- il y a 12 minutes
D’ici au 8 septembre, date à laquelle toutes les oppositions baisseront le pouce, François Bayrou est un premier ministre mort-vivant. Pour la gauche, avant même le vote de confiance, il est déjà enterré. C’est donc à la suite qu’elle réfléchit. Mais quelle suite ?
La démission à effet différé de François Bayrou offre à la gauche l’occasion d’imposer son agenda social, alors que la colère populaire réclame davantage de justice fiscale avec, entre autres, le mouvement « Bloquons tout ». Mais les insoumis, les socialistes, les écologistes et les communistes écriront-ils la suite de l’histoire ensemble, comme le souhaitent avec insistance les Verts ? On fait le point avec Emilio Meslet, au micro de Théo Bourrieau.
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NewsTranscription
00:00Bayrou démission, Macron destitution, après la conférence de presse du Premier ministre
00:03au cours de laquelle il a annoncé engager la responsabilité de son gouvernement,
00:07la gauche est unanime, elle votera contre la confiance du chef du gouvernement.
00:11Est-ce que ça veut dire que le NFP renaît de ses cendres encore toutes chaudes ?
00:15C'est notamment à cette question à laquelle on va essayer de répondre avec toi,
00:17Emilio Mélet, je vous rappelle, tu es grand reporter au service politique de l'humanité.
00:21Donc voilà, c'est un peu justement l'actualité qui régit en ce moment tous les sites d'info.
00:27Le discours de Bayrou avant-hier, le vote de confiance du 8 septembre,
00:33les mobilisations à partir du 10 septembre, ça agite tout ça.
00:37Il nous semblait important de revenir un peu sur comment la gauche se positionne par rapport à ça,
00:41comment elle a réagi, plus ou moins de manière virulente, etc.
00:46Peut-être avant d'essayer de comprendre et d'analyser,
00:48on va peut-être faire un peu un rappel de ce que la gauche a dit
00:52dès le soir ou dès le lendemain de l'annonce de François Bayrou,
00:55donc on le rappelle, qui engage la responsabilité sur le gouvernement
00:58avec l'article 49 alinéa 1, en disant, en gros, il va faire un discours
01:03et les députés diront, est-ce qu'on fait confiance dans ton discours
01:06et dans le gouvernement qu'il incarne ?
01:07Et globalement, une majorité des députés votera contre.
01:13La France Insoumise a été, je crois, les plus rapides à réagir.
01:16À peine il avait fini de parler, ils ont tous et toutes dit de manière unanime,
01:20« On votera contre la confiance ».
01:24Même Mélenchon est allé un peu plus loin le lendemain sur France Inter,
01:26donc hier matin, en disant qu'il voterait évidemment contre la confiance,
01:29mais il voterait aussi, enfin, il déposerait une motion de destitution
01:32envers Emmanuel Macron.
01:34Est-ce que tu peux nous parler un peu de la réaction de la France Insoumise,
01:36de la stratégie de la France Insoumise,
01:39à travers cette motion de destitution ?
01:42Alors, bon, déjà, effectivement,
01:44toi, t'appelles ça un discours de François Bayrou,
01:47on pourrait appeler ça un suicide.
01:49Une mise en scène de son départ,
01:52il a pris un peu tout le monde de court.
01:54En réalité, personne ne s'y attendait,
01:56pas même les ministres qui ont été prévenus
01:57quelques dizaines de minutes avant qu'il ne parle.
02:01Ils aiment bien faire ça, les Macronis, j'ai l'impression,
02:02prendre tout le monde un peu à l'épourvu, même chez eux.
02:04Ils aiment bien faire des coups de poker,
02:06et donc François Bayrou, surtout, ne s'attendait pas
02:08à une telle réaction des oppositions.
02:11C'est ce qu'on apprend ce matin en lisant la newsletter Politico
02:15où il est inscrit,
02:16que Bayrou s'attendait à davantage de mesures des oppositions,
02:20en fait, pas de la France Insoumise,
02:21dont on va parler juste après,
02:22parce qu'en fait, il ne faisait déjà aucun doute
02:26que la France Insoumise voterait contre la confiance,
02:29parce qu'elle avait déjà prévu de déposer une motion de censure
02:32lors de la reprise de la session parlementaire mi-septembre.
02:35Donc, en réalité, là où allaient les voix de la France Insoumise
02:39sur la motion de confiance, ça, c'était déjà certain,
02:42de même que les écologistes et les communistes
02:44qui avaient dit qu'ils déposeraient avec la France Insoumise
02:46et voteraient la motion de censure.
02:47Il y a eu plus de suspense pour le Parti Socialiste
02:50et pour le Rassemblement National.
02:51C'est à eux, en réalité,
02:53que François Bayrou a jeté la grenade en disant
02:55« Bon, maintenant, c'est votre responsabilité ».
02:57Et donc, là-dedans, la France Insoumise,
02:59eux, ils essaient de jouer leur partition.
03:01Ça fait longtemps qu'ils veulent faire tomber le gouvernement.
03:03Depuis, en réalité, la nomination de Michel Barnier,
03:06ils n'ont pas changé de ligne.
03:07Ils considèrent que tout premier ministre
03:09qui ne serait pas issu des rangs de la gauche
03:10est illégitime au regard de ce qui s'est passé
03:14pendant l'éducative anticipée,
03:15c'est-à-dire que le NFP,
03:17donc Coalition des Insoumis, des Communistes,
03:18des Socialistes et des Écologistes,
03:20est arrivé en tête
03:20et qu'Emmanuel Macron aurait dû nommer
03:24à Matignon une personnalité,
03:26en l'occurrence Lucie Casté,
03:28à Matignon.
03:29Sauf que ce n'est pas ce qu'il a fait
03:30parce qu'il ne veut pas remettre en cause
03:31la politique économique
03:33qui est la sienne depuis 2017
03:35et notamment la réforme des retraites.
03:36Donc, la France Insoumise,
03:38eux, ils disent « On va enjamber »
03:40alors le N plus 1 de François Bayrou,
03:43comme on dit en Macronie.
03:44Tu commences à adopter le langage
03:45« Start-up nation » de l'Émilieu,
03:47il va falloir que tu changes d'air un peu.
03:48Et donc le N plus 1 de François Bayrou,
03:49c'est Emmanuel Macron.
03:50Ils disent que c'est ce qu'a dit Mélenchon
03:52sur Inter,
03:53il dit « Le responsable de tout ce bordel,
03:54ce n'est pas François Bayrou,
03:56même si en réalité il est comptable aussi
03:57de la politique de Macron
03:58parce que c'est un soutien
03:59du président de la République
04:00depuis le départ.
04:02Le responsable, c'est Macron.
04:04Donc c'est lui
04:05qu'ils vont aller chercher
04:06comme dirait l'autre,
04:07qu'il vient de me chercher.
04:08Les Insoumises ont dit
04:09« Nous, écoute,
04:10nous c'est ce qu'on va faire. »
04:11Il l'avait déjà fait il y a un an
04:13quand Macron avait nommé Barnier
04:14en ne tenant pas compte
04:15du résultat des urnes.
04:16Bon, ça avait fait flop.
04:19Parce que Marine Le Pen
04:20n'avait pas voulu
04:20que ce soit débattu
04:22à l'Assemblée nationale.
04:23Mais ils disent
04:24« On refait la même chose,
04:27on dépose une motion de destitution
04:29pour faire tomber Macron
04:30et précipiter une présidentielle
04:32anticipée,
04:32cette fois n'est pas une législative
04:33puisque le blocage,
04:34la situation de blocage,
04:35c'est lui qui en est responsable. »
04:40Est-ce que la situation
04:40est fondamentalement différente
04:42d'il y a un an ?
