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  • il y a 20 heures
En direct avec Loïc Pen, médecin urgentiste à Creil (Oise), le point sur la situation sanitaire, les Epadh, et la mobilisation pour l'hôpital public le 16 juin.

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Transcription
00:00Bonjour Loïc Pen. Bonjour. Alors merci de faire ce live avec nous à nouveau. On va faire le point aujourd
00:08'hui de la situation sanitaire, du moral des soignants, du déconfinement,
00:13mais aussi de l'annonce par le ministre d'une cinquième branche concernant la perte d'autonomie. Mais tout d
00:21'abord, je vous vois avec un T-shirt particulier.
00:24Aujourd'hui, vous n'êtes plus avec votre bouse blanche, mais un T-shirt noir. Qu'est-ce qui est
00:28écrit dessus ?
00:29C'est un T-shirt qui date un peu, Urgence Creil en grève. Alors il date, mais il est toujours
00:33d'actualité. C'est un T-shirt qui avait été fait par le personnel des urgences
00:37et le syndicat CGT il y a presque un an, quand on était allé manifester à Paris. Aujourd'hui, ce
00:46n'est plus que la grève des urgences, d'ailleurs.
00:47C'est tout l'hôpital qui est en mouvement. Il ne faut pas revenir juste aux urgences. Il y a
00:55un T-shirt historique.
00:55Alors celle-là, c'était en même temps la CGT, en même temps, à l'époque, le collectif intérieur urgence,
01:00qui est toujours un collectif présent,
01:03puisque on s'était inscrit dans les urgences de Cré, les personnels des urgences de Cré, s'étaient inscrits et
01:10dans le syndicat CGT et dans ce collectif
01:12qui coordonnait les luttes au niveau national. Et là, c'est possiblement oblige, on reprend.
01:18Alors voilà, c'est ça, c'est la surprise. Moi, je vous vois avec ce T-shirt aujourd'hui, donc
01:21je me dis que les urgences sont toujours en grève.
01:24Les urgences n'ont jamais cessé d'être en grève, en fait. Évidemment, on ne s'est pas exprimé de
01:29cette façon-là pendant l'épidémie.
01:33L'épidémie qui n'est pas finie. Attention, je ne suis pas en train de dire que ça y est,
01:36c'est réglé.
01:37Mais c'est vrai que dans les moments les plus durs de cette épidémie, même si on avait gardé dans
01:43les urgences,
01:44il y avait toujours les panneaux en grève, il y avait toujours les banderoles en revendicative.
01:48Mais évidemment, on avait d'autres fers au feu, on imagine bien.
01:52Là, on constate que ce qui a été, alors c'est dur de le dire comme ça, mais j'aurais
01:56tendance à dire une parenthèse enchantée.
01:58Alors ce n'est pas parce qu'on était en pleine épidémie qu'il était enchanté, c'est parce que
02:00finalement,
02:01le travail entre les administrations hospitalières et les soignants se passait tout à fait différemment.
02:05C'est-à-dire qu'il y a eu une vraie coopération, on était sur des logiques de soins.
02:09Aujourd'hui, on voit revenir les logiques financières, on voit revenir les tableaux Excel et les chiffres d'activité.
02:16Et évidemment, on réactive aussi du coup cette lutte qui ne s'est jamais vraiment arrêtée,
02:22parce qu'il est hors de question qu'on ne tire pas les leçons de cette épidémie qui a montré
02:26la faiblesse de l'hôpital français.
02:28Voilà, parce qu'il a été sous les coups de boutoir de l'austérité pendant des années.
02:32Mais il faut complètement changer l'hôpital dans ses gestions, dans son financement,
02:38augmenter évidemment son financement, on l'a dit à plusieurs reprises.
02:41Et puis plus largement, il faut repenser la santé en France,
02:45parce que l'accès aux soins, il est aujourd'hui problématique pour plein de gens.
02:49Donc voilà, pour ceux qui prennent le live en cours, les urgences sont toujours en lutte, sont toujours en grève.
02:54Elles n'ont pas cessé de l'être et elles redoublent leur action aujourd'hui pour demander les moyens nécessaires
03:03aux hôpitaux.
03:05Alors, avant d'aborder la question des APAD, est-ce qu'on peut faire un point sur la situation sanitaire
03:11?
03:11Où en est-on aujourd'hui dans l'Oise, mais plus généralement ?
03:15Quel bilan on tire à bientôt 15 jours du déconfinement ?
03:22Eh bien, on est dans une situation qui ne cesse de s'améliorer.
03:26Alors, ça ne veut pas dire que l'épidémie est finie.
03:28Il y a encore 70 morts environ dans la journée d'hier.
03:33Donc, rien n'est terminé, mais on n'est plus du tout dans les chiffres qu'on avait vécu au
03:39pic de l'épidémie.
03:40On n'est plus du tout dans une situation où on craint que les services hospitaliers soient submergés.
03:49On a retrouvé une situation normale, alors quasi normale, mais une situation normale qui n'était pas bonne.
03:55Je l'ai déjà dit, aujourd'hui, dans l'Oise, c'est assez typique.
04:00On reste confiné alors que la circulation du virus est faible.
04:03La carte est verte pour la circulation du virus, mais on reste confiné, pardon, on reste en zone rouge.
04:07Parce que, par contre, nos capacités hospitalières sont mauvaises.
04:11Et elles ne sont pas mauvaises du fait du Covid.
04:13Elles sont mauvaises d'avant.
04:15Elles sont mauvaises depuis longtemps.
04:17Il y a un chiffre qui parle dans l'Oise qui est tout à fait effrayant.
04:20La moyenne en France de lits de réanimation par habitant, c'est un lit pour 12 000.
04:32En Allemagne, c'est plutôt un lit pour 6 000, 7 000.
04:35Donc, on est déjà mauvaises sur toute la France avec ces lits de réanimation.
04:38Dans l'Oise, c'est un lit pour 22 000 environ.
04:41C'est-à-dire qu'on est complètement en dessous de la moyenne nationale.
04:43On est très mauvaises sur le nombre de places de réanimation.
04:47Et évidemment, du coup, on est extrêmement prudents dans notre capacité à réagir à un rebond de l'épidémie,
04:54même si aujourd'hui, on a bon espoir qu'ils ne viennent pas, enfin qu'ils ne viennent pas maintenant.
04:58En tout cas, tous les pays qui ont des confinés montrent des choses assez similaires,
05:02c'est-à-dire des cas, mais pas un rebond épidémique.
05:06Alors après, les cas, ils existent quand même.
05:07C'est pour ça qu'il faut continuer à inciter à la prudence.
05:10On a vu que partout où il y avait des reprises de travail dans les administrations,
05:15dans le commissariat central à Lille, dans des grandes entreprises,
05:20on a des... enfin, les abattoirs ont été un cas largement cité.
05:24On a des récidives, finalement, de foyers épidémiques,
05:28alors qu'ils sont pour l'instant assez circonscrits.
05:30Mais quand même, partout où on a des humains qui se refréquentent,
05:35voilà, qui... si on ne respecte pas ces fameux gestes barrières,
05:40on peut en parler une fois, on retrouve des remontées de cette épidémie.
05:45Donc il faut rester prudent, on n'est pas complètement sortis.
05:48Mais au-delà de ça, on a bon espoir que les choses s'amenuisent petit à petit.
05:54C'est quand même ce qui semble se dessiner aujourd'hui.
05:57Alors, le moral des soignants, comment est-il après cette longue, longue période ?
06:04Est-ce qu'il y a de la fatigue ? Est-ce que là... Oui ?
06:09Oui, il y a beaucoup de fatigue. Il y a beaucoup de fatigue.
06:12En fait, c'est le contre-coup.
06:14Parce que durant toute cette épidémie, finalement, c'est un peu une équipe de sport.
06:19Tout le monde s'est motivé en disant, voilà, il faut y aller, il faut y aller, il faut y
06:22aller.
06:22Et puis, forcément, il y a eu moins de vacances, il y a eu plus d'heures.
06:27Et forcément, au bout, on sent quand même une espèce de freinage dans l'entrainte.
06:35Parce que, voilà, les corps et les esprits sont fatigués.
06:39Et puis après, il y a ce que je disais au début, l'hôpital doit se repenser,
06:44on doit le refinancer, on doit avoir un grand débat collectif,
06:48qui ne concerne pas que les soignants, qui concerne évidemment toute la population française.
06:52Tous, à un moment ou à un autre, on a besoin de l'hôpital, on a besoin de la santé.
06:56Je dis toujours l'hôpital, mais je suis un peu ethnocentré, moi, sur l'hôpital.
07:00Mais c'est aussi la question sur le reste de la médecine, de la médecine de ville également.
07:05Mais on a besoin de repenser tout ça.
07:08Et là, c'est vrai qu'on a des annonces ministérielles sur un Ségur,
07:11mais en fait, c'est plutôt inquiétant.
07:14Je le disais la dernière fois, on est quand même dans, oui, on va augmenter les salaires,
07:19mais il faudra peut-être travailler plus.
07:21Voilà, on va assouplir les 35 heures.
07:23C'est-à-dire qu'on est sur une logique de donnant-donnant,
07:25comme si la pénibilité dans les hôpitaux, on pouvait la négocier, on ne peut pas la négocier.
07:29C'est pénible dans les hôpitaux, ça ne sert à rien de rajouter des couches de pénibilité.
07:33Alors que tout ce qu'on dit, c'est qu'il faut re-rendre l'hôpital attractif,
07:36c'est-à-dire diminuer cette pénibilité, augmenter les salaires.
07:40Voilà, c'est pas, là on est encore dans un truc, voilà, il va falloir travailler plus pour gagner plus.
07:46On a vu ce que ça donnait, c'est une vaste arnaque.
07:48Aujourd'hui, il faut travailler moins pour travailler plus.
07:50Et il faut être capable aujourd'hui de voir que les soignants ont une pénibilité forte,
07:55une charge de travail forte, et que diminuer le temps de travail,
07:58voilà, on a une proposition qui est une diminution du temps de travail à 32 heures,
08:02et de former massivement des professionnels de santé pour en avoir plus.
08:06En fait, ce qu'on demande, c'est pas travailler plus, c'est avoir plus de collègues,
08:11des équipes aujourd'hui renouvelées, et un temps de travail qui soit moins pénible
08:16que celui qu'on vit aujourd'hui.
08:17D'ailleurs, on nous dit 35 heures, mais si on compte le réel fait par les soignants,
08:22ça ne peut pas du tout 35 heures.
