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  • il y a 18 heures
Philippe Brun est député PS de l'Eure, le seul député de gauche dans un département où les trois autres circonscriptions ont été remportées par le Rassemblement national. Comment la gauche peut-elle retrouver un écho chez les classes populaires ? Quel avenir pour l'union après le refus du Parti socialiste de censurer le gouvernement Bayrou ?

Ces questions, Lumi, Anthony Cortes, Mejdaline Mhiri et Théo Bourrieau les ont posées, réponse en images.

00:00 Présentation de Philippe Brun
02:21 Bétharram : Bayrou démission ?
06:11 Le PS et la (non) censure
16:37 Le NFP : encore ou stop ?
24:50 Que porte le PS
31:05 La Carte de Presque de PA
43:52 La ligne Brun


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Transcription
00:00– Philippe Brun, donc vous êtes député du Parti Socialiste
00:05et Anthony Cortès, donc journaliste politique à l'Humanité.
00:10Alors Philippe, Philippe Brun, on vous…
00:13– Appelez Philippe, ça…
00:14– Oui, oui, oui, Philippe, je disais en lancement de l'émission
00:18que, de manière un petit peu taquine, je dois vous l'avouer,
00:21que personne ne vous connaissait, ce qui est évidemment…
00:24– Sauf dans l'heure.
00:25– Voilà, sauf dans l'heure, exactement, là vous êtes député,
00:28mais en même temps, quand on a su qu'on allait vous recevoir,
00:31on s'est mis évidemment tous à creuser un petit peu sur tout votre parcours.
00:35Je vais vous redonner là, évidemment, plein d'éléments sur celui-ci,
00:39mais moi j'avoue que j'ai été assez intéressée, interpellée,
00:43j'avoue que je n'ai pas tout compris à votre parcours,
00:44donc ça va être l'occasion d'en parler.
00:47Mais donc vous avez 33 ans, vous êtes originaire de l'heure,
00:50vous êtes plutôt issu de la classe moyenne,
00:52vous adhérez au PS à 17 ans, donc assez jeune, en 2009.
00:55Avant de le quitter, 6 ans plus tard, je vous cite dégoûté de Valls et de Hollande,
01:00vous y reviendrez en 2022 pour cette fois-ci faire la campagne présidentielle
01:04de Montebourg et puis ensuite d'Hidalgo.
01:07Vous participez au mouvement des Gilets jaunes en 2018,
01:10vous êtes diplômé d'HEC et de l'ENA.
01:13Vous êtes élu pour la première fois en 2020
01:16conseiller municipal d'opposition à Louvier,
01:19avec un maire modem que vous avez en face de vous.
01:21Vous êtes élu député en 2022 face au RN, puis réélu suite à la dissolution en 2024,
01:26et vous faites partie des rares élus qui ont réussi à gagner,
01:30donc dans l'heure, face au Front National.
01:34Le seul, oui, effectivement, député de l'heure.
01:36Vous créez en 2021 l'École de l'Engagement
01:38afin de favoriser la représentation des ouvriers et employés en politique,
01:41et vous lancez en 2024 votre propre mouvement, la Ligne Populaire,
01:46afin de peser sur le futur congrès du Parti Socialiste,
01:48qui aura lieu en juin.
01:49Vous avez refusé à deux reprises de rentrer dans le gouvernement.
01:53Tout le monde ne peut pas en dire autant à 23 ans.
01:55Ah, 23 ans, 33 ans, pardon.
01:57Je vais bien avoir 23 ans.
01:59Et vous êtes donc vice-président de la Commission des finances.
02:02Vous êtes un potentiel candidat au congrès de juin 2025
02:06et l'un des négociateurs de la censure.
02:09Voilà, c'est extrêmement chargé comme parcours.
02:13Et donc, avant de rentrer dans le vif du sujet,
02:15avant de revenir sur un certain nombre d'éléments que j'ai pu évoquer,
02:19on avait bien sûr envie de vous faire réagir à l'actualité d'abord.
02:21Et avec ce qui se passe à Bétaram,
02:23donc cet établissement catholique privé,
02:26situé dans les Pyrénées-Atlantiques,
02:28qui aurait été le lieu de sévices sexuels de la part de prêtres
02:31et d'encadrants laïcs.
02:33En 2024, plus d'une centaine de personnes ont déjà porté plainte.
02:36Et je crois que demain, il va y avoir une quarantaine de plaintes supplémentaires
02:41pour des violences physiques qui ont commencé dans les années 50.
02:45Le 5 février dernier, Mediapart a révélé dans un article
02:48que François Bayrou, le Premier ministre,
02:51aurait été informé dès 1996 des violences physiques commises sur des élèves
02:55alors qu'il était ministre de l'Éducation nationale.
02:58Il affirme évidemment le contraire.
02:59Ma question est simple, est-ce qu'il doit démissionner ?
03:02En tout cas, nous pensons que s'il a menti devant la représentation nationale,
03:05alors il doit démissionner.
03:06Les éléments qui ont tendance à nous arriver tentent à prouver qu'il a menti.
03:13La conséquence logique voudrait, ou qu'il s'explique sur ses manchons,
03:17ou qu'il en tire des conséquences et présente sa démission.
03:21Cette affaire, personne ne l'a vue arriver.
03:23En vérité, moi-même, je ne connaissais pas Bétarame, vous non plus,
03:26et nous avons été saisis d'effroi en lisant les témoignages.
03:30On connaît des témoignages de la sorte qui datent des années 50, 60, 70.
03:33Nos parents, qui pour certains d'entre nous, étaient en pensionnat.
03:36Moi, je viens de la ruralité.
03:37Les agriculteurs, les commerçants, on envoyait les enfants en pensionnat.
03:40Et nos parents, nos grands-parents, nous racontent des sévices corporels de la sorte,
03:44et sexuels aussi, qui étaient monnaies courantes.
03:46De le voir, voir ces sévices se perpétuer dans les années 90,
03:51qui sont contemporaines, puisque je suis né en 91,
03:53est évidemment particulièrement choquant et troublant.
03:57Alors, on a l'impression qu'il est effectivement au courant,
04:00qu'il n'a rien fait, effectivement, pour mettre fin à ses agissements.
04:06Et de manière, je crois, plus grave, lorsque l'affaire est sortie,
04:09il aurait pu tout à fait à la fois reconnaître qu'il était au courant,
04:14dire ce qui a été à l'époque son action,
04:18et puis se mettre du côté des victimes.
04:20Et on a assisté plutôt à une communication totalement baroque,
04:26le refus de reconnaître qu'il avait la moindre connaissance de ce sujet,
04:29alors que tout temps t'a démontré qu'il avait une connaissance parfaite,
04:32et même particulièrement approfondie.
04:35Il a été de mensonge en mensonge.
04:38Et qu'est-ce que cela cache à la fin ?
04:40C'est la loi du silence, celle qui, malheureusement,
04:43s'est portée comme une chape de plomb pendant des années,
04:46sur les générations qui nous ont précédées.
04:48Et je reparle encore de ces témoignages de nos parents-grands-parents,
04:50mais on en a dans toutes les familles,
04:52mais qui, malheureusement, s'est perpétuée dans une période extrêmement récente.
04:55Donc aujourd'hui, je crois qu'il doit s'expliquer.
04:57Je crois que toute cette affaire est très mal partie.
04:59Il y a la suspension cette semaine à l'Assemblée.
05:02Nous n'avons pas de séance des questions du gouvernement.
05:04Il y en aura une dès la semaine prochaine.
05:06– Et vous ne manquerez pas de…
05:07– Je crois qu'il ne manquera pas de demander des explications.
05:09Et penser s'en sortir en quelques semaines et…
05:12– Demander des explications ou la démission ?
05:14– Moi, en tout cas, le parteniste n'a pas dit qu'il faut demander la démission.
05:17Je ne veux pas ici porter une parole qui ne serait pas celle du groupe.
05:20Moi, je pense que quand on ment à la représentation nationale,
05:24on doit démissionner.
05:24Parce que s'il y a bien un lieu dans lequel il y a un devoir de vérité,
05:28les questions au gouvernement,
05:29le gouvernement rend compte de son action devant l'Assemblée nationale.
05:33Lorsque Jérôme Cahuzac avait menti les yeux dans les yeux
05:36à la représentation nationale,
05:39à l'époque, François Hollande, Jean-Marc Corne,
05:41avait tiré les conséquences en le démissionnant de son poste.
05:43Et on ne peut pas accepter dans une démocratie mature
05:46que le Premier ministre, qui est la clé de voûte tout de même
05:49du gouvernement et des institutions,
05:51puisse de la sorte dire de manière éhontée
05:54des choses qui sont fausses et contraires à la vérité.
05:56Et dire « je n'avais aucune connaissance »,
05:58alors qu'il en avait connaissance.
06:00Dire ensuite qu'il en avait eu connaissance,
06:03mais qu'il a fait ce qui était en son pouvoir pour l'empêcher.
06:06Tout ça est particulièrement mal parti.
06:08Et je crois qu'il en a tiré les conséquences, oui.
06:10Et à propos de l'actualité, toujours, évidemment,
06:13il y a cette question de la censure qu'on ne peut pas vous poser,
06:17et surtout sur laquelle on a envie de vous entendre.
06:19Pourquoi voter en décembre la censure à Barnier
06:21et pas à Bayrou sur le budget de mois plus tard ?
06:24Écoutez, on a voté donc la censure en décembre.
06:26Pourquoi ? Parce que ce budget ne nous convenait pas.
06:28Et puis parce qu'il n'y avait eu aucune discussion,
06:30aucun accord, aucune forme de délibération sur ce budget
06:34dès qu'il était présenté.
06:35Je me permets d'ici rappeler ce qui contenait.
06:37On a tendance à l'oublier.
06:38Il contenait par exemple des remboursements des médicaments,
06:41une franchise sur les consultations médicales,
06:43la désindexation des retraites.
06:45On pense aux retraités aisés,
06:47mais enfin pensons à ceux qui sont notamment chez moi dans l'heure,
06:49qui sont en mutualité sociale agricole
06:51et qui touchent 900 euros par mois,
06:52qui ont fait face à l'explosion des prix alimentaires,
06:55plus 17% en 2023, plus 19% en 2022.
06:59Tout cela s'accumule.
07:00Il y avait bien sûr un plan d'austérité
07:03pour les collectivités locales de plus de 5 milliards.
07:05Il y avait bien sûr la hausse de la taxe sur l'électricité
07:09qui est inacceptable,
07:10qui a augmenté de 20% de l'électricité au mois de février.
07:13Il y avait tout cela.
07:14C'est la raison pour laquelle nous avons pris nos responsabilités
07:17et nous n'avions aucun regret
07:18parce que le gouvernement négociait avec l'extrême droite
07:20son maintien, ce que nous ne pouvions pas accepter.
07:23Et donc nous avons censuré.
07:24Et en censurant effectivement,
07:26on prend une décision forte
07:27qui est de dire que nous demandons
07:29un gouvernement de gauche
07:32qui négocie avec les autres composantes
07:34un accord pour faire passer un budget.
07:36Ce qui n'est pas arrivé.
07:37Ce qui n'est pas arrivé.
07:38On a eu un gouvernement macroniste
07:40dans la plus pure continuité
07:41de ce qui se fait depuis maintenant 8 ans,
07:44bientôt 8 ans.
07:45Et donc la question s'est posée sur le budget.
07:47Nous avons dit, écoutez, nous,
07:48on est prêts à aller discuter,
07:50négocier sur le budget
07:52pour essayer de trouver des concessions réciproques.
07:54Et il y a plusieurs manières de faire.
