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00:01Europe 1 Soir, 18h-20h, Hélène Roué.
00:04Vous écoutez Europe 1, il est 19h15, bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez.
00:08J'accueille mes débatteurs pour cette deuxième partie d'Europe 1 Soir.
00:11Jules Thorez, journaliste politique au JDD. Bonsoir Jules.
00:13Bonsoir Hélène.
00:14Ainsi que Sébastien Ligné, chroniqueur et journaliste politique.
00:16Bonsoir Sébastien.
00:17Bonsoir Hélène.
00:18Nous accueillons Louise Montangon, responsable de l'Uni à Bordeaux.
00:22Votre premier plateau télé, passage médiatique, c'était en décembre 2025.
00:26Vous avez 21 ans, c'était sur CNews dans 100% politique.
00:28Vous dénonciez l'emprise de l'extrême gauche.
00:31Mardi soir, face à Gabriel Attal, la toile s'enflamme.
00:34En quelques heures, vous devenez un véritable phénomène médiatique.
00:37Alors je vous propose d'écouter ce que vous lui avez dit.
00:39C'était dans l'émission, vous avez la parole sur LCI.
00:42Votre bilan, il est désastreux.
00:44Je suis désolée de vous le dire, je suis honnête.
00:45Des milliers de jeunes le pensent, et ça ne sert à rien de me regarder avec un petit sourire,
00:48votre bilan il est désastreux.
00:49On peut parler du classement PISA, la chute du niveau scolaire en français, en maths,
00:54la montée de la violence des lycéens,
00:56ou même juste des étudiants en général envers leurs professeurs.
00:59Vous êtes dans le pas de vagues, vous êtes le visage du laxisme.
01:02Vous avez dit, tu casses, tu répares, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter.
01:06C'est faux.
01:06Aujourd'hui, nous avons des milliers de lycéens, des milliers d'étudiants
01:09qui n'ont aucun cadre, qui n'ont aucune hiérarchie, qui ne respectent rien.
01:13Votre bilan, c'est la suppression de milliers de postes de professeurs.
01:16Vous nous sortez des vidéos Instagram dans lesquelles vous nous dites,
01:18moi président, je vous mettrai un professeur devant vous, tous élèves.
01:21C'est faux.
01:22En tout cas, vous, Premier ministre, et vous, ministre de l'Éducation nationale,
01:25tout ce que vous avez fait, c'est abandonner le premier service public de la nation,
01:29qui est l'Éducation nationale.
01:31Louise Montangon, on imagine qu'en prononçant ces mots,
01:33vous ne vous attendiez pas à devenir un tel phénomène médiatique en une semaine.
01:37Non, non, non, pas du tout.
01:38Surtout que c'était très naturel.
01:41Quand vous êtes sur le plateau, vous ne vous attendez pas à ce qui va se passer derrière,
01:44ni même ce qui se passe sur le moment.
01:45Donc, les passages qui vont être très vite repris sur différentes plateformes,
01:49donc sur Twitter, anciennement Twitter, maintenant X,
01:52et même sur Instagram ou même sur TikTok.
01:54Et quand je suis sortie du plateau, ça a été vraiment une très, très grosse surprise.
01:59Je ne m'attendais pas à ça.
02:00Un gros déferlement sur les réseaux sociaux.
02:02Vous vous accumulez évidemment des millions de vues.
02:04Alors Louise, pour nos auditeurs, qui êtes-vous ?
02:06D'où venez-vous ?
02:07Et pourquoi vous êtes absolument passionnée de politique,
02:10comme ça se sent dans vos nombreux passages de télé ?
02:12Alors, j'habite à Bordeaux depuis plusieurs années,
02:15parce que j'y ai fait mes études.
02:17J'y ai passé 4 ans.
02:17Donc, j'ai fait ma licence, une licence de philosophie à l'université de Bordeaux-Montagne.
02:21J'ai essayé de faire un master à l'université de Bordeaux,
02:24donc Montesquieu, que j'ai rapidement arrêté,
02:26parce que ça ne se passait pas forcément bien avec mon engagement politique à côté.
02:31Je viens surtout d'une petite campagne.
02:33Je n'ai jamais vraiment été très politisée.
02:34J'ai juste eu la chance d'avoir deux parents qui n'ont jamais mis de télévision dans ma cuisine
02:38et qui m'ont permis à moi et à mon grand frère de beaucoup discuter.
02:42En fait, avec eux, de l'actualité, de ce qui se passait dans le monde, en France, autour de nous.
02:47J'ai beaucoup lu quand j'étais petite, j'ai eu cette chance aussi.