04:42Oui, un peu,
04:43parce qu'en fait ça a vécu quand même.
04:44On a à voir un deuxième
04:45Premier ministre qui tombe,
04:46qu'il n'y a plus énormément
04:47d'options dans les mains
04:50d'Emmanuel Macron.
04:53J'ai eu un insoumis
04:54au téléphone
04:55qui est Éric Coquerel,
04:56que je cite dans le papier
04:57que vous pouvez lire
04:58sur l'humanité.fr
05:00que j'ai publié ce matin
05:05dans le journal Print
05:06et hier soir sur le web.
05:08Éric Coquerel m'a dit
05:08« Mais je vous rappelle
05:09que la dernière fois,
05:11la motion de destitution,
05:13elle n'a pas été débattue
05:14parce que Marine Le Pen
05:14n'a pas voulu. »
05:15Sauf que cette fois,
05:16le Rassemblement National
05:17a changé de position
05:17parce qu'Emmanuel Macron
05:18peut dissoudre à nouveau
05:20et Marine Le Pen
05:21a été condamnée
05:22à l'inéligibilité
05:23et en fait,
05:24ce que veut le Rassemblement National
05:25c'est une présidentielle
05:27rapidement,
05:27une destitution,
05:29pardon je vais y arriver,
05:29une dissolution,
05:30il y a trop de dés
05:31dans ce truc-là.
05:32Dissolution, démission,
05:32dissolution.
05:33Il y a trop de dés.
05:34Et donc,
05:35le RN veut une destitution,
05:37c'est ce qu'a tweeté
05:38Marine Le Pen,
05:39mais en réalité,
05:40ils veulent aussi
05:40une démission
05:41d'Emmanuel Macron
05:42ou peut-être,
05:43en tout cas,
05:43ils veulent son départ,
05:44un autre dé,
05:44le départ d'Emmanuel Macron
05:45pour précipiter
05:46la décision du Conseil constitutionnel
05:48quant à l'inéligibilité,
05:50autre mot dur à dire,
05:52de Marine Le Pen.
05:55Marine Le Pen,
05:55elle veut que le Conseil constitutionnel
05:56se prononce
05:57pour dire
05:57« oui ou non,
05:58je peux être candidate ».
05:59En gros,
05:59elle veut précipiter le calendrier.
06:01Et donc,
06:01ça change aussi la tactique
06:03et les possibilités
06:04de voir cette motion
06:05de destitution
06:07être votée.
06:08à gauche,
06:09ils ne sont pas fans,
06:10les autres,
06:11de cette motion de destitution.
06:12Il me semble que tu fais parler
06:13notamment Cyril Châtelain,
06:14il me semble,
06:14dans ton papier,
06:16la chef de file
06:17et députée écologiste
06:18à l'Assemblée nationale
06:19qui dit,
06:20en gros,
06:20c'est un peu dans le désordre,
06:22ce n'est pas forcément
06:22la bonne stratégie.
06:24Même s'ils sont à peu près
06:25d'accord sur le constat
06:26de dire que ça ne va pas,
06:27ils ne sont pas forcément
06:27d'accord sur la stratégie
06:28à employer
06:30pour changer la tendance.
06:31Qu'est-ce que proposent
06:31les écologistes ?
06:33Qu'est-ce qu'ils en pensent
06:34de cette destitution
06:36et pour eux,
06:36c'est quoi la stratégie à adopter ?
06:38Ce n'est pas que les écologistes,
06:39je cite Cyril Châtelain,
06:40mais en réalité,
06:41ils sont tous
06:41sur la même longueur d'onde
06:44en disant que ce n'est pas...
06:45Il faut prendre les choses
06:46dans l'ordre.
06:46Les choses dans l'ordre,
06:47c'est pour l'instant,
06:48il y a un Premier ministre
06:49qui, en fait,
06:50est déjà mort-vivant.
06:52François Bayrou,
06:53dans 15 jours,
06:53il n'est plus Premier ministre,
06:54c'est acté,
06:56c'est quasiment sûr,
06:57sauf un miracle.
06:58Il n'y a que lui
06:58qui croit encore au miracle
06:59à François Bayrou.
07:00Est-ce que ce n'est pas possible
07:01qu'au dernier moment,
07:02il propose un accord
07:03avec les RN
07:04ou avec les SOS
07:05en disant
07:05« Ok, ok,
07:06je vous laisse ça
07:08et en échange,
07:09vous votez la confiance ? »
07:09Est-ce que c'est envisageable ?
07:10Non, parce que voter la confiance,
07:11ça veut dire rejoindre
07:12en réalité la majorité.
07:13Ce n'est pas une censure
07:14ou s'abstenir d'une censure,
07:15c'est s'abstenir
07:16de faire tomber le gouvernement.
07:17Voter la confiance,
07:17ça veut dire
07:17« Nous faisons confiance
07:19dans ce gouvernement
07:19pour la politique
07:21qu'il entend mener. »
07:23Donc ça, c'est quelque chose
07:23qui...
07:23symboliquement,
07:24c'est très différent quand même.
07:24Ce n'est pas envisageable.
07:26Donc François Bayrou
07:32c'est dans cet ordre-là
07:34que veulent prendre
07:35les communistes,
07:36les écologistes,
07:37et a fortiori les socialistes
07:38qui de toute façon
07:39ne veulent pas du tout
07:40d'une présidentielle
07:40avant 2027
07:41parce qu'en fait,
07:42ils veulent aussi
07:43réorganiser la gauche
07:44pour pouvoir la gagner.
07:45Les écologistes
07:46et les communistes,
07:47eux, ils disent
07:47« Mais en fait,
07:48c'est Macron
07:49qui doit nommer
07:51un Premier ministre de gauche. »
07:53Voilà.
07:54C'est comme ça.
07:54Ça veut dire que
07:55si Macron nomme
07:56un Premier ministre de gauche,
07:58les écologistes,
07:59les communistes
07:59et a fortiori
08:00comme tu disais
08:00les socialistes
08:01se disent
08:01« Bon, ok,
08:02ça fait un peu
08:03cohabitation,
08:03ça ira jusqu'à 2027. »
08:04Mais même les insoumis.
08:05Les insoumis,
08:05c'est juste qu'ils ne croient
08:06pas du tout
08:06à cette hypothèse.
08:07Donc en fait,
08:08ils enjamblent
08:11le débat.
08:11De toute façon,
08:12il n'aura pas
08:12quelqu'un de gauche,
08:13il n'a pas envie,
08:13il ne l'a pas fait,
08:14il ne veut pas
08:14remettre sa politique
08:15aux causes.
08:15On ne voit pas
08:15pourquoi il le ferait
08:16maintenant.
08:17En réalité,
08:17la question peut se poser
08:18parce que ça emmerderait
08:20davantage la gauche
08:21de faire ça maintenant
08:22que de faire ça
08:24il y a un an
08:25parce que les divisions
08:25sont exacerbées.
08:26La présidentielle arrive,
08:27ils sont un peu
08:28désorganisés,
08:29il y a des divergences
08:29qui se sont exprimées
08:30très fort.
08:31Donc ça peut être
08:31une hypothèse.
08:32Ce n'est pas la plus
08:32probable aujourd'hui.
08:33Mais du coup,
08:34est-ce que ça veut dire
08:35que si Emmanuel Macron,
08:36comme on peut s'y attendre,
08:38ne nomme pas un premier
08:39ou une première ministre
08:40de gauche,
08:41est-ce que ça veut dire
08:42que les écologistes,
08:45les communistes
08:46et les socialistes
08:47rejoindraient cette motion
08:48d'institution
08:50envers Emmanuel Macron
08:50en disant
08:50« Ok,
08:51on a laissé la possibilité
08:52à Emmanuel Macron
08:53de respecter le résultat
08:54des heures dans 2024,
08:55de nommer un premier
08:56ministre de gauche,
08:57ce n'est pas fait,
08:58donc Macron,
09:00destitution ? »
09:01Alors les socialistes,
09:02non,
09:02ça c'est sûr,
09:03parce qu'ils considèrent
09:04que déjà,
09:07la procédure
09:08pour destituer
09:09le président de la République,
09:09en fait,
09:10elle héritère
09:10de la haute trahison.