07:56Soit nous votons le budget
07:57parce que finalement,
07:59ils font droit à l'ensemble de nos demandes
08:01dans un budget de gauche.
08:02Soit on s'abstient sur le budget.
08:04Soit on s'abstient de censurer sur le budget.
08:07Soit on censure.
08:07Il y a toutes ces...
08:10Qu'est-ce qu'on a obtenu ?
08:11Moi, j'ai obtenu sur le projet de loi de finances
08:13au nom des socialistes
08:148 milliards d'euros de plus.
08:17Jérôme Gage en a obtenu 7 milliards.
08:19Et il y a un certain nombre de gens
08:20dans la presse de droite
08:21qui disent qu'en divisant
08:23par le nombre de députés socialistes
08:24qui n'ont pas censuré,
08:25c'est finalement cher par tête de députés.
08:30On a obtenu la fin
08:31des remboursements des médicaments,
08:33la fin des franchises médicales,
08:352 milliards de plus pour les hôpitaux,
08:3718 000 postes de soignants préservés et créés.
08:40On a obtenu 4 000 postes.
08:42Les 4 000 postes qui ont été prédélicatifs
08:43et qui vont finalement être créés.
08:45On a obtenu 300 millions d'euros de plus
08:46pour le fond vert,
08:47pour les collectivités locales.
08:48Je pourrais vous faire toute la liste.
08:49J'ai toute la liste en tête.
08:50Mais alors, du coup,
08:51justement sur tout ce que vous avez gagné,
08:53parce qu'évidemment,
08:53tout le monde n'a pas la même lecture.
08:55Donc, Anthony Cortès,
08:56qui est journaliste politique à l'Humanité,
08:58va vous questionner.
08:59Alors, avant de finir sur ça,
09:00maintenant, on a obtenu des choses.
09:02Est-ce que c'est ce qu'on aurait souhaité voir
09:04dans le budget ?
09:05Évidemment que non.
09:06Est-ce que c'est un bon budget ?
09:07La réponse est non.
09:08Évidemment, on devait faire la balance
09:11entre deux choses.
09:12L'un, l'adoption de ce budget
09:15qui est un budget qui est un mauvais budget,
09:17dont nous avons retiré un certain nombre de choses
09:19qui ne nous allaient pas.
09:20De l'autre, l'absence d'adoption d'un budget.
09:23J'aurais quand même rappelé les conséquences.
09:24Après, on débattra de tout cela.
09:26Aujourd'hui, en France,
09:27on ne peut pas se permettre...
09:28Je vous propose juste de revenir d'abord,
09:29parce qu'on reviendra après
09:30sur les conséquences potentiellement,
09:32mais je vous propose d'abord déjà
09:33sur le fond de ce que vous avez dit.
09:35Parce que vous nous faites
09:36un très beau portrait de ce budget.
09:39Alors, bien sûr, vous dites qu'il n'est pas parfait,
09:40mais tout le monde...
09:40Non, mais il y a l'inverse de parfait.
09:42C'est un mauvais budget.
09:42C'est un mauvais budget,
09:43mais vous nous faites la liste
09:44de ce que vous avez obtenu.
09:46Mais par contre, il y a un certain nombre de choses
09:47que vous n'avez pas réussi à faire flancher.
09:51Par exemple, on voit que ce budget-là,
09:52c'est en particulier les plus fragiles
09:54qui vont trinquer.
09:55Je vais vous citer des exemples
09:56parce que vous faites toute une liste.
09:58Donc, je vais aller moi aussi de ma petite liste.
09:59Mais par exemple, réduction de 10%
10:01des indemnités des arrêts maladie
10:02pour les fonctionnaires.
10:04111 milliards...
10:05On a obtenu les trois jours de carence
10:06qu'on les a supprimés.
10:07Bien sûr.
10:08Et voilà, mais ça reste.
10:09111 milliards en moins
10:10pour l'aide médicale d'État.
10:11Et je pourrais aussi vous citer
10:12des coups de rabot
10:14sur le dispositif des emplois aidés
10:15et des emplois francs
10:16qui bénéficient en particulier
10:18aux classes populaires
10:18qui paraît-ils vous sont chères.
10:20Moi, j'ai envie de vous poser une question
10:21parce que vous parlez à...
10:22Vous dites à tout bout de champ
10:23qu'il faut être responsable.
10:25Est-ce que vous assumez la responsabilité
10:28voire même la coparentalité
10:29de ce budget qui fragilise
10:31particulièrement les plus fragiles ?
10:32C'est l'inverse d'une coparentalité.
10:34La question, c'était de savoir
10:35est-ce qu'on censure
10:37ou est-ce qu'on laisse passer ce budget ?
10:39Je rappelle la conséquence de la censure.
10:41La conséquence de la censure,
10:43je rappelle qu'aujourd'hui en France,
10:44on ne peut pas avoir le système
10:45qu'on a en Espagne
10:45ou qu'on a aux États-Unis
10:47où on arrive à prolonger le budget
10:48de l'année d'avant.
10:49D'ailleurs, c'est Éric Coquerel
10:50qui a répondu à cette fausse nouvelle.
10:52La loi spéciale gèle les crédits
10:54à hauteur de 75%.
10:55Non, c'est absolument faux.
10:57La loi spéciale prolonge le budget 2024.
11:00En revanche, ce qui a...
11:01On est sur une chaîne,
11:02on est sur une chaîne.
11:03Je me permets juste d'ajouter
11:05et puis après,
11:05je ne vous couperai pas pour la réponse,
11:07mais le gel des crédits à 75%
11:09vient d'une circulaire du 30 décembre
11:11qui vient du gouvernement
11:13pour créer l'effet de panique.
11:15Vous le savez très bien.
11:16Elle est prise en application
11:16de quel texte, monsieur,
11:17cette circulaire ?
11:18De la loi spéciale, bien sûr.
11:20De la loi organique relative
11:21qui prévoit un régime des services votés.
11:23Vous savez très bien
11:24que c'est une manœuvre du gouvernement.
11:25Écoutez, j'ai demandé
11:26la brogation de cette circulaire.
11:27Je suis d'accord avec vous.
11:28Maintenant, je vous explique la réalité.
11:30Si nous ne censurions ce budget,
11:32qu'est-ce qui se serait passé ?
11:3375% des crédits gelés
11:34parce que la jurisprudence
11:36sur les services votés
11:37dit qu'on ne peut avoir
11:38que le fonctionnement minimal
11:39des institutions qui soient garantis.
11:41aucun recrutement possible,
11:42aucune subvention possible,
11:44aucun investissement possible.
11:46Tout a été gelé,
11:47tout a été bloqué.
11:48L'économique est à l'arrêt.
11:50Je vous rappelle quand même
11:50qu'il y a l'augmentation de 40%
11:52du nombre de plans sociaux
11:52dans notre pays au mois de janvier.
11:53L'augmentation de 30%
11:55du nombre d'inscrits
11:56à France Travail au mois de janvier.
11:59Et donc, une pagaille généralisée.
12:01Les entreprises qui nous disent
12:02mais en fait, dépêchez-vous
12:04de trouver un accord même minimal
12:05pour que nous, on puisse voir venir.
12:07Par exemple, moi, j'ai un poseur de fenêtres
12:08dans la conscription qui n'est pas un riche,
12:10qui est un monsieur
12:11qui est auto-entrepreneur.
12:12Il était dans une catastrophe
12:13parce que les gens ne savaient pas
12:14quel est le montant de prime rénov'
12:15auquel ils allaient pouvoir avoir droit
12:17parce que la loi spéciale
12:19leur empêchait d'avoir
12:20ce montant de prime rénov'.
12:21Mais est-ce que ce n'est pas une manière…
12:22Je vous explique tout ça.
12:23Oui, mais on l'entend bien.
12:25Donc à la fin, il fallait
12:26que la France se dote d'un budget.
12:29Et évidemment, c'est terriblement difficile.
12:31En fait, moi, j'aurais préféré censurer.
12:33J'aurais été le mec de gauche formidable.
12:34C'est dix fois plus facile, si vous voulez,
12:36pour parler sur un plateau télé de l'humanité.
12:39Ça aurait été extraordinaire.
12:40Pas sur tous les autres plateaux télé.
12:41Nous n'y avons rien.
12:42Dans tous les autres plateaux télé,
12:43vous êtes bienvenus si vous faites.
12:44Non, mais nous n'avons rien gagné
12:45à titre personnel.
12:46Je veux dire ça, c'est que Mélenchon
12:48qui dit c'est un plat de lentilles.
12:49Je veux dire, mais quel plat de lentilles ?
12:50À part nous faire attaquer par LFI.
12:52Je veux dire, il n'y a aucun plat de lentilles.
12:54Je ne suis pas ministre,
12:55je n'ai pas de voiture avec chauffeur.
12:56Au-delà de LFI, c'est vraiment…
12:57Est-ce que de prôner la responsabilité à tout prix,
12:59ce n'est pas une manière
13:00de se défausser, tout simplement ?
13:01Mais ce n'est pas à tout prix.
13:02C'est la réalité.
13:03Regardez l'essentiel,
13:03parce qu'on parle des classes publiques,
13:04on ne peut pas les ouvriers des employés.
13:0560% des ouvriers des employés
13:06étaient d'accord avec le fait
13:07qu'on fasse un accord sur le budget.
13:10Il y a aujourd'hui un syndicaliste.
13:11J'ai été convaincu de ça
13:13quand j'ai un syndicaliste.
13:14C'est que j'étais chez moi,
13:15une usine qui est en train de fermer,
13:16qui m'a dit,
13:17trouvez un accord sur le budget
13:18parce qu'il y a assez de misère comme ça.
13:20Est-ce qu'ils vous ont dit
13:21de trouver un accord sur n'importe quel budget ?
13:22Non.
13:22C'est ça la question ?
13:23Non, mais on a enlevé l'essentiel
13:27de ce qui allait taper les jambes
13:28vraiment très fortement.
13:29Alors évidemment,
13:29il y a plein de choses
13:30qui ne nous vont pas.
13:31Mais y a-t-il majorité
13:32pour un budget NFP
13:33à l'Assemblée nationale ?
13:34Il n'y a pas non plus de majorité.
13:36Évidemment que c'est difficile
13:37et que la période est tragique
13:38et que face à l'effondrement politique
13:40qu'on est en train de vivre,
13:40on est obligé de prendre des décisions
13:43qui sont terriblement difficiles.
13:44De se retrouver en tant que député d'opposition,
13:46avoir le choix entre
13:47soit enfoncer l'économie du pays
13:49et supprimer des emplois
13:51et amener des plans sociaux nouveaux,
13:52soit sauver François Bayrou.
13:54Enfin, vous imaginez,
13:55le dilemme est terrible.
13:56Et d'ailleurs, ce que je constate,
13:57c'est qu'il y a des gens très bien
13:58qui ont eu la même position que nous.
14:00Fabien Roussel,
14:00secrétaire national du Parti communiste,
14:01il a dit que s'il avait été député,
14:03il n'aurait pas voté la censure.
14:04Delphine Bateau,
14:05je crois pas que ce soit quelqu'un de droite,
14:06elle a décidé de ne pas voter la censure.
14:07Yannick Monnet,
14:08qui est député communiste,
14:09il a décidé aussi de ne pas voter la censure.
14:11Et puis, c'est calédonien,
14:13Noéau, calédonien,
14:14qui a décidé de ne pas voter la censure non plus.
14:16Donc, tout ça,
14:17c'est la touche finalement
14:18à la tragédie qu'on est en train de vivre.
14:19La dissolution du 7 juillet,
14:21le président de la République
14:22qui décide de ne pas appeler la gauche à Matignon.
