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  • il y a 15 minutes
Ce mardi 29 septembre, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir et Alexandre Stott, économiste chez Goldman sachs, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Pas une seconde à perdre, il est là, Alexandre Stott, économiste pour Goldman Sachs.
00:07Bonsoir Alexandre, ravi de vous retrouver.
00:09François Monnier aussi est avec nous, re-bonsoir François.
00:12Re-bonsoir.
00:12En fil rouge, directeur de la rédaction d'Investir.
00:16Les taux donc, alors le 10 ans américain cet après-midi reste à 5,26 sur un peu de 19
00:20ans à ce 10 ans américain.
00:22On a eu l'enquête de JOLS sur le marché de l'emploi aux Etats-Unis qui montre un petit
00:25affaiblissement,
00:26un petit fléchissement de ce marché de l'emploi, mais les 10 ans américains restent quand même à 5,26.
00:30Rien, plus rien ne fera reculer les taux américains, Alexandre ?
00:34Récemment, les taux américains ont été principalement menés par la hausse des prix de l'énergie
00:37qui, comme vous le disiez, ne les insure pas.
00:41Je pense que l'autre élément important, c'est également maintenant la compétition qu'on voit pour le capital,
00:45donc de la part d'entreprises qui investissent massivement dans l'IA,
00:49et sans changement de direction dans aucune de ces deux tendances,
00:52c'est compliqué de les voir redescendre dans le court terme.
00:54Oui, c'est compliqué de les voir redescendre dans le court terme,
00:56c'est-à-dire qu'ils devraient continuer de monter ou on arrive au plafond ?
00:58Ça fait à peu près six mois qu'on se demande si on est au plafond,
01:00à chaque fois on le crève, on le perce, donc on n'y est toujours pas.
01:02Écoutez, nous éventuellement, on pense que les taux longs devraient redescendre aux US,
01:06on pense que ça nécessitera des bonnes nouvelles sur l'inflation,
01:08qui elles-mêmes auront sûrement à voir avec des meilleures nouvelles au Moyen-Orient.
01:12Donc là, par exemple, demain, on aura les chiffres d'inflation aux US,
01:15le Corpici, qui regarde la fête de très très près.
01:18Pour nous, ils devraient sortir un peu en dessous du consensus,
01:21donc on les verrait à 3,1% en glissement annuel,
01:23parce que le consensus s'attend à environ 3,2%.
01:26Ça, ça pourrait déjà amorcer un peu cette détente sur l'inflation
01:29qui éventuellement peut-être permettra à la Fed d'arrêter d'augmenter les taux,
01:32ce qui pourrait également stabiliser les taux à des horizons plus longs.
01:35OK, mais tout ça reste suspendu à l'évolution de ce conflit au Moyen-Orient,
01:38trouver une solution entre Américains et Iraniens.
01:40Les Iraniens, d'après Bloomberg, s'expriment en privé pour dire
01:43qu'ils ne croient pas à un début d'accord avec les Américains
01:46avant les élections de mid-term, pourquoi pas après, on verra.
01:49Ça, c'est toujours la plus grosse interrogation au niveau macroéconomique mondial.
01:53Est-ce qu'il y aura et quand il y aura un accord au Moyen-Orient ?
01:56Mais là-dessus, je dirais, ma réponse est peut-être un peu plus nuancée
01:59et vous y faisiez référence tout à l'heure.
02:02Même si, certes, le conflit dure plus longtemps
02:04que ce que beaucoup espéraient en début d'année,
02:07la production de pétrole et les sorties de pétrole
02:10et de matières premières depuis le Moyen-Orient
02:11ont été quand même beaucoup plus adaptives que prévu.
02:14Vous citiez le pipeline saoudien, la péninsule arabique.
02:19On voit également des flux de pétrole qui sortent d'Hormuz
02:21via soit des cargos qui, par exemple,
02:25ne mettent plus en place leurs communications directement
02:27ou qui sont mieux protégés.
02:29Et tout ça, ça permet au final, à environ 80% des flux de pétrole
02:33de sortir du Golfe.
02:34Alors effectivement, ça a été la surprise quand même depuis 24 heures.
02:36On a vu ce chiffre passer, circuler.
02:3880% du pétrole du Golfe Persil, finalement,
02:40est en train, à nouveau, de pouvoir en sortir,
02:42que ce soit par l'oléoduc saoudien qui a rouvert,
02:45qui est à nouveau en exploitation,
02:46ou par le détroit d'Hormuz.
02:4880%, c'est-à-dire qu'on passe...
02:49Enfin, c'est on-off, quoi.
02:52Ça peut aller très vite.
02:53Vous dites que ça montre une forme d'agilité
02:55dans cet univers d'infrastructures
02:57où tout est très lourd,
02:58il faut aussi assurer les bateaux et tout.
02:59Vous croyez à ce chiffre de 80%, franchement,
03:01de pétrole qui arrive à sortir du Golfe Persil ?
03:03C'est une estimation qu'on a fait nous-mêmes.
03:04Alors, c'est vrai pour le pétrole brut,
03:05c'est moins vrai pour les produits raffinés,
03:07où le gaz, par exemple, où les marchés
03:08sont beaucoup plus sous tension.
03:10Mais nous, ça nous laisse à penser
03:11que s'il y a maintenant des perspectives
03:13de résolution du conflit qui se mettent en place,
03:14que le prix du pétrole pourrait tomber assez rapidement.
03:17Par exemple, notre prévision pour la fin d'année,
03:18c'est un baril de brut à 85 dollars.
03:21L'an prochain, on le verrait à moyenné les 80.
03:24Ce que fait aujourd'hui le marché,
03:25c'est sûrement prendre en compte les aléas potentiels.
03:28Et ils sont sûrement vers un conflit
03:29qui leur plus longtemps,
03:30et donc des prix qui restent plus haut.
03:32Donc, après avoir pris le risque
03:34de s'exposer à de mauvaises surprises,
03:35le marché tout au long du premier semestre
03:37en pariant sur une fin du conflit rapide,
03:39il a déchanté.
03:40Là, aujourd'hui, il voit le marché durer
03:42plus qu'il risque de durer,
03:43et donc plutôt une probabilité
03:45de bonnes surprises à venir de votre point de vue.
03:46C'est-à-dire qu'on a plus de risques
03:47de bonnes surprises que de mauvaises surprises
03:49désormais pour le marché.
03:50Nous, c'est ce qu'on dirait
03:50sur les matières premières,
03:51mais également sur les taux longs,
03:52qui maintenant reflètent quand même
03:53des craintes assez poussées sur l'inflation.
03:55Alors que ce soit aux US ou en Europe,
03:58on ne voit pas la même spirale inflationniste
03:59qui se met en place avec les salaires
04:00qu'on avait vues par exemple en 2022 ou 2023.