09:11En réalité,
09:12Emmanuel Macron
09:13n'a pas fait
09:14de la haute trahison
09:15pour le pays
09:15et donc,
09:16ils disent qu'ils ne respectent
09:17pas le résultat des urnes.
09:18Pour autant,
09:20c'est Arthur Delaporte,
09:21le porte-parole du groupe
09:23à l'Assemblée
09:23qui faisait le calcul,
09:24il dit aujourd'hui
09:24« si on fait une coalition
09:26LR-macroniste
09:27comme c'est le cas
09:28depuis un an,
09:28ils sont devant nous
09:29en termes de siège. »
09:31en fait,
09:33on ne va pas
09:34le destituer
09:34pour cette raison.
09:35De la même façon
09:36que la gauche
09:37n'a pas destitué
09:38Chirac
09:38en 1997.
09:39le parallèle
09:40est un peu
09:41bancal
09:41parce qu'il y avait
09:42une majorité
09:43de gauche
09:43et Chirac
09:43a tenu compte
09:46du résultat
09:47des élections.
09:48Après,
09:49les communistes
09:49et les écologistes
09:50sont peut-être
09:53un peu plus balancés,
09:54mais sauf que
09:54c'est pas...
09:55En fait,
09:55ils voient le risque
09:57d'une présidentielle
09:58anticipée,
09:59c'est-à-dire qu'avec
09:59une gauche désorganisée
10:00d'aujourd'hui,
10:00en réalité,
10:01il n'y a que
10:01les insoumis
10:02qui sont en ordre
10:03de marche
10:03pour la présidentielle.
10:05À côté,
10:06il y a les communistes
10:07qui disent qu'il faut
10:08une dynamique unitaire
10:08mais qui la suspendent
10:10en réalité
10:10à un rade des rassemblements
10:13au municipal.
10:13Et de l'autre côté,
10:14il y a la dynamique
10:15Front Populaire 2027
10:16organisée par Lucie Casté
10:17où on trouve
10:18les écologistes,
10:19les socialistes
10:20et les anciens insoumis
10:21François Ruffin,
10:22Clémentine Autain
10:23et le parti de Benoît Hamon
10:24Génération.
10:25Donc,
10:26on a une gauche
10:28qui est sur trois tempos différents.
10:30Il n'y en a qu'un seul,
10:31il n'y a que les insoumis
10:32qui réclament
10:32d'aller à la présidentielle.
10:33Les autres,
10:33ils voient
10:34la désorganisation
10:35et surtout le risque
10:36de voir
10:37l'extrême droite
10:38arriver à l'Elysée
10:39encore plus vite.
10:40Donc,
10:41eux,
10:41ils ne veulent pas
10:41de cette situation-là.
10:42Ils se disent,
10:43en fait,
10:43il nous faut encore
10:43un peu de temps
10:44pour qu'on puisse s'organiser
10:46pour être en mesure
10:47de proposer aux Français
10:48une offre politique
10:49qui permette de battre
10:51l'extrême droite
10:52au deuxième tour
10:52d'une élection présidentielle.
10:53Parce qu'ils sont persuadés
10:54qu'aujourd'hui,
10:54Jean-Luc Mélenchon
10:55la perdrait
10:56et tous les sondages
10:56pour l'instant,
10:57même si les sondages
10:58valent ce qu'ils valent,
11:00les sondages annoncent
11:01Jean-Luc Mélenchon
11:02largement battus
11:02au deuxième tour
11:03par l'extrême droite.
11:04Donc,
11:04ils partent de cette situation-là
11:05pour dire,
11:06nous,
11:06on ne veut pas,
11:07un,
11:07partir avec les insoumis
11:08et deux,
11:09on ne veut pas
11:09que l'extrême droite
11:10arrive dès maintenant au pouvoir.
11:11Mais du coup,
11:12dans ton papier,
11:13en fait,
11:13tu parles,
11:14même là,
11:14tu as commencé
11:14à en parler
11:15du nouveau Front populaire
11:16et que ça pourrait,
11:17tu dis,
11:18ça pourrait resserrer les rangs,
11:19il pourrait à nouveau
11:20adopter une stratégie commune
11:22au vu de ce que tu dis.
11:23Est-ce que,
11:24est-ce qu'on y croit ?
11:25Est-ce que là,
11:26le discours de François Bayrou
11:28il y a deux jours,
11:30est-ce que ça pourrait être
11:31le point de départ
11:32d'une nouvelle alliance,
11:34d'une nouvelle union,
11:36etc.,
11:36d'un rassemblement
11:37des forces de gauche ?
11:38Est-ce qu'on peut croire à ça ?
11:40En fait,
11:40la réponse dépend
11:41du scénario qu'on prend.
11:42C'est-à-dire qu'il y a
11:42trois scénarios
11:43qui sont aujourd'hui
11:43sur la table.
11:44Le premier,
11:45le plus probable,
11:46c'est qu'Emmanuel Macron
11:47nomme un Premier ministre,
11:48toujours de son camp.
11:49Les rumeurs vont bon train.
11:50On en parle de Sébastien Lecornu,
11:52le ministre de la Défense.
11:52On commence déjà
11:53à parler des rumeurs.
11:53Ça ne m'avait pas manqué
11:54cette période
11:55où c'est qui
11:56qui va aller au Premier ministre.
11:58Et donc il y a aussi
11:59Catherine Vautrin,
11:59la ministre de la Santé,
12:00qu'Emmanuel Macron
12:01n'avait déjà pas nommé
12:03et il regrette
12:03d'avoir nommé Borne
12:05à sa place.
12:06Et sinon,
12:07il y a même le retour
12:07de Jean Castex
12:09qui est cité
12:10parce que lui,
12:10en fait,
12:11il est plutôt loué
12:11pour son travail
12:13à parler avec
12:13toutes les sensibilités.
12:14Bref.
12:15Il n'est pas à la RATP ?
12:17Si,
12:17il va probablement
12:18arriver à la SNCF
12:19à l'automne.
12:21Mais dans la situation politique,
12:22les choses peuvent aller très vite.
12:23Ça, c'est le plus probable aujourd'hui.
12:24Dans ce scénario-là,
12:27la gauche,
12:27elle continuera d'avancer
12:28son agenda
12:29vers la présidentielle.
12:31Donc en fait,
12:31on sera grosso modo
12:32sur un statu quo.
12:33Les insoumis d'un côté,
12:34les socialistes de l'autre,
12:35les écologistes
12:36qui sont embarqués
12:37dans une dynamique unitaire
12:38avec les insoumis
12:39et les communistes
12:40qui veulent faire
12:41des municipales
12:42le vrai moment
12:45avant 2027,
12:46aussi pour changer la vie
12:47au local,
12:47mais aussi créer
12:48une dynamique unitaire
12:49qui ait une cohérence.
12:50En gros,
12:52on retourne
12:52à la case départ
12:53et on...
12:53Voilà,
12:54une journée...
12:55Un jour sans fin,
12:56c'est le film,
12:57on se réveille tous les matins
12:57et c'est juste
12:58le premier ministre à changer.
12:59Grosso modo,
13:00les dynamiques restent les mêmes.
13:01L'autre scénario,
13:02c'est Emmanuel Macron
13:03appelle un premier ministre de gauche.