08:23Il y a beaucoup d'heures supplémentaires qui souvent, d'ailleurs, ne sont pas payées,
08:27sont conservées dans des comptes épargnatants.
08:28Là aussi, il y a une bombe à retardement assez terrible.
08:31Enfin voilà, ce qu'il faut, c'est embaucher à l'hôpital public.
08:35Et c'est certainement pas travailler plus pour gagner plus.
08:38Il serait normal de travailler, de gagner plus, pardon.
08:42Les soignants en France aujourd'hui, les infirmières particulièrement,
08:45sont parmi les moins bien payés dans les pays de l'OCDE.
08:49On est sur la 23e position, la 26e, je ne sais plus, sur 32 pays.
08:53Devant nous, il y a des pays comme le Mexique.
08:56On est vraiment sur une situation anormale.
08:59Et donc, nous faire le coup de « on va corriger ça, mais il va falloir bosser un peu »,
09:04évidemment, on ne le prend pas très bien.
09:06Alors, concernant les EHPAD, le ministre de la Santé vient d'annoncer la création d'une cinquième branche
09:11pour la prise en charge de la perte d'autonomie.
09:13Est-ce une bonne nouvelle ?
09:16Oui, c'est fondamentalement une bonne nouvelle.
09:20C'est bien d'aujourd'hui se soucier de prendre la perte d'autonomie en charge.
09:25Après, ça peut être une bonne nouvelle qui tourne vite vinaigre, quand même, parce que ça dépend de ce qu
09:31'on veut faire.
09:33Déjà, petit historique, la sécu, avant, il n'y avait pas de branche.
09:37À sa création, il n'y avait pas de branche.
09:38C'était une sécu unique et on donnait des prestations, famille, santé, retraite.
09:43Elle a été découpée en branches par des réformes successives,
09:47parce que c'est plus facile de couper une branche que de couper un tronc.
09:51Voilà, c'est ça, en fait.
09:52On a attaqué la sécurité sociale et ce découpage qui ne permet plus d'équilibrer les comptes de la sécu,
09:57mais qui va faire de la comptabilité par branche,
10:00permet d'en réduire la capacité à intervenir, en fait.
10:03Voilà, c'est pour cette histoire de branche.
10:06La sécu était unique, gérée par les salariés.
10:08Tout ça, ce sont des réformes, enfin des attaques.
10:11On ne peut pas parler de réformes, des attaques contre la sécurité sociale.
10:13Ce sont des centaines d'attaques, des centaines de réformes de la sécu qui ont été faites depuis sa création.
10:18On le sous-estime souvent, mais vraiment des centaines.
10:21Et là, il y a quelque chose de neuf qui arrive, cette branche d'autonomie.
10:26Mais là encore, soit on en fait quelque chose pour aider les gens.
10:32Et c'est ça qu'il faut faire.
10:34Parce qu'en effet, les pertes d'autonomie, c'est un coût énorme pour les patients, pour leur famille.
10:40Et il y a besoin d'aider, à rembourser, à soutenir ce risque.
10:45Puisque la sécu a vocation à soutenir tous les risques de la vie.
10:51Voilà, c'est ça son idée.
10:52C'est créer une vraie sécurité sur le plan social.
10:56Ça tombe bien son nom.
10:57Donc, il y a besoin de faire ça.
10:58Mais si aujourd'hui, on ne réforme pas le marché de la perte d'autonomie et de la dépendance,
11:04on va créer un véritable tonneau d'état naïve.
11:07C'est-à-dire qu'on va déverser de l'argent dans des groupes privés aujourd'hui,
11:10qui tiennent toute une partie des pérades.
11:13On les a cités de multiples reprises.
11:15Je vais en oublier.
11:17Mais tous ces groupes privés à vue lucratif,
11:21seraient financés par une branche d'autonomie si on n'y fait pas attention.
11:24Et donc ça, il ne faut pas que ça se passe.
11:25On a aujourd'hui un véritable problème éthique dans la santé.
11:30Moi, je le disais, il faut un service public fort.
11:33On peut avoir du privé, le privé à sa place.
11:36Mais le privé à vue lucratif, à mon sens, n'a pas sa place.
11:39C'est un véritable problème éthique.
11:41Il n'y a pas de raison que la sécurité sociale, la santé,
11:44qui n'est pas une marchandise, finance des actionnaires.
11:47Et donc je pense qu'il faut complètement revoir ça.
11:50Et le privé à vue lucratif ne devrait pas avoir droit de citer
11:53dans ces questions de santé et de social.
11:57et donc je pense que si on met en place une telle branche,
12:02quand on va mettre en place cette branche,
12:04il faut que ça aille de pair avec une interdiction du privé à vue lucratif.
12:08Parce que sinon, en effet, ça va être une branche à nourrir actionnaires.
12:11Et donc il faut interdire, en fait, dans le marché de l'autonomie,
12:15des EHPAD privés à vue lucratif.
12:17Ça peut être des EHPAD privés par le biais de fondation,
12:21il y a plein de moyens, mais certainement pas avec un actionnaire derrière.
12:24Et puis développer, évidemment, le service public du grand âge et de l'autonomie.
12:30Alors on a des réactions dans les commentaires de Charlène,
12:34notamment, qui dit un jour il n'y aura plus de sécurité sociale.
12:38Donc une vision assez pessimiste.
12:41Qu'est-ce que vous en pensez ?
12:42Est-ce que vous pensez que la Sécu attaquée est vouée à disparaître,
12:46ou au contraire il y a des résistances et c'est un modèle d'avenir ?
12:50Je pense que c'est un modèle d'avenir.
12:54Évidemment, il l'attaque.
12:56Depuis 1947, il l'attaque.
12:58Voilà.
12:59Depuis 1947, la Sécu est attaquée.
13:02On parle de trous de la Sécu depuis cette époque,
13:04c'est-à-dire dès sa création.
13:06Et pourtant, ça marche toujours.
13:08On est vraiment sur quelque chose,
13:10un modèle qui s'est créé après-guerre,
13:13qui était quelque chose d'inédit.
13:16Une sécurité sociale couvrant tous les risques,
13:19le gérer par les cotisants, les salariés humains.
13:21C'était un truc.
13:22Et du jour au lendemain, c'était la peur de la maladie,
13:25la peur de la vieillesse qui disparaissait,
13:26parce qu'on était couverts.
13:29Alors évidemment, ce qui est terrible,
13:30c'est qu'on a pris...
13:32C'est terrible pour le numéro,
13:33c'est très, très bien,
13:35mais on a une logique basée sur la cotisation sociale,
13:38c'est-à-dire qu'on prend une part de la richesse primaire,
13:40de la création de richesse,
13:41pour la mutualiser et couvrir de ces risques.
13:44Évidemment, les libéraux qui considèrent
13:46que l'outil de production, l'entreprise
13:48et leur propriété unique,
13:50que ce n'est pas un objet social,
13:51et qui donc se sentent propriétaires de la richesse créée,
13:55le voient comme une spoliation.
13:57D'autres, dont j'en fais partie,
13:59le voient comme une plus juste répartition
14:01des richesses créées par les salariés,
14:02et pas par les gens qui possèdent l'entreprise.
14:05Donc on a là un conflit idéologique
14:08depuis la création de cette sécurité sociale,
14:11et les libéraux ne se résignent pas à ça,
14:13ils ont attaqué, j'ai dit, des centaines de fois
14:15cet organisme, et pourtant il est toujours là.
14:17Alors évidemment, il est affaibli par rapport
14:19à ce qu'il a été, sa gestion est étatisée.
14:22Voilà, c'était la logique,
14:24c'était que l'État,
14:25ni les puissances d'argent,
14:27ni l'État n'ait la main là-dessus,
14:28mais que les salariés eux-mêmes la gèrent,
14:29l'État a désormais la main sur la sécurité sociale.
14:32Donc ça, il faudrait revenir à une gestion
14:35par les citoyens eux-mêmes.
14:38Il y a beaucoup de choses qui se sont déremboursées,
14:40ça a été transformé en branche,
14:42c'est une sécu unique,
14:42enfin voilà, les attaques ont été multiples.
14:44Pour autant, demain,
14:47s'ils s'arrêtaient la sécurité sociale
14:50et disaient, bon ben voilà,
14:51maintenant c'est de l'assurance privée,
14:53je pense qu'on serait des millions dans la rue.
14:56Regardez déjà, sur juste la partie retraite,
14:59combien on a été capable et sur quelle durée
15:01on a été capable de mener cette lutte.
15:04Et même si aujourd'hui on nous dit
15:07la réforme de retraite est abandonnée
15:08parce que c'est le Covid,
15:10non, on n'est pas abandonnée parce que c'est le Covid,
15:12elle est abandonnée parce qu'il y a un rapport de force
15:14qui est ingérable pour le pouvoir,
15:17le gouvernement, la République en marche aujourd'hui,
15:19et que reporter encore cette réforme
15:21voudrait dire qu'il se tape encore ce rapport de force
15:24en septembre et dans la pré-campagne présidentielle.
15:27C'est pour ça qu'il l'arrête,
15:28c'est parce que le rapport de force n'est pas gérable,
15:30même s'ils vont nous expliquer que c'est un problème de Covid.
15:33Pour la sécu, on est sur la même situation
15:35et le rapport de force, moi je ne sais pas
15:37ce qu'il sera demain, il se construit en permanence.
15:39On participe aujourd'hui
15:42dans le milieu hospitalier
15:43dès, voilà, on a une grande date
15:45le 16 juin où
15:47tous les hospitaliers
15:49vont enverger en manifestation
15:51pour demander des moyens,
15:53pour demander ce qu'on demande depuis un an,
15:54des moyens, les revalorisations salariales,
15:57et sur notre gouvernance de l'hôpital public,
16:00ce débat commence à monter,
16:01mais voilà, cette manif,
16:04ça va être une partie du rapport de force.
16:07Il y a-t-elle aujourd'hui
16:09les syndicats,
16:10la CGT, Force Ouvrière Sud,
16:12les comités inter-hôpitaux,
16:14inter-urgence, inter-bloc,
16:16tous ceux qui étaient
16:19impliqués dans le mouvement
16:20qui a duré depuis un an
16:22se retrouvent aujourd'hui
16:23et les colères se déconfinent.
16:25Et donc, alors,
16:26revenons sur cette date le 16 juin,
16:28donc c'est une manifestation nationale
16:29qui est appelée à Paris.
16:32Comment ça va se passer ?
16:34Alors là, tout ça n'est pas encore virale.
