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Ce lundi 12 octobre, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, et Frederik Ducrozet, responsable de la stratégie et de la recherche macro chez Pictet Wealth Management, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00FM Bourse, le club de la bourse.
00:0314 secondes.
00:04Ils sont là, nos experts du club ce soir, Valentin Ennouz.
00:07Bonsoir Valentin.
00:08Bonsoir.
00:08Responsable de la stratégie de taux d'Amondi Institute et Frédéric Ducrozet.
00:12Deux passages ici à Paris, on est ravis de l'accueillir également.
00:14Bonsoir Frédéric.
00:15Bonsoir Guillaume.
00:15Responsable de la stratégie de la recherche macro de PICT, Wealth Management.
00:19Promis, on va parler des taux parce que c'est votre dada à tous les deux, le marché obligataire.
00:23On va en parler dans un instant.
00:24D'abord quand même, ce qui va peut-être démarquer cette semaine des précédentes,
00:27c'est qu'on va rentrer dans les publications.
00:29Les entreprises vont reprendre le pouvoir face aux taux, on verra,
00:32mais en tout cas vont refaire parler d'elles.
00:34Publication qui démarre demain aux Etats-Unis, les grandes banques,
00:36et ce soir avec LVMH à Paris.
00:38Qu'est-ce que vous en attendez ?
00:39Est-ce que vous sentez que tout est déjà dans les cours sur le marché
00:42ou qu'il y a encore de la place pour des bonnes surprises ?
00:44Frédéric.
00:44On a eu des bonnes surprises côté macro.
00:47La bonne tenue de l'économie mondiale et même européenne
00:50est remarquable compte tenu des chocs qu'on a vécu cette année.
00:53Et donc ce que j'attends, ce qu'on attend de la saison des résultats des entreprises,
00:56c'est qu'elles confirment ou pas la bonne tenue des résultats
00:59et des profits des entreprises aussi dans cet environnement particulièrement difficile.
01:03Les attentes sont élevées, mais elles nous ont guidés aussi vers des résultats
01:06qui semblent être plus que bons.
01:08Et donc c'est peut-être le moment effectivement de voir si les marges,
01:12les profits tiennent le coup face à ce cocktail de choc
01:16des taux d'intérêt à la géopolitique en passant par les tensions politiques.
01:20Oui, on attend une hausse des bénéfices de 27% aux Etats-Unis.
01:25C'est complètement lunaire.
01:27Et tiré par deux secteurs et demi.
01:29Même si l'ensemble des secteurs, d'ailleurs je crois aux Etats-Unis,
01:32sont en territoire positif en termes d'attente sur le trimestre.
01:34Il n'y a pas vraiment de retardataires, mais il y a toujours une concentration extrême.
01:38C'est le deuxième point à surveiller je pense dans ces résultats.
01:40Et ici en Europe, ce n'est pas si mal quand même.
01:41On attend une hausse des bénéfices de 16-17%.
01:43C'est quand même bien historiquement, c'est très bien, surtout comparé à notre croissance.
01:46Est-ce que vous sentez, Valentin, qu'il reste de la place pour des bonnes surprises
01:50dans le marché avec ces publications qui arrivent ?
01:52On peut avoir des bonnes surprises, mais ce que je trouve très intéressant,
01:55c'est cette dichotomie aujourd'hui qu'on a,
01:57quand on regarde le marché actions américain,
02:00qui reste tiré par les entreprises de la tech, les entreprises de l'énergie.
02:07Pour moi, ce qui est intéressant aujourd'hui dans cette économie américaine
02:10qui repose, c'est un pari aujourd'hui sur l'IA,
02:12est-ce qu'on va avoir un élargissement ou pas des facteurs de soutien à l'économie américaine ?
02:19On voit aujourd'hui que l'économie américaine, c'est un pari sur l'IA
02:22via la consommation, les faits richesses, via l'investissement en direct.
02:27Et maintenant, la question qu'on se pose en tant qu'investisseur obligataire
02:30ou investisseur tout court,
02:32est-ce qu'on va continuer d'avoir ce momentum de croissance autour de 2,5%
02:36ou est-ce qu'on va avoir une réaccélération de l'économie américaine ?
02:39Donc moi, en tant qu'investisseur stratégiste,
02:41quand je vais regarder ces résultats actions,
02:43parce que tout le monde s'y intéresse,
02:45je vais regarder, mais est-ce qu'on va avoir des révisions à la hausse ou pas
02:48sur tous les secteurs qui sont hors secteur de l'énergie et secteur de la tech ?
02:52Ça va être extrêmement intéressant parce que ça va me donner le message,
02:55l'économie américaine se porte bien
02:57et ce n'est pas seulement une histoire de l'IA,
02:59on voit aujourd'hui les facteurs de soutien à cette économie qui s'élargissent.
03:04Donc pour moi, c'est vraiment, quand je vais regarder les résultats,
03:07en tant qu'évidemment stratégistes taux, je vais regarder ça,
03:10c'est extrêmement intéressant.
03:11Oui, à la fois d'un côté le risque inflationniste,
03:13comment les entreprises parviennent ou pas à préserver leurs marges,
03:16c'est le côté un peu vert à moitié vide,
03:17et ce qu'on va suivre dans ces publications,
03:19et de l'autre l'espoir de l'IA qui apporterait ce surplus de croissance.
03:21Exactement.
03:22Et ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que les conditions de financement,
03:25elles restent quand même extrêmement accommodantes,
03:27et on a une accélération du crédit bancaire
03:29pour les moyennes entreprises aux Etats-Unis.
03:32Et ça, ce n'est pas forcément quelque chose auquel je me serais attendue avec ce niveau de taux.
