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  • il y a 22 minutes
Ce vendredi 25 septembre, Léa Dauphas, cheffe économiste chez TAC Economic, Jean-Marc Daniel, éditorialiste BFM Business, Andrzej Kawalec, directeur général de Moneta AM, et Éric Lewin, stratégiste actions chez Bourse Direct, se sont penchés sur l'impact de l'IA sur la croissance et l'emploi, l'intégration de cet outil dans les prévisions économiques, ainsi que sur la menace de la dette française sur la croissance, dans la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:02BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:08Marc Fiorentino
00:10Oui je sais, je sais, notre président ne regrette rien de rien
00:14mais moi j'ai trois bonnes nouvelles, c'est votre argent, c'est votre week-end
00:16et c'est une émission exceptionnelle, exceptionnelle parce qu'on va faire le point
00:19sur les événements économiques et financiers de la semaine au sommaire aujourd'hui
00:23le mot de la semaine, le mot de la semaine du mois, de l'année, de la décennie peut-être
00:27l'IA, le chiffre de la semaine 1,10%, le spread terrible de taux entre la France et l'Allemagne
00:32le parti pris de la semaine, non, non
00:35Monsieur le Président, on ne peut pas se servir de l'excuse de la guerre en Iran
00:39pour expliquer notre déroute financière, en deuxième partie de l'émission
00:42où va la bourse, où va le CAC en particulier, la question d'argent
00:45quel est le placement de la semaine, le top ou le flop de la semaine
00:48le top 3 des gérants, les actions, acheter ou vendre, mais
00:51pour une émission exceptionnelle
00:53il faut des invités exceptionnels, j'ai le plaisir de vous présenter
00:56c'est notre Jedi de l'économie, de la finance
00:58bon, Léa, je vous demande de m'excuser par avance
01:00pour cette présentation qui est totalement nulle
01:02elle répond du TAC au TAC à toutes nos questions d'économie
01:05normales quand on est la chef économiste de TAC Economist
01:09bon, c'est...
01:09on a trouvé quelque chose
01:10ouais, mais bon, c'est vraiment nul, non
01:13du TAC au TAC parce que c'est TAC Economics
01:16ouais, non, on vous l'a déjà faite dix fois, non
01:19allez, merci quand même d'être venu
01:21c'est le spécialiste incontesté des small et micro-caps françaises
01:23Eric Lewin, comment ça va ?
01:25mieux que les micro-caps ?
01:26je suis spécialiste, mais c'est un spécialiste en déshérence
01:28parce que les small caps depuis le début de l'année
01:29on est à moins d'eux, il n'y a plus de flux
01:31il se passe strictement à un, il y a très peu d'IPO
01:33ça va repartir ou pas ce truc-là ?
01:35non, je ne parle pas des valos, mais je veux dire
01:37je ne vois pas comment avant la présidentielle
01:39un gérant intelligent a envie d'acheter
01:41des small caps avec ce qu'on voit
01:43avec les taux qui n'arrêtent pas de monter
01:44avec un pays qui va faire une croissance...
01:46je vous préviens, je n'ai pas le moral, je voulais que vous mentiez le moral
01:49je ne vais pas être euphorique là-dessus, on voit très bien
01:50qu'il n'y a plus de flux du tout en plus
01:52vous êtes stratégiste d'action chez Bourse Direct
01:54il co-dirige une des maisons de gestion les plus respectées
01:57les plus performantes de la place de Paris
01:59André, c'est toujours un plaisir de t'avoir
02:01André Chcavalet, directeur général de Moneta M
02:04Moneta, par contre, c'est un petit coin de soleil
02:07dans le désert français
02:09non, non, on est aussi aux aguets sur les nouvelles
02:12mais c'est vrai qu'on est peut-être un peu plus constructif
02:15on a progressivement basculé notre gestion de la France
02:18qui était un peu à l'origine de notre ADN
02:21vers de plus en plus des valeurs européennes
02:24et là on trouve des idées quand même sympathiques
02:27Et là, ta connaissance de la Pologne peut-être pas mal
02:31parce que c'est quand même un pays économiquement
02:33qui fait des miracles
02:34qui fait des miracles, qui ont été acquis à force de travail et de sacrifice
02:41à force de travail, c'est ça qui est important
02:43qui a désenchanté le communisme
02:47ce sont peut-être des choses qu'il faudra faire en France
02:50mais on n'est pas nécessairement très pessimiste pour la France
02:54il y a des livres qui sont des monuments
02:56les mémoires de guerre du général de Gaulle
02:59le prince de Machiavel
03:00l'interprétation des rêves de Freud
03:03l'art de la guerre de Sunset
03:05et depuis cette semaine
03:07il y a la dette publique
03:09de Jean-Marc Daniel
03:12Jean-Marc Daniel
03:13Le retour du général de Gaulle
03:15dans les comparaisons
03:15me flatte
03:16et Mounor
03:17c'est une bonne évolution
03:20Sunset, Machiavel, tout ça, ça va, c'est pas mal
03:21Oui, c'est pas mal
03:22Tu peux nous parler de ton livre ?