13:04C'est un scénario improbable,
13:05mais là,
13:06il serait un peu emmerdé
13:08toute la gauche
13:08parce que réclamer depuis un an
13:10la nomination
13:10d'un premier ministre de gauche,
13:11ils ne peuvent pas la refuser.
13:12Donc il serait bien forcé
13:13de s'entendre.
13:13Après, par contre,
13:14qui est à Matignon ?
13:15Ce ne serait probablement pas
13:16Lucie Casté
13:16qui vient d'avoir un enfant
13:18et qui n'est plus,
13:19ne fait plus l'unanimité.
13:22D'ailleurs,
13:23j'aurais peut-être dû,
13:23j'aurais dû commencer par ça,
13:24qui ne fait plus l'unanimité
13:26au sein de la gauche.
13:26Les insoumis trouvent
13:27qu'elle est trop proche
13:31des écologistes
13:31et les socialistes
13:32trouvent que Lucie Casté,
13:33ce n'est pas la bonne idée
13:34parce que Macron
13:34ne l'a déjà pas nommé deux fois,
13:35on ne voit pas pourquoi
13:35elle a nommerait trois fois.
13:36Donc il y a cette option-là.
13:38Les socialistes disent
13:38il faudrait un socialiste
13:39qui puisse qu'à faire
13:41des compromis
13:44avec les macronistes
13:46sans utiliser de 49-3
13:48et ce qui permettrait
13:49en fait un vrai parlementarisme.
13:51Et les insoumis disent
13:52s'ils l'appellent quelqu'un
13:53à Matignon,
13:54le plus grosse force de gauche
13:55c'est nous,
13:55donc en fait,
13:56c'est nous qu'on doit y aller.
13:58Comme dirait François Ruffin.
14:01Et donc,
14:02la situation,
14:03elle est un peu inextricable.
14:04Il y aurait probablement
14:05des nouvelles discussions.
14:06En tout cas,
14:06c'est la discussion
14:11qui se remettrait en cours
14:12et qui donnerait probablement
14:13un nouveau conclave,
14:14des désaccords affichés,
14:15etc.
14:16Ce ne serait pas
14:16la meilleure image
14:16donnée pour la gauche,
14:17surtout qu'en réalité,
14:19quand on discute,
14:21je n'ai pas forcément
14:22avec ceux
14:22que j'ai discuté hier
14:23parce qu'ils portaient
14:23la voix officielle
14:24de leur parti,
14:25mais il y avait
14:25les universités d'été
14:26ce week-end.
14:27En réalité,
14:28à l'approche de 2027
14:29et vu la situation de la gauche,
14:30ils n'ont pas méga envie
14:31de se retrouver à Matignon
14:31avec 192 députés
14:32à la merci des macronistes.
14:34C'est avec le risque
14:35de tomber dans trois mois.
14:37Et je termine le texte
14:38Le dernier scénario,
14:39celui dont on abordera
14:41plus longuement ensuite,
14:41j'imagine,
14:42c'est celui de la dissolution,
14:44avec le spectre
14:45de la victoire
14:45de l'extrême droite.
14:47En gros,
14:47on retourne en juin 2024
14:49au moment des législatives
14:51anticipées.
14:52Et donc là,
14:53la gauche,
14:53est-ce qu'elle ferait
14:54un nouveau Front populaire
14:55sur le même format ?
14:56C'est peu probable,
14:57mais en tout cas,
14:57s'il y a une pression populaire,
14:59ce n'est pas impossible
14:59que ça arrive.
15:00Aujourd'hui,
15:03la rupture entre les insoumis
15:04et les socialistes,
15:05elle est consommée.
15:08Mais par contre,
15:09je remarque que depuis
15:10la prise de parole
15:11de François Bayrou,
15:12ils sont tous baissés d'un ton,
15:14sauf Jean-Luc Mélenchon.
15:17Mais bon,
15:17c'est habituel,
15:18il y a aussi des comptes
15:19à régler avec les socialistes.
15:21Mais quand on regarde
15:22les discussions,
15:23qui ont déjà commencé,
15:24en réalité,
15:25ils commencent déjà
15:25à se parler,
15:26pas forcément en direct,
15:27mais par chef de groupe
15:29interposé,
15:30voilà,
15:31il y a des discussions.
15:32Par contre,
15:34on imagine mal
15:36les insoumis
15:36accepter autre chose
15:37que le NFP,
15:38c'est-à-dire,
15:39il faudrait un accord
15:39programmatique,
15:40un accord sur la circonscription.
15:41Et,
15:42Eric Coquerel le dit,
15:43vous pouvez le trouver
15:43à la fin du papier,
15:44il faut que le PS change de ligne
15:45parce qu'ils avaient refusé
15:46de censurer Bayrou.
15:47Et de l'autre côté,
15:48le Parti Socialiste,
15:49eux,
15:49ils ne sont pas vraiment
15:49sur cette position.
15:50Ils disent qu'ils ne ferment pas
15:51la porte à un accord
15:52sur les circonscriptions
15:54avec LFI,
15:54parce qu'ils ne veulent pas
15:56que les députés
15:58perdent des sièges,
16:00que les députés de gauche
16:00perdent des sièges
16:01et qu'il faut éviter
16:03l'arrivée de l'extrême droite.
16:04Mais par contre,
16:05sur le programme,
16:05ils sont moins chauds.
16:06Eux,
16:06ils veulent une dynamique unitaire
16:07avec toute la gauche,
16:09sans LFI,
16:10et simplement réserver
16:11un accord électoral
16:11avec LFI.
16:12Donc ça,
16:13c'est,
16:13pour l'instant,
16:15l'état du rapport
16:17de force à gauche.
16:18Tu parlais des universités
16:19d'été,
16:19des différentes forces de gauche.
16:21Donc,
16:21le week-end dernier,
16:22il y a eu celles,
16:22donc les amphi des insoumis,
16:24celles des écologistes
16:24et celles des communistes,
16:25celles des socialistes,
16:26c'est le week-end qui vient là,
16:27avec également
16:30le front 2027,
16:31donc avec François Ruffin,
16:33Clémentine Hottin,
16:33etc.
16:34Comment le discours de Bayron
16:36s'est intégré
16:37dans ce contexte
16:38des universités d'été ?
16:39Parce que,
16:40j'ai lu vos papiers,
16:42globalement,
16:43à part les écologistes
16:43qui sont unionistes pour quatre,
16:45je crois que,
16:45je ne sais même pas le titre
16:46de ton papier,
16:47voilà, c'est ça.
16:49J'ai regardé quelques extraits
16:50des amphi de la France insoumise,
16:53ils ne mâchent pas leurs mots
16:54sur leurs collègues à gauche.
16:58Au regard des universités,
16:59comment est-ce que ça a pu changer
17:03les stratégies des différents partis ?
17:05Est-ce qu'entre les universités
17:06de la semaine dernière
17:07et celles de là qui vont arriver,
17:08est-ce qu'il va peut-être
17:09y avoir des changements de lignes un peu ?
17:10Est-ce que ça va pouvoir influencer,
17:11par exemple, les socialistes ?
17:12Des changements de lignes, non.
17:13Des changements de ton, oui.
17:14De ton, oui, c'est ce que je disais.
17:16Chacun est sous pli.
17:17En fait, forcément,
17:19quand on a préparé
17:21une échéance électorale
17:23de plus long terme
17:26qui favorise des dynamiques,
17:29en tout cas des chemins séparés,
17:31on a tendance à avoir des mots
17:32qui sont plus durs
17:32envers ceux qui pourraient
17:34potentiellement être des partenaires.
17:35Si demain, il y a une dissolution,
17:37avec le risque que l'extrême droite gagne,
17:39le réflexe antifasciste de la gauche
17:42marchera,
17:43peut-être pas de la même façon,
17:45il dépendra aussi du barrage
17:46du Front Républicain,
17:47mais en tout cas,
17:50il y a des choses
17:50qui vont s'amorcer.