04:03Donc pour nous, les chances que par exemple
04:04la Fed doive relever son taux directeur
04:06de quatre fois comme l'attend le marché
04:08sont assez faibles.
04:09Dans le cas central,
04:10on a une autre hausse aux Etats-Unis
04:12de la Fed en octobre.
04:13On a également une autre hausse des taux
04:14de la baissée en décembre en Europe.
04:16Mais on aurait du mal à les voir remonter
04:18les taux encore trois, quatre,
04:19voire même plus de fois.
04:19Parce que vous vous dites aussi
04:20que les niveaux de taux actuels
04:21vont finir par grever la croissance.
04:23Elle est toujours très forte,
04:24la croissance américaine,
04:24mais même en Europe, elle n'est pas mal.
04:25Vous dites que ça va ralentir,
04:26ne serait-ce que du fait des taux
04:27qu'on est en train de subir en ce moment,
04:28ça finira par tout ça
04:29par s'auto-réguler quelque part.
04:31La hausse des taux va climatiser,
04:33modérer la croissance
04:33et donc les choses rentreront dans l'ordre.
04:35C'est l'un des facteurs
04:36qui vous auront aussi optimiste
04:37sur un ralentissement de l'inflation ?
04:39Alors en partie.
04:41La raison, je pense,
04:42c'est que les taux étaient déjà
04:42à des niveaux positifs
04:44et relativement élevés
04:45avant le début du conflit
04:45et avant la reprise de l'inflation.
04:47Aux US, on se situait à 3,50%.
04:49En Europe, on était à 2%.
04:50On n'était pas en territoire négatif
04:51comme c'était le cas durant le Covid.
04:53Donc pour nous,
04:54les banques centrales vont avoir
04:55moins à faire au total
04:56qu'il y a 4, 5 ans.
04:58Donc on tablerait sur 3 hausses au total en Europe,
05:002 hausses au total aux Etats-Unis,
05:02dont 2 et 1 ont déjà été faites.
05:03C'est intéressant.
05:04Vous incarnez Goldman Sachs ici.
05:06Et donc Goldman Sachs nous explique
05:07cet après-midi, François,
05:08et merci Alexandre,
05:10effectivement que le marché
05:11est en train peut-être de pêcher
05:12par excès de pessimisme.
05:14C'est la raison pour laquelle
05:15les taux montent à ce point
05:16et le pétrole aussi relativement élevé,
05:18toujours proche des 100 dollars.
05:19Est-ce que vous estimez,
05:19comme nous le disait Alexandre il y a un instant,
05:22que désormais pour le marché,
05:23il y a plus de risques de bonnes
05:24que de mauvaises surprises pour la suite ?
05:26D'abord, il faut noter
05:27que le marché est toujours excessif,
05:29que ce soit à la hausse ou à la baisse.
05:31On a tendance à porter au nu
05:32ou à détester,
05:34que ce soit sur les actions,
05:35que ce soit sur les obligations,
05:36que ce soit sur les cours du pétrole.
05:38À chaque fois,
05:39on a des prévisions qui sont un peu folles,
05:41qui vont ou à la hausse ou à la baisse.
05:43Donc ça, il faut en avoir conscience
05:47et on le voit tout au long de...
05:49Enfin, depuis une décennie,
05:50voire depuis trois décennies,
05:52ça a toujours été comme ça.
05:53Là, c'est difficile de se projeter
05:55parce que d'abord,
05:56on n'a aucune idée de savoir
05:57quand est-ce que la guerre va s'arrêter.
06:00Toutes les prévisions qui ont été faites
06:01depuis le début du conflit,
06:03tout le monde s'est trompé.
06:05Donc, ce qu'on sait,
06:06c'est que tout le monde a intérêt
06:07à ce que le pétrole continue de circuler
06:10pour pouvoir financer encore la guerre,
06:11quelque part.
06:12C'est un peu ça le drame de cette histoire.
06:15Donc, l'Iran a besoin aussi
06:16d'avoir des recettes.
06:18La Russie aussi, voilà.
06:19Pardon ?
06:20La Russie aussi.
06:20Voilà, tout le monde a intérêt
06:22à ce que le pétrole,
06:23c'est le carburant de l'économie mondiale.
06:25Et donc, le fait que ça reparte,
06:28c'est une très bonne nouvelle.
06:29Si on regarde les grandes tendances,
06:31au début de l'année,
06:32on était plutôt dans une tendance
06:33baissière sur les prix d'énergie.
06:35On estimait,
06:37avec les niveaux de croissance qu'on avait,
06:39qu'il y avait probablement
06:40trop de production de pétrole
06:41pour les besoins
06:43de l'ensemble des pays du monde.
06:45Donc, ça, cette tendance,
06:46ça reste une tendance de fond.
06:48C'est une tendance durable.
06:49La guerre est probablement
06:50un épiphénomène,
06:52même si c'est un drame humain,
06:53même si aujourd'hui,
06:54c'est une inflation
06:56qui pèse sur le pouvoir d'achat
06:58des ménages.
06:59C'est un véritable coût.
07:01Mais on peut penser
07:01qu'à un moment donné,
07:02elle va se refermer.
07:03Donc, les banques centrales,
07:05notamment la banque centrale américaine,
07:06elles essaient plutôt de raisonner
07:08sur une inflation hors prix d'énergie.
07:10Donc, ce qui fait
07:11qu'elle aura peut-être
07:12probablement
07:15une volonté
07:15à moins taper
07:16et à moins demander
07:18des hausses de taux
07:19que la banque centrale européenne
07:21qui a tendance à avoir
07:22à raisonner
07:23sur une inflation globale
07:24en intégrant
07:25les prix de l'énergie.
07:26Donc, du côté de la Fed,
07:27peut-être une probabilité
07:27de bonne surprise.
07:28Le marché acte
07:29trop de hausses de taux
07:31pour la Suisse
07:31qu'il y en aura moins
07:32que ce que le marché anticipe.
07:33Oui, et puis ce qu'on voit aussi,
07:34c'est que les États-Unis
07:35sont quand même
07:35dans une situation
07:35plus confortable qu'en Europe
07:37parce qu'il y a quand même
07:37plus de croissance
07:39qu'en Europe.
07:40Si on prend l'exemple juste
07:41des États-Unis
07:42et de la France,
07:43aux États-Unis,
07:44vous avez de la croissance
07:45et des taux à 5,2,
07:475,3,
07:48le taux à 10 ans américain,
07:50alors qu'en France,
07:51on n'a pas de croissance
07:52et on a quand même
07:53des taux à 4,7,
07:544,8.
07:55Donc là,
07:56ce n'est pas la même histoire.