14:24Et nous qui sommes forcés,
14:26et c'est vrai que c'est difficile,
14:27d'être responsables à la place du président,
14:29responsables à la place du Premier ministre.
14:31Je crois que ça a été terriblement difficile.
14:33Je crois que les Français, aujourd'hui,
14:35sont plutôt heureux qu'on l'ait fait.
14:36Et moi, je vois des cafés chez moi
14:37qui me disent
14:38les gens ne venaient plus consommer,
14:39ils avaient peur,
14:39maintenant ils reviennent consommer.
14:41Maintenant, la suite,
14:42il faut absolument obtenir
14:43un bien meilleur budget pour 2026.
14:46Et ça commence dès maintenant
14:47les discussions d'ailleurs
14:47avec le gouvernement.
14:48Mais j'entends vos arguments.
14:50Et si vous continuez à dérouler,
14:51parce que ces arguments
14:51commencent par se répéter
14:53au bout de quelques semaines,
14:54vous allez nous dire aussi
14:55que sans budget,
14:5618 millions de Français
14:57auraient payé des hausses d'impôts.
15:00Vous l'avez dit
15:01dans votre tribune au Monde.
15:03Sauf qu'il y a une personne
15:05qui n'est pas vraiment un gauchiste
15:06qui s'appelle Charles de Courson,
15:07qui explique qu'il y aurait eu
15:08un chemin alternatif
15:10en cas de censure
15:13et donc de prolongement
15:14du budget 2024
15:15par la loi spéciale.
15:16Il y aurait pu avoir une loi,
15:17alors désolé,
15:18c'est un petit peu technique,
15:19mais je vais essayer
15:19de faire court et pédago,
15:21mais il y aurait pu avoir
15:22une loi qui portait
15:24diverses dispositions
15:25d'ordre financier
15:26pour indexer le barème
15:28de l'impôt sur le revenu
15:29sur l'inflation.
15:29Et donc,
15:30il n'y aurait pas eu
15:30tout ce que vous annoncez là.
15:32Moi, c'est ça que je ne comprends pas,
15:33c'est pourquoi ne pas avoir pris
15:34ce chemin avec vos alliés de gauche
15:36pour aller vers un budget juste
15:38plutôt que vers juste un budget.
15:40– Moi, j'ai déposé,
15:41on a déposé une proposition de loi
15:42qui est identique
15:43à celle dont vous parlez,
15:44mais ça ne suffisait pas
15:45pour régler le problème
15:46du gel des 75% des crédits
15:48et du gel des recrutements
15:49qu'on ne pouvait pas débloquer
15:50par la loi.
15:51Et à partir d'un moment
15:51où la loi régale
15:52que la loi de finances interdit
15:54de faire autre chose
15:55que des services votés,
15:56le gouvernement décide
15:57que les services votés,
15:58c'est 75%
15:59et qu'il n'y a pas de recrutement
16:00ni de subvention
16:01ni d'investissement,
16:02on ne pouvait pas l'imposer
16:03par la loi.
16:03Donc oui,
16:03on pouvait désindexer
16:04les pensions sans problème,
16:06on pouvait le faire
16:07par une loi,
16:08machin,
16:09j'ai écrit cette proposition de loi.
16:10On pouvait aussi,
16:12comment dire,
16:13faire les aides
16:13aux agriculteurs,
16:14on aurait pu le faire,
16:15on aurait pu aussi régler
16:17l'histoire de l'impôt
16:18sur le revenu,
16:18mais je l'ai dit,
16:19mais je l'ai dit dix fois,
16:20mais il y a certaines d'autres choses
16:21qui n'étaient pas possibles.
16:22Et encore ce que je vous dis,
16:23on en rentre dans la technique ensemble,
16:25mais quand on a la connaissance
16:27de cette technique,
16:29c'est un choix
16:30terriblement difficile à faire.
16:31Je le répète,
16:32et c'est pour ça que,
16:33contrairement à ce qui a été dit
16:34par les journalistes politiques
16:34un peu paresseux,
16:35ça ne trace pas une ligne
16:36pour l'avenir,
16:37ça ne trace pas une ligne.
16:37– Mais du coup,
16:38justement,
16:38sur la ligne d'après,
16:41parce qu'au-delà de la censure,
16:44est-ce que de ne pas la voter là,
16:46ça veut dire définitivement
16:47en finir avec le nouveau
16:49Front populaire ou pas,
16:50est-ce que c'est rompre
16:51avec le NFP ?
16:53– Moi d'abord,
16:54je pense que ce qui nous aurait aidé
16:55dans ces négociations
16:56et pour avoir été aux premières loges,
16:57c'est que le reste de la gauche
16:58vienne avec nous.
16:59Les écologistes l'ont fait,
17:00les communistes l'ont fait,
17:01moi ce que je regrette,
17:02c'est que la France Insoumise
17:02ait refusé tout débat.
17:04– Et par exemple,
17:04vous pourriez reprendre l'étiquette NFP
17:06après justement ce qui s'est passé
17:08avec la France Insoumise ?
17:08– L'étiquette,
17:09elle dépend finalement
17:10de ce qu'on dit dans le programme,
17:12de ce qu'on défend.
17:13Et moi je veux dire,
17:14il y a un certain nombre
17:15de déclarations malheureuses
17:17qui nous ont beaucoup choqués,
17:17celle de Jean-Luc Mélenchon,
17:19de sujets sur lesquels
17:20il y a objectivement un désaccord
17:21et puis un désaccord stratégique.
17:23Parce que la réalité,
17:23c'est pourquoi Jean-Luc Mélenchon
17:25voulait à tout prix
17:25multiplier les censures,
17:26c'est pour pouvoir se présenter
17:28rapidement à l'élection présidentielle
17:29parce qu'il a peur
17:30qu'en début de 27,
17:31il ne soit plus tout à fait
17:32en état d'y aller,
17:32c'est ça la réalité.
17:33– C'est quoi vos désaccords
17:34de fond avec LFI ?
17:36– Il y a un certain nombre
17:36de choses sur lesquelles
17:37il y a un problème
17:38déjà de posture
17:39par rapport à la crise
17:40qu'on est en train de vivre.
17:40Donc moi, je n'ai pas
17:41la même gravité,
17:42si vous voulez,
17:42que quelqu'un qui est élu
17:43dans des circonscriptions
17:43qui vote à 90% à gauche.
17:45Moi, je suis dans un endroit
17:46dans lequel la gauche
17:48a totalement perdu
17:48les classes populaires.
17:50Un endroit dans lequel
17:51l'extrême droite
17:52a gagné 4 des 5 circonscriptions.
17:54Moi, je l'ai gagné
17:54à 350 voix
17:55avec les circonscriptions en 2022
17:56et je suis l'un des seuls
17:57en France à avoir amélioré
17:58mon score entre 22 et 24.
18:00Moi, je peux vous dire
18:01à quel point la gauche
18:02aujourd'hui est à côté
18:03de ses pompes
18:04par de manière incompréhensible
18:07et on est dans un moment
18:08où les gens attendent de nous
18:09en vérité de débrouiller
18:11les problèmes
18:12qu'on est en train de vivre,
18:12de débrouiller
18:13cette crise politique infernale
18:15où les uns et les autres
18:16se renvoient à la balle
18:17dans un jeu stérile.
18:18Ils attendent de nous
18:19effectivement de trouver
18:20des points d'accord.
18:21Est-ce que le budget est bon ?
18:21Non.
18:22Est-ce que les gens nous en veulent
18:23d'avoir un mauvais budget ?
18:24Moi, je vous le dis,
18:25j'ai jamais...
18:25Mais là, vous répondez pas
18:26sur la posture
18:28que vous auriez
18:30en désaccord
18:30avec la LFI
18:32mais vous répondez pas
18:33sur le fond
18:34de la question posée.
18:35Qu'est-ce qui vous oppose
18:37finalement à LFI ?
18:38Parce que c'est beaucoup redit
18:40la figure de Jean-Luc Mélenchon,
18:41etc.
18:42Mais qu'est-ce qui vous oppose ?
18:43Moi, je suis historiquement
18:44un unitaire.
18:45Donc moi, je vais pas vous dire
18:46que j'ai des oppositions fondamentales
18:49qui font qu'il y a
18:50des gauches irréconciliables.
18:51Je n'y crois pas.
18:53Donc moi, j'ai été très unitaire.
18:54J'étais même favorable
18:55à ce qu'il y ait
18:55une liste européenne commune
18:57des PS, PC, Vert
18:59et France Insoumise.
19:00D'ailleurs, on n'aurait peut-être
19:00pas été dans cette état-là
19:01aux législatives
19:02si on avait eu une liste commune
19:03de la gauche.
19:04Je suis historiquement,
19:05si vous voulez, un unitaire.
19:06Je ne crois pas
19:07aux gauches irréconciliables.
19:08Il y a effectivement
19:08des désaccords
19:09et finalement,
19:09c'est l'histoire de la gauche
19:11de se frotter
19:12sur un certain nombre de sujets.
19:13Est-ce que le SMIC
19:14qu'on met à 16 ans
19:15dès demain matin ?
19:16Ou est-ce qu'on le fait
19:16dans 6 mois ?
19:16Est-ce qu'on le fait
19:17dans un an ?
19:17Tout ça sont des sujets paramétriques.
19:19Est-ce qu'il y a un sujet
19:19de valeur ?
19:20Je ne le pense pas.
19:21Il y a des désaccords
19:22sur les questions internationales
19:23qui sont très anciennes
19:25entre le Parti socialiste
19:26et la gauche radicale.
19:28Ce n'est pas nouveau
19:29qu'il y en ait.
19:30Mais je crois en tout cas
19:31qu'il y a un chemin commun
19:32qui a été permis jadis
19:33et qui doit pouvoir
19:34être permis demain.
19:36Est-ce que, justement,
19:37par rapport à cette relation
19:38avec la France insoumise
19:39mais aussi à l'état
19:40du NFP aujourd'hui,
19:41est-ce que le congrès
19:42qui arrive,
19:43le congrès du Parti socialiste
19:44en juin,
19:45va permettre d'éclaircir les choses ?
19:47Est-ce que c'est ce que
19:47vous espérez peut-être
19:48de ce congrès-là ?
19:50– Écoutez, moi, je pense
19:51que le congrès du Parti socialiste
19:51ne doit pas porter
19:52sur la question des alliances.
19:54Parce que je pense
19:54que la question des alliances,
19:54elle est très circonstancielle.
19:56Elle dépend beaucoup
19:57du type d'élection,
19:59de ce qu'on veut faire,
20:00du contexte politique.
20:02– Mais en même temps,
20:02vous venez de dire
20:03que vous étiez très unitaire.
20:04– Non, mais je veux dire,
20:06dans une élection municipale,
20:07si vous voulez,
20:07pour x ou y raison,
20:09il y a des gens
20:09qui ne s'entendent pas,
20:10qui font des listes différentes.
20:11On ne peut pas régler
20:12la question centrale aujourd'hui,
20:13qui est celle des socialistes,
20:14c'est de savoir
20:14qu'est-ce que c'est
20:20il y a eu la position
20:21plutôt de faire l'union de la gauche,
20:22la position de pas sensuel gouvernement.
20:25Le pas sensuel gouvernement,
20:26ce n'est pas une ligne politique.
20:27Je vous le dis,
20:27il n'y a pas de changement d'alliance.
20:29Il n'y a pas de Parti socialiste
20:30qui, demain matin,
20:31passerait de l'alliance avec la gauche
20:33à l'alliance avec le centre.
20:35Donc ça ne trace pas
20:35une ligne pour la suite.