03:37Avant, je pensais, pour qu'on ait une histoire IA un peu plus générale,
03:41pas simplement l'histoire des grandes entreprises de la tech,
03:44il faudrait qu'on ait des baisses de taux
03:46pour que les petites, moyennes entreprises puissent s'endetter, puissent investir.
03:50Et aujourd'hui, on voit que les conditions de financement,
03:52évidemment, sont très accommodantes pour ces grandes entreprises
03:56qui se financent facilement sur les marchés financiers,
03:59mais on voit aussi que c'est vrai aussi pour les moyennes entreprises
04:02avec cette accélération de l'activité du crédit bancaire.
04:05Donc, ça va être vraiment intéressant de voir
04:06est-ce que ça se confirme ou pas dans les résultats aujourd'hui.
04:10Est-ce qu'on va avoir des révisions à la hausse pour les profits,
04:12pour le secteur industriel, pour d'autres secteurs ?
04:15Et alors, ça tombe bien, les premières publications aux Etats-Unis,
04:17ce sont les banques, elles vont commencer à publier demain.
04:19C'est-à-dire qu'on va démarrer tout de suite par le révélateur
04:22de la dynamique économique à travers le secteur bancaire ?
04:24Oui, c'est vrai, surtout que c'est un secteur qui a plutôt été en retard,
04:28a moins participé au rallye,
04:30il y a cette rotation à nouveau depuis l'été.
04:34On a vu cet espoir d'élargissement du marché,
04:37de la participation des investisseurs jusqu'au PME,
04:39mais le Russell n'a pas fait si bien que ça.
04:41Il y a eu à nouveau un peu une douche froide
04:43et une reconcentration vers ces valeurs « sûres »,
04:46ces machines à cash.
04:48Donc, effectivement, il y a cette dimension-là.
04:50Est-ce qu'elles nous disent aussi,
04:52non seulement que les résultats ont tenu le choc,
04:54tous ces chocs-là,
04:54mais est-ce qu'elles nous donnent un peu plus de guidance aussi sur l'année prochaine ?
04:58Parce qu'on va commencer dans ce trimestre-là aussi
05:00à devoir vivre avec des taux de croissance,
05:03des profits toujours très élevés,
05:0415% en Europe, 20-25% aux États-Unis,
05:06mais qui commencent à ralentir.
05:08Donc, on commence à peut-être s'habituer à un environnement un peu plus normal.
05:12et la réaction, dernier point,
05:14de chaque action, de chaque titre,
05:16à la publication de ces résultats,
05:18plus ou moins bon,
05:19va nous en dire aussi plus sur le sentiment des investisseurs
05:23au-delà de la fin de l'année.
05:25Oui, secteur bancaire qu'il va falloir suivre,
05:27d'autant que les taux d'intérêt n'arrêtent pas de progresser,
05:29et voir l'impact de tout ça sur la distribution de crédit aussi aux consommateurs,
05:32parce que vous parliez des crédits aux entreprises
05:34qui vous surprennent positivement aux États-Unis,
05:36signe de dynamique.
05:37On verra aussi les crédits à la consommation là-bas aux États-Unis,
05:40ce que les banques nous en disent demain.
05:41Ce sera un premier baromètre aussi de l'État des consommateurs.
05:43Les banques qui vont annoncer demain leurs résultats,
05:45ici à Paris, c'est LVMH ce soir qui va annoncer ses trimestriels en première.
05:49Il se trouve que les hausses de taux,
05:52qui sont spectaculaires aux États-Unis autant qu'en Europe,
05:54les hausses de taux sont peut-être dues aux perspectives de croissance.
05:57En tout cas, aux États-Unis,
05:58c'est ce que pense un nombre croissant d'investisseurs manifestement.
06:01Ils attribuent la hausse des taux américains,
06:03qui inquiètent tout le monde,
06:04à des perspectives de croissance justement de plus en plus réjouissantes.
06:07C'est ce qui ressort de la dernière enquête Bank of America.
06:0970% des grands investisseurs pensent que si les taux américains montent,
06:12c'est grâce aux perspectives de croissance.
06:1370% le croient, alors qu'ils ne se détiennent que 30% auparavant.
06:16Vous participez de cet enthousiasme sur les vrais moteurs de la hausse des taux,
06:20peut-être la croissance plutôt que les risques d'inflation ?
06:22Oui, non, non, en partie.
06:24C'est quand même, pour moi, le premier facteur,
06:26ça reste quand même la hausse du prix de l'énergie,
06:29qui a quand même les pressions sur l'inflation,
06:32qui a quand même obligé les investisseurs
06:33à reconsidérer la trajectoire de l'inflation à court terme.
06:36Il reste confiant que cette inflation viendra à 2% à moyen terme.
06:40Mais ces pressions inflationnistes,
06:42dans un contexte où malgré les niveaux des taux,
06:45malgré les prix de l'énergie positifs,
06:47on continue d'avoir des surprises positives sur l'économie américaine.
06:51Donc une économie américaine
06:53qui continue toujours de surprendre positivement les investisseurs,
06:56avec une dynamique sur l'investissement qui tient,
06:58avec une dynamique sur la consommation qui tient.
07:02En fait, c'est quand même, pour moi, l'effet combiné.
07:04Mais ce qui est aussi important,
07:06c'est cette croissance économique qui tient,
07:08qui a amené les investisseurs à anticiper
07:10plus de hausses de taux de la Fed.
07:13Ils anticipent encore trois hausses de taux de la part de la Fed.
07:15On était dans un scénario, au début de l'année,
07:18totalement différent,
07:19où on n'était plus sur des anticipations de baisse de taux.
07:22Là, le marché, il est en suce de la hausse de taux
07:25qu'on a déjà eue, il anticipe encore trois hausses de taux.
07:28Et pourtant, ils sont sur des records, les marchés américains,
07:30malgré cette perspective de hausse de taux
07:31qui a complètement changé.
