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  • il y a 36 minutes
Lundi 21 septembre 2026, retrouvez John Plassard (Associé et responsable de la stratégie d'investissement, Banque Cité Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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Transcription
00:09Un invité avec nous tous les midis pour décrypter les enjeux de la séance et puis plus globalement les tendances
00:16de cette semaine.
00:17Et puis on peut dire qu'elle va être chargée cette semaine avec nous John Plassard, associé responsable de la
00:22stratégie d'investissement pour la banque Cité Gestion.
00:25Bonjour John.
00:27Bonjour Pauline, merci de me recevoir.
00:29Avec plaisir John. Bienvenue dans un monde où Friedrich Merz se bat désormais pour sa survie politique.
00:35Je le disais en intro après les revers électoraux majeurs de ce week-end à Berlin.
00:39Et en McLembourg, Val Pomerani, le chancelier allemand, a même annulé son voyage à l'ONU pour gérer cette crise
00:47à domicile.
00:48Est-ce que cette fois c'est la tempête de trop pour lui John ?
00:52Alors c'est une nouvelle tempête effectivement, c'est pas quelque chose de nouveau.
00:56Mais je tenais juste à préciser une chose Pauline, c'est qu'aujourd'hui on a, comme vous l'avez
01:01très justement dit,
01:02les rendements du Bund et de l'OAT qui baissent, mais bien évidemment pas à cause de ce qui s
01:10'est passé ce week-end.
01:11On sait même que la note de la dette française a été abaissée par une des agences de notation, Scoop.
01:17Et ici c'est surtout le marché obligataire qui applaudit les relations qui ont l'air d'être bonnes entre
01:28la Chine et les États-Unis.
01:30Et puis bien évidemment la baisse du prix du baril, quatrième jour de baisse pour le prix du baril.
01:34Mais si on revient à ce qui s'est passé, à cette tempête qui s'est passée ce week-end,
01:41on rappelle quand même que dans la région de Menckleburg-Pomerani,
01:47eh bien la CDU ne sera même pas au Parlement régional.
01:52Et s'ils ont en dessous de 5%, de l'autre côté, il faut quand même rappeler une chose,
01:57ce qu'on oublie c'est que l'AFD, donc l'extrême droite, a plus de 38%.
02:03C'est un chiffre énorme.
02:05Et d'un autre côté, ce qui est aussi assez intéressant,
02:09c'est qu'on est à Berlin avec la CDU à nouveau qui a été battue par la gauche.
02:16Donc on est dans une situation où le gouvernement est pris véritablement dans un entonnoir
02:24parce qu'on a une poussée populiste à droite, à l'est de l'Allemagne,
02:30et une gauche radicale très forte dans les grandes villes.
02:34Alors évidemment les problèmes c'est quoi ?
02:35C'est les salaires qui ne montent pas de la bonne manière,
02:38vous avez les prix de l'immobilier qui s'effondrent,
02:40et puis bien évidemment l'inflation.
02:42Alors évidemment, comme vous l'avez dit, il faut réunir le parti, la CDU.
02:48Est-ce que c'est pour annoncer un retrait politique de Frédéric Mertz ?
02:53Non, bien sûr que non, il va rester là.
02:56On a vu que c'était quelqu'un de tenace, pugnace je dirais,
03:00et qui ne voudra, malgré le fait qu'il faudrait qu'il parte,
03:04eh bien il voudra absolument rester au gouvernement.
03:07Alors on est dans une situation où en fait on est dans un moment
03:12où l'Allemagne doit absolument exécuter son fameux vaste programme
03:18de défense et d'infrastructure de plus de 500 milliards d'euros,
03:24et évidemment si on n'a pas un espèce de consensus entre les parties,
03:31ça risque d'augmenter les retards, les compromis, les mesures,
03:35et de faire que les mesures soient moins ambitieuses.
03:38Et c'est ça qui est aussi assez important, parce que vous vous souvenez,
03:42on parlait, Pauline, de la locomotive européenne qui est l'Allemagne,
03:48ou qui était l'Allemagne.
03:49Eh bien ici, on est dans une situation où pour l'Europe,
03:53cette crise gouvernementale, parce que c'est une crise gouvernementale,
03:57eh bien pousse aussi la défiance des investisseurs vers l'Europe.
04:01On ne va pas reparler de la France avec la problématique du budget ou des budgets,
04:08mais on est dans une situation où effectivement, la semaine passée,
04:12vous aviez Bloomberg, l'agence Bloomberg, qui rappelait que vous aviez des flux
04:16qui étaient les plus importants depuis près d'une dizaine d'années,
04:19qui étaient en train de revenir vers l'Europe,
04:21des flux acheteurs sur les marchés européens.
04:23Mais là, évidemment, on va avoir de plus en plus de doutes,
04:27et on va avoir besoin d'investisseurs qui regardent seulement les entreprises européennes,
04:33mais qui sont internationales,
04:35et pas les entreprises européennes qui sont domestiques, malheureusement.