20:37Et donc aujourd'hui,
20:37l'enjeu du Parti socialiste,
20:39c'est de dire ce qu'il est
20:39dans la grande union de la gauche.
20:41Qu'est-ce qu'il a à défendre ?
20:42Quelles sont ses grandes opinions
20:45sur les grands sujets ?
20:46Quel est son programme ?
20:47Et son programme,
20:48les points qu'il veut porter.
20:50Et le problème,
20:50c'est que c'est un peu flou aujourd'hui,
20:53depuis 2017.
20:55On sait très bien ce qu'on a fait.
20:56Vous allez jouer quel rôle,
20:57justement, par rapport à ça ?
20:58Vous allez la dessiner,
20:59votre ligne ?
21:00Oui, bien sûr.
21:01La proposer, peut-être ?
21:02Oui, nous allons,
21:03avec nos amis,
21:04déposer une contribution
21:05qui va expliquer
21:07quel est, finalement,
21:08au sens très idéologique du terme,
21:09qu'est-ce qu'on veut faire
21:10du Parti socialiste ?
21:11Quel est son message ?
21:13Quels sont les électeurs
21:15que nous souhaitons retrouver ?
21:15Est-ce que ça veut dire
21:16que vous êtes candidat
21:16à la succession d'Olivier Faure ?
21:18Écoutez, en fait,
21:19les journalistes me posent
21:20toutes ces questions-là,
21:20mais ça ne se passe pas
21:21comme ça.
21:21Vous voyez,
21:23nous, on a un parti
21:23très démocratique,
21:24donc c'est des textes
21:25où d'abord,
21:25vous déposez une contribution.
21:27Vous dites la contribution,
21:28il y en a plein d'autres
21:29qui en déposent d'autres.
21:30On se dit,
21:30on est d'accord sur ça.
21:32Donc après,
21:32on signe une motion.
21:34Et après,
21:34on se dit,
21:35il y a un premier signataire
21:37de la motion.
21:37Et puis après,
21:38si les deux premiers,
21:40ceux qui ont le plus
21:41de scores,
21:41les deux premiers,
21:42ils ont le droit
21:43de se présenter
21:44pour être premier secrétaire.
21:45– Mais la question,
21:45c'est,
21:45est-ce qu'il vous fait envie
21:46ce siège de premier secrétaire ?
21:47– Écoutez,
21:49je pense que,
21:50je peux dire des choses
21:52pour la socialiste,
21:52je pense que je rassemble
21:53un certain nombre de socialistes
21:54qui nous suivent aujourd'hui
21:55dans la ligne populaire
21:56et dans ce que nous essayons
21:58de faire.
21:58Et à ce stade,
22:00si vous voulez,
22:00je ne vais pas vous dire
22:01que je n'ai absolument
22:01aucune envie
22:03d'incarner la nouvelle
22:04direction socialiste.
22:05Mais au moment où nous sommes,
22:06moi, ce que je fais,
22:06c'est qu'on a un débat d'idées
22:07et on a cette chance
22:08extraordinaire
22:09d'avoir des statuts
22:10qui nous permettent
22:10de mettre d'abord
22:11les questions d'idées,
22:12de négocier des textes,
22:13d'avoir un truc,
22:14voilà,
22:14où vraiment,
22:15on se pose la question
22:16du programme,
22:16la question de ce qu'on veut
22:17incarner et la question aussi
22:19des gens qu'on a envie
22:20de présenter aux élections.
22:21– Justement,
22:22sur ce que vous voulez porter
22:23et sur ce que vous voulez
22:24incarner,
22:24évidemment,
22:25il y a 2027 qui arrive
22:26avec l'élection présidentielle,
22:27si elle n'est pas évidemment avant.
22:29Vous,
22:29vous militez pour une candidature
22:30commune à gauche
22:32ou est-ce que,
22:33comme François Hollande,
22:33vous pensez qu'il y aurait
22:34une candidature socialiste
22:35et une candidature insoumise ?
22:37– Tout cela,
22:39on va le savoir.
22:40D'abord,
22:40Jean-Luc Mélenchon
22:41a l'air de dire
22:41qu'il est pour lui impensable
22:43qu'il y ait une candidature
22:44commune avec les socialistes.
22:46Donc,
22:46dans ces conditions,
22:47je vois mal comment
22:48il y aurait une candidature
22:49où nous soutiendrions
22:50ou nous soutiendrait lui
22:51une candidature commune
22:52avec les socialistes.
22:53Je le déplore d'ailleurs
22:54parce que moi,
22:55je crois tout de même
22:55qu'une candidature unique,
22:57au tout cas,
22:58une candidature de plus large
22:59rassemblement,
22:59permettrait de jouer le match
23:01et d'être au deuxième tour.
23:02C'est tout cas,
23:02cela que nous cherchons
23:03et que nous n'avons pas réussi
23:04à obtenir depuis 2012.
23:06Maintenant,
23:06il faut trouver un chemin.
23:08Je crois que ce chemin,
23:09le parti soucis doit l'incarner.
23:10Donc,
23:11on doit se poser la question
23:11de ce que nous voulons faire
23:12à l'élection présidentielle
23:13et on doit proposer
23:15une candidature.
23:17Alors après,
23:17est-ce qu'il faut faire
23:18des primaires
23:18avec ceux qui ne sont pas
23:20mélenchonistes ?
23:20Il faut que même le souhaitent.
23:22Moi,
23:22je n'ai pas entendu
23:23Marine Tondelier dire aujourd'hui
23:24« je veux une primaire
23:25avec les socialistes
23:26et les communistes
23:26sans les insoumis ».
23:27Ce n'est pas son option.
23:28Est-ce que les communistes
23:29ont envie d'une primaire
23:30avec les socialistes
23:30et les écologistes
23:34et unitaire ?
23:34Parce que là,
23:35votre volonté d'unité,
23:36elle est en train
23:37de s'effriter.
23:38Je vous explique
23:38que Jean-Luc Mélenchon
23:38a dit qu'en aucun cas
23:40il ne souhaitait d'alliance.
23:41Oui, mais vous rejetez.
23:41Dans le chat,
23:42il y a beaucoup de gens
23:43qui trouvent que vous faites
23:44de Jean-Luc Mélenchon
23:45le centre un petit peu de tout
23:46et que c'est là-dessus
23:47que vous vous opposez.
23:48Mais en fait,
23:48là, on vous demande
23:49ce que vous,
23:50pas ce que Jean-Luc Mélenchon pense,
23:51mais ce que vous,
23:52Mais dans un monde idéal,
23:54si vous voulez,
23:55dans un monde idéal,
23:57après la NUPES de 2022,
23:59on aurait fait un grand congrès
24:00pour créer un grand parti de gauche
24:02dans lequel on aurait
24:03démocratiquement tranché
24:04nos différences.
24:04Ce n'est pas tellement
24:05le cas de la France insoumise.
24:06De ce grand congrès,
24:07on aurait fait en Suisse
24:08une belle liste
24:08aux élections européennes.
24:09On serait arrivé
24:10devant l'extrême droite
24:11et la dissolution
24:12n'aurait pas vécu
24:13de la même manière
24:14et ça aurait permis ensuite
24:16dans ce grand mouvement
24:16de la gauche
24:17de construire une candidature
24:18pour l'élection présidentielle.
24:20Donc tout cela n'a pas eu lieu.
24:21On a eu un rétrécissement
24:22de la base de LFI,
24:24la purge de tous ceux
24:25qui incarnaient l'ouverture
24:26avec nous
24:27qui sont aujourd'hui
24:28au groupe écologiste
24:29et qui sont partis de l'après
24:30et dans le même temps
24:31il y a la reconstitution
24:33je le crois aujourd'hui
24:34d'un pôle de gauche
24:35qui lui a envie
24:35de continuer à travailler ensemble.
24:36Et moi je regarde tous ceux
24:37qui ont dit
24:38que ça avait envie
24:38de travailler encore avec nous.
24:40Si Jean-Luc Mélenchon
24:40changeait d'avis
24:41et disait finalement
24:43moi je pense qu'il faut
24:44une candidature commune
24:45évidemment que les socialistes
24:45devront se poser cette question
24:47et devront y travailler
24:48et c'est quand même très loin
24:49de ce qui est en train de se produire.
24:50Au-delà de la candidature commune
24:51de Jean-Luc Mélenchon
24:52je vois beaucoup dans le chat
24:52vous avez commencé à parler
24:53du programme que vous vouliez
24:55il y a commencé à y avoir
24:55des discussions
24:56c'est un truc que vous iliez incarné
24:57c'est quoi ce programme
24:59c'est quoi les progrès socials
25:01du PS aujourd'hui
25:01qu'est-ce que vous allez incarner ?
25:03C'est le chat qui demande
25:03beaucoup un peu de
25:04un peu de concret
25:06un peu de mesures concrètes.
25:07Bon alors je vais vous dire
25:08dès maintenant
25:08ce qui va être dans la
25:10dans la contribution
25:11bon je pense qu'il y a un certain
25:12d'abord il y a
25:13il y a trois sujets
25:14à adresser
25:15le premier c'est la question
25:16du langage
25:17personne ne comprend
25:18ce qu'on dit
25:19à gauche
25:19et en particulier au parti socialiste
25:21personne ne va
25:24au travail
25:24en mobilité douce
25:25et personne n'a de problème
25:26de pouvoir de vivre
25:27et la gauche
25:28à force de s'éloigner
25:29des préoccupations des gens
25:30en vérité
25:31a obtenu une forme
25:32de langage précieux
25:33qui s'éloigne
25:34des problèmes des gens
25:35donc c'est la question du langage
25:36et ensuite la question
25:36du fond
25:37c'est la question que vous posez
25:39ça reste anecdotique
25:41on va dire
25:41la question de la mobilité douce
25:43par exemple
25:43je reviendrai un petit peu
25:44un petit peu en arrière
25:45c'est pas anecdotique
25:46la question du langage
25:47les gens ne comprennent rien
25:47de ce qu'on dit
25:49sur quelque chose
25:49qui est peut-être
25:50un petit peu plus
25:50qui fait que les gens
25:51peut-être sur le programme
25:53et après on va voir toi
25:54moi je pense que
25:57quand les gens
25:58on en dit le mot gauche
25:59ou on dit le mot au parti socialiste
26:01ils entendent
26:02un certain nombre
26:03de thèmes médiatiques
26:04ou de polémiques médiatiques
26:05et assez peu
26:05de ce qu'on est sur le fond
26:06moi je pense qu'il faut
26:07rôder d'abord
26:07une centralité
26:08au sujet social
26:09moi je pense qu'il faut
26:10qu'on ait une politique de classe
26:11moi je crois
26:12à la lutte des classes
26:13et je crois
26:13qu'il faut d'abord
26:15qu'on ait
26:16des choses à dire
26:17sur les salaires
26:18importantes
26:23et les services publics aussi
26:49donc nous avons beaucoup
26:49et que nous avons tendance
26:50qui est le patrimoine
26:51de ceux qui n'en ont pas
26:52et là aussi je crois
26:53que c'est un sujet important
26:54de refondation intellectuelle
26:55et politique
26:56je l'ai porté
26:57quand j'ai fait une loi
26:57sur EDF
26:58qui renationalise EDF
26:59et rétablie les tarifs
27:00réglementés de l'électricité
27:01je crois qu'il y a un sujet
27:03qui est très très important
27:04qui sont tous ces
27:05sujets orphelins
27:06de la vie politique française
27:07dont on ne parle pas
27:07et dont le RL lui
27:08ne parle pas non plus
27:09les familles monoparentales
27:1125% des familles
27:13en France
27:13sont monoparentales
27:1440%
27:15de pauvreté
27:1583%
27:16sont des femmes
27:17c'est un sujet orphelin
27:18que la gauche doit porter aujourd'hui
27:19et qui n'était pas
27:20dans nos programmes
27:20dans les années 90
27:22il y a la question du handicap
27:2318 millions de personnes
27:24en France
27:25et une politique
27:26qui est indigne
27:27aujourd'hui dans notre pays
27:28je crois que c'est un sujet
27:28important de refondation
27:30et d'expression
27:31je rappelle que dans le programme
27:32du NFP
27:33il y avait trois lignes et demie
27:34sur le handicap
27:35et c'était extrêmement paresseux
27:37et extrêmement décevant
27:38à part des familles
27:39des enfants qui sont
27:40aujourd'hui porteurs de handicap
27:41et des adultes
27:42qui vivent dans des conditions
27:43très difficiles
27:43il y a aussi
27:44des sujets orphelins
27:45qui est la désertification médicale
27:479 millions de français
27:47qui vivent dans un désert médical
27:49qu'avons-nous à dire sur ce sujet
27:50bref
27:51donc des sujets orphelins
27:52qui parlent au quotidien
27:53des gens
27:53la question centrale
27:54qui est la question sociale
27:55et salariale
27:56les services publics
27:57et enfin porter le projet
27:58d'une écologie populaire
28:00on a fait de l'écologie
28:01aujourd'hui
28:02une écologie classiste
28:04qui est une écologie
28:05qui est discriminante
28:06socialement
28:06moi j'habite dans l'Eure
28:07à quelques kilomètres de Rouen
28:09où il y a une zone
28:10à faible émission
28:10qui est un tract ambulant
28:11pour le Rassemblement National
28:12on explique à des gens
28:13qui sont ouvriers intérimaires
28:15qui sont aides-soignantes
28:15qui sont caissières
28:16qui doivent changer de véhicule
28:19ils n'ont pas les moyens
28:19de le faire
28:20pas des autres Twingo
28:21qui a 25 ans
28:21pour aller travailler
28:22et apporter finalement
28:23de la richesse
28:24à la métropole
28:25où vivent les gens
28:25qui sont plus aisés
28:26il y a toute cette refondation
28:28idéologique
28:28qui doit être faite
28:30autour d'un thème central
28:31nous sommes le parti
28:32des ouvriers
28:33et des employés
28:34et je crois que c'est ça
28:34que je défendrai
28:36dans ce congrès
28:36c'est le message
28:37que je veux porter
28:38alors justement
28:38je voulais faire un tout petit retour
28:40justement par rapport au congrès
28:41et je voulais savoir
28:42qu'est-ce que vous feriez
28:43dans le cas où François Hollande
28:44soutiendrait votre ligne
28:45vous parlez de la ligne
28:46que vous pourriez porter
28:48est-ce que pour le coup
28:49ce serait un poids
28:50qu'est-ce que vous faites
28:51de son héritage ?