02:50Et j'étais de gauche quand j'étais jeune.
02:53J'étais très très à gauche, au plus grand désarroi de mon grand frère,
02:56qui était militaire à ce moment-là.
02:58Et je lui balançais des horreurs sur les flics, sur les militaires.
03:02C'était horrible.
03:03Mais parce que j'étais droguée au service public, finalement, je ne regardais que ça.
03:07Et quand vous n'avez que cette perspective-là, quand vous ne regardez que ça,
03:11vous êtes imprégné dedans et vous vous êtes persuadé que vous allez refaire le monde,
03:15que vous allez faire la révolution.
03:16Et Mélenchon, c'est vraiment une secte.
03:19Mais à quel moment ça change, alors ?
03:21Quand je rentre à l'université.
03:22Qu'est-ce qui s'est passé ?
03:23Déjà, j'ai commencé à travailler.
03:24Déjà.
03:25Donc, je travaille.
03:26Je me rends compte, en fait.
03:28Moi, je reçois ma fiche de paye.
03:29Je vois 2000 et quelques.
03:30Je me dis, ah, trop bien, j'ai 2000 euros.
03:31Pas du tout.
03:32J'ai 1700.
03:33Donc, je ne comprends pas, en fait, pourquoi j'ai un aussi gros écart.
03:36Je me renseigne un petit peu et je me dis, ah, en fait, c'est cool de donner du service
03:40public.
03:40Mais le service public, en vrai, il ne fonctionne pas.
03:42Donc, je ne comprends pas pourquoi je lui donne autant.
03:44Et puis, après, j'arrive à Bordeaux-Montagne.
03:45Et Bordeaux-Montagne, c'est un sacré choc, en fait, parce que c'est une université qui est bloquée tous
03:50les ans.
03:51Mais en plus d'être bloquée, c'est une université surtout qui est saccagée tous les ans.
03:55Et là où je pensais vraiment que c'était des étudiants qui faisaient ça pour la bonne cause,
03:58je me suis vite rendu compte que pas du tout.
04:00C'était des étudiants qui étaient complètement lobotomisés et cervelés.
04:03Enfin, vraiment juste, mais atteints.
04:06Parce que pour faire ce genre de choses, il faut être atteint.
04:09Et en fait, c'est au moment du premier blocus que j'ai vécu.
04:12Donc, c'était en mars 2023 que là, j'ai complètement basculé.
04:15Et que je me suis dit, mais en fait, c'est pas possible.
04:17Moi, je rêve pas du tout de cette société-là.
04:19Je suis pas venue là pour ça.
04:20Moi, je suis venue là pour avoir un vrai diplôme.
04:22Je suis venue là pour bosser.
04:23Parce que, ouais, l'université, quand vous venez de la campagne, en fait, ça fait un peu rêver, quoi.
04:27Moi, je me suis dit, ah, ça y est, j'arrive à Bordeaux.
04:29Enfin, c'est la grande ville.
04:30C'est l'élite, quoi.
04:31Pas du tout, en fait.
04:32Vous vous tombez de 10 000 étages.
04:34Et cet engagement, vous le payez au prix fort.
04:36Parce que ça fait maintenant un petit moment que vous avez quitté votre campus.
04:39Vous ne pourrez pas y retourner à cause, justement, de cet engagement.
04:42C'est ça.
04:42Moi, j'ai rejoint l'Uni, en fait, en 2024.
04:46Après une situation complètement ubuesque sur le parvis de ma fac.
04:49Où, littéralement, il y avait une grosse manifestation qui parlait de Gaza, de la Palestine.
04:53Et c'était trop, en fait.
04:54C'était trop.
04:54Donc, je filme, en fait, cette manifestation.
04:57Je l'envoie à l'Uni.
04:58Et l'Uni me dit, bah, est-ce qu'on pourrait se rencontrer ?
05:00Peut-être que tu pourrais t'engager à nos côtés.
05:01Et puis là, ça va très vite.
05:02Je me prends de passion, en fait.
05:03En fait, j'aime ce que l'Uni défend.
05:05Je participe aux élections.
05:06Et c'est là où mes amis, en fait, qui étaient antifa,
05:09à qui je n'avais jamais dit, en fait, que j'étais de droite,
05:11parce que je savais très bien ce qu'ils faisaient aux gens de droite.
05:13Mais mes amis, en fait, me voient avec le suite Uni,
05:15en train de faire les élections de la fac d'en face.
05:17Et puis, alors là, ça devient compliqué, en fait.
