- il y a 8 heures
La défense de la Macronie, selon laquelle le « dérapage » des comptes publics en 2024 était imprévisible, se voit totalement remise en cause par la révélation d'un courrier secret adressé à l'Elysée par Bruno Le Maire, en avril 2024, alors ministre de l'Économie. Décryptage avec Anthony Cortes, journaliste politique à l'Humanité, et le streamer RiboDansLaSauce.
0:00 Introduction
5:11 La lettre de Bruno Le Maire (react C dans l'air)
41:30 Réaction des soutiens de Macron
54:08 Réaction de la gauche
01:08:14 Réaction de Le pen
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NewsTranscription
00:00:00Bruno Le Maire règle ses comptes avec la Macronie.
00:00:03Alors l'autre fois on a fait une émission, on parlait de Manuel Valls, c'était déjà
00:00:05Manuel Valls règle ses comptes avec la Macronie.
00:00:07Comme quoi il y a un pattern, dès qu'il y a des gens qui sont passés chez Macron,
00:00:11dans l'écurie Macron, et qui s'en éloignent, leur premier réflexe,
00:00:15le premier truc qu'ils font, c'est régler leur compte quoi.
00:00:19Régler leur compte.
00:00:20Peut-être qu'il y a un problème de l'ordre du structurel dans la Macronie.
00:00:23Et donc là c'est Bruno Le Maire cette fois-ci qui révèle qu'il avait écrit une lettre fin
00:00:272023,
00:00:27en fait il aurait même écrit deux lettres apparemment, fin 2023 pour prévenir
00:00:31Emmanuel Macron que leur budget en fait c'était de la merde quoi.
00:00:35Que leur budget était pourri et que en fait les prévisions économiques,
00:00:37notamment les prévisions de croissance sur lesquelles ils tablaient pour faire le budget 2024,
00:00:42et bien elles étaient foireuses quoi.
00:00:44Et qu'il y aurait moins de croissance que prévu et que du coup le déficit allait être
00:00:47beaucoup plus élevé que prévu.
00:00:49Et d'ailleurs c'est ce qui s'est passé, ce qui donne un peu raison à Bruno Le Maire
00:00:51même si on va détricoter un petit peu toute cette affaire.
00:00:53Et effectivement, à peu près au moment des européennes, à peu près au moment de la dissolution,
00:00:58le gouvernement s'était prononcé en disant
00:01:00ah oui effectivement là il y a un gros gros problème de déficit.
00:01:02Et toute cette séquence budgétaire dans laquelle on est depuis la dissolution finalement
00:01:06va dire on a un problème de déficit, là c'est plus possible,
00:01:08il faut faire une crise d'austérité sans précédent,
00:01:10parce que là au niveau du budget, au niveau du déficit, c'est la merde.
00:01:13En fait ça a commencé à peu près à ce moment-là.
00:01:15Et donc du coup c'est un événement qui est quand même assez majeur
00:01:17dans l'histoire très récente de la politique budgétaire en France.
00:01:21Et donc du coup Bruno Le Maire revient, là il était assez dans l'air,
00:01:25faire des révélations sur cette lettre qu'il leur a envoyée.
00:01:27Il aurait alerté la Macronie qu'ils allaient droit dans le mur
00:01:30et il n'a pas été écouté par Macron.
00:01:32Sauf que le problème c'est que quand même Bruno Le Maire a été ministre de l'économie
00:01:34pendant 7 ans, donc est-ce que ce ne serait pas une manière
00:01:36de tenter de se dédouaner de sa responsabilité dans toute cette histoire ?
00:01:40La question est posée, en tout cas c'est de ça qu'on va réfléchir aujourd'hui.
00:01:43Oui c'est ça, en fait il a voulu se défaire d'une étiquette
00:01:45qui commence à le gratter un peu trop,
00:01:47c'est cette fameuse étiquette de l'homme aux mille milliards de dettes.
00:01:51Un milliard c'est mille fois un million,
00:01:53donc mille milliards c'est mille fois mille fois un million,
00:01:56c'est à peu près le nombre d'étoiles dans le système solaire.
00:01:59Petite précision, tu peux reprendre.
00:02:00Vous voyez à quel point Bruno coûte cher.
00:02:02Mais voilà, il n'a pas plus de cette étiquette-là qu'on peut lui mettre,
00:02:08du côté de l'opposition évidemment en particulier,
00:02:10mais aussi du côté de la Macronie,
00:02:11parce que la Macronie se sert aussi de Bruno Le Maire
00:02:15comme d'un paratonnerre si on veut,
00:02:19pour essayer d'épargner...
00:02:20Bouc émissaire, c'est le nom.
00:02:21Bouc émissaire, pour essayer d'épargner Emmanuel Macron,
00:02:23mais aussi toute la responsabilité de toute la chaîne en fait,
00:02:26de la responsabilité collective de l'ensemble de la Macronie,
00:02:29de l'ensemble de ses projets, de ses budgets, etc.
00:02:32Et donc voilà, là il part dans une espèce d'opération réhabilitation
00:02:36avec l'aide de Cédan Lair qui le reçoit.
00:02:40Voilà, on va voir la séquence.
00:02:42Oui, on a deux extraits de Cédan Lair.
00:02:44C'est intéressant de voir à quel point ça fait l'actu
00:02:47alors qu'Éric Coquerel était au courant,
00:02:49il y en avait déjà parlé,
00:02:51enfin il y avait tout un ensemble de...
00:02:52Éric Coquerel, député LFI et président de la commission des finances
00:02:55depuis 2022.
00:02:55Oui, tu fais bien de replacer dans le contexte.
00:02:58C'est vrai que c'était à peu près connu,
00:03:00sauf que là, Bruno Le Maire a essayé de créer l'événement
00:03:03autour de toute cette question-là pour se dédouaner.
00:03:06Et puis aussi, il faut dire que comme Manuel Valls,
00:03:07il doit ne pas avoir totalement avalé le précédent remaniement.
00:03:11Et oui.
00:03:11Voilà, parce qu'on le disait en tout début d'émission,
00:03:14mais c'est le ministre le plus éphémère de la Ve République,
00:03:17il a duré un jour, tu disais...
00:03:19En moins, 14 heures.
00:03:2014 heures, oui, voilà.
00:03:22Et donc, forcément, il y a une volonté de régler ses comptes
00:03:24et de sauver son honneur, de sauver son égo.
00:03:26Parce que ce qu'on ne dira jamais assez,
00:03:27c'est que la Macronie, même si c'est des coquilles vides politiques,
00:03:30c'est souvent d'immenses égaux qu'il faut sauver.
00:03:33Et puis en plus, on n'est pas loin de 2027,
00:03:34alors on ne sait jamais.
00:03:35On ne sait jamais si Bruno...
00:03:37Bruno Le Maire avait des ambitions de prévidence présidentielle.
00:03:40En 2017, il a participé à la primaire de la droite.
00:03:43Bon, il a perdu...
00:03:44Il a fait 2%.
00:03:45Il a bien, bien, bien perdu.
00:03:46Il a fait à peu près le même score que Anne Hidalgo en 2022, finalement.
00:03:49Et donc, vous vous en souvenez, c'est François Fillon,
00:03:52malgré les scandales, qui est devenu le candidat LR.
00:03:53Donc, il y a peut-être un univers parallèle,
00:03:55pas s'y éloigné d'une autre,
00:03:56où Bruno Le Maire aurait gagné la primaire,
00:03:58il n'aurait pas eu de scandale à la François Fillon,
00:04:00il ne saurait pas laisser la place à un Macron pour émerger,
00:04:03et peut-être il aurait pu être président de la République.
00:04:04En tout cas, une chose est sûre,
00:04:05c'est qu'il avait des ambitions présidentielles à un moment donné.
00:04:07C'est un homme d'ambition.
00:04:09Et même, il a un profil assez présidentiable, finalement, sur le papier,
00:04:13puisque, vraiment, c'est le technocrate classique,
00:04:15a été parachuté dans une circonscription, etc.
00:04:18Il a vraiment le profil pour être ministre,
00:04:19voire premier ministre, voire même peut-être président,
00:04:22effectivement, pour un homme de cette carrure politique,
00:04:24finalement, et une carrure tout court,
00:04:25parce qu'il est assez grand, Bruno Le Maire.
00:04:28Il faut laver son honneur.
00:04:29Peut-être pour préparer la suite de sa carrière,
00:04:30mais un minima pour laver son honneur.
00:04:31Et là, c'est ce qu'il est en train d'essayer de faire,
00:04:33même si, bon, ne soyons pas dupes,
00:04:35la politique économique de Macron,
00:04:37en tant que ministre de l'économie de Hollande,
00:04:39la politique économique de Macron,
00:04:40en tant que président de la République,
00:04:41et la politique économique de Bruno Le Maire,
00:04:44tout ça, c'est un petit peu pareil, au final.
00:04:46Donc, bon, tout ça,
00:04:48ça reste un petit peu de la guerre d'égo.
00:04:49C'est très politicien comme démarche.
00:04:51Mais c'est intéressant,
00:04:52parce que ça peut nous permettre de revenir un petit peu
00:04:54et d'inscrire sur le temps long,
00:04:55la politique budgétaire de Macron,
00:04:56et voir que toutes les discussions qu'on a actuellement
00:04:59sur le déficit, etc., etc.,
00:05:01ça ne date pas d'hier,
00:05:02et tout ça s'inscrit dans une politique économique
00:05:04qui existe depuis au moins 2017 sous Macron,
00:05:06mais même, on peut remonter jusqu'à 2015-2016,
00:05:08à l'époque où il était ministre de l'économie.
00:05:10C'est vrai.
00:05:11Du coup, on va regarder la fameuse séquence,
00:05:13parce que, vous l'avez peut-être vu,
00:05:16mais c'est, en gros, Bruno Le Maire est invité de Caroline Roux.
00:05:19Elle le cuisine, même si, bon,
00:05:21je crois que la séquence entière dure 50 minutes.
00:05:24C'est une interview un peu fleuve.
00:05:25C'est un thinkerview, le bordel.
00:05:28C'est ça.
00:05:28Et donc, on va voir,
00:05:29il explique un petit peu tout ça.
00:05:33C'est assez, comment dire,
00:05:35pas drôle, mais en tout cas,
00:05:36c'est un peu cynique de le voir
00:05:37un peu comme un lanceur d'alerte.
00:05:38On a un peu l'impression de regarder
00:05:40un complément d'enquête avec Bruno Le Maire
00:05:41qui arrive avec les documents.
00:05:44Donc, vous allez voir,
00:05:45je pense que c'est hyper intéressant à analyser
00:05:46comme séquence en termes de communication politique.
00:05:48Tout à fait.
00:05:48Alors, juste avant de voir
00:05:49la petite interview de Bruno Le Maire Facecam,
00:05:51d'ailleurs, très beau travail
00:05:52de la direction de la photographie,
00:05:54je ne sais pas qu'il bosse assez dans l'air,
00:05:55mais l'image est très, très belle.
00:05:57Bruno Le Maire mise en valeur,
00:05:58c'est très bien.
00:05:59Mais avant, on va regarder,
00:06:01c'est toujours dans l'air
00:06:02qu'il avait fait un genre de petit résumé
00:06:04de ce qui s'est passé.
00:06:04Donc, avant de voir la justification
00:06:06de notre cher Bruno,
00:06:08on va regarder déjà le petit résumé.
00:06:10On va essayer de ne pas faire pause
00:06:11toutes les 10 secondes
00:06:12parce que ça dure quand même un peu 3 minutes 54.
00:06:13On ne fera pause vraiment
00:06:14que si on a quelque chose d'important à dire.
00:06:16Voilà. D'ailleurs, la souris au milieu,
00:06:17n'hésite pas si jamais tu veux en dire.
00:06:19Hop là.
00:06:20Bruno Le Maire est convoqué
00:06:21une première fois par le Sénat,
00:06:23le 30 mai 2024,
00:06:25pour rendre des comptes.
00:06:26Nous arrivons au début de notre mission.
00:06:28Alors, juste pour replacer dans le contexte,
00:06:30là, on parle du budget 2024.
00:06:31Donc, c'est des fins...
00:06:32En gros, le budget,
00:06:33on le fait à la fin de l'année
00:06:34pour l'année suivante.
00:06:34Donc, la fameuse lettre
00:06:36qu'il a envoyée,
00:06:37c'était fin 2023
00:06:38par rapport au budget 2024.
00:06:40Ensuite, ça a été mis sous le tapis,
00:06:41tout ce dérapage budgétaire.
00:06:42Et c'est après les européennes seulement.
00:06:44Et la question des européennes
00:06:45joue évidemment là-dedans.
00:06:46Après les européennes seulement,
00:06:47que le problème a ressurgi,
00:06:49le problème du déficit,
00:06:50le dérapage budgétaire.
00:06:51Et donc, c'est pour ça
00:06:51que là, on est mi-2024
00:06:53et que la commission d'enquête
00:06:54n'a été que mi-2024.
00:06:55Voilà.
00:06:56Ça va vous replacer un peu
00:06:57en termes de temporalité,
00:06:58que ce soit clair.
00:06:59Les accusations qui ont pu être formulées
00:07:02comme quoi j'aurais délibérément
00:07:05dissimulé au Parlement
00:07:05des informations
00:07:06qui étaient à ma disposition
00:07:08sont graves, infondées.
00:07:11Vous aviez pourtant des documents
00:07:13de votre administration
00:07:15qui vous invitez,
00:07:16non seulement une grande prudence,
00:07:18parce que ce n'est pas
00:07:19l'épaisseur du trait,
00:07:2035 milliards.
00:07:21Ce n'est pas l'épaisseur du trait.
00:07:23À cet instant,
00:07:25le ministre jure encore
00:07:26que la situation est sous contrôle.
00:07:28« Toutes les décisions nécessaires
00:07:31ont été prises en temps utile
00:07:33pour corriger les conséquences
00:07:35de recettes fiscales
00:07:37moins élevées que prévues. »
00:07:39« Il y a eu objectivement
00:07:41un exercice de dissimulation.
00:07:43On ne nous dit pas tout.
00:07:46Sauf qu'à la fin,
00:07:47qu'est-ce qui se passe ?
00:07:49C'est les Français qui payent. »
00:07:53Ce que Bruno Le Maire
00:07:54n'a pas dit ce jour-là
00:07:55au sénateur,
00:07:56c'est qu'il a déjà informé
00:07:57en secret le président
00:07:59de la République
00:08:00du dérapage incontrôlé
00:08:02des finances publiques.
00:08:08« Il l'écrit dans une lettre
00:08:11du 6 avril 2024
00:08:12que nous dévoilons
00:08:14en exclusivité.
00:08:16Son contenu est explosif. »
00:08:20« Secret.
00:08:216 avril 2024. »
00:08:23Je suis obligé de couper
00:08:23parce que c'est quand même marrant
00:08:25avec la mise en scène
00:08:25assez spectaculaire
00:08:27de ses dans l'air,
00:08:27la musique.
00:08:28C'est très bien produit par ailleurs.
00:08:30Mais c'est vraiment
00:08:31en mode la lettre ultra secrète
00:08:33du lanceur d'alerte Bruno Le Maire.
00:08:36On a l'impression
00:08:36qu'on parle de Wikileaks
00:08:37et de Julien Assange.
00:08:38Alors qu'on parle
00:08:38de ce bon vieux Bruno Le Maire
00:08:40qui était ministre de l'économie
00:08:41pendant 7 ans.
00:08:42Je trouve ça assez formidable.
00:08:44« Je n'ai pas compris
00:08:44pourquoi le fond de billet,
00:08:46la note de Bercy. »
00:08:48« Ce n'est pas le filigrane
00:08:49pour dire que c'est
00:08:49un courrier officiel de Bercy ? »
00:08:51« Je ne sais pas. »
00:08:51« C'est un billet de vin. »
00:08:53« Ah oui, non,
00:08:53c'est un billet de vin. »
00:08:54« Je ne sais pas. »
00:08:55« C'est le rabillage. »
00:08:58« Secret. »
00:09:006 avril 2024.
00:09:01Note pour le président de la République.
00:09:04La chute des recettes fiscales
00:09:06en 2023
00:09:06a porté notre déficit
00:09:08à 5,5%
00:09:10au lieu des 4,9% attendus.
00:09:13Les 10 milliards d'euros
00:09:14d'économies du décret d'annulation
00:09:16doivent être rigoureusement
00:09:18exécutés à l'euro près.
00:09:21Nous devons enfin dégager
00:09:2215 milliards d'économies
00:09:23supplémentaires en 2024.
00:09:29Bruno Le Maire,
00:09:30en gros,
00:09:30ce qu'il dit dans cette lettre,
00:09:31c'est « la situation
00:09:32est hors de contrôle. »
00:09:34Donc, il valide le fait
00:09:35que ce qu'il a dit
00:09:36le 18 février
00:09:37à la télévision,
00:09:39« on va quand même y arriver
00:09:40en gelant 10 milliards de crédits. »
00:09:43Le 6 avril,
00:09:44il sait que ça ne marche pas.
00:09:45Ce n'est pas suffisant.
00:09:48Bruno Le Maire...
00:09:49Si je me souviens bien,
00:09:51il avait dit
00:09:51« on fait 10 milliards maintenant,
00:09:52mais il va falloir y aller
00:09:53encore plus par la suite. »
00:09:54Déjà, à l'époque,
00:09:55il l'avait un peu dit.
00:09:55Oui, c'était ça.
00:09:57Au final, ça va,
00:09:58Bruno Le Maire s'en sert.
00:09:59Good guy Le Maire.
00:10:00Je sais qu'à ce moment-là,
00:10:02il avait commencé à se prononcer,
00:10:04mais c'était plus
00:10:04comme politique
00:10:05en tant que ministre de l'économie.
00:10:06C'était un peu son avis personnel.
00:10:08Mais lui, il commençait déjà
00:10:08à dire « à l'État-providence,
00:10:10ça va être fini.
00:10:11Le modèle social est intenable.
00:10:12Il l'a dit à demi-mot,
00:10:13il va falloir commencer
00:10:13à privatiser un peu la sécu
00:10:15parce que là,
00:10:15ce n'est pas possible
00:10:15en termes de déficit. »
00:10:16Oui, c'est ça.
00:10:17L'homme de droit de Bruno Le Maire
00:10:19a été relativement plus sincère
00:10:21que certains autres
00:10:21déjà à ce moment-là.
00:10:22En vrai,
00:10:23l'honnêteté intellectuelle
00:10:23me pousse à le dire.
00:10:24Mais en tout cas,
00:10:25c'est clair qu'il a lancé
00:10:25une vague d'austérité à venir
00:10:27ensuite.
00:10:27C'est ce que tu sais.
00:10:28C'est clair.
