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  • il y a 23 minutes
Ce mardi 27 octobre, Estelle Ménard, directrice des gestions chez LCL, et François Chaulet, président de Montségur Finance, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:01BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Estelle Ménard d'LCL, bonjour.
00:06Bonsoir Antoine.
00:07Ainsi que François Cholet de Montségur Finance qui est resté avec nous.
00:11Rebonsoir.
00:12François, on a des marchés qui tiennent le coup, c'est quand même bien.
00:15Deux séances de suite de hausse, notamment pour le CAC 40,
00:19mais Wall Street qui va un petit peu mieux.
00:21On sort de semaines un petit peu tumultueuses
00:23et c'est vrai qu'on a du mal à faire abstraction aussi de l'actualité
00:26qui plambe un peu le moral de tout le monde.
00:28Malgré tout, les indices boursiers tiennent bien.
00:31On a des bons résultats d'entreprise.
00:32On a quand même de bonnes perspectives.
00:33Et puis, l'impression que les actions vont rester au cœur des préoccupations
00:37des grands gestionnaires de la place pour ces derniers mois de l'année.
00:42Estelle ?
00:43Je ne fais que qu'être d'accord.
00:45Je ne peux qu'être d'accord avec vous.
00:47Non, on n'est pas mal.
00:48Mais on est plutôt bien.
00:49On est plutôt bien depuis le début de l'année.
00:51Je dirais que si on regarde les choses à travers un prisme macroéconomique
00:55ou géopolitique, c'est vrai que c'est même étonnant.
00:58Que ces marchés sont aussi bien tenus dans un environnement géopolitique un peu chahuté.
01:02Un environnement macroéconomique, certes, aux Etats-Unis, vous le disiez,
01:05qui tient bien.
01:06C'est moins le cas en Europe.
01:07On a quand même des spécificités selon les pays qui sont un peu compliquées.
01:11Mais si on regarde d'un point de vue microéconomique,
01:13finalement, je dirais qu'on n'a pas fait ce qu'on attendait des marchés.
01:17Du tout.
01:18Est-ce qu'on n'a pas fait du tout ?
01:19Ben non.
01:19Parce qu'on a des perspectives de croissance des bénéfices qui sont à plus de 30% aux Etats-Unis,
01:24notamment pour le troisième trimestre.
01:26Mais au global également.
01:2718% en Europe.
01:29Si on regarde les performances depuis le début de l'année,
01:31on ne les a pas atteintes du tout.
01:32Donc en fait, on voit bien que si l'environnement macro et géopolitique est un peu complexe,
01:37au-delà de ça, comme vous le disiez,
01:39il y a de bons résultats de société,
01:40des perspectives qui soutiennent véritablement le marché.
01:43Et quel que soit l'environnement, qui puisse être compliqué.
01:46On parle notamment du pétrole qui est à l'origine des problématiques d'inflation et de la remontée des taux.
01:52Mais le pétrole, d'un autre côté,
01:54c'est des révisions de perspectives de croissance bénéficiaire sur un secteur qui sont à plus de 130%.
01:58Donc qui soutiennent la partie microéconomique.
02:01Donc le marché est un peu chahuté,
02:02mais il est surtout balancé entre l'environnement géopolitique un peu plus complexe,
02:08qui va le rester certainement pendant encore quelques semaines aux Etats-Unis,
02:11quelques mois peut-être en Europe,
02:13et un environnement microéconomique qui reste de bonne qualité.
02:17100,26 dollars pour le brut léger américain,
02:19et 109,67 dollars pour le baril de Brent de Mer du Nord.
02:23Vous partagez cette opinion, François Chollet ?
02:25On est sur un marché qui reste tranquillement positif,
02:29même si, voilà, encore une fois, on danse sur un volcan et tout peut tomber d'un coup.
02:33Alors oui, on a la vision française qui est effectivement un peu dépressive,
02:36et je veux bien le comprendre et le partager.
02:39Aux Etats-Unis, ça ne se passe pas du tout comme ça.
02:41On a des rebonds de profitabilité trimestre après trimestre,
02:44et qui sont ceux qui suivent une récession normalement.
02:48Oui, c'est un peu ça.
02:49On est dans des taux de croissance qui sont absolument phénoménaux.
02:51Quand on parle de 20-30% de croissance des profits au trimestre,
02:54on est sur quelque chose qui n'est pas habituel.
02:57Et donc la cherté relative des dissections est à mesurer à l'aune, effectivement,
03:02de la capacité que ces entreprises ont à générer de la croissance et des profits.
03:06Et aujourd'hui, cette capacité, elle se démontre,
03:08y compris dans les publications que nous avons côté américain.
03:11Si on regarde en Europe, on pourrait effectivement s'inquiéter un peu plus côté français,
03:16mais la vérité, c'est que l'Europe se tient très bien,
03:19que les croissances, là aussi, trimestrielles, sont attendues proches de 20%.