07:32Ils sont sur des records, comme on l'a souligné,
07:35à cause du secteur de l'énergie et du secteur de la tech.
07:38Donc c'est vraiment, aujourd'hui, pour moi, un pari sur l'IA.
07:42L'économie américaine n'a jamais été aussi dépendante
07:45de l'effet richesse et du secteur de l'IA.
07:49Donc c'est pour ça que ce serait rassurant
07:51de voir ce soutien de l'économie à l'IA s'élargir
07:55à d'autres facteurs de soutien.
07:58Mais après, cette hausse de taux,
08:00elle s'explique aussi par le fait que les investisseurs,
08:02aujourd'hui, demandent quand même un peu plus de rendement.
08:05Alors sur le 30 ans, c'est évident,
08:06mais également un peu sur le 10 ans,
08:08pour aller acheter sur les maturités longues.
08:10C'est quand même des niveaux d'aide,
08:11il y a des besoins de financement qui sont élevés,
08:13privés, publics.
08:14Donc on voit quand même, pour moi, c'est ces trois raisons.
08:17Le prix du pétrole, l'économie américaine qui tient bien,
08:20enfin les prix des commodities,
08:22l'économie américaine qui tient bien,
08:24et le fait que maintenant, on demande quand même
08:26plus de rendement pour aller acheter des maturités plus longues.
08:28C'est les trois clés de la hausse des taux
08:29sur laquelle on va revenir, bien évidemment.
08:31On viendra sur le 10 ans français aussi,
08:32qui reste proche des 5 %, mine de rien.
08:34C'est une séance calme sur le marché obligataire.
08:36Pas de séance d'ailleurs aux États-Unis sur le marché obligataire.
08:38C'est le Columbus Day là-bas.
08:40On commémore la découverte des Amériques par Christophe Colomb.
08:44Et donc, Austria était ouverte.
08:45C'est vrai, le marché d'action,
08:45mais pas le marché obligataire.
08:46Donc, calme, relatif.
08:47Enfin, le 10 ans français, quand même à 4,9% cet après-midi.
08:50Les perspectives de croissance sur l'économie.
08:53Trop optimistes ou pas ?
08:55Ce sont les experts de BNP Paribas
08:56qui nous expliquaient la semaine dernière
08:57qu'il y a un écart absolument gigantesque
08:59entre les scénarios pessimistes sur l'IA
09:01et les scénarios les plus optimistes.
09:03Par exemple, si on anticipe les investissements à venir
09:05dans les data centers,
09:06l'écart est de 5 000 milliards de dollars.
09:095 000 milliards de dollars d'écart d'investissement à venir
09:12entre les scénarios pessimistes sur le sujet
09:14et les scénarios plus optimistes.
09:14Il y a même une étude de la FED de San Francisco
09:16que j'utilise de temps en temps
09:17comme introduction dans les présentations sur l'IA
09:19qui fait des scénarios.
09:21Il y en a un, c'est l'extinction de l'humanité
09:22avec une probabilité de 0,0001%.
09:26Et puis l'autre, l'abondance totale pour toujours.
09:28Plus besoin de chercher d'énergie.
09:30On aura tout gratuitement.
09:31Quel probat ?
09:34Peut-être un petit peu plus élevé à la marge.
09:36Il y a cette question d'incertitude.
09:39Par exemple, on a parlé beaucoup de gains de productivité
09:42après la pandémie.
09:43Le travail à la maison et toute une série d'ajustements structurels.
09:47Aujourd'hui, 6 ou 7 ans plus tard,
09:49on n'a toujours pas la bonne mesure.
09:50Donc le premier problème,
09:51c'est qu'on ne le mesure pas en temps réel.
09:53Mais ce qu'on mesure bien,
09:54c'est effectivement cette montée des taux
09:55pour des bonnes raisons,
09:57donc des taux réels.
09:58Les taux d'inflation anticipés sont plutôt stables,
10:01on le disait.
10:02Et la compétition pour le capital.
10:04Parce qu'au même temps,
10:05ce boom incroyable,
10:06c'est quand même un besoin de capital massif tous les ans.
10:09On a aussi commencé l'année
10:11avec des anticipations de baisse de taux.
10:12Et avec ces géants de la tech,
10:14ils nous disaient,
10:14on a tellement de cash,
10:15on n'aura jamais besoin d'enlever sur les marchés.
10:17On finit l'année avec des besoins de financement
10:19de plus de 300 milliards par an.
10:20Et c'est aussi une des conclusions de la saison de résultats.
10:23Ce sera aussi les IPO qui arrivent,
10:25Anthropik, etc.
10:26Donc il y a quand même une...
10:28conjonction de facteurs qui fait que,
10:29je ne dirais pas que ce n'est pas tenable,
10:30mais il nous faut des réponses.
10:31Il faut qu'on sache effectivement
10:32à quel point l'économie américaine
10:34non seulement tient,
10:35mais est sensible au taux d'intérêt.
10:37Et moi, en tant qu'économiste,
10:38c'est une question à laquelle
10:39je n'ai toujours pas de réponse après des années.
10:42Parce que justement, ce boom-là,
10:44les entreprises de la tech
10:45étaient en tout cas moins sensibles au taux
10:47et expliquaient par l'effet richesse
10:49sur le consommateur que l'économie tienne.
10:51Le consommateur des revenus plus moyens
10:54jusqu'à correct, jusqu'aux deux tiers,
10:58il n'est pas du tout dans cette situation-là.
11:00Il souffre.
11:01Et la croissance de la consommation
11:03de cette catégorie-là,
11:05importante dans la consommation américaine,
11:06elle est plutôt à la traîne.
11:08Donc une des réponses aussi des PME,
11:10encore une fois,
11:10dans ces saisons de résultats à venir,
11:12c'est jusqu'à quel point
11:13les marges peuvent tenir,
11:15jusqu'à quel point on peut se permettre
11:16de passer certaines hausses de prix,
11:18surtout si le pétrole restait
11:19à ses niveaux aussi élevés.