03:24Oui, absolument
03:24ce que j'essaie de raconter dans ce livre
03:26qui fait référence à Robin Desbois
03:29Donne le sous-titre
03:30Le sous-titre
03:30C'est Robin Desbois qu'on assassine
03:33Alors, pourquoi Robin Desbois ?
03:35D'abord, Robin en anglais
03:36il ne s'appelle pas Robin Desbois
03:37il s'appelle Robin à la capuche
03:38et donc Robin Hood
03:41mais pas Hood
03:43Et donc, pourquoi ?
03:44Parce que c'est deux choses
03:46derrière Robin Desbois
03:47il y a le fait que Robin Desbois
03:48prend aux riches pour donner aux pauvres
03:50alors que la dette publique
03:51c'est un mécanisme
03:52qui, contrairement à ce qu'on dit
03:53ne transfère pas d'une génération
03:55à une autre génération un fardeau
03:56mais transfère un fardeau
03:58des pauvres vers les riches
04:01en fait, plus exactement
04:01favorise les riches au détriment des pauvres
04:03on va en parler tout de suite
04:04c'est-à-dire que la charge de la dette
04:06elle est payée par l'ensemble de la population
04:08y compris les plus pauvres
04:09qui sont contribuables
04:10et elle bénéficie à une partie
04:11de la population
04:12qui est dans la même génération
04:13mais qui est la plus aisée
04:15et la deuxième chose
04:16c'est que Robin Desbois
04:18il agit contre Jean Santerre
04:21qui est roi d'Angleterre
04:22et Jean Santerre est à l'origine
04:23de toute la procédure budgétaire
04:25c'est lui qui a introduit
04:26dans la vie quotidienne
04:27le mot budget
04:28et pour conclure là-dessus
04:29le budget en fait
04:30c'est la bougette
04:31et la bougette
04:32c'est la bourse à Bordeaux
04:33qui est une ville
04:35dont vient Jean Santerre
04:36et d'où je viens aussi
04:38très bien
04:39bah écoute
04:39donc le livret est disponible
04:40le livre est disponible
04:42on peut l'acheter partout
04:43dans les bonnes librairies
04:44et sur les plateformes
04:45dans les bonnes librairies
04:45et on rappelle le titre
04:47c'est tout simplement
04:47la dette publique
04:49et les sous-titres
04:49c'est Robin Desbois
04:50comme assassin
04:51le mot de la semaine
04:53l'IA
04:55alors il y a deux choses
04:56qui m'ont frappé cette semaine
04:57d'abord la déclaration de Trump
04:59qui a dit à l'ONU
05:00celui qui domine l'IA
05:02domine le monde
05:03et il refuse
05:04de ralentir la course à l'IA
05:06et ce chiffre qui est paru
05:07dans le Wall Street Journal
05:07que j'ai trouvé totalement phénoménal
05:0910 300 milliards de dollars
05:12les investissements
05:13sur les 7 prochaines années
05:14dans l'IA
05:15ça représente
05:163,6%
05:17du PIB
05:19des Etats-Unis
05:20est-ce qu'en fait
05:21pour les années qui viennent
05:23tout n'est pas qu'IA ?
05:24Une bonne partie en est
05:27ça va être la question des enjeux
05:28il y a quand même
05:29des histoires de temporalité
05:30c'est pour l'instant
05:32on est dans les faits
05:32capex, investissement
05:34data center
05:35amélioration des modèles
05:36ah mais c'est la révolution
05:37technologique majeure
05:38c'est vraiment quelque chose
05:40qui va nous sortir
05:41de changement de régime
05:42c'est une nouvelle ère
05:44entre guillemets
05:45qui arrive
05:45mais qui doit être
05:47quand même remis
05:48dans un contexte
05:48un peu plus large
05:49des rivalités
05:50sino-stratégiques
05:51de la fin des politiques
05:52monétaires conventionnelles
05:53tout le reste
05:54et en fait c'est des facteurs
05:55qui s'auto-amplifient
05:56les uns les autres
05:56et donc on est vraiment
05:58nous on avait fait une étude
05:59dans laquelle on avait regardé
06:00sur des siècles et des siècles
06:01c'est la première fois
06:02où on a
06:045 ruptures majeures
06:05qui arrivent
06:05toutes en même temps
06:06sur l'économie
06:06s'auto-amplifiant
06:07les unes les autres
06:08et l'IA effectivement
06:09en est une
06:10avec toutes les implications
06:12à questionner
06:12sur ce qu'on peut en dire
06:13à ce stade
06:14mais au-delà des implications
06:15je dirais
06:16d'un point de vue
06:17purement mécanique
06:18parce que moi j'étais persuadé
06:19qu'on était dans une spirale
06:20un peu de ralentissement
06:21du grand ralentissement
06:23économique mondial
06:23avec la démographie
06:25avec tout ça
06:25mais est-ce que l'IA
06:26et j'avais complètement
06:28sous-estimé le truc
