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  • il y a 11 minutes
Retrouvez le Morning Meeting du mardi 13 octobre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00De retour sur le plateau de BFM Business en direct jusqu'à 9h30 dans Good Morning Market.
00:04Nous allons évidemment revenir sur la publication qu'attendaient les marchés européens, LVMH qui a publié hier soir.
00:10Mais on va revenir également sur les stratégies d'investissement dans un contexte de taux élevé,
00:14de questionnement vis-à-vis d'une tech qui continue tout de même à performer en bourse
00:19et sur lesquelles il y a encore beaucoup d'attentes à l'occasion de cette nouvelle saison et des résultats.
00:23Pour en parler, on a le plaisir d'accueillir Pierre Blanchet, responsable des solutions d'investissement retail chez Amundi.
00:28Bonjour Pierre.
00:28Bonjour.
00:29Et merci d'être avec nous.
00:30On a le plaisir d'accueillir également Damien Leda, directeur général délégué chez Galilée Asset Management.
00:35Bonjour Damien.
00:36Bonjour Nicolas.
00:36Merci d'être avec nous.
00:38On commence par les résultats de LVMH publiés hier soir.
00:42Alors, ce qui était étonnant ce matin quand on regardait les commentaires un petit peu de ces résultats,
00:46c'est que certains nous disaient que c'était au-dessus des attentes
00:49et certains nous disaient que le chiffre d'affaires était en dessous des attentes.
00:51On rappelle qu'il y a une progression de 1,2% du chiffre d'affaires, Damien.
00:54Oui, tout à fait.
00:55Alors, le consensus était plutôt à 1,5% selon le consensus qu'on regarde,
00:59mais donc légèrement en dessous sur l'aspect chiffre d'affaires groupe.
01:04Globalement, c'est plutôt une publication solide, économiquement parlant,
01:07surtout dans un contexte difficile, notamment en Chine.
01:11Donc, la performance est vraiment convaincante.
01:15Néanmoins, du point de vue boursier, ce n'est pas un bon print.
01:18Et pourquoi ? Parce que la division clé mode et maroquinerie est en retrait de 5%,
01:24bien au-delà du consensus qui attendait plutôt moins 1.
01:26Alors, certains brokers sell-side étaient plutôt à moins 2, moins 3.
01:30Moins 5, c'est un petit peu sévère.
01:31Et donc, on peut dire que la publication aurait pu être boursièrement plus convaincante
01:35si on avait eu un taux de croissance un petit peu plus élevé.
01:39D'autant plus que précédemment, au Q2, on a eu une petite inflexion haussière sur cette division qui est clé.
01:44On le rappelle, c'est 50% du chiffre d'affaires du groupe.
01:47Bien sûr.
01:4875% de l'EBIT, donc c'est évidemment clé.
01:51Et donc, cette publication, elle est vraiment en demi-teinte aujourd'hui.
01:54Je pense que ça ne va pas donner le catalyseur que les marchés attendaient
01:57pour peut-être commencer une revalorisation de ce secteur qui souffre, on le rappelle, déjà depuis 2-3 ans.
02:02Et on voit d'ailleurs que le cours se cherche encore un petit peu.
02:07Entre deux regards, justement, sur le cours, on peut passer de plus 0,5 à 0.
02:12Et là, on est à plus 0,3 à l'heure où on se parle actuellement.
02:15LVMH, c'est moins 40% depuis le début de l'année.
02:18Damien Leda, ce n'est pas la seule d'ailleurs dans le secteur du luxe à afficher un recul comme
02:22cela.
02:24Qu'est-ce que ça nous dit, cette publication, sur la vision que vous avez du secteur luxe, si on
02:28élargit un petit peu ?
02:29Oui, alors nous, on s'attendrait peut-être à un début d'inflexion l'année dernière.
02:32À la même époque, on commençait à avoir des signaux intéressants.
02:35Et puis, finalement, ça s'est complètement écroulé avec le conflit au Moyen-Orient,
02:39des difficultés en Chine qui persistent, la hausse des taux d'intérêt, l'inflation.