16:35Oui, il y a pas une à Paris,
16:37évidemment.
16:39Après, il y a d'autres choses
16:40qui sont en train de se faire.
16:41Je prends l'exemple
16:43de l'hôpital de Creil.
16:44Évidemment, tous les soignants
16:45ne vont pas pouvoir monter à Paris.
16:46Un, parce qu'il y a des contraintes familiales,
16:49il y en a qui sont au travail,
16:50puisque nous, ça fonctionne,
16:51on ne peut pas quitter les postes,
16:52on ne ferme pas,
16:53on n'a pas un droit de grève total,
16:55on a un droit de grève assigné.
16:57Donc, on va sûrement organiser
16:59aussi des choses localement
17:01pour permettre à ceux
17:02qui ne peuvent pas se déplacer
17:03ou qui bossent dans l'après-midi,
17:04ou qui bossent le matin,
17:05ou qui récouperent, voilà,
17:06de quand même participer
17:08à cette initiative.
17:08Donc, il y aura une manifestation à Paris,
17:10il y aura aussi
17:11des initiatives décentralisées
17:12un peu partout.
17:14Alors, c'est très important, cette date,
17:16parce que pendant toute la période
17:17du confinement,
17:18on a vu les Français aux fenêtres
17:19applaudir les soignants
17:21et aussi des concerts de casseroles.
17:23Et encore aujourd'hui, ça continue
17:24pour exiger des moyens
17:26pour les hôpitaux.
17:27Donc, qu'est-ce que vous dites
17:29à toutes ces personnes
17:30qui étaient aux fenêtres
17:31et qui pourraient se saisir
17:33du 16 juin aussi
17:34pour se faire entendre ?
17:35Quelles possibilités elles ont
17:37de se joindre à vous ?
17:39Mais venez !
17:40Voilà ce que je dis, venez !
17:42Ce n'est pas compliqué !
17:43Voilà, on descend de l'immeuble,
17:45on arrête avec les casseroles,
17:46on peut les garder
17:47et on vient taper des casseroles
17:48avec nous dans la rue.
17:50C'est aussi simple que ça.
17:52Il n'y a rien de compliqué.
17:54Aujourd'hui, il faut créer
17:56un véritable rapport de force,
17:57une démonstration de force.
17:59Ce qui est en train de se placer,
18:00là aussi, moi, j'ai des inquiétudes,
18:02je l'ai dit,
18:03je n'ai pas aimé ce que le ministre Véran
18:05a écrit dans le JDD,
18:07il va falloir se placer avec 35 heures.
18:09Mais je n'aime pas non plus
18:09la forme que c'est en train de prendre,
18:11son ségur de la santé.
18:13Ce qui est annoncé, là,
18:14c'est une grande visioconférence
18:17à peu près à 300.
18:19Ça, ce n'est pas quelque chose
18:21qui nous incite à penser
18:23qu'il va y avoir des discussions sérieuses
18:24et de la négociation.
18:26Ça nous incite surtout à penser
18:27que ça va être une grand messe.
18:29Parce qu'à 300,
18:30ça s'appelle une grand messe.
18:31C'est-à-dire que c'est le grand débat,
18:33le retour de la vengeance.
18:35C'est-à-dire qu'on nous refait le même cul.
18:36Et là, on relance un grand débat.
18:38Ça fait quand même quelques années
18:39qu'on débat.
18:40Ça fait des propositions,
18:41on en a,
18:42elles sont assez construites,
18:43on sait ce qu'on peut faire.
18:45Et puis, il y a hort de question
18:46de revoir, encore une fois,
18:47le poisson noyé
18:48par une commission théodule
18:50quand on perdra le dossier.
18:51Parce que c'est ça
18:52qu'on est en train de sentir, quand même.
18:54Et on revoit encore
18:56les mêmes discours
18:57qu'on a eus pendant des années.
18:59On fait la preuve
19:00de leur fausseté
19:02pendant cette crise.
19:03C'est un problème d'organisation,
19:04ce n'est pas un problème de moyens,
19:05ne vous inquiétez pas.
19:06On retrouve ces mêmes choses.
19:09Ces gens sont incorrigibles.
19:11Ou bien ils n'arrivent même pas
19:13à réfléchir à autre chose
19:14tant qu'ils sont formatés,
19:16ou bien ils sont de l'hypocrisie sans nom.
19:18Après, je vous la juge
19:19de savoir ce que vous pensez d'eux.
19:22Mais ce n'est pas possible
19:23qu'on réentende les mêmes discours
19:25et les mêmes logiques technologiques,
19:26les mêmes logiques financières,
19:28alors qu'on vient de vivre quelque chose
19:29qui a démontré
19:31que finalement,
19:31on avait raison de se battre
19:32depuis plus d'un an.
19:34Alors, beaucoup de commentaires
19:35dans ce live.
19:36D'ailleurs, on vous remercie.
19:37N'hésitez pas à le partager
19:38autour de vous
19:39pour faire entendre
19:41toutes ces explications
19:42qu'on donne chaque semaine
19:44sur l'état sanitaire
19:46et l'état des hôpitaux
19:47et des luttes.
19:49Olga, qui rebondit sur le Ségur
19:50en disant
19:51« Nicole Nota, n'est-ce pas dangereux ? »
19:57J'ai lu un truc
19:59qu'un de mes camarades a écrit,
20:01c'était Benjamin Hamard,
20:01il avait dit
20:02« C'est comme si je demandais
20:03à Gargamel
20:03d'organiser l'anniversaire
20:05du grand je trouve. »
20:06Mais je pense qu'il y a de ça.
20:07C'est quand même...
20:08« Nicole Nota, oui,
20:10ça a été une responsable syndicale,
20:11mais il faut bien contester
20:13au sein même
20:13de sa propre organisation,
20:15la CFDT,
20:15mais au-delà de façon majeure.
20:18Elle était pour le plan JT en 1995.
20:22Pour la réforme de la Sécurité sociale,
20:24d'ailleurs,
20:25c'est quand même quelqu'un
20:26qui est dans
20:28le syndicalisme de compromis,
20:30on a appelé ça,
20:31le syndicalisme de compromission.
20:33C'est-à-dire qu'on a
20:35complètement eu,
20:35à un moment donné,
20:37des gens qui ont relé
20:39les logiques patronales,
20:40libérales,
20:41où je pense que Nicole Nota
20:42en fait partie.
20:42Après, elle assume ses choix,
20:44très bien.
20:45Je ne serais pas
20:46critiquer son opinion,
20:48elle la garde.
20:49En même temps,
20:50on peut aussi permettre
20:50d'en partager
20:51tous ces choix-là.
20:52Et oui,
20:53voir Nicole Nota
20:55piloter,
20:56comme ils ont dit,
20:56le séjour de la santé,
20:58ce n'est quand même pas
20:58un signe extrêmement encourageant.
21:02Alors, le 16 juin,
21:03je reviens sur le 16 juin
21:04parce que c'est quand même
21:05une date clé
21:05qui, quelque part,
21:07était un peu attendue,
21:08pas seulement par les soignants,
21:09mais aussi par toute une partie
21:11de la population.
21:12Est-ce que vous rêvez
21:14d'un 16 juin
21:15qui inonde
21:16les rues de Paris
21:17et les rues
21:17de toutes les villes de France,
21:20évidemment,
21:21avec en tête
21:22les soignants,
21:23mais porté
21:24par toute une population
21:26solidaire
21:26qui a découvert,
21:30qui en tout cas
21:32s'est manifestée
21:32pendant le confinement
21:33en faveur des soignants
21:35et pour des moyens
21:37pour les hôpitaux ?
21:38Est-ce que vous imaginez
21:40que le 16 juin,
21:41ça peut être
21:41ce moment de convergence ?
21:42On l'a vu
21:43lors de certains lives
21:46avec les gilets jaunes,
21:47c'est des choses
21:48qui ont été suggérées,
21:49avec tous les mouvements
21:50qui se sont mis en branle
21:51ces dernières années.
21:53Est-ce que le 16 juin,
21:54autour de l'hôpital public,
21:56il ne peut pas se passer
21:57quelque chose
21:57d'assez inédit
21:58et important ?
22:00Il peut et il doit
22:02se passer quelque chose.
22:04C'est compliqué,
22:05on va être dans une période
22:06encore proche
22:07du déconfinement,
22:08on le sait,
22:09ce sera compliqué
22:10sur la logistique
22:11parce qu'on sera sûrement
22:12limité dans
22:14combien de personnes
22:15on pourra transporter
22:15dans un bus,
22:16on va avoir
22:17des difficultés
22:17à faire ça.
22:18C'est d'autant plus important
22:19que la population parisienne
22:21s'y implique
22:21parce qu'eux,
22:22ils sont sur place.
22:25Oui,
22:25ça peut être
22:26un moment de convergence
22:27parce que l'hôpital
22:28concentre toutes les aberrations
22:30de la politique
22:31de la République en marche.
22:32Là, ça se voit.
22:33Il y a plein d'endroits
22:34où ça ne se voit pas.
22:35On a cassé
22:36des services publics,
22:37on sent bien
22:37que la qualité n'est plus là
22:38mais on n'est pas
22:39directement confronté.
22:41On souffre,
22:42on a du mal
22:43à avoir
22:43ses papiers à la mairie,
22:44on a du mal
22:45à avoir
22:46finalement
22:47les rendez-vous
22:48pour l'électricité
22:48comme avant
22:49ou pour le téléphone.
22:49Il y a plein de choses
22:50qu'on a cassées
22:51assez insidieusement
22:52dont on s'habitue.
22:52L'hôpital,
22:53ça se voit
22:54parce que la sanction
22:54est immédiate
22:55et on l'a vu
22:56avec cette épidémie.
22:57On reste dans un couloir,
22:59on n'est pas correctement soigné,
23:00il y a une perte de chance.
23:03J'ai toujours tendance
23:04à dire
23:05de façon assez cynique
23:07mais au moins
23:07ça permet de comprendre
23:08les choses,
23:08notre service à prévente,
23:09c'est la mort.
23:10Et donc,
23:11évidemment,
23:12tout de suite,
23:13ça parle
23:13et là,
23:14dans la période
23:14qui vient de se passer,
23:16les gens,
23:16même si
23:18on avait des marques
23:19fortes de sympathie
23:20dans le mouvement
23:20des hôpitaux
23:21depuis avant,
23:22il y avait
23:23une population
23:24qui était largement
23:25déjà derrière nous
23:26sur « oui,
23:27ça ne va pas
23:27les hôpitaux »
23:28mais là,
23:29avec l'épidémie,
23:30c'est une claque
23:31en pleine figure,
23:31là ça a frappé tout le monde.