04:39Oui, vous l'avez rappelé, John, Friedrich Merz exclut de démissionner,
04:44et puis vous avez rappelé un petit peu les enjeux de cette crise politique en Allemagne
04:49sur le reste de l'Europe.
04:50Pendant ce temps-là, toujours sur le plan un peu géopolitique,
04:54le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent,
04:57et le représentant au Commerce, Jameson Greer,
04:59ont rencontré pendant plus de huit heures à New York
05:02le vice-premier ministre chinois.
05:05Il s'agissait seulement de la réunion préparatoire décisive
05:09avant le sommet qui aura lieu dans trois jours
05:11entre Donald Trump et Xi Jinping.
05:13Ce sera ce jeudi.
05:15Que s'est-il passé, John, exactement pendant ce week-end à Washington ?
05:20Alors, apparemment, ils sont devenus à nouveau amis, tous ensemble.
05:26Et alors, il y a déjà une petite dissonance, je dirais,
05:30puisque les Américains ont considéré la réunion comme très réussie,
05:35comme vous l'avez dit,
05:36et la réunion était franche, approfondie et constructive.
05:42Donc c'est un peu moins euphorique que les Américains,
05:45mais évidemment, le signal immédiat, c'est une volonté de stabilisation
05:50dans les relations commerciales entre les deux pays.
05:55On rappelle quand même qu'ont été mis en pause en début de semaine
05:59une addition qui devait avoir lieu de 7,5% sur les taxes à l'importation,
06:09et que début novembre, on est dans une situation
06:12où il va falloir renégocier, où les Américains vont certainement mettre,
06:18si tout se passe bien jeudi, repousser de nouvelles taxations
06:22qui devaient avoir lieu, de certainement 6 mois.
06:26Alors, ici, on est dans une réunion qui, vous l'avez dit très justement,
06:32a duré 8 heures, ce qui est important.
06:34Mais vous avez tellement de sujets sur la table.
06:36Vous avez évidemment la thématique de l'intelligence artificielle
06:40dont ils ont parlé, c'est devenu central,
06:44parce que ça concentre désormais les enjeux commerciaux, militaires, technologiques,
06:51ça c'est la première des choses.
06:52La deuxième des choses, bien évidemment, ce sont les questions commerciales
06:57et des taxes d'importation et d'exportation.
07:00Et la troisième, c'est évidemment l'Iran.
07:03Lorsqu'on parle de l'Iran, du détroit d'Hormuz, on parle du prix du baril
07:07et on parle des Chinois qui sont nets importateurs de pétrole
07:14qui provient de cette zone et évidemment qui renchérit les coûts pour la Chine.
07:20Donc il y a plein de sujets, je n'ai même pas cité Taïwan,
07:23dont ils vont très certainement aussi parler,
07:26mais on est dans une situation où effectivement,
07:29il faut faire attention, on ne s'attend pas à quelque chose d'extraordinaire,
07:34c'est surtout la poignée de main qui fera foi,
07:36et vous l'avez dit, ça fait depuis dix jours, dix années,
07:40que le président chinois n'a pas été aux États-Unis
07:45et on s'attend à une prolongation de la trêve commerciale
07:51et on est dans une situation où effectivement,
07:55ça ne va pas régler la rivalité stratégique entre les deux pays,
08:00mais ça peut peut-être détendre l'atmosphère.
08:03Bon John, il nous reste 30 secondes.
08:05Peut-être un mot sur les découvertes de mines de cuivre, John,
08:09qui sont au plus bas historiques.
08:11Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
08:13Ça veut dire très concrètement qu'on a des estimations de demandes mondiales
08:18pour le cuivre qui devraient passer de 28 millions de tonnes en 2025
08:22à 42 millions de tonnes en 2040.
08:25Donc c'est une hausse de 50%.
08:26Le problème, c'est qu'on n'a plus de mines de cuivre.
08:29Et le problème aussi, c'est qu'il faut environ 18 ans
08:34entre la découverte d'un gisement et le démarrage effectif d'une mine.
08:41Et donc qu'est-ce que ça veut dire très concrètement ?
08:43C'est que 18 ans, ce n'est pas demain.
08:45Et donc les prix du cuivre vont continuer de progresser.
08:49Donc les prix du cuivre, on le rappelle, on en avait dit un mot, je crois,
08:51la semaine dernière d'ailleurs, John, qui ne cesse de progresser,
08:55qui était d'ailleurs au plus haut historique, si je ne dis pas de bêtises.
08:58John Plassard, merci beaucoup.
08:59Vous êtes associé et responsable de la stratégie d'investissement
09:03pour la banque Cité Gestion.
09:04Merci John.
09:06Dans le reste de cette semaine, on va suivre la décision monétaire
09:10de la Banque Nationale Suisse et évidemment ce sommet
09:15entre Donald Trump et Xi Jinping, la première visite de Xi Jinping
09:19en 10 ans, pas 10 jours, John, en 10 ans à la Maison Blanche.
09:23Merci à tous de nous avoir suivis.
09:25On regardera tout ça cette semaine et puis on se retrouve ce soir
09:27en direct à 17h30.
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