05:19Plus personne ne veut se mettre à côté de moi en cours.
05:22Je me fais bloquer par tout le monde sur les réseaux sociaux.
05:24Et je ne comprends pas trop, en fait.
05:26Parce qu'ils prônent cette ouverture d'esprit qu'ils n'ont plus du tout
05:28quand vous ne partagez plus leurs idées.
05:29Ou en tout cas, pas leurs idées.
05:31Et puis, après, vient les élections,
05:34les élections Crous, qui ont été les élections les plus violentes.
05:38Non, même pas.
05:39Les élections de Montaigne aussi, qui ont été très violentes.
05:40Mais c'est deux élections où j'en ai pris plein la figure, en fait.
05:44Où il y a vraiment eu des rassemblements de gauchistes.
05:46Alors, la première fois, c'était 80.
05:48Voilà, j'ai eu le malheur d'aller voir un étudiant jouer du piano dans un amphi.
05:52Et puis, ils m'ont vue.
05:52Et donc, je me suis fait sortir de la fac d'une façon
05:58qui ne vous donne pas envie d'y retourner.
06:00Donc, c'est pour votre sécurité, en fait.
06:02Oui, c'est ça.
06:02Parce que j'ai quand même continué à aller à la fac après cet événement-là.
06:06Je me suis dit que ce n'était pas si grave que ça.
06:08Même si le personnel de la fac n'a pas du tout pris ma défense.
06:10Et au-delà de ça, n'a même pas assuré ma sécurité
06:12ni celle des autres militants.
06:14Et puis, après, il y a eu l'élection de Bordeaux-Montagne
06:16où je me suis retrouvée bloquée à moitié séquestrée
06:19dans une bibliothèque avec 200 militants d'extrême-gauche
06:23qui m'attendaient, qui me disaient d'un côté de partir.
06:26Mais quand je voulais partir, qu'ils me bloquaient, qu'ils me filmaient.
06:30Et en fait, il y a dû avoir la police pour nous exfiltrer
06:33de la bibliothèque universitaire.
06:35Et pire, et je termine sur ça, c'est qu'il y a du personnel de la bibliothèque,
06:38du personnel qui travaille à l'université de Bordeaux-Montagne
06:41qui sont venus me voir pour contrôler si j'étais bien de la faculté.
06:44Alors qu'effectivement, j'étais bien de la faculté.
06:46Par contre, ils n'ont contrôlé aucun des 200 antifas extrême-gauche
06:49qui étaient là pour me menacer et pour me frapper, il faut dire les termes.
06:53Et qui m'a clairement dit dans le blanc des yeux
06:55que ce qui se passe là, tu le mérites et c'est de ta faute.
06:57Donc la gangrène ne se limite absolument pas aux étudiants Jules Torres.
07:01Oui, Louise Montangon, il y a quelque chose qui m'intéresse,
07:03c'est de savoir, parce que votre parcours est assez intéressant.
07:06C'est vrai qu'on vous a découvert à l'aune.
07:08Pour ceux qui regardent l'émission de Gauthier-Lebrette,
07:10vous ont découvert il y a maintenant longtemps.
07:12Mais qu'est-ce que vous voulez incarner ?
07:14Parce qu'on voit bien que vous avez une sorte de liberté,
07:18que vous voulez montrer que la majorité silencieuse,
07:21ce n'est pas ce qu'on a vu,
07:22que la grande majorité des lycéens, des étudiants dans ce pays,
07:26ce n'est pas d'affreux antifas, ce n'est pas d'affreux gauchistes
07:28qui ne veulent pas travailler, c'est bien au contraire autre chose.
07:31Donc moi, ça m'intéresse vraiment de savoir
07:32qu'est-ce que vous voulez incarner quand vous allez à la télévision,
07:34quand vous allez dans les studios de radio,
07:36qu'est-ce que vous voulez faire passer comme message
07:37et qu'est-ce que vous voulez incarner ?
07:38Louise Montangon.
07:39Le message, il est simple, c'est de dire à tous ces jeunes
07:42qui étaient dans ma situation en L1 ou en L2,
07:45qui avaient peur de dire ce qu'ils pensaient,
07:47qui avaient même peur de penser ce qu'ils étaient en train de penser
07:49et qui ne s'assument pas encore.
07:51Mais en fait, assumez-vous.
07:52Assumez-vous parce qu'il y en a des milliers d'autres qui s'assument.
07:55On est des milliers à partager ces idées,
07:57en tout cas dans la jeunesse, parce qu'en France, on est des millions.