00:10:29Après, François Bayrou,
00:10:30bien plus tard,
00:10:31a voulu se montrer
00:10:31comme le garant
00:10:33du « sérieux »
00:10:34entre guillemets budgétaire
00:10:35avec tous les guillemets
00:10:36possibles et imaginables.
00:10:38Mais voilà,
00:10:39il ne voulait pas se contenter
00:10:40que de 10 milliards.
00:10:41Donc, en fait,
00:10:41le témoignage de la personne
00:10:43que je ne connais pas
00:10:44est tronqué.
00:10:45Elle oublie cet élément-là
00:10:46qui est assez important aussi.
00:10:47Bon, après,
00:10:47on ne dit pas ça juste
00:10:48pour défendre Bruno Le Maire
00:10:49mais c'est vraiment là.
00:10:49Pour essayer de bien rappeler
00:10:50l'histoire dans son intégralité
00:10:51parce que là,
00:10:52on remonte un peu en arrière
00:10:53puis c'est des trucs,
00:10:54je sais que la politique budgétaire,
00:10:55certains,
00:10:55ça vous soule peut-être
00:10:56un petit peu
00:10:57ou en tout cas,
00:10:57c'est un petit peu technique.
00:10:58Donc là, voilà,
00:10:58il y a eu le budget 2024
00:11:00mais au début 2024,
00:11:01il y a eu un projet
00:11:02de loi de financement
00:11:03rectificatif
00:11:04qui a dit
00:11:04on va rééconomiser 10 milliards
00:11:05parce que là,
00:11:06le compte n'y est pas
00:11:06et le but,
00:11:08ça serait de rééconomiser
00:11:09encore plus de milliards
00:11:10par la suite
00:11:10et ça,
00:11:11on en parlera après
00:11:11mais d'ailleurs,
00:11:12c'est tout le temps
00:11:12la même solution
00:11:13pour combler le déficit,
00:11:15réduire les dépenses
00:11:15alors qu'ils auraient
00:11:16très bien pu taxer les riches
00:11:17à hauteur de 10 milliards.
00:11:18C'est hors de propos
00:11:18pour toute cette petite bande-là
00:11:20et ça,
00:11:20on en parlera un petit peu plus
00:11:21après, je pense.
00:11:23Pressant qu'en dissimulant
00:11:24la vérité aux Français,
00:11:26l'exécutif pourrait être accusé
00:11:28d'un scandale d'État.
00:11:33Nous risquons de nous faire accuser
00:11:35de cacher notre copie
00:11:36et des économies douloureuses
00:11:38pour le lendemain
00:11:38des élections européennes.
00:11:41Le flou sur le calendrier
00:11:43et la nature
00:11:43des économies nécessaires
00:11:44sera mis à notre débit.
00:11:46Il entretiendra le soupçon
00:11:48sur nos intentions.
00:11:50Nous ouvrirons immédiatement
00:11:52un contentieux
00:11:52avec toutes les oppositions
00:11:54qui feront bloc contre nous
00:11:55et nous accuseront
00:11:56d'insincérité.
00:11:58L'avenir lui a donné raison.
00:12:00L'avenir lui a donné raison
00:12:01parce que là,
00:12:02on le verra après,
00:12:02mais que ce soit le RN
00:12:03ou la gauche,
00:12:06la gauche sauf le PS.
00:12:08Effectivement,
00:12:09ils sont un petit peu
00:12:09accusés d'insincérité.
00:12:11À raison, j'ai envie de dire.
00:12:12Mais c'est là qu'on voit
00:12:13toute l'expérience,
00:12:14je dirais,
00:12:15de Bruno Le Maire aussi.
00:12:16C'est un vieux loup de la politique.
00:12:17On ne peut pas imaginer
00:12:18qu'il rédige cette lettre
00:12:20sans se dire
00:12:21qu'il se couvre aussi
00:12:22pour les mois
00:12:23et les années à venir.
00:12:24Il sait très bien
00:12:25qu'il a cette carte de joker
00:12:25un petit peu à dégainer
00:12:26en se disant
00:12:28que je vois bien
00:12:28que ça va déraper
00:12:29dans tous les cas.
00:12:31Emmanuel Macron est dans le déni
00:12:32parce que les élections européennes
00:12:33arrivent.
00:12:34Il n'imagine pas
00:12:34qu'il y aura une dissolution après.
00:12:36Mais malgré tout,
00:12:37on sent bien
00:12:38qu'il se couvre aussi
00:12:39parce que là,
00:12:40il y a ces propos-là.
00:12:42Donc en fait,
00:12:42on va ouvrir un compte en cieux.
00:12:45On va le retenir contre nous.
00:12:46Ça va être notre bilan, etc.
00:12:48Et il a une autre phrase
00:12:49que j'ai notée.
00:12:50Oui, il dit
00:12:50toute stratégie d'évitement,
00:12:52il voit l'échec.
00:12:52Il dit ça aussi
00:12:53dans cette lettre.
00:12:55Donc en fait,
00:12:55il y a aussi la volonté
00:12:56de se montrer comme
00:12:57regardez, je suis encore une fois
00:12:59un lanceur d'alerte.
00:13:00Moi-même,
00:13:01j'en ai eu conscience.
00:13:02Je l'ai su.
00:13:02Je n'avais pas le pouvoir suffisant.
00:13:04Donc pourquoi pas
00:13:04me donner plus de pouvoir
00:13:05à l'avenir,
00:13:06notamment par une présidentielle
00:13:07pour renouer
00:13:09avec le sérieux,
00:13:11entre guillemets,
00:13:11encore une fois,
00:13:12budgétaire.
00:13:13Donc c'est une manœuvre politique,
00:13:14je dirais,
00:13:15de Bruno Le Maire
00:13:15qui est complètement réfléchie
00:13:16à l'époque où il l'écrit
00:13:17mais aussi maintenant
00:13:18où il la partage.
00:13:19Sachant que ce n'est pas le seul
00:13:20en réalité à avoir commencé
00:13:21à lancer l'alerte.
00:13:21Par exemple,
00:13:22il y a le Haut Conseil
00:13:22aux finances publiques
00:13:23dont c'est littéralement
00:13:24le métier d'écrire un rapport
00:13:25pour juger du réalisme
00:13:27des prévisions du gouvernement.
00:13:28C'est littéralement
00:13:29le but du Haut Conseil
00:13:30aux finances publiques.
00:13:30D'ailleurs,
00:13:31j'ai un ami
00:13:32qui travaille pour le Haut Conseil
00:13:33des finances publiques
00:13:34avec qui j'ai discuté
00:13:34de tout ça.
00:13:35Juste avant la révélation
00:13:36de cette lettre-là,
00:13:36il m'en a reparlé.
00:13:38Il m'en avait reparlé
00:13:38de cette histoire-là.
00:13:39Moi, je voulais plus parler
00:13:39du budget,
00:13:40la taxe Zuckman avec lui,
00:13:41etc.
00:13:42Mais direct,
00:13:43il m'a reparlé
00:13:43du truc de 2024
00:13:44qui était en mode genre
00:13:44« Tu te souviens
00:13:45de cette histoire ?
00:13:46Nous, typiquement,
00:13:46on avait alarmé. »
00:13:48Pierre Moscovici
00:13:49a à peu près alarmé
00:13:50de la même manière
00:13:50que Bruno Le Maire.
00:13:51Le Haut Conseil
00:13:52aux finances publiques
00:13:52a fait un rapport
00:13:53qui disait
00:13:54« A priori,
00:13:55il y aura plus de déficit
00:13:55et moins de croissance
00:13:56que prévu. »
00:13:57On en parlera aussi après.
00:13:58Éric Coquret,
00:13:59le président de la commission
00:13:59des finances à l'époque,
00:14:01disait la même chose.
00:14:01Et même Jean-Philippe Tanguy,
00:14:04je ne sais pas
00:14:04si je vais faire l'imitation,
00:14:05si ça part tout seul,
00:14:06je la ferai,
00:14:06mais même Jean-Philippe Tanguy
00:14:08avait alerté en disant
00:14:09en 2023,
00:14:11ça a mal fini
00:14:11cette histoire,
00:14:12vous nous avez menti,
00:14:13vous faites n'importe quoi.
00:14:14Donc en vérité,
00:14:15c'était un secret
00:14:16de polichinelle dans le milieu.
00:14:17Donc là,
00:14:17que ce soit Bruno Le Maire,
00:14:18ministre de l'économie
00:14:19et de l'époque
00:14:19qui a lancé l'alerte,
00:14:20vous étiez 4 ou 5
00:14:21à lancer l'alerte.
00:14:22Et même quand on était
00:14:23de gauche
00:14:23et qu'on suivait ça
00:14:24un petit peu de loin,
00:14:25il y avait des articles
00:14:26dans la presse de gauche
00:14:27qui en parlaient déjà.
00:14:28Donc Bruno Le Maire,
00:14:29tu es bien mignon,
00:14:30soutien extrêmement critique
00:14:31au fait que tu t'en prends
00:14:32à la Macronie,
00:14:33mais bon,
00:14:34reste à ta place quand même.
00:14:357 ans à Bercy.
00:14:36Voilà,
00:14:36petit rappel.
00:14:42On parle de Jean-Philippe Tanguy
00:14:43et Bruno Le Maire.
00:14:44Donc pour ceux qui suivent
00:14:44ma chaîne depuis longtemps,
00:14:45effectivement,
00:14:45là je suis dans mon élément.
00:14:47C'est parfait.
00:14:48Nous sommes quand même
00:14:49deux mois avant
00:14:50les élections européennes.
00:14:51Il y a un risque constitutionnel
00:14:54que les oppositions,
00:14:55les députés,
00:14:57accusent le gouvernement
00:14:58d'avoir caché sa copie.
00:15:00Je le mets entre guillemets.
00:15:01Caché sa copie.
00:15:02Il lui dit de toute manière
00:15:04la situation,
00:15:06elle va éclater au grand jour.
00:15:09Bruno Le Maire conclut
00:15:11avec ces quelques mots
00:15:12écrits à la main,
00:15:13comme une dernière
00:15:14mise en garde au président.
00:15:19Notre intérêt politique
00:15:21est de garder l'esprit
00:15:22d'audace et de courage
00:15:23qui est à marque de fabrique.
00:15:24Toute stratégie d'évitement
00:15:26est vouée à l'échec
00:15:27avec ma fidèle amitié,
00:15:29Bruno Le Maire.
00:15:31L'esprit d'audace et de courage.
00:15:35Malgré l'avertissement...
00:15:36Ça, c'est un conseil des ministres.
00:15:37On voit Emmanuel Macron
00:15:38qui est juste là,
00:15:39Bruno Le Maire,
00:15:40fidèle bras droit.
00:15:41Là, on voit Elisabeth Borne.
00:15:41C'était au moment
00:15:42du gouvernement Attal ?
00:15:44Ou celui d'avant ?
00:15:45Je ne me souviens plus.
00:15:46Si, c'était le gouvernement Attal
00:15:47à partir de 2023.
00:15:50Bonne question.
00:15:51Si, c'était le gouvernement Attal.
00:15:52J'en suis quasiment sûr.
00:15:53Je sais qu'après l'affaire Naël,
00:15:55il y a Gabriel Attal
00:15:55qui a été nommé
00:15:56jusqu'à la dissolution.
00:15:57C'était le gouvernement Attal.
00:15:58Conseil des ministres
00:15:59de cette époque.
00:16:01Souvenir, souvenir.
00:16:02C'est Sébastien Lecornu,
00:16:03il me semble.
00:16:04Oui, je crois.
00:16:05Sébastien Lecornu,
00:16:06Elisabeth Borne.
00:16:08Il y en a 2-3
00:16:08qui sont encore là
00:16:09au gouvernement.
00:16:10Ça rappelle les souvenirs
00:16:11mais ça rappelle aussi le présent.
00:16:14Le président Macron
00:16:15n'a jamais suivi
00:16:16les recommandations
00:16:17de son ministre.
00:16:21OK.
00:16:23Emmanuel Macron
00:16:23n'a jamais suivi
00:16:24les recommandations
00:16:25de son ministre.
00:16:25Non, il n'a pas non plus
00:16:26suivi les recommandations
00:16:27dues aux conseils
00:16:28aux finances publiques
00:16:29ni d'importe qui.
00:16:30Macron a décidé
00:16:31d'en faire qu'à sa tête.
00:16:32Donc la question
00:16:32qui se pose effectivement,
00:16:33c'est est-ce qu'il voulait
00:16:34faire ça pour cacher
00:16:37son mauvais bilan
00:16:38par rapport aux européennes ?
00:16:41Clairement, oui.
00:16:41Je pense que l'échéance
00:16:43rapprochée des élections européennes
00:16:45a fait que...
00:16:46En tout cas,
00:16:46a fait le jeu
00:16:47de l'inaction.
00:16:48Il ne fallait pas forcément
00:16:49trop bouger.
00:16:50Il ne fallait pas non plus
00:16:50montrer clairement
00:16:52qu'un dérapage
00:16:53allait arriver.
00:16:56Après, ce qui a renforcé
00:16:58ce dérapage-là,
00:16:59c'est évidemment
00:16:59l'instabilité politique aussi
00:17:02qui a été provoquée
00:17:03par la dissolution ensuite.
00:17:05Mais c'est vrai
00:17:05qu'à ce moment-là,
00:17:06oui, en tout cas,
00:17:06il y a une volonté
00:17:07d'Emmanuel Macron
00:17:07de mettre ça un peu
00:17:08sous le tapis.
00:17:09On le traitera
00:17:09un petit peu plus tard.
00:17:11D'autant que tout le crédit...
00:17:13Je mets encore une fois
00:17:14plein de guillemets.
00:17:15Vraiment,
00:17:15j'utilise les guillemets
00:17:16très souvent,
00:17:16mais tout le crédit politique
00:17:18d'Emmanuel Macron,
00:17:19en particulier à droite,
00:17:20c'est de se montrer
00:17:21un petit peu comme
00:17:22le père de l'austérité
00:17:23et donc d'une responsabilité
00:17:25d'un salaire budgétaire,
00:17:26etc.
00:17:27Qui assume l'impopularité
00:17:27auprès des Français
00:17:28si c'est pour sauver l'économie.
00:17:30C'est ça.
00:17:30Donc là,
00:17:31de voir qu'il y a un dérapage,
00:17:32alors que ces troupes
00:17:33sont censées
00:17:34en train de montrer,
00:17:35en particulier la gauche,
00:17:36comme le camp
00:17:37qui veut cramer la caisse.
00:17:38Je crois que c'était
00:17:39une expression
00:17:39qui avait été utilisée,
00:17:40je ne sais plus,
00:17:41par quel député.
00:17:41Ok, ouais, possible.
00:17:42Je ne sais plus.
00:17:45Mais du coup,
00:17:45il y aurait une contradiction,
00:17:46évidemment,
00:17:48alors que, voilà,
00:17:48on était juste avant
00:17:49les élections européennes
00:17:50et le RN était déjà
00:17:51donné largement en favori.
00:17:53La gauche était
00:17:55en pleine désunance,
00:17:58mais en pleine désunion.
00:17:59C'était les européennes,
00:18:00c'était le moment
00:18:01où la gauche était
00:18:01peut-être le plus désunie
00:18:02de l'histoire,
00:18:03enfin, pas de France,
00:18:04mais de l'histoire récente.
00:18:05Parce que c'était le moment
00:18:05où vraiment que ça
00:18:06se tapait sur la gueule.
00:18:08Pour les européennes,
00:18:09il y avait zéro union.
00:18:10En plus,
00:18:10c'était pas très très longtemps
00:18:12après le 7 octobre.
00:18:13Alors du coup,
00:18:14les procès en antisémitisme
00:18:16par rapport à LFI,
00:18:17ça y allait aussi à un max,
00:18:19sachant qu'en plus,
00:18:19c'était les européennes,
00:18:20donc ça parlait un petit peu
00:18:20plus d'international
00:18:21que d'habitude.
00:18:22Donc c'était peut-être
00:18:23les moments où ça s'est
00:18:23plus envoyé de fion, quoi,
00:18:26les différents partis
00:18:27de la gauche aux européennes.
00:18:28C'est aussi pour ça
00:18:28que Macron s'est dit
00:18:29si je dissous,
00:18:30il n'y aura plus de gauche,
00:18:31je remplace la gauche
00:18:32par le RN,
00:18:33mais peut-être je peux
00:18:33aller grappiller
00:18:33une majorité absolue.
00:18:35Et en plus, du coup,
00:18:37je ne sais pas,
00:18:37c'est peut-être une manière
00:18:38de noyer le poisson aussi
00:18:39par rapport à ce fameux
00:18:39déficit budgétaire.
00:18:41En tout cas,
00:18:41ça n'a pas marché
00:18:41et Macron vraiment
00:18:43move très très pourri
00:18:44parce qu'il y a
00:18:44un gros problème de déficit.
00:18:45Il décide de dissoudre
00:18:46l'Assemblée nationale
00:18:47à ce moment-là
00:18:47et du coup, après,
00:18:48il n'y a plus de majorité
00:18:49du tout.
00:18:50Avant, il avait plus ou moins
00:18:51une majorité absolue,
00:18:51lui plus LR,
00:18:52et si c'était pour faire
00:18:53une cure d'austérité,
00:18:55ils auraient pu se mettre d'accord.
00:18:56Mais là, on arrive à un point
00:18:57où du coup,
00:18:58c'est ultra difficile
00:18:58de faire passer un budget,
00:18:59ce n'est pas possible,
00:19:00alors que même qu'il aurait dû
00:19:01prévoir normalement
00:19:02selon ses propres plans,
00:19:03une bonne cure d'austérité
00:19:04qu'il aurait présenté
00:19:04comme être responsable
00:19:06et du coup,
00:19:07il s'est vraiment tiré
00:19:07une balle dans le pied
00:19:08comme un con Macron.
00:19:09On est d'accord.
00:19:09C'est ça.
00:19:11Complètement,
00:19:12mais juste avant les Européennes,
00:19:13au moment où ils dissimulent
00:19:14du coup,
00:19:14ces résultats,
00:19:16il faut aussi rappeler
00:19:17que Raphaël Guzman
00:19:18est en pleine augmentation
00:19:19et qui est le principal concurrent
00:19:20de la Macronie
00:19:21sur le centre,
00:19:23comment on peut appeler ça ?
00:19:24En tout cas,
00:19:25le bloc bourgeois,
00:19:26le bloc bourgeois,
00:19:27le couloir libéral,
00:19:28appelez-le comme vous voulez.
00:19:30Mais il y a aussi ça,
00:19:31il y a aussi cette concurrence
00:19:32qui est en train de se mettre
00:19:33en place pour Emmanuel Macron
00:19:35et donc,
00:19:36il y a une volonté
00:19:38dans cette course politique
00:19:40de préserver,
00:19:42de se préserver en tout cas
00:19:44en économisant des bad buzz.