07:57Là, vraiment,
07:58c'est un véritable boulet
07:59d'avoir des taux aussi élevés
08:01avec une croissance molle.
08:04On est à 4,77 là
08:06sur le 10 ans français,
08:06ça n'arrête pas de monter.
08:08Est-ce que...
08:09Allons-y sur la France,
08:10on parlera d'intelligence artificielle
08:11promis aussi dans un instant.
08:12C'est notre pain quotidien
08:14qu'il y a en ce moment.
08:15Le 10 ans français,
08:164,77.
08:17Donc, le record
08:18depuis la création
08:19de la zone euro
08:19pour le 10 ans français,
08:20c'est 4,85.
08:21Au rythme où vont les choses,
08:22on pourrait y être demain
08:23à 4,85.
08:24Est-ce que pour vous,
08:25oui, ce record va être battu ?
08:27Est-ce que pour le 10 ans français,
08:28on ira à 5, au-delà de 5 %,
08:30comment regarde Goldman Sachs ?
08:31Comment vous voyez Goldman Sachs,
08:32les choses,
08:33l'évolution à venir
08:33pour les taux français ?
08:35Il faut commencer par dire
08:36qu'actuellement,
08:37la situation est très volatile
08:37sur les marchés de taux longs.
08:38Donc, on voit tous les jours
08:39des grandes variations.
08:40Est-ce que ça peut être atteint ?
08:41Évidemment,
08:42ça pourrait passer au-dessus
08:43comme ça pourrait repasser
08:43en dessous dans les jours à venir.
08:46Là où il faut être clair,
08:47c'est que dans l'augmentation
08:47des taux français qu'on a vues,
08:48il y a quand même
08:48une grosse partie globale
08:49qui a à voir avec l'augmentation
08:51des taux longs en Allemagne,
08:52mais également au Japon,
08:58composantes françaises
08:59idiosyncratiques,
09:00c'est dans le fait que notre spread,
09:01donc notre différentiel de taux
09:02par rapport à l'Allemagne
09:03qui sert souvent de référence
09:04en Europe,
09:05c'est lui aussi écarté.
09:06Et là également,
09:07on est maintenant,
09:07on en parlait juste avant
09:08le début de l'émission,
09:09à 116 points de base,
09:10à des niveaux qui sont
09:11historiquement hauts.
09:12Il a été quelque chose de similaire
09:13pendant la crise de la dette souveraine.
09:15Le spread France-Allemagne,
09:16116 points ce soir.
09:18Mais donc,
09:18dans un passé plus récent,
09:19c'est vraiment très haut.
09:21Et donc ça,
09:21ça reflète deux choses,
09:22je pense.
09:23À un niveau global,
09:24comme je le disais,
09:28un objectif de résolution du conflit,
09:29une compétition pour les capitaux globaux
09:32qui vient aussi d'entreprises
09:33qui investissent dans l'IA.
09:34Mais en France,
09:35il faut le dire,
09:35il y a une situation qui est compliquée.
09:37Peu de croissance,
09:38comme le disait François.
09:39Nous, chez Goldman Sachs,
09:40on prévoit 0,4 % de croissance
09:41pour 2026,
09:420,7 % de croissance
09:44pour l'an prochain.
09:45C'est peu,
09:46c'est trop peu,
09:46c'est en dessous de ce que
09:47l'économie française
09:48pourrait faire en temps normal.
09:49Le déficit reste élevé,
09:51sûrement 5,4 % du PIB cette année.
09:53Nous, on tablerait sur 5,3 % du PIB
09:55l'an prochain,
09:58et évidemment,
09:59beaucoup d'incertitudes
10:00quant à qui gouvernera le pays
10:02pendant les cinq prochaines années.
10:03Et ce qui est hyper décourageant,
10:04c'est un point de vue que j'exprime,
10:06c'est que malgré les quelques efforts budgétaires
10:09qui ont pu être faits,
10:09parce qu'il y en a quand même eu aussi,
10:11le niveau d'endettement s'aggrave.
10:13Au deuxième trimestre,
10:13c'est un chiffre de l'INSEE,
10:15le niveau d'endettement atteint
10:16plus de 119 % du PIB,
10:17119 contre 117 en début d'année.
10:19On est plus,
10:20le niveau d'endettement actuel
10:21est plus élevé
10:22qu'au pire de la crise Covid
10:24en 2020 en France.
10:25Alors qu'on n'est plus dans le Covid,
10:26que tout le monde est en croissance,
10:27nous moins que les autres,
10:27mais nous,
10:28on est pire que pendant le Covid
10:29en termes de niveau d'endettement,
10:30ce qui n'est pas le cas
10:31des autres pays.
10:32Mais sur l'endettement,
10:33j'ai envie de dire,
10:33c'est presque...
10:33Malgré nos efforts,
10:34c'est-à-dire qu'on se dit
10:35à quoi bon en faire d'autres.
10:36Après-demain, jeudi,
10:37présentation du budget détaillé
10:39par le gouvernement Le Cornu,
10:4054 milliards d'euros d'économie,
10:42on en vient à se dire,
10:43mais ces 54 milliards,
10:44ils serviront à financer
10:44le service de la dette
10:45et finalement,
10:46ça ne relancera pas le pays.
10:47Mais sur les dynamiques de dette,
10:49j'ai presque envie de dire,
10:49c'est moins surprenant
10:51que le déficit qui reste élevé
10:52et surprend la hausse
10:53d'année en année,
10:54car les dynamiques de dette
10:55sont très inertielles,
10:56à mettre beaucoup de temps
10:57à se mettre en place
10:58et comme le disait François,
10:58ce qui est absolument crucial,
10:59c'est qu'aujourd'hui,
11:00nos taux d'intérêt
11:01sont plus hauts que notre croissance.
11:02Donc non seulement,
11:03on accumule de la dette
11:04via un déficit qui est élevé,
11:06mais notre différentiel croissance
11:07taux d'intérêt
11:07n'aide pas non plus.
11:08Donc il y a un peu
11:08cet effet de boule de neige
11:09qui est en train
11:10de se mettre en place
11:10et qui contribue
11:11à faire augmenter la dette.
11:13Aujourd'hui,
11:13on atteint 119% du PIB.
11:15Moi, j'ai une conviction
11:16relativement forte
11:17qu'on va dépasser
11:17les 120% d'ici l'an prochain
11:19et qu'on attendra peut-être
11:20potentiellement les 125%
11:21sur les prochaines années.
11:23Parce qu'encore une fois,
11:24on a pas mal de visibilité
11:25à cela sur le moyen terme.
11:26La vraie question,
11:27c'est quelle trajectoire
11:29prendra le déficit ?