02:42Les hausses de prix sont plus difficiles à passer aussi pour les acteurs du luxe d'une manière générale.
02:47Et on a vu bon nombre d'acteurs revenir vers des performances de croissance organique, flat, voire négative,
02:52à l'exception de quelques grands noms comme Hermès, qui arrive encore à sortir 6 ou 7% de croissance.
02:57Bien sûr.
02:58Ou Brunello Cuccinelli, dans un aspect encore un petit peu plus niche.
03:01Maintenant, oui, comme vous l'avez dit, moins 40% depuis le début de l'année.
03:05Si on regarde la thématique dans son ensemble, on regarde la thématique luxe et lifestyle.
03:08Donc, elle n'est pas uniquement pur luxe, mais elle est quand même en retrait de moins 12% year
03:12to date.
03:13Et c'est la pire thématique sur les 25% qu'on regarde aujourd'hui.
03:17Bon, maintenant, il va falloir être patient.
03:20Je pense qu'il va falloir attendre peut-être le Q1, Q2 2027 pour revoir peut-être cette inflexion.
03:26On va voir les autres résultats, mais LVMH, c'est souvent le benchmark qui va donner le là au secteur.
03:32Et il y a beaucoup de lectures croisées sur les différentes divisions.
03:35On parlait de la mode et maroquinerie, mais surtout la partie vain et spiritueux qui est plutôt pas mal.
03:40Si bien sûr, le Cognac a bien fonctionné sur le trimestre.
03:44Et donc, peut-être pour des acteurs comme Rémi Cointreau, ça peut être de bon augure.
03:48Pierre Blanchet, si on regarde un petit peu plus globalement le contexte d'investissement,
03:53pour celles et ceux qui suivent les taux quotidiennement, on peut y voir une très légère détente ce matin.
03:59L'OAT 10 ans est à 4,85. On est à 4,89 hier en clôture.
04:02On est à 5,19 sur le 10 ans américain.
04:06Mais bon, globalement, on reste sur les mêmes niveaux.
04:07On a dépassé les 5 sur le 10 ans américain et on se rapproche des 5 sur le 10 ans
04:12français.
04:12Pourtant, ça n'a pas l'air d'affecter plus que ça un indice particulier, le Nasdaq.
04:18Et notamment, pas que, parce que le S&P 500 s'en sort très bien aussi,
04:21mais porté notamment par les valeurs technologiques.
04:23Et comment on explique cette dichotomie, quelque part, entre des taux élevés et des marchés actions
04:28qui ne semblent pas trop s'en inquiéter, si on regarde du côté des États-Unis, Pierre ?
04:32Oui, c'est vrai, il y a comme un paradoxe.
04:34On peut se dire que les taux montent et donc la valorisation d'équilibre des actions doit baisser.
04:40Ça, c'est ce que dit la théorie, pour une raison très simple.
04:42C'est que les taux d'intérêt sont au dénominateur de l'équation des actions,
04:46sans faire de cours de maths.
04:47Et donc, plus ils montent, a priori, plus la valorisation d'équilibre baisse.
04:51Mais ça, c'est sans prendre en compte l'autre paramètre, qui sont les résultats des entreprises.
04:55Bien sûr.
04:56Et là, ce qu'on constate, c'est que les résultats des entreprises,
04:58en particulier de la tech et de la tech américaine,
05:02quand on prend le sous-groupe finalement des grandes valeurs du Nasdaq
05:06et les premières valeurs du S&P,
05:08en fait, les résultats ont été exceptionnels le deuxième trimestre.
05:11Et le marché anticipe toujours une belle croissance des résultats.
05:15Il anticipe entre 20 et 30 %, je regardais ce matin, en fonction des hypothèses.
05:19Et donc, si vous avez 20 à 30 % de croissance des bénéfices sur le troisième trimestre,
05:25et une tendance qui se poursuit finalement sur le quatrième trimestre,
05:29il faudrait, entre guillemets, que les taux montent beaucoup, beaucoup plus
05:32pour que ça mette en cause, en fait, l'équilibre.
