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  • il y a 1 heure
En pleine mobilisation contre la vie chère, les enseignes de la grande distribution sont sous le feu des projecteurs. C'est dans ce contexte que Ouidrop se développe. L'entreprise développe des systèmes robotisés capables de gérer le retrait de commandes alimentaires, en peu de temps et avec un service amélioré. Le directeur général de Ouidrop, Paul Ponsar, est l'invité de Nathalie Croisé dans SMART ECO.

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00:04Les enseignes de la grande distribution sont sous le feu des projecteurs ces derniers jours en pleine mobilisation contre la
00:10vie chère.
00:11Les enseignes donnent de la voix avant une réunion avec les industriels de l'agroalimentaire.
00:15Ce seront bientôt les négociations annuelles sur la fixation des prix.
00:19Mais nous n'allons pas développer cette actualité aujourd'hui.
00:21Nous allons nous intéresser au retrait des cours justement dans les grandes surfaces.
00:26Cela devient un véritable enjeu stratégique. Il faut gagner du temps, améliorer le service et maîtriser les coûts.
00:33C'est sur ce marché qu'évolue WeDrop.
00:35Et pour en parler, on est ravis d'accueillir Paul Ponsard. Bonjour.
00:40Bonjour, merci d'être avec nous.
00:43Vous êtes donc en direction depuis Bordeaux, puisque évidemment nous on sillonne la France dans Smartéco pour présenter toutes les
00:50entreprises qui font aussi ce vivier.
00:52Directeur général et cofondateur de WeDrop, dont vous développez un des systèmes robotisés qui sont capables de gérer le retrait
00:59des commandes alimentaires, des produits secs, aux produits frais et surgelés.
01:03Cela a été créé en 2017. C'est bien cela avec quel objectif ? Vous vouliez réinventer le drive ?
01:09Alors exactement. L'entreprise a été fondée en 2017 par Thibaut Soulier, avec une ambition au départ d'automatiser le
01:18retrait des vêtements et de la bagagerie dans les lieux événementiels.
01:22Et avec le Covid en 2020, on a fait un pivot vers le colis puis vers le drive.
01:27Et aujourd'hui, donc, on est une société industrielle d'une petite soixantaine de personnes basée à Bordeaux.
01:33Et on conçoit, on assemble, on installe et on maintient dans le temps des systèmes qui permettent d'automatiser le
01:42retrait des courses en drive.
01:43Donc, c'est une machine. On a deux produits. Un premier produit qui s'appelle le Dropper, qui est un
01:49système robotisé où donc les casiers viennent vers vous.
01:53Et puis, un deuxième produit qui s'appelle le WeBlock, qui est un système plus classique de casiers tri-température.
02:00Donc, deux produits pour un même service. Automatiser le retrait des courses en drive.
02:05Alors, je voudrais juste comprendre qu'est-ce qui fait la différence, on va dire, avec un drive classique.
02:11Alors, nous, en fait, on vient automatiser toute la partie retrait.
02:14Donc, l'enseigne de grande distribution prépare les commandes qui ont été faites par les consommateurs sur leur site e
02:22-commerce.
02:24Ensuite, elles viennent charger nos machines.
02:28Donc, elles ont acheté. Nous, on est vraiment des fabricants, des vendeurs de machines.
02:32Et nous, on va automatiser la partie retrait par le consommateur.
02:36Donc, le consommateur, une fois qu'il a fait ses courses sur le site e-commerce de l'ancienne, reçoit
02:41un message lui disant,
02:43votre commande a été préparée et chargée et elle a été livrée dans le point de retrait.
02:50Et nous, le consommateur vient sur la machine, scanne son QR code et il récupère ses courses en autonomie et
02:59en 24-7.
02:59Donc, pour le consommateur, ça lui apporte beaucoup plus de flexibilité et d'autonomie sur ses créneaux de récupération.
03:07Et côté enseigne, plus de rentabilité puisqu'il n'y a plus d'opérateur qui vous remet les courses à
03:14la main.
03:15Et puis, un nouveau service qu'ils offrent à leurs clients.
03:18Voilà, vous étiez en train de parler. Je vais vous poser une question justement sur les enseignes.
03:22Vous dites que ça représente une réduction moyenne des coûts d'exploitation qui peut atteindre 30% par rapport à
03:27un drive classique.
03:28Donc, on va dire que ce levier économique, c'est un levier intéressant pour les enseignes.
03:34Exactement. Il y a deux leviers qui sont très importants pour les enseignes.
03:36Le premier, c'est effectivement la rentabilité de leurs points.
03:40Et nous, en automatisant cette partie retrait, on déplace les personnels qui étaient avant sur les points de retrait,
03:47qui remettaient les courses à la main en magasin ou dans le centre de préparation de commande.
03:52Donc, on vient gagner là ici sur les coûts d'exploitation.
03:55Et puis, le deuxième axe qui est important pour eux, c'est le gain de chiffre d'affaires, le gain
04:00de part de marché.
04:01En ouvrant un nouveau point de contact avec leurs consommateurs, ils viennent développer leur chiffre d'affaires.
04:07Et nous, sur un point de retrait automatisé avec nos systèmes,
04:12une enseigne de la Grande District peut faire entre 1 million à 3-4 millions de chiffres d'affaires par
04:18an en plus.