11:29À quelle vitesse se réduira-t-il
11:31s'il se réduit ?
11:32Et pour ça, franchement,
11:33c'est très compliqué de le dire.
11:34Ça dépendra de l'élection présidentielle,
11:36de s'il y aura une majorité
11:37par la suite au Parlement
11:39et de quels seront
11:39les programmes économiques
11:40mis en place par ce gouvernement.
11:41Oui, pour l'instant,
11:42les sondages placent quasiment tous
11:43désormais un second tour,
11:45quelles que soient les configurations
11:46d'ailleurs entre Marine Le Pen
11:46et Jean-Luc Mélenchon.
11:47Alors, on est encore
11:48à 7 mois du scrutin,
11:49mais c'est ce qui se présente
11:51manifestement.
11:51François, comment vous regardez
11:52les choses ?
11:53Ce 10 ans français qui monte.
11:54Est-ce que vous voyez
11:55le mur arriver ?
11:56Il y a le fantasme du mur,
11:58la Grèce a pris le mur
11:58il y a une quinzaine d'années.
11:59Est-ce que la France risque
12:00de prendre un mur aussi
12:01sur le marché, là ?
12:02Peut-être pas un mur,
12:03mais déraper et sortir de la route,
12:06ça, ça semble être acté.
12:10Deux chiffres.
12:11Premier élément,
12:12en 2029,
12:14l'intégralité de notre impôt
12:16sur le revenu
12:17sera mangée
12:18par les charges financières
12:19de la dette.
12:20Ça veut dire qu'aujourd'hui,
12:21on paye de l'impôt sur le revenu,
12:23ça ne servira pas
12:24à financer les hôpitaux,
12:25la sécurité,
12:27la recherche,
12:28l'armée.
12:29Ce sera uniquement
12:30pour payer les charges financières.
12:32Donc ça,
12:32c'est quand même
12:32un signal important.
12:332029,
12:35l'intégralité
12:35d'impôt sur le revenu
12:36sera mangée.
12:38Autre élément important,
12:39aujourd'hui,
12:40la dette française,
12:41elle a une maturité
12:42de 9 ans.
12:43Ça veut dire
12:43qu'au bout de 9 ans,
12:46elle sera quasiment
12:47renouvelée.
12:49Le taux moyen
12:50de la dette française,
12:52c'est 2,1%.
12:53Si on estime
12:54que les taux
12:55vont rester
12:56aux alentours
12:57de 4,7%,
12:58ça veut dire
12:58qu'on devrait avoir
12:59plus qu'un doublement
13:00du poids
13:01de la charge de la dette,
13:02des charges financières.
13:04Sans parler
13:04de la hausse de la dette.
13:06Donc,
13:06à dette constante,
13:07imaginons qu'on arrive
13:08à stabiliser la dette
13:09à 3 600 milliards
13:10pendant 9 ans,
13:12si les taux
13:12restent élevés
13:13à ces niveaux-là,
13:15on aura plus
13:15qu'un doublement
13:16des charges financières.
13:17Donc en fait,
13:18ce n'est pas un mur,
13:20on étouffe.
13:21On va avoir
13:22une économie
13:23et un État
13:24qui va s'asphyxier
13:25parce qu'il n'aura
13:26plus de moyens.
13:26Et ça,
13:27ça marche
13:28que dans le meilleur
13:29des cas.
13:30C'est si on n'a pas
13:31de crise,
13:32si on n'a pas de crise,
13:33si on n'a pas besoin
13:33de faire des dépenses
13:34exceptionnelles,
13:35etc.,
13:35un nouveau Covid,
13:37un nouveau gilet jaune,
13:38une nouvelle crise financière.
13:39c'est que si tout va bien,
13:42on va avoir
13:42un doublement
13:43des charges financières.
13:45Et donc,
13:45ça veut dire
13:46que l'État
13:46sera asphyxié.
13:48C'est pour ça
13:48qu'il faut,
13:49à un moment donné,
13:50trouver une solution,
13:51des réformes.
13:52Il faut trouver,
13:53en tout cas,
13:54peut-être une baguette magique.
13:56Mais là,
13:56ce qu'on voit,
13:57c'est que
13:59dans 9 ans,
14:00les charges financières
14:01vont doubler.
14:02Et en 2029,
14:04l'impôt sur le revenu
14:05ne servira à rien,
14:06c'est-à-dire
14:06uniquement à payer
14:07les charges financières
14:08et pas du tout
14:09à financer
14:11la croissance,
14:12la recherche,
14:12l'innovation,
14:13les hôpitaux,
14:14le vieillissement de la population,
14:15la transition énergétique.
14:16Non, non.
14:17Uniquement pour payer
14:18les charges financières.
14:19Mais quand on a vu passer
14:20ce chiffre,
14:20le gouvernement
14:21qui compte réaliser
14:2154 milliards d'euros
14:23d'économies en 2027,
14:24c'est beaucoup,
14:24c'est quasiment deux fois plus
14:25que ce qu'on anticipait.
14:26On s'est dit,
14:26c'est du sérieux.
14:27Le marché n'a pas acheté ça.
14:28Pourquoi ?
14:29Non, parce que
14:29ce chiffre de 54,
14:30d'abord,
14:31il est biaisé.
14:32Parfois,
14:32ils disent qu'ils font
14:33des économies,
14:33mais c'est parce qu'ils dépensent
14:35moins que ce qu'ils avaient
14:35prévu de dépenser.
14:37Le marché,
14:38il est totalement binaire.
14:39Ils regardent un seul chiffre,
14:40c'est le montant du déficit.
14:41Ça fait trois ans
14:42qu'on a un déficit supérieur
14:43à 5%.
14:44Et là,
14:45on est parti
14:45pour avoir à nouveau
14:46un déficit supérieur à 5%.
14:48Donc,
14:49ça veut dire
14:49qu'ils sont en train
14:50de se battre
14:51comme des fous
14:52pour ne pas faire mieux
14:53qu'un déficit de 5%.
14:54Je rappelle que l'objectif,
14:56normalement,
14:56c'est 3%.
14:57Et qu'on a un des pires déficits
14:58de la zone euro.
14:59Alors,
15:00on voit passer l'hypothèse
15:01de hausse des taxes,
15:02évidemment,
15:03sur les autoroutes,
15:03sur les aéroports.
15:04Vinci recule ce soir
15:05de 2,5%.
15:06Effage recule.
15:08Aéroport de Paris aussi
15:08de 0,6%.
15:09Relever les taxes
15:10chez Goldman,
15:10vous dites que c'est une solution
15:11court terme.
15:12Certes,
15:12elle a le défaut d'être
15:13de court terme.
15:13Elle fait reculer
15:14ces acteurs-là en bourse.