08:00Mais vraiment, c'est assumez-vous, faites valoir vos idées,
08:04débattez quand il est possible de débattre,
08:06discutez quand il est possible de discuter,
08:08mais surtout arrêtez de vous écraser
08:10face à cette prétendue majorité qui n'en est pas une,
08:13et ne vous laissez pas avoir, surtout par cette majorité.
08:15Moi, la première, en fait, quand vous arrivez dans ce genre d'université,
08:19c'est tellement...
08:20Il y a tellement de gens d'extrême-gauche
08:22et c'est tellement dans l'université,
08:24c'est-à-dire que, en fait, vous ne vous posez pas la question
08:25« Oui, en fait, l'extrême-gauche, c'est normal. Non, c'est pas normal. »
08:28Moi, c'est ce que je veux incarner.
08:28C'est l'impression que c'est la norme.
08:29Voilà. En fait, ce qu'on veut incarner avec l'Uni,
08:31c'est « Non, c'est pas la norme. »
08:33Et « Non, c'est pas normal d'avoir une faculté qui est constamment bloquée.
08:35Non, c'est pas normal d'avoir des professeurs
08:37qui prennent position contre le Rassemblement National
08:39ou qui prennent position contre la droite.
08:42Non, c'est pas normal d'avoir des professeurs
08:43qui orientent leur cours avec une politique de gauche
08:46ou qui assument le fait d'être de gauche, etc.
08:49Non, c'est pas normal d'être intimidé parce que vous êtes de droite.
08:51C'est ça, en fait, qu'on veut incarner.
08:53Alors, Louise Montangon, il y a de nouvelles mobilisations.
08:55Parlons un petit peu d'actualité.
08:56Des lycéens qui sont prévus, notamment le 13,
08:59notamment le 17 octobre, des syndicats simels.
09:01Peut-être que d'autres corps professionnels également
09:02pourraient rejoindre les lycéens.
09:04On a entendu dans certains médias dire que le mouvement s'essoufflait
09:06parce qu'il y avait 16 établissements de moins
09:08de fermés vendredi plutôt que jeudi.
09:10Quelle est votre vision de la chose ?
09:11Est-ce que vous avez le sentiment que c'est quelque chose
09:13qui va s'empirer parce qu'il y a véritablement une jeunesse
09:15que vous connaissez, qui est extrêmement active,
09:18avec évidemment l'aide de l'extrême gauche,
09:19des antifas, de LFI ?
09:21Est-ce que pour vous, ça va prendre de l'ampleur
09:22ou ça risque quand même de s'essouffler ?
09:25Et rappelons également qu'il y a les vacances de la Touss
09:27qui arrivent quand même.
09:27Déjà, pour que ça s'essouffle,
09:28il faudrait que le gouvernement tape du poing sur la table,
09:31chose qu'il est incapable de faire depuis plus de 10 ans.
09:34Donc non, ça ne va pas s'essouffler.
09:35Ce n'est pas parce qu'il y a 16 établissements
09:36qui ne sont plus fermés ou bloqués que ça s'essouffle.
09:38C'est même lunaire qu'on arrive à penser
09:41ou que des gens puissent penser que ça va.
09:42Il y a une quinzaine d'établissements en moins
09:44qui ne sont pas perturbés, donc ça s'essouffle.
09:46Non, ce n'est pas vrai, ça ne s'essouffle pas
09:47parce que je ne connais pas un étudiant
09:49qui n'a pas été impacté par ces mouvements-là
09:51et qui ne sera pas impacté la semaine prochaine
09:52dans un sens ou dans l'autre par ces mouvements-là.
09:56En fait, ce qu'il faut comprendre,
09:57c'est que nous, en tout cas avec l'Uni,
09:58ça fait des années qu'on tire la sonnette d'alarme
10:00en disant, attention en fait,
10:01parce que plus vous leur laissez de l'espace,
10:03plus il y a du monde qui rejoint ces mobilisations,
10:06plus ça va devenir monnaie courante.
10:07Aujourd'hui, c'est le cas parce qu'on arrive à se rassurer
10:10du fait qu'il y a 15 établissements en une semaine
10:12qui retournent à la normale.
10:13Mais non, ça ne va pas du tout se calmer.
10:16Sébastien Ligné.
10:18Oui, déjà une petite réflexion
10:19parce que je pense que votre percée médiatique
10:23s'explique aussi par le fait que jusqu'à votre arrivée,
10:27on avait l'impression quand on regardait certaines chaînes,
10:29quand on lisait certains journaux
10:31ou qu'on écoutait certaines radios,
10:32que finalement tous les lycéens étaient du côté
10:34des casseurs et des émeutiers
10:36et que finalement, il n'y avait aucune voix
10:38qui portait cette voix justement de la majorité silencieuse.