23:33Tout le monde a réalisé,
23:34même ceux qui pouvaient
23:35en être éloignés,
23:36que ça concernait
23:39chacun d'entre nous.
23:40Voilà,
23:41chacun d'entre nous
23:42et que ce n'est pas possible
23:43de laisser ça
23:44dans les mains
23:44de quelques technos
23:45sans en faire
23:47un grand débat
23:48où les citoyens
23:49sont impliqués
23:50et ont le pouvoir.
23:51Donc voilà,
23:53ça parle
23:53et donc ça peut être
23:54ce sujet,
23:56un grand nombre
23:57de convergence,
23:58des gilets jaunes,
23:59des syndicats,
24:00des simples citoyens,
24:01des partis politiques,
24:02ils ont leur place,
24:03parce que voilà,
24:04après évidemment,
24:06ça va être un mouvement
24:07d'abord des soignants,
24:09mais tout le monde
24:10a sa place
24:11pour venir renforcer,
24:13dire sa colère,
24:14donner ses propositions,
24:15c'est un débat
24:16qu'il faut enclencher.
24:17Nous,
24:17on a déjà des revendications
24:19qui sont en route,
24:19mais on a besoin encore
24:21de nourrir.
24:22Et puis,
24:22ça peut être un point de départ
24:24pour parler de l'ensemble
24:25des problématiques,
24:26parce que je disais,
24:27c'est un symbole,
24:28mais on a les mêmes problématiques
24:29dans l'ensemble
24:29des services publics,
24:30on a les mêmes problématiques
24:32sur la répartition des richesses,
24:33on a les mêmes problématiques
24:34sur la sécurité sociale.
24:36Donc voilà,
24:37c'est quelque chose
24:38qui peut faire démarrer
24:39très largement
24:39une prise de conscience
24:41et des propositions nouvelles.
24:42Alors,
24:43peut-être que sur les formes
24:44du 16 juin,
24:45effectivement,
24:45il va falloir s'interroger,
24:47en tout cas faire preuve
24:47de beaucoup d'imagination,
24:49parce qu'on est dans une situation
24:50vraiment particulière.
24:52Alors,
24:53on a des témoignages,
24:54Alina qui nous dit
24:55« Ma famille va être là,
24:56je partage autour de moi ! »
24:58Point d'exclamation.
24:59Gisèle qui dit
25:00« Je ne vois pas trop
25:01comment faire pour manifester ? »
25:03qui se pose la question,
25:05je pense,
25:06compte tenu de la crise sanitaire.
25:10Alina,
25:11à nouveau,
25:12qui nous dit
25:12« On va être là,
25:12la solidarité,
25:13c'est la force. »
25:15Nathalie,
25:15qui note
25:17« Ils auraient dû faire ça
25:19le samedi. »
25:20Il y a des gens
25:20qui ne pourront malheureusement
25:21pas venir
25:22parce qu'ils n'ont pas le choix
25:23pour aller travailler.
25:25Donc,
25:25bon,
25:26à toutes ces personnes-là,
25:27est-ce qu'il n'y a pas
25:28des formes possibles
25:30d'intervention le 16 juin
25:32pour se faire entendre
25:32que ce soit depuis son lieu
25:34de travail
25:34ou depuis chez soi
25:35quand on ne peut pas
25:36se déplacer ?
25:37Est-ce qu'il n'y a pas
25:37des choses à inventer ?
25:39Il y a sûrement
25:40des choses à inventer.
25:42On a eu des initiatives
25:44qui étaient
25:44des manifestations
25:46sur les réseaux sociaux.
25:48Ça peut être
25:49des photos postées
25:50de groupes de travail,
25:52de groupes d'ateliers
25:54avec un soutien
25:57au lieu des soignants,
25:58du fric pour l'hôpital.
25:59Enfin,
25:59tout est imaginable.
26:00On peut faire ça.
26:01On peut aussi
26:02avoir des gens
26:03qui sortent un temps
26:06de leur lieu de travail
26:08pour montrer leur solidarité.
26:09Ils se prennent en photos.
26:11Il y en a qui peuvent participer.
26:12Après,
26:12pourquoi pas un samedi ?
26:13Il y aura sûrement
26:14à un moment donné,
26:14un samedi,
26:15et je compte sur les Gilets jaunes
26:16pour donner une date d'ailleurs,
26:17de convergence,
26:18parce que ce n'est plus
26:19ceux qui ont l'habitude
26:21de mettre le samedi.
26:22Et bon,
26:23je pense qu'à un moment donné,
26:24il faut réussir,
26:25je l'avais dit la dernière fois,
26:27à converger,
26:28que ce soit les Gilets jaunes,
26:29les Gilets rouges,
26:29les couches blanches.
26:32Il faut qu'on se mette
26:33un peu en tas.
26:33Et là,
26:35évidemment,
26:36ça intervient en semaine,
26:37mais ça correspond aussi
26:39à quelque chose
26:40de plus simple
26:41pour les soignants.
26:42Les soignants
26:42travaillent aussi le week-end.
26:45Le samedi,
26:45ce n'est pas forcément
26:48une date superbe,
26:49parce que déjà,
26:49il n'y a pas beaucoup
26:50de week-end pour les soignants.
26:51Ils passent peu
26:52avec leur famille.
26:52Si en plus,
26:53on leur connaît un samedi
26:54de manif,
26:54ce n'est pas simple.
26:55Et puis,
26:56dans la semaine,
26:59c'est le moment
26:59où il y a le plus
27:00d'équipes à l'hôpital
27:01et où on peut faire
27:04beaucoup de communication
27:05entre nous
27:06et faire venir les gens.
27:09Toutes les formes
27:11ont des avantages
27:12et des inconvénients.
27:12Je crois qu'il faudra
27:13toutes les utiliser.
27:15Après,
27:15comment on manifeste ?
27:16On verra bien,
27:17parce que c'est le 16.
27:20Quelle sera la situation
27:21épidémique à ce moment-là ?
27:23Est-ce qu'on fera
27:23des manifs,
27:24comme on a pu le voir,
27:26avec des distances de sécurité,
27:27des manifs masqués ?
27:28On peut tout faire.
27:31Simplement,
27:31on peut compter
27:32sur les soignants
27:33pour faire respecter
27:34un vrai et véritable
27:35protocole sanitaire
27:36sur les manifs.
27:37C'est leur boulot.
27:38Alors,
27:39il y a eu d'ailleurs
27:40un message
27:42un peu plus haut,
27:43je ne sais plus
27:44de qui exactement,
27:45mais voilà,
27:46de Léon Naèche
27:47qui dit
27:48une pensée
27:48pour les pompiers.
27:50On peut imaginer
27:52que les pompiers
27:52s'associent aussi
27:53à cette journée.
27:55On pourrait imaginer
27:56un 16 juin
27:57où les soignants
27:57sont la tête de pont
27:59d'un mouvement
28:00beaucoup plus général
28:01de la population.
28:04Nadia,
28:04qui rebondit à nouveau
28:05sur l'imagination
28:07pour trouver des formes
28:08à ce 16 juin
28:09et qui nous dit
28:10le 16 juin,
28:11tous dans la rue,
28:12à une certaine heure,
28:13les gens,
28:14les bureaux,
28:14les commerces
28:15sortent tous dans la rue
28:16et forment une chaîne humaine
28:17avec distanciation sociale,
28:19bien sûr,
28:20pour s'associer
28:21avec les infirmières
28:22et les infirmiers
28:23pour défendre leur cause.
28:25Voilà,
28:26ça,
28:26ça fait partie
28:27des pistes suggérées
28:29qui sont intéressantes.
28:32Clarisse
28:32qui nous dit
28:33le 16 juin
28:34tous ensemble,
28:35un autre message
28:36qui nous dit
28:37un 16 juin historique.
28:39Est-ce que cette date
28:40en fait
28:42qui va se construire
28:43pas à pas
28:44ne va pas être
28:46la première grosse date
28:48post-confinement
28:49pour que les gens
28:50se fassent entendre ?
28:53Alors oui,
28:53c'est la première grosse date.
28:55Après,
28:56est-ce qu'on va la réussir ?
28:57Je ne suis pas voyante
28:57extra-lucide,
28:58moi,
28:58comme d'habitude.
28:59C'était comme
29:00sur l'épidémie,
29:01comment va-t-elle évoluer ?
29:02Je ne peux pas répondre
29:03à des questions comme ça.
29:04En tout cas,
29:04on sent bien
29:06qu'elle va faire événement
29:07quoi qu'il y a.
29:08Parce que
29:09c'est la première idée
29:10du confinement
29:11et puis
29:13la volonté
29:13d'en découdre
29:14est forte
29:14chez les soignants.
29:15Parce que
29:15c'est ce que je disais
29:16tout à l'heure,
29:17le retour
29:18des logiques,
29:19l'enfumage
29:20qu'on sent venir
29:21avec le Ségur de la Santé,
29:22tous les signaux
29:23très négatifs
29:24de communication
29:25qui viennent de ce gouvernement
29:27nous incitent
29:27à surtout pas baisser la garde
29:29et au contraire
29:29hausser le rapport de force
29:31pour avoir un vrai débat.
29:33Un vrai débat.
29:34Des propositions
29:36novatrices
29:37sortir de ces ornières
29:38dans lesquelles
29:39on nous a mis
29:39depuis 20 ans
29:40avec une logique
29:41d'hôpital-entreprise
29:42qui tue finalement
29:43le service public hospitalier
29:45qui le rend incapable
29:46de répondre à ces missions.
29:47Donc voilà,
29:47c'est vraiment cette démarche.
29:49Et puis après,
29:50oui,
29:50il faut élargir
29:51au reste du débat.
29:53Évidemment,
29:53ça ne pourra pas,
29:54je le disais la dernière fois
29:56en réponse
29:56à quelqu'un
29:58qui disait
29:58« Éléguer les jaunes,
30:00est-ce que vous serez
30:02avec eux ? »
30:02Mais l'hôpital
30:03n'est pas un écosystème clos.
30:05Ça fonctionne
30:06avec tout le reste
30:07de la société.
