- il y a 2 heures
Ce mercredi 28 octobre, Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital, et Jean-François Robin, directeur de la recherche chez Natixis, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Avec Jean-François Robin de Natexis CIB qui est resté avec nous.
00:09Vous étiez avec nous pour le mythomètre.
00:11On a beaucoup parlé de la BCE.
00:13Et puis, on est avec Raphaël Thuyin de TKO Capital.
00:17Bonjour.
00:19Merci d'être avec nous.
00:20On va peut-être commencer par ces marchés.
00:23Ces marchés qui tiennent bien le coup.
00:25Là, on sort de deux séances consécutives pour le CAC 40.
00:27On s'est calé sur 7900.
00:29Mais on a quand même un contexte géopolitique qui n'est pas forcément amusant.
00:35Beaucoup d'hypothèques politiques.
00:37Parce qu'on a des élections un petit peu partout dans des pays
00:40où véritablement ça peut avoir un impact géopolitique et économique majeur.
00:46On a une moisson de résultats qui est un petit peu mitigée.
00:49On a des grands rendez-vous et beaucoup d'incertitudes sur les marchés malgré tout.
00:53On tient le coup.
00:54On a un CAC 40 qui tient le coup.
00:55On a des marchés américains qui tiennent le coup.
00:58Raphaël Thuyin, est-ce que c'est le début ?
00:59Alors, on ne va pas dire d'un rallye de fin d'année, il serait un peu tôt.
01:02Mais on approche d'Halloween.
01:03Généralement, c'est le coup d'envoi.
01:06Et tiens, on a Goldman Sachs qui sort une étude cet après-midi qui dit
01:09à priori, si hausse de taux, il y a du côté de la Fed, ce sera vraiment minime.
01:13Et surtout l'année prochaine.
01:15Donc, à prévoir un bon rallye sur les actions.
01:18Qu'est-ce que vous en pensez ?
01:19C'est vrai que c'est un marché avec une forme d'ambivalence.
01:22On a des indices actions qui ne font pas grand-chose.
01:24Depuis début septembre, ils font en gros 0% en Europe, aux États-Unis.
01:29Et face à ça, il y a des signes de stress évidents, incontournables, qui s'accumulent.
01:34On voit ça sur les indices de volatilité qui sont en train de remonter, en particulier sur les taux d
01:38'intérêt.
01:39Évidemment, les taux d'intérêt, eux aussi, ont beaucoup remonté.
01:42Et ça, c'est une source de stress pour les investisseurs.
01:46Et sur la partie crédit, qui souvent est intéressante, a la tendance parfois à aller un peu plus en amont
01:52des mouvements que les actions.
01:54On voit les primes de risque crédit qui s'écartent aussi, assez significativement.
01:58Ça, c'est un peu une nouveauté.
02:00Lors d'épisodes de volatilité précédentes, les primes de risque, elles n'avaient pas fait grand-chose.
02:04Et là, c'est vrai que cette fois-ci, elles s'écartent.
02:06Donc, il y a des signes de stress, mais face à ça, les marchés restent très résilients.
02:10Il n'y a pas de mouvement exceptionnel.
02:12On est globalement à l'équilibre depuis deux mois.
02:16Donc, tout ça interpelle.
02:17Alors, la réalité, malgré tout, c'est que lorsqu'on soulève le capot et qu'on regarde en profondeur ce
02:23qui se passe dans les marchés,
02:24ce qui se passe dans ces indices, on voit que même si, en moyenne, les indices sont à l'équilibre,
02:29on voit beaucoup de rotation, en revanche, au sein de ces indices.
02:33Et la rotation, elle a quelle thématique ?
02:35Globalement, c'est une thématique de baisse du risque.
02:39On voit l'IA sous-performer, on voit les cycliques sous-performer,
02:43face à quoi les défensives marchent mieux, la qualité marche mieux.
02:47Donc, on se rend bien compte qu'aujourd'hui, les investisseurs sont inquiets
02:50et sans vendre nécessairement leur exposition, se repositionnent différemment.