15:15Mais avant le long terme,
15:17il y a le court terme.
15:17Ça compte ?
15:17Une solution de court terme,
15:18c'est bien ?
15:19C'est une première pierre
15:20sur le bon chemin ou pas ?
15:21Je pense que dans le court terme,
15:22pour ce qui est du budget
15:23de l'an prochain,
15:24c'est difficile de dire
15:24ce qui sera dans la copie finale.
15:26Je pense qu'une des raisons
15:27pour laquelle le marché
15:29prend ce chiffre
15:30de 50 milliards,
15:3154 milliards
15:32avec distance,
15:33c'est qu'il sera évidemment
15:34soumis sûrement
15:35à des discussions,
15:37négociations,
15:38possibles concessions
15:38et autres.
15:39Donc,
15:39il faudra voir
15:40ce qui sortira
15:40de la copie finale.
15:42Moi,
15:43quand je prends un peu
15:43de recul,
15:44je regarde la France
15:45d'un point de vue international.
15:46Quand je le compare
15:47à d'autres grands pays développés,
15:48d'autres grandes économies développées,
15:50on se démarque
15:51par le fait
15:51qu'on taxe beaucoup
15:52notre économie.
15:53Donc,
15:54le ratio de recettes publiques
15:55par rapport à notre PIB
15:56est plus élevé
15:57que la plupart des autres pays.
15:58Mais c'est également
15:59le cas pour les dépenses.
16:00À partir de là,
16:01quelle serait une conclusion logique ?
16:02Peut-être revenir un peu
16:03dans le milieu,
16:04revenir vers la moyenne
16:05d'autres pays développés
16:06côté dépenses
16:06plutôt qu'essayer
16:07de se démarquer encore plus
16:08côté recettes.
16:09Et là où c'est inquiétant,
16:10je rebondis sur ce
16:11qu'il veut dire Alexandre,
16:13c'est se dire
16:13on a autant
16:15de taxation,
16:16d'imposition
16:17pour arriver à avoir
16:18une croissance molle
16:19proche de zéro.
16:20C'est qu'à un moment donné,
16:23pourquoi autant taxer,
16:25autant prélever
16:26pour plomber la croissance
16:27n'avoir pas de résultat ?
16:29Donc,
16:30il faut peut-être
16:30changer les coûts.
16:31Vous savez,
16:32quand vous avez le sentiment
16:33d'avoir un peu grossi,
16:34vous vous dites
16:34que vous devez faire des efforts,
16:36puis vous traînez
16:36à faire les efforts,
16:37et puis au bout d'un moment,
16:38vous vous dites
16:38que vous êtes tellement grossi,
16:39autant continuer,
16:40allez hop,
16:40au point où j'en suis.
16:40Il y a un côté comme ça,
16:41mais quand vous entendez
16:42les discours,
16:43tous les discours ne sont pas
16:44irresponsables dans cette
16:45campagne électorale,
16:45mais on en entend beaucoup,
16:46il faut taxer plus,
16:47etc.
16:48Pour l'instant,
16:48ça n'a pas marché,
16:49ça n'a pas porté ses fruits.
16:50On en reparle dans un instant,
16:51vous vouliez rebondir là-dessus,
16:52Alexandre ?
16:52Je pense qu'il y a
16:55pas mal d'éléments négatifs
16:56qu'on a relevé sur ce plateau
16:57sur les perspectives budgétaires
16:58en France,
16:59également la croissance
17:00qui est relativement faible,
17:01les taux d'incadrèque
17:01qui sont très élevés.
17:02Moi, je noterais quand même
17:03un élément intéressant
17:04que j'ai vu passer récemment.
17:05Il y a des sondages,
17:06par exemple celui qui a été publié
17:07par Ipsos et Le Monde,
17:08qui montraient qu'au final,
17:10dans l'échantillon
17:10qui a été sondé,
17:11c'est un bel échantillon,
17:12je pense 13-14 000 personnes,
17:14il y a en fait une large majorité
17:16de personnes qui sont d'accord
17:17pour stabiliser la dette,
17:19faire cela en réduisant le déficit
17:20et réduire les déficits
17:21en coupant les dépenses.
17:23Donc là où il y a un désaccord,
17:24là où il n'y a pas de consensus,
17:26c'est évidemment sur
17:26quelles dépenses couper,
17:27comment le faire, etc.
17:28Peut-être qu'il y a
17:29certains impôts à remonter,
17:30d'autres à baisser.
17:32Mais je pense qu'il commence
17:33à y avoir une réalisation,
17:35y compris dans l'opinion publique,
17:36qu'il faut passer côté dépenses
17:37plutôt que côté recettes.
17:38Et si on traduit ça en action,
17:39marché action,
17:40le marché français,
17:41les small and mid-cap,
17:42hier Eric Lewin nous disait
17:43il y a zéro volume,
17:44depuis quelques mois,
17:45zéro volume sur les small and mid-cap françaises.
17:48Ça, ça va mécaniquement durer
17:49jusqu'à la présidentielle,
17:50voire au-delà
17:51s'il n'y a pas de vraie majorité
17:52à l'Assemblée
17:53à l'issue des législatives, François ?
17:55En tout cas, ce qu'on voit,
17:56c'est qu'il y a eu un dernier sondage
17:57cet été de Bank of America
17:59qui montrait que
18:00pour les investisseurs européens,
18:04investir en France,
18:05c'était le pire marché.
18:06C'était le marché le plus impopulaire.
18:09Et donc, ça sous-entend
18:11qu'ils estiment
18:12qu'il y a un risque politique
18:13parce que mécaniquement,
18:15si vous taxez plus
18:16ou prélevez plus
18:19aux entreprises,
18:20à la fin,
18:20vous avez moins de bénéfices
18:21et donc,
18:22autant investir ailleurs
18:23chez les actions.
18:25Et ça montre
18:25qu'il y a des vrais décalages,
18:26en tout cas de cours,
18:27sur les actions françaises
18:28par rapport aux actions
18:29de nos...
18:30Promis, on va parler de trucs
18:31beaucoup plus réjouissants
18:32dans un instant,
18:32des solutions d'investissement
18:33aussi pour vous,
18:34vous permettre de surperformer
18:35la France.
18:36Oui, c'est possible.
18:37On est à 12 minutes
18:37de la clôture.
18:38Le CAC 40
18:40signe la plus forte baisse
18:42en Europe.
18:42Voilà, avec ce 10 ans français
18:44à 4,78 qui monte
18:45le 10 ans français
18:46alors que le taux
18:4710 ans allemand recule,
18:49le taux 10 ans espagnol
18:50se détend,
18:50le 10 ans italien est stable,
18:52le 10 ans français
18:52lui monte un peu.
