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  • il y a 1 heure
Mercredi 30 septembre 2026, retrouvez Sophie Lazaro (Associée Conseil Capital Humain, Deloitte France), Frédéric Béziers (Président-Directeur Général, Hays France, Luxembourg & Maroc), Marine Balansard (DG, Ariseal) et Philippe Silberzahn (professeur en stratégie, EM Lyon Business School) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles, évidemment, bien dans son job aujourd'hui.
00:17Études passionnantes sur la Gen Z, on en a énormément parlé sur notre plateau.
00:22Gen Z et Millenials qui veulent des carrières stables, oui, des carrières stables.
00:26On va en parler avec Sophie Lazaro, associée Capital Humain chez Deloitte, avec une étude mondiale.
00:32C'est la 15e édition, plus de 22 000 personnes interrogées et vous allez voir, cette étude est étonnante.
00:38Le cercle RH, l'IA va-t-il tuer vos emplois, nos emplois ?
00:44Question évidemment vertigineuse.
00:46On reviendra sur l'étude de l'ANDRH notamment, qui a sendé les cœurs des DRH et on en parlera,
00:51et c'est le débat de nos experts, avec Marine Balanzard, directrice générale d'Arizeal,
00:55Philippe Zilberzan, professeur au Rémi en Business School, et Frédéric Béziers, PDG de AIS France.
01:01On va parler d'IA et de ce que provoque l'IA, évidemment, sur nos emplois et sur les organisations.
01:08Voilà le programme, tout de suite c'est bien dans son job.
01:22Bien dans son job pour parler de la Gen Z.
01:25Alors c'est vrai qu'elle a été un peu auscultée sous toutes les coutures,
01:28mais l'étude dont on va vous parler révèle finalement une autre lumière sur cette Gen Z et sur les
01:34Millelions.
01:34On en parle avec vous Sophie Lazaro, ravie de vous accueillir.
01:38Vous êtes associée Capital Humain chez Deloitte, et vous avez sous le bras, et en particulier devant vous à travers
01:42le Digest,
01:43une étude qui est impressionnante, étude mondiale.
01:47C'est la 15e édition, et qui a sondé les cœurs de la Gen Z et des Millelions.
01:52D'abord, peut-être nous rappeler les tranches d'âge entre la Gen Z et les Millelions.
01:56Bien sûr, alors les Générations Z et Millelions, finalement, sont les générations les plus jeunes qui sont dans nos organisations.
02:02Les Générations Z, c'est vraiment les plus jeunes, elles ont entre 19 ans et 31 ans cette année.
02:08Donc finalement, ce sont parfois encore des étudiants, donc ça peut être nos stagiaires, nos apprentis, nos zones d'actifs,
02:14et puis ceux qui s'approchent de la trentaine, éventuellement nos premiers managers de proximité.
02:17Et puis ensuite, les Millelions, ils ont entre 32 ans et 43 ans, donc là ils ont un taux d
02:22'emploi un peu plus important.
02:24Ils sont un peu mieux installés dans leur vie active, ils sont éventuellement jeunes par an,
02:28et puis c'est aussi nos cadres intermédiaires, puisque ça va jusqu'à 43 ans.
02:32C'est pas un détail en fait, ces deux générations, ça va bientôt représenter d'ici 2030 50% des
02:38actifs,
02:39donc potentiellement 50% de notre personnel à gérer.
02:42Alors, je parlais de la Gen Z parce que des auteurs, des chercheurs, s'ils sont intéressés,
02:46on a dit ils sont slasheurs, ils vous lâchent du jour au lendemain,
02:49ils sont tellement différents de nous, et quand même l'étude révèle des choses intéressantes.
02:53D'abord, un, l'argent reste le facteur numéro un, et puis deux, on découvre aussi
02:58qu'ils ont aussi, d'une certaine manière, envie d'une carrière stable,
03:01ils ont envie de se poser, ils ont envie de construire.
03:04C'est assez détonnant avec ce qu'on a pu entendre.
03:06Oui, ça casse un certain nombre d'idées reçues, et c'est là que je trouve que l'étude est
03:10intéressante,
03:10et c'est sous cet angle-là que je propose plutôt de la regarder.
03:14Donc, effectivement, sur la partie financière, la stabilité financière,
03:17il y a un vrai sujet de pouvoir d'achat, c'est un sujet d'actualité,
03:20alors qu'il est un peu différent pour les NGED et les Millenniums,
03:23parce que les Gen Z, ils arrivent dans la vie active,
03:25donc ils vont rechercher finalement un pouvoir d'achat qui va leur permettre de quitter le foyer familial,
03:30de pouvoir s'installer dans la vie,
03:32et les Millenniums vont rechercher une stabilité plus importante,
03:35vont vouloir agrandir le logement parce que la famille s'agrandit, par exemple.
03:38Donc, une dynamique un peu différente, mais le sujet financier est important,
03:41et surtout, c'est que vous avez une personne sur deux parmi ces deux générations
03:46qui a éventuellement reporté des décisions personnelles ou professionnelles pour des raisons financières,
03:51et parfois, effectivement, d'accepter un changement de job, d'accepter une mobilité,
03:55ou éventuellement un projet familial.
03:58Donc ça, c'est hyper important, c'est structurant.
04:00En fait, cet enjeu financier, il peut nuire parfois à leur projection dans l'avenir.
04:05Donc, vous nous dites en creux que les entreprises doivent être vigilantes
04:07lorsqu'elles accueillent cette Gen Z qui sort d'école, des diplômés,
04:11sur l'accueil financier qu'ils leur adressent.
04:14Et la projection financière qu'on leur adresse.
04:16C'est ça. Et le sens, en tout cas, la manière dont on va emballer, empacter le poste.
04:20Tout à fait.
04:21Ça doit être aussi un élément important.
04:23Quand même, vous dites qu'une nouvelle transition générationnelle se prépare.
04:28C'est ceux dont vous nous parliez, les 50% qui vont prendre les postes,
04:32évidemment, à responsabilité.