04:19Alors, il y a le sujet aussi de la fabrication de vos machines.
04:22Vous, c'est du Made in France, c'est ça ?
04:24Vous avez un site industriel près de Bordeaux, c'est bien ça ?
04:29Exactement. On a une usine à côté de Bordeaux, à Bruges, donc une usine de plus de 3 000 m².
04:36Aujourd'hui, nous, on maîtrise toute la chaîne de valeur.
04:38Donc, on a conçu les systèmes, on les assemble dans notre usine à Bordeaux,
04:43on les installe et on les maintient dans le temps.
04:45Donc, on gère tout en interne et on gère la partie soft comme la partie hard, la partie hard de
04:51hard, pardon.
04:52Donc, c'est vraiment un gage de confiance et de satisfaction pour nos clients, puisqu'on maîtrise tout en interne.
05:00Et le moindre incident, on est capable de le résoudre en interne avec nos équipes d'ingénieurs et de techniciens.
05:07Alors ça, on va en parler aussi de cet atout du Made in France, notamment pour les ingénieurs avec qui
05:11vous travaillez.
05:11Et ce sera dans la deuxième partie de l'émission. On va parler aussi levée de fonds.
05:15Vous avez levé 7 millions d'euros, c'était il y a quelques mois, en avril.
05:19Donc, vous aviez évidemment un vrai besoin de financement.
05:22Et quelle part, finalement, consacrée à l'industrialisation ? C'est pour cette nouvelle usine ?
05:27Exactement. Alors, cette levée de fonds de 7 millions d'euros, elle a été réalisée avec 4 fonds d'investissement.
05:32Donc, certains spécialisés dans le retail, d'autres plus locaux, comme le Crédit Agricole.
05:39Et elle nous permet de travailler sur trois axes principaux.
05:42Le premier axe, c'est évidemment l'industrialisation.
05:45Donc, cette levée, elle nous a permis de déménager dans nos nouveaux locaux,
05:49de travailler sur les méthodes forcément d'assemblage, d'installation, de maintenance dans le temps
05:55pour être capable de faire un run-up industriel et de doubler tous les ans nos capacités de production et
06:03d'installation.
06:04Le deuxième axe de développement, c'est le produit, forcément.
06:08On est une boîte, enfin une société industrielle, mais résolument innovante.
06:13Et donc, on continue à travailler à l'amélioration de nos systèmes ou à concevoir de nouveaux produits.
06:19C'est ce qui nous anime au quotidien.
06:20Et le dernier axe, c'est la conquête du marché, donc avec beaucoup de recrutement dans les équipes marketing et
06:30commerciales.
06:31Aujourd'hui, on a toute une équipe de commerciaux qui sillonnent le territoire français
06:36pour aller présenter nos systèmes aux grandes enseignes de la distribution.
06:41Vous parliez du territoire français.
06:42Est-ce que vos solutions vont permettre aussi de s'installer un peu plus dans des zones rurales ?
06:46Parce qu'il y a peut-être un déficit aussi en la matière.
06:50Bien sûr, il y a deux cas d'usage principaux pour nos systèmes.
06:55Le premier, c'est dans les centres urbains, où on va être un relais pour les magasins plutôt en périphérie,
07:02ce qui leur permet d'apporter des coûts intéressants en centre-ville
07:06et d'aller concurrencer les offres de proximité.
07:10Et puis, le deuxième axe fort de développement, comme vous le disiez,
07:13c'est toutes les zones rurales qui, aujourd'hui, sont peu desservies en termes de services.
07:20Et donc, nous, on va permettre de créer un point de contact à proximité des habitants
07:28à 20-30 kilomètres d'un magasin existant.
07:31Et ça va permettre de réduire forcément les temps de trajet pour les consommateurs
07:36et d'avoir un magasin, en fait, plus proche de chez eux.
07:39Et en quelques secondes, il nous reste une vingtaine de secondes,
07:41une des perspectives de développement importante,
07:43je disais 500 droppers à l'horizon 2030, vous l'allez vite ?
07:47Exactement, oui, on a des grosses ambitions.
07:50C'est un marché qui est en pleine croissance.
07:51Le drive, depuis le Covid, c'est des grosses croissances tous les ans.
07:56Et donc, on a une ambition forte au service de la grande distribution,
07:59puisque nous, on est très, très axé clients et services rendus aux consommateurs.
08:03Et donc, cette année, on a équipé une vingtaine de magasins.
08:08L'année prochaine, ça sera le double, une quarantaine.
08:10Et on veut doubler chaque année pour parvenir à un parc cumulé
08:14de plus de 500 machines à l'horizon 2030.
08:17Et pour rien vous cacher, vu comme ça prend aujourd'hui,
08:20on pense même être capable de faire plus.
08:22Voilà, une vraie montée en puissance.
08:25Et évidemment, pour cela, vous disiez, vous avez besoin d'équipe,
08:27vous êtes une soixantaine de collaborateurs.
08:29On va en arriver aussi au sujet, finalement, des compétences nécessaires
08:32et des ingénieurs.
08:33Ça va être l'objet à présent de notre débat.

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