18:53Le CAC moins 0,6,
18:54lanterne rouge,
18:55Saint-Gobain moins 1,2%,
18:56AXA aussi perd 1,3%
18:58et puis à la hausse,
18:59Le Grand relève
19:00toutes ses prévisions
19:01grâce à l'IA,
19:02grâce aux perspectives
19:03des data centers.
19:04Le Grand gagne 6%,
19:05l'IA toujours
19:06qui porte
19:07AC Microelectronics
19:08aussi en hausse de 2%
19:09ou encore Schneider Electric
19:09plus 1,9%.
19:10Parlons-en de l'IA
19:11puisqu'Antropic a donc
19:13dévoilé son prospectus
19:14d'introduction en bourse.
19:15On va rentrer dans le détail
19:16mais Antropic nous dit
19:17que l'IA va transformer
19:19l'économie aussi profondément,
19:20même plus profondément
19:21que l'a fait l'arrivée
19:22de l'électricité,
19:25l'industrialisation
19:27et plus encore
19:27que l'arrivée d'Internet.
19:28J'ai envie de dire
19:29que l'Internet
19:29c'est un peu moins fondamental
19:30peut-être que l'arrivée
19:31de l'électricité
19:31et que l'industrialisation.
19:33Mais voilà,
19:33l'IA sera au-dessus
19:34de tout ça,
19:34nous dit Antropic.
19:36Il faut prendre au pied
19:36de la lettre
19:37ou c'est un prospectus
19:38d'introduction en bourse
19:39et donc un prospectus
19:40commercial ?
19:41Non mais bon,
19:42il faut voir qu'on est
19:44dans une surenchère
19:45médiatique de communication
19:46parce que passé après SpaceX
19:48qui vous annonçait
19:49la conquête de Mars,
19:50etc.,
19:51il faut après raconter
19:52des belles histoires.
19:53Donc là,
19:53l'idée c'est de dire
19:54oui,
19:54on a maintenant
19:55nous un projet
19:56des LLM,
19:56des outils
19:57pour faire mieux
19:58que l'arrivée
19:58de l'électricité.
20:00Mais ça prend aussi
20:02au sérieux
20:03parce qu'on le voit,
20:05ces nouveaux agents
20:07IA sont redoutables,
20:09rendent beaucoup de services.
20:11Donc oui,
20:11c'est une révolution.
20:12Oui,
20:13on a mis énormément d'argent
20:14parce que SpaceX,
20:17l'essentiel de la levée
20:18de fonds à 70%,
20:20les CAPEX,
20:21les investissements,
20:21pardon,
20:22les investissements
20:22vont servir
20:23à développer de l'IA.
20:24Donc on est vraiment
20:25dans une logique
20:25d'investissement,
20:28de recherche de puissance
20:30et Anthropik
20:31a montré
20:31que non seulement
20:32il était en recherche
20:32de puissance,
20:33mais la grande différence
20:34qu'il a avec SpaceX,
20:35c'est qu'il montre
20:36qu'il a des indicateurs
20:37de rentabilité.
20:38Donc c'est,
20:40oui,
20:40c'est la révolution,
20:41oui,
20:41c'est une communication
20:42à Elon Musk.
20:44Après,
20:45une fois qu'on a promis,
20:47il faut tenir ses promesses.
20:49mais il y a déjà
20:50des résultats tangibles
20:51avec des profits
20:53trimestriels.
20:54Et ça,
20:54c'est la grande différence
20:55qu'il y a avec SpaceX.
20:57Oui,
20:57enfin,
20:57Anthropik,
20:58pour 2025,
20:59alors 2025,
20:59c'est presque le monde
21:00d'avant dans cet univers-là,
21:02mais pour 2025,
21:03Anthropik annonce quand même
21:04une perte de 42 milliards de dollars
21:05tout en prévoyant d'investir
21:06518 milliards
21:07dans le cloud,
21:08les infrastructures,
21:09etc.
21:09C'est-à-dire que l'IA
21:10est une révolution gigantesque
21:11qui va nécessiter
21:12des investissements
21:13absolument colossaux.
21:15Le risque,
21:16c'est que les revenus,
21:16eux,
21:16soient moins importants
21:17que ce qu'on estime
21:18parce que le prix des tokens
21:19est en train de baisser,
21:20il y a de la concurrence
21:21entre les acteurs,
21:22donc peut-être une course
21:22à la baisse sur les prix de l'IA
21:23et la concurrence des IA chinoises
21:25open source.
21:26Donc est-ce que là-dessus,
21:27il ne risque pas d'y avoir
21:27une forme de déception quand même ?
21:29On est sur le moyen long terme,
21:31mais voilà.
21:31Il y aura une déception,
21:32sauf que là,
21:33vous êtes engagé dans une course,
21:34tout le monde est en train de courir
21:35et à la fin,
21:37il n'y aura probablement
21:37qu'un seul gagnant.
21:39Donc est-ce que ce serait un tropique,
21:41est-ce que c'est OpenAI avec HGPT,
21:42est-ce que c'est un autre acteur ?
21:44Mais en tout cas,
21:45on voit que dans le monde de la tech,
21:46le numéro un prend 80% du marché
21:49et les autres,
21:50pas grand-chose.
21:51Quand vous regardez
21:52ce qui s'est passé dans les années 2000
21:53avec les moteurs de recherche,
21:55avant que Google écrase tout,
21:58il y avait des acteurs un peu partout,
21:59mais à la fin,
22:01les utilisateurs choisissent,
22:02en tout cas,
22:03il y aura deux types de marchés,
22:04le marché des entreprises
22:06et le marché du grand public.
22:09Et le grand public,
22:10à un moment donné,
22:10il va choisir un acteur
22:13et plus vous interrogez cet acteur,
22:15plus il devient puissant,
22:16plus il devient puissant,
22:17plus il propose des services,
22:18plus il propose des services,
22:19plus il peut encore...
22:20Vous pensez qu'à la fin,
22:21il n'en restera qu'un ?
22:21Je pense qu'à la fin,
22:22pas qu'un,
22:23mais celui qui va gagner
22:24aura 80% du gâteau
22:26et les autres vont se partager les miettes.
22:28Et là, pour l'instant,
22:28personne ne veut céder
22:29et donc tout le monde investit massivement,
22:32même si on voit déjà
22:32des acteurs qui cèdent.
22:34Mistral, en France,
22:35a cédé.
22:36Aujourd'hui,
22:37Mistral n'est plus dans la compétition,
22:39il est plutôt dans une logique
22:40de SS2I
22:41à intégrer des LLM,
22:43notamment des LLM gratuits,
22:46chinois,
22:47pour proposer des services
22:49aux entreprises,
22:50mais ils ne sont plus dans la conception
22:51de nouveaux outils
22:52et ils ne sont plus du tout
22:53dans la même compétition
22:55parce que ça va trop vite,
22:56parce que les Américains
22:57ont mis trop d'argent dedans.