04:34Ils ont quoi comme qualité ?
04:36Parce que malgré tout, ils disposent de qualités nouvelles.
04:38Pour certains, ils sont nés déjà avec le smartphone dans les mains.
04:41L'IA est un peu partout.
04:43C'est ça aussi, l'adaptabilité de cette génération ?
04:46Ils vont rechercher du sens, vous l'évoquiez.
04:48Ils veulent que l'organisation soit alignée avec leurs valeurs.
04:51Et ça, ils sont prêts à renoncer aussi à une carrière dans une organisation,
04:55voire même renoncer à un job s'il n'y a pas d'alignement avec les valeurs.
04:58Ça, c'est un élément fort.
04:59Ça, c'est hyper important.
05:00Donc, il n'y a pas que le financier, c'est vraiment cette combinaison.
05:03Et puis, le troisième trick type de la combinaison stabilité financière, sens,
05:08c'est la partie à la fois développement des compétences,
05:11mais aussi toujours cet équilibre vie pro-vie perso qui est extrêmement important pour eux.
05:15Développement des compétences, vous l'évoquiez, avec l'IA.
05:18Ils ont conscience.
05:19Ils ont vraiment conscience dans l'étude, on le voit,
05:22que l'IA peut être aussi un danger pour eux.
05:25C'est-à-dire qu'effectivement, ça va leur demander de continuer à s'adapter,
05:28de savoir bien combiner finalement leurs compétences et celles de l'IA.
05:33Donc, il y a cette prise de conscience.
05:35Et puis, l'équilibre vie pro-vie perso qui se poursuit
05:38avec une très, très grosse sensibilité au sujet de la santé mentale.
05:42Donc, une notion de chercher la durabilité
05:44dans l'expérience professionnelle avec son employeur.
05:46Quand vous dites la santé mentale, c'est-à-dire qu'ils ont pris conscience
05:49que leur cerveau était un organe essentiel
05:52et qu'il fallait le protéger, l'accompagner.
05:55C'est ça, le sujet.
05:55Oui, c'est leur santé physique et mentale.
05:56Il y a une maturité autour de ça.
05:58En fait, je pense qu'effectivement, ils ont vu aussi des générations précédentes
06:01peut-être s'abîmer au travail.
06:03On a beaucoup parlé, effectivement, de l'épuisement professionnel,
06:07du burn-out, de la santé mentale.
06:08Donc, ils en sont conscients.
06:09Ils ont vu leurs parents aussi, peut-être.
06:10Voilà, donc c'est vraiment les générations précédentes.
06:12Et là où ça pose un vrai sujet pour les organisations,
06:15c'est la projection en tant que leader de demain.
06:17Parce qu'effectivement, ils ont cette crainte
06:18qu'un passage manager, en fait, puisse nuire à cet équilibre.
06:22Les mettre en danger.
06:22Oui, les mettre en danger.
06:23Ça, c'est un point intéressant.
06:25Juste, on a peu de temps, mais étude mondiale,
06:27est-ce qu'on y voit des disparités avec des pays...
06:30Entre la France et le reste du monde.
06:31Les Etats-Unis et le reste du monde, en un mot.
06:33Oui, alors, le point qui reste prégnant depuis plusieurs années,
06:36parce qu'on a cet historique, c'est ce sentiment de...
06:39Enfin, sur la partie financière, en fait, cette instabilité financière,
06:42cette insécurité financière est plus forte en France
06:44que dans les autres pays.
06:47Donc, je ne l'explique pas forcément,
06:48mais effectivement, il y a peut-être cette crainte de déclassement
06:51vis-à-vis de la génération précédente aussi,
06:53qui est très présente sur ces jeunes générations.
06:55C'est vrai que des sociologues se sont intéressés à ce sujet
06:57et ont traité des jeunes qui ont le sentiment,
06:59et c'est un peu le livre d'Antoine Fouché,
07:01sur le déclassement.
07:02On ne fera pas mieux que nos parents sur le plan financier.
07:04C'est ça, je pense que c'est cette crainte.
07:05Je pense qu'il y a quand même en sous-jacence
07:06cette question qui est posée,
07:08ce qui crée une angoisse.
07:08Ce qui peut créer une angoisse.
07:10étude passionnante, un tout petit peu disruptive,
07:13un peu différente de tout ce que vous avez peut-être pu lire
07:16et entendre sur les Millenions et sur la génération Z.
07:19Merci Sophie Lazzaro d'être venue nous rendre visite
07:21associée Capital Humain chez Deloitte.
07:24Allez voir cette étude décortiquée là,
07:26elle est sur le site évidemment de Deloitte intégralement.
07:29Merci à vous.
07:30On tourne une page, tiens, on s'intéresse à l'IA.
07:33Alors la question va vous sembler vertigineuse,
07:35c'est le débat d'actu.
07:36Est-ce que l'IA va tuer nos emplois ?
07:38C'est une question fondamentale,
07:39notamment dans l'accès aux jeunes à l'emploi.
07:42On voit l'étude à NDRH où 10% des DRH indiquent
07:45ne plus prendre véritablement de stagiaires
07:47ni d'alternants parce que l'IA a pris leur place.
07:50On fait le point, c'est un sujet important,
07:52sujet d'actu et j'accueille mes invités, mes experts.
07:54C'est tout de suite.
08:08Le cercle RH, le débat d'actu pour s'intéresser
08:11au sujet du moment, l'IA, la place de l'IA
08:14dans nos organisations avec cette question,
08:16je le concède, elle est un peu vertigineuse,
08:19l'IA va-t-il remplacer nos emplois, vos emplois ?
08:22Avec un certain nombre de déclarations, d'études
08:24qui viennent tous indiquer qu'effectivement
08:27l'IA, doucement, peut remplacer nos emplois.
08:31Est-ce que les experts, aujourd'hui,
08:32dans notre débat d'actu vont être d'accord
08:34ou vont partager mon point de vue ?