11:21Je ne dis pas que ce n'est pas tenable,
11:22et on est surpris pour l'instant, favorablement.
11:24Mais il faut savoir jusqu'à quel point,
11:25quel secteur, l'immobilier ou d'autres,
11:28vont finir par vraiment souffrir
11:29si les taux restent au niveau où ils sont.
11:30D'autant que le pétrole a du mal
11:31à vraiment baisser.
11:32Alors on est à trois semaines maintenant.
11:34Trois semaines et un jour
11:35des élections de mi-terme aux Etats-Unis.
11:36Doit être sacrément embêté Donald Trump
11:37de voir les cours du pétrole monter aujourd'hui
11:39parce qu'il a tout fait pour les faire baisser.
11:41Il a même annoncé,
11:41sans que Moscou et Kiev aient l'air au courant,
11:43une trêve énergétique
11:45entre les Russes et les Ukrainiens.
11:46Bon, on n'a pas le sentiment
11:48que les Russes et les Ukrainiens
11:49étaient vraiment au courant
11:50de cette trêve énergétique.
11:51Ça a légèrement fait, sur le coup,
11:53baisser les cours
11:53et depuis repartent de l'avant les cours
11:55avec en plus toujours des attaques
11:56des outils en Arabie Saoudite.
11:57On est à 107 dollars là
11:59sur le baril de Brent.
12:00Dans l'exercice de communication permanent,
12:01pardon, parce qu'en plus
12:02Scott Bessent tweet à peu près tous les jours
12:04pour expliquer que l'inflation sous Trump
12:06est beaucoup plus faible
12:07que sous l'air Biden.
12:08Oui, post-pandémie.
12:09Donc on rame un petit peu,
12:11si j'ose dire,
12:11pour expliquer à quel point les prix
12:13sont peut-être plus bas
12:13que ce qui est affiché
12:14sur les écrans Bloomberg.
12:15Puis cette population
12:16qu'il a élue
12:18parce qu'il y avait de l'inflation,
12:20parce qu'il y avait
12:22une perte de pouvoir d'achat,
12:24cette partie de la population américaine
12:26est toujours extrêmement mécontente.
12:28Mais aujourd'hui,
12:29on a une consommation américaine
12:31aujourd'hui qui tient,
12:32c'est grâce à l'effet richesse.
12:34On a un revenu disponible
12:36qui a fortement ralenti,
12:37mais les Américains
12:38n'ont jamais été aussi riches
12:40qu'aujourd'hui.
12:41Et c'est ça ce qui tient
12:42la dynamique de la consommation.
12:44Oui, mais ça c'est le chiffre global.
12:46Mais évidemment,
12:47selon les catégories de population,
12:48il y a une grande partie
12:49de la population
12:50pour qui ce n'est surtout pas vrai.
12:51Mais 10% des ménages
12:52les plus riches,
12:52c'est globalement 50%
12:54de la consommation.
12:57Et ces ménages-là
12:58sont peu sensibles aux taux.
12:59Je dirais même
13:00les taux élevés,
13:00c'est plutôt quelque chose
13:01de positif pour ces ménages-là
13:03parce qu'ils ont
13:03beaucoup plus de revenus.
13:04Et du côté de leur passif,
13:06ils sont endettés à taux fixe.
13:07Et ils ont renégocié
13:09leur taux de leur crédit immobilier
13:11pendant la période de Covid
13:12où on avait des taux
13:13historiquement bas.
13:14Donc il y a une sensibilité
13:16de ces ménages américains
13:17aux taux
13:17qui est aujourd'hui
13:18beaucoup plus faible.
13:19Ces ménages-là
13:19sont sensibles
13:20à ce qui se passe
13:21sur le marché de l'action,
13:22sont sensibles
13:22à ce qui se passe
13:23sur le marché de la tech.
13:24Et le marché de la tech
13:25est peu sensible
13:26jusqu'à présent
13:27à un taux dix ans américain
13:29qui tourne autour des 5%.
13:30Pour le marché de la tech,
13:32les enjeux,
13:32ils sont ailleurs.
13:33C'est plutôt
13:33est-ce qu'on va avoir
13:34des retours sur l'investissement
13:35de l'ordre de 15-20%
13:36dans quelques années ?
13:37Donc c'est vraiment
13:39extrêmement intéressant aujourd'hui.
13:40On a une partie
13:41de l'activité économique
13:42qui est vraiment soutenue
13:44par des piliers
13:45qui sont aujourd'hui
13:46peu sensibles aux taux.
13:47Même chose en Europe.
13:49On a le secteur de la défense,
13:51les dépenses publiques allemandes
13:52pour la défense,
13:53pour l'infrastructure
13:54qui sont beaucoup moins sensibles aux taux.
13:56Mais par contre,
13:56globalement,
13:57l'activité économique européenne
13:58est pénalisée
14:00par ce resserrement
14:01des conditions de financement.
14:02Il y a beaucoup plus un sujet
14:03pour l'Europe,
14:03je trouve,
14:04aujourd'hui
14:04que pour les Etats-Unis.
14:06Aux Etats-Unis,
14:07les quatre géants du cloud,
14:08Amazon, Microsoft,
14:09Appabet, Meta,
14:10chaque heure,
14:11chaque heure,
14:12dépense 80 millions de dollars
14:14dans les investissements.
14:15Chaque heure,
14:1680 millions de dollars,
14:16c'est les revenus
14:17qu'il y a à Mbappé.
14:19Voilà, chaque heure
14:19qui passe et qui défile comme ça.
14:21Ou le prix d'une magnifique villa
14:23au-dessus de Saint-Tropez.