17:53Pour autant,
17:55les socialistes considèrent toujours
17:56qu'il ne faut pas aller derrière
17:58un insoumis à la présidentielle
17:59si jamais il y a une union de la gauche
18:00auquel il n'appelle pas
18:01de toute façon dans son entièreté,
18:02et les insoumis disent,
18:03de toute façon,
18:04il y aura une candidature
18:04insoumise à la présidentielle.
18:05Ça, ça ne changera pas.
18:09Tu évoques depuis,
18:10tu as évoqué deux fois
18:10une potentielle dissolution.
18:12Moi, j'ai écouté Bayrou
18:13il y a deux jours,
18:14en disant,
18:15alors il a répondu
18:16qu'évidemment,
18:16ça dépend pas de lui,
18:17ça dépend du président de la République,
18:18c'est le président de la République
18:19qui peut dissoudre
18:19l'Assemblée Nationale,
18:20et qu'il a dit un truc genre,
18:22il a essayé une fois,
18:23c'était pas très convaincant,
18:24donc il ne va peut-être pas le refaire.
18:26Est-ce que les macronistes
18:28essayent de noyer le poisson
18:30en disant,
18:31non, non,
18:31il n'y aura pas de dissolution,
18:33ou est-ce que ça peut
18:33nous tomber dessus
18:35alors qu'on ne s'y attend
18:36pas ou pas trop ?
18:37Je pense que les macronistes,
18:38surtout,
18:38ils n'en savent rien.
18:39En fait,
18:39ils attendent la décision de Jupiter
18:41et que la foudre tombe,
18:42et donc,
18:43ils font des plans sur la comète,
18:44mais eux,
18:45les plans sur la comète de 2024,
18:47ça leur a fait perdre
18:47une centaine de sièges,
18:48donc,
18:48ils ne sont pas chauds
18:49pour remettre
18:50leur siège en jeu.
18:54Par contre,
18:55Bayrou dit effectivement
18:56que ça n'a pas marché,
18:56mais il dit aussi
18:57que c'est un outil constitutionnel
18:58du président de la République,
18:59c'est d'ailleurs ce que répètent
19:00l'Elysée,
19:01mon collègue Anthony Cortès
19:04qui a réalisé le papier
19:05de une du journal du jour,
19:07a eu des proches
19:09d'Emmanuel Macron au téléphone
19:10et les proches d'Emmanuel Macron
19:12disent qu'il ne se passera pas de...
19:13Il ne peut pas garantir
19:15qu'il n'utilisera pas
19:15tel ou tel article,
19:16même si c'est au parti,
19:17parce qu'Emmanuel Macron
19:18a donné un entretien
19:20au JD News de Vincent Bolloré,
19:22il dit que c'est au parti
19:22de s'entendre
19:24et voilà,
19:25mais la dissolution,
19:29elle n'est franchement
19:29aujourd'hui pas à exclure.
19:31Mais elle est risquée
19:32pour Emmanuel Macron,
19:33parce qu'en fait,
19:33Emmanuel Macron,
19:35c'est-à-dire que s'il dissout,
19:36derrière,
19:36il ne peut plus dissout
19:37pendant un an,
19:38donc en fait,
19:38jusqu'à la présidentielle,
19:40n'importe quel Premier ministre
19:41devra composer
19:42avec l'Assemblée
19:42telle qu'elle est.
19:43Et donc, lui aussi,
19:44en tant que président de la République,
19:44s'il perd les élections,
19:46ce qui est probable,
19:50eh bien,
19:50il se retrouve dans la même situation
19:51qu'avant,
19:51sauf que cette fois,
19:52il a rattesté
19:53deux premiers ministres
19:54de son camp
19:55et ça n'a pas marché.
19:56Donc, le dernier fusible,
19:57c'est lui.
19:59Et donc, c'est-à-dire qu'il...
19:59Non, mais ça ouvrirait encore plus
20:02la voie
20:02à une démission,
20:04puisque de fait,
20:06il ne pourrait pas...
20:08le pays deviendrait ingouvernable.
20:10Ou alors,
20:10c'est l'extrême droite
20:11qui gagne
20:11et dans ce cas-là,
20:12il jouerait le résistant
20:13d'intérieur.
20:14Mais,
20:15donc, la dissolution,
20:17aujourd'hui,
20:18elle est politiquement risquée.
20:20Mais bon,
20:20quand Bayrou parle,
20:21moi, je vous avoue,
20:22je fais comme n'importe quel
20:24journaliste politique
20:25et, en fait,
20:25tous les gens qui disent,
20:26alors, attendez,
20:27Bayrou n'a pas proposé ça
20:28à Macron
20:28qu'il l'a accepté.
20:29C'est que Macron,
20:29il a quelque chose
20:30dans sa manche encore.
20:31Il ne va pas accepter
20:32comme ça
20:32un rachiri
20:33de son Premier ministre
20:33sans savoir
20:34quoi jouer derrière.
20:37Donc, ça,
20:37ça s'appelle
20:37chercher la rationalité.
20:39Bon,
20:40jusque-là,
20:41j'ai du mal
20:42à trouver...
20:43La rationalité des macronistes
20:44n'est peut-être pas
20:44notre rationalité à nous.
20:46Non, mais surtout,
20:47quand on voit,
20:47on a cherché la rationalité
20:48de la première dissolution
20:50d'Emmanuel Macron en 2024
20:52et on se rend compte
20:53qu'il a quand même
20:53fait des paris
20:54relativement hasardeux,
20:54à savoir,
20:55un,
20:55que sa première option,
20:57c'était que la gauche
20:57ne s'unisse pas.
20:59Ce qui est arrivé
20:59dès le soir même
21:00de sa dissolution
21:01ou dès le lendemain,
21:03c'était le lundi soir,
21:04ils sont sortis en disant
21:05c'est bon,
21:05on l'a fait.
21:05En fait,
21:06il avait sous-estimé
21:07le réflexe antifasciste
21:08de la gauche,
21:09sauf que ça,
21:09maintenant,
21:09il ne peut plus
21:10le sous-estimer
21:10parce qu'il sait
21:11ce que ça a donné
21:12la dernière fois.
21:13Et l'option numéro 2,
21:14c'était la victoire
21:17du Rassemblement National
21:18et les Bardella à Matignon.
21:20Et peut-être que c'était
21:21son option
21:22et de vouloir jouer
21:22les résistants
21:23de l'intérieur
21:24des institutions
21:24et en gros,
21:25essayer de délégitimer
21:28le RN
21:29une fois au pouvoir,
21:30une fois aux manettes,
21:31montrer qu'en fait,
21:31c'est les incapables
21:32des inutiles.
21:32C'est un pari extrêmement risqué
21:34parce que quand on regarde
21:35dans tous les pays
21:36dans lesquels
21:36l'extrême droite arrivait,
21:37en fait,
21:37l'extrême droite,
21:37elle n'a pas un problème
21:38de gouvernance,
21:39elle sait gouverner un pays.
21:40Le problème,
21:40c'est la ligne,
21:41c'est la politique.
21:42C'est pas...
21:43La politique un peu
21:43de terre brûlée
21:44d'Emmanuel Macron,
21:44quoi.
21:45On crame tout et puis...
21:46Aujourd'hui,
21:47c'est compliqué
21:48de savoir ce qui se passe
21:49dans la tête d'Emmanuel Macron.
21:52Non mais la dissolution
21:53est une option
21:54et en tout cas,
21:54les partis s'y préparent.