08:36Je ne le sais pas.
08:37Marine Balançard est avec nous.
08:38Bonjour Marine.
08:39Bonjour Arnaud.
08:39Très heureux de vous accueillir.
08:40Directrice générale d'Arizeal,
08:41vous êtes auteure de plusieurs livres,
08:43dont les super pouvoirs des dyslexiques en entreprise
08:46que vous avez co-écrits,
08:48dont on va voir la couverture d'un instant à l'autre.
08:51Avec nous, Philippe Dilberzane.
08:52Bonjour Philippe.
08:53Bonjour Arnaud.
08:54Très heureux professeur EM Lyon Business School.
08:56On parlera des étudiants,
08:57on parlera de ces jeunes
08:58qui se prennent parfois la porte au visage
09:00parce que c'est difficile aujourd'hui
09:02d'accéder à l'emploi.
09:03L'IA, évidemment, pour certains secteurs,
09:06les remplace.
09:07On en parlera avec vous.
09:08Et Frédéric Bézier est avec nous.
09:10Merci de revenir dans le débat d'actu.
09:11PDG de Hayes France.
09:16Je voudrais être juste dans la prononciation.
09:20L'ANDRH vient de sortir une étude.
09:22Elle est toute chaude.
09:23Elle est sortie il y a quelques jours
09:24qui indiquent, en tout cas sur les 1500 DRH interrogés,
09:27que 10% de ces DRH,
09:28alors c'est une tendance,
09:29ce n'est pas la majorité,
09:31qui indique qu'ils ne souhaitent plus recruter d'alternants
09:36et de stagiaires pour l'heure
09:38parce que l'IA est en train doucement
09:40de remplacer ses tâches.
09:42Est-ce que c'est un signe pour vous,
09:43avant-coureurs,
09:45qui répond d'ailleurs à la question du jour,
09:47est-ce que ça va remplacer ou tuer nos emplois ?
09:50Vous qui avez les jeunes devant vous ?
09:52Voilà.
09:52Les jeunes sont en première ligne,
09:54puisque un jeune qui arrive de l'enseignement supérieur,
09:57notamment, a des connaissances théoriques.
09:58Ces connaissances théoriques,
09:59elles sont d'autant plus facilement
10:01remplaçables par Claude.
10:03Donc ça, c'est la grande peur.
10:05On a aujourd'hui des résultats,
10:06on commence déjà à avoir des résultats,
10:08qui sont quand même un peu contradictoires.
10:09D'un côté, on nous dit
10:10qu'il y a des difficultés de recrutement.
10:12Il y a eu une étude qui vient de sortir,
10:14c'est hier,
10:15sur les recrutements des diplômés américains,
10:18sur juin, juillet, août.
10:19Donc c'est vraiment tout chaud.
10:20Et on s'attendait à une très forte chute,
10:22en particulier dans des métiers
10:23fortement disfrutables,
10:25qu'on ne constate pas.
10:27Issu des grandes universités américaines.
10:29Voilà.
10:29Dans des métiers qui sont, a priori,
10:31très fortement substituables.
10:33Or...
10:34C'est plutôt une bonne nouvelle.
10:35C'est plutôt une bonne nouvelle.
10:36Donc la situation est quand même plus compliquée
10:38que juste les jeunes ne vont plus avoir d'emploi.
10:40Donc, juste pour décrypter cette étude à NDRH
10:43qui est disponible sur le site de la NDRH,
10:44ça veut dire que certains DRH,
10:46comme pour les sondages politiques d'ailleurs,
10:48utilisent l'IA pour ne pas dire
10:49que la situation de leur entreprise est en crise
10:52et qu'ils ne recrutent pas.
10:53Enfin, je ne sais pas, vous en pensez quoi ?
10:54Vous qui avez contact aussi
10:55et que faites du conseil auprès des entreprises.
10:57La même chose que, Philippe,
10:58ce que vous évoquez,
11:00c'est que, globalement,
11:01les jeunes sont particulièrement touchés
11:03par ces transformations sociétales.
11:05Et je trouve que, particulièrement en France,
11:07on a vécu une période de post-confinement
11:09qui était difficile
11:09parce qu'on a une économie de rebonds
11:10qui s'est installée.
11:11Et donc, on a des phénomènes de rattrapage,
11:13de recrutement 2022-2023
11:15qui sont remontées de manière très importante.
11:18Et les jeunes en bénéficiaient pleinement.
11:20L'alternance et les jeunes étaient en première ligne.
11:22On a beaucoup recruté.
11:23Sauf que là, l'alternance,
11:24c'est évidemment moins d'aide.
11:25Exactement.
11:26Sauf qu'il y a plusieurs mécanismes,
11:27à la fois politiques,
11:28à la fois économiques.
11:29Et donc, à partir de 2023-2024,
11:30on a commencé à avoir des phénomènes
11:33d'attentisme, de freinage,
11:34de crispation,
11:35à la fois économique, géopolitique.
11:37Et ça, ça s'est traduit
11:38par un net ralentissement
11:39des recrutements
11:40et particulièrement des jeunes.
11:41Donc, vous n'êtes pas aussi pessimiste
11:43que certains peuvent l'évoquer.
11:44Je citerai tout à l'heure
11:46un ancien d'OpenIA
11:47qui fait des déclarations fracassantes.
11:49Mais vous êtes plutôt optimiste ?
11:51Vous considérez qu'il y a
11:52une cohabitation possible
11:53entre une espèce d'énorme machine puissante
11:55et les salariés ?
11:56Il n'y a pas de fracture,
11:57il y a de la transition.
11:58Voilà ce qu'on observe.
11:59Et par exemple,
12:00les entreprises qui nous confient
12:01des missions de recrutement,
12:01elles ne manifestent pas expressément
12:03qu'il faudrait avoir des experts
12:05en IA, quel que soit le niveau.
12:06Elles ne l'expriment pas.