28:53moi j'ai été très clair
28:54sur ces sujets-là
28:55depuis très longtemps
28:56on ne peut pas me soupçonner
28:57de hollandisme caché
28:58ou de hollandisme
28:59voilà
28:59moi j'ai quitté
29:00le parti socialiste
29:01quand nous étions
29:03en responsabilité
29:03en 2015
29:04l'année où il y a eu
29:06à la fois
29:06la loi El Khomri
29:07qui était en préparation
29:08et surtout
29:09la déchéance de nationalité
29:11moi j'ai dit
29:11ce que j'avais à dire
29:12sur le caractéristique
29:13sur le cas où il y a eu
29:13j'ai écrit des textes
29:16j'ai même très récemment
29:17sur Twitch
29:17également une autre émission
29:18où j'ai dit ce que j'en pensais
29:19qu'est-ce que vous ferez
29:20si vous soutiez du coup ?
29:21écoutez moi je ne sais pas
29:22ce qu'il va faire
29:23dans ce congrès
29:25on a des divergences
29:26sur un certain nombre
29:26de sujets
29:27il est adhérent du parti
29:29donc il va faire un choix
29:30entre plusieurs options
29:31en tout cas aujourd'hui
29:32il est très peu probable
29:33qu'il apporte son soutien
29:35à la ligne que je porte
29:36est-ce que vous pensez ?
29:36en fait à la fin
29:37pardon juste dernière chose
29:38c'est parce qu'en fait
29:39vous parlez justement
29:39de ramener les ouvriers
29:40les employés etc
29:41mais c'est vrai qu'à la fin
29:43de son mandat
29:43il y a eu un véritable
29:44sentiment de trahison
29:45et du coup effectivement
29:46comment redonner confiance
29:47parce qu'il y a quand même
29:48aussi une responsabilité
29:49du parti socialiste
29:51il y a une vraie responsabilité
29:51du parti socialiste
29:52mais je remarque
29:53que les autres
29:53n'ont pas vraiment réussi
29:54non plus
29:54c'est-à-dire que
29:56les autres n'étaient pas
29:57aux commandes
29:57vous il y a eu un moment
29:59où vous avez eu
30:00tous les pouvoirs
30:00et on se souvient tous
30:01de l'ennemi
30:02c'est la finance
30:03et derrière
30:03il y a un sentiment
30:04de trahison énorme
30:05comment redonner confiance
30:06au parti socialiste
30:08je suis d'accord avec vous
30:09maintenant ce que je constate
30:10c'est qu'il faut construire
30:11aujourd'hui la suite
30:11bon et donc il y a
30:13cette histoire
30:13qui n'est pas connue
30:14d'ailleurs de tous les français
30:15il y en a beaucoup
30:16qui n'étaient pas nés à l'époque
30:17ou qui vivraient quelque chose
30:18et aujourd'hui le devoir
30:18de la gauche
30:19c'est mettre en situation
30:20de gagner
30:20alors on peut se renvoyer
30:21nos historiques
30:22moi je peux dire
30:23que Jean-Luc Mélenchon
30:23a soutenu Vladimir Poutine
30:25enfin on peut rappeler
30:26ses déclarations passées
30:27il se trouve qu'effectivement
30:28le seul parti de gauche
30:29qui a été au pouvoir
30:29c'est les gauches
30:30et les écologistes
30:31qui étaient aussi au pouvoir
30:32bon il y a un certain
30:33de choses qu'on a dit
30:33je crois que tout ça
30:34maintenant il faut le mettre
30:34derrière nous
30:35parce que si on passe
30:36notre temps si vous voulez
30:36à le remettre
30:37sur le devant de la scène
30:38c'est quand même
30:39une des raisons
30:39pour lesquelles
30:40les classes ouvrières
30:41se sont détournées aussi
30:42de la gauche
30:42bien sûr
30:43et le peuple de gauche
30:44en général
30:44maintenant ce qu'il faut
30:45c'est remettre à plat
30:46notre discours
30:47remettre à plat
30:48notre programme
30:48et se présenter
30:50rassemblés
30:51pour permettre
30:52le salut des gens
30:53et le salut du pays
30:54parce que là
30:54on est face à un effondrement
30:56qui est tel
30:56que passer des heures
30:58et des congrès entiers
30:59à refaire le bilan
30:59de ce qui s'est passé
31:00il y a plus de 10 ans
31:01dans notre pays
31:02ne me semble pas
31:03être la bonne solution
31:03pour gagner
31:04alors ça va être
31:05l'heure du petit
31:06je ne sais pas
31:06si vous avez regardé
31:07les précédentes émissions
31:09je ne sais pas
31:10si vous avez beaucoup d'humour
31:11Philippe Brun
31:11on va le vérifier tout de suite
31:12j'espère que vous en avez
31:14il va vous en falloir beaucoup
31:16pardon
31:17puisque c'est l'heure
31:18du meilleur journaliste
31:20de la rédaction
31:21ou bien le pire
31:22à chaque fois
31:22on ne sait pas trop
31:23où le situer
31:24qui va donc venir
31:26nous faire sa carte de presque
31:32salut PA
31:33bonjour tout le monde
31:34bonjour
31:35attendez je me place
31:35sur les petits trucs
31:36qu'on m'a mis au pied
31:36ça me fait très plaisir
31:38d'être encore là
31:39pour la quatrième fois
31:40bonjour tout le monde
31:41bonjour les chats
31:43ça me fait trop plaisir
31:44bonjour les amis
31:45et bonjour Philippe
31:46tu vas bien ?
31:47salut
31:47ça va et toi ?
31:49oh là là
31:50enfin
31:50vous êtes le premier
31:51le premier en 4 émissions
31:53qui me dit
31:53et toi ?
31:55Yann Brossat
31:56non
31:56communiste
31:57il l'a pas fait
31:58Marine Tondelier
32:00écolo
32:00au gouvernement
32:01on vient d'entendre là
32:01et ben pas fait non plus
32:03et François Riffin
32:04pas fait non plus
32:05bref
32:06merci beaucoup
32:06et oui ça va bien
32:07moi j'ai pris une petite
32:08régule de charge là
32:08de 600 balles
32:09je l'ai un peu là
32:10mais ça va passer
32:11on va rester dans le délire
32:13écoute ça me fait très plaisir
32:14de te recevoir
32:15pourquoi t'as la haine
32:16contre Mbappé en fait ?
32:17j'ai pas la haine
32:18c'est le t-shirt
32:18la haine
32:20de Mathieu Kassovitz
32:21et là c'est parce que
32:22c'est lui qui a la haine
32:24d'accord et pourquoi il a la haine ?
