ça a aidé aussi.
24:10Non, mais c'est vrai
24:11que si on fait la liste
24:11des institutions
24:12qui charpentaient un peu
24:14la société française,
24:15la religion en faisait partie.
24:17La famille a un peu explosé.
24:18Et il dit,
24:19vous, entreprise,
24:20vous serez la dernière paroisse
24:21ou le dernier lieu de référence.
24:23En fait,
24:24je pense que c'est un peu le cas.
24:25C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
24:26d'ailleurs,
24:27qu'on questionne les Français,
24:29à 75%,
24:29ils ont confiance
24:30dans leur entreprise
24:31et à 15%,
24:32ils ont confiance
24:33dans les partis politiques.
24:35On est un lieu de proximité
24:36où les gens,
24:38savent encore
24:39travailler ensemble,
24:40respecter les horaires,
24:41respecter les valeurs,
24:43partager un projet.
24:44Et ça,
24:44c'est ce que j'appelle
24:45faire société
24:45et c'est la base,
24:47je dirais,
24:47du fonctionnement
24:48de l'entreprise.
24:49Donc l'entreprise
24:50est un lieu indispensable
24:52pour que la société fonctionne.
24:54Est-ce que ça passe aussi,
24:55pour vous,
24:56pour le groupe CETI,
24:57par un certain nombre
24:58d'engagement sociétaux ?
25:00Et là,
25:00on est dans le S
25:02de l'acronyme RSE.
25:04Oui,
25:05alors nous,
25:06sur le plan sociétal,
25:08on accompagne aussi
25:10dans les territoires
25:10où on est,
25:11on accompagne
25:12des associations.
25:13On a monté d'ailleurs
25:14un comité
25:16d'impact sociétal.
25:19et ce n'est pas moi
25:20qui décide aujourd'hui,
25:22tout seul,
25:22dire on va faire ça,
25:23ça ou ça.
25:23Ce n'est pas la décision
25:24uniquement du président.
25:25Bien sûr,
25:25j'ai un rôle,
25:26mais c'est un comité
25:28qui regroupe,
25:28je dirais,
25:29des gens de tous nos sites
25:30et on regarde
25:30sur tous nos territoires
25:31en suivant une politique
25:33qu'on s'est donnée.
25:34Nous,
25:34on soutient la fragilité,
25:36soutient la précarité,
25:37par exemple énergétique,
25:40soutient des actions locales
25:41qui aident
25:42au vivre ensemble.
25:43Voilà nos axes
25:44et les salariés
25:45aident à,
25:46en tout cas,
25:46contribuer à porter des idées
25:47et à choisir les thèmes
25:49qu'on va soutenir
25:49dans nos territoires
25:50où nous sommes.
25:50Il y a les engagements
25:52sociétaux ou sociaux
25:52d'ailleurs,
25:53internes à l'entreprise.
25:55On peut parler parité,
25:57on peut parler handicap,
26:00formation,
26:01etc.
26:02Donc là,
26:02je vais commencer
26:03par la parité,
26:03par exemple.
26:05Est-ce que ça fait partie
26:05des engagements
26:06ou des actions
26:07que vous menez ?
26:08Oui,
26:09encore la semaine dernière,
26:10on avait une partie
26:11de notre comité de direction
26:13qui était focus
26:13sur ces thèmes-là
26:15et c'est un thème
26:16pas facile,
26:16en plus dans le secteur industriel.
26:18Nous,
26:19on est à peu près
26:19à 29% de femmes
26:23et on a fait
26:24beaucoup d'actions
26:25sur le sujet.
26:26Je me souviens,
26:27il y a à peu près
26:2815-16 ans,
26:28il y avait très peu
26:29de femmes dans les ateliers.
26:30J'avais lancé une action
26:31qui avait marqué à l'époque,
26:32on dit
26:32qu'on ne porte plus
26:34dans les ateliers
26:35de charge
26:35les choses coulisses,
26:37glisses,
26:38roues,
26:39mais on ne porte plus
26:40et on a pu féminiser
26:41les ateliers.
26:42C'est comme ça
26:42qu'on a démarré.
26:43Et puis après,
26:44il y a toute la féminisation
26:45aussi dans l'encadrement
26:46là,
26:47c'est sûr
26:47qu'on se heurte aussi
26:48à cette réalité,
26:49c'est que dans les écoles
26:50d'ingénieurs,
26:50ça ne décolle pas
26:51autour de 25 et 30%
26:54de proportion de femmes
26:54donc on le retrouve
26:55effectivement dans les CV
26:56qu'on a.
26:56Mais c'est une action
26:57permanente
26:58que l'on mène
26:59avec un objectif
27:00de progression
27:01et on a,
27:02je dirais,
27:02en 15 ans,
27:03en tout cas dans nos ateliers
27:04de production,
27:04beaucoup progressé
27:05et le but maintenant
27:06c'est de faire monter aussi.
27:08Pour l'instant,
27:09dans la hiérarchie,
27:10il y a plus de femmes
27:10dans les ateliers
27:11et un peu moins,
27:12plus on monte dans la hiérarchie
27:13parce que c'est souvent
27:13une difficulté.
27:14Oui, sur le COMEX,
27:15vous êtes sur 8,
27:15il y a deux femmes,
27:16ce n'est pas suffisant
27:17mais ça reflète,
27:20j'irais,
27:20un peu ce qu'on vit
27:21et donc on a pris
27:22de nouvelles décisions
27:23d'augmenter aussi
27:24les personnes
27:25qui vont arriver
27:26en production en femmes
27:26pour faciliter en fait
27:28cette capacité
27:29après à faire évoluer
27:29parce que directement
27:31recruter des femmes
27:32dans le secteur industriel
27:33sur un poste
27:34de direction d'usine,
27:35quand vous faites aujourd'hui
27:36les recherches de CV,
27:37c'est très dur déjà
27:37d'avoir un CV de femme
27:38donc on s'est dit
27:39il faut qu'on en fasse
27:40rentrer plus sur le terrain
27:43rationnel et petit à petit
27:44ça va évoluer,
27:45ça va irriguer l'entreprise.
27:46Donc là c'est vraiment
27:47une décision aussi d'action
27:48à la fois du court terme
27:49qu'on en peut
27:49mais aussi du long terme.
27:50Merci beaucoup
27:51François Guérin,
27:52bon vent au groupe SETI,
27:54à bientôt sur
27:55Be Smart for Change.
27:56Merci à toutes et à tous
27:57de votre fidélité
27:59à Be Smart for Change.
28:00Je vous dis à très vite.
28:01Salut.
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