00:00Allez, on passe tout de suite au top ou au flop de la semaine et je commence par vous Léa.
00:04Top ou flop ?
00:05Je suis désolée, vu votre état, je me suis dit que j'allais faire un...
00:09Oui, non mais maintenant je suis euphorique, vous pouvez y aller.
00:10Je vais faire un flop.
00:12Allez.
00:13J'étais beaucoup plus positive que ce que je pensais, donc je finis l'émission sur un flop.
00:18Vous avez vu, comme moi, l'OCDE a sorti ses projections cette semaine, les autres institutions vont le sortir.
00:24Il faut faire extrêmement attention, tout le monde raisonne en disant
00:26la croissance mondiale va continuer cette année et l'année prochaine, on est à peu près autour de 3%.
00:30Tout le monde, encore à ce stade, raisonne avec un scénario des prix du pétrole qui se calme assez rapidement.
00:36Dans cette logique où le détroit d'Ormousse continue d'avoir des contraintes irrégulières
00:41et dans lequel on a des scénarios pétrole qui restent dans un range 90 ans, ce qui est mon scénario,
00:45l'année prochaine et pas le 70-80, les scénarios que toutes les institutions sont en train de porter aujourd
00:50'hui ne tiendront pas.
00:52Donc tout le monde met en avant la résilience liée à ou autre, il faut faire attention.
00:55Et donc c'est quoi votre prévision, vous, de croissance mondiale ?
00:58Alors moi, j'ai un scénario de croissance mondiale qui est plus faible,
01:01qui se maintient toujours lié à cet effet IA autour de 2,8.
01:04Par contre, avec une contrainte d'inflationniste qui est beaucoup plus forte
01:08et donc avec des banques centrales qui resserrent aussi beaucoup plus
01:11et avec un scénario de Toulon qui, du coup, décolle aussi beaucoup plus
01:15que ce qui se fait aujourd'hui dans le consensus de marché.
01:17Oui, il y a de l'inflation, Jean-Marc Daniel.
01:19Non, il n'y a pas d'inflation au sens historique.
01:22Du coup, il y a des chocs d'offres qui se traduisent par des augmentations de certains coûts.
01:28Et c'est pour ça que rajouter un choc d'offres par des taux d'intérêt qu'on augmente,
01:32c'est encore...
01:32C'est criminel.
01:34C'est criminel, oui, c'est criminel.
01:35Eric Lewin ?
01:37Volkswagen, une des pires crises de l'histoire.
01:40Il y avait déjà eu 50 000 suppressions d'emplois en début du mois.
01:43Et puis là, la révision, un énorme profit warning.
01:46On attendait entre 4 et 5,5 % en marge opérationnelle courante.
01:48On a simplement 1 %, 10 milliards de charges exceptionnelles.
01:51Porsche, le problème de la Chine.
01:53Bref, on a l'impression que l'automobile, dans son ensemble en Europe,
01:57est dans une NAS.
01:58Personne n'a envie d'acheter l'automobile.
01:59À 7 euros, tout le monde voulait du Stellantis.
02:01Ça vaut 4 euros.
02:01Plus personne n'en veut.
02:02Plus personne ne veut du Volkswagen.
02:04Et même Renault, qui se tenait bien, a dû perdre une dizaine de pourcents cette semaine.
02:07Donc, c'est un secteur qu'il faut malheureusement oublier en ce moment.
02:10Je ne vois pas de rebond pour le moment.
02:11André, vous en avez dans les portefeuilles de l'automobile ou pas ?
02:14Non, nous sommes à l'écart.
02:15Par contre, nous regardons attentivement le moment où il faudra se repositionner.
02:19Parce que c'est un secteur qui va rebondir.
02:22Nous, nous pensons que l'Europe, on suit vraiment l'évolution du discours allemand.
02:27Et celui-ci est quand même assez amusant à voir.
02:30Au début, ils défendaient le libre-échange à mesure que ça les arrangeait.
02:36Et puis maintenant, ils deviennent un peu plus réalistes, on dira.
02:39Moins naïfs.
02:39Moins naïfs.
02:40Il viendra un moment où on fera avec la Chine exactement ce qu'eux ont fait avec nous.
02:44On les obligera à investir chez nous dans des joint ventures pour transférer la technologie.
02:49Et là, on sera gentiment protectionniste.
02:52Et là, il y aura sans doute un rebond du secteur.
02:55Mais il est peut-être trop tôt à ce date.
02:57Avec un petit top, si je peux me permettre.
02:58C'est quand même l'Allemagne qui a révisé ses prévisions de croissance.
03:01En tout cas, un institut de 0,6% à 1,3% pour l'année.
03:05C'est quand même pas mal.
03:05Tout à fait.
03:06Top ou flop ?
03:07Alors moi, je vais redonner un peu d'ambiance.
03:11J'ai un top.
03:13C'est la société Schneider.
03:15On en avait parlé.
03:15Eric en a parlé.
03:16Elle a fait une petite acquisition cette année.
03:19Enfin, cette semaine, pardon.
03:22Elle a racheté une société bulgare qui fait des objets connectés.
03:26Et pour moi, Schneider, c'est vraiment un exemple incroyable d'une entreprise, d'une start-up française.
03:32Alors, je le dis en rigolant, puisqu'elle a 190 ans.
03:35Elle est née avec les locomotives, les Hauts-Fourneaux, en Bourgogne.
03:39Et au début, elle vendait vraiment des disjoncteurs, des tableaux électriques et des prises électriques.
03:45Or, aujourd'hui, elle se transforme en véritable leader sur deux trends qui vont nous accompagner ces 20 prochaines années.
03:53L'électrification et la gestion des données.
03:56Génial.
03:57Et c'est quand même un exemple très positif.
03:59Cocorico, Jean-Marc Daniel, top ou flop ?
04:01Il y a top, déjà, c'est Jean Santerre.
04:03Oui, absolument.
04:04J'ai bien compris.
04:05Voilà, absolument.
04:07Et le flop, gentiment protectionniste, pour moi, c'est quand même un oxymore.
04:12On n'est jamais gentiment protectionniste.
04:14On est toujours, quand on est protectionniste, on n'est pas gentil.
04:17On est du côté des...
04:18Comme les Chinois que vous défendez, pourtant.
04:20Allez, top ou flop ?
04:22Oui, mon top, dans la lignée de Jean Santerre, c'est Mirabeau,
04:25qui a prononcé le 26 septembre 1789, un discours dont j'extrais juste une phrase.
04:31Aujourd'hui, la banqueroute, la hideuse banqueroute est là.
04:35Elle menace de vous consumer.
04:37Elle menace de consumer vos propriétés, votre honneur,
04:41et vous vous contentez de délibérer.
04:43Alors, c'est un conseil que je donne à M. Lecornu,
04:45de retrouver le discours de Mirabeau, qui est dans mon livre d'ailleurs,
04:49et de lui expliquer qu'il faut arrêter de délibérer,
04:51il va falloir agir, y compris en allant chercher.
04:55C'est grâce à cette phrase qu'il a sauvé sa tête.
04:57Parce qu'on ne lui a pas coupé la tête.
04:59Non, il était mort avant qu'on ait coupé les têtes.
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