12:08Elles nous disent, par exemple,
12:09sur des profils un peu financiers,
12:10comptabilités,
12:11que globalement,
12:12il faut avoir des gens
12:12qui sont avec une appétence technique
12:15de, par exemple,
12:16de business intelligence,
12:17donc de maîtriser des outils
12:18qui permettent d'automatiser des flux
12:20et pas simplement de saisir
12:22de la donnée,
12:23mais de déplacer la compétence
12:25avec un vrai Vernitech.
12:28Quelle est votre analyse,
12:29Marine Balançard ?
12:30Parce que moi,
12:31j'ai envie d'être éclairé.
12:33Reconnaissons que ça suscite
12:34quand même des inquiétudes
12:35chez les salariés,
12:36chez les Français,
12:36chez les parents
12:37qui payent l'école de commerce
12:38à leurs enfants
12:39et qui se disent
12:39mais est-ce qu'au bout de 3-4 ans
12:41après avoir fait la prépa
12:42et les 4 années,
12:44est-ce que la formation
12:44qu'ils reçoivent
12:45va être bien adaptée
12:46aux besoins ?
12:46Oui, c'est un sujet.
12:49Alors, tout d'abord,
12:50la classe prépa,
12:52comme l'université,
12:53exerce à l'esprit critique.
12:54Donc ces jeunes,
12:55plus ils sont éduqués,
12:57plus ils ont d'esprit critique
12:58et plus ils vont pouvoir discerner.
12:59Et moins Eliane va les mettre en danger.
13:00Eliane va les aider
13:02et ils vont pouvoir discerner
13:03notamment les hallucinations,
13:05les erreurs
13:06ou travailler avec l'IA.
13:08La deuxième chose,
13:08c'est que les jeunes
13:09sont extrêmement adaptables
13:11par rapport à des personnes
13:13très installées
13:14et qui ont des habitudes
13:14dans le travail.
13:15Ils vont être beaucoup plus flexibles
13:17et ils vont pouvoir se former
13:18beaucoup plus rapidement à l'IA.
13:19L'IA, c'est une rupture technologique.
13:21Donc comme nos grands-parents
13:23parfois n'ont pas réussi
13:24à prendre le virage de Internet,
13:26il y a des personnes
13:27dans la société
13:27et qui sont en poste
13:28qui n'arrivent pas
13:29à prendre le virage de l'IA.
13:31Ça va être moins vrai
13:32chez les jeunes.
13:33Les personnes qui construisent l'IA
13:34croient sincèrement
13:35qu'elles pourraient tous nous tuer
13:37d'ici la fin de la décennie.
13:38Ce n'est pas une opération
13:39de marketing.
13:40Aucune autre activité humaine
13:41ne pose un tel niveau de danger.
13:43Ça, c'est Jacob Coxon
13:44qui a quitté, je crois,
13:48Anthropique
13:49et qui déclare ça en sortant.
13:51En claquant la porte,
13:52il déclare ça sur X.
13:54Il est à l'intérieur de la machine.
13:56Je vois me regarder,
13:57vous vous dites
13:57mais pourquoi il nous dit ça ?
13:59C'est quand même quelqu'un
14:00de l'intérieur
14:01qui dit quand même
14:02que cette conscience économique
14:04qui développe cette IA
14:05a quand même la possibilité
14:07de tous nous tuer
14:08d'ici la fin de la décennie.
14:09Il est dépressif, le monsieur,
14:11ou il y a une part de vrai ?
14:12Alors d'abord,
14:13la peur fait vendre
14:13et du fait de cette déclaration,
14:16il est maintenant
14:17sur tous les plateaux,
14:18donc c'est assez efficace.
14:19Deuxièmement,
14:19dire qu'aucune activité humaine
14:21n'est plus dangereuse.
14:21On peut en citer 15
14:23juste de tête comme ça.
14:24Et puis,
14:26encore une fois,
14:26il faut avoir un regard historique.
14:28Ce n'est pas la première fois
14:29qu'on est face
14:29à une vague d'automatisation.
14:31Ça fait 250 ans
14:32qu'on automatise.
14:33Et donc,
14:33ce qu'il faut regarder,
14:34c'est les transitions
14:35d'un secteur à l'autre,
14:36les évolutions de tâches,
14:38les métiers vont changer,
14:39ça c'est certain.
14:40Il va y avoir
14:40des reconfigurations de métiers,
14:42mais cette peur
14:44prend des proportions hystériques.
14:46Alors oui,
14:46il va y avoir des impacts.
14:47Et historique,
14:48pour faire un village de mots.
14:49Oui,
14:50les deux.
14:50Mais en tout cas,
14:51on sait également
14:52que ces transitions
14:53sont beaucoup plus lentes
14:54qu'on le pense.
14:55On pense que tout va changer
14:56en 15 jours.
14:57Le tracteur,
14:58par exemple,
14:59qui a eu un impact considérable
15:00sur l'agriculture,
15:01il met 30 ans
15:02à avoir un vrai impact.
15:03Entre le moment
15:04où il y a une technologie
15:05et le moment
15:05où elle est traduite
15:06dans des processus,
15:07dans des modes d'organisation,
15:09ça prend longtemps.
15:10Donc,
15:10les DRH,
15:11aujourd'hui,
15:11font peut-être
15:11des anticipations,
15:13mais entre les anticipations
15:14de ce que l'on croit être
15:16la technologie
15:17et puis la réalité,
15:17il va s'écouler du temps.
15:19Elle vous choque cette phrase ?
15:20En tout cas,
15:21j'entends évidemment
15:22l'aspect marketing
15:22parce que c'est vrai
15:23qu'il est très invité,
15:24très commenté
15:25et d'ailleurs,
15:26on le commente.
15:27Est-ce que ça vous inquiète ?
15:29Est-ce que chez les patrons
15:30que vous rencontrez,
15:31les gens qui viennent
15:31chercher vos compétences
15:33chez ICE,
15:34ils ne verbalisent pas ça ?
15:36Est-ce que vous en parlez ?