06:29est pas en train
06:29de renverser totalement
06:30cette tendance
06:31et de créer finalement
06:33alors on verra
06:33ce que ça donnera
06:34il y aura une explosion
06:35de la bulle peut-être
06:36dans quelques années
06:36et comme dans le chemin de fer
06:38on a probablement
06:39investi trop
06:40et puis il y aura
06:40des investissements
06:41qui vont servir à rien
06:42mais est-ce que ça va pas
06:43alimenter tout simplement
06:45la croissance
06:45comme c'est en train
06:46de l'alimenter aux Etats-Unis
06:47c'est ce qu'on voit
06:48et puis pas qu'aux Etats-Unis
06:49dans l'ensemble des économies
06:50avec des échelles différentes
06:51on le voit partout
06:52il y a l'IA
06:53il y a le modèle
06:53il y a les puces
06:55il y a les data centers
06:56enfin ça va alimenter
06:57l'ensemble de la croissance mondiale
06:58et ça fait déjà
06:59depuis deux ans
07:01que cette IA là
07:02en fait alimente
07:03d'abord la croissance américaine
07:04mais par effet de diffusion
07:05l'ensemble des économies
07:06donc ça c'est évident
07:07le vrai sujet pour moi
07:09c'est plutôt
07:09cette séquence
07:10à l'instant T
07:11IA versus CAPEX
07:13qui est vraiment
07:14ces montants là
07:14où là oui il y a un effet
07:15mais c'est surtout celui d'après
07:17en disant
07:18maintenant il y a la question
07:19de comment elle augmente
07:20la productivité
07:21et comment elle transforme
07:22les équilibres
07:22je suis d'accord
07:22mais pour l'instant
07:23vous la dissociez même
07:25des purs montants
07:26je comprends
07:26mais l'impact CAPEX
07:29c'est monstrueux
07:30c'est énorme
07:31c'est massif
07:32Jean-Marc
07:33l'IA et l'emploi
07:35je pense que l'IA
07:36va effectivement
07:37doper considérablement
07:38la croissance
07:39je pense qu'on va vers
07:41au taux de croissance actuel
07:42on a 0,7% de croissance potentielle
07:45de l'économie française
07:46affichée
07:46c'est-à-dire que le PIB
07:47double en 100 ans
07:48au niveau de la croissance mondiale
07:50c'est 3%
07:51là le PIB double en 23 ans
07:53je pense que le PIB
07:54peut doubler
07:55au niveau mondial
07:56en 10 ans
07:57c'est-à-dire 7%
07:58de croissance mondiale
07:59et avec des croissances
08:01très élevées
08:01au niveau des pays
08:03les Etats-Unis
08:04mais les autres
08:05parce qu'il n'y a pas besoin
08:06d'être le créateur
08:08il suffit d'être limitateur
08:09alors nous on peut en avoir
08:10nous on peut en bénéficier
08:11bien sûr on peut utiliser
08:12je rappelle quand même
08:13que notre informatique
08:14au départ on voulait la faire
08:15nous-mêmes
08:16c'était le plan calcul
08:16et puis on s'est aperçu
08:17que c'était idiot
08:18on a fermé le plan calcul
08:19et on a utilisé l'informatique
08:20donc c'est un bon espoir
08:21pour notre croissance
08:22ah oui je pense que c'est
08:23un bon espoir pour notre croissance
08:24et sur l'emploi
08:25alors oui
08:25il y a trois éléments
08:26qui vont jouer
08:27le premier élément
08:27c'est effectivement
08:28que vont devenir
08:29il y a un certain nombre
08:30d'emplois
08:30qui vont disparaître
08:31c'est-à-dire
08:32les médecins
08:33les avocats
08:34les professeurs
08:35d'université
08:35donc ça c'est mauvais
08:36c'est le chômage quand même
08:37mais c'est comme
08:38les agriculteurs
08:39qui ont disparu
08:40c'est comme les conducteurs
08:41de diligence
08:42on parle des chemins de fer
08:43évidemment
08:44les conducteurs de diligence
08:45qui sont l'exemple historique
08:46il y a eu d'autres emplois
08:46qui ont été créés
08:47là il n'y a pas d'autres
08:48on voit bien avec la polémique
08:49qu'il y a notamment
08:50sur le prix Goncourt
08:51et sur l'écrivain canadien
08:53il va y avoir besoin
08:54énormément de vérificateurs
08:55de gens qui vont être
08:57qui vont être à la source
08:58à l'origine
08:59de l'information
09:01donc la façon dont l'information
09:02va être analysée
09:03traiter, vérifier
09:04et tout ça
09:05je pense que le deuxième enjeu
09:07c'est effectivement
09:07la résistance des ludites
09:09c'est-à-dire des gens
09:09qui vont refuser
09:10effectivement que leur emploi
09:11disparaisse
09:12ça a déjà commencé
09:13regardez le monde
09:14de l'université
09:14il est totalement maintenant
09:16entre les mains des wokistes
09:17pourquoi ?