14:24Chaque heure.
14:24Voilà, c'est quand même
14:25relativement impressionnant.
14:26Et en plus,
14:27la courbe reste relativement
14:28ascendante également.
14:29C'est complètement fou.
14:30Est-ce qu'on va regarder ?
14:31C'est évidemment
14:32est-ce que les autres secteurs
14:33hors l'IA, l'énergie
14:35vont publier des bons résultats ?
14:37Mais aussi,
14:38dans la dynamique
14:38d'investissement,
14:39est-ce qu'ils vont être revus
14:40à la hausse ou pas ?
14:41Ça, c'est extrêmement important.
14:42Parce que si ces grandes entreprises
14:45commencent à réviser à la baisse
14:47leur plan d'investissement
14:48et avoir des doutes
14:49sur la rentabilité future
14:50de leurs investissements,
14:51là, on a le pilier
14:52de l'économie américaine
14:53qui va commencer sérieusement
14:55à se fissurer.
14:55Il y a quand même
14:56des propos étonnants
14:57aujourd'hui du DG,
14:57du directeur général de Broadcom
14:58qui dit
14:59il y a une forme de
15:00dans la réaction,
15:01le comportement du marché
15:02face à l'IA
15:03de casinos,
15:04d'effets casinos.
15:05Il explique un certain
15:05nombre d'investisseurs
15:06en investissant
15:07comme ils le font dans l'IA,
15:08investissent dans des trucs
15:09auxquels ils ne comprennent rien
15:10parce que c'est trop technique
15:11et donc ils y vont
15:12comme on va au casino,
15:12comme un enfant
15:13avec un billet de 10 dollars
15:15qu'il aurait péniblement acquis
15:16et qu'il cramerait
15:17comme ça dans des arcades.
15:19Il y a des éléments
15:20qui sont très concrets
15:20de demande
15:21pour de la mémoire,
15:22pour des capacités
15:24de calcul
15:25qui sont évidentes
15:26et puis des progrès
15:27qui ne sont pas besoin
15:28d'être forcément
15:29un spécialiste du domaine
15:31donc il y a un momentum
15:32là-dedans
15:33qui est exceptionnel
15:34mais effectivement
15:34c'est un peu binaire
15:35c'est-à-dire que
15:36si on ne délivre pas
15:36en termes de monétisation
15:38et de rendement attendu
15:40sur ces secteurs-là
15:41et quelques entreprises
15:42c'est un problème
15:42d'où retour au mid-term
15:43c'est pas quelque chose
15:44qui permet de gagner
15:45forcément l'élection
15:46au contraire
15:4670% des américains
15:48pensent que c'est à cause
15:49de l'IA aussi
15:49et des data centers
15:50que leur facture
15:51d'électricité augmente
15:53et deuxièmement
15:54si d'aventure
15:55on avait le moindre doute
15:56sur ce taux de rentabilité
15:58à travers l'un ou l'autre
15:59et une IPO
16:00qui se passe mal
16:01ou n'importe quoi
16:02il y a quand même
16:02un gros CP de Damoclès
16:03sur cette prévision
16:05pour l'année prochaine
16:05Effectivement
16:06et on en parlait
16:07dans Techstock ce vendredi
16:08l'épisode est toujours
16:08disponible en replay
16:09le salaire d'un électricien
16:10dans le Michigan
16:11un électricien de 29 ans
16:13en moyenne là-bas
16:13dans le Michigan
16:14gagne aujourd'hui
16:15à peu près 300 000 dollars
16:16par an
16:16300 000 avec tous les data centers
16:18un métier très recherché
16:19que celui d'électricien
16:20les arguments
16:21le contexte
16:21tout ça est dans Techstock
16:22toujours disponible
16:23donc en podcast
16:23et en replay
16:24vous voulez ajouter un mot
16:24Valentin ?
16:25Oui c'est un point
16:26extrêmement important
16:26c'est ce qu'on va voir
16:27les personnes qui ont des bas revenus
16:29ce qu'on va voir
16:30réaugmenter leur salaire
16:31ça ce serait un facteur
16:33de soutien important
16:34à l'économie américaine
16:35mais bien garder en tête
16:36cette épée de Damoclès
16:37du secteur de l'IA
16:38c'est que 70%
16:40des actifs
16:41des ménages américains
16:43c'est des actifs financiers
16:44et la moitié
16:45de ces actifs financiers
16:45sont détenus
16:46sous forme d'action
16:47donc ils jouent peut-être
16:48au casino
16:49mais c'est quand même
16:50une part extrêmement importante
16:51de leur bilan
16:52et on est plus haut
16:53de jamais vu
16:55La Tech qui disrupte tout
16:57on l'a vu vendredi
16:58avec le secteur des télécoms
16:59qui a plongé
16:59puisque SpaceX
17:00va sans doute devenir
17:00opérateur mobile
17:01aux Etats-Unis
17:02figurez-vous
17:02en acquérant
17:03des bandes basse fréquence
17:05ça a fait chuter
17:06tout le secteur
17:06de la téléphonie
17:07des télécoms
17:08aux Etats-Unis
17:09de 10-15%
17:10vendredi
17:10aujourd'hui
17:11ce secteur
17:11est encore en baisse
17:12on a des valeurs
17:13qui sont en repli
17:13y compris en Europe
17:15vendredi
17:15le secteur télécoms
17:16en Europe
17:17avait chuté
17:17ça continue
17:18Orange perd encore 1%
17:19cet après-midi
17:20Telefonica Madrid
17:21perd 1,5%
17:21et puis Vodafone
17:22aussi perd 1,6%
17:24supplémentaire
17:24on s'en reparle
17:25on est ensemble
17:25pendant encore
17:26quelques minutes
17:28jusqu'à la clôture
17:29Valentin
17:30Frédéric
17:30clôture dans 11 minutes
17:32précisément
17:32dans la dernière ligne droite
17:33de cette séance
17:33le CAC gagne toujours 0,2%
17:35Hermès
17:35tiens ironie
17:36des choses
17:37de l'histoire
17:37alors qu'LVMH
17:38va publier tout à l'heure
17:39après la clôture
17:39c'est Hermès
17:40la plus forte hausse du CAC
17:41aujourd'hui
17:41plus 2,5%
17:43Publicis
17:43qui publiera demain matin
17:44gagne également 1,7%
17:45et puis à la baisse
17:46et une valeur tech
17:47pour le coup
17:48SC Microelectronics
17:48on est dans les semi-conducteurs
17:49qui reculent de 2,2%
17:51hors CAC
17:52de CRSI
17:53gagne 18%
17:54on vous expliquera pourquoi
17:54Eric Lewin sera avec nous
17:56à partir de 17h35
17:58on en vient au taux français
17:59je sais que vous les attendez
18:00vous adorez ce marché obligataire
18:02alors le 10 ans français
18:03on en est où là ?