02:55Il y a une stat qui me revient en tête et qui me fait penser justement à cette rotation sectorielle
03:00et peut-être des paradigmes qui sont en train de changer en profondeur dans certains secteurs.
03:03Jean-François Robin, c'est vrai, on parlait d'Eskay Nix, le roi de la mémoire sud-coréen,
03:09qui gagne 600% depuis le début de l'année.
03:10Mais qui d'autre gagne 600% depuis le début de l'année ?
03:14Moderna, qui est peut-être en train de révolutionner la recherche sur le cancer,
03:18donc vraiment un chantier de très très long terme avec la recherche,
03:21qui est en train de vraiment donner des choses intéressantes du côté de l'ARN messager,
03:26qu'ils connaissent évidemment par cœur puisque c'est leur spécialité.
03:29Est-ce que ce secteur de la santé, et particulièrement la biotech,
03:34vraiment ceux qui se consacrent au projet dynamique,
03:36est-ce que ce secteur de la santé articulé autour de ça
03:39pourrait être le secteur à mettre en concurrence avec l'IA par exemple pour la fin de l'année ?
03:46Ce qu'on voit bien, c'est tout à fait ça, cette espèce de rotation au sein de l'indice.
03:50Pour l'instant, on est un peu dans le wait and see, on attend ces grands rendez-vous
03:53qui sont ceux de la fête ce soir, de la BC, des élections ici, etc.
03:57Vous le citiez, un environnement géopolitique de l'Iran,
04:00est-ce qu'il y aura un cessez-le-feu ou des frappes avant ou après les midtermes ?
04:03Il y a plein de grands rendez-vous qui font que le marché est très attentiste,
04:06mais c'est très intéressant et très frappant de voir qu'on commence à tourner les thématiques,
04:11c'est-à-dire qu'il y a d'énormes questions sur le refinancement de la tech
04:14et de son impact sur les marchés crédits.
04:16On sait bien que toutes les crises et tous les événements de marché en général
04:20viennent plutôt du crédit que les actions.
04:23Paradoxalement, c'est quand même là que ça se déclenche et que ça se suit.
04:26Et on voit typiquement ce truc qui est en train de se...
04:29Quelques petits craques sur le marché du crédit,
04:32notamment le moins bien noté aux Etats-Unis, lié à la tech.
04:35Donc on voit tout ça.
04:36Et dans le même temps, on se remet à se dire,
04:37tiens, c'est quoi les segments peut-être protecteurs,
04:41peut-être moins volatiles,
04:42mais aussi des thématiques dont on est à peu près sûr que ça va continuer.
04:45Et donc la santé, là on reparle beaucoup.
04:47Moi j'ai beaucoup de discussions sur les thématiques
04:51liées au vieillissement démographique, la santé.
04:53C'est une grande tendance qui revienne.
04:55Et puis on reparle de défense, etc.
04:57Donc on est de nouveau, on rebascule.
04:59Il n'y en avait que pour l'IA depuis 18 mois.
05:01Et là on sent bien qu'on arrive peut-être à un petit...
05:04C'est peut-être pas un point haut, c'est peut-être un palier,
05:08suis-je pour le dire.
05:09Mais en tout cas c'est clair que c'est un petit moment de rotation
05:11vers d'autres choses.
05:13Et typiquement, oui, la santé,
05:14Moderna qui nous annonce qu'ils vont peut-être guérir le cancer de la peau.
05:18Bon bah évidemment, si on vous dit ça,
05:19demain Alzheimer, ça commence à un petit peu changer plus la vie peut-être
05:23qu'une GPU quoi.
05:25Bon, on va voir.
05:26Ça c'est sûr.
05:27Raphaël Thuin, c'est vrai que les marchés savent jamais faire dans la demi-mesure.
05:31Certains commencent à parler presque d'une forme de complaisance
05:34face au grand déséquilibre actuel qu'on ne peut pas ignorer.