09:18parce qu'ils savent
09:19qu'ils sont condamnés
09:19donc ils sont comme
09:21ils cassent la machine
09:22donc ils refusent l'IA
09:24et le troisième élément
09:25je pense qui est aussi important
09:26c'est que
09:26la façon dont ces gains
09:28de productivité
09:29vont être diffusés
09:29vous avez deux façons
09:30soit on augmente les salaires
09:31soit on baisse les prix
09:33alors je pense que
09:33ce qu'on appelait le fordisme
09:35qui avait été
09:35la façon de distribuer
09:36les gains de productivité
09:37dans les années 50-60
09:38c'était d'augmenter les salaires
09:40je pense
09:41vu la situation démographique
09:42vu le degré de concurrence
09:44qu'il y a derrière tout ça
09:45je pense que ça va être
09:46par des baisses de prix
09:47et donc on va vers
09:47des baisses de prix énormes
09:50ce qui fait que
09:50les gens qui vont être
09:51en situation là aussi
09:53de se rebeller
09:53c'est des gens endettés
09:54donc les gens
09:56qui va falloir suivre
09:57c'est les ludites
09:59c'est effectivement
10:00les gens endettés
10:01et c'est
10:02enfin la différence
10:03Jean-Marc
10:04entre cette révolution
10:05et les précédentes
10:05c'est qu'il n'y a pas
10:06de nouveaux jobs
10:06qui sont créés
10:07ah mais si encore une fois
10:08il va y avoir énormément
10:09de nouveaux jobs
10:10vous savez
10:10j'avais déjà eu l'occasion
10:11de parler ici
10:12je pense qu'on va vers
10:13la société du spectacle
10:14c'est-à-dire que
10:15les gens qu'on va
10:16c'est-à-dire les professeurs
10:17d'université
10:17qui vont subsister
10:18c'est pas ceux
10:19qui vont enseigner
10:19ce sont ceux
10:20qui vont être capables
10:21de trouver un certain public
10:24dans leur façon
10:24de se présenter
10:25C'est ce que tu fais
10:26dans tes spectacles
10:27dans ton théâtre
10:30Céline Dion
10:31elle a rassemblé
10:31un nombre de gens
10:33considérable
10:33à des prix
10:34donc l'économie de demain
10:35c'est Céline Dion
10:36oui absolument
10:37alors qu'on peut écouter
10:37Céline Dion
10:38sur son smartphone
10:40sans problème
10:40mais les gens
10:41ils sont allés
10:41on payait des sommes colossales
10:43pour aller voir Céline Dion
10:44André
10:44quand on fait de la gestion
10:45et qu'on est face
10:46à ce tsunami
10:47d'investissement
10:48comme nous dit Léa
10:49les chiffres qu'on a
10:49sont fascinants
10:50est-ce que finalement
10:51il y a de la gestion
10:53dehors de l'IA
10:53c'est ça que je suis en train
10:54de me demander
10:55ces montants sont tellement
10:56colossaux
10:57pourquoi s'ennuyer
10:58à aller chercher autre chose
10:59que l'IA ?
11:01Écoutez moi
11:01ce que je pense
11:02je partage déjà
11:03totalement l'optimisme
11:04qu'il y a
11:05sur la création
11:06de richesses
11:08qu'on aura à faire
11:09et je dirais
11:11peut-être
11:11le point de comparaison
11:13majeur
11:13c'est ce qu'on a vécu
11:15exactement il y a un siècle
11:16avec l'électrification
11:18et les gains de productivité
11:19majeurs aux Etats-Unis
11:20pour rappel
11:22historiquement
11:22les usines
11:23puisque là
11:24c'est la troisième
11:25révolution industrielle
11:26la deuxième révolution industrielle
11:28c'était l'apparition
11:29des machines électriques
11:32dans les usines
11:32qui ont remplacé
11:33les machines à vapeur
11:34les machines à vapeur
11:34contraignaient les usines
11:35puisqu'il y avait
11:36des arbres
11:36des poulies
11:37et on ne pouvait pas
11:38vraiment dégager
11:39beaucoup de productivité
11:40donc dans les années 20
11:41aux Etats-Unis
11:44l'apparition
11:45de petits moteurs électriques
11:46a permis
11:47de réorganiser
11:48totalement
11:49le processus
11:49de production
11:50donc brancher
11:51en gros
11:52une machine électrique
11:52sur chaque machine
11:53mettre les machines
11:54les unes derrière les autres
11:56réduire les stocks
11:57et donc accroître
11:58très fortement
11:59la production
11:59la qualité de la production
12:00et aussi
12:01l'apparition
12:02de nouveaux produits
12:03comme le réfrigérateur
12:04les ascenseurs
12:05la voiture
12:05etc.