18:04effectivement on est proche
18:05des 5% toujours
18:06alors que c'est une séance calme
18:07c'est tout le problème
18:08c'est que dans les séances calmes
18:09on a un 10 ans français
18:09désormais à 4,9%
18:11on a eu de nouveaux sondages
18:13d'ailleurs publiés aujourd'hui
18:14qui montrent que
18:14les partis du centre
18:15ne seraient pas au deuxième tour
18:17en France
18:17au deuxième tour
18:18on aurait toujours
18:19a priori Marine Le Pen
18:20contre Jean-Michel Mélenchon
18:20c'est ce qui ressort
18:21des derniers sondages
18:22qui ont été réalisés
18:23après le début de l'affaire
18:24et de la polémique
18:25Bardella
18:25donc relativement significatif
18:28ça n'impacte pas trop
18:29aujourd'hui le marché obligataire
18:30mais bon
18:31il est quand même très élevé
18:31de disons français à 4,9%
18:32est-ce que ça signifie
18:33que le risque politique
18:34est dans les cours
18:35l'auto actuel à 4,9%
18:36désormais en France ?
18:37Valentine
18:37Pour moi ce n'est pas un risque
18:39je dirais
18:40je mettrais de côté
18:40le risque politique
18:42pour moi
18:42déjà ce taux plus élevé
18:46en France
18:46c'est le résultat
18:47d'un marché
18:49très challengé
18:50sur les taux
18:51mais au niveau mondial
18:52qui exacerbe
18:55les fragilités
18:56de l'économie française
18:57et les fragilités
18:58de l'économie française
18:59je dirais
18:59n'ont pas véritablement changé
19:01sur ces derniers trimestres
19:03on est sur un niveau
19:04de dette qui reste élevé
19:05un niveau de dépense publique
19:07qui est un 57,5% du PIB
19:09qui est un des plus élevés
19:10d'Europe
19:11et avec un niveau
19:12de fiscalité déjà élevé
19:14pour moi le challenge
19:14ce n'est pas vraiment
19:15un challenge
19:16plus que le challenge politique
19:17ce que vont s'intéresser
19:18les marchés
19:19c'est la capacité de la France
19:21à réduire sa dépense publique
19:22donc pour moi
19:23ça ça va être
19:24c'est là-dessus
19:25pour moi
19:25que les marchés
19:26vont se focaliser
19:28sur les prochains mois
19:29à 4,9%
19:30disons français
19:31on se dit
19:31qu'on bute toujours
19:32sur les 5%
19:33c'est un vrai plafond
19:34ou pas ?
19:34ça te bat tellement rentable
19:35à 5%
19:36qu'on ne peut pas
19:36ne plus acheter
19:37de dette française ?
19:38j'entends ici ou là
19:39discussion sur
19:41fermer les yeux
19:42acheter à 5%
19:43bon effectivement
19:44le risque
19:45il est à peu près
19:46dans toutes les dimensions
19:46le contexte global
19:47il est important
19:48c'est de là
19:48que ça vient quand même
19:49la France est un maillon faible
19:51donc subit plus
19:53que les autres
19:54mais il y a
19:55en plus de cette montée
19:56des taux globale
19:57je pense
19:58un changement structurel
19:59dans le marché
19:59qu'on suit depuis longtemps
20:00on le sait
20:01quand on suit
20:01le marché obligataire
20:02pas forcément
20:03pour ceux qui ne regardent
20:04pas tous les jours
20:04les banques centrales
20:05ne sont plus là
20:06et on n'en parle plus
20:07mais avant même
20:07de parler de la BCE
20:08qui pourrait intervenir
20:09la BCE remet de la duration
20:10remet des obligations
20:11dans le marché
20:12toutes les semaines
20:13et chaque euro
20:14qu'elle n'achète plus
20:15et qu'elle laisse
20:15arriver à échéance
20:17parce que son bilan
20:18se réduit
20:18il faut l'absorber
20:19par le secteur privé
20:20il y a ce premier point
20:22qui est le même
20:23aux Etats-Unis
20:23les banques centrales
20:24ne sont plus acheteurs
20:25naturels
20:25en dernier ressort
20:26en tout cas
20:27et deuxièmement
20:28il y a des investisseurs
20:29étrangers très importants
20:30dont 58% de la dette française
20:31est détenue par des étrangers
20:32notamment japonais
20:34qui pourraient se poser
20:35la question
20:36à la fois parce qu'on a
20:37un risque politique
20:38et qu'on met un peu
20:38tout dans le même panier
20:39on se retire de l'Europe
20:41et parce que
20:41ils ont d'autres raisons
20:43de eux rapatrier
20:43de l'argent chez eux
20:44avec des taux plus élevés
20:45et tout un changement
20:47aussi structurel au Japon
20:48donc je pense que ça
20:49c'est le contexte
20:49qui est très compliqué
20:50maintenant ce qu'on a vu
20:51c'est que le 2 octobre
20:52les japonais
20:52c'est une donnée importante
20:53c'est très important
20:54c'est pas tant le montant
20:55on est à 100 000
20:56entre 100 et 200 milliards
20:57c'est peut-être même
20:59absorbable entre guillemets
21:00par les banques françaises
21:01mais c'est traditionnellement
21:02un investisseur étranger
21:04important
21:04et puis il y a tout un
21:05une stratégie qui va derrière
21:06durable
21:08remplacé par des nouveaux investisseurs
21:09ou peut-être plus court-termis