21:55Le Parti Socialiste
21:56a lancé son plan dissolution
21:57avec un programme
21:58qui est en cours
21:59de rédaction
22:00et qui sera présenté
22:00à Blois
22:01lors des universités
22:02d'été des socialistes
22:03samedi par Chloé Rydel,
22:05l'eurodéputé.
22:07Les Insoumis disent
22:08qu'ils préparent
22:08les deux hypothèses
22:09et des destitutions
22:10ou des missions de Macron
22:11et dissolution
22:12et qu'ils sont prêts.
22:14Les communistes
22:15nous disent
22:17il faut repenser
22:18un rassemblement de la gauche
22:19mais par contre,
22:19changer de méthode
22:20parce que la dernière fois,
22:22d'imposer verticalement
22:23des candidatures
22:24sans s'appuyer
22:25sur les réalités de terrain,
22:26ça a conduit
22:26à ce qu'il n'y ait pas assez
22:28de députés de gauche
22:29et les écolos
22:30continuent de dire
22:31unité, unité,
22:32il faut tout le monde
22:32autour de la table.
22:34Très bien.
22:34Peut-être,
22:35déjà merci beaucoup
22:36au Red de Le Bol d'Histoire,
22:37merci à toi
22:38et bienvenue à tout le monde.
22:39On arrive bientôt
22:40à la fin de ce stream,
22:41il commence à faire fin
22:42mais avant,
22:43il y a quand même
22:44un truc qu'on n'a pas évoqué
22:44qui me semble un peu
22:46fondamental dans la séquence,
22:48c'est donc,
22:49on le rappelle,
22:50discours de politique générale
22:51de François Bayrou
22:51le 8 septembre
22:52devant l'Assemblée Nationale.
22:53Avant la fête de l'UMA,
22:54c'est sympa, merci.
22:55Avant la fête de l'UMA,
22:56c'est vrai,
22:57mais aussi...
22:57Prenez vos places.
22:58Prenez vos places,
22:59achetez vos places,
23:00mais aussi avant le 10 septembre,
23:0310 septembre où il y a
23:04le mouvement
23:04Bloquons tout,
23:05même si on a encore
23:06un peu du mal
23:07à savoir concrètement
23:08ce que ça va représenter,
23:09qui ça va mobiliser,
23:10etc.
23:10Il y a quand même
23:11un événement autour
23:12de cette date
23:13sur les réseaux sociaux,
23:14les différents syndicats
23:16sont en train
23:16de se réunir
23:17pour savoir
23:18comment ils suivent
23:19et ce qu'ils suivent.
23:19Ils vont en parler vendredi.
23:20Voilà, c'est ça.
23:21Donc,
23:21prend le format intersyndical,
23:23il faut le souligner quand même.
23:24C'est-à-dire qu'on retrouve
23:25le format
23:26des manifestations
23:27contre la forme de retraite
23:28pour discuter,
23:29de savoir comment accentuer
23:31le rapport de force
23:31dans la rue,
23:32parce que tu dis,
23:33il y a le 10,
23:34mais il y a aussi
23:34des mobilisations syndicales
23:35qui commencent dès le 2 septembre.
23:36Il y a des grèves
23:37dans la santé notamment,
23:39je crois que ça commence.
23:39Notamment,
23:40il y a des grèves,
23:40alors c'est l'audiovisuel public aussi,
23:41mais voilà,
23:43il y a un bouillonnement social
23:45qui,
23:45la colère sociale
23:46commence à monter
23:47et voilà.
23:47Je t'ai interrompu,
23:48tu avais peut-être une question.
23:50Non, non,
23:50mais effectivement,
23:51il n'y a pas que le 10 septembre,
23:53mais le 10 septembre,
23:53en tout cas,
23:54pose beaucoup de questions,
23:55cristallise beaucoup de choses.
23:56Certains,
23:57certaines commentateurs,
23:58commentatrices
23:58parlent d'un nouveau gilet jaune.
24:00Alors,
24:00c'est vraiment très difficile
24:01puisque ça se passe beaucoup
24:03sur les réseaux sociaux,
24:04dans les boucles de télégramme.
24:05C'est vraiment difficile
24:06d'anticiper
24:07ce qui va se passer,
24:08qui ça mobilise,
24:09etc.
24:09Mais du coup,
24:10première question,
24:11est-ce que François Bayrou
24:13avait ça en tête
24:14quand il a annoncé
24:17le fait d'engager
24:18la responsabilité
24:20de son gouvernement
24:20le 10 septembre ?
24:21Est-ce qu'il s'est dit
24:21OK,
24:22c'est peut-être un moyen
24:22un peu temporisé
24:23de calmer un peu les gens
24:24de dire
24:24oui, oui,
24:25je vous ai écouté,
24:26regardez,
24:26je m'engage moi ?
24:27Première question.
24:28Deuxième question,
24:29comment la gauche
24:30se prépare
24:31au 10 septembre
24:33est-ce que de manière unie
24:35elle dit
24:36oui,
24:36c'est un mouvement,
24:37pas forcément un mouvement
24:38traditionnel,
24:38syndical,
24:39etc.,
24:39appelé par les partis,
24:40mais c'est un mouvement
24:41quand même,
24:41on y va,
24:42est-ce qu'ils sont
24:43un petit peu plus,
24:45est-ce qu'ils attendent
24:45de voir comment ça se passe ?
24:47Voilà,
24:47donc deux questions.
24:48Alors la première question,
24:49c'est que François Bayrou
24:51a fait son,
24:54a mis en scène son départ
24:55pour trois raisons.
24:56La première,
24:57c'est ce qu'a dit
24:58une conseillère
24:59de François Bayrou
25:00ou un conseiller,
25:00je ne sais pas,
25:01en tout cas l'entourage
25:02de François Bayrou
25:03à notre collègue Anthony,
25:05c'est qu'il avait la certitude
25:06de ne pas faire passer
25:07de budget.
25:08Donc à partir de ce moment-là,
25:09c'est-à-dire qu'il avait
25:10la certitude de chuter.
25:11Donc François Bayrou
25:12s'est dit,
25:13comment je chute au mieux ?
25:14Donc,
25:15deuxième option,
25:16c'est je ne veux pas chuter
25:16comme Michel Barnier
25:17après avoir négocié
25:18pendant des semaines
25:18et me faire bazarder
25:19en race campagne
25:20par la Rassemblement nationale
25:20qui m'a baladé.
25:22Voilà,
25:22donc ça il ne voulait pas.
25:23Donc il dit,
25:24je pars pour présenter,
25:25en réalité,
25:26pour préparer une sortie
25:27comme on dit
25:28à la Pierre Mendès France,
25:29j'ai dit la vérité au pays,
25:30maintenant ceux qui sont
25:31responsables du chaos
25:32c'est les autres.
25:32Moi je m'en avais préparé
25:33depuis Pau
25:34ma campagne présidentielle
25:35de 2027.
25:36Et la troisième,
25:37c'est le rapport
25:38au mouvement
25:39Bloquons-Tout.
25:40Évidemment que
25:41François Bayrou
25:42avait ce calendrier en tête,
25:43il lui fallait
25:44poser cette question
25:45parce que lui
25:46il va en faire en grand
25:46un référendum parlementaire
25:47ce discours de politique générale
25:48sur y a-t-il urgence
25:50à résorber la dette
25:50avec les solutions
25:51qu'on propose ?
25:52Ce qui est une fausse question
25:53en rappel
25:53parce que la question
25:54c'est pas comment on résorbe
25:55la dette, c'est pas
25:57est-ce qu'il faut la résorber
25:58ou pas ?
25:59Voilà, exactement.
26:00Et surtout
26:01est-ce qu'on prend aux riches ?
26:02Est-ce qu'on demande
26:02des efforts aux salariés ?
26:05Voilà, ce débat-là.