12:06ces produits se sont démocratisés
12:07comme vous avez vu
12:08en Europe
12:09on a eu ces gains
12:10beaucoup plus tard
12:11et vous l'avez
12:12cité
12:13dans les années 50-60
12:14parce qu'en fait
12:14il y a eu
12:15dans les années 20
12:16on devait reconstruire
12:17après la première guerre mondiale
12:18puis il y a eu
12:18la deuxième guerre mondiale
12:19mais on les a eu
12:20ces gains de productivité
12:21et là
12:22je pense que c'est pareil
12:23il ne faut pas être pessimiste
12:25en se disant
12:26c'est pas parce qu'on n'a pas inventé
12:27le modèle de langage
12:29sur lequel on est largué
12:30qu'on n'aura pas
12:31ces gains de productivité
12:32donc ces gains de productivité
12:33arriveront
12:33parce que
12:34on réorganisera
12:35tous les services
12:37et aujourd'hui
12:38on ne les voit pas
12:39parce qu'on n'est qu'au début
12:40du processus
12:41et donc
12:42il y a des entreprises
12:43qui vont souffrir
12:44et qui déjà
12:45souffrent en bourse
12:46en fait
12:46c'est ce que nous
12:47on s'intéresse
12:48nous sommes des boursiers
12:50donc nous nous intéressons
12:52à des excès
12:53à la baisse
12:53aujourd'hui
12:55il y a
12:56en bourse
12:57des gagnants clairs
12:58de l'IA
12:58et des perdants clairs
12:59de l'IA
13:00et les investisseurs
13:01sont prêts
13:02à enfoncer le clou
13:03bien plus profondément
13:04que ce que nous l'on pense
13:05et nous
13:06notre rôle
13:07c'est plutôt
13:07d'étudier les dossiers
13:09qui ont été peut-être
13:11injustement massacrés
13:12ou trop massacrés
13:12parce qu'en fait
13:13il y aura des survivants
13:15dans ce processus
13:15et le processus
13:17de destruction créative
13:18va continuer
13:19et créer beaucoup de valeurs
13:20ça j'en suis convaincu
13:21ça c'est quand même
13:22super optimiste
13:22c'est génial
13:23ce que vous êtes
13:24en train de nous dire
13:25moi je suis persuadé
13:26encore une fois
13:27que vous êtes en train
13:30de nous dire
13:30c'est qu'on a
13:30un potentiel de croissance
13:32énorme
13:32et ce que les gens
13:34ne mesurent pas
13:35c'est effectivement
13:35que l'idée
13:37que la génération suivante
13:39va vivre moins bien
13:40que la génération présente
13:41et tout ça
13:41est à mon avis
13:42totalement fausse
13:42en revanche
13:43je maintiens
13:45le véritable enjeu majeur
13:47ça va être
13:48de répondre à la déflation
13:49c'est à dire que
13:49tous les gens
13:50qui continuent
13:50à accumuler des dettes
13:51ne mesurent pas
13:52que cette croissance
13:53ne va pas les débarrasser
13:54de la dette
13:54pour l'instant
13:55on n'est pas
13:55à la déflation
13:56on est plutôt
13:56non oui oui
13:57mais quand on voit
13:59les taux d'intérêt
14:00on va en reparler
14:00Eric sur l'investissement
14:02non mais sur l'investissement
14:03ce qu'il faut dire
14:03c'est que c'est vrai
14:04qu'il y a des secteurs
14:05gagnants
14:06et pas mal de secteurs
14:07perdants
14:08et nous notre grande
14:08interrogation
14:09c'est pas de se poser
14:10la question
14:12c'est sur l'emploi
14:13mais quels sont les secteurs
14:14qui vont s'en sortir
14:15il y a 6 mois
14:15on pensait qu'il y aurait
14:16la SAS apocalypse
14:17on ne voulait plus
14:18d'éditeurs de logiciels
14:18en disant que finalement
14:19ça serait la mort des logiciels
14:20on s'aperçoit que c'est pas ça
14:22donc c'est vrai
14:22qu'il y a beaucoup
14:23de réflexions intellectuelles
14:24autour de ça
14:24ce qu'on voit déjà
14:25c'est quand même
14:25la publicité
14:26l'informatique
14:27et les médias
14:28sont des secteurs
14:29qui ont des difficultés
14:29puis on voit apparaître
14:30de nouveaux entrants
14:31qui profitent de cette IA
14:32qui auraient pensé
14:33que Schneider
14:34serait la cinquième capitalisation
14:35de la Bourse de Paris
14:42Bon très bien
14:43alors là par contre
14:44si vous êtes optimiste
14:46il va falloir remonter le moral
14:47parce que ce chiffre là
14:49il fait quand même
14:49très très mal
14:50plus de 1,10%
14:52shame on us
14:53honte à nous
14:54le spot de notre emploi
14:55à 10 ans
14:56avec celui de la main
14:57a largement dépassé
14:58le seuil symbolique
14:59des 1%
15:00notre immobilisme
15:01depuis la deep solution
15:02notre incapacité
15:03à s'attaquer
15:04à notre problème d'endettement
15:05nous enfonce
15:06dans une crise financière
15:07et économique
15:08notre dette nous asphyxie
15:10est-ce que je suis trop négatif
15:12Léa ?