05:35Alors, ça ne veut pas dire que le fait que les taux montent ne va pas un jour avoir une
05:39influence
05:39sur la valorisation des actions, ce n'est pas le cas.
05:41D'accord.
05:41Et c'est que le moteur principal des performances des actions aujourd'hui,
05:45ce n'est pas le dividende, ce n'est pas la valorisation,
05:47en fait, c'est la perspective de résultats.
05:50Et de ce point de vue-là, les résultats sont au rendez-vous,
05:53en tout cas à visibilité de court terme.
05:55Donc, quand on a un géant obligataire comme Pimco qui dit que dans ses prévisions,
05:58on peut avoir un 10 ans américain qui peut atteindre les 6 %,
06:02alors qu'on avait l'impression que déjà dépassé 5 %,
06:04on avait dépassé un seuil,
06:06ce n'est pas si grave sur la valorisation des actions,
06:09tant qu'on a des perspectives de croissance des bénéfices qui continuent
06:12sur certaines valeurs de la cote,
06:14parce que là, on a surtout cité la tech quand même.
06:16Oui, alors, pas que, parce que finalement, il y a un effet d'entraînement.
06:18Mais oui, ce que vous décrivez, évidemment, ça pose une autre question,
06:21c'est à partir de quel niveau de taux d'intérêt ?
06:23C'est l'économie dans son ensemble qui se retrouve en difficulté.
06:27Finalement, les consommateurs américains empruntent beaucoup pour consommer,
06:30les entreprises pour investir,
06:32l'immobilier, vous pouvez avoir un mécanisme qui est assez, finalement, dépressif.
06:36Quand les taux d'intérêt sont trop élevés,
06:37à ce moment-là, vous allez avoir une révision à la baisse des résultats
06:40et les mécanismes inverses qui se mettent en place.
06:42Donc, il ne faut pas imaginer que les marchés d'actions
06:44sont totalement insensibles aux taux d'intérêt.
06:47Ce qui s'est passé, c'est que la variation de taux d'intérêt
06:49n'est pas suffisante pour faire plonger, en fait,
06:53finalement, les valorisations, encore une fois, à court terme.
06:56Parce qu'une des difficultés du marché d'actions,
06:58ce que vous décrivez, c'est qu'il est monothématique.
07:01Il est sur l'IA, l'IA le matin, l'IA l'après-midi, l'IA le soir.
07:05Le marché obligataire, il est multithématique.
07:07Il y a les guerres, il y a l'inflation, les banques centrales,
07:11les émissions d'État.
07:11Donc, en fait, c'est un tout petit peu plus compliqué
07:14que juste résultat d'un côté et variation de taux.
07:17Le risque, a priori, du marché d'actions,
07:19c'est qu'il est surconcentré sur une thématique
07:22qui peut se faire, à un moment, rattraper par les taux.
07:24On va y revenir, mais Damien Leda,
07:27votre vision un petit peu sur le contexte actuel,
07:29est-ce que des taux élevés, tant qu'il y a de la croissance,
07:31ce n'est pas si grave ?
07:32On parle des États-Unis.
07:33Oui, tout à fait.
07:34Tout dépend du rythme de hausse des taux.
07:36On l'a vu en 2022, quand les hausses de taux sont abruptes,
07:39les marchés actions, en général, n'aiment pas ça.
07:41Quand c'est fait graduellement dans la durée,
07:43avec les bonnes raisons aussi,
07:45puisqu'on a quand même de la croissance aux États-Unis
07:46qui est convaincante,
07:48finalement, les marchés actions peuvent aussi monter
07:50pendant cette période-là.
07:50Par contre, pour compléter aussi ce que disait Pierre,
07:53très justement, il y a un aspect intéressant
07:55sur la hausse des taux
07:58comparé à la valorisation des marchés actions.
08:00Et la croissance des bénéfices, cette année,
08:03a complètement effacé l'effet hausse de taux.