30:08Et évidemment,
30:09la question
30:10de la réindustrialisation
30:11du pays,
30:12elle est posée
30:14par la crise de l'hôpital
30:15parce que
30:15ne pas avoir de capacité
30:16à fabriquer des médicaments,
30:18des respirateurs,
30:18des masques,
30:19des surblouses,
30:20ce n'est pas possible
30:21qu'on continue
30:21à fonctionner comme ça
30:22à flux tendu
30:25pour gagner encore
30:26un petit pourcentage
30:27parce qu'on va aller exploiter
30:29un ouvrier au Vietnam
30:31plutôt qu'on peut l'exploiter
30:33un peu plus qu'en France.
30:34Gagner ces petits pourcentages,
30:36on voit ce que ça fait
30:37pour l'hôpital.
30:38Ça le tue.
30:39Donc,
30:39ça ne peut pas être
30:40le poni et la rentabilité
30:41ne peuvent pas être
30:42les seuls moteurs.
30:44L'humanité,
30:45la solidarité,
30:46le fait de rendre
30:46le service public
30:47le droit pour tous
30:49à avoir accès
30:50à des soins,
30:52à des besoins essentiels
30:54par le biais
30:55du service public.
30:56Voilà.
30:56On doit remettre ça
30:57aussi au centre
30:58de ce qu'on porte
31:00dans ce milieu.
31:01Alors,
31:02on a à nouveau
31:02des messages
31:03qui nous disent
31:04oui à un 16 juin
31:06historique.
31:07Rappelons-le,
31:07vous l'avez dit tout à l'heure,
31:08mais c'est toujours bien
31:09de le répéter quand même.
31:11C'est à l'appel de qui ?
31:13D'où elle sort
31:13cette date du 16 juin ?
31:16C'est à l'appel
31:16d'un peu tout le monde.
31:18Je le disais,
31:18et c'est bien.
31:20Après,
31:21pour l'instant,
31:21les Gilets jaunes
31:22n'ont pas appelé,
31:23je crois,
31:23mais voilà,
31:24rien ne s'y oppose,
31:26je pense.
31:26mais là,
31:28c'est les syndicats,
31:30CGT,
31:30FO Sud,
31:31j'espère que je n'en ai pas
31:32en tout cas,
31:32ces trois-là,
31:33c'est sûr.
31:36Il y a les comités
31:37inter-urgence,
31:39qui était le regroupement
31:41en fait des personnels
31:42des urgences
31:42quand le mouvement
31:43s'est lancé,
31:44inter-hôpitaux,
31:45puisque ce mouvement
31:45ne concerne plus
31:47les urgences,
31:48mais l'ensemble
31:48de l'hôpital.
31:49D'ailleurs,
31:50la problématique,
31:50elle est plus souvent
31:52le fait qu'on ait
31:53fermé des lits
31:53dans les autres services
31:54que le problème
31:55des urgences
31:55et rouvrir des lits
31:57devient une urgence
31:58pour que ça fonctionne.
32:00Et puis,
32:00le comité inter-bloc,
32:02qui,
32:02voilà,
32:03c'est aussi une coordination
32:04sur les blocs opératoires.
32:06Donc,
32:07voilà,
32:07toutes ces structures appellent.
32:09Alors,
32:09je pense que j'en oublie
32:10forcément.
32:11J'ai donné
32:11les plus importantes,
32:13en tout cas.
32:14Et puis,
32:15il y a,
32:15ah oui,
32:16la coordination
32:18des comités de défense
32:19des hôpitaux,
32:20j'oublie quand même,
32:21parce que,
32:22surtout à Creil,
32:23c'est quelque chose
32:23qui a beaucoup fonctionné.
32:25C'était ceux
32:26qui ont beaucoup animé
32:27la défense,
32:28l'opposition
32:29à la fermeture
32:30de notre maternité.
32:30Donc,
32:31ça appelle nationalement
32:32et localement,
32:32d'ailleurs,
32:33ils sont en train
32:34d'organiser aussi,
32:35d'essayer de participer
32:36à l'organisation
32:37du rassemblement.
32:37Donc,
32:38voilà,
32:38il y a toutes ces structures
32:40qui appellent.
32:41C'est-à-dire,
32:42on sait quand même,
32:42couvre le champ
32:45de quasiment
32:46tous les gens
32:46qui se sont impliqués
32:47dans le mouvement
32:48des hôpitaux.
32:50Oui,
32:51c'est une possibilité
32:52de réussir.
32:53Et quelles sont,
32:54en quelques mots,
32:55les revendications communes
32:56sur lesquelles
32:57l'ensemble
32:59du corps hospitalier,
33:00mais également
33:00de la population française,
33:02peuvent se regrouper
33:03et descendre dans la rue
33:04le 16 juin ?
33:05C'est-à-dire,
33:06si je descends dans la rue
33:07ou si je me fais entendre
33:08à ma fenêtre
33:08ou si je poste
33:09une photo,
33:10un message
33:11sur les réseaux sociaux,
33:12le 16 juin,
33:13en quelques mots,
33:13c'est pour dire quoi ?
33:16Il y a trois grandes
33:18revendications
33:19qui sont portées.
33:20L'augmentation
33:21des moyens
33:21à l'hôpital,
33:22alors c'est avec
33:23un collectif budgétaire
33:24de 10 milliards
33:25pour rattraper
33:26ce qu'on a perdu
33:27ces dernières années
33:28puisqu'on a dû faire
33:29ces milliards d'économies
33:30à chaque vote
33:31de l'ondame,
33:32l'objectif national
33:33dépense d'assurance maladie.
33:34on nous a baissé
33:35un petit peu,
33:36enfin on nous est obligé
33:36à faire 800 millions
33:38d'euros d'économies
33:38à 1,5 milliards.
33:39Tous les ans,
33:40on nous a rabioté un peu.
33:42Il faut rattraper ça
33:43parce qu'on a un retard
33:45en infrastructures,
33:46en investissements,
33:47en matériel.
33:47Il faut augmenter
33:49cet objectif national
33:49de dépense d'assurance maladie.
33:51Chaque année,
33:52le mettre au moins
33:52à 5% d'augmentation
33:53pour non seulement
33:56couvrir l'augmentation
33:57naturelle
33:58des dépenses de l'hôpital,
33:59en technique,
34:00en coût,
34:01en chauffage,
34:02en coût d'électricité,
34:03tous les ans,
34:04il y a de l'inflation.
34:05Naturellement,
34:06nous aussi,
34:06on l'a subi.
34:07Donc il faut le mettre
34:08à 5,
34:09c'est-à-dire 4,
34:10ça couvre
34:10et 5,
34:11ça permet d'avoir
34:11une amélioration
34:13puisqu'il faut
34:14progressivement
34:14investir plus
34:16parce qu'on a aujourd'hui
34:17des capacités nouvelles,
34:19technologiques,
34:20scientifiques,
34:21traiter mieux les gens.
34:22Il faut les faire rentrer
34:23dans la vie
34:23et pour ça,
34:23il y a besoin de moyens.
34:25Ensuite,
34:27au-delà de ces moyens
34:28pour l'hôpital,
34:29il y a la question des lits.
34:30Il faut réouvrir des lits.
34:32Cette logique
34:33du tout ambulatoire,
34:34enfin,
34:34le virage ambulatoire,
34:36c'était le mirage ambulatoire
34:37parce que dans les faits,
34:39ça ne correspond pas
34:40aux patients
34:41qu'on doit hospitaliser.
34:44Si vous avez
34:44une fracture de bras
34:46et qu'on vous met des broches
34:47et que vous avez 30 ans
34:48et que vous êtes en pleine forme,
34:49oui,
34:49en effet,
34:50là,
34:50l'ambulatoire,
34:50c'est possible.
34:51Par contre,
34:51si vous avez 90 ans
34:52avec les mêmes broches
34:53et tout seul,
34:55c'est moins possible.
34:56Et on n'a pas
34:58ce raisonnement
35:00qui a été tenu.
35:01On a fait comme si
35:02on traiterait ça.
35:03Donc,
35:04on doit refaire des lits,
35:05réouvrir des lits.
35:06On en a fermé
35:07100 000 en 20 ans.
35:08C'est 20 %
35:09de nos capacités
35:09de hospitalisation.
35:10Il y a 400 000 lits environ
35:11d'hospitalisation en France,
35:13donc moins 100 000.
35:15C'est quand même
35:16titanesque.
35:17Et d'ailleurs,
35:17si on les réouvrait,
35:19les lits,
35:20et si on les réouvrait à 100 000,
35:20on serait à peu près
35:22au niveau de l'Allemagne.
35:22Donc,
35:23on n'est pas dans l'hérésie.
35:24On est dans des logiques
35:26très délétères
35:27qui ont été appliquées
35:27à l'hôpital public.
35:28Et puis,
35:29le troisième volet
35:29des revendications,
35:30c'est l'augmentation
35:31des salaires des soignants
35:32et l'amélioration
35:33de leurs conditions de travail.
35:34On ne l'a pas dit,
35:34mais c'est une évidence
35:36parce qu'en effet,
35:38les soignants
35:39sont extrêmement mal payés.
35:40Je parle hors médecin.
35:43Et encore,
35:44pour les médecins,
35:45il y a des choses à revoir,
35:47mais ce n'est pas
35:47dans le sens d'impriorité.
35:48D'abord,
35:49le paramédical,
35:50mais aussi les administratifs,
35:51les personnels techniques,
35:52parce que là aussi,
35:52il faut voir,
35:53les salaires sont pitoyables.
35:55Pour les médecins,
35:56ce serait important
35:57d'augmenter les salaires d'embauche
35:58pour les jeunes médecins
35:59parce qu'ils sont particulièrement bas
36:01par rapport au privé.
36:02Quand on arrive en fin de carrière,
36:04ça devient mon cas,
36:06évidemment,
36:06les salaires sont très corrects.
36:09On pourrait toujours dire
36:10oui,
36:11mais quand même,
36:12ça va.
36:13Par contre,
36:14le salaire d'embauche
36:15des jeunes médecins,
36:15ça fait partie de l'attractivité
36:17que de l'augmenter.
36:17parce que sinon,
36:18ils iront bosser dans le privé
36:19et c'est ce qui est en train
36:20de se passer.
36:20Donc voilà.
36:21Mais on a demandé
36:23des revalorisations
36:24à hauteur de 300 euros.
36:25300 euros,
36:26ce n'est pas non plus,
36:27alors c'est beaucoup,
36:28mais ce n'est pas non plus
36:29une hérésie.
36:29Ça nous mettrait
36:31dans la moyenne
36:32des revenus
36:33des soignants
36:34sur le CDE.
36:37une question de Léon Nage
36:39qui demande
36:39où sont passées
36:41les lignes.
36:42Je n'en sais rien,
36:43moi,
36:43dans les cas de l'Elysée.