15:13crise financière
15:14oui
15:14moi je rajouterais
15:15quand même
15:15dans une société polarisée
15:17en plus
15:18alors oui et non
15:20le côté trop
15:22c'est que la France
15:23est pas dans une crise financière
15:24la France
15:25fera pas sous plan FMI
15:26demain
15:26par contre
15:27on est quand même
15:28en difficulté
15:30on est en difficulté
15:31après
15:31on a des marges
15:32de manœuvre
15:33autre
15:33ce qu'il faut dire
15:34et je pense que c'est
15:34une bonne manière
15:35de voir les choses
15:36il y a quelques années
15:37on avait un spread de 30
15:38contre l'Allemagne
15:40depuis
15:41avant la dissolution
15:42était plutôt à 50
15:420,50%
15:440,50%
15:46depuis la dissolution
15:47on tourne autour
15:49de 70
15:49aujourd'hui
15:50on a en réalité
15:51une valeur d'équilibre
15:52du trou français
15:54contre Allemagne
15:54qui est de 100%
15:56ce qui est énorme
15:56de 100%
15:57de 1%
15:58en réalité
15:59c'est énorme
16:00mais c'est plutôt normal
16:01moi je vais mettre
16:02le système dans l'autre sens
16:03compte tenu
16:04c'est normal
16:05mais ça va nous coûter très cher
16:06ça va nous coûter très cher
16:07mais d'un côté
16:07on doit payer des intérêts
16:09c'est le concept
16:10d'une dette
16:10mais on a
16:11une croissance
16:12qui est complètement
16:13à part du reste
16:14de la zone euro
16:14cette année
16:15on a une dynamique européenne
16:16sur laquelle la France
16:16ne raccroche pas
16:17on a un problème
16:19de dette
16:19sur lequel
16:20on décide
16:21de ne pas agir
16:22on a en plus
16:23tout un environnement
16:24international
16:24qui est négatif
16:25à la limite
16:26pour moi
16:27il me paraît normal
16:28et même plutôt sain
16:29de revaloriser
16:30le risque français
16:30à ce niveau là
16:31je comprends
16:32mais pour nous
16:32c'est terrible
16:32comment on va sortir
16:34de ce truc là
16:35alors il y a plein
16:36de possibilités
16:37de sortir d'une dette élevée
16:38mais le problème français
16:39c'est un problème politique
16:41c'est un problème
16:41politique national
16:43et un problème de société
16:44et quand on
16:45moi c'est un point
16:45qui m'a marqué
16:46on a stressé
16:47des indicateurs
16:47on est dans une société
16:49encore plus polarisée
16:50que les Etats-Unis
16:51ça va être un peu dingue
16:52et dans lequel
16:54le système politique
16:55l'est lui aussi
16:56donc en fait
16:57je pense que le constat
16:58est très clair
16:58tous les économistes l'ont
17:00les sources
17:01pour le résoudre
17:01on les a à peu près aussi
17:03même si elles sont complexes
17:05le fait est que
17:06la France
17:06c'est un problème politique
17:07tant que celui-là
17:08n'est pas résolu
17:09la situation
17:10ne s'améliore pas
17:10si il ne va pas être résolu
17:11on n'a pas d'élection
17:12alors je rajoute à ça
17:13le spread est de 100 points de base
17:15nous on a fait des stress tests
17:16sur le quid des élections
17:18qu'est-ce qui se passe après
17:20en analysant tous les programmes
17:21je rajoute un point
17:22à ce pessimisme
17:23sans dire qu'on tombe
17:24dans une crise financière
17:26en réalité
17:27même
17:27en mettant un programme
17:29de consolidation
17:30libérale
17:31budgétaire
17:31à la Philippe
17:32ou à Attal
17:33en prenant leurs mesures
17:34dans le réalisable
17:36on arrive à un spread français
17:37libéral à la Philippe
17:38ou à Attal
17:38je fais ce que je peux
17:39je cherche des artistes
17:41en réalité
17:42c'est la seule capacité
17:44c'est la seule capacité
17:46à avoir un spread
17:47qui reviendrait
17:48à 70 points de base
17:49donc ce qu'il faut avoir en tête
17:50c'est qu'en fait
17:50le 100 points de base
17:51c'est aujourd'hui
17:52le niveau français
17:53le niveau normal
17:54mais même après
17:55c'est-à-dire qu'une fois
17:56les résultats sortis
17:57des élections
17:58en stressant tous les partis
18:00on n'arrivera pas
18:01encore une fois
18:01à avoir un compromis politique
18:02et donc 100
18:03c'est le minimal
18:04c'est ça qu'il faut intégrer
18:06moi je dis
18:07qu'on est dans une crise financière
18:08on a l'air
18:09dit non
18:09c'est un new normal
18:10qu'est-ce que vous en pensez ?