00:19:45C'est sûr, c'est sûr.
00:19:48On en parlera un petit peu après
00:19:49parce que là,
00:19:49on parle vraiment,
00:19:50on remet un petit peu
00:19:51les choses dans leur contexte
00:19:52pour qu'on comprenne
00:19:53un petit peu de quoi on parle
00:19:54parce qu'il y a déjà
00:19:55un petit bout de temps
00:19:55et après, du coup,
00:19:56on essaiera de parler plus
00:19:57en quoi c'est représentatif
00:19:58de la politique économique
00:19:59et budgétaire
00:19:59que mène la Macronie
00:20:01depuis le début.
00:20:01Mais ce que je te propose
00:20:02avant de parler un petit peu
00:20:03de ça,
00:20:04c'est de regarder ce fameux...
00:20:06Alors, c'est un extrait.
00:20:07Normalement, je crois
00:20:07que c'est quasiment...
00:20:09L'émission de C'est dans l'air
00:20:10dure 50 minutes.
00:20:11L'interview est assez longue
00:20:12mais là, on a pris
00:20:12les trois minutes
00:20:13où du coup,
00:20:14voilà, Bruno Le Maire
00:20:15décide de régler
00:20:16ses comptes avec Macron
00:20:17et dire,
00:20:17oh ben non,
00:20:17c'est pas ma faute de tout ça.
00:20:18Donc, on va un petit peu
00:20:19aller observer ses arguments
00:20:21et puis on va essayer
00:20:21d'aussi un petit peu
00:20:22les détricoter,
00:20:23tout simplement.
00:20:24Et voir que,
00:20:24de toute manière,
00:20:25tout ça, c'est un peu du flanc
00:20:26parce que la politique économique
00:20:28proposée par Bruno Le Maire,
00:20:29proposée par Macron,
00:20:30proposée par à peu près
00:20:31tout le monde
00:20:31dans ce bloc-là,
00:20:32c'est exactement la même
00:20:34et que, justement,
00:20:35ce dérapage budgétaire,
00:20:36cette mauvaise croissance
00:20:37est justement le symptôme
00:20:39de l'inefficacité
00:20:39de la politique budgétaire
00:20:40et économique
00:20:41des macronistes.
00:20:42Et ça, il se garde bien
00:20:42de le dire, Bruno Le Maire
00:20:43et c'est du coup de ça
00:20:44dont on va essayer
00:20:45de parler juste après.
00:20:46On est la France.
00:20:47Bercy, c'est quand même
00:20:48une énorme machine
00:20:49qui marche bien.
00:20:50Bercy, c'est le ministère
00:20:50d'économie et finances
00:20:51comme le bâtiment est à Bercy.
00:20:53On appelle ça Bercy.
00:20:55Comment on peut découvrir
00:20:56que les recettes fiscales
00:20:58de 2024 sont inférieures
00:20:59de 42 milliards d'euros ?
00:21:01Comment on en arrive
00:21:03à une situation comme celle-ci ?
00:21:04Ça veut dire que Bercy,
00:21:06ça ne marche plus ?
00:21:06J'aimerais avoir une réponse
00:21:09à vous apporter
00:21:09et apporter aux Français.
00:21:11Vous ne l'avez pas ?
00:21:11Je ne l'ai pas.
00:21:12Moi, je l'ai.
00:21:13J'ai deux éléments de réponse.
00:21:14J'ai deux éléments de réponse.
00:21:15Je coupe au bout de 20 secondes,
00:21:16on s'en fiche.
00:21:17Hop là !
00:21:17J'ai deux éléments de réponse.
00:21:18Premièrement,
00:21:19la politique de l'offre
00:21:21de Macron ne fonctionne pas.
00:21:23En gros, comment ils étaient
00:21:24censés un petit peu combler
00:21:25le budget ?
00:21:26C'est quoi l'idée
00:21:26de la politique budgétaire
00:21:27de Macron ?
00:21:28C'est de se dire
00:21:28on va faire une politique
00:21:29pro-business,
00:21:30faire une politique
00:21:30de cadeaux fiscaux
00:21:31aux entreprises.
00:21:32On pense par exemple
00:21:33au fameux 211 milliards
00:21:34par an d'aide aux entreprises,
00:21:36la fameuse commission
00:21:36d'enquête sénatoriale
00:21:38de Fabien Guay,
00:21:39qu'on salue d'ailleurs,
00:21:40directeur de BIMA.
00:21:42Et donc voilà,
00:21:43c'est la politique de Macron,
00:21:44c'est on gave
00:21:45d'argent public
00:21:46les entreprises
00:21:47et en particulier
00:21:48les grosses entreprises
00:21:48plus que les petites
00:21:50en se disant
00:21:50bon bah super,
00:21:51ils payent moins d'impôts,
00:21:52ils ont des aides,
00:21:53du coup ils vont pouvoir
00:21:53créer de l'emploi.
00:21:54C'est le but,
00:21:55c'est vraiment l'idée.
00:21:55L'idée c'est créer de l'emploi
00:21:56pour faire baisser le chômage.
00:21:57Qui dit emploi créé
00:21:59dit plus de consommation populaire
00:22:01parce que du coup
00:22:01des gens qui étaient par exemple
00:22:02je sais pas au RSA,
00:22:03au chômage,
00:22:04en tout cas sans emploi,
00:22:05ils vont passer de
00:22:06pas une thune pour vivre
00:22:07à un salaire.
00:22:08Et donc du coup,
00:22:09je sais pas,
00:22:09imaginons qu'ils gagnent
00:22:102000 euros net par mois,
00:22:11tu gagnes 2000 euros net par mois,
00:22:12tu parles un tout petit peu,
00:22:13mais quand tu parles du RSA
00:22:14à 2000 balles net par mois,
00:22:16tu dépenses quasiment
00:22:16tout ce que t'as logiquement.
00:22:17Et qui dit consommation
00:22:19dit TVA qui rentre.
00:22:21Donc ça veut dire
00:22:22qu'en fait,
00:22:22faire ces cadeaux aux entreprises,
00:22:24ces cadeaux fiscaux aux entreprises
00:22:25sont censés créer de l'emploi.
00:22:27Le fait que ça crée de l'emploi,
00:22:28ça crée de la consommation populaire.
00:22:29La consommation populaire
00:22:30crée de la TVA
00:22:31qui rentre dans les caisses de l'Etat
00:22:32et la consommation populaire
00:22:33augmente le PIB
00:22:34et crée de la croissance finalement.
00:22:36Et étant donné que le déficit
00:22:37se calcule en point de PIB,
00:22:38et bah à déficit égal
00:22:39en valeur absolue,
00:22:40disons qu'il y a 100 milliards
00:22:41de déficit sur une année,
00:22:42si le PIB est plus élevé,
00:22:44et bah ça veut dire
00:22:45que le déficit est plus faible.
00:22:45Et c'est comme ça qu'on calcule
00:22:46à l'échelle de l'Union européenne,
00:22:47etc.
00:22:48Et donc il y a à la fois ça,
00:22:49ça fait rentrer de la TVA,
00:22:50ça crée de la croissance,
00:22:51donc ça fait baisser le déficit.
00:22:53Problème,
00:22:54quand on fait des cadeaux fiscaux
00:22:55aux grandes entreprises,
00:22:56bah ils créent pas d'emploi
00:22:57et ils gardent la thune pour eux.
00:22:58En gros, voilà.
00:22:59C'est aussi simple que ça en fait.
00:23:00Ils partent du principe
00:23:01qui est un peu ce principe
00:23:02de ruissellement,
00:23:02ce principe de premier de cordée,
00:23:04comme disait Emmanuel Macron.
00:23:05Mais en fait ça marche pas.
00:23:06Et ça fait 7 ans,
00:23:07ça fait plus de 7 ans qu'on le voit,
00:23:08parce que déjà c'était
00:23:09la doctrine économique
00:23:10sous François Hollande.
00:23:11Macron était déjà ministre
00:23:12de l'économie à cette époque-là.
00:23:13Et on voit que quand on fait
00:23:15des cadeaux fiscaux
00:23:16aux grandes entreprises,
00:23:17au lieu de créer de l'emploi,
00:23:17elles se barrent avec la caisse
00:23:18et il n'y a jamais autant
00:23:20de dividendes qui ont été versées,
00:23:22il n'y a jamais eu autant
00:23:22d'inégalités,
00:23:23il n'y a jamais eu autant
00:23:24de bénéfices
00:23:24chez les multinationales.
00:23:26Et donc du coup,
00:23:27c'est l'aveu de leur échec économique.
00:23:28Tout simplement.
00:23:29Et donc ils ne vont pas dire
00:23:30bon, notre politique budgétaire
00:23:32c'est de la merde,
00:23:32du coup on va changer
00:23:33de politique budgétaire.
00:23:34Vaut mieux mettre sous le tapis
00:23:35leurs échecs et leurs erreurs
00:23:36pour après revenir
00:23:37à un moment opportun
00:23:38et dire
00:23:38on n'a pas fait assez d'austérité,
00:23:40il y a un problème
00:23:40de dépense publique,
00:23:42les retraites et les soins
00:23:43et l'école,
00:23:43ça coûte trop cher.
00:23:45Non mais c'est exactement ça
00:23:47et c'est la lecture
00:23:48qu'on devrait tous en faire,
00:23:49lecture économique
00:23:50et lecture politique
00:23:51parce qu'évidemment
00:23:52les deux se rejoignent.
00:23:53C'est le produit
00:23:54de choix idéologique.
00:23:57la politique de l'offre
00:23:57et le contraste
00:24:01m'interpelle entre
00:24:03ce que tu viens de dire
00:24:03qui est dans le juste
00:24:04et Caroline Roux
00:24:06qui elle préfère dire
00:24:07mais Bercy ça ne marche pas.
00:24:08Vraiment c'est la dépolitisation
00:24:10absolue du sujet
00:24:11alors que ce n'est pas la question.
00:24:12En fait la question c'est
00:24:13quels choix ont été faits
00:24:14à partir de quelles doctrines,
00:24:15de quelle idéologie,
00:24:16de quelle vision du monde
00:24:17et quelles conséquences
00:24:18ça a pu amener.
00:24:20Plutôt que ça on se dit
00:24:21mais le jouet est cassé ?
00:24:22Non.
00:24:23Vous ne seriez pas un peu
00:24:24incapable Bercy ?
00:24:25Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:24:25Vous avez eu un problème
00:24:26sur vos fiches Excel ?
00:24:27Vous avez mal rempli
00:24:28vos formules sur Excel ?
00:24:29Non c'est pas
00:24:29une histoire d'être incapable
00:24:31c'est une vision politique
00:24:32un projet politique
00:24:33qu'ils ont porté.
00:24:34Il se trouve que ça marche
00:24:34très très bien pour les milliardaires
00:24:36ça marche très très bien
00:24:36pour les multinationales.
00:24:38D'ailleurs le Medef
00:24:38a salué le bilan
00:24:40de Bruno Le Maire
00:24:40à sa sortie.
00:24:41Après 7 ans
00:24:42c'était Patrick Martin
00:24:43président du Medef
00:24:44donc le Medef
00:24:44c'est le syndicat patronal
00:24:46par excellence
00:24:46le plus gros syndicat patronal
00:24:47et on ne parle pas
00:24:48des petites entreprises
00:24:49c'est le patron patron
00:24:50quoi vraiment.
00:24:51A vraiment
00:24:53chaleureusement
00:24:53remercié Bruno Le Maire
00:24:54pour son action.
00:24:55Donc en fait
00:24:55c'est pas que leur politique
00:24:56marche pas.
00:24:57Ça marche pour le Medef
00:24:59ça marche pour les multinationales
00:25:00ça marche pour les grandes entreprises
00:25:01ça marche pour les multimillionnaires
00:25:03et les milliardaires
00:25:04tout simplement.
00:25:05Donc c'est pas un aveu
00:25:06c'est un aveu d'échec
00:25:07de leur politique
00:25:08par rapport à la majorité
00:25:09des français
00:25:10et par rapport au déficit.
00:25:11Mais en vérité
00:25:11leur politique budgétaire
00:25:12et économique marche très bien
00:25:13pour les milliardaires.
00:25:14Et bon évidemment
00:25:15qu'il va pas dire ça
00:25:15Bruno Le Maire
00:25:16évidemment qu'il va pas le dire
00:25:17mais bon
00:25:17soyons un petit peu honnêtes
00:25:18c'est ça quoi.
00:25:19Donc en gros
00:25:19ils étaient trop optimistes
00:25:20ils pensaient que
00:25:21oh les grandes entreprises
00:25:22de bon coeur
00:25:23aller créer de l'emploi
00:25:24et créer de la relance
00:25:25alors que non
00:25:26le principe d'une entreprise
00:25:27toute entreprise
00:25:28c'est de faire du pognon
00:25:29si t'as l'occasion
00:25:30de maximiser tes bénéfices
00:25:31tu maximises tes bénéfices
00:25:32si c'est directement
00:25:33Bruno Le Maire
00:25:33qui arrive et qui t'offre
00:25:343 milliards d'aides aux entreprises
00:25:35bah tu les gardes pour toi
00:25:37et tu te barres avec la caisse.
00:25:38C'est normal
00:25:38ce sont des entreprises
00:25:39il n'y a aucune raison
00:25:40pour qu'elles agissent pas comme ça.
00:25:42Complètement.
00:25:42Et c'est vrai que si on écoute
00:25:43les macronistes
00:25:44on a l'impression que ça réussit
00:25:45parce qu'en fait
00:25:46ils mettent en place
00:25:47leur politique
00:25:48c'est une politique
00:25:49qui repose sur une idéologie
00:25:50et ils vont te dire
00:25:51oui mais on a créé des emplois
00:25:52sauf qu'en fait
00:25:52quand le chômage a baissé
00:25:54par exemple
00:25:55mais quand on regarde
00:25:55la nature des emplois
00:25:56c'est des emplois
00:25:58plus précaires
00:25:59il y a un grand nombre
00:26:00d'emplois créés
00:26:01alors que c'est de l'intérêt
00:26:02mais ça dépasse pas
00:26:02deux semaines
00:26:03le plus souvent
00:26:04après ils vont te dire
00:26:05oui mais regardez
00:26:06le pays vit
00:26:07un moment de vitalité exceptionnelle
00:26:08on a jamais eu autant
00:26:09de création d'entreprise
00:26:10sauf qu'en fait
00:26:10c'est des auto-entrepreneurs
00:26:11qui créent leur activité
00:26:13mais qui se rémunèrent
00:26:14pas plus de 500 euros
00:26:14par mois en moyenne
00:26:15ça c'est pas nous
00:26:17qui sortons ces chiffres
00:26:17du chapeau
00:26:18il y a tout un ensemble
00:26:19de rapports
00:26:20qui le documentent
00:26:21et puis enfin
00:26:22comme tu le dis
00:26:24les riches
00:26:25sont plus riches
00:26:26les grandes entreprises
00:26:28échappent de plus en plus
00:26:29dans l'impôt
00:26:29enfin sur ce volet là
00:26:32il faut rappeler
00:26:33la suppression
00:26:33de l'ISF
00:26:35et la suppression
00:26:36de ce qu'on appelait
00:26:37le PFU
00:26:38alors je ne sais plus
00:26:38exactement ce qu'il y a
00:26:40derrière ces lettres
00:26:41mais le principe
00:26:42c'est un bouclier fiscal
00:26:44qui permet en gros
00:26:45d'exonérer une part
00:26:46du revenu du capital
00:26:47donc en fait
00:26:47c'est ça en fait
00:26:48le bilan
00:26:49la mise en place
00:26:49de la flat tax
00:26:50dès le début
00:26:51c'était une politique budgétaire
00:26:52très très très pro-business
00:26:54et au service
00:26:54même pas des riches
00:26:55mais des ultra-riches
00:26:56et dans le lot
00:26:58on pourrait aussi
00:26:58parler de la suppression
00:26:59de la taxe
00:27:00sur les super dividendes
00:27:02et qui était à l'origine
00:27:03c'est Bruno Le Maire
00:27:04et oui
00:27:06parce qu'on le rappelle
00:27:07il ne sait pas
00:27:08ce que c'est
00:27:08qu'un super profit
00:27:10c'est l'aveu d'échec
00:27:11de leur politique
00:27:12il y a un autre argument
00:27:13qui a été avancé
00:27:13on en parlera peut-être
00:27:14un peu plus tout à l'heure
00:27:15notamment Eric Coquerel
00:27:16président de la commission
00:27:16des finances
00:27:17l'avait avancé
00:27:17c'était de dire que
00:27:18en gros il regardait
00:27:19ce qui s'est passé
00:27:20en 2022-2023
00:27:21il disait
00:27:22oh c'est bien
00:27:22il y a de la croissance
00:27:23c'est super
00:27:23mais il va continuer
00:27:24il va y avoir de la croissance
00:27:25alors que c'était juste
00:27:25la sortie du Covid
00:27:26il y a eu un immense
00:27:28ralentissement de l'activité économique
00:27:29en 2020
00:27:30et même aussi en 2021
00:27:31surtout en 2020
00:27:31pendant le Covid
00:27:32donc les années
00:27:33juste après le Covid
00:27:34évidemment la croissance
00:27:35est repartie en haute
00:27:36parce qu'on sortait
00:27:37du creux de la vague
00:27:38donc en 2022-2023
00:27:40il y avait une belle croissance
00:27:40très très bien
00:27:41mais ce n'était pas grâce
00:27:42à la politique budgétaire
00:27:43de Le Maire
00:27:43pas du tout
00:27:44c'était pour des raisons
00:27:45qui étaient vraiment extérieures
00:27:46à la politique du gouvernement
00:27:48et donc ils se sont dit
00:27:49bon ça va continuer comme ça
00:27:50et puis ça va porter nos fruits
00:27:51notre politique de l'offre
00:27:52et bien ça n'a pas continué comme ça
00:27:53parce que vous ne sortiez plus du Covid
00:27:55c'était derrière
00:27:55et leur politique de l'offre
00:27:56elle ne marche pas
00:27:57et c'est de la merde
00:27:58donc bon qu'est-ce que je te dise
00:27:59qu'est-ce que je te dise Bruno Le Maire
00:28:02allez on peut mater la suite
00:28:03il n'a pas encore sorti sa punchline
00:28:05je reconnais avec beaucoup d'humilité
00:28:09nous nous sommes plantés sur les recettes
00:28:12et plantés big time
00:28:13très sincèrement
00:28:14encore une fois
00:28:15avec la sincérité que vous avez aujourd'hui
00:28:17est-ce qu'il y a parfois
00:28:19des informations sur l'état
00:28:21des finances publiques
00:28:21qui sont cachées aux français
00:28:23mais on ne ment pas aux français
00:28:24je n'ai jamais menti aux français
00:28:27alors moi j'ai un mensonge de Bruno Le Maire
00:28:28une fois il a dit
00:28:29c'est une phrase qu'il a vraiment prononcée
00:28:30à l'Assemblée Nationale
00:28:31je la ressors tout le temps
00:28:31ceux qui me regardent souvent
00:28:32vous allez deviner de quoi je parle
00:28:34il a quand même sorti cette phrase
00:28:35qui est hallucinante
00:28:36il a dit
00:28:36le lepénisme est un nouveau marxisme
00:28:39donc déjà j'ai un mensonge
00:28:40une fois où Bruno Le Maire a menti
00:28:42il a dit
00:28:42le lepénisme est un nouveau marxisme
00:28:44moi j'appelle ça un mensonge
00:28:45il a dit
00:28:45nous ne mentons pas aux français
00:28:47bon bah
00:28:47contre exemple
00:28:48objection
00:28:51je suis toujours celui
00:28:52qui leur a dit la vérité
00:28:53sur la nécessité de rétablir les comptes
00:28:55celui qui a fait le 20h de TF1
00:28:57pour annoncer de manière très impopulaire
00:29:00que la situation des finances publiques
00:29:02exigeait qu'on renonce
00:29:03à l'allègement des factures d'électricité
00:29:05c'est qui ?