03:24C'est là aussi des croissances de bénéfices qui ont été révisées plutôt à la hausse.
03:28La seule, effectivement, modération, c'est que la moitié de cette croissance
03:32est liée aux valeurs liées à l'énergie.
03:34Et donc on a une déformation sectorielle de la fabrication de ces profits.
03:38Mais la réalité, c'est que sur le plan microéconomique et macroéconomique,
03:43on a deux voyants qui sont au vert.
03:45Et donc il n'y a pas de raison aujourd'hui que les indices changent le régime.
03:49Je disais tout à l'heure qu'on a un régime qui est installé depuis plusieurs années désormais,
03:54avec évidemment un peu de volatilité,
03:56mais avec en sous-jacent une population qui continue d'épargner
04:00et d'investir sur les actifs risqués,
04:02qu'ils soient d'ailleurs actions ou même sur le crédit.
04:05Et ça n'a pas changé depuis maintenant 3-4 ans.
04:09Il n'y a pas eu de fuite ni d'arrêt de ce robinet.
04:12Et on n'a pas, à un moment donné, de déception particulière,
04:16si ce n'est que, et ce qu'il faut entendre c'est cela,
04:19à l'intérieur de ces secteurs,
04:21on a des corrections qui sont extrêmement brutales.
04:24Donc on vit des cracks sectoriels et pas des cracks sur indices.
04:28Ça a plutôt tendance à être violent,
04:31peut-être plus que par le passé,
04:33puisqu'on avait souvent des corrections qui mettaient du temps à se mettre en œuvre.
04:36Aujourd'hui ça va très vite, c'est très puissant.
04:38Ça exagère sans doute aussi un petit peu le mouvement
04:41vers des survalorisations ou des sous-valorisations un peu caricaturales.
04:46Mais il n'empêche que ça ne vient pas changer le régime de marché,
04:50à l'exception peut-être de la France,
04:52qui vient de faire une sous-performance criante.
04:54Oui, notable, c'est vrai.
04:55Mais Estelle, il y a aussi un truc, parce qu'on pourrait se dire,
04:58oui mais il y a l'IA, il y a l'IA.
05:00Mais oui, mais c'est plus compliqué que ça.
05:02Déjà on voit que ça essaime dans beaucoup d'autres secteurs,
05:04et en particulier le secteur de l'énergie.
05:06Malgré la hausse des prix de l'énergie,
05:08il y a tout ce qui concerne l'IA,
05:09qui concerne au premier chef le secteur de l'énergie.
05:11Il y a tout un tas d'autres secteurs,
05:13secteurs bancaires qui ne se portent pas si mal.
05:15C'est vrai qu'on a eu des corrections assez marquées,
05:18puis une inquiétude du côté de la gestion de la volatilité des taux.
05:21On a vu que ça avait pesé sur les profits des banques américaines,
05:24et que c'est quelque chose qui est quand même passablement difficile à gérer
05:28pour tout un écosystème.
05:29Enfin, voilà, les secteurs deviennent beaucoup plus diversifiés,
05:32et on ne se dit pas, comme il y a quelques mois,
05:33bon, il faudra juste que l'IA ça marche,
05:35parce que le reste...
05:37Bon, on va quand même relativiser un peu,
05:38parce que si on regarde dans les perspectives de croissance bénéficiaire...
05:41Alors là-dessus, oui.
05:42Oui, mais c'est quand même un peu le driver des marchés.
05:45Enfin, voilà, moi, je regarde assez,
05:48en tout cas, ces perspectives de croissance bénéficiaire.
05:51Vous avez quand même un tiers de ces perspectives aux États-Unis
05:54qui viennent de NVIDIA et je ne sais plus qui, Micron.
05:57Vous avez un autre tiers qui viennent des autres huit grandes techs américaines,
06:02et le reste, du reste de la cote.
06:05Donc oui, effectivement, on peut quand même se dire
06:08que si ces valeurs-là éternuent,
06:10et on l'a quand même vu ces dernières semaines...
06:13Et ça s'est vu, oui.
06:14...ça peut quand même faire mal, même si tout va bien.
06:16Voyez ce que je veux dire, c'est que c'est à double sens.
06:19C'est qu'il y a de très bons soutiens microéconomiques
06:21sur les résultats des sociétés avec des perspectives
06:23de croissance bénéficiaire intéressantes,
06:25mais très concentrées sur un petit nombre de secteurs,
06:28qu'on soit en Europe ou qu'on soit aux États-Unis.
06:30Ces deux secteurs, ce sont l'énergie et la technologie.
06:34Donc, il faut bien voir quand même qu'il y a une concentration
06:36et que si du jour au lendemain, il devait y avoir un problème...
06:39Oui, ce n'est pas Caterpillar qui va prendre le relais ou...