08:06Ce qui veut dire qu'aujourd'hui,
08:08le S&P 500 traite à 19 fois les profits,
08:11pleinement en ligne avec sa moyenne historique.
08:12D'accord, il n'y a pas de survalorisation.
08:14Il n'y a pas de survalorisation,
08:15même si la période Covid a inflaté les multiples.
08:18Mais disons qu'on est plutôt en ligne
08:19avec les moyennes historiques.
08:20Et on n'a pas eu de baisse d'indice.
08:22À même niveau d'indice,
08:23on est quasiment au all-time high.
08:25Donc ça, c'est plutôt positif.
08:27Il faut garder en tête qu'en général,
08:29100 BP de hausse de taux
08:31impactent de 1,5 tour de PE les marchés actions.
08:35Donc si on se traite à 19 fois
08:36et qu'on a encore 100 BP de hausse de taux,
08:37on aura peut-être un marché qui va traiter
08:39plutôt à 17,5, 18 fois les profits.
08:41Pierre Blanchet.
08:42Oui, alors en fait,
08:43à l'intérieur du marché d'actions,
08:45il y a des segments qui sont pénalisés,
08:47en particulier les valeurs moyennes,
08:49les petites valeurs,
08:49parce qu'elles sont beaucoup plus dépendantes
08:51soit du financement bancaire,
08:52soit du financement de marché.
08:54Elles n'ont pas forcément la surface financière
08:56pour finalement être preneurs des meilleurs prix.
08:59Et on l'a vu en fait cette semaine,
09:01vous avez le Russell 2000 qui sous-performe,
09:03vous avez des segments qui sont plus sensibles.
09:05Et puis des marchés,
09:06regardez en Europe,
09:07la croissance des résultats est moins bonne,
09:10les taux ont des variations très fortes,
09:12et le marché finalement est très faible.
09:14C'était justement une des questions
09:15que j'allais vous poser.
09:16Est-ce que ce que vous décriviez aux Etats-Unis
09:18vaut aussi pour l'Europe
09:19avec d'autres valeurs de croissance
09:21ou comme de toute façon,
09:22on a moins de valeur tech
09:23et que les attentes de bénéfices
09:24sont moins faramineuses qu'aux Etats-Unis,
09:26là pour le coup,
09:27l'équation marche moins bien ?
09:29Alors, ce n'est pas exactement aussi simple,
09:31mais il y a le secteur de l'énergie par exemple
09:33qui va bien fonctionner
09:34parce que les résultats sont forts,
09:36mais oui,
09:36la composition du marché européen
09:38avec beaucoup moins de valeur de technologie,
09:41beaucoup moins de technologie de rupture,
09:42beaucoup moins de perspectives
09:44un peu plus extraordinaires,
09:46ça joue.
09:47Après, je pense qu'il y a un autre phénomène
09:48qu'il ne faut pas négliger,
09:50c'est le problème des flux
09:51et du positionnement.
09:52Les grands institutionnels
09:54sont plutôt, on va dire, neutres,
09:56légèrement positifs.
09:58Je pense que les hedge funds
09:59sont en train de se désensibiliser
10:01du risk action
10:02et le retail reste positif.
10:04Et le retail va être assez sensible
10:06à ce qu'il vient de décrire,
10:07c'est-à-dire on va revenir
10:08sur un niveau de valorisation intéressant,
10:11des bonnes histoires
10:12et on se remet sur le marché
10:13et l'institutionnel aussi.
10:15Donc, il y a aussi à prendre en compte
10:16l'effet de positionnement
10:17et de flux
10:18qui peut être encore favorable
10:19pour les marchés d'action
10:20d'ici la fin de l'année.
10:21Donc, il n'y a pas de nécessité
10:24de se poser la question
10:25de savoir si on reste investi
10:26ou non sur des marchés d'action,
10:27Damien Leda,
10:28à l'heure actuelle ?
