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Lundi 26 octobre 2026, retrouvez John Plassard (Associé et responsable de la stratégie d'investissement, Banque Cité Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.
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00:01Générique
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne pour rester à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à midi 30 et à 17h30.
00:17Vous nous retrouvez en rattrapage en replay sur notre site bsmart.fr
00:21et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition, ce midi, vent de panique sur les marchés après l'élection surprise de Lula au
00:33Brésil.
00:34Les marchés anticipent un véritable krach à la suite de l'élection surprise de Lula.
00:40Sur les marchés d'échange, les contrats dérivés prévoient déjà un effondrement du réel de plus de 10%
00:48et le Bovespa, l'indice brésilien, s'effondre de 25% sur les futures alertes rouges.
00:55A la bourse de Sao Paulo, les salles de marché s'attendent à des ventes massives
01:00pouvant déclencher des coupes-circuits automatiques.
01:03On va suivre l'ouverture des marchés brésiliens dans la journée.
01:09De leur côté, les entreprises brésiliennes cotées aux Etats-Unis
01:12ont déjà décroché dès les premières transactions.
01:14C'est le pire scénario pour les investisseurs.
01:17Les marchés avaient donc massivement parié sur une victoire de Bolsonaro.
01:23Fils entre déception financière, risque de tension politique prolongée,
01:29actions et obligations et monnaie locale.
01:32Ça prête donc, vous l'avez compris, à subir une très forte pression.
01:37Dans les valeurs qu'on va regarder, alors évidemment toutes les valeurs brésiliennes,
01:40mais surtout le géant pétrolier Petrobras, par exemple,
01:43qui s'effondre de plus de 20% dans les échanges avant bourse.
01:48Et puis évidemment, toute la cote qui est touchée, une tempête similaire,
01:50ça bat sur le secteur bancaire avec des chutes de la même ampleur
01:54pour Itaou Unibanco ou encore Banco Bradesco.
01:58Dans le reste de l'actualité, à la surprise,
02:01General Moody's n'a pas dégradé la note de la France
02:04et la maintien à double A3.
02:06C'est un soulagement pour les marchés,
02:08alors que la France est sous pression en raison d'incertitudes budgétaires.
02:12Cette décision offre un peu de répit aux actifs tricolores.
02:17La Bourse de Paris s'apprête à tourner la page de la fébrilité de fin de semaine dernière
02:22et aborde la séance dans le vert,
02:24même si la vigilance reste de mise face au prochain rendez-vous économique, politique et sociaux.
02:31Le CAC 40 progresse donc à la mi-séance
02:33et s'établit autour de 7 850 points sur les marchés obligataires.
02:38Le rendement français à 10 ans se détend légèrement
02:40et repasse sous la barre de 5%,
02:43mais en reste globalement très proche.
02:46Enfin, dans 8 jours, ce sera les élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
02:50Les électeurs doivent élire 435 membres dans la Chambre des représentants.
02:55Pour deux ans, un enjeu capital pour la suite de la présidence de Donald Trump.
02:59Le camp républicain contrôle actuellement les deux chambres
03:02avec une courte avance à la Chambre des représentants.
03:04Et au Sénat, les démocrates n'ont besoin que de 4 sièges supplémentaires
03:11dans chaque chambre pour inverser la tendance à l'approche du scrutin du 3 novembre.
03:16Les récents sondages donnent une avance confortable
03:19aux démocrates crédités de 47% des intentions de vote contre 35% pour les Républicains.
03:25Une discussion à suivre sur ce plateau dans un instant.
03:38Un invité avec nous tous les midis pour décrypter les enjeux de la séance,
03:42les tendances de la semaine.
03:43Aujourd'hui, c'est lundi.
03:45Et le lundi, on est ravis de recevoir John Plassard.
03:48Vous êtes associé de la Banque Cité Gestion.
03:50Bonjour, John.
03:52Bonjour, Pauline.
03:53Je vous propose, John, de commencer avec cette élection surprise au Brésil.
03:57Lula qui a été réélu.
03:59C'est son quatrième mandat au Brésil.
04:01Les marchés anticipaient largement une victoire de Bolsonaro.
04:07Fils Flavio Bolsonaro.
04:09On voit, John, que les impacts sur les marchés sont très importants
04:15avant l'ouverture des marchés brésiliens, justement.
04:18Un choc.
04:19On peut parler de...
04:21Il n'y a pas un autre mot.
04:23Vous l'avez dit, le futur sur l'indice perd un quart de sa valeur.
04:28On voit que le Real est extrêmement sous pression.
04:31Alors, le choc est qu'on est dans une situation
04:35où on avait largement anticipé la victoire de Bolsonaro.
04:38Fils, il avait gagné, il faut le rappeler, le premier tour
04:42en étant en avance de plus de 3% sur Lula.