32:25il a la haine parce que
32:26les gens sont pas gentils avec lui
32:27il a pas encore eu le ballon d'or
32:29et après son tir au but
32:30contre la suite
32:30les gens l'ont détesté
32:31alors que c'est un joueur exemplaire
32:33que je soutiens de tout mon cœur
32:35bon
32:35moi j'ai perturbé ta croudie
32:36c'est pas de problème
32:37mon texte est dans ma tête
32:38d'accord
32:40non écoute ça me fait très plaisir
32:41que tu sois là
32:42parce qu'en vrai
32:42pour être très honnête
32:43on a un peu galéré
32:45on a appelé Olivier Faure
32:46il était pas là
32:47on a appelé Boris Vallaud
32:48il était pas là
32:49on a appelé François Hollande
32:51François Hollande
32:52il avait un rassemblement
32:53de scooters à Tulle
32:54c'est très bien comme on est
32:55avec les scooters
32:55il peut pas louper ça
32:56il était pas là
32:58Céguenne Royal
32:59pas là non plus
33:01et François Mitterrand
33:01ça fait 30 ans on l'appelle
33:02il a pas de nouvelles
33:03peut-être que t'as un numéro
33:04à nous communiquer
33:04enfin je sais pas
33:05mais t'es pas là
33:06donc je te remercie
33:07toi d'avoir fait
33:08cet effort et d'être venu
33:09ça me fait très plaisir
33:11Philippe
33:11merci beaucoup
33:12jamais trop
33:14bon Philippe
33:14t'es gilet jaune
33:15ou en tout cas
33:16t'as été gilet jaune
33:17c'est très bien
33:19mais le problème
33:19c'est que j'ai vu
33:20zéro photo de toi
33:20en gilet jaune
33:21t'en as sur internet
33:22j'ai cherché
33:23et pourtant je suis journaliste
33:24j'ai ma carte de presse
33:25j'ai cherché de tout mon coeur Philippe
33:26et j'ai pas trouvé
33:27tu vas sur le site
33:28de Arrêt sur image
33:29où Daniel Schneiderman
33:30en avait mis une
33:32bah je suis pas allé aussi loin
33:34mais je pense que
33:35ce que je te propose
33:36c'est qu'on vérifie
33:37ensemble
33:37si t'es été gilet jaune
33:39c'est l'heure du quiz
33:40vas-y
33:41oh
33:42ah cette production
33:43ah la la
33:44top
33:45que s'est-il passé
33:46lors de l'acte 3
33:47des gilets jaunes
33:48c'est sur les ronds-points
33:49j'écoutais les gens
33:50j'étais pas
33:51ils ont cassé un truc
33:54ils ont cassé un truc
33:54à l'arc de triomphe
33:55c'est super Philippe
33:57à pointe
33:59combien avaient-tu
33:59de manifestants
34:00lors de l'acte 22
34:02selon le ministère
34:02de l'intérieur
34:03l'acte 22
34:04c'est 5 000
34:0510 000
34:0610 000
34:0631 000
34:07t'es loin du compte
34:10qui chante
34:11gilet jaunet
34:12un un
34:14ça c'est un rappeur
34:15ah ouais
34:16tu veux que je te fasse
34:16un peu l'air et tout
34:17c'est quoi
34:17VG Dream
34:18non
34:20allez
34:20je sais pas
34:23Booba
34:25il était
34:26il est joué
34:26mais Booba
34:27c'était
34:27Cobb Johnson
34:29chanteur exemplaire
34:30que je t'invite à écouter
34:31il y a un son
34:33combien de revendications
34:34avaient les gilets jaunes
34:37des dizaines
34:37des dizaines
34:38on a toujours pas
34:39d'éterrées
34:39qui sont cachées
34:40aujourd'hui
34:40dans les archives
34:41de la BNF
34:42il me faut un chiffre précis
34:43qu'ils avaient communiqué
34:44c'est un communiqué
34:441 000 000
34:45il y en avait 42
34:47il y en avait 42
34:47il y en avait beaucoup plus
34:48que 42
34:48quelques collectifs
34:49sur les ronds-points
34:50c'est moi qui pose des questions
34:51excuse moi
34:52excuse moi
34:52c'est moi qui pose des questions
34:54et c'est moi
34:55qui ai les réponses
34:55c'est dommage
34:57dernière question
34:58et pas la plus facile
35:01quel était le montant
35:01de la taxe carbone
35:02qui a mis le feu aux poudres
35:05je peux juste dire
35:06qu'à l'époque
35:07le gaz
35:08l'essence
35:08était à 1,60€
35:10qu'elle est à 1,90€
35:11aujourd'hui
35:11et que pourtant
35:12il n'y a toujours pas
35:12le retour des gilets jaunes
35:14c'est pas la réponse
35:15moi je sais
35:16mais c'est mon travail
35:17de répondre à côté
35:18c'était 44,6€
35:19par tonne de CO2
35:22est-ce qu'on peut terminer ce quiz ?
35:24et bien c'était pas mal
35:26tu avais une bonne réponse
35:28mais bon
35:28comme nous
35:29on est très fairplay
35:29et qu'on
35:30bon tu connais un petit peu
35:31les télécrochers
35:32on aime offrir des petits cadeaux
35:33moi je t'ai préparé
35:34un petit cadeau
35:35je sais pas
35:35si tu aimes la fête de l'UMA
35:36en tout cas cette année
35:37tu seras équipé pour y aller
35:38et tu pourras évidemment
35:40le mettre sur ta tête
35:41pour aller à un concert de VG Dream
35:43moi je viens tous les ans
35:44à la fête de l'UMA
35:45je vais chercher mon bon de soutien
35:46à la section communiste
35:48chez moi à Louvier
35:49je vais lui mettre le chapeau
35:51écoutez-le le chat
35:51allez chercher votre bon de soutien
35:53le bon de soutien
35:53j'ai une trop grosse tête
35:55bon le bon de soutien
35:57alors j'ai un problème cette année
35:58parce que le même jour
35:59que la fête de l'humanité
36:00on a dû décaler
36:01j'organise dans l'heure
36:02la fête populaire
36:03une sorte de mini fête de l'humanité
36:05des saucisses
36:06des frites
36:07des manèges
36:08et en fait les gens
36:09viennent écouter des débats
36:10et discuter entre eux
36:11et ça a cartonné
36:12d'ailleurs il y avait 1500 personnes
36:14et donc d'habitude
36:15on le fait un week-end plus tôt
36:16et là on a un problème
36:17on est obligé de le faire
36:17le même week-end que la fête de l'UMA
36:18vous voulez nous faire concurrence ?
36:20je serai le samedi
36:20à la fête populaire
36:21dans l'heure à Léry
36:23vous pouvez noter
36:23et le dimanche
36:24à la fête de l'UMA
36:25bon c'est super
36:26mais vous venez à la fête de l'UMA
36:27oui
36:29bon
36:31on va parler un petit peu
36:32du parti socialiste aussi
36:33j'espère que tu connais
36:34un petit peu mieux
36:36Inch'Allah
36:37et bien figure-toi que moi
36:38je connais super bien
36:39je connais super bien
36:40parce que je connais un gars
36:41qui s'appelle Pierre Le Sauce
36:43Pierre Le Sauce
36:43c'est le cousin
36:44de Serge Le Mito
36:45Serge Le Mito
36:46est-ce que tu vois qui c'est ?
36:48personnage de Jonathan Cohen
36:49sur Canal Plus
36:49qui raconte des histoires
36:50etc
36:51et bien ce que je te propose
36:52c'est qu'on écoute
36:52les histoires de
36:54Pierre Le Sauce
36:56générique
36:57s'il vous plaît
36:57la team
36:59non mais moi
36:59j'ai toujours été de gauche
37:00c'est grave mon truc
37:04tu vois un peu Robespierre
37:06la révolution française
37:06lui c'est le premier adhérent
37:08du parti socialiste
37:08à la base on était deux
37:09il y avait moi
37:10on a écrit sur la feuille
37:11moi
37:11un autre tiret
37:12Maxou Robespierre
37:13il y avait aussi Louis XVI
37:14il voulait venir
37:15c'est ce qu'on lui a dit
37:15c'est mort
37:16Louis XVI il était comme ça
37:17non je veux pas mourir
37:18la tête elle est tombée
37:19on a commencé
37:20à faire des trucs comme on
37:21oh
37:22Karl Marx
37:23toi qui c'est
37:23la méga barbe et tout
37:24c'est qu'en vrai
37:25il en avait même pas
37:25tu sais que moi à la base
37:26j'avais écrit
37:27le manifeste du parti socialiste
37:28et lui il a écrit
37:29le manifeste du parti communiste
37:30juste après
37:31attention les prolétaires
37:32on est en train de faire
37:33la lutte des classes
37:34t'es en quelle classe toi
37:34CP et toi
37:36lâche ça mon gars
37:36nous on avait les idées avant toi
37:38en fait
37:38les tours du monde comme ça
37:38nous on a su rester discrets aussi
37:40PlayStation
37:41PS1, PS2
37:41parti socialiste 1
37:42parti socialiste 2
37:44on a fait des petites consoles
37:45pour les jeunes
37:46qui puissent s'amuser un petit peu
37:47R1, R2, L1, L2
37:48haut, bas, gauche, droite
37:49vous êtes pas que je pars dans
37:51Patrick Sébastien
37:51PS
37:52je crois c'est qui
37:53je l'ai sorti du ventre de sa maman
37:54il était comme ça
37:55il faisait la taille d'une petite boîte de sardines
37:56j'ai commencé à le prendre
37:57je lui ai dit
37:57toi tu vas être un chanteur de fou
37:59pop smoke
38:00PS
38:01c'est nous
38:01c'est moi j'ai inventé la drill
38:02après on a fait ça avec gazo
38:03les bonnes sont remplies de cocaïne
38:05bon
38:06François Hollande
38:07depuis tout petit
38:07il a mis les scooters
38:08c'est mon préféré lui
38:10moi président
38:10mon idée aussi
38:11j'avais vu ça sur des boîtes de beurre
38:13Bernard Cazeneuve
38:14El Khomri
38:15Manuel Valls
38:16Attal
38:17Born
38:17les 49.3
38:18c'était nos idées
38:19à la base
38:20bon
38:20et Mélenchon d'ailleurs
38:21il était au parti socialiste aussi non ?
38:23je vois pas du tout qui c'est
38:24mai 68
38:25tu vois un peu
38:25à la base moi j'étais sur février
38:27il y a eu du retard et tout
38:28à l'allumage et tout
38:29bref
38:29j'avais le record du lancé de pavé
38:308.5 mètres
38:31Daniel Cohn-Bendit à côté de moi
38:32il était là il faisait
38:33tu lances quand même vachement bien
38:35Attends
38:35mais t'es n'en 2001 toi
38:36t'as pas 24 ans ?
38:38si
38:40bon mon jeune
38:41oublie pas à la gauche c'est
38:43le PS
38:43on lâche rien mon gars
38:48bah tu crois un petit peu à ce qu'il raconte ?
38:50mais c'est toi en fait
38:50non
38:51c'est Pierre Nessoa ça
38:52quelle perspicacité
38:54selon moi
38:55tout ce qu'il dit c'est à peu près crédible
38:56surtout Robespierre
38:59non le premier socialiste c'est pas Robespierre c'est Jésus
39:01j'ai entendu tout à l'heure
39:02selon moi Robespierre c'est mieux
39:04d'accord
39:06bon
39:06c'est déjà la fin de ma chronique
39:08enfin presque la fin
39:09tu m'as pas quitté tout de suite
39:10arrête de regarder
39:11oh
39:12hé tu veux spoil les petits abonnés
39:15bon
39:17on a un petit jeu à la fin
39:18c'est le ça ira ça ira pas
39:19est-ce que t'as regardé est-ce que tu sais ce que c'est ?
39:22oui bien sûr j'ai regardé
39:23bon je vais quand même réexpliquer pour les gens qui connaissent
39:25t'as pas besoin de m'expliquer
39:27j'explique pour les gens qui connaissent pas
39:28ok
39:28qu'on a souvent des nouveaux et tout
39:29on débute
39:30les règles changent en plus
39:31oui
39:32bon je vais montrer des petites photos
39:33si ça te plaît tu me dis ça ira
39:35ça veut dire que c'est cool j'aime bien etc
39:37et si ça te plaît pas tu me dis ça ira pas
39:39ça veut dire c'est pas cool
39:40jusque là rien de très compliqué
39:42tu as le droit d'une petite phrase pour expliquer mais pas plus
39:45ok on commence tout de suite
39:47Philippe Blanc
39:49bah ça ira
39:51t'as vu il y a quelque chose
39:52c'est pas mal ton truc hein
39:53t'as un logiciel pour faire ça ?
39:55non c'est tout seul
39:56Photoshop un petit lasso
39:57on détour un petit peu
39:58malien
39:59puis après on joue un petit peu avec les lumières
40:00avec les couleurs quoi
40:03Philippe Roux
40:03non mais P.A. t'as que ça en fait
40:05t'aurais pu faire la barbe aussi
40:06mais s'il fait ça pour faire comme le mec là
40:09c'est de teinture
40:10ouais
40:11bon j'ai
40:12en fait t'apporte pas chance
40:12c'est Philippe Roux la suite ?
40:15mais j'avais encore le gris et le vert
40:18et j'avais même fait le rouge
40:20moi selon moi le gris c'est ce qui te va le mieux
40:22je suis pressé de te voir à 65 ans
40:24mon petit fille
40:25mon père a pas de cheveux
40:26donc je pense que ce sera fini
40:27je profite j'étale ma cheveblure
40:29le temps qu'elle est encore présente
40:30après il y a un petit voyage en Turquie
40:31qui peut s'organiser
40:32c'est vrai
40:33moi personnellement
40:34si jamais ça m'arrive
40:35tu me vois dans le premier avion
40:36bon on va attaquer des trucs un peu plus sérieux
40:40vas-y
40:42l'alliance Trump-Poutine
40:43ça ira ou ça ira pas ?