00:29:06c'est qui celui qui a affronté l'impopularité ?
00:29:09c'est qui celui qui a pris les décisions décisives ?
00:29:11c'est Emmanuel Macron qui a assumé l'impopularité
00:29:13c'est pas le ministre des finances
00:29:14il y a une très bonne expression française
00:29:16il n'y a pas pire sourds
00:29:18que ceux qui ne veulent pas entendre
00:29:19on reprend le fil de la discussion
00:29:21c'est un peu intéressant
00:29:22parce que là c'est ce qu'on disait tout à l'heure
00:29:24Macron et les autres
00:29:26mais c'est là qu'on voit que Bruno Le Maire et Macron
00:29:27c'est précisément la même chose
00:29:28c'est que c'est toujours la même stratégie
00:29:30de dire
00:29:30oh là là
00:29:31on a un problème de dérapage budgétaire
00:29:33on a un problème de déficit qui explose
00:29:35ça va être impopulaire
00:29:36mais j'assume l'impopularité
00:29:37parce qu'il faut remettre la France
00:29:38sur les rails de l'orthodoxie budgétaire
00:29:40et de l'équilibre
00:29:41et en vrai Macron il dit exactement la même chose
00:29:43Bruno Le Maire dit exactement la même chose
00:29:44c'est toujours pareil
00:29:46avec la droite
00:29:47puisque là on parle clairement de la droite
00:29:48il vient de la droite LR
00:29:49Bruno Le Maire
00:29:50c'est se dire
00:29:50non je suis impopulaire
00:29:51mais j'assume
00:29:52parce que ces comptes français
00:29:53ne comprennent rien à l'économie
00:29:54de toute manière
00:29:54faites moi confiance
00:29:56alors que je tiens à le rappeler
00:29:58Bruno Le Maire n'a aucune formation
00:30:00en économie whatsoever
00:30:01il a fait un bac L
00:30:03après il a fait une prépa
00:30:04hippocaine-cagne
00:30:06à Henri IV
00:30:07si je n'ai pas de bêtises
00:30:07ou à Louis Le Grand
00:30:08ensuite il a fait l'ENS
00:30:09en lettres modernes
00:30:10et à la base il était parti
00:30:11pour en gros
00:30:12faire une thèse
00:30:13sur Marcel Proust
00:30:14mais après il a décidé
00:30:16de faire carrière en politique
00:30:17il a passé le concours de l'ENA
00:30:19brillamment
00:30:19un profil
00:30:21vraiment profil de haut fonctionnaire
00:30:22après il a été travailler
00:30:23je ne sais plus quel cabinet
00:30:24mais il a été très vite
00:30:25dans le cabinet
00:30:26de Dominique de Villepin
00:30:26à l'époque
00:30:27Dominique de Villepin
00:30:28qui a un peu eu une hype
00:30:29dernièrement
00:30:29ne jamais oublier
00:30:30que Dominique de Villepin
00:30:31est le mentor
00:30:32et la personne
00:30:32qui a formé politiquement
00:30:33Bruno Le Maire
00:30:34Bruno Le Maire
00:30:35était presque plus ou moins
00:30:35l'héritier de Villepin
00:30:37à un moment donné
00:30:38et donc du coup
00:30:38après il a été dans les ministères
00:30:40mais pas les ministères
00:30:40de l'économie par ailleurs
00:30:41il a été dans des ministères
00:30:42affaires étrangères pas mal
00:30:43ensuite il s'est fait parachuter
00:30:45dans la circonscription
00:30:46de Debré
00:30:47dans l'Eure
00:30:47dans l'Eure exactement
00:30:49dans le 27
00:30:51et puis après
00:30:51il a décidé
00:30:52après il a essayé
00:30:53d'avoir des ambitions présidentielles
00:30:54au sein des républicains
00:30:55ça n'a pas marché
00:30:56et il s'est rallié à Macron
00:30:57en tant que ministre de l'économie
00:30:58mais je veux dire
00:30:59il n'a pas de connaissances
00:30:59en économie
00:31:00il n'a pas une espèce
00:31:01de vision économique
00:31:03personnelle
00:31:03qu'il aimerait bien
00:31:04amener dans la Macronie
00:31:05c'était un exécutant
00:31:06c'était vraiment un exécutant
00:31:07finalement dans la Macronie
00:31:08donc là qu'il soit là
00:31:09à dire non mais moi
00:31:10moi j'ai toujours dit
00:31:11la vérité aux français
00:31:12même quand c'était impopulaire
00:31:13premièrement c'est un peu faux
00:31:14deuxièmement
00:31:15Macron dit précisément
00:31:16la même chose
00:31:16troisièmement
00:31:17il n'y a aucune différence
00:31:18en termes de doctrine économique
00:31:19entre Bruno Le Maire
00:31:21et Macron
00:31:21notamment par le fait
00:31:22que Bruno Le Maire
00:31:23c'est un random technocrate
00:31:25qui a fait qu'appliquer
00:31:26la politique d'austérité
00:31:27la politique de l'offre
00:31:28la politique néolibérale
00:31:29qui existait déjà avant lui
00:31:31parce que Macron
00:31:31c'est le prédécesseur
00:31:33de Bruno Le Maire
00:31:34c'est Macron
00:31:34en tant que ministre de l'économie
00:31:36et puis voilà quoi
00:31:37et même sous François Hollande
00:31:38c'était déjà la politique
00:31:38qu'on appliquait quoi
00:31:39donc il se contente
00:31:40d'appliquer la politique
00:31:41de l'extrême centre
00:31:42la politique que à peu près
00:31:43tout le monde en Europe fait
00:31:44et après il dit
00:31:44non mais moi je dis la vérité
00:31:46aux français
00:31:46je suis impopulaire
00:31:47il n'y a aucune différence
00:31:47entre Bruno Le Maire
00:31:48sur les questions économiques
00:31:49par rapport à tous leurs homologues
00:31:51de tous les pays d'Europe
00:31:52où c'est tous des néolibéraux
00:31:53qui font tous la même politique
00:31:54la seule différence
00:31:55entre la France
00:31:56et les autres pays
00:31:56c'est que
00:31:56on est dans une tradition
00:31:57plus sociale-démocrate
00:31:59on a un état
00:32:04on l'applique depuis 15 ans
00:32:05et pas qu'en France
00:32:06donc je tenais à le rappeler
00:32:07voilà je suis un peu spécialiste
00:32:09de Bruno Le Maire
00:32:09je tenais toute sa life par coeur
00:32:10je pense que c'est important
00:32:12de le rappeler aussi
00:32:12chacun ses passions
00:32:14j'adore le foot
00:32:14t'adore Bruno Le Maire
00:32:17mais pour rajouter
00:32:19sur Bruno Le Maire
00:32:19tu parles de son absence
00:32:20de compétence en économie
00:32:21c'est vrai que ça n'empêche pas
00:32:23du tout d'assumer
00:32:24certaines responsabilités
00:32:24notamment j'ai vu que
00:32:26Faubourg dans le tchat
00:32:26on a soufflé
00:32:27qu'il avait été ministre
00:32:28de l'agriculture
00:32:28c'est vrai
00:32:29et il y a cette séquence
00:32:30que j'ai vu
00:32:31que je me suis rappelé
00:32:32grâce à ta vidéo sur Bruno Le Maire
00:32:34d'ailleurs
00:32:34allez voir sur la chaîne de Ribot
00:32:35chaîne principale
00:32:36voilà
00:32:36et qui est vachement bien
00:32:38là pour le coup
00:32:39et il y a cette séquence là
00:32:40où t'as Bruno Le Maire
00:32:41c'est au Grand Journal je crois
00:32:42il est face à Ariane Massenet
00:32:44qui lui dit
00:32:45c'est combien un hectare
00:32:46et il dit
00:32:47un hectare c'est un hectare
00:32:48non non mais c'est combien
00:32:50et donc à côté
00:32:50t'as un mec qui lui dit
00:32:51c'est 100 mètres sur 100 mètres
00:32:52il fait oui mais ça fait combien
00:32:53100 mètres sur 100 mètres
00:32:53100 fois 100
00:32:54alors c'est le nombre de zéros
00:32:56donc c'est
00:32:56c'est juste
00:32:58la question d'un hectare
00:32:59évidemment c'est pas ça
00:33:03là ça montre à quel point
00:33:05il s'est mis dans un costume
00:33:07par opportunisme
00:33:08enfin dans différents costumes
00:33:09parce que comme tu dis
00:33:10il a été secrétaire d'état
00:33:11sous Sarkozy
00:33:12aux affaires européennes
00:33:13je crois
00:33:13ou aux affaires étrangères
00:33:13je sais plus exactement
00:33:15il a bossé aux affaires étrangères
00:33:16avec deux bippins
00:33:17ça c'est clair et là
00:33:18et donc mais à chaque fois
00:33:19il y a tout un ensemble
00:33:20de gaffes
00:33:21qui rappellent quand même
00:33:22à quel point
00:33:23à quel point
00:33:24il est
00:33:24c'est pas forcément
00:33:25l'homme de la situation
00:33:26et un dernier point aussi
00:33:28sur son opportunisme
00:33:29parce que tu parlais
00:33:30du moment de 2017
00:33:32justement
00:33:32où en fait
00:33:33entre Fillon et Macron
00:33:34juste avant Fillon
00:33:36donc il promet
00:33:37de pas soutenir
00:33:37de candidat au deuxième tour
00:33:39finalement
00:33:39quelques jours après
00:33:40finalement il soutient Fillon
00:33:41donc déjà premier retournement
00:33:42de veste
00:33:42et puis ensuite
00:33:43après avoir dit
00:33:43que Sarkozy
00:33:45que Macron est d'être un homme
00:33:46sans projet
00:33:46sans conviction
00:33:47finalement il va vers Macron
00:33:48donc en fait
00:33:49on voit que c'est quelqu'un
00:33:50qui n'a pas forcément
00:33:51les compétences
00:33:51pour occuper les fonctions
00:33:52qu'il occupe
00:33:53mais par opportunisme
00:33:54en fait il est prêt
00:33:55à accepter
00:33:56tous les retournements
00:33:56de veste
00:33:57c'est très macroniste
00:33:59et on comprend
00:33:59qu'il ait rejoint ce camp là
00:34:00mais voilà
00:34:01ça dit aussi quelque chose
00:34:02de l'ADN de Bruno Le Maire
00:34:04de l'ADN de Bruno Le Maire
00:34:04et au final Bruno Le Maire
00:34:05c'est pas du tout
00:34:06une exception
00:34:07des Bruno Le Maire
00:34:09tu secoues un arbre
00:34:10au cabinet de l'Elysée
00:34:11il y en a 10 qui tombent
00:34:13comme on dit
00:34:13Bruno Le Maire
00:34:14justement représente
00:34:15très très bien
00:34:16par exemple
00:34:16l'interchangeabilité
00:34:17attention j'utilise un mot
00:34:18un peu compliqué
00:34:19l'interchangeabilité
00:34:19des différents ministres
00:34:20et le fonctionnement
00:34:21de la Vème République
00:34:22les gens ne sont pas là
00:34:23pour leur expertise
00:34:23les gens sont globalement
00:34:24interchangeables
00:34:25ils ont des petites mains
00:34:26dans leur cabinet
00:34:27à Bercy
00:34:28enfin à Bercy
00:34:28pour le ministère de l'économie
00:34:30qui bossent
00:34:31alors si je dis pas ça
00:34:31pour dire c'est l'état profond
00:34:32qui gouverne dans ce pays
00:34:33c'est pas du tout
00:34:33ce que je veux dire
00:34:34mais en gros
00:34:34la politique économique
00:34:36typiquement elle est impulsée
00:34:36par le président
00:34:38point
00:34:38et après souvent
00:34:39le ministre de l'économie
00:34:39en gros c'est un exécutant
00:34:40plus plus
00:34:41qui a plein de petites mains
00:34:42qui bossent pour lui
00:34:42donc c'est pour ça
00:34:43que tout ce cercle
00:34:44avec Bruno Le Maire
00:34:44le lanceur d'alerte
00:34:46tout ça c'est un peu du flanc
00:34:47mais c'est rigolo
00:34:48je trouve ça quand même
00:34:48assez divertissant
00:34:49de voir Bruno Le Maire
00:34:50dans ce rôle
00:34:51Bruno Assange
00:34:52presque quasiment
00:34:53le budget LX
00:34:55personnellement
00:34:56en tant qu'observateur
00:34:56de la vie politique
00:34:57je me régale
00:34:58après moi je note
00:34:59qu'il se renouvelle
00:35:00parce qu'il y avait
00:35:00Bruno Demande
00:35:01maintenant il y a
00:35:01Bruno Lance-Fallère
00:35:02moi j'ai hâte
00:35:03de l'épisode 3
00:35:04Bruno Dénonce
00:35:04ça serait peut-être
00:35:05Bruno se lance
00:35:06Bruno se lance
00:35:07pour 2027
00:35:07ou 2032
00:35:08on verra
00:35:09et si le premier ministre
00:35:11NFP c'était lui
00:35:11finalement
00:35:12peut-être
00:35:12maintenant qu'il critique
00:35:13la Macronie
00:35:14si de Villepin
00:35:14n'est pas dispo
00:35:15et Alain Duhamel
00:35:16c'est ça exactement
00:35:17on va venir au 6 avril 2024
00:35:196 avril 2024
00:35:22c'était où ?
00:35:23c'était avant les européennes
00:35:24du coup
00:35:24juste avant les européennes
00:35:25pleine campagne
00:35:26c'était pendant la campagne
00:35:27les européennes
00:35:28sachant qu'après
00:35:28il y a eu la dissolution
00:35:29c'était fin juin
00:35:29c'était vers le
00:35:30c'était le 9 juin
00:35:31les européennes
00:35:31donc c'est le 9 juin
00:35:32la dissolution
00:35:34oui c'est ça
00:35:36oui c'est ça
00:35:37la dissolution
00:35:38c'est le soir des européennes
00:35:38le deuxième tour de la législative
00:35:40c'est le 7 juillet
00:35:40c'est ça
00:35:41c'est ça
00:35:41donc là c'est
00:35:42c'est juste avant
00:35:43le résultat des européennes
00:35:44donc c'est au moment
00:35:44on commençait à en parler
00:35:45et ce fameux secret
00:35:47mal gardé du déficit
00:35:48commençait à être révélé
00:35:50au grand jour
00:35:51que vous vous souvenez
00:35:52ce que vous avez fait
00:35:52le 6 avril 2024
00:35:53vous écrivez au chef de l'état
00:35:55pour lui dire
00:35:56warning
00:35:57alerte rouge
00:35:58il y a une alerte
00:36:00sur les finances publiques
00:36:01pourquoi est-ce que vous le faites
00:36:02par courrier
00:36:03par lettre
00:36:03avec cette mention secret
00:36:05c'est une discussion
00:36:06qu'on ne peut pas avoir
00:36:07au conseil des ministres
00:36:09non le conseil des ministres
00:36:10c'est à lieu
00:36:10où on ne discute pas
00:36:13bon
00:36:14c'est à lieu
00:36:14on ne discute pas
00:36:15c'est un lieu
00:36:15où on fait passer
00:36:17des parafeurs
00:36:18on fait passer
00:36:19des nominations
00:36:20mais comme il n'y a pas
00:36:20de secret
00:36:21dans le conseil des ministres
00:36:22et que dès que vous dites
00:36:23quelque chose
00:36:23ça se retrouve dans le canard
00:36:25enchaîné
00:36:25il vaut mieux se taire
00:36:26pourquoi est-ce que
00:36:27elle est super marrante
00:36:28cette séquence
00:36:29d'abord il a décidé
00:36:30de dénoncer le système
00:36:31là on n'est même pas
00:36:32sur du lanceur d'alerte
00:36:33il a décidé vraiment
00:36:33de dénoncer le système
00:36:35dénoncer la 5ème république
00:36:36là c'est Juan Branco
00:36:36c'est ça
00:36:37c'est un mélange
00:36:38entre Juan Branco
00:36:38et Julien Assange
00:36:40après si je n'avais pas regardé
00:36:41j'avais gardé au chaud
00:36:42c'est ok d'accord
00:36:43ça montre bien aussi
00:36:44l'état d'élitement
00:36:45de la Macronie
00:36:46on se retrouve avec
00:36:47le plus éminent représentant
00:36:49du canal historique
00:36:50de la Macronie
00:36:50qui arrive et qui dit
00:36:51on conseille des ministres
00:36:52c'est juste
00:36:53on ne fait passer des papelards
00:36:54on les signe
00:36:54il faut bien fermer sa gueule
00:36:55parce qu'il y a des mouchards
00:36:56qui vont tout aller
00:36:58dénoncer au canard enchaîné
00:36:59ah ouais on en est là
00:36:59on en est là dans Macronie
00:37:01ok
00:37:02très bien
00:37:03j'écris
00:37:04la dégradation à grande vitesse
00:37:06de la dette de la France
00:37:07risque d'exploser
00:37:08c'est grave
00:37:09il faut écrire
00:37:10quand vous avez beaucoup discuté
00:37:11que vous avez à plusieurs reprises
00:37:13en conseil des ministres
00:37:14dit qu'il fallait réagir
00:37:16qu'il fallait que les ministres soutiennent
00:37:17et que vous voyez
00:37:18tout autour de la table
00:37:19des sourires narquois
00:37:21du genre causent toujours
00:37:22et à un moment donné
00:37:24vous prenez votre plume
00:37:25parce que c'est votre responsabilité
00:37:28de ministre des finances
00:37:28deux jours après
00:37:30le 8 avril
00:37:31il aurait dû le publier
00:37:32dans le journal
00:37:32l'aurore en vérité
00:37:33parce que là il avait l'air
00:37:33d'accuser très très fort
00:37:34il y a participé
00:37:36à une réunion
00:37:37des présidents des groupes
00:37:37de la majorité
00:37:38qui se tient tous les lundis
00:37:39à l'Elysée
00:37:39et il dit
00:37:40j'entends parler
00:37:41de projet de loi
00:37:41de finances rectificatives
00:37:43je n'en vois pas l'intérêt
00:37:45Bruno Le Maire
00:37:45quand vous entendez ça
00:37:47pourquoi vous ne dites pas
00:37:48très bien merci
00:37:48je m'en vais
00:37:49je prends mes responsabilités
00:37:51et je démissionne
00:37:53voilà
00:37:53oui bonne question
00:37:55je vous ai
00:37:56une fois encore
00:37:56très sincère avec vous
00:37:58c'est pas con
00:37:59la démission
00:38:00ne m'a jamais traversé l'esprit
00:38:02pour une raison
00:38:03très simple
00:38:03j'aime le pouvoir
00:38:05il va le dire
00:38:06il va le dire
00:38:07c'est que
00:38:08démissionner
00:38:09c'est capituler
00:38:11et que ça faisait
00:38:12des mois
00:38:13que j'avançais
00:38:14pas à pas
00:38:15avec des petites victoires
00:38:17des défaites aussi
00:38:18mais des petites victoires
00:38:20pour le rétablissement
00:38:21des comptes publics
00:38:22oui il a fallu
00:38:23convaincre tout le monde
00:38:24oui on a reçu
00:38:25des coups de poignard
00:38:26dans le dos
00:38:26de personnes
00:38:27qui disaient
00:38:27oui il faut rétablir
00:38:27les comptes
00:38:28mais qui allaient
00:38:28faire une émission
00:38:29pour annoncer
00:38:30des dépenses supplémentaires
00:38:31oui les oppositions
00:38:32on s'est acquis
00:38:32à certains nombres
00:38:33du gouvernement
00:38:33on peut le dire
00:38:34opposer
00:38:34à ce rétablissement
00:38:36des comptes
00:38:37mais il y avait
00:38:38des petites victoires
00:38:38et je considère
00:38:39qu'il vaut mieux
00:38:42combattre
00:38:43que se résigner
00:38:45ok donc pour lui
00:38:46démissionner
00:38:47ça peut pas être
00:38:47rentré dans un rapport
00:38:48de force
00:38:48ça peut pas être
00:38:49la manière la plus
00:38:50efficace de dénoncer
00:38:51les magouilles
00:38:51d'un gouvernement
00:38:52non non non
00:38:53je préfère faire
00:38:54les petits pas
00:38:55dans la bonne direction
00:38:55plutôt que renverser
00:38:56la table
00:38:57ce qui lui fait un peu
00:38:58comment ?