06:41Ils ne le prendront pas de la même façon.
06:44Ils ne le prendront pas de la même façon.
06:45En revanche, effectivement, on a vu,
06:48mais on a vu cela avec la hausse des taux ces derniers jours,
06:51un regain d'intérêt...
06:52Enfin, j'allais dire la hausse des taux puis la baisse des taux,
06:57un regain d'intérêt sur certaines parties du marché
06:59qui avaient été un peu mises de côté ces dernières années,
07:02notamment des valeurs de qualité, des valeurs croissance
07:04et même encore plus rassemblement, des valeurs de plus petite taille.
07:08Donc, vous voyez, on voit bien que l'élastique a été tendu
07:10sur certains secteurs et en ça, je rejoins un petit peu
07:13ce que vous avez dit.
07:14Et à un moment donné, si l'environnement venait à s'améliorer,
07:18on a peut-être un effet rattrapage sur certaines valeurs
07:21et certains secteurs qu'il faudrait aller capter.
07:24Bon, ça, on va regarder ça avec attention.
07:27Du côté de l'obligataire, encore une fois,
07:30on a eu des chiffres assez exceptionnels sur l'économie américaine.
07:33On a beaucoup parlé avec des taux de 10 ans
07:36qui remontent du côté des 5%.
07:39On a une décision de la Fed.
07:41Demain, bon, a priori, assez peu de suspense.
07:44Ça devrait rester du Kevin Walsh,
07:46c'est-à-dire on va laisser le marché obligataire
07:48restreindre lui-même l'activité économique.
07:50Donc, ça grimpe à 5%.
07:52OK, on ne va pas s'aligner.
07:53On laisse aller pour ce moment-là.
07:56Est-ce que...
07:58Alors, on le disait ces dernières semaines,
08:00est-ce que c'est bien prudent de laisser les taux filer comme ça
08:03et ne pas se réaligner derrière ?
08:05Ou est-ce qu'au contraire, c'est vachement intelligent
08:07et qu'on n'y avait jamais pensé avant ?
08:09Alors, je pense que c'est très intelligent.
08:10Je pense qu'ils y ont pensé.
08:12Et je pense même qu'ils le pilotent un petit peu.
08:14Il faut voir que parmi les éléphants dans le couloir,
08:17il y en a un qui est majeur,
08:18c'est la taille du bilan des banques centrales.
08:21Et cette taille de bilan diminue de manière assez conséquente
08:24depuis maintenant quelques trimestres.
08:27Et cette absence, en fait, des banques centrales au guichet
08:31à l'achat pour les emprunts d'État
08:33est quelque chose qui, évidemment,
08:36vient un petit peu, on va dire,
08:39appuyer sur le manque d'acheteurs de ces émissions de dette.
08:44Mais la vérité, c'est que, pour le coup,
08:46la dette aujourd'hui à long terme est une dette
08:48qui réagit comme un marché.
08:51C'est-à-dire que c'est la réalité de l'offre
08:52et de la demande qui forment le prix.
08:54Alors que pendant des années,
08:56nous avons vécu avec une offre et une demande
08:59sur la partie dette totalement déformée
09:01par les banques centrales.
09:02Et donc, je pense que c'est assez judicieux
09:05de la barre des banques centrales
09:06de continuer à baisser la taille de leur bilan
09:08à un rythme qui est quand même extrêmement soutenu.
09:10On a perdu quasiment 3 000 milliards d'euros
09:13au bilan de la Banque centrale européenne.
09:16D'ailleurs, je crois que c'est à peu près 3 000 milliards de dollars
09:17côté américain sous la réserve fédérale.
09:19C'est un rythme qui est assez considérable.
09:23Et c'est plutôt des cartouches pour la suite.
09:25C'est-à-dire qu'à la fois, ça leur permet
09:28de laisser filer les taux longs dans des proportions
09:32en fonction de leur degré d'accélération de cette baisse
09:35qu'ils peuvent à peu près diriger.
09:37Et en même temps, si jamais on avait une phase de stress
09:41un peu importante, on retrouve la capacité de la Banque centrale
09:44à agir à la fois pour venir défendre des taux
09:48qui seraient devenus trop élevés
09:50ou des écartements de taux comme on a eu le cas en Europe
09:55dans le cadre de la crise de la zone euro en 2011.
09:58Mais aujourd'hui, on a de nouveau de l'écartement
10:00qui se réalise avec la France et l'Espagne ou l'Italie, par exemple.
10:04Eh bien, la Banque centrale européenne a retrouvé
10:07toute capacité aujourd'hui de refaire fonctionner
10:10l'ensemble de ces outils avec un bilan
10:12qui a retrouvé une taille à peu près acceptable.
10:15– C'est le premier outil, en fait, le quantitative tightening.
10:18C'est le premier outil à utiliser avant de sortir les armes,
10:23les baviscaires, la grosse artillerie.