04:45Et donc, on est dans une situation extrêmement dangereuse pour les marchés.
04:51Vous avez des investisseurs qui vont demander beaucoup plus
04:56pour financer le pays dans la dette publique.
04:58La dette publique dépasse déjà les 80% du PIB
05:02avec une inflation élevée, avec aussi des rendements extrêmement élevés.
05:08Alors, il faut faire attention, vous savez, sur la première réaction des marchés
05:11parce qu'on va avoir un véritable test qui sera bien évidemment
05:15la nomination de l'équipe économique de Lula
05:19et puis le budget de 2027.
05:21Mais évidemment, aujourd'hui, c'est les banques,
05:24les petites capitalisations domestiques, l'immobilier,
05:27les valeurs les plus sensibles au taux qui sont les premières victimes.
05:31Et puis, puisqu'on est en Europe, il faut quand même rappeler
05:34qu'on a plusieurs valeurs européennes qui sont implantées au Brésil.
05:41Je pense à Santander, Telefonica, Mapfre ou encore Iberdrola
05:45qui sont extrêmement présentes.
05:47Après, au niveau politique et géopolitique,
05:50il faut rappeler que Lula n'est pas le premier fan de Donald Trump.
05:54On pensait qu'il y aurait un passage à la droite
05:58de quasiment toute l'économie sud-américaine
06:03puisque l'Argentine est déjà à droite.
06:07Eh bien, non, c'est vraiment la surprise.
06:10Il va falloir analyser ces prochains jours.
06:11Mais bien évidemment, les gens ne veulent pas rester dedans.
06:15Préfèrent payer après pour, via voir,
06:19la nouvelle composition du gouvernement Lula.
06:22Vous l'avez dit, John, vous l'avez rappelé.
06:23En fait, c'est un véritable choc.
06:25C'est pour ça que les réactions de marché sont très intenses
06:28au moment où on parle.
06:29Alors, c'est les futurs.
06:30On va suivre l'ouverture, évidemment, des marchés brésiliens
06:33dans l'après-midi.
06:34John, un autre sujet dont on doit parler,
06:37c'est les élections de mi-mandat aux États-Unis.
06:41C'est dans une semaine, c'est mardi prochain, le 3 novembre, John.
06:45On en parle peu, au final.
06:47Qu'est-ce qu'il faut attendre, selon vous ?
06:50On en parle peu parce qu'on n'attend pas énormément de surprises.
06:53On pense qu'il y aura une défaite de Donald Trump à la Chambre.
06:58Donc, on aura un congrès divisé au mieux, entre guillemets,
07:01à moins que le Sénat tombe aussi.
07:06Donc, il y a deux choses.
07:08Si vous regardez le verre à moitié vide,
07:10vous voyez qu'évidemment, on va avoir la réduction
07:13des probabilités de nouvelles baisses de taux,
07:16de dépenses supplémentaires ou de mesures budgétaires agressives.
07:21Donc, si on regarde ça, c'est plutôt rassurant, je dirais,
07:24pour les très juristes et puis les actifs qui sont sensibles au taux
07:27parce qu'on va moins dépenser.
07:29De l'autre côté, il faut quand même rappeler une chose,
07:33c'est qu'il ne faut pas exagérer l'impact de ces élections de mi-mandat.
07:38Déjà parce que, historiquement, le gouvernement en place
07:42perd quasiment toujours une des deux chambres aux élections de mi-mandat.
07:46Il y a eu seulement deux exceptions dans l'histoire américaine
07:49et dont une des exceptions, c'était juste après les attentats du 11 septembre.
07:55Mais il faut rappeler une chose,
07:58que si on parle des tarifs sur l'immigration,
08:02la politique étrangère et une grande partie de la régulation
08:07restent sous le contrat direct de l'exécutif.
08:11Donc évidemment, ça ne signifie pas la fin de la politique économique de Donald Trump.
08:18Et on se souvient, alors ça c'est la réaction des marchés,
08:22que les marchés américains réagissent plutôt bien
08:24avec un gouvernement qui est divisé.
08:30Et on peut lui faire confiance.
08:33Ce n'est pas parce qu'il perd une des deux chambres
08:36ou les deux chambres que le président Trump ne va plus parler.
08:39Et apparemment, il parlera encore plus.
08:42Et il a dit qu'il ferait tout pour bloquer les décisions des démocrates
08:46s'il devait perdre une des deux chambres ou les deux chambres.
08:50Oui, un autre sujet, John.
08:53On repasse de l'autre côté de l'Atlantique pour aller en France.
08:57Je vous rappelais dans mon intro
08:58qu'on a pris connaissance par an de la note de Moody's
09:03à l'intention de la France.
09:04Une note qui est restée inchangée.