15:37Comment ça se passe,
15:37ce rapport à l'IA ?
15:38Le rapport à l'IA,
15:39il est manifestement exprimé
15:42dans tous les besoins
15:42d'encrutement
15:43d'une manière
15:44qui est aujourd'hui difficile,
15:45c'est la fragilité.
15:47C'est-à-dire qu'on exprime
15:48des besoins
15:48et on revient sur le besoin.
15:50Donc,
15:50ils nous confient
15:51des missions de recrutement,
15:51ils nous font chercher,
15:52on rencontre des gens,
15:53ils ralentissent le process,
15:56ils réorganisent les organisations.
15:57Il y a beaucoup de transformations.
15:58On parle de transformations
15:59constantes dans nos organisations
16:00actuellement.
16:01Il y en a beaucoup,
16:02il y a des réductions de coûts.
16:02L'IA,
16:03c'est un super prétexte
16:04pour réduire les coûts
16:04dans l'entreprise aujourd'hui,
16:05même si ce n'est pas
16:06complètement éternalisé.
16:07Vous voyez qu'on y arrive
16:08en réduisant les coûts,
16:09on réduit les...
16:11Vous répondez à la question.
16:11Mais c'est plus
16:12de la transformation en fait.
16:13C'est toutes ces transformations.
16:14En tout cas,
16:14aujourd'hui,
16:15je ne pense pas
16:16qu'il y a de fractures radicales.
16:17Ça prend du temps.
16:18C'est ce qu'évoque Philippe.
16:19C'est multiforme.
16:20C'est lent.
16:22C'est lent et c'est rapide
16:23puisqu'on voit
16:24en moins de trois ans
16:25l'évolution de l'outil IAF,
16:27c'est-à-dire qu'on crée des...
16:28De l'outil,
16:28mais pas forcément
16:29de son impact organisationnel.
16:31Pas encore.
16:31Il y a toujours la technologie
16:33et après un délai
16:34qui peut être assez long,
16:35un impact organisationnel.
16:37Mais quand même,
16:38à travers cette question de...
16:39Je suis d'accord,
16:40moi aussi,
16:40à travers ce titre,
16:41on joue la dramatisation peut-être.
16:44En tout cas,
16:44c'est la question
16:45que se posent certains Français.
16:46On joue à se faire peur
16:47ou pas, Marine ?
16:48Est-ce qu'on est en train
16:48de jouer à se faire peur ?
16:49Après tout,
16:50elle est une technologie
16:51parmi d'autres.
16:53La taylorisation
16:54des chaînes automobiles,
16:56le tracteur,
16:57l'informatique
16:58et les claviers,
16:59enfin, les gens passent.
17:00Est-ce qu'on joue à se faire peur ?
17:01Est-ce qu'on est vraiment
17:02dans une bascule
17:02ou est-ce que c'est une technologie
17:04qui va se marier ?
17:05Alors, on est dans une bascule,
17:07c'est sûr.
17:08Si on prend tuer
17:09au sens figuré,
17:11certains métiers,
17:12par exemple,
17:12les radiologistes,
17:16vont être dépassés,
17:17sont déjà dépassés
17:18par l'IA
17:19parce qu'il y a
17:19un tel stock de données
17:21que l'IA
17:22est plus forte
17:23qu'un radiologiste.
17:25Par contre,
17:25le regard du radiologiste
17:27pour valider ce qu'a dit l'IA
17:29reste important.
17:30Et typiquement,
17:30les radiologistes,
17:31aujourd'hui,
17:31c'est une grande pénurie
17:32de compétences.
17:33Ils sont très recherchés.
17:34Nous, on a des membres
17:35de radiologistes
17:36partout en France.
17:37de manière très prononcée
17:38et en croissance.
17:39Par exemple.
17:40Mais je comprends,
17:40en fait.
17:41C'est intéressant.
17:41C'est un très bon exemple
17:43parce qu'il y a juste
17:43une étude qui vient de parler.
17:44En 2016,
17:45il y a un FAP
17:47de l'intelligence artificielle
17:48qui a dit
17:48« Dans cinq ans,
17:49il n'y a plus de radiologistes ».
17:50Et il a reconnu
17:51qu'il s'était trompé
17:51parce qu'effectivement,
17:53depuis 2016
17:54jusqu'à 2025,
17:56il a eu une augmentation
17:57de 13%
17:58du nombre de radiologistes.
17:59Pourquoi ?
17:59Parce qu'en fait,
18:00on s'aperçoit
18:00que regarder une image
18:02et interpréter une image,
18:03c'est seulement environ 30%
18:04du temps d'un radiologue.
18:06Beaucoup de choses
18:07qu'il ou elle fait
18:08ne sont pas juste ça.
18:09Premièrement.
18:10Deuxièmement,
18:10je fais très court,
18:11mais il y a beaucoup
18:13de maladies
18:14pour lesquelles
18:15on a très peu de données.
18:16Donc l'IA va très mal fonctionner.
18:18Etc.
18:19Donc,
18:19entre une perception
18:20qui est
18:21« Ah ben,
18:21un radiologue se contente
18:22de regarder une image »
18:23et la réalité du travail,
18:25il y a un énorme delta
18:26et c'est dans ce détail-là
18:27qu'il faut aller.
18:28Oui,
18:28l'IA,
18:29elle joue déjà un rôle
18:30très important
18:31pour le radiologue
18:31en augmentant sa productivité.
18:33du fait,
18:34et ça génère
18:35plus de demandes
18:36et aujourd'hui,
18:37par exemple,
18:38aux États-Unis,
18:38on manque de radiologues.
18:40En France aussi.
18:40C'est très contradictif
18:41ce débat
18:42parce qu'on pense
18:43qu'avec les datas
18:44des radiologues disparaissent,
18:45on n'a jamais eu
18:46autant besoin de radiologues.
18:47Ils sont plus performants.