10:24Mais c'est tout à fait le premier outil, je suis tout à fait d'accord.
10:27Et ceci dit, si je peux me permettre de rebondir,
10:30on a vu que malgré tout, les émissions, même en France,
10:33se sont correctement passées.
10:34Et elles étaient quand même relativement bien couvertes.
10:37Donc on est quand même dans un environnement
10:38qui est relativement sain, à mon sens.
10:41– Je partage votre avis.
10:42On a vu des émissions relativement bien couvertes.
10:44Je n'ai pas eu le détail de qui s'est porté au gifé
10:48de l'agence France Trésor.
10:49Et je ne suis pas certain qu'il y ait beaucoup
10:50d'investisseurs internationaux qui se soient manifestés.
10:53Alors, on a eu des communications récentes.
10:55– On a eu des communications.
10:56– C'était ces derniers jours.
10:57On a eu quand même une période de vide intersidérale.
10:59Et je ne suis pas certain que les adjudications françaises
11:02aient rencontré tout le succès qu'on imagine
11:03au vu des chiffres qui sont communiqués par l'agence France Trésor.
11:06Que je salue par ailleurs pour un travail remarquable
11:09qu'ils parviennent à faire depuis de nombreuses années.
11:11– Les meilleurs traders du monde, on est d'accord.
11:12– Les meilleurs placeurs de dettes souveraines au monde.
11:15– Visiblement, on a quand même des pays comme les Allemands,
11:19les Néerlandais, plus récemment l'Australie,
11:21qui reviennent sur le marché obligataire,
11:26enfin le marché souverain français.
11:27– Si on peut regarder ce tweet d'Alexandre Baradez sur X hier,
11:30qui nous indiquait ça.
11:31Et c'est vrai qu'on n'a pas eu le temps d'en parler
11:33pendant l'émission, puisque c'était notre facteur X
11:35pendant le conseil de famille.
11:37Mais il faut qu'on en parle.
11:38C'est vrai que, ben oui, des taux autour de 5%,
11:40un pays, bon, ouais, ok, ils ont des problèmes budgétaires
11:44depuis des années, mais voilà, ça reste la France.
11:46Ils savent placer leur dette, ils savent lever l'impôt.
11:48Il y a un track record quand même,
11:50qui nous remonte à tout l'omérovingien,
11:52ou quelque chose comme ça, on paye notre dette.
11:54Ben ouais, 5%, c'est peut-être...
11:56Mais comme n'importe quel, j'allais dire,
11:58épargnant français qui se dirait,
11:59ben tiens, dans mon portefeuille, je suis all inaction,
12:02je suis super sécurité, tiens, ben je vais prendre
12:04un petit peu d'obligataire.
12:05Oui, la différence, c'est que votre épargnant français,
12:07il va réagir avec ses tripes, avec son émotion.
12:10Voilà.
12:10Et l'émotion de...
12:11Les biais comportementaux, toujours.
12:13Exactement.
12:14Alors que là, les Allemands, les Hollandais, les Australiens,
12:16ben, ils réagissent avec le fameux animal spirit,
12:19ce qu'on peut leur connaître,
12:20et c'est la recherche de rendement.
12:22Donc ça veut dire qu'il y a quand même
12:23une certaine confiance dans la dette française.
12:25Oui, bon, ben ça, c'est plutôt...
12:26C'est plutôt à mon signe.
12:27François Cholet, est-ce que pour autant,
12:29sur l'ensemble des arbitrages,
12:32on voit qu'on a des rotations sectorielles
12:34assez importantes, côté Etats-Unis,
12:37pas tellement côté européen,
12:38mais plutôt côté Etats-Unis,
12:40est-ce qu'il pourrait y avoir aussi des replacements
12:42sur l'obligataire dans le sens où,
12:45du côté des Etats-Unis,
12:46on a des grandes banques d'affaires qui disent
12:49ça va plafonner autour de 5,
12:51et ensuite, on va commencer à baisser,
12:53si on regarde le 10 ans, bien sûr.
12:54Mais ça ne peut pas vraiment aller au-delà,
12:56dans le sens où...
12:58Est-ce que c'est bon de se dire ça,
13:00là, maintenant, à l'instant T ?
13:01– Je trouve que la pontification des taux,
13:04qui était une thèse qui était initialement constatée,
13:08c'est-à-dire le fait que les taux courts
13:09soient plutôt inférieurs aux taux longs
13:11et que les taux longs continuent à monter,
13:13cette pontification, elle a été, on va dire,
13:17érodée par le bas,
13:17puisque les taux courts sont fortement montés.
13:19Et aujourd'hui, je ne suis pas certain
13:21qu'on soit au bout de la hausse des taux longs.