10:28Je pense que globalement,
10:29il faut rester investi,
10:30même si je pense que le gros
10:33du potentiel sur l'année,
10:35il est déjà derrière nous.
10:36Donc, cet été,
10:37on attendait encore 4-5%
10:39de performances supplémentaires.
10:40On les a quasiment eues
10:41selon les indices.
10:42Le Nasdaq a très bien performé,
10:44il a bien rebondi.
10:45Il a même pris le leadership
10:46sur le MSI Emerging Markets
10:48qui était en tête longtemps,
10:49cette année.
10:50Donc, c'est bien la tech US
10:50qui a bien fonctionné.
10:53Maintenant, il faut se projeter
10:54sur 2027.
10:55Et 2027,
10:55on attend encore 16-17%
10:58de croissance des bénéfices
10:59aux États-Unis.
11:01C'est là où on a
11:01la meilleure visibilité à ce stade.
11:03et peut-être cette croissance
11:04qui va être moins monomaniaque
11:07sur l'IA.
11:08On voit les secteurs industriels,
11:10matériaux de base
11:10qui pourraient avoir
11:11des taux de croissance
11:12aussi supérieurs à 10%
11:13et contribuer un petit peu plus
11:14à la croissance globale
11:15du S&P 500
11:16que cette année
11:17qui était vraiment
11:17effectivement très concentré
11:18tech et énergie.
11:20Un mot peut-être
11:20plus particulier
11:22de l'investisseur européen,
11:25français.
11:26Deux questions
11:26sur le peu de temps
11:28qui nous reste,
11:28Pierre Blanchet.
11:29Mais est-ce qu'il y a quand même
11:31aujourd'hui,
11:32on parle beaucoup
11:32de la dette française,
11:33on parle beaucoup
11:33du niveau de taux
11:34en France
11:35qu'on compare
11:35aux autres pays européens.
11:36Est-ce que les performances
11:38du CAC 40
11:38sont à mettre en regard
11:39du niveau
11:40des taux obligataires français
11:42ou est-ce que c'est une histoire
11:43plus globale
11:43qu'il faut se raconter
11:44et on parlerait plutôt
11:45d'un risque politique,
11:46France ?
11:47Économiquement,
11:49la France ne représente
11:50que 15%
11:51du chiffre d'affaires
11:52des entreprises
11:52du CAC 40.
11:54Et comme l'a très bien
11:55décrit mon camarade,
11:57LVMH,
11:57c'était surtout un sujet
11:58on va dire Chine
11:59si j'ai bien compris.
12:00Oui, donc de ce point
12:03de vue-là,
12:03la sensibilité
12:04des grandes entreprises
12:05françaises cotées
12:06en France
12:07à l'économie française,
12:09du point de vue du cycle,
12:10elle est assez faible.
12:11Bien sûr.
12:11En revanche,
12:12les entreprises
12:13consolident leurs résultats
12:14en France,
12:15leurs profits.
12:16Et s'il y a une incertitude
12:17sur la politique fiscale
12:18du fait d'une incertitude
12:20sur le budget,
12:21elle s'applique
12:22à tout le monde,
12:23quelle que soit la proportion
12:23de chiffre d'affaires
12:24que vous faites en France.
12:25Donc, on est plutôt
12:26dans cette difficulté-là.
12:28Et après,
12:28si malheureusement
12:29il y avait une récession
12:30en Europe,
12:31en fait,
12:31les entreprises françaises
12:32se retrouveraient
12:33impactées négativement.
12:35Mais à ce stade,
12:35on a quand même
12:36ce mécanisme principal
12:37qui est lié finalement
12:38à la problématique politique.
12:41bien indépendant
12:41de ce que font
12:42les entreprises
12:42et de leurs choix.
12:45Alors, ça,
12:45c'est un phénomène
12:46qui est par nature temporaire.
12:47C'est-à-dire qu'à partir
12:48du moment où vous avez
12:49de nouveau de la visibilité
12:50sur le budget
12:51du fait d'une élection,
12:53par exemple,
12:54vous pouvez en fait
12:54faire disparaître
12:56cette décote
12:58qui est assez raisonnable
12:59de la part du marché
13:00de se dire
13:00j'attends de voir un peu
13:01quel va être
13:02le contexte fiscal.