22:59Donc,
22:59vous avez une logique
23:00de rentabilité aux États-Unis,
23:03de conquête,
23:03peut-être idéologique,
23:05en Chine en disant
23:05qu'on vous donne gratuitement
23:07le LLM,
23:08mais ça va nous servir
23:09à mieux vous comprendre.
23:10Et donc,
23:11voilà,
23:11on est dans ce marché-là,
23:13mais il y a de fortes chances,
23:14en tout cas,
23:15quand on regarde
23:15l'histoire de la tech
23:16sur longue période,
23:18il y a une primo leader
23:20qui est considérable
23:21et le leader
23:22ramasse 80% du gâteau.
23:23Oui,
23:24mais AMD,
23:24la course à la taille.
23:25AMD rachète World Labs,
23:27un laboratoire d'intelligence artificielle.
23:28C'est la deuxième
23:28plus grosse acquisition
23:29de l'histoire d'AMD
23:30et le marché achète.
23:31AMD gagne 1,5%
23:33cet après-midi.
23:34Quand Anthropik,
23:34dans son prospectus
23:35d'introduction en bourse,
23:36nous dit donc que
23:36l'IA va transformer
23:38plus profondément l'économie
23:39que l'arrivée d'électricité,
23:40l'industrialisation
23:41et Internet.
23:42Vous, économistes
23:43chez Goldman Sachs,
23:44Alexandre,
23:44vous partagez l'idée
23:45ou vous vous dites
23:46que c'est un prospectus
23:47commercial avant tout ?
23:48Nous,
23:48ça fait un certain temps
23:49chez Goldman Sachs
23:50qu'on dit
23:50que le potentiel
23:51de gains économiques
23:52liés à l'IA
23:52sont historiques.
23:54Alors,
23:54au-delà de l'électricité,
23:56je ne m'avancerai pas là-dessus,
23:57mais potentiellement similaires.
23:59Donc,
23:59juste pour rappeler
24:00quelques chiffres,
24:00nous,
24:00on estime que l'IA
24:02à terme
24:02pourrait automatiser
24:03environ 25%
24:04des tâches
24:05qui sont réalisées
24:05aujourd'hui par des humains,
24:07que cela pourrait générer
24:08un gain de productivité
24:10du travail
24:11de l'ordre de 15%.
24:12Donc,
24:13évidemment,
24:13ça créera des remous
24:14sur les marchés de l'emploi,
24:15mais à terme,
24:17c'est des gains historiques
24:18en termes économiques
24:19et de productivité.
24:20Donc,
24:20là-dessus,
24:20on serait d'accord.
24:22Comment on investit
24:22dans l'IA,
24:23François ?
24:24Alors,
24:24il y a Legrand
24:25qui gagne 6%
24:26après avoir relevé
24:27toutes ses prévisions
24:27grâce au datacenter,
24:28donc plutôt les équipementiers,
24:30plutôt,
24:30on change son fusil d'épaule,
24:31comment on y investit
24:32aujourd'hui ?
24:32Il faut être diversifié.
24:33Je pense qu'il y a
24:34trois poches à jouer,
24:36à investir.
24:37La poche des semi-conducteurs,
24:39donc vous pouvez être
24:40en Europe
24:41où vous pouvez aller
24:42sur du ASML
24:42ou du Infineon,
24:44par exemple.
24:45Il y a la poche
24:46équipementiers,
24:47dont vous venez de parler
24:47aujourd'hui
24:48avec le plan stratégique
24:50à trois ans
24:51de Legrand,
24:52donc les équipementiers
24:53qui participent
24:54à l'élaboration
24:55et à la construction
24:56des datacenters,
24:58les Legrand,
24:59Schneider Electric,
25:00Nexans,
25:00et la troisième poche
25:02qui est ceux
25:03qui produisent
25:04des LLM
25:05et qui profitent
25:05du cloud
25:06parce que ça consomme
25:08et ça génère
25:08beaucoup de chiffres d'affaires.
25:09Donc,
25:09vous avez du Alphabet
25:10ou du Microsoft.
25:11Donc,
25:11vous avez trois possibilités
25:12et je pense qu'il faut
25:12essayer d'être positionné
25:14sur les trois
25:15plutôt que de se dire
25:16je mets tout
25:17sur les semi-conducteurs
25:18ou je mets tout...
25:19Et il y a les secteurs tradis
25:20qui vont aussi
25:20implanter l'intelligence artificielle
25:22dans leur process.
25:23AXA a commencé
25:24à chiffrer les bénéfices
25:25qu'ils attendent
25:25de l'intelligence artificielle.
25:26On commence à voir
25:27tout ça de façon plus précise
25:28dans la stratégie
25:29des entreprises
25:29qui ne sont pas
25:30des entreprises tech également.
25:31Voilà,
25:31on le voit,
25:32mais on voit aussi
25:32que ces acteurs
25:33de l'assurance
25:34peuvent être disruptés.
25:37On a vu,
25:38il y a quelques jours,
25:39Meta avec Muse,
25:42l'agent de Meta,
25:43il peut gérer
25:45à votre place,
25:45Guillaume,
25:46le choix de l'assureur.
25:49Vous avez une voiture,
25:50l'assurance auto,
25:51Muse peut s'en occuper,
25:52il peut décider tout seul
25:54de choisir ce contrat
25:55d'assurance
25:55et voir le résilier
25:57en disant
25:57il y a un meilleur contrat
25:58d'assurance.
25:58Donc,
25:59ces agents aussi,
26:00il faut que les assureurs
26:01s'en emparent,
26:02mais ça va générer
26:03probablement plus de turnover
26:05de la part des clients
26:06et potentiellement
26:08des baisses de prix.
26:09Donc,
26:09il y a du pour et du contre.
26:11Donald Trump sur la sécurité
26:12de l'IA reçoit à nouveau
26:14les patrons de la tech
26:15à la Maison Blanche.
26:15Il les convient à un déjeuner
26:16où il sera question
26:17de la supervision
26:18de l'intelligence artificielle.
26:20Là-dessus,
26:20Nvidia dit avoir
26:21une forme de pilule miracle,
26:22en tout cas de puce,
26:23permettant de bien
26:24circonscrire les tâches
26:25des agents
26:26d'intelligence artificielle.
26:27Nvidia dit,
26:27ouais,
26:28nos puces,
26:28certaines de nos puces
26:29peuvent vraiment contribuer
26:30à encadrer
26:31ce que pourront faire les puces
26:33et donc les agents autonomes
26:34et donc limiter les risques
26:36que ces agents autonomes
26:37effectivement ne fassent
26:38n'importe quoi.