00:38:58avec le parti socialiste
00:38:59par ailleurs
00:39:00mais c'est vrai
00:39:00qu'on aurait pu jouer
00:39:01à Bruno Devin
00:39:02enfin devine Bruno
00:39:02plutôt
00:39:04et moi je pensais
00:39:05qu'il allait dire
00:39:05oui mais bon
00:39:06je suis dévoué
00:39:07aux français
00:39:08évidemment
00:39:09je ne vais pas
00:39:10abandonner ce poste
00:39:11d'autant qu'on
00:39:11entend beaucoup de moi
00:39:12etc
00:39:12mais il préfère
00:39:13avoir cette espèce
00:39:14de champ lexical
00:39:17presque martial
00:39:18enfin en tout cas
00:39:19on retrouve une espèce
00:39:20de fibre gaullienne
00:39:22on va dire
00:39:22enfin il y a un peu
00:39:23ce côté là
00:39:24je ne déserterai pas
00:39:25je suis sur le champ
00:39:26de bataille
00:39:27et puis j'ai une mission
00:39:28je dois la mener à terme
00:39:29etc
00:39:30qui est assez risible
00:39:31mais pour le coup
00:39:31qui est en cohérence
00:39:33entre guillemets
00:39:33avec ce que je disais tout à l'heure
00:39:34sur ses ambitions
00:39:34potentiellement présidentielles
00:39:36enfin il y a encore une fois
00:39:37la volonté de se montrer
00:39:38comme quelqu'un
00:39:38qui n'abandonne
00:39:39qui ne ment pas aux français
00:39:40il l'a dit
00:39:41qui n'abandonne pas
00:39:42même dans la tour
00:39:43même face à l'adversité
00:39:45voilà
00:39:45même face à l'adversité
00:39:46et même quand autour de lui
00:39:47il n'y a que des sourires marquois
00:39:48alors qu'il hurle
00:39:49dans le silence
00:39:50entre les parafeurs
00:39:51enfin du coup
00:39:52il y a tout ce storytelling là
00:39:54qu'il essaie d'imposer
00:39:55ce qu'il prendra dans l'opinion
00:39:56j'en sais rien
00:39:57j'imagine pas
00:39:58mais en tout cas
00:39:58il est vraiment dans cette
00:40:00comédia délarte
00:40:01c'est fascinant à regarder
00:40:04et à analyser
00:40:04en termes de communication politique
00:40:06après je ne sais pas
00:40:07si ça portera ses fruits
00:40:07enfin il y a un côté
00:40:08je ne suis pas sûr
00:40:09je ne suis pas sûr
00:40:09que ça porte ses fruits
00:40:10alors après ceci étant dit
00:40:11effectivement il a une responsabilité
00:40:13gigantesque dans tout ça
00:40:14parce que c'est l'homme
00:40:14aux mille milliards de dettes
00:40:15comme tu le disais tout à l'heure
00:40:167 ans à Bercy
00:40:17mais si on part du principe
00:40:18que sous Macron
00:40:19le ministre de l'économie
00:40:20n'est qu'un simple exécutant
00:40:21un pauvre gratte-papier
00:40:22qui se fait
00:40:22qu'exécuter les ordres
00:40:24qui viennent d'en haut
00:40:24bon à ce moment là
00:40:26si on admet ça
00:40:27ça devrait dire
00:40:27qu'on peut lui reconnaître
00:40:29une certaine sincérité
00:40:29effectivement
00:40:30moi je n'étais qu'un rouage
00:40:31dans cette machine
00:40:32mais à ce moment là
00:40:32il devrait dire
00:40:33le vrai responsable c'est Macron
00:40:34qu'il vienne le chercher quoi
00:40:35s'il était sincère
00:40:36Macron démission
00:40:36Macron démission
00:40:37Macron explosion
00:40:38ça j'attends pas
00:40:39qui dit Macron explosion
00:40:39Ah peut-être
00:40:40Alain Duhamel
00:40:41on l'a bien vu tout à l'heure
00:40:42dit bravo à Mediapart
00:40:45pour ce vrai travail de journalisme
00:40:46on peut très bien avoir
00:40:47Bruno Le Maire
00:40:47qui appelle à la démission
00:40:49d'Emmanuel Macron
00:40:49on ne serait plus à ça après
00:40:51en réalité
00:40:51Edouard Philippe avait annoncé
00:40:53enfin avait demandé
00:40:54une présidentielle anticipée
00:40:55enfin à la programmer
00:40:56donc ce ne serait pas impossible
00:40:58mais c'est vrai que
00:40:58le vrai courage
00:41:00de Bruno Le Maire
00:41:00ce serait ça
00:41:01alors après
00:41:01est-ce qu'il est encore lié
00:41:02par une amitié
00:41:03par une fidélité
00:41:04parce que c'est vrai que
00:41:05dans le courrier
00:41:06qu'il a écrit
00:41:06qu'il a adressé à Emmanuel Macron
00:41:07et à la fin
00:41:08donc il termine à la main
00:41:10et il met
00:41:11ma fidèle amitié
00:41:12enfin un truc du genre
00:41:13amitié sincère
00:41:14amitié sincère
00:41:15voilà
00:41:16donc qu'est-ce qu'il est lié
00:41:18par ce lien là
00:41:19je ne sais pas
00:41:20je ne connais pas assez
00:41:20la nature de la relation
00:41:21entre Bruno Le Maire
00:41:22et Emmanuel Macron
00:41:23j'ai bien étudié
00:41:23mais je ne saurais pas dire ça
00:41:24il y a des choses
00:41:25qui restent secrètes
00:41:26dans la formation confidentielle
00:41:27c'est ça
00:41:27son petit jardin secret
00:41:29mais voilà
00:41:30c'est la question
00:41:30qu'on peut se poser
00:41:31pourquoi il ne pousse pas
00:41:32le curseur à ce point là
00:41:34d'autant qu'en face
00:41:35il y a des macronistes
00:41:35qui sont prêts pour le coup
00:41:36à mordre Bruno Le Maire
00:41:39au mollet
00:41:39pour défendre Emmanuel Macron
00:41:40et oui
00:41:41comme par exemple
00:41:41Maude Brejon
00:41:42alors là quand même
00:41:43on voit
00:41:44qu'il y a un pattern
00:41:44qui se répète
00:41:45il y a les anciens macronistes
00:41:46qui sont tous d'accord
00:41:46pour chier sur Macron
00:41:47et les macronistes
00:41:48qui sont encore dans le gouvernement
00:41:49sont tous d'accord
00:41:50pour défendre Macron
00:41:50donc moi ça ne m'étonnerait pas
00:41:51que d'ici un an
00:41:52Maude Brejon
00:41:53elle fasse une Bruno Le Maire
00:41:54finalement
00:41:54alors que là
00:41:55elle est en train
00:41:55de défendre Macron
00:41:56donc on va vraiment
00:41:56encore une fois
00:41:59ça en dit beaucoup
00:41:59sur la nature profonde
00:42:00de ce que c'est que la macronie
00:42:01et sur le niveau
00:42:02d'effondrement
00:42:03de ce camp politique
00:42:03qui est totalement
00:42:04en train de se briser
00:42:05et tout à l'heure
00:42:06tu disais peut-être
00:42:07qu'il prépare
00:42:08des ambitions prévisentielles
00:42:09ou à minima
00:42:09en tout cas
00:42:09une reconversion politique
00:42:10pour l'après Macron
00:42:11en vrai on en parle
00:42:12à chaque fois
00:42:13c'est la quatrième émission
00:42:14je crois que dans chaque émission
00:42:15qu'on a fait
00:42:15on a toujours dit
00:42:16on sent que ça prépare
00:42:17l'après Macron
00:42:18dans le bloc central
00:42:19donc là Bruno Le Maire
00:42:20ça peut s'inscrire là-dedans
00:42:21mais même Maude Brejon
00:42:22qui là est encore
00:42:22une des dernières fidèles
00:42:26au président de la République
00:42:27finalement
00:42:27même elle
00:42:28il y a un moment donné
00:42:28je pense qu'elle va finir
00:42:29par préparer l'après Macron
00:42:30d'ailleurs il y a un point commun
00:42:31entre Maude Brejon
00:42:32et Bruno Le Maire
00:42:32c'est que les deux
00:42:33viennent de LR
00:42:34ils sont de ces macronistes
00:42:35issus de LR
00:42:36donc peut-être
00:42:37que d'ici deux ans
00:42:38quand la macronie
00:42:39aura fini de péricliter
00:42:40ils vont se retrouver
00:42:41dans le même parti à nouveau
00:42:42bras dessus bras dessous
00:42:43à vouloir privatiser
00:42:44la sécurité sociale
00:42:45oui très clairement
00:42:47donc regardons sa réaction
00:42:48mais voilà
00:42:48bon là ça va pas forcément
00:42:49être la plus intéressante
00:42:50mais elle dit le contraire
00:42:50de Bruno Le Maire
00:42:51elle dit non non
00:42:51nous on est honnête
00:42:52on est sincère
00:42:53donc c'est vraiment en mode
00:42:54des gens qui ont défendu
00:42:55la même politique
00:42:55pendant 7 ans
00:42:56qui étaient dans le même camp politique
00:42:58pendant 7 ans
00:42:59qui se renvoient la patate chaude
00:43:00pour dire non on a menti
00:43:01non on a pas menti
00:43:02tout ça c'est ridicule
00:43:03mais tout ça est quand même divertissant
00:43:04on l'a déjà dit
00:43:05stop à toutes les polémiques
00:43:07et je reprendrai la phrase
00:43:09porte-parole du gouvernement
00:43:11celle de Pierre Moscovici
00:43:12il n'y avait pas de volonté
00:43:15de tromper
00:43:16dès mars 2024
00:43:18Bruno Le Maire
00:43:19et le président de la République
00:43:19ont procédé à 10 milliards
00:43:21d'euros de gel
00:43:22je m'en souviens très bien
00:43:23j'étais parlementaire
00:43:26ça a beaucoup créé de débats
00:43:28ça a suscité des mécontentements
00:43:30on l'a fait
00:43:31et on l'a fait
00:43:32avant l'élection européenne
00:43:34alors même que c'était impopulaire
00:43:36Bruno Le Maire
00:43:36dit
00:43:37dans cet entretien
00:43:38je voulais aller beaucoup plus loin
00:43:39il y avait encore 15 milliards à trouver
00:43:41on ne m'a pas écouté
00:43:42résultat
00:43:43les comptes ont dérapé
00:43:43de 42 milliards
00:43:44j'écoutais le débat
00:43:45avant de venir en plateau
00:43:47d'où viennent ces dépenses
00:43:48ces dépenses
00:43:49elles viennent
00:43:49notamment de la crise du Covid
00:43:51je rappelle qu'on a nationalisé
00:43:52le salaire des français
00:43:54nationaliser le salaire des français
00:43:55c'est quoi c'est presque communiste
00:43:57que de faire ça
00:43:58nationaliser le salaire des français
00:43:59ok d'accord
00:44:01on est passé sous régime
00:44:03de capitalisme d'état
00:44:04comme en Chine
00:44:05le temps du Covid
00:44:06je tiens à vous le rappeler
00:44:06c'est pas tout à fait ce qui s'est passé
00:44:072020
00:44:08on n'est plus dans le Covid
00:44:10la mémoire courte
00:44:11et ensuite de la crise
00:44:12de l'énergie
00:44:13où l'état est allé jusqu'à prendre en charge
00:44:15près de la moitié
00:44:16des factures
00:44:17d'électricité
00:44:18de gaz
00:44:19ça a coûté
00:44:1925 milliards d'euros
00:44:21par an
00:44:22donc cet argent
00:44:22a été utilisé
00:44:23pour protéger les français
00:44:25parce que la première mission
00:44:26du président de la république
00:44:27c'est de protéger les français
00:44:30ok
00:44:30alors
00:44:31tu as quelque chose à dire ?