18:12non crise financière
18:13c'est assez brutal
18:13de toute façon
18:15depuis que je fais de l'économie
18:16la France est en crise
18:17il n'y a pas d'année
18:19où on n'a pas été en crise
18:20donc je finis par
18:21plus très bien savoir
18:22qu'est-ce que c'est
18:22que la normalité
18:23là on doit passer à la caisse
18:24la différence
18:25c'est que
18:26c'est de l'argent
18:28qu'on doit payer en plus
18:29j'entends bien
18:30j'entends bien
18:31mais
18:31les taux d'intérêt
18:33sont au niveau de 2007
18:34la grande différence
18:35par rapport à 2007
18:36c'est que les taux allemands
18:37étaient à 4,5%
18:38et les taux grecs
18:39étaient à 4,6%
18:40là maintenant
18:41on a une dispersion des taux
18:43au niveau de la zone euro
18:44et donc il y a un problème global
18:45qui est un problème
18:46plutôt à mon avis
18:46de la façon dont
18:47les personnes de la zone euro
18:48et les solidarités
18:49au sein de la zone euro
18:51alors mon édito
18:52dans les échos de lundi
18:53je dis qu'il y a
18:54une véritable problème
18:55c'est que
18:56on raconte
18:57tout un tas de trucs
18:57qui sont totalement
18:58à côté de la plaque
19:00c'est d'abord
19:00on a un président de la république
19:01qui n'a toujours pas compris
19:02qu'il n'était plus aux affaires
19:03donc il continue à faire
19:04des conférences de presse
19:06recevoir les journalistes
19:07comme s'il avait
19:08la moindre
19:09et distribuer
19:12des médailles
19:13de Robert De Niro
19:14et Martin Sanchez
19:15alors qu'on est en pleine crise
19:16voilà
19:17c'est un personnage
19:19de texte avant
19:20il est au-dessus du gouffre
19:21mais comme il ne regarde pas
19:22il continue à avancer
19:23c'est un personnage
19:24bon
19:24donc on a
19:25une classe politique
19:26qui se pose la question
19:27de savoir s'il faut faire
19:28une règle d'or
19:29mais enfin la règle d'or
19:29c'est le traité européen
19:30la TSCG
19:31donc il n'y a pas besoin
19:31de faire une règle d'or
19:32il y a ceux qui menacent
19:34les parlementaires
19:34de sanctions financières
19:38je rappelle dans l'article
19:39qu'à un moment donné
19:40on tuait le ministre des Finances
19:41quand ça n'allait pas
19:42on tuait le ministre des Finances
19:43ça ne redressait pas les comptes
19:44les comptes après
19:45recommençaient à dériver
19:46donc je pense que
19:47la seule véritable
19:48chose à faire
19:49c'est de se poser la question
19:50qu'est-ce que
19:51monsieur Lecornu
19:52a en tête
19:53et je pense qu'il a en tête
19:54le fait que
19:56si jamais
19:57il ne réagit pas
19:59les gens qui vont arriver
20:00après aux affaires
20:01quels qu'ils soient
20:01vont le charger un maximum
20:03de toute façon
20:04ils iront
20:05je trouve une situation
20:06catastrophique
20:06le gars qui était avant moi
20:08c'est un incapable
20:08c'est une honte
20:11et donc sa seule solution
20:12c'est effectivement
20:13de sortir proprement
20:15du gouvernement
20:16mais comment il ne peut pas faire
20:17il n'a pas de majorité
20:17non il n'a pas de majorité
20:18mais justement
20:19ce qu'il peut essayer de faire
20:20c'est de faire comprendre
20:21à sa majorité
20:22qu'un peu ce qu'avait fait
20:24Mario Monti
20:25c'était l'idée
20:25du gouvernement technique
20:26c'est-à-dire
20:27pendant 6 mois
20:28vous faites la campagne électorale
20:29vous pipotez
20:31et moi
20:32je vais chercher une solution
20:33de façon à sortir
20:34proprement de la situation
20:35et je pense que
20:36la seule solution
20:37c'est d'aller négocier
20:40avec le prêteur
20:41en dernier ressort naturel
20:42qui est la BCE
20:42d'aller négocier
20:43un plan de redressement
20:45dans la situation
20:45on est d'accord
20:46il faut que la BCE
20:47intervienne
20:48en nous imposant
20:49il faut qu'on soit sous tutelle
20:51pas sous tutelle
20:52parce qu'il ne faut pas
20:52le montrer comme ça
20:53il ne faut pas le dire comme ça
20:54de même que
20:55quand on brandit le FMI
20:56d'une part le FMI
20:56c'est là pour redresser
20:57les comptes extérieurs
20:58je ne parle pas du FMI
20:59je parle de la BCE
21:00là c'est plutôt
21:01le bon outil
21:01c'est la BCE
21:02il y a des dispositions
21:03sur le plan européen
21:04qui font qu'on sauvegarde
21:06les apparences
21:07et en plus
21:08on n'est pas la Grèce
21:10on a été violent
21:10avec la Grèce
21:11mais on ne sera pas violent
21:12avec nous
21:12sur le plan symbolique
21:13mais on peut l'être
21:14sur le plan pratique
21:15moi ce que je trouve
21:16je vous trouve très négatif
21:17parce que quand vous regardez
21:22on nous prête
21:23mais beaucoup plus cher
21:23d'accord
21:24beaucoup plus cher
21:24mais le taux moyen
21:26attendez le taux moyen
21:27est à 2,40
21:28de la dette française
21:28mais il monte
21:29on ne répète cette histoire
21:30à chaque fois
21:31la grande problématique
21:32ça serait qu'on arrête
21:33de prêter complètement
21:34à la France
21:34vous êtes une caisse
21:35du Texas aujourd'hui
21:36mais il faut continuer
21:37à prêter
21:38parce que vous avez
21:38du 4,60 sur 10 ans
21:40c'est fantastique
21:41donc ce que je veux dire
21:42où est le problème