21:10les hedge funds
21:10sur les marchés de la dette
21:11c'est ce qui se passe
21:12c'est pour ça
21:12la conséquence de tout ça
21:13c'est qu'on a plus d'investisseurs
21:15sensibles au prix
21:15tout simplement
21:16comme on a connu il y a 15 ans
21:17pour ceux qui étaient déjà
21:18dans le marché obligataire
21:18à l'époque ou avant
21:19et qu'on a écrasé
21:20toutes ces primes de risque
21:21pendant très longtemps
21:22c'est difficile de s'habituer
21:27que ça stabilise
21:28à un niveau qui me semble
21:29même à 150 points de base
21:31voire même au-dessus
21:32le spread me semble
21:33encore même trop bas
21:34par rapport à des agences
21:36de notation
21:36qui vont probablement
21:37dégrader la note de la France
21:38donc il y a certainement
21:39la pression qui va rester
21:41même si pour le moment
21:41depuis le 2 octobre
21:42où vraiment on a eu
21:43le pic en termes
21:44de problèmes de liquidités
21:46on a une forme de stabilisation
21:47quand même dans le marché
21:48et pourvu que la France
21:49parvienne à stabiliser
21:50effectivement sa trajectoire budgétaire
21:51il y a des propositions
21:52dans le cadre de la présidentielle
21:54et Chris
21:56notre réalisateur
21:57nous écoute en douce
21:58apparemment en régie
21:59et veut vous interroger
22:0117h28
22:02Chris on t'écoute
22:02salut
22:03salut Guillaume
22:04bonsoir à nos cluburs
22:05pour la prochaine présidentielle
22:07faut-il verrouiller
22:08les dépenses publiques
22:09dans la constitution
22:10et quels en seraient
22:11les avantages et risques
22:12la règle d'or
22:13certains partis
22:14proposent cette règle d'or
22:15ça rassurerait beaucoup
22:16les investisseurs
22:18après
22:18après je pense que
22:19les investisseurs
22:20ils vont garder les choses
22:20avec un peu plus de recul
22:22si déjà on arrive
22:23à rassurer les investisseurs
22:25sur la trajectoire
22:26de nos dépenses publiques
22:27et de nos déficits
22:28je pense que ce sera déjà
22:29un très très bon point
22:30pour la dette française
22:31il ne faut quand même pas oublier
22:32que la dette française
22:34a quand même
22:34des fondamentaux
22:35qui ne sont pas mauvais
22:36la France est un pays
22:38de la zone euro
22:38alors certes
22:39la BCE soutient un peu moins
22:40aujourd'hui
22:41la dette des états
22:43de la zone euro
22:43mais ça reste quand même
22:44un facteur de soutien important
22:45si on a un investisseur étranger
22:47et qu'on veut acheter
22:48de la dette française
22:49j'ai le sentiment
22:50que la règle d'or
22:51c'est un super instrument
22:52quand il y a urgence
22:53qu'il y a le feu
22:53pour calmer les marchés
22:54mais ensuite ça devient
22:55un énorme boulet
22:55qu'on a du mal à traîner
22:57les allemands en sont sortis
22:58par exemple
22:58ils ont fini par relancer
22:59le diable est dans les détails
23:00et à l'exemple suisse
23:00aussi qu'on reprend en 2003
23:02ils ont instauré
23:03une règle d'or
23:04qui ne fonctionne pas
23:04parfaitement en pratique
23:06parce que les investissements
23:07par exemple
23:07il faudrait être précis
23:08sur ce qu'on peut
23:09enlever de la règle
23:10et pouvoir toujours investir
23:11dans la transition énergétique
23:12dans la défense
23:13dans les infrastructures
23:13sans que ce soit compté
23:14on le ferait à l'européenne
23:16ce serait peut-être
23:16un peu une usine à gaz
23:17mais je pense que le symbole
23:18serait vraiment bienvenu
23:20il faut un engagement
23:22très fort
23:22des politiques
23:23pour avoir quand même
23:24une trajectoire
23:25de déficit
23:27où on soit plus confiant
23:28qu'elle revienne
23:29à moyen terme
23:30à 3%
23:30je pense que c'est
23:31vraiment ce qu'attend
23:33les marchés
23:33un de nos auditeurs
23:35Fendi aussi s'inquiète
23:36parce qu'il se trouve
23:37que la semaine dernière
23:38dans BFM Bourse
23:39un de nos intervenants
23:40nous disait
23:41les taux d'intérêt
23:42long terme
23:43doivent refléter
23:43la croissance nominale
23:45et la croissance nominale
23:46américaine
23:47elle pourrait s'approcher
23:47elle s'approche peut-être
23:48déjà d'ailleurs
23:49nous disait
23:49cet intervenant
23:49des 7%
23:50donc pourquoi pas
23:51imaginer
23:51les taux longs américains
23:52non pas à 5%
23:53comme en ce moment
23:53ce qui nous fait parler
23:54tous les jours
23:55mais à 7 voire 8%
23:56entraînant les taux européens
23:57à 7-8% également
23:58alors que nous
23:58on n'a pas cette croissance
23:59alors je trouve
24:00c'est pour ça
24:01que je surveille beaucoup
24:02ce risque de réaccélération
24:03de l'économie américaine
24:04qui est aujourd'hui
24:05pas notre scénario central
24:07nous on s'attend
24:07à une croissance
24:08qui continue de rester stable