40:45ça ira pas
40:47ce que tu peux faire aussi c'est
40:48tu vas parler après ?
40:49vous avez une phrase pour expliquer
40:50une phrase
40:51d'accord ok je connaissais là toutes les règles
40:52non ça ira pas
40:53c'est un grave danger
40:55pour la sécurité collective
40:57et malheureusement
40:58on est dans des situations politiques
41:00tellement compliquées
41:00en France et en Europe
41:01mais il faut absolument
41:02qu'on trouve les instruments de notre défense collective
41:05pardon je suis pas très drôle là
41:06non mais c'est
41:07on n'est pas là que pour être heureux
41:09que pour déconner
41:09c'est hyper sérieux ma chronique
41:11je suis là pour dire des trucs aussi
41:14qui foutent un peu le bouquin sur Twitter
41:15la dernière fois j'ai fait 1,6 millions de vues
41:18c'est vrai ?
41:19oui je suis très fort pour faire le buzz
41:22Olivier Faure réélu au congrès national du Parti Socialiste
41:27ça ira si les militants font le choix
41:29ah la lente de bois
41:34c'est tout ce que tu me donnes
41:35après tout ce que j'ai fait pour le Parti Socialiste
41:37la vidéo et tout
41:38c'est pas mal non
41:39c'est pas suffisant Philippe
41:41c'est tout
41:44bon bah les adhérents
41:46à vous
41:47François Hollande
41:49candidat en 2027
41:50ça ira ou ça ira pas ?
41:53je pense pas non
41:55ça me paraît très compliqué
41:56ça me paraît très compliqué
41:58et je pense pas que ce soit son intention en vérité
42:00je pense pas qu'il ait envie d'être candidat en 2027
42:02contrairement à ce que beaucoup de gens disent
42:06ça m'arrange déjà un petit peu plus là
42:08tu t'ouvres
42:09c'est cool
42:10bon le retour des gilets jaunes
42:12ça ira ou ça ira pas ?
42:14écoutez moi je pense que c'est un mouvement
42:15dont on n'a pas tiré les leçons en vérité
42:16c'est un mouvement qui a changé ma vie
42:18j'étais un type qui sortait de l'ENA
42:20qui ne comprenait pas grand chose en vérité
42:22qui avait plein de conneries dans la tête
42:23qui s'est arrivé sur les ronds-points
42:24pour essayer de comprendre ce qui se passait
42:26c'est un mouvement dont on n'a rien tiré en vérité
42:29on a vu des gens qui se retrouvaient sur les ronds-points
42:30qui étaient abstentionnistes militants
42:32beaucoup d'électeurs perdus
42:33qui votent à l'extrême droite
42:34et quand ils se retrouvent ensemble
42:35ils ne parlent pas d'immigration
42:36ils ne parlent pas d'insécurité
42:37ils ne parlent pas de viande halal
42:37ils parlent de pouvoir d'achat
42:40de nouveaux moyens démocratiques avec le RIC
42:42et de faire en sorte de mieux vivre ensemble
42:44et de tous ces nouveaux sujets
42:45j'en parlais tout à l'heure
42:46les faillis monoparentales
42:47les déserts médicaux
42:48donc ça a été extraordinaire
42:49ça a été une forme de subversion démocratique formidable
42:52et on n'a rien tiré
42:53donc au moins des gilets jaunes
42:54notamment maintenant
42:55notre rôle c'est de le faire exister dans la politique
42:57et qu'il influe aujourd'hui
42:59le discours de la gauche
43:00pour qu'on puisse gagner la prochaine fois
43:02Tu penses qu'ils vont revenir ?
43:03Ils ne reviendront pas sous cette forme-là
43:05Il y en a encore
43:06Il y en a 4-5 qui traînent à Bastille
43:08L'histoire ne se répète jamais tout à fait
43:11mais en tout cas
43:12il y a beaucoup de désespoir dans le pays
43:14beaucoup de gens qui souffrent
43:15ils vont encore plus souffrir
43:16avec la situation économique
43:16qui est particulièrement inquiétante
43:19ils peuvent évidemment revenir
43:20mais ce qu'il faut maintenant
43:21c'est qu'on écoute ce qu'ils ont dit
43:23et qu'enfin on prenne la mesure
43:25de ce qui a été leur message
43:27C'est super
43:27je te remercie
43:29c'est déjà la fin de ma chronique
43:31t'as aimé ?
43:31J'ai adoré
43:32Moi beaucoup
43:33Les amis je vous invite à me suivre sur Twitch
43:34je vais faire des petits laïs
43:35on va parler de la haine
43:36de François Bayrou
43:37et évidemment de Kylian Mbappé
43:39Valadista
43:40pour les gens qui m'aiment beaucoup
43:42L'autopromo c'était pas d'innocence
44:01on a assisté à un déclin de la représentation
44:03des classes populaires
44:03dans les années 1970
44:05il y avait 50 députés ouvriers
44:07tous étaient communistes
44:08les autres partis n'ont pas pris le relais
44:09vous disiez aussi que vous vouliez organiser
44:11le grand remplacement des énarques
44:13mais il faut bien se rendre à l'évidence
44:14que les plus connus d'entre vous au PS
44:17sont énarques
44:18soit viennent de grandes écoles
44:19donc justement
44:20quelle est la place dans votre parti
44:21des ouvriers, des employés
44:22pourquoi il n'y a pas de personnalité
44:23qui sort et qui est mise en avant ?
44:26C'est aussi l'enjeu de ce congrès
44:27dans la contribution que nous allons déposer
44:29on propose la parité populaire
44:30c'est-à-dire de réserver 40% des investitures
44:33à des ouvriers et des employés
44:34ce qu'aucun parti de gauche ne fait
44:37c'est catastrophique aujourd'hui
44:38on est le parti du peuple
44:40et on n'en voit personne à l'Assemblée
44:42et même dans les grandes collectivités
44:44avec aujourd'hui essentiellement
44:46des gens qui sont très diplômés
44:48venant de milieux particulièrement aisés
44:50et c'est inacceptable
44:50on n'accepterait pas une Assemblée
44:52qui soit composée exclusivement d'hommes
44:53il est inacceptable
44:54qu'on ait aujourd'hui 80% des députés
44:56qui soient cadres
44:57alors que 80% des Français ne le sont pas
44:58c'est pour ça que nous on a créé une école
45:00qui est la réplique française
45:02de l'école de Bernie Sanders
45:03qui s'appelle le Brand New Congress
45:04et qui a révélé Alexandria Ocasio-Cortez
45:06l'école de l'engagement
45:07qui recrute d'ailleurs sa troisième promotion
45:09qui est une école transpartisane de gauche
45:11il y a des gens LFI, des gens écolo
45:13il y a Mamadou Traoré
45:14qui était sur la liste de Louis Boyard par exemple
45:16il y a aussi des socialistes
45:17Noah Teffrit
45:18il y a eu des écologies
45:20Diara Camara
45:20qui était sur la liste de Marie Toussaint
45:22aux élections européennes
45:23C'est une école qui est gratuite
45:24Gratuite
45:24on rembourse les billets de train
45:26on rembourse les hôtels
45:27pour les déplacements
45:28qui ont lieu en vérité
45:29dans différentes villes à chaque fois
45:30c'est des cours du soir en visio
45:32et en week-end en présentiel
45:34et nous ce qu'on veut
45:35c'est faire éclore
45:36une nouvelle avant-garde
45:37de femmes et d'hommes
45:38qui viennent des milieux populaires
45:40et qui ont beaucoup plus de talent
45:42en vérité
45:42que toutes les personnes autorisées
45:44qu'on entend sur les plateaux télé
45:46et cette idée nous est venue
45:47au moment du mouvement des Gilets jaunes
45:48où je me suis rendu compte
45:49qu'il y a des gens
45:49qui parlaient bien mieux que moi
45:52il y a un talent en fait
45:54totalement occulté dans notre pays
45:57et je crois qu'il faut aujourd'hui
45:58que cette ressource puisse prendre son éclosion
46:01et il faut impérativement
46:03que ces profils puissent grandir en politique
46:04Et alors justement
46:06ce que vous avez dit aussi avant
46:07par rapport aux classes populaires
46:08c'est que quand vous les écoutez
46:10sur les ronds-points
46:10elles ne vont pas particulièrement
46:12parler d'immigration etc
46:13je me permets
46:14c'est un article qui remonte un petit peu
46:16c'était dans le point en 2022
46:17mais je ne vais vous citer qu'une de vos citations
46:20mais vous en avez fait plusieurs
46:21un petit peu du genre
46:23dont l'une qui dit
46:23il ne faut pas renoncer
46:24à traiter les sujets
46:25d'insécurité culturelle et d'immigration
46:27et en fait
46:28qu'est-ce que vous voulez dire
46:28en reprenant ces angles de la droite
46:30qui sont déjà sur-médiatisés
46:31puisque justement
46:32ça ne parle pas spécifiquement
46:34aux classes populaires
46:34Non je pense simplement
46:35que la question de l'immigration
46:38elle n'est pas centrale
46:40c'est-à-dire contrairement à ce qu'on pense
46:41il y a beaucoup de gens
46:42qui attendaient de moi
46:42que je dise cela
46:43c'est-à-dire que j'ai été interviewé
46:443-4 fois par Le Point ou L'Express
46:46où il voulait me faire dire
46:47mais en fait
46:47il faut qu'on fasse comme
46:49les Danois
46:51ou Sarah Wangenert
46:53en Allemagne
46:53et il faut absolument dire
46:54qu'il faut restreindre
46:56totalement l'immigration
46:56etc.
46:57ça n'a jamais été maligne
46:58parce que je ne pense pas
46:58que ce soit ça qui nous bloque
47:00Il faut régulariser tout le monde ?
47:02Moi je suis pour la régularisation
47:03de tous les centres papiers
47:04qui travaillent
47:04Et ceux qui ne travaillent pas ?