00:44:33très très rapidement
00:44:34parce que je vois que sur le chat
00:44:36Asméchant
00:44:36dit la guerre en Ukraine
00:44:38mais c'est vrai que ça me rappelle
00:44:39toutes les cartes magiques
00:44:40de la Macronie
00:44:41c'est à dire que les cartes magiques
00:44:42de la Macronie
00:44:42soit le Covid
00:44:43donc ça c'est la première
00:44:44évidemment
00:44:44la deuxième c'est
00:44:46la guerre en Ukraine
00:44:48et troisième c'est
00:44:49la crise énergétique
00:44:49à chaque fois
00:44:50et ça rappelle Sarkozy aussi
00:44:51avec la crise économique
00:44:52à chaque fois en fait
00:44:54c'est le contexte international
00:44:55c'est le contexte géopolitique
00:44:56c'est le contexte économique
00:44:57c'est ça
00:44:57mais on a fait ce qu'on a pu
00:44:58on a fait ce qu'on a pu
00:44:59donc voilà
00:45:00je voulais réagir
00:45:01moi ce sur quoi je voulais réagir
00:45:03c'est que ça ne parle que de dépenses
00:45:04toujours
00:45:05à chaque fois c'est
00:45:05oh non
00:45:06il nous manque 10 milliards
00:45:07on a 10 milliards de déficit en trop
00:45:09vite coupons les dépenses publiques
00:45:10c'est toujours le but
00:45:10c'est couper les dépenses publiques
00:45:11couper les dépenses publiques
00:45:12alors que Macron
00:45:13a baissé les recettes
00:45:15a supprimé tout un tas d'impôts
00:45:16c'est ce qu'on disait
00:45:17fait tout un tas d'exonération
00:45:19d'impôts
00:45:19et de cotisations sociales
00:45:20aux grandes entreprises
00:45:21sur ces fameux 211 milliards
00:45:22dont on parlait tout à l'heure
00:45:23pourquoi ne pas aller chercher
00:45:24les 10 milliards là-dessus
00:45:25pourquoi pas arrêter
00:45:25de prêter des milliards
00:45:26à des multinationales
00:45:27qui font des bénéfices records
00:45:28c'est impensable pour eux
00:45:29et s'il y a un point comment
00:45:30entre Maude Brejon
00:45:31Emmanuel Macron
00:45:32Bruno Le Maire
00:45:33et tout ce dont on va parler ici
00:45:35sauf
00:45:36on verra après
00:45:37c'est que
00:45:38ils ne voient des ajustements budgétaires
00:45:39quand ils doivent ajuster
00:45:42ajuster un peu au dernier moment
00:45:43vite on doit les trouver
00:45:4310 milliards quelque part
00:45:44c'est toujours
00:45:44sur la réduction de la dépense publique
00:45:46et jamais sur autre chose
00:45:47jamais sur l'augmentation
00:45:48de la fiscalité
00:45:49alors que bon
00:45:50c'est ce qu'on disait tout à l'heure
00:45:52leur politique ne marche pas
00:45:53cette politique de l'offre
00:45:54n'a pas les effets escomptés
00:45:55c'est pour ça que la croissance
00:45:57stagne
00:45:57c'est pour ça que la création d'emplois
00:45:58est beaucoup moins
00:46:01par rapport à leurs prévisions
00:46:02se fait beaucoup moins
00:46:03et souvent des métiers
00:46:04que ce soit de l'apprentissage
00:46:05des travails uberisés
00:46:07ou ce genre de choses
00:46:08ça ne fonctionne pas
00:46:09et ça ils ne reviennent jamais là-dessus
00:46:10ils ne reviennent jamais là-dessus
00:46:11ils ne réfléchissent qu'en termes de dépenses
00:46:13comme si la seule manière
00:46:14d'agir sur les finances de la France
00:46:16c'était baisser les dépenses
00:46:17alors que tu peux aussi augmenter les R7
00:46:18ou tu peux aussi sinon
00:46:19tout simplement
00:46:20avoir une politique
00:46:21à même de créer de l'activité économique
00:46:23dans le pays
00:46:24pas uniquement par rapport
00:46:25à des ajustements budgétaires
00:46:26mais qui serait à même
00:46:27de sur le long terme
00:46:28justement assainir un petit peu
00:46:29les finances publiques
00:46:30en relançant la machine économique
00:46:31et ça
00:46:32jamais de la vie
00:46:33ils vont commencer à l'évoquer
00:46:34alors ils se renvoient tous la balle
00:46:35en disant
00:46:35non c'est pas de ma faute
00:46:36non c'est de la faute à l'autre
00:46:37c'est de votre faute à vous tous
00:46:39parce que vos politiques économiques
00:46:40ne marchent pas
00:46:41et vous voulez répondre
00:46:42à des problèmes
00:46:43que vous avez vous-même créés
00:46:44uniquement
00:46:45par la réduction de la dépense publique
00:46:46alors que c'est un des leviers
00:46:47que vous pouvez utiliser
00:46:48mais c'est pas le plus évident
00:46:49surtout dans notre économie
00:46:50où on a la sécurité sociale
00:46:52l'école publique
00:46:53l'hôpital public
00:46:53et ce genre de choses
00:46:54l'état providence
00:46:56et puis ce que tu dis
00:46:57sur les recettes
00:46:58il y a des possibilités
00:47:00de recettes à aller chercher
00:47:01d'ailleurs la commission des finances
00:47:02présidée par Eric Coquerel
00:47:03depuis un certain nombre de mois
00:47:06propose des alternatives
00:47:08chiffrées
00:47:09parce que c'est vrai
00:47:09que c'est aussi un des arguments
00:47:10de la Macronie
00:47:10c'est de dire en fait
00:47:11vous nous parlez des recettes
00:47:12mais allez-y
00:47:13faites une proposition constructive
00:47:14etc
00:47:15il y a un travail très concret
00:47:16qui est effectué par Eric Coquerel
00:47:17et pas seulement
00:47:18par tous les parlementaires
00:47:18de gauche
00:47:20et aussi par les indépendants
00:47:24plutôt centristes
00:47:26autour de Charles de Gourson
00:47:27donc il y a des leviers
00:47:30à aller activer
00:47:30il y a des leviers
00:47:31à aller activer
00:47:31et plutôt que ça
00:47:32on se réfugie absolument
00:47:34dans une politique austéritaire
00:47:35qui fait comme première victime
00:47:37les services publics
00:47:38encore une fois
00:47:38parce que c'est aussi ça
00:47:39le bilan de la Macronie
00:47:40c'est étouffer
00:47:42comment dire
00:47:44couper absolument
00:47:45dans la dépense publique
00:47:45pour étouffer
00:47:46les services publics
00:47:47et donc pour réduire
00:47:48les possibilités
00:47:50comment dire
00:47:51d'accéder à des services minimums
00:47:53pour les plus précaires
00:47:54en particulier
00:47:54oui
00:47:55parce que les services publics
00:47:57qui profitent le plus
00:47:58des services publics en France
00:47:58il y a un truc quasiment
00:47:59enfin c'est linéaire
00:48:00plus on est pauvre
00:48:01plus on bénéficie
00:48:02plus on a
00:48:03une utilité
00:48:04à utiliser les services publics
00:48:05quand t'es milliardaire
00:48:06tu t'en fous des services publics
00:48:07tu peux faire tout
00:48:07par le privé
00:48:08la retraite par répartition
00:48:10tu t'en fous
00:48:10parce que de toute façon
00:48:11t'as des milliards de côté
00:48:11la question ne se pose même pas
00:48:13tu mets tes enfants
00:48:14dans l'école la plus chère de France
00:48:15pour préparer leur avenir
00:48:16tu peux y aller
00:48:17t'as pas besoin des services publics
00:48:18plus t'es riche
00:48:19moins t'as besoin des services publics
00:48:20donc c'est vrai
00:48:20c'est ce qu'on a déjà dit
00:48:21dans cette émission
00:48:22les premiers à trinquer
00:48:24en cas de réduction
00:48:24des dépenses publiques
00:48:25c'est les plus pauvres
00:48:26et parfois dans le détail
00:48:27c'est aussi
00:48:28le milieu associatif
00:48:29le milieu culturel
00:48:30tout un tas de choses
00:48:30et typiquement le milieu associatif
00:48:32et
00:48:33il y a un tissu associatif
00:48:35qui est
00:48:35au service des français
00:48:36les plus précaires
00:48:37et pas au service
00:48:38des français les plus riches
00:48:39derrière tout ça
00:48:40derrière toute leur politique
00:48:41de l'offre
00:48:42en fait
00:48:42se cache une politique
00:48:43de classe
00:48:44au bénéfice
00:48:44de la classe bourgeoise
00:48:46le terme est lâché
00:48:46face aux prolétariats
00:48:47relire Marx
00:48:49c'est complètement ça
00:48:50c'est une politique de classe
00:48:51une politique de casse
00:48:52aussi pour la joie à la rue fin
00:48:53on va faire des petites rimes
00:48:54comme ça
00:48:55mais j'essaie de concurrencer
00:48:56tes imitations
00:48:58maintenant faut le faire
00:48:58avec la voix tremblottante
00:48:59ça sera parfait
00:49:00c'est ça
00:49:01et en butant sur les mots
00:49:03non mais
00:49:03il y a cette politique là
00:49:06donc
00:49:06en fait on étouffe
00:49:07les services publics
00:49:08donc c'est le bout de la chaîne
00:49:09et tu le disais
00:49:10sur le fait que
00:49:11les plus précaires
00:49:12les plus pauvres
00:49:12sont les premiers bénéficiaires
00:49:13de ces services publics
00:49:14il faut aussi dire
00:49:15que le bilan de la Macronie
00:49:15c'est aussi une explosion
00:49:16de la pauvreté
00:49:17aujourd'hui près de 10 millions
00:49:18de français vivent
00:49:19sous le seuil de pauvreté
00:49:20et il y a une autre statistique
00:49:21qui est aussi alarmante
00:49:22c'est que 10% de la population
00:49:23l'année dernière
00:49:24a eu recours
00:49:24aux distributions alimentaires
00:49:26donc
00:49:28tout ça est à mettre aussi
00:49:29en relation
00:49:31quand on fait le bilan
00:49:31de la Macronie
00:49:32pour reprendre un petit peu
00:49:33l'ampleur
00:49:34de la classe globale
00:49:35de la politique menée
00:49:36depuis 2017
00:49:37tout à fait
00:49:38alors je vois quelqu'un
00:49:39qui dit
00:49:39les riches ont la sécu aussi
00:49:40oui
00:49:40mais les riches en profitent moins
00:49:41si t'es très très riche
00:49:43tu vas donner beaucoup
00:49:43entre guillemets à la sécu
00:49:44parce que tes cotisations
00:49:46ça va faire quand même
00:49:46une bonne partie
00:49:47de ton salaire
00:49:47qui part en cotisation
00:49:48et c'est très bien
00:49:49je le précise
00:49:50mais voilà
00:49:51tu donnes plus
00:49:52que tu récupères
00:49:52comme c'est mutualisé
00:49:53c'est le principe
00:49:54de la solidarité nationale
00:49:55et de la solidarité intergénérationnelle
00:49:57dans le cas de la réforme des retraites
00:49:58donc effectivement
00:49:59si t'es très très riche
00:50:00tu gannes beaucoup d'argent
00:50:01tu vas donner beaucoup
00:50:02entre guillemets
00:50:03bon il te reste beaucoup
00:50:04mais tu vas quand même
00:50:04donner beaucoup
00:50:05à la sécurité sociale
00:50:06pour au final
00:50:06en profiter un petit peu moins
00:50:07c'est le principe
00:50:08de mutualiser finalement
00:50:10donc oui
00:50:11les riches aussi ont la sécu
00:50:12et de toute façon
00:50:12la sécu c'est censé être universelle
00:50:14c'est censé être pour les plus pauvres
00:50:15comme pour les plus riches
00:50:16et c'est comme ça
00:50:17c'est très bien
00:50:17que ça soit comme ça
00:50:18mais force est de constater
00:50:19que plus t'es riche
00:50:20moins t'as intérêt
00:50:21à profiter de cette sécurité sociale
00:50:22pour revenir là dessus
00:50:23mais c'est vrai
00:50:24effectivement
00:50:25c'est aussi pour les riches
00:50:25la sécu
00:50:26et même si on généralise
00:50:27la sécurité sociale
00:50:28on parle de la sécurité sociale
00:50:29de l'alimentation
00:50:30par exemple
00:50:30en ce moment
00:50:30il y a des débats
00:50:31qui commencent à merger là dessus
00:50:32ça sera aussi pour les riches
00:50:33c'est le principe
00:50:34de l'universalité
00:50:36de la sécurité sociale
00:50:36c'est comme ça
00:50:37et on ne peut pas
00:50:39effectivement
00:50:40revenir sur ces principes là
00:50:41tout à fait
00:50:42pour les plus riches alors
00:50:44plus on est riche
00:50:45moins on en profite
00:50:46ça ne veut pas dire
00:50:47qu'on n'en profite pas
00:50:47et qu'on n'y a pas accès par ailleurs
00:50:49avant de passer à la suite
00:50:50justement là
00:50:50on va passer après
00:50:51à Eric Coquret
00:50:52le président de la commission des finances
00:50:53là t'en parlais juste avant
00:50:55mais j'aimerais bien regarder
00:50:56quand même
00:50:56cet extrait d'Elisabeth Borne
00:50:57parce qu'il y a Maude Brejon
00:50:58qui est monté à la rescousse
00:51:00pas de Bruno Le Maire
00:51:01mais du gouvernement actuel
00:51:02Elisabeth Borne aussi
00:51:03alors que franchement
00:51:04le binôme
00:51:05Elisabeth Borne-Bruno Le Maire
00:51:06name a more iconic duo
00:51:08I'll wait
00:51:09j'ai envie de dire
00:51:10alors c'est vraiment
00:51:10c'est les deux parmi les représentants
00:51:12les plus historiques de la Macronie
00:51:13dans tout ce qu'on n'aime pas
00:51:15on va dire quoi
00:51:15donc là Elisabeth Borne
00:51:16qui dit
00:51:17oh non Bruno Le Maire
00:51:18il dit de la merde
00:51:18bon c'est tout ça
00:51:19il est vraiment ridicule quoi
00:51:20donc on va regarder ça
00:51:22elle est bien bronzée
00:51:23pour un mois de novembre d'ailleurs
00:51:24qu'est-ce qu'il y a ?
00:51:25elle est bien bronzée
00:51:25pour un mois de novembre d'ailleurs
00:51:26c'est vrai
00:51:27un super point de soleil
00:51:28à côté du ministère de l'éducation
00:51:31Bruno Le Maire
00:51:32encore lui
00:51:32décidément
00:51:33il vous prend notamment
00:51:35à partie au jeu
00:51:35vous n'êtes pas la seule
00:51:36c'est vous le président de la publique
00:51:37sur cette note d'avril 2024
00:51:40qu'il a envoyée
00:51:41on est donc juste avant
00:51:42les européennes
00:51:43et Bruno Le Maire dit
00:51:44j'ai sonné l'alarme
00:51:46et on n'a pas réagi
00:51:47il vous cite
00:51:48il est sympathique Bruno
00:51:50mais je pense qu'il peut se rappeler
00:51:52que moi j'ai quitté Matignon
00:51:53le 8 janvier 2024
00:51:55donc je n'étais plus
00:51:57première ministre
00:51:58j'avais un successeur
00:51:59Gabriel Attal
00:52:01le budget 2024
00:52:02il a été voté fin 2023
00:52:04on le sait
00:52:04là on est en plein
00:52:05dans les discussions budgétaires
00:52:06pour le budget 2026
00:52:07on n'est pas en 2026
00:52:08donc elle était encore
00:52:09totalement première ministre
00:52:10c'est elle qui a fait passer
00:52:11le 49.3 sur le budget
00:52:12et les lettres de Bruno Le Maire
00:52:13datent de fin 2023
00:52:14si je ne dis pas de bêtises
00:52:15donc là-dessus
00:52:15elle est vraiment en train
00:52:16de botter en touche
00:52:16en disant
00:52:17ah non
00:52:18moi je n'étais plus là
00:52:18à ce moment-là
00:52:19ben oui
00:52:19quand l'affaire a commencé à émerger
00:52:21je n'étais plus là
00:52:22qu'est-ce qu'il se passe
00:52:23Weldorge
00:52:27Weldorge là
00:52:27qu'est-ce que tu nous fais là
00:52:28c'est endormi sur le clavier
00:52:29c'est endormi sur le clavier
00:52:30est-ce que quelqu'un peut
00:52:31juste time out Weldorge
00:52:32qui a un problème technique
00:52:33après je le vois souvent
00:52:34merci
00:52:34je le vois souvent Weldorge
00:52:35c'est pas un troll
00:52:36ou quoi que ce soit
00:52:36mais là il y a eu un problème
00:52:38sur le chat
00:52:40donc voilà
00:52:41Elisabeth Band
00:52:41qui dit un peu n'importe quoi
00:52:43quoi vous cite-t-il ?
00:52:44ah ben je ne sais pas
00:52:45il faut lui demander
00:52:45je ne sais pas
00:52:46vous avez une idée quand même
00:52:48non non mais je pense que
00:52:49écoutez c'est
00:52:49enfin c'est à lui
00:52:50c'est à lui de s'expliquer
00:52:52je crois qu'il doit
00:52:53manifestement
00:52:54se mélanger dans le calendrier
00:52:56mais
00:52:57les faits sont là
00:52:58en avril 2024
00:52:59je n'étais plus
00:53:00premier ministre
00:53:01Bruno
00:53:02j'ai répondu à son argument
00:53:03de toute manière
00:53:04oui
00:53:04t'étais premier ministre
00:53:06au moment où le budget
00:53:06était voté
00:53:07oui et puis la question
00:53:08c'est pas qui est premier ministre
00:53:09au moment de la lettre
00:53:09comme tu dis
00:53:10c'est au moment du budget
00:53:11Attal il arrive juste après
00:53:12il fait sur des garçons
00:53:13de politique générale
00:53:14à la mi-janvier
00:53:15donc c'est pas contestable
00:53:16donc elle est gentille
00:53:17Elisabeth
00:53:18mais elle se trompe
00:53:18dans son calendrier aussi
00:53:19oui voilà exactement
00:53:20tout le monde se trompe
00:53:21dans le calendrier finalement
00:53:22tout ça est assez pathétique
00:53:23mais divertissant
00:53:24ça fait 40 fois qu'on le dit
00:53:25mais parfois je ne sais pas
00:53:26quoi
00:53:26et d'ailleurs on notera aussi
00:53:27la petite balle perdue
00:53:28pour Attal
00:53:29parce qu'elle renvoie le truc
00:53:30vers Attal
00:53:31et c'est intéressant
00:53:31parce qu'il y a un peu
00:53:32un ping-pong en ce moment
00:53:33enfin c'est vraiment
00:53:34du côté de la macronie
00:53:35entre Attal et Borne
00:53:36on aime bien
00:53:37s'envoyer des petites balles
00:53:39Attal récemment a fait une sortie
00:53:40en disant que
00:53:42Elisabeth Borne avait défait
00:53:43tout ce qu'il avait voulu faire
00:53:44au ministère de l'éducation nationale
00:53:46là t'as Elisabeth Borne
00:53:47qui à plusieurs reprises
00:53:48met des petits tirs à Attal
00:53:49et là en gros
00:53:50attendez attendez
00:53:51vous parlez de ce dérapage
00:53:53moi j'étais plus là
00:53:53c'était Gabriel Attal
00:53:54donc c'est une façon aussi
00:53:55encore une fois
00:53:56de poursuivre ce duel
00:53:57à la distance palpitant
00:53:59on attend la réaction
00:53:59de Gabriel Attal
00:54:00qui peut-être va dire
00:54:01bah non
00:54:02le budget a été voté
00:54:02la dernière fois
00:54:03j'ai hâte de voir la suite
00:54:04celui qui dit qui est
00:54:06exactement
00:54:08alors du coup
00:54:08on a vu un peu
00:54:09la réaction des macronistes
00:54:10il n'y a pas grand chose
00:54:10à commenter
00:54:11à part de dire
00:54:11que tout ça est assez ridicule
00:54:12par contre du coup
00:54:13ce qui est peut-être
00:54:13plus intéressant
00:54:14c'est de voir la réaction
00:54:15d'Eric Coquerel
00:54:16qui à la fois représente
00:54:17la commission des finances
00:54:18il était président
00:54:19de la commission des finances
00:54:19fin 2023
00:54:20quand le budget a été voté
00:54:21il fait partie des personnes
00:54:23qui ont alerté
00:54:23etc etc
00:54:24donc c'est pas le seul
00:54:25il y a aussi
00:54:25Pierre Moscovici
00:54:27le haut conseil
00:54:28aux finances publiques
00:54:29Bruno Le Maire
00:54:30du coup vraisemblablement
00:54:31et après d'autres
00:54:32même au RN
00:54:32certains ont commencé
00:54:33à jaser déjà à ce moment-là
00:54:34comme Jean-Philippe Tanguy
00:54:35dont on parlait tout à l'heure
00:54:36mais voilà
00:54:36il va parler en tant que
00:54:37président de la commission des finances
00:54:38mais aussi en tant que
00:54:40représentant de la gauche française
00:54:41et qui connaît bien
00:54:42toutes les questions
00:54:42budgétaires et économiques
00:54:43et donc là on va voir
00:54:44que le son de cloche
00:54:44c'est un petit peu différent
00:54:46et c'est un peu moins
00:54:47se passer la patate chaude
00:54:48ce qui est normal cela dit
00:54:49parce qu'il n'était pas
00:54:49au gouvernement à ce moment-là
00:54:50mais voilà
00:54:51donc écoutons ce qu'a dire
00:54:52Bruno Coquerel
00:54:55Eric Coquerel
00:54:55président de la commission des finances
00:54:56d'ailleurs il est toujours
00:54:57président de la commission des finances
00:54:58malgré la dissolution
00:55:00et tout ça
00:55:01il y est resté
00:55:03ce qui lui permet
00:55:04d'avoir
00:55:06une posture un peu différente
00:55:07sur BFM TV
00:55:08et j'ai remarqué
00:55:09j'ai réacté déjà
00:55:10à toutes ces interviews
00:55:11lundi
00:55:11je crois que c'était lundi
00:55:12Eric Coquerel
00:55:13souvent il interrogeait
00:55:14en tant que président
00:55:14de la commission des finances
00:55:15et du coup il se fait
00:55:16un petit peu moins chier dessus
00:55:17par les présentateurs
00:55:18que le gauchiste moyen
00:55:19ou le LFiste moyen
00:55:20à la télé
00:55:20c'est assez intéressant
00:55:21c'est vrai
00:55:22et puis en plus
00:55:23il bénéficie
00:55:23de comment dire
00:55:25d'une espèce de légitimité
00:55:25parce qu'il a formé
00:55:26un duo un petit peu
00:55:27avec Charles de Courson
00:55:28qui est député Liot
00:55:29donc indépendant
00:55:31plutôt centriste
00:55:33et donc Charles de Courson
00:55:34était son rapporteur général
00:55:35au budget
00:55:36dans la commission des finances
00:55:38c'est ça
00:55:38et donc en fait
00:55:39le fait que Coquerel
00:55:40arrive à travailler
00:55:41avec quelqu'un
00:55:42qui par les médias mainstream
00:55:44disons
00:55:44est vu comme modéré
00:55:45ça a aussi joué
00:55:47dans cette espèce
00:55:48de droit
00:55:50ou en tout cas
00:55:51de légitimité à minima
00:55:52de normalisation
00:55:52voilà
00:55:53après il faut noter
00:55:54que Charles de Courson
00:55:55a perdu son poste
00:55:56au profit de Philippe Juvin
00:55:57qui est LR
00:55:58on va voir comment ça va
00:55:59se passer entre les deux
00:56:00mais c'est vrai que
00:56:00t'as raison
00:56:01c'est le seul insoumis
00:56:03presque qui bénéficie de ça
00:56:04il y avait un moment
00:56:04il y avait Aurélie Trouvé
00:56:05aussi quand elle était
00:56:06présidente de la commission
00:56:06des affaires économiques
00:56:07et bon maintenant
00:56:08c'est un peu moins le cas
00:56:09et étrangement
00:56:10quand Clémence Guettet
00:56:11est sur les plateaux
00:56:12on ne l'appelle pas
00:56:13vice-présidente
00:56:13de l'Assemblée nationale
00:56:14là par contre
00:56:16on la diabolise un peu plus
00:56:18après
00:56:19pour quelle raison
00:56:20je sais pas
00:56:20peut-être un fonds de misogynie
00:56:22aussi
00:56:22je sais pas trop
00:56:25je voudrais dire une chose
00:56:27il y a eu cette lettre
00:56:28mais il y en a une autre
00:56:29qui est passée plus inaperçue
00:56:30deuxième révélation
00:56:31alerte exclusive
00:56:32il y avait une deuxième lettre
00:56:34de Bruno Le Maire
00:56:34je crois pas que c'est Bruno Le Maire
00:56:35il me semble qu'il a parlé
00:56:36de Moscovici
00:56:37je suis pas sûr
00:56:38Moscovici qui était
00:56:40haut commissaire
00:56:41je sais plus quoi
00:56:41je me souviens plus
00:56:42il était à la cour des comptes
00:56:43en gros
00:56:43il était le chef de la cour des comptes
00:56:45sachant que le fameux
00:56:46haut conseil aux finances publiques
00:56:47dont je parlais
00:56:47qui justement doit juger
00:56:49la crédibilité des scénarios
00:56:50du gouvernement
00:56:50c'est littéralement son rôle
00:56:51son métier
00:56:52en faisant un rapport
00:56:53qui est public par ailleurs
00:56:54et qui était raccord
00:56:56avec ce que dit Coquerel ici
00:56:57ce qu'a dit Bruno Le Maire
00:56:59ça dépend de la cour des comptes
00:57:00au conseil aux finances publiques
00:57:01donc Pierre Moscovici
00:57:02en tant que président
00:57:04il me semble
00:57:04chef de la cour des comptes
00:57:05à cette époque là
00:57:06effectivement
00:57:07logiquement
00:57:07il aurait donné l'alerte aussi
00:57:09comme le président
00:57:10de la commission des finances
00:57:10et comme le ministre de l'économie
00:57:12donc encore une fois
00:57:13c'était vraiment un secret
00:57:14de polichinelle quoi
00:57:14sachant que le rapport
00:57:15du haut conseil aux finances publiques
00:57:16est public
00:57:18donc même n'importe qui
00:57:19pouvait la regarder
00:57:19et c'était écrit noir sur blanc
00:57:21attention
00:57:21vos prévisions
00:57:22elles sont un peu pourries
00:57:23quoi
00:57:24quelle ?