36:44Non, mais je ne sais pas du tout.
36:46Je ne sais pas du tout.
36:48Le grand débat,
36:49il a surtout permis
36:52de répondre
36:52à des questions
36:53qui n'étaient pas posées
36:54par le mouvement
36:54des Gilets jaunes.
36:56Ça a permis
36:57de distraire complètement
36:59ce mouvement
37:00de ces objectifs initiaux.
37:01On n'a pas parlé
37:02avec ceux qui étaient
37:03dans la rue,
37:03on a parlé
37:04avec ceux
37:05qui sont venus
37:06au Grand-Messe
37:07du président Macron
37:08pour parler
37:09complètement d'autre chose.
37:10Voilà.
37:11Et là,
37:12ce que j'essaie
37:14d'apporter,
37:15c'est qu'on ne veut pas
37:16voir une situation identique.
37:18On ne veut pas
37:20réentendre
37:20les grandes formules
37:22néolibérales
37:23sur « oui,
37:24mais c'est sûrement
37:24d'organisation »
37:25et on fait
37:27un petit comité
37:28d'organisation.
37:29Ça fait quand même
37:30longtemps qu'on nous le sert.
37:32Le premier
37:33qui avait vraiment
37:33porté ça,
37:34c'était Nicolas Sarkozy.
37:36C'était une déclaration
37:37à Strasbourg.
37:38Pour lui,
37:39ça résonne.
37:40Il disait qu'en effet,
37:41il n'y avait pas
37:42de problème de moyens,
37:42que c'était un problème
37:43d'organisation
37:43et qu'il fallait
37:44un véritable patron
37:44à l'hôpital.
37:45C'est comme ça
37:46que derrière,
37:46on a eu les fameuses
37:47voix de Bachelot
37:47qui ont transféré
37:49toute la gestion
37:50de l'hôpital
37:50aux administrations
37:51et complètement dépossédé
37:53des soignants
37:53de pouvoir d'intervention.
37:54On voit où est le résultat.
37:56Alors,
37:57avant d'aborder,
37:59pour conclure
38:00peut-être ce live,
38:02la question
38:03du déconfinement
38:03progressif
38:04et les mesures
38:07sanitaires
38:07nécessaires encore
38:08les jours prochains,
38:10la prudence
38:10nécessaire
38:11les jours prochains.
38:13Rappelez
38:14que vous pouvez retrouver
38:15énormément
38:16d'articles,
38:17d'analyses,
38:18d'interviews
38:18sur toutes ces questions-là
38:19dans l'HUMA.
38:21Et il y a une offre
38:22d'abonnement pour moins
38:23de 2,50 euros
38:24et vraiment par semaine,
38:25moins de 2,50 euros
38:26par semaine.
38:27Moi, je vous invite,
38:28tous ceux qui ne le sont pas,
38:30à vous abonner.
38:31D'abord,
38:31ça soutient le journal,
38:32évidemment,
38:33mais surtout,
38:33vous allez y trouver
38:34beaucoup de contenu
38:35très intéressant
38:36sur tout ce qui a été
38:37abordé dans ce live.
38:39Et c'est important
38:40de s'informer
38:42et d'avoir
38:42une autre vision
38:44de l'actualité,
38:45un autre regard
38:46sur l'actualité
38:46qui est le regard
38:48apporté par l'HUMA.
38:49Alors,
38:50sur la question
38:51du déconfinement,
38:53est-ce qu'aujourd'hui,
38:55il y a quelques signes
38:56plutôt intéressants ?
38:57C'est ce que vous disiez
38:58en début de live,
39:00quelques signes intéressants
39:01qui montreraient
39:03qu'on pourrait aller
39:04vers une sortie de crise,
39:06mais rien n'est certain
39:08encore aujourd'hui.
39:09Donc,
39:10est-ce que la prudence
39:12n'est pas de mise ?
39:12Quelles sont les règles
39:14à respecter ?
39:15Il faut le répéter,
39:16certainement.
39:17Quelles sont les règles
39:18à respecter
39:18dans les jours,
39:19les semaines qui viennent ?
39:22Déjà,
39:22moi,
39:22je suis abonné à l'HUMA,
39:23donc ce n'est pas la peine
39:24que je recommence,
39:25c'est bon.
39:26Ça fait quelques années.
39:27Mais,
39:28sur le déconfinement,
39:31on est en effet
39:31sur une période
39:32qui paraît
39:34rassurante.
39:35On a moins de cas.
39:36Le virus est pour autant
39:37toujours circulant.
39:38Donc,
39:39si on ne veut pas
39:41voir
39:41des foyers épidémiques
39:43diffus recommencés
39:44ici et là,
39:46il faut conserver
39:46toutes les mesures
39:47de prudence
39:48qu'on a eues jusque-là.
39:49C'est-à-dire
39:49le lavage des mains,
39:51ne pas s'embrasser,
39:52ne pas se serrer les mains,
39:53c'est désolant,
39:54mais c'est comme ça,
39:55porter un masque.
39:57Voilà.
39:59Toutes ces mesures
40:00restent d'actualité,
40:02particulièrement
40:02dans les lieux
40:03où il y aura
40:03des concentrations humaines,
40:05donc les lieux de travail.
40:08Là,
40:08l'employeur
40:09a une responsabilité forte
40:10à appliquer
40:11toutes ces mesures,
40:12mais on a vu
40:13que ça commençait,
40:15il y a des endroits
40:15qui avaient un peu dérapé
40:16mais qui ont été rappelés
40:17à l'ordre
40:17et ça se fait.
40:19Après,
40:20il y a des choses
40:20que je comprends moi,
40:21très sincèrement,
40:22sur le déconfinement.
40:23J'ai vu comme tout le monde
40:24les images des Parisiens
40:25assis sur les bords des roues
40:28mais pourquoi
40:28ne réouvre-t-on pas
40:30les parcs ?
40:31Parce que là encore,
40:33on a une logique,
40:35il faut faire appel
40:36à l'intelligence
40:36et à la responsabilité
40:37collective.
40:38Moi,
40:39je suis quand même
40:39un peu inquiet
40:40de voir ce déconfinement
40:41dans un cadre très répressif.
40:43C'est-à-dire que,
40:43alors ça pour aller au boulot,
40:45on a poussé tout le monde,
40:45pas de souci.
40:46Par contre,
40:47attention,
40:48vous n'avez pas le droit
40:48d'aller sur une plage,
40:49attention,
40:49vous n'avez pas le droit
40:49d'aller dans un parc.
40:50Je ne pense pas
40:51que ce soit la meilleure chose.
40:53Faire appel à l'intelligence,
40:54dire aux gens
40:55que vous allez dans ce parc,
40:55garder les distances
40:56sur le plan physique.
40:58Quand vous allez dans ce parc,
40:59mettez un masque.
41:00Faites toutes ces mesures
41:01qu'on a collectivement
41:02apprises à faire
41:03mais rétablissons
41:06quand même
41:06la liberté des gens.
41:07Parce que,
41:08moi là,
41:09j'ai été dessus,
41:10on dit,
41:11il faut être un peu rude
41:13sur le confinement.
41:14Mais là,
41:14je trouve que,
41:15des fois,
41:16ça tourne à
41:19un truc très autoritaire
41:21qui,
41:21moi,
41:21m'inquiète.
41:22Moi,
41:22m'inquiète.
41:23On est sur un état d'urgence,
41:24déjà,
41:25un état d'urgence
41:26qui permet
41:27à ce gouvernement,
41:28à l'exécutif,
41:29d'exercer
41:29des pouvoirs extraordinaires
41:30sans passer par le Parlement,
41:32sans passer par le contrôle,
41:33du Parlement.
41:34Il ne faudrait pas que...
41:36Parce que,
41:37voilà,
41:37je trouve qu'il y a
41:38des signes
41:38un petit peu diffus,
41:40embêtants,
41:41plus qu'embêtants,
41:42sur la remise en cause
41:44des libertés individuelles.
41:45Je pense que là,
41:46il faut cette capacité,
41:47et je l'avais dit,
41:48à faire appel
41:49à l'intelligence collective,
41:50au débat,
41:51à la réexplication,
41:52à la pédagogie,
41:53plutôt qu'en permanence
41:54être sûr de la répression.
41:56Après,
41:56il en faudra quand même.
41:57Il y a des gens
41:57qui sont,
41:58en quelques années,
41:59incontrôlables.
42:00C'est une évidence.
42:02Mais il ne faudrait pas
42:02que ces individuels
42:03incontrôlables
42:04soient l'excuse
42:05pour avoir
42:07une activité autoritaire
42:08avec l'ensemble
42:08de la population.
42:09Voilà,
42:09il faut raison garder.
42:11Et aujourd'hui,
42:12oui,
42:13déconfinons le plus possible,
42:14mais toujours
42:15avec ces mesures
42:16de prudence
42:17qui restent
42:18tout à fait essentielles.
42:19Alors,
42:19qui restent essentielles
42:20pour un certain temps.
42:21Fifi nous dit,
42:22mais il paraît
42:23qu'il y a un nouveau foyer
42:24à Compiègne.
42:25Donc,
42:25effectivement,
42:26on entend parler
42:28cette semaine
42:29de l'apparition
42:30de nouveaux foyers
42:30qui peuvent inquiéter.
42:33Anita qui nous dit,
42:34on a dit
42:35qu'il y en avait encore
42:36pour 10 jours.
42:37Alors,
42:37qu'est-ce que c'est
42:38cette fameuse date
42:39des 10 jours ?
42:40Qu'est-ce que ça signifie
42:40qu'il y en a encore
42:41pour 10 jours ?
42:42Oui,
42:42alors,
42:43ça ne veut pas dire
42:43que c'est fini
42:44dans 10 jours.
42:45En fait,
42:46c'est le temps
42:46qu'on s'est donné
42:49pour évaluer
42:50le risque
42:51de récidive
42:51de l'épidémie.
42:52C'est-à-dire que
42:53quand on a déconfiné,
42:55on s'est dit,
42:55voilà,
42:55on déconfine,
42:56il y a des cas de Covid,
42:57il y a un virus circulant,
42:58l'incubation de ce virus
42:59est environ une semaine,
43:00c'est un gros trait,
43:02c'est environ une semaine,
43:03puis après,
43:04il faut détecter les gens,
43:05que les signes apparaissent,
43:06que voilà.
43:07En gros,
43:07ça va faire 10 à 15 jours
43:08pour se rendre compte
43:09si on a une épidémie
43:11qui reflambe
43:13ou pas.