47:06Et ceux qui sont
47:07comment dire
47:07ceux qui sont dangereux
47:09par exemple
47:09il y en a
47:10Juste ceux qui ne travaillent pas
47:11Ceux qui ne travaillent pas
47:12et qui sont réfugiés
47:14il faut évidemment
47:15les régulariser
47:16et ceux qui ne travaillent pas
47:17qui sont dans un processus
47:18pour travailler
47:18il faut également les régulariser
47:20et après
47:21les étrangers malades
47:22moi je suis pour
47:22une politique
47:24tout à fait généreuse
47:25sur la question de l'immigration
47:26Je ne pense pas que ce soit
47:27Si on n'est pas régularisé
47:28on ne peut pas travailler
47:29C'est bien plus difficile
47:30En réalité aujourd'hui
47:31on crée une exclusion massive
47:32aujourd'hui
47:32une exclusion massive
47:33et avec la circulaire Retailleau
47:35il va falloir avoir
47:36attendu 7 ans
47:37avant de pouvoir être régularisé
47:38avoir travaillé
47:39illégalement en plus
47:40pour pouvoir être régularisé
47:41Moi je crois
47:42que sur l'immigration
47:43en revanche
47:43il faut dire ce qu'on pense
47:44Moi j'ai organisé une réunion
47:45dans ma circonscription
47:46dans un village
47:47qui a voté à 70% RN
47:48sur l'immigration
47:49Et bien à la fin de la réunion
47:51tout le monde était d'accord
47:52avec moi
47:52avec ce que je portais
47:53et les gens arrivaient
47:54avec leurs opinions
47:56ce qu'ils pensaient
47:57de l'immigration
47:57et le problème
47:58c'est que je crois
47:58que nous avons perdu
47:59la bataille culturelle
48:00parce qu'on ne la mène pas
48:01Moi je crois qu'on doit dire
48:02ce qu'une immigration
48:03apporte à la France
48:04on doit dire aussi
48:04ce qu'on attend
48:05de tous les gens
48:06qu'on accueille
48:07on doit dire aussi
48:08ce qu'on veut leur proposer
48:09et je crois que tout cela
48:09on ne l'a pas fait
48:10Donc oui la gauche
48:11ne doit pas renoncer
48:11à parler d'immigration
48:13et en parler de manière
48:14tout à fait ouverte
48:14et totalement décomplexée
48:16Oui et en même temps
48:17on avait envie
48:17de vous faire revenir
48:19sur une séquence
48:20on la regarde ensemble
48:22et puis on vous interroge ensuite
48:27On la regarde bientôt
48:28Pour cet accord
48:30est-ce que c'est les retraites
48:31est-ce que c'est le retour
48:33de l'ISF
48:34est-ce que c'est la présence
48:35de Bruno Retailleau
48:37au gouvernement
48:37d'une loi immigration
48:39Certains nombre de lignes rouges
48:40ont déjà été données
48:40par Olivier Faure
48:42comme le refus
48:42de toute nouvelle loi immigration
48:43on n'en a pas besoin
48:44La loi qu'on vient d'adopter
48:45il y a un an
48:47difficilement
48:47elle n'est déjà pas appliquée
48:49regardez le nombre
48:49d'obligations
48:50qui étaient à l'intérieur
48:50de territoire français
48:51qui ne sont pas exécutées
48:52appliquons la loi existante
48:53avant de faire une nouvelle loi
48:56Alors justement
48:57par rapport à ce magnétot là
48:58on voulait vous faire réagir
48:59alors d'abord
49:00sur le fait
49:01vous dites
49:01on n'a pas besoin
49:02d'une nouvelle loi
49:03Est-ce que ça veut dire
49:03que cette loi immigration
49:05pas que vous la portez
49:06dans votre cœur évidemment
49:07mais est-ce qu'elle était bénéfique
49:08d'une certaine façon
49:09et puis ensuite
49:10j'ai une autre question
49:11sur les OQTF
49:12mais peut-être répondez d'abord
49:12à celle-là
49:13Non cette loi immigration
49:14était catastrophique
49:15je dis simplement
49:15que là on ne va pas refaire
49:17même pour celui
49:18qui pense absolument
49:20qu'il faut restreindre
49:21restreindre
49:21on ne va pas refaire
49:22une nouvelle loi
49:23on vient d'avoir une loi
49:24évidemment que c'est
49:25une mauvaise loi
49:26et ça se dit que je ne connais
49:26pas de fermement
49:27parce que moi j'étais magistrat
49:28en droit des étrangers
49:29j'étais rapporteur public
49:29ou autre administratif
49:30de Montreuil
49:31et j'étais dans une chambre
49:32qui ne faisait que des OQTF
49:33je connais ça
49:33ce sujet par cœur
49:34et je peux vous dire
49:35à quel point aujourd'hui
49:36il faut totalement refondre
49:38le droit des étrangers
49:39qui est un droit
49:40d'exclusion
49:41d'exclusion des gens
49:42qui créent en vérité
49:43des gens qui ne sont pas
49:44régularisables
49:45qui ne sont pas expulsables
49:46non plus pour plein de raisons
49:48et en tout cas
49:49pas expulsés
49:49parce que quand vous avez
49:50130 000 OQTF par an
49:514 gendarmes ou policiers
49:53par personne
49:53pour le rassembler
49:54chez lui
49:54il faudrait qu'on recrute
49:55des millions de fonctionnaires
49:56pour exécuter les OQTF
49:57donc on est dans un système
49:58où on crée
49:59beaucoup de frustrations
50:00des gens qui sont chez nous
50:01qui travaillent
50:02qui sont intégrés
50:02qui ont des familles
50:04et qui n'ont pas le droit
50:05qui sont ségrégés
50:06et dans le même temps
50:07il y a des gens
50:08effectivement dangereux
50:09ça existe
50:09sur un pourcentage
50:10minime évidemment
50:11que là on ne renvoie pas
50:13chez eux
50:13parce que c'est le cas
50:14toute l'exploitation
50:15qui est faite par Retailleau
50:16y compris le drame
50:16que nous avons vécu à Mulhouse
50:17c'est quelqu'un de dangereux
50:19et Retailleau
50:20aurait pu le renvoyer
50:22aurait pu en tout cas
50:23le surveiller
50:23aurait pu en tout cas
50:24éviter ce drame
50:25et on dit
50:26c'est la faute
50:27en vérité
50:28si on doit avoir
50:29une politique d'immigration
50:30une politique d'expulsion
50:31elle doit viser
50:32les gens qui sont dangereux
50:33pour la sécurité nationale
50:34on ne doit pas viser
50:35des pauvres gens
50:36qui se trouvent pris
50:37dans les mailles du filet
50:38qui ont eu le tort
50:39d'aller à la préfecture
50:40le mauvais jour
50:40ou de traîner
50:42à un mauvais endroit
50:42de se faire contrôler
50:43et qui sont des gens
50:44qui travaillent
50:45qui ont les chantiers
50:46qui sont dans les restaurants
50:48et beaucoup
50:48qui ne travaillent pas
50:49justement vous parliez
50:50des mères célibataires
50:51par exemple
50:52qui peuvent se retrouver
50:52aussi en difficulté
50:53qui n'ont pas de papier
50:54qui ont une OQTF
50:54qui doivent s'occuper
50:55de leur enfant
50:56moi aussi c'est un sujet
50:57que je connais pas mal
50:58et donc effectivement
50:59là par exemple
50:59c'est quelqu'un
51:00qui peut être expulsé
51:01parce qu'elle ne veut pas travailler
51:03ou donc
51:03oui c'est l'erreur
51:04de la réforme
51:05il y a beaucoup de cas
51:05comme ça
51:06c'est pas une exception
51:06oui il y a plein de cas
51:07différents évidemment
51:07donc en tout cas
51:08ce qu'il faut aujourd'hui
51:09c'est qu'on ait à la fois
51:10une politique d'accès
51:11à la nationalité française
51:13importante
51:13il faut qu'on ait une politique
51:14de régularisation
51:15et d'intégration en vérité
51:16et on en a besoin
51:17de cette manière
51:18de regarder ce qui a fait
51:18Mélanie
51:19quand elle est arrivée
51:19au pouvoir
51:20enfin la chose qu'elle a faite
51:21en vérité c'est de régulariser
51:22250 000 personnes
51:25malgré ses opinions fascistes
51:27voilà
51:27donc il faut qu'on ait ça
51:29en tête
51:29moi je crois qu'il faut mener
51:31c'est le sens de ma déclaration
51:32c'est qu'il faut mener le combat
51:34sur le sujet
51:34et ne pas hésiter à en parler
51:37peut-être une toute dernière question
51:39oui alors
51:40juste je vais plutôt rebondir
51:41sur celle-là
51:42plutôt que d'aller sur les OQTF
51:43vous avez déjà répondu
51:45mais est-ce que
51:46si votre ligne
51:47l'emporte
51:49imaginons
51:49en tout cas votre contribution
51:50au congrès du Parti Socialiste
51:52est-ce que le Parti Socialiste
51:52s'engagera pour la régularisation
51:54massive de tous les 100 papiers
51:55parce qu'aujourd'hui
51:56dans le programme
51:56c'est pas vraiment le cas
51:58c'est une régularisation
51:59de certains cas
52:00de certains profils
52:01de toute façon
52:01vous pouvez pas régulariser
52:02tout le monde
52:02à partir du moment
52:03vous avez un droit au séjour
52:04c'est un droit au séjour
52:04fixe qui a le droit
52:06de rester
52:07qui n'a pas le droit de rester
52:08donc il faudra
52:08en tout cas moi je pense
52:10régulariser les gens
52:10qui travaillent
52:11et arrêter
52:11avec cette histoire de métier
52:12en tension
52:12qui est quand même
52:13un sujet scandaleux
52:15si le marché
52:16pardonnez-moi d'être libéral
52:17bon je parle
52:18pense que
52:18si vous trouvez quelqu'un
52:20qui vous donne du travail
52:20c'est que vous avez
52:21votre place en France
52:22parce que vous avez un travail
52:22pour vous
52:23il n'y a aucune intégration possible
52:24et donc arrêtons
52:25avec cette taille gris
52:27où vous avez des fonctionnaires
52:28qui sont dans des bureaux
52:29qui vérifient
52:30que c'est en tension
52:30ou pas en tension
52:31attention
52:32mais alors là
52:32c'est aide à domicile
52:34alors c'est en tension
52:34dans des départements
52:35c'est pas attention
52:35de tel autre
52:36tout ça
52:36est kafkaïen
52:37donc il faut supprimer
52:38ce système là
52:39je suis en France
52:40je travaille
52:40j'ai le droit
52:41à être régularisé
52:42et ensuite
52:42il y a
52:43vraiment le travail
52:43non mais en tout cas
52:44pour beaucoup de gens
52:45je pense que c'est important
52:46parce que la plupart travaillent
52:46c'est pour ça
52:47que je dis ça aussi
52:48parce qu'il faut battre en brèche
52:49l'idée que les gens ne travaillent pas
52:49ils travaillent tous
52:50tous les dossiers que j'ai eu
52:51quand j'étais autre administratif
52:52tous travaillaient
52:54tous avaient des fiches de paie
52:55c'était rarissime
52:56que ceux qu'on expulsait
52:57ne travaillaient pas
52:58ça n'existait pas en vérité
52:59et donc
53:00et d'ailleurs
53:01la cas de la mère célibataire
53:02de fait
53:02elle n'est jamais expulsée
53:03parce qu'elle est chez elle
53:05et que
53:05elle ne travaille pas forcément
53:06de façon justement officielle
53:07voilà
53:08et puis
53:09en tout cas
53:10c'est pour ça que je le dis aussi
53:12régulariser l'étranger qui travaille
53:13c'est régulariser
53:14beaucoup d'étrangers
53:14qui sont dans notre sol
53:15c'est pour ça qu'il faut le rappeler
53:17personne ne vient en France
53:18pour chasser
53:19les allocations sociales
53:20il n'y a pas une seule étude
53:21qui prouve ce fait
53:23donc on vient en France
53:24pour tout un tas de raisons
53:25on vient en Europe
53:26pour tout un tas de raisons
53:27moi je crois qu'il faut
53:28évidemment régulariser
53:29il faut le dire
53:29on veut régulariser
53:31les gens
53:31les gens qui sont intégrés
53:33qui travaillent
53:33et c'est probablement
53:34les régularisants
53:35qu'on leur permettra
53:36de travailler
53:36mais on a compris
53:38votre réponse
53:39merci beaucoup
53:40en tout cas
53:40Philippe Brun
53:41d'avoir fait preuve
53:42de tant d'humour
53:43notamment pendant
53:44la chronique d'OPA
53:46en tout cas
53:47vous pouvez prendre
53:48votre chapeau
53:48et on se retrouve
53:49à la prochaine
53:50fête de l'Huma
53:51merci beaucoup
53:52du coup
53:54Lumi
53:54Anthony
53:55merci
53:56vous pouvez
53:57quitter le plateau
53:59et on vous lâche à l'heure
54:00il est 21h16
54:01Philippe Brun
54:0217
54:03on a débordé un peu
54:03merci beaucoup
54:05à tous les trois
54:06allez-y
54:07merci encore
54:08d'avoir répondu
54:09à nos questions
54:10je vous laisse

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