13:24Ça ne veut pas dire qu'on ne puisse pas
13:25se positionner dans ce sens-là,
13:26mais je pense que le phénomène de concurrence
13:29sur le besoin de ces entreprises
13:31d'attraper des investisseurs,
13:35des capitaux de l'épargne
13:36pour financer leur croissance et leurs investissements,
13:39en même temps que vous avez des États
13:41qui se portent au guichet des investisseurs
13:44pour essayer de refinancer leurs dettes,
13:46on a une situation entre l'offre et la demande
13:49qui s'est largement rééquilibrée
13:53en faveur des épargnants
13:55et pas forcément en faveur des placeurs d'emprunts,
13:58qu'ils soient côté crédit, côté souverain.
14:01Et donc, je ne suis pas certain
14:02qu'on ait vu les points hauts sur les taux longs.
14:05Sur les taux très longs,
14:07je ne dirais pas la même chose.
14:08Sur le 10 ans, je pense qu'on peut aller un peu plus loin.
14:10Si on regarde les taux à 25 ans, par exemple,
14:12d'ailleurs, on peut regarder,
14:13c'est resté très stable.
14:15Ces dernières semaines, les taux à 25 ans européens
14:18sont restés relativement stables.
14:19Ça veut bien dire que la réalité, c'est qu'à 25 ans,
14:23on retrouve les tendances économiques de base,
14:26la croissance, l'inflation.
14:27Et aujourd'hui, les anticipations de l'inflation à 25 ans,
14:30elles n'ont pas été décalées au point
14:32qu'un taux de 4,30 à 25 ans au niveau de la zone euro
14:38soit totalement stupide.
14:39Donc, c'est juste simplement pour dire,
14:40je ne crois pas que le mouvement actuel soit arrivé au bout.
14:45Je pense simplement qu'on a un phénomène de rareté
14:50d'épargne face à la démultiplication des cas d'investissement
14:54qu'il s'agisse d'actions.
14:56L'exemple de Meta est un exemple assez criant.
14:59Vous avez là une entreprise
15:00qui a des cash flow absolument phénoménaux,
15:02qui doit investir et qui se dit,
15:04je vais à la fois lever de la dette,
15:05mais je vais même lever du capital.
15:07On parle de 45 milliards de dollars
15:10sur des actions préférentielles sans droit de vote, etc.
15:12Mais juste pour améliorer l'attractivité
15:16que je crois pourrais faire.
15:17C'est quand même quelque chose de totalement nouveau.
15:19On a vécu des années où ces entreprises-là
15:22généraient tellement de cash
15:23qu'elles ne faisaient que racheter leurs propres actions
15:24pour les annuler.
15:25Aujourd'hui, se pose simplement la question,
15:27est-ce que ces dirigeants d'entreprise,
15:29on peut citer le dirigeant d'Oracle,
15:31on peut citer à peu près tous les dirigeants,
15:33ont une vision stratégique cohérente
15:34ou est-ce qu'ils sont devenus totalement fous ?
15:36J'ai tendance à penser que c'est des gens
15:38suffisamment intelligents qui jouent avec leur propre argent.
15:40Et donc, s'ils font cela,
15:41c'est qu'ils voient bien la rentabilité
15:43à un horizon de cours au moyen terme
15:45de ces investissements-là.
15:47Mais ils capturent aujourd'hui
15:49une quantité d'épargne stratosphérique
15:51et d'ailleurs, ils le capturent sur la planète entière
15:53puisque les flux de capitaux
15:55vont s'investir sur ces entreprises-là
15:57d'une manière ou d'une autre.
15:58Partout dans le monde.
15:59Donc, c'est une concurrence qui devient compliquée
16:01alors que vous avez des attaques
16:02et continuent de dépenser.
16:04On va se trouver, je pense,
16:06à un moment donné,
16:08avec des taux disants qui peuvent,
16:09et je pense que c'est malheureusement
16:12le chemin en cours,
16:14continuer à se tendre.
16:15Même s'il est au cours,
16:17effectivement, je pense que le marché
16:18est un peu pessimiste
16:19à imaginer encore beaucoup de hausses de taux,
16:21notamment en Europe.
16:22Je crois que l'essentiel est fait par les taux longs.
16:24Oui, parce que c'est vrai
16:26que ce n'est pas Nvidia
16:27qui va racheter notre dette non plus.
16:30Pas encore.
16:31Pas encore.
16:31Après, tous les investisseurs
16:32vont commencer à acheter aussi.
16:34On va vouloir cristalliser.
16:36Il faut être aussi pragmatique.
16:37Pragmatique, encore une fois,
16:38on va commencer à cristalliser
16:39sur des niveaux de rendement
16:40qui nous semblent intéressants.
16:41Et c'est comme pour les actions,
16:42on n'achète jamais au plus haut,
16:44on n'achète jamais au plus bas,
16:45on ne vend jamais au plus haut.
16:46Donc là, on va commencer à cristalliser.