43:14Elle ne semble pas le faire.
43:16Voilà.
43:16Je reste encore prudent,
43:18mais elle ne semble pas le faire.
43:19Ça ne veut pas dire,
43:20quand on dit
43:21qu'on n'est pas en train
43:23de relire finalement
43:24une montée épidémique
43:26catastrophique
43:27comme on l'a eu au début,
43:28ça ne veut pas dire
43:28que c'est fini.
43:29Ça veut dire que
43:30le virus restant circulant,
43:32on va avoir
43:33des réémergences
43:33et des foyers épidémiques.
43:36Mais pour les circonscrire,
43:37ça veut dire
43:38qu'il faut une politique
43:39de tests massifs,
43:41enfin,
43:41tout ce qu'on a dit,
43:42de dépistage,
43:43de prise de contact
43:46avec les gens
43:47qui ont fréquenté le patient,
43:49les dépister aussi.
43:50C'est une politique
43:52de santé publique
43:52qu'il faut mettre en place.
43:54Et elle n'est toujours pas,
43:55moi je l'ai dit,
43:56je ne pense pas
43:57qu'elle n'est toujours pas au niveau.
43:59On nous avait promis
43:59700 000 tests,
44:00à mon avis,
44:01si on est à la moitié,
44:01c'est le Pérou.
44:02Et encore,
44:03je ne suis pas sûr du tout.
44:05Là encore,
44:06on est sur,
44:07je me répète,
44:09mais on est sur
44:09un problème idéologique.
44:11La logique néolibérale
44:11fait appel à la responsabilité
44:13individuelle là-dessus,
44:13en disant
44:14vous êtes responsable
44:15de votre sort.
44:17Moi,
44:17je suis plus pour,
44:18quand c'est individuel,
44:19je suis plus pour faire appel
44:19à l'intelligence collective.
44:21Voilà.
44:22Essayons ensemble
44:23de raisonner,
44:24de faire attention.
44:25Mais par contre,
44:26on a des stratégies collectives
44:29à mettre en place
44:29et ça,
44:29c'est la puissance publique
44:30qui les met en place.
44:31On a besoin,
44:32je l'ai dit encore,
44:33d'un état stratège
44:35qui organise les choses
44:36et qui ne dit pas,
44:38si ça vous arrive,
44:39confinez-vous.
44:39Non.
44:40Voilà,
44:40il faut qu'on puisse
44:41aller au devant des patients,
44:43il faut qu'on puisse
44:43avoir une politique de test
44:45très accessible.
44:46Voilà,
44:47ça reste un peu compliqué
44:48pour l'instant.
44:50pour conclure,
44:51prudence encore
44:52est de mise.
44:54Dans dix jours,
44:56on saura,
44:56on aura plus de recul,
44:59on aura le recul nécessaire
45:00en fait pour mesurer
45:02si l'épidémie repart ou pas.
45:04Quoi qu'il en soit,
45:05le virus sera toujours là,
45:07donc il faudra continuer
45:08à vivre avec.
45:10Vous en appelez
45:11à moins d'autoritarisme
45:13de l'État
45:15qui interdit
45:15l'accès au parc
45:17et qui pour autant
45:20envoie les gens
45:21s'entasser
45:21dans les transports en commun.
45:22Ça a été noté
45:23dans les commentaires
45:24pour partir au travail.
45:27Et puis,
45:28cette date
45:29du 16 juin,
45:30peut-être qu'on peut finir,
45:32vous pouvez nous remontrer
45:32votre t-shirt.
45:34Ça peut être peut-être
45:35le mot de la fin.
45:36Voilà,
45:37c'est l'urgence
45:38qu'on se crée en grève
45:39avec les bages,
45:41mais il est déjà
45:42un peu dépassé celui-là
45:43parce que là,
45:43ce n'est plus les urgences,
45:44c'est vraiment l'hôpital.
45:45Et c'est d'ailleurs
45:46une belle prise de confiance
45:47qu'on a souvent pensé
45:49c'est les urgences le problème.
45:50Non,
45:51les urgences
45:51sont l'endroit
45:52où ils voient le problème.
45:53Le problème,
45:53il est plus
45:54à avoir fermé des vies
45:55qu'aux urgences.
45:56Il est plus
45:56à avoir limité
45:59le nombre
46:00de professionnels
46:00de santé formés
46:01avec le nombre de numéros
46:02de chirurgie
46:02pendant des années
46:03et on n'en a pas occupé
46:04et donc
46:04à plus avoir
46:08ceux qui sont en ville
46:09viennent aux urgences
46:10et ceux pour nous hospitaliser
46:11on n'a pas de place
46:12pour les mettre
46:12qui restent aux urgences.
46:13On vient de créer un nœud.
46:14C'est pour ça
46:15que ça part des urgences
46:16mais la problématique
46:17elle concerne tout l'hôpital
46:17et les gens aujourd'hui
46:18qui travaillent
46:19dans les services hospitaliers
46:20ont été particulièrement
46:21à rude épreuve
46:22avec l'épidémie
46:24qu'on a connue.
46:25Donc eux aussi
46:27les révélateurs
46:28ont été forts
46:29sur la politique
46:29de santé de ces dernières années
46:30et c'est pour ça
46:31que maintenant
46:32ce t-shirt
46:33je vais le garder
46:33parce que moi voilà
46:34ma famille
46:35ça reste quand même les urges
46:36mais ça mériterait
46:38de mettre hôpitaux
46:39et même santé.
46:41Voilà.
46:41On peut imaginer
46:42que vous ayez
46:43un t-shirt
46:44comme celui-là
46:46au prochain live
46:47peut-être la semaine prochaine.
46:49Moi je suis nostalgique
46:50donc je garde
46:51mes livres
46:52comme ça.
46:53D'accord.
46:54En tout cas
46:54on va refaire un live
46:55pour à nouveau
46:56faire le point
46:57de la situation sanitaire
46:58l'apparition des foyers.
47:01Ah oui
47:02vous n'avez pas répondu
47:03tiens
47:03à la question
47:03des foyers
47:04qui apparaissent peut-être.
47:06Les nouveaux foyers
47:07qui sont apparus
47:07cette semaine
47:08qu'est-ce qu'on peut...
47:09En fait
47:10j'avais répondu
47:11par anticipation
47:12en disant
47:13on va les avoir.
47:14Il n'y a pas de mystère.
47:16Le virus est toujours là
47:17c'est pour ça
47:18que je continue à dire
47:19prudence.
47:20Ces foyers sporadiques
47:21on va les avoir.
47:22Le pire
47:22ça a été
47:23visiblement
47:24les abattoirs
47:24où la proximité
47:25des gens
47:25fait que ça flambe
47:27mais on a des foyers
47:28un peu partout
47:28on a eu aussi
47:29le commissariat
47:30en unité
47:31on a de fait
47:32un risque.
47:33D'ailleurs
47:33à ce sujet
47:34on a une décision
47:35qui est de tenir
47:36les élections
47:37en juin
47:39quelque chose
47:40que je ne partageais pas
47:40voilà
47:41j'y suis impliqué
47:42je fais partie
47:43d'une liste citoyenne
47:44de gauche
47:45qui doit jouer
47:46un deuxième tour
47:46contre le maire
47:47sortant
47:48et la République
47:48qu'en a
47:50évidemment
47:53on va tenir
47:54les élections
47:54parce que je sous-estime
47:55pas le moment démocratique
47:56et je ne suis pas
47:57en train de dire
47:58au moins
47:58la crise sanitaire
47:59il ne faudrait pas
48:00déconfiner la démocratie
48:02la décision gouvernementale
48:04c'est de détenir
48:04alors moi
48:05je vois quand même
48:06les arrières-pensées
48:07c'est des pertes
48:08vu la situation
48:10des déroutes
48:11qu'a connue
48:12le gouvernement
48:12ces élections
48:14ok
48:14je peux l'entendre
48:15mais d'abord
48:17pensons
48:17à la situation
48:18sanitaire
48:19quand même
48:20on peut dire
48:21on déconfine
48:22pourquoi pas
48:22les élections
48:23rappelons quand même
48:24que les élections
48:25on n'a pas déconfiné
48:26tout le monde
48:26beaucoup de personnes âgées
48:27sont encore
48:28dans des situations
48:29plus prudentes
48:29parce que ce sont ceux à risque
48:30on a dit d'ailleurs
48:31il faudrait qu'ils restent
48:32à la maison
48:33juste au vaccin
48:33ce n'est pas possible
48:35mais on n'est plus prudent
48:36et là les élections
48:37c'est justement
48:37le moment
48:38où ils vont aller
48:39où ils tiennent
48:40souvent les bureaux de vote
48:41donc la question
48:42elle est vraiment posée
48:43moi je vois
48:45l'épidémie diminuer
48:46donc la possibilité
48:47de se faire
48:47de ces élections
48:48c'est vrai
48:49je pense que c'est bien
48:50d'arriver à l'une
48:5115 jours avant
48:52quand même
48:53pour être un peu sûr
48:53de son coup
48:55et puis par contre
48:56voilà
48:57pour tenir ces élections
48:58et quand je disais
48:59que je ne sous-estimais pas
49:00la démocratie
49:01j'entendais tout d'important
49:02je constate quand même
49:03qu'on va réussir
49:04à faire un deuxième tour
49:05sans campagne
49:06parce que c'est ça
49:08on peut toujours
49:08sécuriser les bureaux de vote
49:09ça on peut y arriver
49:12avec les masques
49:13obligatoires
49:13avec une série de choses
49:15par contre
49:16ce qu'on sait
49:16c'est qu'on nous interdit
49:18finalement
49:19de faire des campagnes
49:20pour les porte-à-porte
49:21on ne pourrait pas vérifier
49:22que
49:22encore par contre
49:23il y a de l'intelligence
49:24collective potentielle
49:25parce qu'on a fait
49:27par les passées
49:27des porte-à-porte
49:28extrêmement sécurisés
49:29respectant les distances physiques
49:32mais là
49:32on ne va pas pouvoir
49:33le faire
49:34et c'est quand même
49:35une drôle de démocratie
49:36qui va consister
49:36à enregistrer surtout
49:37au second tour
49:38les résultats du premier
49:39puisqu'il n'y aura pas
49:40de campagne possible
49:40donc voilà
49:41il faut qu'on mesure
49:43quand même
49:45cet empressement
49:46il n'est pas
49:47voilà
49:47moi il m'a
49:47je trouve que
49:49même si j'étais sensible
49:50à ces arguments
49:51de confinement
49:52de démocratie
49:52oui
49:53mais on ne va pas
49:55réellement la déconfiner