00:57:24et une lettre
00:57:25qu'il a écrite
00:57:26en novembre 2023
00:57:28excusez-moi
00:57:29je me remémore le moment
00:57:30avant
00:57:31à Elisabeth Borne
00:57:32juste avant
00:57:33qu'Elisabeth Borne
00:57:34annonce un 49,3
00:57:35sur le budget de l'Etat
00:57:36bah alors Elisabeth Borne
00:57:37alors Babette
00:57:38qu'est-ce qu'elle nous fait là ?
00:57:39elle a dit
00:57:39non non c'était pas moi
00:57:40bon bah ok
00:57:40c'est Gabriel Attal
00:57:42et dans cette lettre
00:57:43il dit la même chose
00:57:45il annonce même
00:57:45qu'il va très certainement
00:57:46falloir annuler
00:57:4810 milliards d'euros
00:57:49supplémentaires
00:57:50par rapport au budget
00:57:52qu'on était en train
00:57:53de discuter
00:57:54on était en train de discuter
00:57:56à ce moment là
00:57:57dès le mois de janvier
00:57:58ou février
00:57:58et il n'y a pas eu
00:57:59un mot d'Elisabeth Borne
00:58:01dans cette présentation
00:58:01de son budget
00:58:02à l'Assemblée
00:58:03donc
00:58:03elle avait connaissance
00:58:04de cette lettre
00:58:05elle avait connaissance
00:58:06de cette alerte
00:58:07tout comme ensuite
00:58:09Emmanuel Macron
00:58:09et Gabriel Attal
00:58:10qui était le nouveau
00:58:11Premier ministre
00:58:12avaient connaissance
00:58:13de ces alertes
00:58:14réitérées par Bruno Le Maire
00:58:15est-ce que vous considérez
00:58:16que le fait que ça n'ait eu
00:58:18aucune conséquence
00:58:19qu'en effet
00:58:19ça n'ait été
00:58:20ni mentionné par les uns
00:58:21ni mentionné par les autres
00:58:22qu'il n'y ait pas eu
00:58:23ce projet de loi rectificative
00:58:25qui aurait donc
00:58:26assumé en quelque sorte
00:58:28cette dérive
00:58:29est-ce que vous estimez
00:58:31certains disent
00:58:32j'ai une hésitation
00:58:33il n'y a pas eu
00:58:34de projet de loi
00:58:34de finances rectificatives
00:58:35donc les 10 milliards
00:58:35c'était quoi
00:58:36c'était des ordonnances
00:58:36quelque chose comme ça
00:58:37si si c'était un projet de loi
00:58:39il y en a eu un
00:58:40avant les européennes
00:58:41ou alors j'ai décroché
00:58:42j'ai peut-être lu le chat
00:58:42j'ai mal compris
00:58:43ce qu'ils ont dit
00:58:44il y a eu ces 10 milliards
00:58:46d'économies
00:58:46ils n'ont pas été débattis
00:58:47de gel
00:58:48ah oui de gel
00:58:50je trouve que c'est plus
00:58:51très frais dans mes souvenirs
00:58:52ou alors je ne sais pas
00:58:5349,3 instantanément
00:58:55coupé au débat
00:58:55si quelqu'un a l'info
00:58:56dans le chat
00:58:57parce que pour moi
00:58:57c'était un projet de loi
00:58:58de finances rectificatives
00:58:59ces fameux 10 milliards
00:58:59d'économies début 2024
00:59:01qui correspond à la lettre
00:59:02de Bruno Le Maire
00:59:03etc etc
00:59:04mais du coup ça correspond
00:59:06bon je vais retourner
00:59:06un peu en arrière
00:59:07peut-être que j'ai mal entendu
00:59:07je suis fatigué
00:59:08j'en mets 5h cette nuit
00:59:09je suis à deux doigts du burn-out
00:59:10pardon
00:59:11décret c'était par décret
00:59:12ok
00:59:12donc c'était pas un PLFR
00:59:14ou un PLFR qui est passé
00:59:15par décret
00:59:16bon je ne sais pas
00:59:17ah oui Le Maire appelait
00:59:17à un projet de loi rectificatif
00:59:19il n'y a pas eu lieu
00:59:20à la place
00:59:21ils l'ont passé en décret
00:59:22sans débat du coup
00:59:23ce qui est encore une fois
00:59:23une caractéristique
00:59:25de la Macronie
00:59:25de ne pas débattre
00:59:27passer outre l'Assemblée nationale
00:59:29et passer en force
00:59:30voilà encore une fois
00:59:30à travers toute cette séquence
00:59:32de un peu de retour en arrière
00:59:33on voit au final
00:59:34la nature profonde
00:59:36de la Macronie
00:59:36à tous les niveaux
00:59:38qui aurait donc
00:59:39assumé en quelque sorte
00:59:40cette dérive
00:59:41est-ce que vous estimez
00:59:44certains disent
00:59:45c'est une forme de mensonge
00:59:48ça veut dire qu'il y a
00:59:48un mensonge d'Etat
00:59:50oui il y a une omission d'Etat
00:59:52donc c'est pas
00:59:53vu la situation
00:59:54c'est-à-dire empêcher
00:59:56finalement l'Assemblée
00:59:56de discuter d'une situation
00:59:58concrète
00:59:59réelle
00:59:59dès 2023
01:00:00bien évidemment
01:00:01il y a
01:00:02en partie
01:00:03on peut me dire
01:00:04que rétrospectivement
01:00:05ça veut dire que le budget
01:00:05qui était présenté
01:00:06était insincère
01:00:07je ne sais pas si vous vous rappelez
01:00:08mais
01:00:08il le dit dans la lettre
01:00:10noir sur blanc
01:00:10voilà ce qu'il écrit
01:00:11notamment
01:00:12nous pourrions
01:00:13être accusés
01:00:14d'insincérité
01:00:15bien sûr
01:00:15il l'écrit à Emmanuel Macron
01:00:17il dit monsieur le Président
01:00:18je demande notamment
01:00:19une loi de finances
01:00:22rectificative
01:00:22sinon
01:00:22on nous accusera
01:00:24d'insincère
01:00:25bien sûr
01:00:25donc
01:00:26du coup je peux le faire aujourd'hui
01:00:28puisqu'il l'expliquait
01:00:30mais il faut se rappeler
01:00:31qu'à ce moment-là
01:00:32Pierre Moscovici
01:00:32pour le haut commissaire
01:00:33des finances publiques
01:00:34n'avait pas parlé d'insincère
01:00:35pour le haut commissaire
01:00:37pour le haut conseil
01:00:37des finances publiques
01:00:38il s'est trompé non ?
01:00:39ça existe le haut commissaire
01:00:40des finances publiques ?
01:00:41il a dit pour le haut
01:00:42bon bref
01:00:43peu importe
01:00:44vérité parce que
01:00:45c'est un peu l'arme nucléaire
01:00:46si vous parlez d'insincérité
01:00:47ça veut dire que
01:00:47constitutionnellement
01:00:48il faut arrêter ce qu'il est
01:00:49en train de se passer
01:00:50mais avait dit que pour lui
01:00:51c'était pas très crédible
01:00:52ce qu'on nous proposait
01:00:54donc il y a eu des alertes
01:00:55enfin il ne faut pas faire
01:00:56comme si on a entendu
01:00:57après le gouvernement
01:00:59nous dire
01:01:00mais non
01:01:00on ne pouvait pas savoir
01:01:02il y a eu des alertes
01:01:03en tous les sens
01:01:03le ministre
01:01:04l'économie
01:01:05c'est ce qu'on apprend
01:01:06lui-même à alerter
01:01:07la première ministre
01:01:08à alerter le président
01:01:09de la république
01:01:09et rien n'a été suivi des faits
01:01:11et oui
01:01:12effectivement
01:01:12on continue
01:01:14c'est intéressant
01:01:14parce que là
01:01:18Eric Coquerel
01:01:18fait
01:01:18comment dire
01:01:19une petite
01:01:21petite pique
01:01:21quand même
01:01:21à Pauline de Malherbe
01:01:22en disant
01:01:22ben voilà
01:01:23du coup je peux le dire
01:01:24parce que
01:01:24Bruno Le Maire l'a dit
01:01:26ben oui
01:01:26ça fait des mois
01:01:27et des mois
01:01:27et des mois
01:01:28qu'Eric Coquerel
01:01:29comme toute la gauche
01:01:30parle de
01:01:32mensonge aux français
01:01:33d'omissions
01:01:33d'irresponsabilité
01:01:35etc
01:01:36personne n'a voulu entendre
01:01:37maintenant que c'est
01:01:38Bruno Le Maire
01:01:38qui arrive avec un courrier
01:01:40marqué secret
01:01:41là ça y est
01:01:42on l'entend
01:01:43mais c'est dommage
01:01:44parce que ça fait bien longtemps
01:01:45qu'on aurait pu réagir
01:01:46notamment en cherchant des recettes
01:01:47comme tu le disais
01:01:48dans tous les cas
01:01:49limite je me dis
01:01:50s'ils n'ont pas
01:01:51c'est quoi le pire pour la France
01:01:52là tout de suite
01:01:53alors après là c'est politique
01:01:54il n'y a pas de réponse
01:01:54mais bon comme nous
01:01:55ici on est de gauche
01:01:56on va quand même y répondre
01:01:56à cette question
01:01:57c'est quoi le pire pour la France
01:01:58creuser
01:01:59augmenter le déficit
01:02:00de quelques 0,5%
01:02:02alors que ce n'était pas prévu
01:02:03ou casser les services publics
01:02:06la question se pose
01:02:07s'ils avaient vraiment réagi
01:02:08leur réaction
01:02:08ça aurait été quoi ?
01:02:09ça aurait été de faire
01:02:10une cure d'austérité
01:02:10comme ils essayent de nous faire passer
01:02:11justement depuis la dissolution
01:02:12ils n'y arrivent pas trop
01:02:13parce qu'ils n'ont pas la majorité
01:02:14je veux dire il y a un côté
01:02:15où bon si au final
01:02:17le lanceur d'alerte
01:02:18Bruno Le Maire
01:02:19avait été entendu
01:02:19ils auraient fait quoi ?
01:02:20ils auraient économisé 40 milliards
01:02:21sur le dos de l'école publique
01:02:22de l'hôpital public
01:02:23du remboursement des soins
01:02:24et de la retraite par répartition
01:02:25quoi
01:02:26donc est-ce que ça aurait été
01:02:26vraiment une bonne chose
01:02:27au final que Macron ait préféré
01:02:29ait mis ça sous le tapis
01:02:30et qu'ils aient préféré
01:02:31creuser un petit peu le déficit
01:02:32plutôt que casser nos services publics
01:02:34est-ce que c'est vraiment
01:02:35une si mauvaise nouvelle
01:02:35que ça quelque part ?