16:47Et c'est comme ça,
16:48on vient de le voir récemment,
16:50il y a une décorrélation
16:51entre la partie action
16:52et la partie obligataire
16:53sur les fameux 60-40.
16:55Et quand on est allocataire d'actifs,
16:57on va aller rechercher justement,
16:59cristalliser du rendement
16:59tout en se décorrélant.
17:01Je pense que là,
17:01il y a quand même un intérêt
17:02qui va grandir justement
17:04sur cette classe active,
17:05sur peut-être du 10 ans,
17:06et qui va peut-être permettre
17:08avec l'offre et la demande
17:09de rééquilibrer les tensions
17:11que l'on peut avoir aujourd'hui.
17:12Et ça va se faire petit à petit.
17:14Donc l'allocataire va aider
17:16et va revenir petit à petit
17:18sur ses investissements
17:19pour justement cristalliser
17:20aujourd'hui du rendement
17:22et dérisquer globalement
17:24son portefeuille
17:26avec deux classes d'actifs
17:27qui sont décorrélées,
17:29qui vont commencer à se redécorréler.
17:30Encore 12 minutes de cotation
17:32à Paris avant le fixing.
17:33On est en hausse de 0,64%.
17:377 897 points.
17:38On est redescendu légèrement
17:39sous les 7 900.
17:42On a un Eurostox 50
17:43qui gagne 0,84%.
17:44Plus 0,77% pour le DAX
17:46à Francfort
17:47et plus 0,7% pour l'Ibex
17:49à Madrid.
17:50plus forte hausse du CAC 40.
17:53Est-ce que c'est micro ?
17:53L'IA qui parle fort aujourd'hui
17:56avec notamment une surperformance
17:57de l'ensemble du compartiment tech.
17:59Le Ronext Tech Leaders
18:00gagne 1,7%
18:01et le Nasdaq plus 1,3%.
18:02Est-ce que c'est micro ?
18:03Plus 7,3%.
18:0543,46€.
18:06Mais la plus forte baisse
18:07elle est pour Carrefour
18:08qui recule de 3% à 13,35€.
18:10Et puis de gros mouvements aussi
18:11du côté du SBF 120.
18:13On va en reparler
18:14du secteur de la santé
18:15mais c'est peut-être
18:16le secteur à regarder
18:17en cette fin d'année.
18:18Genfit qui gagne 19,4%
18:21à 10,46€
18:22alors que du côté
18:23du secteur de la défense
18:24légère déception
18:25autour d'Exosens
18:26et pas mal de prises de profits.
18:27Des investisseurs longs
18:28Exosens perdent 4%
18:29à 57,25€.
18:32Les taux 4,92%
18:34pour l'OAT français
18:3510 ans
18:354,99%
18:36pour le 10 ans allemand.
18:37Le Brent
18:38109,76$.
18:42Estelle Ménard
18:43François Cholet
18:45c'est vrai qu'on a toujours
18:46l'impression de ce ping-pong
18:47entre Europe et Etats-Unis
18:49autour des performances
18:50du marché
18:50et alors là
18:51on a commencé la semaine
18:52avec un cataclysme boursier
18:54au Brésil
18:54avec le Bovespa
18:56qui a perdu
18:56entre 10 et 15%
18:58après la réélection
18:59de Lula da Silva
19:01à la présidence.
19:02Alors on l'a beaucoup expliqué
19:03le marché avait beaucoup grimpé
19:04parce que tout le monde
19:05était persuadé
19:06que le fils Bolsonaro
19:06allait l'emporter
19:07et puis finalement
19:08bon ben ça s'est pas fait
19:09donc il y a eu
19:09un rééquilibrage
19:10assez violent
19:11avec d'ailleurs
19:11une baisse notable
19:12de la volatilité
19:13qui prouve que c'est peut-être
19:14simplement un écrémage
19:15de marché.
19:15Mais Brésil
19:18effectivement
19:18il se passe pas
19:19ce qui était prévu.
19:20Chine
19:23les dernières données macroéconomiques
19:25sont quand même
19:25vraiment pas bonnes.
19:28Japon
19:28problème monétaire
19:29on a l'impression
19:30que les émergents
19:30en ce moment
19:31c'était revenu
19:32comme tiens
19:33si on allait regarder
19:34du côté des émerges
19:36ouais non
19:36finalement non
19:38je sais pas
19:38on a un peu
19:39cette impression là
19:40Estelle vous trouvez pas ?