26:39Bon,
26:39on aura l'occasion d'y revenir.
26:40Comment on traduit tout ça en action ?
26:42Vous nous le disiez
26:42sur le segment de la tech.
26:43En termes de secteur,
26:44au-delà de la tech,
26:45qu'est-ce qu'il faut privilégier
26:46d'après vous, François ?
26:46Puis dans un instant,
26:47on va appeler Alexandre Tixier
26:48aussi pour le portefeuille trading.
26:49Nous,
26:49chez Avesti,
26:50on aime bien aussi,
26:50au-delà de la tech,
26:51les valeurs de santé
26:54parce qu'on le voit
26:56et Moderna,
26:57c'est quand même
26:57un déclic cet été.
26:59Avec de l'IA,
27:01vous pouvez davantage
27:03produire un traitement
27:04sur mesure.
27:04Donc,
27:05c'est le cas de Moderna
27:09pour lutter contre le cancer,
27:10contre la peau.
27:11Donc,
27:11on peut avoir des acteurs
27:12de la santé
27:13qui ont des bases de données.
27:14Avec l'IA,
27:15on va pouvoir
27:17trouver des nouvelles recettes
27:19et par exemple,
27:20Viva System
27:21va en profiter.
27:22On aime bien
27:23des Elilili,
27:23on aime bien aussi
27:25des acteurs
27:25où on a une très belle visibilité.
27:28On reste positionné
27:28sur la défense.
27:30Donc,
27:30en fait,
27:30on recherche des tendances longues
27:32parce qu'à court terme,
27:34la visibilité,
27:35elle est quand même
27:35plutôt faible.
27:36On le voit
27:36dans le domaine de l'énergie,
27:37on le voit
27:37dans le domaine politique,
27:39géopolitique.
27:40Donc,
27:40il faut essayer
27:41de se dire
27:42quand vous investissez
27:43dans l'IA,
27:44vous n'investissez pas
27:44sur un cycle économique.
27:46Ça transcende
27:47plusieurs cycles.
27:48Donc,
27:48l'idée,
27:49c'est vraiment
27:49d'avoir
27:51une méga tendance
27:52et plusieurs méga tendances
27:53dans les portes.
27:53Et sur l'IA,
27:54hier,
27:54l'annonce d'un rachat d'action
27:55absolument massif
27:56d'NVIDIA,
27:57le plus grand de l'histoire,
27:58ce qui prouve
27:58que NVIDIA
28:00estime avoir assez de cash
28:01pour financer
28:02la course technologique
28:03à l'IA,
28:03mais aussi restituer
28:04des sommes gigantesques
28:05aux actionnaires.
28:06Ils estiment avoir
28:06de quoi faire les deux.
28:08NVIDIA,
28:08ce qui est un signe d'optimisme,
28:09le titre est encore
28:09hausse de 0,5% en ce moment.
28:11Alexandre Tisset
28:11est avec nous
28:12à l'analyse du portefeuille
28:13trading d'FM Bourse.
28:14Bonjour Alexandre.
28:15Bonjour Guillaume.
28:15Ravi de vous retrouver.
28:17Alexandre,
28:18comment est-ce que
28:19vous faites évoluer
28:20ou pas d'ailleurs
28:20l'exposition du portefeuille
28:21au marché action ?
28:22Alors,
28:23en fonction du CAC,
28:24bien sûr,
28:26là,
28:26on reste assez pessimiste
28:28à court terme
28:28sur le CAC.
28:30Je rappelle des cibles
28:317 940,
28:327 680,
28:347 500
28:34et 7 325.
28:36On a un triangle baissier
28:38sur l'indice.
28:39Ça devient assez net
28:39comme formation,
28:40mais ce n'est pas encore validé.
28:41Ça ne sort pas assez fort
28:42et rapide à mon goût.
28:43J'ai envie de dire,
28:45ça hésite un poil trop.
28:47Côté exposition,
28:48vous m'en parliez,
28:49on garde notre ST micro
28:50qui marche très bien
28:52aujourd'hui
28:53avec l'ensemble
28:53de la thématique IA.
28:55Et puis,
28:56toutes ces valeurs
28:57qui fonctionnent bien,
28:58on les regarde de près,
28:59notamment l'équipementier
29:01électrique Legrand.
29:02Oui,
29:03Legrand qui est en tête
29:03du CAC,
29:04effectivement,
29:04à plus 6.
29:04On voit donc la tech,
29:05les valeurs IA,
29:06bien progresser.
29:07Comment est-ce que,
29:08parce que c'est souvent
29:08des valeurs américaines
29:09et on pense souvent
29:10en termes de grosses valeurs,
29:11vous vous adressez
29:12cette thématique tech
29:13autrement dans le portefeuille trading ?
29:14Oui,
29:15puisque le portefeuille trading,
29:16c'est une de ses contraintes,
29:18c'est qu'il est franco-français
29:19sur son choix de valeurs,
29:21compartiment A, B, C
29:23sur la cote.
29:24Donc,
29:25ce qui ne nous empêche pas
29:26de regarder outre-Atlantique
29:28pour prendre la température
29:30de la thématique,
29:31mais on a de belles valeurs
29:33sur la thématique en France,
29:35même si ce n'est pas forcément
29:36directement leur métier.
29:38Elles peuvent profiter
29:39de la lame de fond IA,
29:40on pense aux équipements
29:41anti-électriques,
29:41vous en parliez à l'instant,
29:43avec Legrand.
29:44Et puis là,
29:45c'est simple,
29:45on regarde le palmarès
29:47des grosses capies aujourd'hui,
29:48on les identifie bien,
29:49on les a toutes.
29:50Les Vusion,
29:51ST Micro,
29:52Rexel,
29:54Schneider Electric,
29:57Soitec,
29:57Legrand,
29:58bien sûr.
29:59Donc moi,
30:00ce que je regarde,
30:00ça va être sur Critec Technique,
30:02bien sûr,
30:02je reste dans mon couloir
30:04de nage technique
30:04et ma préférence,
30:05c'est Soitec,
30:06que je n'hésiterai pas
30:07à mettre en portefeuille,
30:08probablement en plusieurs
30:10allers-retours
30:10en fonction de l'état
30:11psychologique du marché.
30:12Vos cibles préférées
30:13pour ce portefeuille trading,
30:14chacun peut s'y abonner
30:15en flashant,
30:15scanant le QR code
30:16qui vient d'apparaître
30:17à l'écran.
30:17Merci beaucoup,
30:18Alexandre Tissier,
30:19François Monnier
30:19et Alexandre Stott
30:21sont toujours avec nous.
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