21:43pour nous
21:43on paye des intérêts
21:45le budget
21:46le service de la dette
21:48c'est plus que le budget
21:49de l'éducation
21:50je suis d'accord
21:50mais quand la Grèce
21:51avait été mise sous tutelle
21:51il y avait un déficit courant
21:52qui représentait 10% du PIB
21:54là le déficit courant
21:54c'est moins 0,6
21:55donc on en est loin
21:56je ne veux pas dire
21:57que la situation est idyllique
21:58elle est catastrophique
21:59mais tant qu'on aura
21:59des fonds d'investissement
22:00des gros hedges
22:01qui nous prêteront
22:01je pense que
22:02sauf que les hedges funds
22:04en ce moment
22:04ils shortent la dette française
22:06ils la vendent à découvert
22:07ils spéculent
22:08contre la France
22:08ils spéculent
22:09mais vous avez toujours
22:09des acheteurs
22:10à la moindre adjudication
22:11c'est souscrit 3 fois
22:12mais c'est pas eux
22:12qui sont les acheteurs
22:13je vais quand même repartir
22:14sur un côté positif
22:15juste un problème technique
22:17c'est pas eux
22:18qui achètent la dette
22:18la dette elle est achetée
22:19par 18 spécialistes
22:20en valeur du trésor
22:21dans un certain nombre
22:22ce sont des banques
22:23qui ont à la tête
22:24des inspecteurs des finances
22:25qui sont dans la même promotion
22:26de l'ENA
22:27que le directeur du trésor
22:28donc la dette
22:29elle sera toujours rachetée
22:30le véritable enjeu
22:31c'est effectivement
22:3152% par des étrangers
22:33c'est pas simplement
22:33oui mais c'est pas eux
22:34qui l'achètent
22:34les étrangers
22:35ils la rachètent après
22:36donc le véritable enjeu
22:37c'est effectivement
22:38le moment où ils la rachètent
22:40c'est à dire
22:40c'est pas les 2,40%
22:41c'est le fait que
22:42sur le marché
22:43où elle est véritablement
22:44mise en situation de marché
22:46le taux d'intérêt
22:46n'arrête pas de monter
22:47Léa
22:48et puis je rebascule
22:49avec notre histoire
22:49et essayer de sortir
22:50un peu de ce pessimisme ambiant
22:52aujourd'hui
22:52si on fait le pari
22:54de l'IA
22:54et de la croissance potentielle
22:55future
22:55et on dit
22:56allez
22:57soyons optimistes
22:58faisons pas un 0,7
22:59faisons un 2
23:00sur la croissance potentielle
23:01française
23:02mettons une inflation à 2
23:03ça fait 4
23:04un 4%
23:05c'est un taux d'intérêt
23:06d'équilibre
23:07avec une croissance nominale
23:08qui tient
23:08c'est ça aussi
23:09qu'il faut envisager
23:10on est inquiet aujourd'hui
23:11en réalité c'est juste
23:12qu'on a oublié
23:12qu'avant le quantitative easing
23:13ce niveau-là
23:14c'était un niveau
23:15de taux cohérent
23:15avec ce qu'on envisage
23:17aujourd'hui
23:17maintenant le fait est
23:18je comprends
23:19vous dites
23:19c'est le new normal
23:20en fait c'est un changement
23:22de régime
23:22qu'il faut intégrer
23:23par contre
23:24qui nécessite
23:25à un moment ou un autre
23:26de rentrer sur une trajectoire
23:27de dette
23:28qui est plus soutenable
23:29mais c'est un acte politique
23:30encore une fois
23:31André
23:31ça vous inspire quoi
23:33de voir
23:33écoutez moi je suis
23:34pareil
23:35plutôt constructif
23:36ce que je voudrais dire
23:37c'est peut-être deux commentaires
23:38c'est qu'effectivement
23:40à la différence de la Grèce
23:41il n'y a pas de déficit
23:42de la balance courante
23:43en France
23:44ça veut dire concrètement
23:45que les français
23:45épargnent énormément
23:47c'est un peu l'argument
23:48de Jean-Marc
23:49et donc
23:50in fine
23:50ce sont eux
23:51les prêteurs
23:52en dernier ressort
23:52de l'état français
23:54et la deuxième chose
23:56c'est peut-être
23:56un message optimiste
23:58à nos politiciens
24:00qui sont
24:00un peu des nounous
24:02et qui ne veulent
24:03distiller que
24:04des messages bienveillants
24:05et c'est normal
24:06puisque depuis 50 ans
24:08le système a été dévoyé
24:09vous voyez aujourd'hui
24:10il y a 60%
24:11de français
24:13qui sont bénéficiaires
24:14des transferts publics
24:15et 40% de fourmis
24:16moi je suis politicien
24:18c'est rationnel pour moi
24:19de m'adresser
24:20à ceux qui maximisent
24:22ma chance
24:23de gagner aux élections
24:25mais les français
24:26ils valent mieux que ça
24:28parce qu'en fait
24:28il y a un sondage
24:29et j'invite tout le monde
24:30à lire ce sondage
24:31ce sondage
24:32de début mars
24:33IFOP
24:34où on posait la question
24:35aux français
24:36êtes-vous prêt
24:38à voter
24:38un candidat
24:40à l'élection présidentielle
24:41de 2027
24:41qui promette
24:42un déficit budgétaire
24:43à zéro
24:44avec des baisses
24:45de dépenses de l'état
24:46et des baisses d'impôts
24:4768% des français
24:49répondent oui
24:50donc il faut de la pédagogie
24:51je pense que les français
24:52sont prêts à des sacrifices
24:53mais il faut leur présenter
24:54un vrai projet derrière
24:55il faut vous présenter
24:56André
24:57alors moi je n'ai pas
24:58la nationalité française
24:59et j'ai déjà un job
25:01mais je pense que
25:02les politiciens
25:02peuvent s'en inspirer
25:03de la pédagogie
25:03de la pédagogie
25:03de la pédagogie

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