09:07Alors là, c'est pareil, à la surprise générale,
09:09c'est vrai que les marchés anticipaient que Moody's dégrade la note de la France.
09:14Au final, la note est maintenue à double à trois.
09:18Je veux bien vos commentaires sur ça, John.
09:22Et puis peut-être un mot des marchés obligataires dans ce contexte ?
09:26Oui.
09:27Oui, alors je dirais que c'est évidemment une surprise, ça c'est sûr.
09:31Pourquoi ? Parce qu'on ne s'attendait pas spécialement à ce que Moody's abaisse sa note,
09:35mais qu'il se réajuste sur les autres agences,
09:38grandes agences de notation qui ont une note qui est en dessous.
09:43Il faut rappeler que Moody's a toujours une perspective négative sur la France.
09:49Moody's, il faut faire attention, ne valide pas la trajectoire budgétaire française.
09:54Elle a simplement, entre guillemets, choisi de donner encore un peu plus de temps au gouvernement.
10:00On a toujours des problèmes sur le déficit, bien évidemment, la dette, les charges d'intérêt,
10:05et puis les difficultés à faire adopter un budget en 2026, qui sont les risques centraux.
10:13Alors évidemment, c'est un soulagement à court terme.
10:16Maintenant, ce qu'on regarde, c'est le spread entre l'OAT et le boon.
10:20Et si on regarde ce spread, à l'heure où on parle, il est à 160 points de base.
10:26Il a légèrement baissé, mais il n'est pas repassé en dessous des 150.
10:31Donc il faut faire attention ici, attention à toute volonté d'euphorie,
10:37et rappeler une énième fois que la majeure partie des entreprises cotées dans le CAC 40,
10:43plus de 60 %, ce sont des entreprises internationales qui ne dépendent pas vraiment de la gouvernance
10:50ou de la note française.
10:53Donc faire attention ici, mais aussi faire attention à ce qu'on appelle le rebond du chat mort,
10:59parce qu'on a là un petit rebond ou une baisse du spread et une baisse du rendement du dividend
11:06français,
11:07mais potentiellement, plus le manque de visibilité va avancer sur la dette française
11:17et surtout sur le budget, plus ce spread va à nouveau s'écarter.
11:21Oui, un spread de 160 points de base qui reste élevé, John, comme vous le disiez.
11:26Il nous reste deux minutes pour traiter de notre quatrième sujet, John.
11:29L'actualité était assez dense ce lundi matin.
11:33Et puis le gaz, les prix du gaz s'envolent, John, 100 euros pour le mégawatt-heure.
11:40Alors c'est vrai que bon, on regarde le reste de l'actualité.
11:43J'ai regardé les prix du pétrole qui restent assez élevés à 110 dollars pour le baril de Brent globalement.
11:51Peut-être qu'on peut dire un mot de ces prix du gaz à l'approche de l'hiver,
11:55un hiver qui, en plus, a déjà commencé.
11:59Oui, tout le monde oublie le prix du gaz.
12:01C'est ça.
12:02Pourquoi ? Parce qu'on se souvient des records qui avaient eu lieu après la guerre en Ukraine.
12:06On oublie de dire que depuis un mois, un mois seulement, le prix du gaz a monté de 35 %.
12:13Alors on est plus bas que les niveaux qu'on avait en Ukraine,
12:16mais on est largement au-dessus de ce qui se passe depuis 30 jours.
12:19On a les risques géopolitiques au Moyen-Orient et toujours en Ukraine, bien évidemment.
12:23On a la dépendance très forte au gaz, au GNL en Europe.
12:30Et puis, vous l'avez dit, on a l'approche de l'hiver.
12:32Il a fait tellement beau.
12:33On a eu l'été indien.
12:34Et ce matin, par exemple, il faisait 5 degrés.
12:38Et donc, on va commencer à se focaliser sur les cubes.
12:44Vous savez, les fameuses cuves de gaz qui doivent être remplies avant la fin de l'année.
12:49On sait que l'Allemagne est en retard, la France légèrement,
12:52mais l'Allemagne est en retard sur les 5 dernières années et sur le remplissage des cuves.
12:58Et bien évidemment, ils vont devoir acheter ce gaz à un prix beaucoup plus cher.
13:02Donc, il faut faire attention.
13:03C'est un risque pour l'Europe, c'est un risque pour la consommation.
13:06Et c'est un risque aussi, bien évidemment, pour la Banque Centrale Européenne,
13:10qui se réunit, rappelons-le, ce jeudi.
13:12Merci beaucoup, John.
13:14John Plassard, Banque Cité Gestion, merci d'avoir été avec nous sur ce plateau ce midi,
13:19comme tous les lundis.
13:20John, merci à vous de nous avoir suivis.
13:24On se retrouve très vite sur Miss Mart.
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