05:38On ne peut pas systématiquement prendre toute source de crainte
05:42et dire mais non, mais les marchés vont faire leur affaire,
05:44il n'y a pas de souci.
05:46C'est chaud quand même la situation actuellement.
05:49C'est assez paradoxal.
05:50Effectivement, si on regarde le verre à moitié vide,
05:52on a envie de dire attendez, les taux d'intérêt explosent à la hausse,
05:55on a un risque géopolitique, risque politique les élections,
05:58beaucoup aussi d'IPO à venir, d'émissions d'actions qui tapent sur les marchés.
06:06Beaucoup de raisons qui pourraient nous faire penser
06:08qu'on serait 5 à 10% plus bas, qu'il n'y aurait pas mort d'homme.
06:11D'un autre côté, on constate que malgré cela, l'environnement est porteur.
06:16On est sur une forme de méga-cycle de résultats, de bénéfices.
06:21On va encore avoir a priori un bon millésime ce trimestre-là.
06:25Aux États-Unis, on ne sera pas très loin des 30% de croissance de bénéfices sur l'année.
06:28Plus de 10% en Europe, c'est des belles années de bénéfices.
06:32Et finalement, même si les indices ne baissent pas,
06:35les valorisations, elles, sont en train de baisser.
06:37Pourquoi elles baissent ?
06:38Parce que les bénéfices, finalement, croissent plus vite que la valeur des actions,
06:42que le prix des actions.
06:43Donc oui, effectivement, en termes de performance, ça ne se voit pas.
06:46En termes de valorisation, on voit cette correction.
06:48Les marchés ne reflètent pas entièrement la santé fondamentale des entreprises.
06:53Et donc finalement, on peut argumenter, quand on regarde cette fois-ci le verre à moitié plein,
06:57que cette tension, elle est malgré tout reflétée dans les valorisations.
07:01Bon, alors ça, c'est peut-être plutôt une bonne chose.
07:04Alors, parmi les grosses incertitudes du moment,
07:07c'est vrai qu'il y a toujours cette espèce de tornade de lessiveuse des résultats d'entreprise.
07:13Là, au vu de ce qui est paru dans différents secteurs un petit peu structurants de la cote,
07:19Jean-François Robin, qu'est-ce que vous retenez ?
07:21Qu'est-ce que vous trouvez intéressant dans ce qui a été publié ces deux, trois dernières semaines ?
07:26Évidemment, la tech, c'est maintenant le driver, donc il faut regarder ce qui se passe.
07:31La tech, Nvidia, c'est la banque centrale de la main à des marchés.
07:34Donc, ils recyclent, c'est le cœur de tout le système.
07:39Et ce que vous disiez, il y a une espèce d'ambivalence.
07:41On est d'un côté plein d'inquiétudes, mais de l'autre côté, on est dans un cycle de capex,
07:44tout va bien, c'est tiré par la tech qui drive la croissance américaine,
07:48qui elle-même drive la consommation, les actions, la consommation, etc.
07:51Tout tient sur, en fait, Nvidia.
07:54On va résumer le truc.
07:55Comme d'habitude.
07:56Donc, évidemment, on est sur, il faut regarder la tech.
08:00Moi, ce que je trouve intéressant, et là, il faut aussi poser des questions
08:03sur ce qui se passe dans les résultats, parce que ça y est,
08:05on commence à regarder des choses sur le hors-bilan.
08:08Enfin là, il faut un petit peu soulever le tapis.
08:10Ce n'est pas parce que c'est de la tech que tout doit passer.
08:13Il y a plein de choses à dire sur la gouvernance très intéressante d'Entropique,
08:17mais on peut aussi questionner sur la façon dont ça peut se traduire
08:20dans des conflits qu'il y aura entre sept actionnaires,
08:22qui s'ils ne sont pas d'accord, il n'y a plus d'Entropique.
08:24Donc, il y a des gouvernances comme ça qui sont intéressantes,
08:28mais peut-être révolutionnaires, mais peut-être aussi à questionner.
08:32Bon, bref.