01:02:36on peut voir ça comme ça aussi
01:02:37c'est clair
01:02:38c'est vrai que si on se dit
01:02:39que dans tous les cas
01:02:40ils n'iront pas chercher de recettes
01:02:41qu'ils ne vont pas imposer
01:02:42les plus riches
01:02:43qu'ils ne vont pas taxer
01:02:45les dividendes de capital
01:02:47en général
01:02:48oui forcément il vaut mieux
01:02:49il vaut mieux encore
01:02:50qu'ils aient mis ça sous le tapis
01:02:51mais c'est mon avis en tout cas
01:02:52mais oui
01:02:53je pense que tu as
01:02:55malheureusement raison
01:02:55parce que évidemment
01:02:56Emmanuel Macron
01:02:57jusqu'à la fin de son mandat
01:02:59refusera absolument
01:02:59toute possibilité
01:03:00d'aller chercher des recettes
01:03:01et surtout qu'en plus
01:03:02ce serait aussi ce déjugé
01:03:03parce qu'il a supprimé l'ISF
01:03:04par exemple
01:03:05c'est juste une mesure symbole
01:03:06mais ça fait partie aussi
01:03:07de sa politique globale
01:03:09et donc forcément oui
01:03:11c'est l'austérité
01:03:12que l'austérité
01:03:12toujours l'austérité
01:03:13et on n'aurait pas eu autre chose
01:03:15on n'aurait pas autre chose
01:03:15parce que comme tu viens de le dire
01:03:16ça serait un aveu d'échec
01:03:17de sa politique
01:03:18alors en vérité
01:03:19le fait qu'il n'y ait pas
01:03:21assez de croissance
01:03:22et qu'il déficit
01:03:23tout ce qui s'est passé en 2024
01:03:24leur mauvaise prévision
01:03:25est déjà un aveu d'échec
01:03:26de sa politique
01:03:27mais au lieu d'acter cet échec
01:03:28pour tenter une autre politique économique
01:03:32premièrement le déni
01:03:33puis après
01:03:33quand c'est plus du déni
01:03:34c'est dire
01:03:34ah oui
01:03:34on va aller encore plus loin
01:03:36dans cette politique
01:03:36si on arrive à le faire assez fort
01:03:38cette fois-ci
01:03:38ça marchera quoi
01:03:39donc encore une fois
01:03:40tout ça est extrêmement révélateur
01:03:41de ce que c'est que la Macronie
01:03:42et de ce que c'est que la Macronie
01:03:43depuis 2017
01:03:44alors sachant qu'à un moment donné
01:03:46leur politique semblait avoir
01:03:47plus ou moins porté
01:03:48un petit peu ses fruits
01:03:48parce qu'il y a quand même eu
01:03:49sous Bruno Le Maire du coup
01:03:50c'était quoi la deuxième
01:03:51ou troisième année
01:03:52avant le Covid
01:03:52une année où le déficit
01:03:54avait été contenu
01:03:55mais ça a été à court terme
01:03:56ça a été contenu
01:03:57mais après comme leur politique
01:03:58ça a été contenu
01:03:59parce qu'ils ont vraiment
01:03:59raboté dans les dépenses
01:04:00et ce genre de choses
01:04:01donc ça a marché une année
01:04:03où on est passé sous les 3%
01:04:04de points de PIB
01:04:05en déficit annuel
01:04:06il y a eu une année
01:04:06où ça l'a fait chez Macron
01:04:08mais de toute façon
01:04:08c'était du très court terme
01:04:09parce que les effets économiques
01:04:11qu'on crée sur l'économie réelle
01:04:12de sa politique
01:04:13n'ont pas créé de cercle vertueux
01:04:15à même de relancer
01:04:16la machine économique
01:04:17etc etc
01:04:17donc ça
01:04:18je veux dire
01:04:19même s'ils ont contenu le déficit
01:04:20pendant un an ou deux
01:04:21dans tous les cas
01:04:22c'est sur le temps long
01:04:23qu'on peut juger
01:04:24d'une politique économique
01:04:24c'est pas évident
01:04:25de penser l'économie
01:04:26sur le temps long
01:04:26dans un monde hyper financiarisé
01:04:27comme le nôtre
01:04:28mais c'est comme ça
01:04:29qu'on le fait
01:04:29et logiquement
01:04:29voilà justement
01:04:30on a 10 ans de Macron
01:04:31là on peut commencer
01:04:32à réfléchir un tout petit peu
01:04:33en termes de temps long
01:04:34et sur le temps long
01:04:34sa politique de l'offre
01:04:36sa politique pro-business
01:04:37sa politique néolibérale
01:04:38tout ce que vous voulez
01:04:39d'austérité
01:04:39est un échec
01:04:40et c'est justement
01:04:42précisément
01:04:42ce que cette séquence montre
01:04:43et puis tout dépend aussi
01:04:44sur quel indicateur
01:04:45à partir de quel indicateur
01:04:46on juge une réussite
01:04:47ou pas
01:04:48d'une politique économique
01:04:49parce que si on se contente
01:04:50uniquement
01:04:50de certains indicateurs
01:04:52comme le taux du chômage
01:04:53la croissance
01:04:53le taux d'inflation
01:04:55je ne sais quoi
01:04:56le déficit
01:04:57on peut
01:04:58on peut attribuer
01:04:59une réussite
01:05:00à une politique
01:05:01qui casse en fait
01:05:02qui crée
01:05:03une casse sociale absolue
01:05:04c'est à dire que
01:05:05c'est à dire qu'aujourd'hui
01:05:06c'est un peu ce que je disais
01:05:07tout à l'heure
01:05:07mais la Macronie
01:05:08se targue de bons résultats
01:05:09enfin en tout cas
01:05:09s'est targuée
01:05:10à certains moments
01:05:10de bons résultats
01:05:11sauf qu'il n'y a jamais
01:05:12autant de pauvres
01:05:12il n'y a jamais autant
01:05:17tout ça est à mettre
01:05:18en perspective
01:05:18et c'est vrai que
01:05:20juger de la réussite
01:05:21ou pas d'une politique économique
01:05:22c'est quelque chose
01:05:24diminuement complexe
01:05:24et c'est aussi pour ça
01:05:25que bien souvent
01:05:26la Macronie arrive
01:05:27à tordre certains indicateurs
01:05:29pour dire
01:05:29voyez on réussit
01:05:30mais sauf que c'est plus compliqué
01:05:31que ça évidemment
01:05:32il y a de la politique
01:05:33derrière ça
01:05:33c'est pas
01:05:34t'arrives avec une vérité absolue
01:05:35ça dépend de ton prisme
01:05:36de lecture politique
01:05:37un libéral pourrait très bien dire
01:05:38non je suis très satisfait
01:05:39regardez ça marche
01:05:40là où un communiste
01:05:41pourrait dire
01:05:42il n'y a rien qui va
01:05:43il y a de la politique derrière
01:05:44donc il faut arrêter
01:05:45de dire comme quoi
01:05:46il y a des indicateurs précis
01:05:48et c'est comme ça
01:05:49et c'est pas autrement
01:05:49il n'y a pas
01:05:50enfin c'est pas
01:05:51comment dire
01:05:52il n'y a pas qu'une seule manière
01:05:53d'apprécier la situation
01:05:53et ça pareil
01:05:54c'est une des grandes caractéristiques
01:05:56pardon caractéristiques
01:05:57de la Macronie
01:05:57mais en fait
01:05:58une des grandes caractéristiques
01:05:59de ce qu'on appelle souvent
01:06:00l'extrême centre
01:06:01j'ai vu quelqu'un
01:06:01en parler tout à l'heure
01:06:02dans le chat
01:06:03parler de Margaret Thatcher
01:06:04qui disait
01:06:04there is no alternative
01:06:05et il n'y a pas de l'alternative
01:06:06ils disent
01:06:07non c'est nous qui avons raison
01:06:08c'est comme ça
01:06:09et c'est pas autrement
01:06:09c'est nous qui avons compris
01:06:10les règles
01:06:11en fait c'est même
01:06:11qu'on définit les règles
01:06:12entre guillemets
01:06:13et puis les autres
01:06:14vous ne savez pas
01:06:14de quoi vous parlez
01:06:15et donc pareil
01:06:15à travers toute cette histoire
01:06:16on ressent cet aspect là
01:06:18l'aspect extrême centre
01:06:20zé ris no alternative
01:06:21Tina voilà exactement
01:06:23chez la Macronie
01:06:24alors je voulais juste
01:06:24j'ai un petit message
01:06:25avant de passer à la toute fin
01:06:27on va parler vite fait
01:06:27du communiqué de Marine Le Pen
01:06:28même si il n'y a pas
01:06:29grand chose à dire dessus
01:06:30là quand je disais tout à l'heure
01:06:32Macron en gros
01:06:33ce qu'il dit
01:06:33c'est ah ça marche pas
01:06:34notre politique économique
01:06:35du coup on doit aller plus loin
01:06:36c'est pour ça que ça marche pas
01:06:37quelqu'un a répondu
01:06:38alors il y a un petit capa
01:06:39mais je trouve que c'est intéressant
01:06:40Longost a répondu
01:06:41remember le communisme marche pas
01:06:43car on n'a pas été assez loin
01:06:43dans le communisme
01:06:44alors comme quoi oui effectivement
01:06:45il y a plein de communistes
01:06:46qui diraient ça
01:06:46qui diraient non non
01:06:47c'était pas du vrai communisme
01:06:48si on faisait le vrai communisme
01:06:49ça marcherait
01:06:50mais alors là où je ne suis pas
01:06:51d'accord avec toi
01:06:51c'est que c'est pas comparable
01:06:53et moi j'ai des exemples
01:06:54de tout petits bouts de communisme
01:06:55qui fonctionnent
01:06:56alors qu'on n'a pas été très très loin
01:06:57comme par exemple
01:06:58la sécurité sociale
01:06:59dont on parle de peu tout à l'heure
01:07:00la sécurité sociale
01:07:00c'est mutualiser
01:07:02la richesse créée par les travailleurs
01:07:04dans un grand pot commun
01:07:05et pour le redistribuer
01:07:06dans une forme de solidarité
01:07:08intergénérationnelle
01:07:08et internationale
01:07:09qui assure
01:07:09un niveau de vie minimum
01:07:11pour tous
01:07:12y compris les plus pauvres
01:07:13des travailleurs
01:07:13donc ça
01:07:14c'est un communisme
01:07:15qui n'a pas été si loin que ça
01:07:17c'est un tout petit bout
01:07:17c'est une petite croquette
01:07:19de communisme
01:07:20dans la brioche France
01:07:22une pépite de communisme
01:07:23dans la brioche France
01:07:24bon l'analogie vaut ce qu'elle vaut
01:07:25mais on voit que ça peut marcher
01:07:27donc non je ne suis pas d'accord
01:07:28avec toi Longost
01:07:29même si tu avais mis un capa
01:07:30peut-être que c'est un peu pour rigoler
01:07:31mais voilà
01:07:32je veux dire
01:07:32c'est quoi un petit bout d'austérité
01:07:34qui marche
01:07:35montrez-moi en un
01:07:35un petit bout d'austérité
01:07:36qui fonctionne
01:07:37moi j'ai un exemple
01:07:38de petit bout de communisme
01:07:38qui fonctionne
01:07:39ça s'appelle la sécu
01:07:40et puis il y a des petits bouts
01:07:42aussi dans les municipalités
01:07:43parce qu'il y a du communisme
01:07:43municipal qui vient encore
01:07:45mutuelle municipale
01:07:46notamment qui se crée
01:07:48il y a tout un ensemble
01:07:49d'initiatives
01:07:50donc là pour le coup
01:07:50oui je te rejoins
01:07:52sur la pépite communiste
01:07:53dans la brioche France
01:07:54mais je crois qu'il est midi
01:07:55c'est pour ça qu'on a faim
01:07:56comme ça
01:07:56on parle de brioche
01:07:57c'est ça
01:07:58oui j'avoue
01:07:59on a encore largement dépassé
01:08:01quasiment une heure
01:08:01c'est aussi le problème
01:08:02il est presque deux heures
01:08:03je parle de midi
01:08:04oui on est d'accord
01:08:05c'est plutôt que cet argument pété
01:08:06on le connait depuis longtemps
01:08:07à gauche
01:08:07oui voilà
01:08:08je vois ce que tu veux dire
01:08:09on est d'accord
01:08:10on est tous communistes ici
01:08:11évidemment on a l'humanité
01:08:12finalement
01:08:14ok bah pour terminer
01:08:15je te propose de lire
01:08:17la déclaration de Marine Le Pen
01:08:19le tweet de Marine Le Pen
01:08:20ce qui n'est pas hyper intéressant
01:08:21moi je voulais retrouver
01:08:21un extrait de Jean-Philippe Tanguy
01:08:22qui parle tout ça
01:08:23parce que c'est le monsieur budget
01:08:24du RN
01:08:24je n'ai retrouvé que des extraits
01:08:25d'il y a longtemps
01:08:26où il alertait déjà
01:08:27bon on a déjà parlé
01:08:28en fait tout le monde était d'accord
01:08:29pour dire qu'il allait y avoir
01:08:30plus de déficit
01:08:31que prévu
01:08:32c'était effectivement
01:08:32un secret de polichinelle
01:08:33mais voyons ce que Marine Le Pen
01:08:34avant de dire
01:08:34pour voir un petit peu
01:08:35la posture que peut avoir
01:08:36l'autre opposition à Macron
01:08:39l'autre opposition à Macron
01:08:40pas de gauche
01:08:41mais d'extrême droite
01:08:42du coup
01:08:42en vérité il propose
01:08:43des solutions économiques
01:08:44qui sont beaucoup plus proches
01:08:45de Macron
01:08:46en vérité c'est quasiment les mêmes
01:08:47en termes de politique budgétaire
01:08:49ce qu'il propose
01:08:50mais voyons voir
01:08:51les éléments de langage
01:08:51de Marine Le Pen
01:08:52donc je vais lire tout ça
01:08:53le tweet est un peu long
01:08:55la confirmation que Bruno Le Maire
01:08:56avait informé Emmanuel Macron
01:08:58par une lettre
01:08:58sur l'état désastreux
01:08:59des finances publiques
01:09:00alors que lui-même
01:09:01et l'ensemble du gouvernement
01:09:02en parallèle mentait aux français
01:09:04montre bien
01:09:05à quel point
01:09:06notre démocratie est malade
01:09:07le rassemblement national
01:09:08avait au contraire
01:09:09dit la vérité aux français
01:09:10et dénoncé publiquement
01:09:12ces mensonges organisés
01:09:13pour couvrir des dérapages
01:09:14insensés
01:09:15du déficit public
01:09:16donc quand il dit ça
01:09:17voilà elle pense à Jean-Philippe Tanguy
01:09:18qui lui aussi aurait alerté
01:09:19en réalité
01:09:20c'est ce qu'on disait tout à l'heure
01:09:21que ce soit Pierre Moscovici
01:09:22Eric Coquerel
01:09:23Jean-Philippe Tanguy
01:09:24tout le monde a à peu près
01:09:25alerté en vérité
01:09:25ou Bruno Le Maire lui-même
01:09:27je veux dire
01:09:27on a tout le champ politique
01:09:29un technocrate
01:09:30à travers Moscovici
01:09:31le centre libéral
01:09:34du bloc bourgeois
01:09:35à travers Bruno Le Maire
01:09:36l'extrême droite nationaliste
01:09:38à travers Jean-Philippe Tanguy
01:09:39et la gauche
01:09:40la vraie gauche
01:09:41entre guillemets
01:09:42à travers le président
01:09:43de la commission des finances
01:09:43Eric Coquerel
01:09:44donc je veux dire
01:09:45normalement dire
01:09:45voilà on avait dit la vérité
01:09:47bah oui mais tout le monde
01:09:48avait dit la vérité
01:09:48à ce compte là
01:09:50le 3 juin 2024
01:09:51alors que nos alertes
01:09:52et demandes de correction
01:09:53du budget
01:09:54restaient sans réponse
01:09:55du gouvernement
01:09:55pendant des mois
01:09:56nous avions déposé
01:09:57une motion de censure
01:09:58pour exiger une loi
01:09:58de finances rectificative
01:09:59en vain
01:10:01nous l'avions clairement annoncé
01:10:02le maquillage des comptes publics
01:10:03à quelques mois seulement
01:10:04des élections de 2024
01:10:05devait nécessairement mener
01:10:07à une véritable purge
01:10:08fiscale et sociale
01:10:09imposée par la Macronie
01:10:10aux contribuables
01:10:11nous y sommes
01:10:12ces mensonges ont évidemment
01:10:13porté atteinte à la sincérité
01:10:15des élections européennes de 2024
01:10:16mais pourquoi il dit ça
01:10:17vous avez gagné
01:10:17les européennes de 2024
01:10:18le RN
01:10:20donc ça veut dire quoi
01:10:21ça veut dire
01:10:21ah on nous a volé l'élection
01:10:22avec ces histoires
01:10:23bah vous pouvez pas dire ça
01:10:24bon bref
01:10:25pire encore
01:10:26quand Emmanuel Macron
01:10:26dissout l'Assemblée nationale
01:10:27il agit en parfaite conscience
01:10:29de l'état désastreux
01:10:30des comptes publics
01:10:31il en dit mot
01:10:31à l'image de tout un système
01:10:33politico-médiatique
01:10:34qui cache la vérité aux français
01:10:35pour faire barrage au RN
01:10:37donc tout ça c'est pour faire
01:10:38barrage au RN
01:10:38alors que moi
01:10:39la question que j'aimerais bien
01:10:40poser à Marine Le Pen
01:10:40et aussi à Jean-Philippe Tanguy
01:10:41c'est qu'est-ce que vous proposez
01:10:43concrètement comme politique économique
01:10:44et budgétaire
01:10:45qui pourra avoir des résultats différents
01:10:46de celles de Macron
01:10:47et de Hollande avant lui quoi
01:10:49surtout qu'elle parle de
01:10:50purge fiscale et sociale
01:10:52du coup
01:10:53qui serait la conséquence
01:10:54de ce maquillage
01:10:55sauf qu'en fait
01:10:56le RN
01:10:57on le voit
01:10:57dans les différents votes
01:10:58autour du budget
01:11:00enfin des différents budgets
01:11:01porte à chaque fois
01:11:02une politique
01:11:04austéritaire
01:11:05similaire en fait
01:11:06à la Macronie
01:11:07à la différence que
01:11:08elle
01:11:08la politique du RN
01:11:10s'occupe
01:11:10fait en particulier
01:11:12comme victime
01:11:12au delà des plus pauvres
01:11:13aussi les minorités
01:11:14et les structures
01:11:16enfin tous les dispositifs
01:11:18qui peuvent venir à l'aide
01:11:19par exemple
01:11:19la suppression de l'AME
01:11:20qui propose
01:11:21qu'une mesure économique
01:11:22qu'une mesure budgétaire
01:11:23parce que eux ils disent
01:11:24c'est pour économiser
01:11:24un petit milliard quoi
01:11:25et ça typiquement
01:11:26voilà
01:11:27ils ont du sang sur les mains
01:11:28s'ils le font
01:11:28clairement
01:11:29donc en fait
01:11:29du sang de personnes
01:11:31du sang de migrants
01:11:33sur les mains
01:11:33du sang d'exilés
01:11:34d'étrangers
01:11:34de personnes qui n'ont pas
01:11:35de nationalité française
01:11:36donc des personnes déjà
01:11:36qui sont les plus fragiles
01:11:38sur le territoire français
01:11:39complètement
01:11:39et du coup c'est
01:11:40plutôt cocasse
01:11:42enfin le mot n'est pas
01:11:42bien choisi
01:11:43mais en tout cas
01:11:43de l'entendre parler
01:11:44de regarder
01:11:45vous avez créé
01:11:46une purge sociale
01:11:46et fiscale
01:11:47alors qu'en fait
01:11:47c'est évidemment
01:11:48leur projet
01:11:49qui s'ils avaient été retenus
01:11:51leur projet au RN
01:11:53qui aurait provoqué ça
01:11:54et puis en fait
01:11:54on retrouve
01:11:55toute la ligne du RN
01:11:57permanente
01:11:58à se montrer
01:11:58du côté de la démocratie
01:12:00du côté du français
01:12:00et le tout
01:12:02avec un immense complot
01:12:03anti-RN bien sûr
01:12:04et ça c'est pour
01:12:05empêcher le RN
01:12:06d'accéder au pouvoir
01:12:08ils reviennent
01:12:08là dessus en boucle
01:12:09mais rien de nouveau
01:12:10on leur a volé
01:12:11les élections
01:12:11les européennes
01:12:12c'était faussé
01:12:13alors que même
01:12:13qu'ils les ont gagné
01:12:14les médias
01:12:15ils font que
01:12:15chier sur le RN
01:12:16toute la journée
01:12:17puis c'est un disque rayé
01:12:19et puis en plus
01:12:19on se souvient que
01:12:20tout à l'heure
01:12:20je parlais des travaux
01:12:21de la commission
01:12:22des finances
01:12:22qui a créé
01:12:23une sorte de budget
01:12:24alternatif
01:12:25avec des possibilités
01:12:26de recettes
01:12:26ça ils l'ont fait
01:12:28sur différents budgets
01:12:29le RN n'a jamais
01:12:30soutenu
01:12:30ces possibilités
01:12:31de recettes
01:12:32et puis on en parlait
01:12:33déjà la semaine dernière
01:12:33et la semaine précédente
01:12:34mais sur la possibilité
01:12:35d'aller taxer les plus riches
01:12:36le RN est systématiquement
01:12:38en contre
01:12:38notamment sur la taxe du Khmel
01:12:39donc en fait
01:12:40ils veulent faire
01:12:41des petites mesurettes symboliques
01:12:42ce qui leur fait
01:12:42un autre point commun
01:12:43avec la Macronie
01:12:43c'est ça
01:12:45donc en fait
01:12:46c'est assez ridicule
01:12:47de voir le RN
01:12:49et Marine Le Pen
01:12:49là se montrer
01:12:50comme garante
01:12:51de l'ordre des finances publiques
01:12:53etc
01:12:53et de l'ordre fiscal
01:12:54et social etc
01:12:55alors que c'est évidemment
01:12:56tout le contraire
01:12:57c'est ça