10:41Et ça, en effet, là où vous incarnez
10:43selon moi une bouffée d'oxygène,
10:44c'est qu'il y a même ma mère
10:45ou des gens plus âgés qui se sont dit
10:47tiens, cette jeune femme, ça existe.
10:50Il y a des lycéens et des lycéennes
10:51qui ne sont pas forcément d'accord
10:53avec ce qu'on voit depuis deux semaines.
10:54Et ça peut paraître complètement dingue,
10:55mais je pense que c'est aussi la force médiatique
10:57et d'une certaine partie de la classe médiatique
10:59qui a réussi à imposer un récit depuis deux semaines.
11:02Cette idée finalement d'une jeunesse lycéenne
11:04qui serait unie derrière le drapeau
11:06de la révolution et de la casse.
11:07En réalité, ce n'est pas vrai.
11:08Ma question, c'est...
11:09Est-ce que vous pouvez nous décrire un petit peu
11:11le genre de réaction que vous avez eue ?
11:12J'imagine bien que vous avez eu
11:14un certain nombre de menaces,
11:15mais est-ce que vous avez eu aussi des soutiens ?
11:17Ou voire des soutiens inattendus ?
11:19Oui, oui, j'ai eu énormément de soutien.
11:21On a eu énormément de soutien avec l'Uni
11:23parce que je pense à mes deux collègues
11:25Ruben Strachan et Baptiste Gilly
11:27qui mènent aussi le combat sur d'autres médias
11:31qui font un travail vraiment superbe
11:32ou d'autres militants
11:33parce qu'en fait, l'Uni,
11:35c'est des centaines de petites mains
11:36qui distribuent des tracts
11:37qui font progresser nos idées dans les universités.
11:40Mais à côté de ça,
11:41c'est vraiment la première fois
11:43qu'on nous donne autant la parole
11:45et donc c'est la première fois
11:46qu'on est autant soutenus.
11:48Bien sûr qu'il y a des mauvais messages,
11:49bien sûr qu'il y a des mauvais commentaires,
11:50mais pour être 100% honnête avec vous,
11:52je ne les lis pas.
11:53Je ne préfère pas les lire
11:54parce qu'en fait, ça ne sert à rien.
11:55Ce n'est pas constructif.
11:57Encore s'il y avait des arguments constructifs,
11:58je pense que je les lirais.
11:59Aujourd'hui, j'ai décidé de ne pas les lire
12:01parce que là,
12:01on est vraiment en train de nous donner la parole
12:03et le but, en fait,
12:03je n'ai pas envie ni d'avoir peur
12:05ni de me freiner
12:05parce que là,
12:06on est en train de vraiment conquérir
12:07un espace médiatique.
12:10Pour être honnête avec vous,
12:11il y a une semaine,
12:11on se regardait avec Baptiste et Rubens
12:13en disant,
12:13imaginez, on arrive à passer
12:14sur le service public.
12:16En fait, on l'a fait,
12:17Baptiste est passé dessus.
12:18C'est déjà un aveu.
12:19C'est déjà dingue, en vrai.
12:21C'est dingue
12:21parce qu'on ne nous a jamais donné la parole.
12:23Donc, énormément de soutien,
12:24de personnes vraiment...
12:26Profitez-en,
12:27je ne suis pas sûre que ça va durer.
12:27Non, non,
12:28je ne pense pas que ça va durer.
12:29Donc, effectivement,
12:30on en profite,
12:30mais il y a des personnes...
12:31Effectivement, je ne m'attendais pas
12:36ce fait, j'en suis très heureuse.
12:37Et il y a surtout
12:38beaucoup de lycéens
12:39et d'étudiants
12:40qui nous ont contactés
12:41pour nous soutenir
12:42et surtout nous remercier, en fait.
12:44Un immense merci,
12:45Louise Montangon,
12:45responsable de l'Uni à Bordeaux
12:47d'être venue dans Europe 1 Soir.
12:48Dans un instant,
12:49avec Jules Thores
12:49et Sébastien Ligné,
12:50nous parlerons de cette primaire socialiste.
12:52Et puis, finalement,
12:53Raphaël Glucksmann
12:53qui l'a emportée.
12:54On n'aura pas le fameux duel
12:56Ségolène-Royal-François Hollande.
12:57C'est un petit peu dommage.
12:58Nous parlerons également de Bali.
12:59Bagayoko,
13:00à tout de suite sur Europe 1.