26:06Et donc cette question-là,
26:08il est obligé
26:09de la poser avant le 10
26:09parce qu'en fait
26:10comme on ne sait pas
26:10si le 10 ou pas
26:11ça va prendre,
26:12lui il ne veut pas
26:12prendre le risque
26:13de voir des millions
26:14de personnes défiler
26:15dans les rues
26:15pour demander,
26:17pas forcément son départ
26:18mais en tout cas
26:18dire qu'il faut
26:19plus de social,
26:20plus de justice sociale,
26:21faire payer les riches, etc.
26:23Donc lui il fait tapis
26:24avant.
26:25pour couper l'herbe
26:26sous le pied
26:26de la mobilisation.
26:27Est-ce que ça va marcher ?
26:28On n'en est pas sûr
26:30parce qu'il pourrait
26:32très bien aussi
26:32les personnes
26:33qui entendent
26:35participer à ce mouvement
26:36se dire
26:37mais en fait
26:37on a obtenu
26:38une première victoire.
26:39C'est un petit peu
26:40d'ailleurs le discours
26:40il me semble
26:42que c'est les insoumis
26:43qui disaient
26:43en gros c'est
26:44un peu grâce à nous
26:46parce qu'on a
26:46fait monter un peu la sauce.
26:48Mais toute la gauche.
26:48Oui, toute la gauche dit
26:49en fait on a poussé,
26:51on a poussé,
26:51on a poussé,
26:52on a fait pression
26:52et grâce à nous
26:54et grâce au moment du septembre
26:55finalement on a obtenu
26:55ce qu'on voulait
26:56le départ de François Bayrou.
26:57Disons qu'en fait
26:57les gens ne sont même pas
26:58encore sortis dans la rue
26:59que le Premier ministre
26:59a déjà dit
27:00je me barre.
27:00Donc en fait
27:01de fait ça motive un peu.
27:03Ce serait compliqué
27:05de...
27:05L'inverse serait
27:07difficilement compréhensible.
27:09Et en fait
27:10le travail aujourd'hui
27:11auquel les syndicats
27:12n'ont pas encore...
27:13La question à laquelle
27:14les syndicats
27:15n'ont pas encore répondu
27:15mais à laquelle
27:16ils vont s'atteler
27:17vendredi
27:18et les partis de gauche
27:19qui ont déjà soutenu
27:20soit très très fort
27:21comme la France Insoumise
27:22qui en fait en réalité
27:23elle veut préempter
27:24la mobilisation
27:25pour adapter
27:26l'agenda
27:26de cette mobilisation
27:27à son propre agenda
27:28c'est-à-dire
27:28c'était un
27:29le départ de Bayrou
27:30et deux
27:30maintenant le mot d'ordre
27:31c'est
27:31la destitution de Macron
27:33d'ailleurs
27:34un sondage est sorti
27:35aujourd'hui
27:36il y en a eu deux
27:37d'ailleurs
27:37pour dire
27:38qui montrent que globalement
27:39les français sont
27:39à la fois favorables
27:40à une dissolution
27:41et à une destitution
27:43des prénoms de la République
27:44sauf chez les macronistes
27:46et de l'autre côté
27:49les socialistes
27:51les communistes
27:51et les écologistes
27:52qui sont en appui
27:53de la mobilisation
27:54tout en essayant
27:54de dire qu'il ne faut pas
27:55que ce soit un défilé
27:56des drapeaux
27:56pour justement permettre
27:57que ce soit une mobilisation
27:58de masse
28:00et accentuer le rapport de force
28:01en tout cas
28:02ça c'est quelque chose
28:02que tout le monde dit à gauche
28:03il faut continuer
28:04d'accentuer le rapport de force
28:05parce que la gauche
28:06elle a toujours obtenu des choses
28:07quand la rue
28:08s'est mobilisée
28:10ils savent que eux
28:10ils n'ont pas
28:11les institutions
28:12ils n'ont pas
28:13les grandes entreprises
28:13ils n'ont pas
28:14les manias de la presse
28:16et donc en fait
28:17le seul moyen de pression
28:18qu'ils ont
28:19c'est le rapport de force
28:20donc institutionnel
28:21capacité de blocage
28:22d'un gouvernement
28:23via la censure
28:23et surtout
28:24les gens qui se mobilisent
28:25donc eux ils ont
28:25tout intérêt
28:26à continuer à pousser
28:27cette mobilisation
28:29d'un point de vue stratégique
28:31pour accentuer
28:31le rapport de force
28:32sur Macron
28:32soit pour qu'il nomme
28:34un premier ministre
28:35de gauche
28:35qui soit davantage
28:37en aspiration
28:37avec les revendications
28:39sociales du mouvement
28:40bloquant tout
28:40soit dans ce cas là
28:42c'est ce sur quoi
28:43parie davantage
28:43les socialistes
28:44quelqu'un de son camp
28:44qui soit capable
28:45de vrais compromis
28:45avec la gauche
28:46et de remettre en cause
28:47la politique macroniste
28:48à commencer par
28:50la constitutionnalité
28:51des aides publiques
28:53voilà
28:53c'est en gros
28:54c'est vers là
28:56qu'ils veulent aller
28:58très bien
28:59écoute ça fait
29:01une demi-heure
29:02qu'on discute
29:02évidemment le chat
29:03c'est charpé
29:04sur les socialistes
29:05et sur Mélenchon
29:05comme d'habitude
29:06on a un chat
29:07qui est comme ça
29:09de toute façon
29:10c'est des choses
29:11extrêmement mouvantes
29:12je pense que
29:12la prochaine échéance
29:14c'est effectivement
29:15vendredi
29:16qu'est-ce qui va
29:17ressortir de l'inter-syndical
29:19tu considères que
29:19François Bayrou
29:20venteur de TF1
29:21c'est pas une et d'accord
29:22non c'est justement
29:23en vrai t'as raison
29:24il va dire la même chose
29:25que depuis trois jours
29:26en vrai il m'a surpris
29:26parce que moi
29:27j'étais convaincu
29:27qu'à la conférence de presse
29:28il y a deux jours
29:29moi je m'étais dit
29:29putain on va se faire chier
29:30on va rien apprendre
29:31je pensais qu'il ferait sauter
29:32les deux jours fériés
29:33basta
29:33oui peut-être
29:34oui je vous ai entendu
29:35machin
29:35les deux jours fériés
29:37mais tout le reste on le garde
29:37et donc il m'a un petit peu surpris
29:39quand au bout de 45 minutes
29:40d'un discours soporifique
29:42il a dit qu'il engageait
29:43la responsabilité
29:43de son gouvernement
29:44donc peut-être
29:44qu'à sa prise de parole
29:46sur TF1
29:46peut-être qu'il va annoncer
29:47une autre quelque chose d'autre
29:48on ne sait jamais
29:49vu ce qu'il a dit hier
29:50il était aux universités d'été
29:51de la CFDT
29:52il a dit qu'il continuera
29:53à se battre comme un chien
29:54pour convaincre
29:55et il veut que les français
29:56mettent la pression
29:57sur leurs représentants
29:58blablabli
29:58donc a priori
29:59il va dire la même chose
30:00sur TF1
30:00donc la vraie échéance
30:01c'est qu'est-ce qui ressort
30:02de l'intersyndicat vendredi
30:04pourquoi pas
30:05qu'est-ce qui ressort
30:05des universités d'été
30:07du PS
30:07ce week-end
30:08oui parce qu'il ne faut pas oublier
30:09que le parti socialiste
30:10est un parti coupé en deux
30:11le parti socialiste
30:12il y a à la fois
30:13la ligne Olivier Faure
30:13qui est majoritaire
30:14mais assez légèrement
30:18qui dit en gros
30:19il faut l'union de la gauche
30:20etc
30:20et en fait
30:21continue à rester ancré