18:48Juste,
18:48je me fais l'avocat du diable,
18:49mais celles qui sont
18:50dans les cabinets de radiologie
18:51et dont le métier
18:52est de classer,
18:52de ranger,
18:53d'organiser
18:54la vie administrative
18:55de la radio,
18:56c'est vrai pour les comptables,
18:57c'est vrai pour les cabinets
18:58d'avocats,
18:59c'est vrai.
18:59Elles tendent à disparaître
19:00ces collaboratrices-là ?
19:01On va les garder ?
19:02Ce sera différent.
19:03Ce sera plus numérique,
19:05ce sera plus...
19:06Qu'est-ce que c'est optimiste ?
19:07Alors que ces personnes-là,
19:08il faut leur proposer
19:09quelque chose.
19:10Il va y avoir
19:11des transitions.
19:13Effectivement,
19:13il y a des métiers,
19:14il y a des tâches
19:15qui vont disparaître.
19:16Il y avait chez les comptables
19:17un métier qui était
19:18opérateur de saisie.
19:19Tout à fait.
19:19On ne va plus en avoir beaucoup.
19:21Il n'y a plus de besoin.
19:22Il n'y a plus de besoin.
19:23D'accord ?
19:23Donc ça,
19:24c'est réel.
19:25Donc il y a
19:26les métiers
19:27qui changent
19:29exercent ces métiers.
19:30Là,
19:30il y a des gens
19:30qui peuvent perdre leur emploi,
19:32d'autres qui vont être reformés,
19:33etc.
19:34Et encore une fois,
19:35il n'y a rien de nouveau.
19:36Ça fait 200 ans.
19:38Alors,
19:38cette vague d'IA,
19:39elle est peut-être plus importante.
19:41Oui,
19:41il y a une bascule.
19:42Je n'aime pas le terme de bascule.
19:43Il y a un changement
19:44qui est profond.
19:45Mais ça fait 250 ans
19:46qu'on a ce phénomène
19:47de transformation.
19:48Donc c'est la révolution numérique
19:50dont on nous parlait
19:50quand on était plus jeunes.
19:52Oui,
19:52on ne l'apercevait pas.
19:53Oui,
19:54et puis,
19:54c'est vrai.
19:55qui a bouleversé la France
19:56des cycles.
19:58On a vu,
19:58je fais l'anecdote
19:59parce qu'on est en plein dedans.
20:00Il faut quand même le dire,
20:01c'est que tous les secteurs
20:02de nos vies quotidiennes
20:03sont impactés
20:04et la polémique
20:05sur le prix Goncourt,
20:05enfin,
20:06futur prix Goncourt
20:07canado-haïtien
20:08qui aurait dit-on
20:10écrit son livre
20:11grâce à l'IA
20:12à travers une machine
20:13qui vérifie
20:13si nos livres
20:14sont écrits
20:14grâce à l'IA.
20:16Enfin,
20:17ça aussi,
20:17c'est un élément
20:18contributif
20:19à l'angoisse existentielle
20:21que provoque l'IA
20:22parce qu'au-delà
20:23des emplois,
20:23ça provoque chez nous
20:25une angoisse existentielle.
20:26Est-ce que ça suscite
20:27chez vous
20:28une angoisse existentielle
20:29et se dire,
20:30après tout,
20:30les livres sont remplacés
20:32par une machine
20:33et la machine
20:34va remplacer
20:35à peu près
20:35tous nos espaces de vie ?
20:36C'est assez flippant quand même.
20:38D'abord,
20:39sur le cas du prix Goncourt,
20:41l'auteur dit...
20:42Celui qui est exclu
20:44du prix Goncourt
20:47dit qu'il n'a pas utilisé l'IA.
20:49Donc déjà,
20:50l'IA peut faire des erreurs.
20:51Mais c'est un plagiat
20:52et c'est pour ça
20:53que l'académie Goncourt
20:55a utilisé le plagiat
20:56pour le sortir.
20:57En 2013,
20:57c'est-à-dire il y a 15 ans,
20:5813 ans,
20:59il aurait plagié.
21:02Mais il faut quand même
21:03écouter l'auteur.
21:04Deuxièmement,
21:05il faut regarder
21:05la méthode
21:06qui est utilisée
21:06pour le dénoncer,
21:07un compte anonyme
21:08sur X.
21:09On a découvert le nom maintenant
21:10qui est un journaliste
21:11et qui s'appelle X.
21:12Oui,
21:12je pense qu'il y a mieux
21:13qu'un compte anonyme
21:15pour dénoncer des auteurs
21:16parce que là,
21:17ils font...
21:18Ce que provoque l'IA
21:19dans le débat,
21:20vous avez vu,
21:20ça a duré pendant 10 jours.
21:21Troisièmement,
21:24il peut y avoir des erreurs
21:25et quatrièmement,
21:26le livre a l'air très bon
21:27puisque je suis venue en métro,
21:28il y a encore plein d'affiches
21:29prix FNAC
21:31de 2026.
21:31Ça s'appelle le commerce.
21:33Mais le livre est bon,
21:35le fonds est bon.
21:38Tout le monde ne sera pas d'accord
21:39là-dessus.
21:40En tout cas,
21:41si c'est écrit par l'IA,
21:42ça veut dire qu'il y a
21:43une sacrée puissance.
21:44Bien sûr,
21:45évidemment.
21:46S'il s'est aidé de l'IA,
21:48pourquoi pas ?
21:48Qui ne l'a pas fait
21:49dans son travail ?
21:50Moi, je n'ai jamais écrit
21:51un livre écrit à l'IA.
21:52Mais pas un livre.
21:52Ça ne provoque aucune angoisse.
21:54Personnellement,
21:55pas d'angoisse existentielle.
21:56Absolument aucune.
21:57Vous vivez en marchant
21:58dans les rues,
21:58en vous disant
21:59je suis un homme libre
22:00au sens de la liberté
22:01philosophique.
22:01C'est comme on utilise
22:03un correcteur orthographique.
22:05En quoi c'est différent ?