08:33Mais en revanche, moi, ce que je trouve très intéressant aussi,
08:35c'est que, là aussi, en tant qu'économiste,
08:37toutes les grandes crises, tous les grands risques,
08:39et donc c'est de ça dont on parle, est-ce qu'on sous-estime les grands risques ?
08:42Quand même, tous les grands risques, je parlais du marché du crédit,
08:44c'est aussi des risques bancaires.
08:46On a beau dire qu'on est dans un marché qui n'est pas bancaire,
08:49regardez les levées, voilà, on va chercher 45 milliards au prix d'un pool bancaire dans la tech,
08:53bon, la banque reste, et on parle des Etats-Unis,
08:56où c'est des marchés beaucoup moins bancarisés que le reste du monde.
08:58Et ce qu'on voit bien, quand même, dans les résultats qui sortent un petit peu partout,
09:02c'est qu'on a un système bancaire qui résiste énormément,
09:05avec une sous-valorisation complètement dingue.
09:07Donc on est quand même sur un truc un peu rassurant, je trouve,
09:10où les fondamentaux des économies sont, et là je rejoins le point 1,
09:14c'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand vous regardez le cycle macroéconomique,
09:16les grandes économies, l'économie mondiale,
09:18on est presque à réviser à la hausse les chiffres pour l'économie mondiale,
09:21le commerce mondial se tient bien, alors là aussi, très lié à la tech, mais pas seulement.
09:25Donc on est quand même sur des trucs un peu fondamentaux,
09:28et quand je regarde un certain nombre de secteurs comme ça,
09:31de la vieille économie, ça ne craque pas.
09:33Donc quand même, ça craquerait la nouvelle qui est un peu d'une remise à niveau.
09:37Moi, je suis un petit peu plus pessimiste sur le fait que,
09:39oui, les valorisations sont de plus en plus intéressantes parce que les résultats montent,
09:42mais il faut questionner d'où viennent ces résultats.
09:44Encore une fois, c'est très impacté par le CAPEX, très impacté par des choses.
09:48Est-ce que les résultats d'aujourd'hui, on est sûr que dans 5 ans, c'est tenable ?
09:54Par de la technique, j'allais dire.
09:55Bon, on en reparlera dans la data room.
09:58On est sur des impacts des CAPEX sur les earnings,
10:00qui sont quand même un petit peu plus de la consanguinité,
10:04de la circularité des choses, qui moi, me posent question.
10:06C'est-à-dire que vous avez un certain nombre de choses qu'il faut quand même questionner.
10:10Mais oui, les fondamentaux de l'économie macroéconomique,
10:14malgré les taux élevés, mais là aussi, si on est vers un moitié plein,
10:18les taux élevés, ça veut dire qu'il y a des chances qu'ils puissent baisser.
10:20Donc dans un environnement qui tient bien, malgré les taux élevés,
10:23imaginez que les taux se mettent à baisser.
10:24Il y a plein de raisons qu'ils pourraient les faire baisser.
10:25C'est peut-être un moment aujourd'hui où il faut plus regarder l'obligataire
10:28que les actions, selon moi.
10:31En tout cas, ça doit se rééquilibrer un petit peu.
10:33Et bien évidemment, l'économie irait d'autant mieux.
10:35Et je pense qu'on a raison de penser que la Banque Centrale Européenne
10:37ne va rien faire la semaine prochaine,
10:39que la Banque Centrale Américaine ne va rien faire ce soir.
10:41Et ça, c'est plutôt un truc qui montre qu'on n'est pas dans un cycle
10:44de resserrement des conditions monétaires
10:47avalisées par les banques centrales.
10:49Voilà.
10:50Elle se fait par les taux d'intérêt qui peuvent baisser pour plein de raisons.
10:53Mais les banques centrales, pour l'instant, restent assez calmes.
10:57Finalement, c'est peut-être ça.
10:58Parce que l'autre aspect des choses qui est intéressant sur la Fed,
11:01c'est cette espèce de doctrine du laisser-faire de Kevin Walsh,
11:06à savoir de justement laisser faire la hausse des taux sur le marché obligataire,
11:10le boulot en termes de restrictions de l'activité de crédit.