24:10autour de 2-2.5%
24:12mais le vrai risque
24:13aujourd'hui
24:13c'est grâce à ces investissements
24:15dans l'IA
24:15on est une réaccélération
24:17de cette économie
24:18qui fait que la Fed
24:19puisse monter ses taux
24:20plus que ce que le marché
24:21l'anticipe aujourd'hui
24:22et qu'on ait un taux 10 ans
24:24qui soit plus proche
24:25des 5.5-6%
24:26que des niveaux actuels
24:27et ça c'est un vrai risque
24:28pour l'Europe
24:29parce que ça va tirer
24:30à la hausse
24:31les taux longs
24:32au niveau global
24:34et nous ça veut dire
24:35des niveaux de taux
24:36qui sont beaucoup trop élevés
24:37par rapport à notre croissance
24:39il faut le souhaiter
24:40pour la France
24:40parce que la croissance française
24:42si elle est à 1% péniblement
24:44et que l'inflation
24:44à 2 et quelques
24:45peut-être qu'on a des taux à 3
24:46si ça marche comme ça
24:47mais c'est effectivement
24:49c'est pas la nouvelle norme
24:50c'est l'ancienne norme
24:50si on regarde le graphique
24:52aux Etats-Unis
24:52depuis 1960
24:53on oscille autour
24:55de la croissance nominale
24:56on revient maintenant
24:57autour de la croissance nominale
24:58aussi si on lisse un petit peu
24:59et c'est l'anomalie
25:00des 15 dernières années
25:01qui en était une
25:02une anomalie
25:03oui effectivement
25:04parfois les taux négatifs
25:06ce qui porte le marché action aussi
25:07ce sont les rachats d'action
25:08on est à nouveau
25:09dans une phase de rachat d'action
25:10il se trouve que cette année
25:11il ne faut pas les négliger
25:12les rachats d'action
25:12notamment aux Etats-Unis
25:13pourraient battre
25:13un nouveau record
25:14de rachat d'action là-bas
25:15malgré les montagnes
25:17d'investissement annoncées
25:18dans l'intelligence artificielle
25:19et ces acteurs-là
25:20malgré tout parallèlement
25:21continuent de racheter
25:22leurs propres actions
25:22ça crée soutien aussi
25:23combien de temps
25:24ça va soutenir le marché
25:25et puis là il y a les IPO
25:26qui rentrent en compte aussi
25:27donc la limite de ça
25:28on est probablement passé le pic
25:29et c'était assez rigolo
25:32pour les investisseurs
25:33dans le marché obligataire
25:34d'entendre leurs collègues
25:35stratégistes actions
25:36sortir des arguments
25:37d'offres et de demandes
25:38comme nous on a l'habitude
25:39de le faire
25:39on verra
25:40normalement sur la longue période
25:42c'est pas le facteur déterminant
25:43c'est plutôt effectivement
25:44les perspectives de croissance
25:45et de profit
25:46dans un instant
25:46on va entrer dans la data room
25:47Valentine un mot à ajouter
25:48sur quoi que ce soit
25:49une thématique
25:50un point de vue
25:51un angle
25:51que vous êtes frustré
25:52de ne pas avoir encore pu aborder
25:53éventuellement ?
25:54Non mais voilà
25:54pour moi ce qui est intéressant
25:55c'est que les taux longs
25:56ne sont pas simplement
25:58déterminés par des facteurs domestiques
26:00vraiment à garder à l'esprit
26:01que les taux longs
26:02sont déterminés par des facteurs globaux
26:04et le risque aujourd'hui
26:05s'il y a des taux longs
26:06en hausse aux Etats-Unis
26:07qui soient beaucoup trop pénalisants
26:09pour moi
26:09pour l'économie européenne
26:10et qui vraiment limite
26:13la BCE
26:13dans sa capacité
26:14à monter les taux
26:15comme l'anticipe le marché aujourd'hui
26:16Est-ce qu'on se dit
26:17que si le pétrole baisse
26:18ce qui n'est pas le cas
26:19si le pétrole baisse
26:20oui les taux vont baisser
26:21ou non
26:21il y a trop de demandes
26:22trop de recherches en capitaux
26:23de concurrence
26:24sur la quête de capitaux
26:25de la part de l'IA notamment
26:26est-ce qu'il suffirait
26:26que le pétrole baisse
26:27pour que les taux se détendent ?
26:28Ce serait quand même
26:29une très bonne nouvelle
26:30ça réduirait les pressions
26:32sur les taux
26:32D'accord
26:32malgré les acteurs de l'IA
26:34qui aussi ont besoin d'emprunter
26:36Oui parce que
26:38fondamentalement en Europe
26:39si on est plus exposé
26:41aux chocs énergétiques
26:41c'est une bonne nouvelle
26:42sans aucune ambiguïté
26:44ensuite on verrait
26:45où le spread français
26:47se stabilise
26:48et partant de là
26:49c'est au pays ensuite
26:51de prendre des mesures
26:52mais ce serait une respiration
26:54et bienvenue
26:54A propos des cours du pétrole
26:55donc des attaques ce week-end
26:57sur l'Arabie Saoudite
26:58revendiqués par la Youti
26:58ce qui n'est pas une surprise
26:59mais ce qui contribue
27:00à retendre les cours du pétrole
27:01le Brent est à 107 dollars
27:03et Data Airlines
27:03cet après-midi
27:04nous annonce
27:07suspendre ses liaisons
27:08vers Riyadh
27:08la capitale saoudienne
27:09jusqu'en mars prochain