22:06C'est comme si on demandait
22:07à un grand chef cuisinier
22:08de tout faire à la main
22:09et de ne plus utiliser
22:10de robots électriques.
22:11C'est la même chose.
22:13Après,
22:13il y a peut-être,
22:15si on le souhaite,
22:16on va avoir sur le marché
22:17des produits bio,
22:19c'est-à-dire garantis,
22:20écrits que par des humains
22:21et les gens sont peut-être
22:22prêts à payer pour ça.
22:23Ce que viennent faire
22:23les éditions de l'Observatoire.
22:2430% humain,
22:25vous avez vu.
22:26Reste à vérifier
22:26si on pourra garantir
22:28un autre sujet.
22:28C'est ce que dit l'éditeur.
22:29Plus généralement,
22:30il y a deux choses.
22:31C'est que nous allons,
22:33ceux d'entre nous
22:33dont le métier est d'écrire,
22:34on va devenir des cyborgs.
22:36On l'est déjà.
22:36On a déjà Microsoft Word,
22:38on a un correcteur orthographique.
22:39C'est juste une extension.
22:41Après,
22:41c'est la relation
22:42qu'on souhaite avoir
22:42avec son public.
22:43Mais plus généralement,
22:44il y a un vrai sujet
22:45qui est derrière ça,
22:46qui est juste illustré par ça.
22:47Mais on a déjà eu
22:48des antécédents.
22:50C'est qu'on est,
22:50avec l'IA,
22:51dans une situation
22:53dans laquelle
22:53la production va exploser.
22:55Les coûts de production
22:55s'effondrent.
22:56Et ce qui n'augmente pas,
22:57c'est notre capacité
22:58à vérifier.
22:59Et donc,
22:59les entreprises
23:00et les éditions grassées
23:02sont juste
23:03un premier exemple.
23:04Et j'espère qu'on va saisir
23:05cet avertissement.
23:06C'est qu'on est face
23:07à un tsunami de production
23:09et pas que des chansons
23:10et des rapports.
23:10On a aussi des agents
23:11qui prennent des décisions
23:12au cœur des organisations.
23:14On a un tsunami de production
23:15avec une capacité
23:17de vérification
23:17qui n'a pas bougé
23:18et qui doit être
23:19essentiellement humaine.
23:20Je précise que les agents,
23:20ce ne sont pas des agents de police,
23:22mais je suis un peu naïf.
23:22Ceux qui nous regardent
23:23ne sont pas naïfs non plus,
23:24mais ce sont des agents IA
23:25qui sont comme des salariés numériques
23:27et qui travaillent pour vous
23:29et qui vont faire gagner
23:31de l'argent par ailleurs.
23:32Parfois.
23:34Ces sujets-là
23:35aussi impactent
23:36les organisations
23:36que vous rencontrez
23:37et que vous accompagnez ?
23:38Tout le temps
23:38parce qu'il y a des besoins
23:39d'automatisation
23:40et de réduction de coûts
23:41et d'automatisation
23:42qui sont importants.
23:43En fait,
23:43mais tout ça,
23:44on parlait d'agorhythme hier,
23:45on parlait d'offshoring,
23:47on parlait de déplacement
23:47de compétences,
23:48ainsi de suite.
23:49Ce n'est qu'en fait
23:49une longue évolution
23:51des organisations.
23:52Je pense que la question
23:53de l'intention
23:54peut peut-être la reposer aussi
23:55en permanence.
23:57Quel modèle organisationnel
23:58et sociétal
23:59l'IA va...
23:59Je crois que vous pouvez dire
24:00à la phrase
24:01« On veut tuer d'ici
24:02la fin de la décennie ».
24:03C'est une intention.
24:04Si les boîtes
24:04qui créent l'IA
24:06Copson dit
24:07les personnes
24:07qui construisent l'IA
24:08croient sincèrement
24:09qu'elles pourraient
24:09tous les tuer
24:10d'ici la fin.
24:10Ça, c'est une intention.
24:12Oui, mais est-ce que l'IA
24:13ne pourrait pas avoir
24:13l'intention de créer
24:14des milliers d'emplois
24:15d'ici à la fin de décennie ?
24:15Mais c'est ça
24:16l'absolu bascule peut-être
24:18qui va générer
24:19ou construire
24:20un autre monde.
24:20Je pense qu'en fait,
24:21il va se passer les deux.
24:22Il y a toute une série
24:22de compétences
24:23qui vont être détruites
24:24et qui vont être tuées
24:25et il y a toute une série
24:26de jobs
24:26qui vont être créés
24:27grâce à l'IA.
24:28Voilà.
24:28Est-ce que vous savez
24:29quel est le gros problème
24:30de Microsoft aujourd'hui
24:31dans le monde de l'IA ?
24:32Bill Gates, il a la dent dure.
24:33En termes de...
24:34Non, non, je parle de Microsoft,
24:35il n'est plus chez Microsoft.
24:36J'entends.
24:36Quel est le gros problème
24:37aujourd'hui
24:38qui bloque la croissance
24:38de Microsoft ?
24:39En termes de recrutement,
24:41ce sont des électriciens.
24:43Parce qu'ils n'arrivent pas
24:44à faire des centres de data,
24:46d'hébergement.
24:46Pour bien connecter.
24:47Ils ne trouvent pas d'électriciens.
24:49D'accord ?
24:50Donc, ça génère
24:51une demande
24:52très très forte
24:53dans le bâtiment.
24:54Moi, je connais des entreprises
24:55qui vivent
24:56des data centers.
24:57Exactement, c'est vrai.
24:58Des maçons,
24:58des électriciens,
25:00des gens qui conduisent
25:00des bulldozers, etc.
25:02C'est une économie, effectivement.
25:03Il faut regarder ça aussi.
25:04Donc, peut-être qu'on va avoir
25:05une concentration
25:07et une réduction d'emploi
25:09sur des tâches,
25:10effectivement,
25:10plutôt routinières.