11:13Et ouais, la pire des tuiles qui pourrait lui arriver,
11:15c'est une baisse violente finalement.
11:16C'est qu'on signe enfin une trêve qui veuille dire quelque chose en Iran.
11:21C'est que la situation commence à se détendre un petit peu du côté israélien,
11:25alors peut-être à la faveur des élections législatives qui ont en cours
11:29et dont le résultat était extrêmement indécis.
11:33Finalement, voilà, une brutale correction sur les taux,
11:37ça pourrait être une vraie source d'embêtement pour la Fed.
11:40Alors je vois où vous voulez en venir.
11:42Je trouve que les termes sont un peu forts.
11:44Il y a quand même une inquiétude aux Etats-Unis forte autour du retour de l'inflation,
11:48l'impact des prix de l'énergie, du diesel,
11:51que l'idée qu'il puisse y avoir des effets de second tour sur la hausse des coûts du transport
11:57de l'énergie,
11:58vous parliez de la saison des résultats, c'est une des grandes thématiques.
12:01Bien sûr.
12:01Bonne, mais on entend beaucoup les management des entreprises qui ont publié jusqu'à présent
12:07prévenir et se plaindre du fait que les coûts ont monté,
12:10que l'énergie monte, qu'ils sont en train de faire passer ça dans les prix.
12:13Donc cette thématique de l'inflation, elle reste assez aiguë malgré tout aux Etats-Unis,
12:18même si effectivement, vous le dites très bien,
12:20la hausse des taux actuels et la hausse des primes de risque actuels
12:23fait un petit peu le travail de la Fed.
12:25Les conditions de financement sont en train d'être resserrées,
12:28et peut-être que ça justifiera que la Fed puisse prendre un peu plus son temps,
12:33c'est-à-dire à peu près la même chose pour la Banque Centrale Européenne,
12:36que finalement, ce resserrement des conditions, il a déjà lieu naturellement par marché.
12:41Après, la difficulté avec Kevin Warsh, c'est qu'à dessein,
12:44il nous laisse un petit peu effectivement deviner ce qu'il va faire.
12:47On n'a pas tout à fait bien compris sa fonction de réaction.
12:50Il a bien expliqué qu'il ne voulait plus orienter les marchés avec la parole,
12:55qu'il voulait laisser les investisseurs suivre la donnée
13:00pour juger de soi-même qu'elle devrait être la politique monétaire à suivre.
13:04Et c'est vrai que ça laisse une forme d'incertitude qu'on avait moins avant.
13:08On va prendre l'exemple d'aujourd'hui.
13:10Le marché est très consensuellement positionné sur l'idée qu'il n'y aura pas de hausse des taux.
13:14A priori, il n'y aura pas de hausse des taux.
13:16En revanche, il y a quand même malgré tout cet effet de surprise
13:19qu'est-ce qui est possible avec Kevin Warsh.
13:21Et d'ailleurs, quand vous regardez la photo globale de ces dernières semaines,
13:25qu'est-ce qu'on a eu ?
13:26On a eu une inflation très forte en septembre,
13:29des mauvais chiffres d'inflation,
13:30et une croissance globalement robuste, satisfaisante,
13:34des chiffres des PMI plutôt encourageants aussi,
13:38un marché de l'emploi qui ne craque pas.
13:41Donc si on doit vraiment écouter Kevin Warsh et suivre la donnée,
13:44peut-être qu'il faudrait monter les taux.
13:45Donc cette espèce d'ambivalence qu'il entretient,
13:50fait qu'effectivement les marchés sont peut-être un peu moins certains
13:54de la trajectoire que précédemment.
13:57Bon, ça on va voir.
13:59Et on va reparler d'un petit grain de sable dans le mécanisme
14:03qui pourrait justement lui compliquer la tâche.
14:06Je ne défleure pas le sujet, on en parle dans une petite minute.
14:09Juste le temps de faire un petit point sur les marchés.