30:22dans la gauche
30:23et puis à l'autre moitié
30:25qui ne pèse pas en réalité
30:26une moitié
30:26parce que Boris Vallaud
30:27il est plus proche
30:28d'Olivier Faure
30:29et il a intégré
30:29la direction d'Olivier Faure
30:30mais en tout cas
30:31l'est le meilleur
30:31Rossignol
30:33où il y a Carole Delga
30:34François Hollande et compagnie
30:35ils sont plutôt
30:37il ne faut pas effrayer
30:39les électeurs de gauche
30:41qui ont voté Macron
30:42faire attention
30:43parce que Mélenchon
30:44est déjà candidat
30:44donc à ce que le vote utile
30:45ne soit pas incarné
30:46par Edouard Philippe
30:47donc avoir une position
30:48beaucoup plus
30:49social-démocrate
30:50voire sociale-libérale
30:52si on va jusqu'à Hollande
30:53et Glucksmann
30:54donc ouais
30:55les universités d'été
30:56du PS
30:59ce week-end
31:00entre jeudi et samedi
31:01on verra les discussions
31:03en interne
31:03Très bien
31:04je pense de toute façon
31:05on refera un point
31:06sur la situation
31:06en début de semaine prochaine
31:09en sachant aussi
31:10qu'on le disait un peu plus tôt
31:11il y a la fête de l'UMA
31:12du 12 au 14
31:1412, 13, 14
31:15on dit
31:15c'est ça
31:15donc en fait
31:16la semaine
31:17c'est juste après
31:18le 8 septembre
31:19c'est juste après le 10 septembre
31:19juste après il y a la fête de l'UMA
31:20ça va effectivement aussi
31:22la fête de l'UMA
31:23est aussi un moment politique
31:24extrêmement fort
31:24c'est la rentrée politique
31:25pour plein de gens
31:27et donc il se passera
31:28pour toute la gauche
31:28en fait il y aura des grands moments
31:29de discussion
31:30il y aura peut-être
31:31des moments de clarification
31:32au contraire des moments
31:33d'union
31:34des unions
31:34il peut se passer plein de choses
31:35donc la fête de l'UMA
31:36sera aussi un moment important
31:37dans cette rentrée sociale et politique
31:39on vous invite encore une fois
31:40à prendre vos places
31:41et à venir nous voir
31:43écouter les concerts
31:44écouter les débats
31:44c'est des moments extrêmement riches
31:46et soutenir le journal
31:47et soutenir le journal
31:49voilà
31:50je vois quelqu'un disait
31:51on s'écharpe pas en débat
31:53mais débattez très bien
31:54tant que c'est respectueux
31:55et constructif
31:55n'hésitez pas
31:57le 10 septembre
31:58encore un coup de l'UMA
31:58pour prouver la fête de l'UMA
32:00alors c'est pas si simple que ça
32:01parce qu'en fait
32:03pour entrer un peu
32:03dans les coulisses du journal
32:04le 8 septembre
32:05avec la potentielle
32:06enfin la probable émission
32:07de François Bayrou
32:08le 17 septembre
32:09nous à la fête de l'UMA
32:10on dit bon bah alors
32:10comment on adapte
32:11la fête de l'UMA comme ça
32:12on peut pas faire un débat
32:13par exemple sur Bayrou
32:14Premier ministre s'il ne l'est plus
32:16suivant ce que donne
32:18le rendez-vous du 10 septembre
32:19pareil
32:19on avait prévu un débat
32:20sur le budget
32:21donc à partir du
32:22voilà il n'existe de fait
32:24plus ce débat sur le budget
32:25même s'il en faudra bien
32:26pour la France
32:27et discuter des solutions budgétaires
32:29notamment pour résorber
32:30le déficit que les macronistes
32:31ont causé
32:31mais voilà ce débat
32:33de fait il est
32:34il est déjà caduque
32:37je sais sortir dans la presse
32:39qu'Éric Lombard
32:40le ministre de l'économie
32:40devait venir
32:41mais a priori
32:41le 12 septembre
32:42Éric Lombard ne sera plus ministre
32:44ou ministre démissionnaire
32:45donc c'est pas
32:46c'est un peu moins
32:48donc peut-être qu'on maintiendra
32:49on sait pas encore
32:49mais en tout cas c'est une phase
32:50de discussion
32:50et non c'est pas nous
32:51qui avons demandé à François Bayrou
32:54de partir
32:54pour faire une promo
32:56de la fête
32:58je vois quelqu'un qui pose une question
32:59sur le programme
33:00alors il me semble que ça sort
33:01dans le magazine
33:02qui sort
33:03demain
33:04le programme de la fête
33:04le programme de la fête
33:05le programme des débats
33:05on est quelques jours aujourd'hui
33:06on est mercredi
33:07donc c'est dans le magazine
33:09l'Humanité magazine
33:09qui sort demain
33:10il n'y aura pas le programme
33:11des débats encore
33:12parce qu'il est en redéfinition
33:14il y aura
33:15en fait il y a
33:17une grosse idée
33:18de ce que ça pourrait être
33:19mais grâce à François Bayrou
33:22il va y avoir des ajustements
33:27vous aurez quand même une idée
33:28en achetant
33:29l'Humanité magazine
33:30demain
33:30dont la une est consacrée
33:31à l'intelligence artificielle
33:32à l'école
33:33d'ailleurs Elisabeth Borne
33:34a annoncé
33:35que là
33:35autre débat
33:36l'intelligence artificielle
33:37elle a annoncé
33:38elle est arrivée à l'école
33:39mais peut-être qu'elle ne sera plus là
33:40pour le mettre en place
33:42voilà
33:43achetez-le
33:43et vous aurez donc
33:45leur série
33:46le supplément
33:47fête de l'humain
33:48il y aura aussi
33:49si vous suivez
33:49les réseaux sociaux
33:51de la fête de l'humanité
33:51de l'humanité aussi
33:52mais de la fête de l'humanité
33:53je pense qu'ils feront aussi
33:54des visuels
33:55du programme
33:56des différents jours
33:57sur leur site internet
33:58il y aura aussi
33:59nous j'imagine
34:00qu'on fera aussi
34:01on rendra aussi compte
34:02de tout ça
34:02dans le journal
34:04sur le site internet
34:05pardon
34:05donc normalement
34:06à partir de demain
34:06il commencera
34:07il y aura les premières infos
34:08mais comme tu le dis Emilio
34:10il y a beaucoup de choses
34:11qui vont changer
34:12et à mon avis
34:13beaucoup de choses
34:13qui changeront
34:14jusqu'au dernier moment
34:15parce que de toute façon
34:15c'est la fête de l'humanité
34:16on est de gauche
34:18donc
34:19voilà
34:19il y a des choses
34:20il y a peut-être un débat
34:21qui va en intervertir
34:21un autre
34:22peut-être un horaire
34:22qui va changer
34:24mais oui
34:24à partir de demain
34:25vous commencerez à avoir
34:26une idée un peu globale
34:26sur les débats politiques
34:27après sur le reste
34:28oui non
34:28sur les concerts
34:29non
34:29sur d'autres discussions
34:31qui sont pas
34:33sur les sujets politiques
34:34par exemple
34:35je ne crois pas spoiler
34:37je ne crois pas
34:37que je me fasse engueuler
34:38si je dis qu'il y aura
34:39un moment sur les municipales
34:41ou
34:42c'est ça
34:43non
34:44ou quelque chose
34:44ça va pas
34:45non
34:45pas de scoop
34:46pas de scoop
34:47voilà
34:48il y aura un débat
34:49sur l'écologie
34:50après une année de recul
34:52à priori
34:53ça
34:54ça ne bougera pas
34:55c'est ça