25:11Mais si ça permet
25:12une forme de croissance
25:13qui, en l'occurrence ici,
25:14a besoin de construction
25:16de data centers,
25:18c'est aussi ça,
25:18des effets induits
25:19au niveau de la société.
25:20Marine ?
25:21Il y a beaucoup d'optimisme
25:23sur ce plateau.
25:23On a quand même besoin
25:24d'un encadrement moral...
25:26Éthique ?
25:26Éthique de l'IA.
25:28Le pape a pris à parler de l'IA.
25:29Le pape en a parlé.
25:31Olivier Siboni en a parlé
25:32dans son livre.
25:33Absolument.
25:33Il y a des choses
25:33qui ne doivent pas relever de l'IA,
25:35même si elles peuvent le faire.
25:37C'est-à-dire...
25:38Une éthique de l'IA.
25:39On n'a pas de charte.
25:40Pour l'instant,
25:41on est sur une autoroute,
25:41sans panneau, là.
25:42Et c'est l'IA pour l'IA,
25:45pour l'humain,
25:45au service de l'humain.
25:46L'éthique est nécessaire
25:47dans tout.
25:48On ne l'a pas.
25:49Vous êtes d'accord
25:49qu'on n'a pas encore ?
25:50On a déjà un cadre légal.
25:52Ce n'est pas du tout l'Ouest-Tern.
25:53Il y a un cadre légal.
25:55Il y a déjà un cadre légal.
25:57Il y a déjà des choses
25:57que vous ne pouvez pas faire
25:59avec un ordinateur,
26:00avec un logiciel, etc.
26:01On n'est pas dans
26:01un vide juridique du tout.
26:02Il devra se resserrer
26:03quoi qu'il arrive.
26:03Il y a des choses
26:04à évoluer, bien sûr.
26:05Sur l'éthique,
26:07c'est comme un médecin
26:11qui consulte l'IA
26:13pour prendre une décision
26:14et diagnostiquer le patient.
26:16Il le dit ouvertement
26:17à son patient en disant
26:17je vais consulter mon IA
26:19pour voir ce qu'il pense
26:20de cette situation-là.
26:21L'éthique du professionnel,
26:23est-ce qu'il doit reposer
26:25son jugement uniquement
26:26sur l'utilisation de l'IA ?
26:28On revient au livre
26:29de la littérature.
26:31Exactement.
26:32Quelle est l'intention
26:32que je vais servir ?
26:33Comment je vais l'utiliser ?
26:34Et ça, c'est un apprentissage
26:35même pour les gens
26:36qui utilisent l'IA aujourd'hui ?
26:37Pas le même cadre partout
26:38entre le cadre américain
26:39parce qu'on voit
26:40que ce qui tire aujourd'hui
26:41la place financière américaine
26:43c'est l'IA.
26:44C'est ce qui génère du flux.
26:47Et les règles
26:48ne sont pas les mêmes en Europe.
26:49Il y a actes en Europe,
26:50les Etats-Unis.
26:51Je suis désolé,
26:51il y a une forme
26:52de régulation.
26:53La Chine,
26:54là aussi,
26:55comment on réorganise ?
26:56On fait un ONU numérique
26:59qui va gérer
27:00la régulation de notre...
27:01En l'occurrence,
27:02l'Europe n'a aucun poids
27:03donc on se contentera
27:04de ce que nous imposerons
27:05les autres
27:05vu qu'on n'est pas producteurs.
27:07Un petit mistral, non ?
27:09Oui, d'accord.
27:10Oui, bon...
27:11OK.
27:13C'est la fin de l'émission.
27:15Marine ?
27:16Non, mais on a...
27:17En fait,
27:17il faut qu'on mette un cadre
27:18parce que la question
27:20se pose dans les armées,
27:21par exemple.
27:22Est-ce que l'IA
27:23doit déterminer les cibles
27:24et déclencher ?
27:25Oui.
27:25Est-ce que c'est un homme
27:26qui a le joystick
27:27ou c'est une IA ?
27:27Deux part et d'autres
27:28de l'Atlantique,
27:29on n'a pas la même doctrine.
27:30Et donc,
27:30il va falloir qu'on s'aligne
27:32parce qu'on ne peut pas
27:32continuer à être
27:33complètement asymétrique.
27:35Et ça,
27:35c'est en nos pouvoirs.
27:36L'Europe,
27:37effectivement,
27:38à Mistral,
27:39l'Europe a des data centers,
27:40l'Europe s'organise
27:41et l'Europe a une capacité
27:42aussi à décider
27:44et à influer,
27:46influencer le monde
27:47en matière de cadre.
27:49Merci pour ce débat
27:50passionnant
27:50qui vous passionne aussi
27:53parce que c'est un sujet
27:53dont on parle beaucoup
27:54tous en entreprise,
27:56dans nos familles,
27:57à suivre.
27:58Et la semaine prochaine,
27:59dans 15 jours,
28:00on parlera des robots
28:01qui est un autre sujet
28:02qui arrive
28:02et que les Chinois
28:03apportent aujourd'hui
28:03très fortement.
28:04Autre sujet de défense,
28:06de police,
28:06de sécurité,
28:08plein de sujets.
28:08Merci à vous trois.
28:09Merci Marine Balançard,
28:10directrice générale d'Arizeal,
28:11auteure de plusieurs livres
28:12dont le support pouvoir
28:13des dyslexiques
28:14en entreprise
28:14Phil Zilberzan,
28:15d'être venu.
28:15Merci d'être venu.
28:16On est en retard,
28:17professeur Rémi Lyon,
28:17Business School.
28:18Et merci à Frédéric Bézier
28:19de Ice France.
28:21Ice.
28:22Ice.
28:23Je l'aurais presque bien dit.
28:24Merci à vous.
28:24Merci à Nicolas Juchat.
28:25Merci à Charles
28:26à la réalisation.
28:27Merci à Paul Hausson.
28:28Merci à vous
28:28pour votre fidélité.
28:30Je vous dis à très bientôt.
28:30Bye bye.
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