14:10Et là, il nous reste 15 minutes encore de cotation à Paris, le CAC 40,
14:15mais qui n'est toujours pas décidé depuis tout à l'heure.
14:17Moins 0,01%, 7886 points.
14:19Et pourtant, j'ai revérifié, non, les données marchent bien.
14:21Moins 0,25% pour l'Euronext Tech Leaders.
14:24On a des performances un petit peu disparates sur le continent européen.
14:29L'Eurostock 50 qui fait la même chose que le CAC 40.
14:31Plus 0,35% pour le DAX à Francfort.
14:34L'Ibex à Madrid en difficulté, moins 1,44%.
14:36Le reste est plutôt dans le vert.
14:39On est très mitigé du côté de Wall Street.
14:42Le Nasdaq, moins 0,05%.
14:43Plus 0,24% pour le Dow Jones.
14:47Plus forte hausse du CAC 40, Stellantis,
14:49qui gagne quand même 15,5% à 4,29€.
14:52Alors certes, on parle d'une amélioration minime de la marge opérationnelle.
14:57On passerait de 0,2% à 0,7%.
14:59Vous imaginez pour un constructeur automobile.
15:014,28€ pour Stellantis.
15:03Donc quand même, une hausse de 15,3%.
15:05A noter le grand, plus 3 à 132,95€.
15:08Danone, bon résultat aussi, bien arbitré.
15:10Plus 2,82€, 63,36€.
15:12Danone, plus 5% et plus sur un mois.
15:15Le titre signe une belle performance.
15:17Et puis sinon, à la baisse,
15:18de très bonnes nouvelles portes à ce système qui sont vendues.
15:21Spocalipse tient toujours, c'était notre question du jour.
15:24Moins 4,6% à 23,56€.
15:26Ça reste un biais comportemental des marchés.
15:28Et là, il va falloir des efforts considérables pour s'en défaire.
15:33Sur le SBF 120, Rémi Cointreau perd 3% après ses propres chiffres.
15:3649,16€.
15:38Et puis à noter, alors Genfit qui n'en finit plus de s'envoler.
15:41Depuis le début de la semaine, on est encore en hausse de 8,13% à 11,44.
15:46On fera le bilan hebdomadaire.
15:47Mais enfin, c'est très, très spectaculaire.
15:49Et ça rejoint tout ce qu'on disait autour de la croissance
15:52et des perspectives du secteur de la santé en ce moment
15:54que les marchés commencent à regarder de près.
15:56L'euro 1,11,46€.
15:57Un petit coup d'œil sur les taux longs.
15:59Histoire de voir ce que ça fait, on a un disant américain qui forcit.
16:02Ça, on le sentait depuis le début de l'après-midi.
16:045,04 désormais.
16:06Pour le disant américain, on sort de 5,3%.
16:09Pas d'inquiétude, mais enfin, ça pique quand même.
16:124,94 pour l'OAT français.
16:143,39 pour le disant allemand.
16:16Et les prix de l'énergie, on est monté à 100$
16:19sur le coût du gaz en Europe tout à l'heure.
16:22Plus haut de 2022.
16:24103,40 pour le baril de brut.
16:25Les G-américains ont continué à grimper aussi sur le Brent.
16:29112,50$.
16:30Jean-François Robin, Natixis CIB.
16:33J'allais dire, le petit caillou dans la chaussure de Kevin Warsh,
16:38ça pourrait être...
16:39Il y en a un en ce moment qui s'amuse à la tribune en se disant
16:42« Ouais, ma nouvelle porte-parole, ce serait peut-être Mickey Minaj
16:45parce qu'elle a un physique avantageux. »
16:47Il ne parle plus du tout d'économie, Donald Trump.
16:49Bon, de temps en temps, un petit coup de
16:51« Ouais, mais les prix du pétrole vont baisser, c'est pas grave. »
16:55Est-ce qu'il ne pourrait pas, là, à nouveau, à l'approche des midterms,
16:58se mettre un petit coup de pression à Kevin Warsh ?