49:56on a juste
49:56pleuré une séquence
49:57peut-être
49:58on peut prendre
49:59une dernière question
50:00qui vient d'arriver
50:01concernant les 100 km
50:03ça revient
50:04est-ce que
50:05est-ce que c'est normal
50:07de maintenir
50:09cette distance
50:09de 100 km
50:11cette limite
50:12il peut y avoir
50:13un débat
50:14sur la distance
50:15je ne sais très sincèrement
50:17comment elle a été
50:18calculée
50:19100 km
50:20pourquoi 100
50:20et pas 50
50:21ou pas trop
50:21par contre
50:22je ne pourrais pas répondre
50:25sur la distance
50:25en tant que telle
50:26par contre
50:26sur le fond
50:26de limiter les déplacements
50:28oui ça a du sens
50:29tant qu'on a
50:30des endroits
50:31où le virus
50:32est très circulant
50:33et d'autres
50:33où il est peu
50:34l'idée
50:35ce n'est pas
50:35d'aller le balancer
50:36partout
50:37au 4 points
50:38enfin
50:38tous les points
50:39donc à un moment donné
50:43ça a une logique
50:44de limiter les déplacements
50:47de faire
50:48qu'on n'ait pas
50:49de transport
50:50comme on a pu
50:51l'avoir
50:53en Chine
50:53au moment où
50:54ils ont fermé
50:54Wuhan
50:55c'est des millions
50:56de personnes
50:56qui sont parties
50:57de cette zone
50:57c'est énorme
50:58en fait
50:59et c'est comme ça
50:59qu'ils ont vu
51:00leur foyer
51:02se développer
51:03partout ailleurs
51:04et la suite
51:05on la connaît
51:05donc ça a du sens
51:07après répondre
51:09sur pourquoi
51:09sans
51:11là j'avoue
51:12que je n'ai pas
51:12regardé
51:13l'avis du conseil
51:14scientifique
51:14là-dessus
51:15et les endroits
51:17où circule
51:17le plus le virus
51:19aujourd'hui
51:19où le virus
51:20est concrètement
51:21en circulation
51:22c'est quoi
51:22c'est la région
51:23parisienne
51:24essentiellement
51:24c'est pas mal
51:25la région parisienne
51:26alors après
51:27je n'ai pas revu
51:29la carte réactualisée
51:31quand ils se sont présentés
51:32on avait deux cartes
51:33en fait
51:33et une synthèse
51:34une carte
51:34sur les capacités
51:35d'italier
51:36une carte
51:36sur la circulation
51:36du virus
51:37et une synthèse
51:38et puis normalement
51:39la capacité à tester
51:40mais tout ça
51:41comme on n'est pas
51:42appris de donner
51:42des chiffres exacts
51:43c'est parce qu'elle a été
51:44retenue pour faire
51:45la synthèse
51:46donc c'est là
51:47qu'on le retrouve
51:48mais elle mériterait
51:49d'être réactualisée
51:50je ne sais pas
51:50si elle a été faite
51:51en même temps
51:52voilà l'évidence
51:53c'est la région parisienne
51:54c'est quand même
51:54quelque chose
51:55de très particulier
51:55c'est la plus forte
51:56dans cette population
51:58c'est des gens
52:00qui sont très en proximité
52:01et donc c'est forcément
52:03je le disais
52:04c'est des endroits
52:04où les concentrations humaines
52:05sont importantes
52:06où ils circulent
52:07naturellement
52:07donc l'ARP
52:09c'est là
52:10où potentiellement
52:12on va avoir
52:12le plus de mal
52:13à passer les choses
52:15Est-ce que vous soutenez
52:16de ce point de vue-là
52:17la demande
52:18de la maire de Paris
52:19que dans les rues de Paris
52:21le masque soit obligatoire ?
52:23Ah oui
52:23je pense
52:25très sincèrement
52:26mais j'ai déjà eu l'occasion
52:27de le dire
52:27je pense qu'on aurait dû
52:29pour poursuivre finalement
52:33les résultats du confinement
52:34rendre le masque obligatoire
52:35dans l'espace public
52:36mais rendre le masque obligatoire
52:37dans l'espace public
52:38ça veut dire d'abord
52:39rendre le masque gratuit
52:40et accessible à tous
52:41parce que là
52:43on le rend obligatoire
52:45dans certaines situations
52:46alors que des gens
52:47n'ont pas les moyens
52:48de s'acheter des masques
52:49ou alors qu'on se les achetait
52:50de façon avérante
52:51si vous voulez
52:52parce que
52:52vu le prix
52:53que ça coûterait
52:54à une famille
52:56d'avoir
52:57les masques
52:58pour tout un mois
52:58les gens n'achètent un
53:00et mettent toujours le même
53:01qui est tout pourri
53:02qui ne sert à rien
53:02en fait
53:02mais qui permet
53:04d'avoir
53:06de ne pas tomber
53:07sur le coup
53:08de l'autorité
53:09c'est pour ça
53:10que je disais d'ailleurs
53:10que l'autoritarisme
53:13que moi j'ai ressenti
53:14sur certaines interventions
53:16c'est pas efficace
53:17parce qu'en effet
53:18il y a tout moyen
53:18de le contourner
53:20en apparence
53:20c'est gentil
53:21on est bien dans le rang
53:22mais dans le fait
53:23qu'on n'est pas efficace
53:24donc plutôt faire appel
53:25à la présence productive
53:26et à des moyens
53:27mettre à disposition
53:28des masques gratuits
53:29pris en charge
53:30par la SEPU
53:30c'est un équipement
53:31de protection
53:32pour cette épidémie
53:33c'est aberrant
53:34que ce soit peut-être
53:34Oui parce qu'on le rappelle
53:36la demande de masques gratuits
53:39monte
53:39l'humanité a d'ailleurs
53:40publié une pétition
53:42que vous pouvez signer en ligne
53:43pour exiger des masques gratuits
53:45c'est une des grandes demandes
53:48aujourd'hui
53:49la gratuité des masques
53:52Ben oui
53:54pourtant ça paraît avec soi
53:56et puis l'État
53:58ils ont mis en place
54:00un état d'urgence
54:00que je ne partage pas d'ailleurs
54:02mais ça leur donne le moyen
54:03d'agir rapidement
54:04et de réquisitionner
54:05l'ensemble des masques
54:06stockés à la grande distribution
54:09Alors là
54:10on vient de publier
54:12Ah
54:16Il y avait une petite pause
54:19Tiens
54:19Juste au moment
54:20où on parle de la pétition
54:22donc on vient de vous publier
54:23sur le Facebook
54:25le lien pour signer la pétition
54:28on est presque à une heure de live
54:29on va peut-être s'arrêter là
54:30Est-ce qu'on peut aborder
54:31une toute dernière question
54:32qui n'est pas des moindres
54:33ou alors on la garde
54:35pour la prochaine fois
54:36qui nous vient de Tofani
54:37qui nous demande
54:38que pensez-vous de l'OMS
54:39parce qu'effectivement
54:41il y a eu beaucoup
54:41de polémiques
54:43engendrées autour de l'organisme
54:45Qu'est-ce qu'on peut aujourd'hui
54:47dire de l'OMS
54:48en quelques mots ?
54:49En quelques mots
54:50je pense que c'est
54:51un organisme essentiel
54:52comme d'ailleurs
54:53beaucoup d'organismes internationaux
54:55l'OMS aussi
54:56enfin voilà
54:57aujourd'hui
54:58ils sont plutôt supplantés
54:59par des organismes
54:59comme la Banque mondiale
55:00le FMI
55:01ou le GATT
55:02voilà
55:02ça m'inquiète un peu
55:04parce que ça
55:04ce ne sont pas des organismes
55:08où tous les états
55:09sont représentés
55:09enfin voilà
55:10on est sur des
55:11des organismes internationaux
55:12du libéralisme
55:14on avait créé
55:15ces organisations
55:18qui représentaient
55:19l'ensemble des pays
55:20qui étaient
55:21censés harmoniser
55:22des choses
55:23pour la santé
55:24et l'OMS
55:27aujourd'hui
55:29on devrait avoir
55:30une activité
55:31beaucoup plus forte
55:32de l'OMS
55:32mais avec des moyens pérennes
55:34pas avec des chantages financiers
55:36on voit bien Trump
55:37qui a dit
55:37moi je suspends
55:38ma participation financière
55:40on voit bien
55:40l'application
55:41des fondations privées
55:42dans le financement
55:43de l'OMS
55:44ça devient un enjeu
55:46moi je pense
55:47que l'OMS
55:48ça doit être
55:48un bien international
55:49et qu'il faut garantir
55:50ses financements automatiques
55:51pour être sûr
55:52que justement
55:53cette indépendance
55:54soit respectée
55:56mais après avoir
55:56une organisation
55:58qui a joué
55:59pour grande partie
56:00son rôle
56:00là d'ailleurs
56:01qui réussit
56:03à donner de l'information
56:04fiable
56:04à tous les pays
56:06en même temps
56:06à coordonner
56:07des politiques sanitaires
56:09sur l'ensemble des pays
56:10et sur le plan international
56:12voilà
56:12c'est quelque chose
56:13qu'il faut chérir
56:14en fait
56:15même si
56:16après son fonctionnement
56:17on n'est pas exemple
56:18de reproche
56:19évidemment
56:19les lobbies sont partout
56:21mais
56:21c'est encore
56:23une des structures
56:25où on peut
56:26avoir de la résistance
56:27à ces logiques
56:28marchandes
56:30bon
56:30merci pour cette
56:31dernière réponse
56:32on a abordé
56:33énormément de points
56:34pendant une heure
56:35avec vous
56:36merci beaucoup
56:37pour votre pédagogie
56:38votre clarté
56:39qui est souvent relevée
56:41dans les commentaires
56:41on se donne
56:43rendez-vous bientôt
56:44pour un nouveau live
56:45pour faire le point
56:47de la crise sanitaire
56:48mais aussi de la mobilisation
56:50en vue du 16 juin
56:51de cette grande mobilisation
56:52pour l'hôpital public
56:54et
56:55qu'est-ce qu'on se dit
56:56on se dit
56:56bon samedi
56:58et bon dimanche
56:59et à très bientôt
57:00voilà c'est ça
57:03au revoir Nicolas
57:04merci
57:05à très bientôt
57:06Loïc Pen
57:06à très bientôt
57:07et à très bientôt

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