19:41je mettrais pas le Japon
19:41dans les émergents
19:43je mettrais la Corée à la place
19:44je mettrais la Corée à la place
19:46très bien
19:46mais effectivement
19:49on a eu le LATAM
19:50le LATAM
19:51c'est justement
19:52l'attrait des matières premières
19:53donc il y a quand même
19:54eu un afflux
19:55regardons ça
19:56sous le prisme
19:56de l'influx d'investissement
19:57encore une fois
19:58il y a beaucoup de choses
19:59qui entrent en ligne de compte
20:00mais les flux
20:01les flux d'investissement
20:02sont significatifs
20:03le marché émergent
20:04des flux d'investissement
20:06significatifs
20:06ces derniers temps
20:07parce qu'un environnement
20:09monétaire très différent
20:10des marchés
20:10développés
20:11mais surtout
20:11parce qu'une sensibilité
20:13à certaines thématiques
20:15ou certains actifs
20:18plus marqués
20:18LATAM
20:19c'était le prix
20:20du baril de pétrole
20:22principalement
20:22et certaines matières premières
20:24le Brésil
20:25que se passe-t-il ?
20:26le Brésil
20:27c'est grosso modo
20:27du pétrole
20:29des valeurs financières
20:30je crois que c'est ça
20:31à peu près
20:31un pétrole
20:32valeurs financières
20:32le Brésil
20:33sur le pétrole
20:34je ne sais pas
20:35ce qu'il va se passer
20:36s'il y a une signature
20:38qui va arriver
20:39de
20:41on sait pas quoi
20:42voilà
20:43exactement
20:43mais c'est possible
20:45il y a un accord
20:47une entente
20:48dans cette région
20:50au Moyen-Orient
20:51si c'était le cas
20:52effectivement
20:53le prix du baril
20:53viendrait abaisser
20:54donc voyez que
20:55l'attrait
20:55de l'Amérique latine
20:57serait moins intéressant
20:58l'arrivée de Lula
20:59c'est 15% de dépenses
21:01en plus
21:01dans un pays
21:02où il y a un déficit
21:03qui représente 9% du PIB
21:04ça va être compliqué
21:06conjoncture compliquée
21:07à venir
21:07c'est vrai
21:08donc c'est problématique
21:09également pour les valeurs financières
21:10donc on explique
21:12qu'on est dans une situation
21:13qui est moins intéressante
21:15et moins attractive
21:15qu'elle ne l'était
21:16en début de l'année
21:16or on a beaucoup acheté
21:18les valeurs
21:19d'Amérique latine
21:20et notamment
21:21le Brésil
21:22ça c'est un premier point
21:23si on regarde ce qui se passe
21:24sur l'Asie
21:24les semi-conducteurs
21:25il y a quand même
21:26un petit froid
21:28on a soufflé le froid
21:28sur les 15 derniers jours
21:30avec un tel niveau
21:31de surconcentration
21:32encore plus concentré
21:34qu'aux Etats-Unis
21:35et bien plus qu'en Europe
21:37donc effectivement
21:37sur la Corée
21:38ça a été compliqué
21:39néanmoins
21:40on a un indice coréen
21:41qui continue à grimper
21:43malgré cette baisse
21:44il est encore en hausse
21:45de 30%
21:45depuis le début de l'année
21:46et la Chine
21:47vous avez raison
21:47les derniers résultats
21:48ne sont pas très bons
21:49j'ai cru entendre
21:51qu'il y avait
21:51une petite lueur d'espoir
21:52sur le marché
21:53le marché immobilier
21:54marché immobilier
21:55qui se stabiliserait
21:56donc ça veut peut-être dire
21:58qu'on a la fin
21:59de l'effet richesse négatif
22:01chez les consommateurs chinois
22:02qui va déclencher
22:03un retour de balancier
22:04on aurait un retour
22:06de balancier
22:07une consommation
22:09en Chine
22:10qui s'améliorerait
22:11le problème aujourd'hui
22:12que l'on voit en Chine
22:13c'est simplement
22:14la baisse
22:14de la profitabilité
22:15de tous les géants
22:18automobiles
22:18ou de la consommation
22:20comme
22:20je ne peux pas les citer
22:22mais la consommation
22:23par internet
22:24voilà
22:25donc vous voyez
22:26un petit peu
22:26ce dont je veux parler
22:27c'est compliqué
22:28donc on a beaucoup
22:29acheté les marchés émergents
22:31pour plein de raisons
22:31différentes
22:32un flux d'investissement
22:33significatif
22:34dès que ça tousse
22:35effectivement
22:36les investisseurs
22:37ressortent
22:38et attendent de voir
22:38ce qui va se passer
22:39il me semble assez sain
22:40effectivement
22:41qu'il y ait eu
22:42cette baisse
22:44cette correction
22:44sur les marchés émergents
22:46ça assainit quand même
22:47le marché
22:47regardons maintenant
22:48avec des yeux
22:49un petit peu plus objectifs
22:51ce qui va se passer