13:05Ça veut dire que
13:05quand on est investisseur
13:06français,
13:07pour le coup,
13:07on peut,
13:08un,
13:08espérer
13:09avoir des opportunités
13:10sur le marché français.
13:11Est-ce que pour autant
13:12on voit un mouvement
13:12aussi de surpondération
13:14sur les Etats-Unis ?
13:15Est-ce que c'est forcément
13:15toujours un bon calcul ?
13:18Il y a une différence
13:19entre la tactique
13:20entre guillemets
13:21et la vision de long terme.
13:22Et les effets de change.
13:22Et les effets de change.
13:23Donc,
13:24aujourd'hui,
13:25les perspectives de résultats
13:26sur les entreprises américaines,
13:28en particulier les techs,
13:28sont bien supérieures.
13:30Demain,
13:30on peut avoir
13:31également
13:32une situation
13:33un peu plus difficile
13:35sur l'IA,
13:35peut-être.
13:36on peut aussi avoir,
13:37et c'est ce qui a été décrit,
13:39un élargissement,
13:40finalement,
13:40des perspectives
13:41sur d'autres secteurs,
13:42industriels,
13:43la consommation potentiellement,
13:44et ça,
13:44c'est favorable
13:45à l'Europe.
13:46Et puis,
13:46vous pouvez avoir
13:47un petit peu
13:47une levée
13:48de cette décote
13:49qui est liée,
13:49en fait,
13:50au contexte.
13:51Et puis,
13:51enfin,
13:51les taux d'intérêt
13:52peuvent baisser,
13:53ça veut jouer positivement.
13:54Donc,
13:54on est en tout cas
13:55sur des moments
13:56où,
13:56on va dire,
13:57l'Europe
13:58est plutôt décotée
13:59par rapport aux Etats-Unis.
14:01Si on est dans une stratégie
14:02de long terme,
14:02c'est plutôt une bonne idée
14:04de profiter de ces moments-là.
14:06Damien Leda,
14:07même question,
14:07avec cette idée quand même
14:08que quand on investit en dollars
14:09alors qu'on est européen,
14:10on peut perdre une partie
14:11de la performance au passage.
14:12Oui,
14:13tout à fait.
14:13Alors,
14:13cette année,
14:14c'est plutôt positif.
14:15L'année dernière,
14:15c'était catastrophique
14:16pour les investisseurs européens.
14:17Cette année,
14:18on a 4 ou 5 %
14:19de performance en plus,
14:20donc tant mieux.
14:22Maintenant,
14:22oui,
14:22sur l'aspect action européenne,
14:25je pense que globalement,
14:26si on est déjà positionné
14:28sur des fleurons,
14:29des leaders mondiaux,
14:30des Air Liquide,
14:30des Schneider,
14:31etc.,
14:31qui va publier d'ailleurs cette semaine,
14:34je pense qu'il faut les conserver
14:35dans son portefeuille.
14:36Maintenant,
14:36d'une manière générale,
14:37sous-pondérer la France,
14:39c'est inévitable aujourd'hui.
14:40Malheureusement,
14:41il faut aussi suivre les flux
14:42et les performances
14:43sont vraiment pas terribles
14:46pour les actions françaises
14:47mid et small
14:48et large cap aussi.
14:49Donc,
14:50il faut être patient.
14:51Ça s'est déjà produit par le passé
14:52et peut-être qu'à un moment donné,
14:53on aura une rotation
14:54et comme l'a dit très justement Pierre,
14:56on peut avoir de la détente
14:57sur les taux,
14:57on peut avoir un contexte
14:58qui s'améliore un peu
14:59pour la croissance européenne
15:00qui a été révisée en hausse quand même.
15:02Donc,
15:02tout n'est pas à jeter
15:03en zone euro.
15:04Merci.
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