22:52réellement
22:53sur toutes ces thématiques
22:54ouais il est question
22:55de momentum
22:56François Cholet
22:56c'est à dire
22:57qu'on pourrait revenir
22:58mais avec d'autres intentions
23:00d'autres objectifs
23:02et finalement
23:03fort de cette forme
23:05de nettoyage
23:05qui a eu lieu
23:06ces derniers mois
23:06l'émergent
23:07qui a attiré
23:08les regards
23:08des investisseurs
23:09c'est l'émergent
23:09technologique
23:10il ne faut pas se tromper
23:12TSMC Taïwan
23:13on pense évidemment
23:15à Corée
23:16SKNX
23:16et puis Samsung
23:18et d'ailleurs
23:19en Chine
23:19on peut le citer
23:20Antincent et Alibaba
23:21qui ont été
23:21des éléments clés
23:22des indices
23:24la question est donc
23:25se posée
23:26la suivante
23:27c'est est-ce que
23:27le hard tech
23:29c'est-à-dire
23:29les fabricants
23:30de processeurs
23:31de mémoire
23:32sont arrivés
23:33en haut de cycle
23:34et est-ce qu'on peut imaginer
23:35qu'on est maintenant
23:36malgré la croissance
23:38de l'activité
23:39arrivé dans un haut de cycle
23:41en termes de marge
23:41et de profitabilité
23:42ou est-ce que ce cycle
23:44va se prolonger
23:46avec encore
23:46quelques trimestres
23:47voire quelques années
23:49de hausse de profit
23:50et de croissance
23:52c'est là que se situe
23:53la clé
23:53si on est
23:55dans cette vision
23:56de haut de cycle
23:56et bien on a déjà
23:57des marchés
23:58qui sont revenus
23:58avec des multiples de PE
23:59qui sont très conformes
24:01à des sociétés matures
24:03tout simplement
24:03parce que les marchés
24:04n'ont pas oublié
24:04que les mémoires
24:05c'est des choses
24:05qui sont très cycliques
24:06et que d'un cycle
24:08à l'autre
24:09on a des phases
24:10où les marges
24:11baissent drastiquement
24:12les prix sont
24:13on se souvient
24:13le marché
24:15a une très bonne mémoire
24:16donc la vraie question
24:19sur les émergents
24:20à se poser
24:20c'est
24:21est-ce qu'on considère
24:22que le cycle
24:23de l'IA
24:23côté technologie
24:25non pas côté
24:26des hyperscalers
24:27est un cycle
24:28qui est
24:30arrivé
24:30à son point
24:31d'apogée
24:33et de notre côté
24:34l'idée
24:34c'est plutôt non
24:35et d'ailleurs
24:36le marché
24:37nous le dit
24:38après une très forte correction
24:39c'est quand même
24:40une correction
24:41sur l'indice
24:42hard
24:42on est pratiquement
24:43une divise par deux
24:44oui oui
24:45c'est du gros
24:46on a effet puissant
24:47on est revenu
24:47à la case départ
24:49je crois qu'on a atteint
24:50des niveaux
24:50qui sont là aussi
24:51un peu déraisonnables
24:53je crois qu'on peut
24:54se prendre un peu
24:55le risque
24:55de regarder
24:56parce que
24:57la vérité
24:57c'est que
24:58ce cycle
24:59quand on regarde
25:00non seulement
25:01les investissements
25:01mais ça tout le monde
25:02les a en tête
25:03ce qu'on a un peu moins
25:04en tête
25:04c'est l'accroissement
25:06des anticipations
25:07d'investissement
25:07si on imaginait
25:08en 2025
25:10ce qui avait été annoncé
25:11pour 26 et 27
25:13par ces gens là
25:15bon
25:15on était déjà
25:16un peu incrédules
25:16c'était des montants
25:17qui étaient
25:18déjà un peu lunaires
25:19sauf qu'en 2026
25:21on a accru encore
25:22et on continue
25:23d'accroître
25:24les anticipations
25:24pour 27 et 28
25:25et donc
25:26ce phénomène là
25:27pour moi
25:28donne encore
25:29de la visibilité
25:29sur ce secteur
25:30et je trouve
25:31qu'on a trouvé
25:31des points d'entrée
25:32donc pourquoi pas
25:33revenir sur la Corée
25:34Taïwan
25:35même sur la Chine
25:36qui est sur des niveaux
25:37de valorisation
25:37qui me paraissent raisonnables
25:38et notamment
25:39sur les valeurs
25:40technologiques chinoises
25:40un petit coup d'oeil
25:42tiens sur le marché
25:43des métaux précieux
25:44l'or
25:464072 dollars l'once
25:48et
25:49l'argent
25:4954-44
25:51à noter que
25:52600 milliards
25:54de dollars
25:54sont revenus
25:56sur l'or
25:56et l'argent
25:57en seulement 7 heures
25:58apparemment
25:59il y en a qui prennent
26:00des paris
26:00sur le long terme
26:01et ça soutient les cours
26:03en tout cas
26:03c'est vrai que
26:03les métaux précieux
26:04vont un petit peu mieux
26:05depuis le début
26:07de la semaine
26:07et

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