17:00Pas pour avoir une attitude coulante sur les taux, il l'a.
17:03Mais carrément pour lui faire faire baisser les taux.
17:07Alors, moi, je ne crois pas du tout à la perte d'indépendance
17:11de la Banque Centrale Américaine.
17:12J'étais un grand...
17:13Enfin, j'ai une grande conviction, c'est qu'on perdait en indépendance
17:16avec Kevin Warsh par rapport à son prédécesseur.
17:18Mais pour autant, Kevin Warsh a montré quand même
17:20qu'il y avait des gardes-barrières et qu'il y avait FOMC qui était là, etc.
17:25Maintenant, c'est vrai que c'est très intéressant.
17:27Moi, ce qu'on disait juste avant, c'est-à-dire que,
17:30en fait, ce qui est très intéressant, c'est que Kevin Warsh
17:32a toutes les raisons de monter les taux ce soir.
17:35L'inflation qui est tangente 4%,
17:38une économie qui se maintient à peu près proche de son potentiel.
17:42On est sur des inquiétudes liées à de l'inflation
17:44qui a plutôt tendance à monter avec des effets de second tour.
17:46Si vous arrivez de mars et vous vous dites
17:47« Quelle décision je prends si mon objectif, c'est d'être à 2 ? »
17:49Le 2, il est aussi, logiquement.
17:50La seule raison qui fait que Kevin Warsh ne monte pas les taux,
17:53c'est justement du forward guidance.
17:54C'est de se dire « Je me projette dans le futur
17:56en me disant que tout ça, c'est temporaire,
17:58qu'à la fin, il y aura la paix en Iran,
17:59que l'IA va nous faire des gains de productivité
18:01et faire baisser des inflationnistes,
18:03alors que tout pointe sur un caractère inflationniste,
18:06pour l'instant, de l'IA et des coûts qui augmentent.
18:07Encore une fois, mes puces qui font fois-ci,
18:09sans prix, etc.
18:10Et ça se transmet dans des coûts qui montent,
18:12des coûts de l'électricité qui montent, etc.
18:13Donc on est vraiment l'espèce de paradoxe de Kevin Warsh
18:16qui laisse l'adleto d'intérêt à long terme monter.
18:19Mais ça, c'est vraiment ce qu'il avait toujours annoncé.
18:21Il a toujours dit « Moi, Banque Centrale,
18:22je m'occupe des taux courts,
18:24les taux longs, c'est pour le trésor américain. »
18:25Et c'est précisément ce qui se passe aujourd'hui.
18:27En tout cas, c'est ce qu'a tenté de faire Scott Besant,
18:30c'est soi-disant l'adulte dans la « in the room ».
18:32Mais aujourd'hui, Scott Besant,
18:34ce qui fait « in the house »,
18:36il est interventionniste sur des monnaies,
18:39sur le peso argentin, sur le Japon,
18:41sur le yen, etc.
18:42Et surtout, il intervient sur sa courbe des taux.
18:45Donc la Banque Centrale Américaine,
18:47elle a arrêté son quantitative Titanic,
18:49ça c'est une chose,
18:50mais le trésor américain, lui, intervient
18:52pour racheter sa propre dette en augmentant,
18:54en ayant doublé ce qu'il avait annoncé de faire,
18:56avec des effets absolument nuls sur la courbe américaine.
18:59Parce que qu'est-ce qu'on voit dans le même temps ?
19:01Vous avez peut-être vu les chiffres passer
19:02sur les neuf premiers mois de 2026,
19:04on n'a jamais vu autant de vendeurs de US Treasuries,
19:08de la part notamment des gens qui,
19:10traditionnellement,
19:10de bons d'État américain, pardon,
19:13on n'a jamais vu autant de vendeurs.
19:15Le Japon, il vende la Corée du Sud,
19:17des trucs qu'on n'a pas vus depuis des années.
19:19Un tweet de Christophe Barraud,
19:21qu'on reçoit régulièrement sur le plateau,
19:24excellent économiste s'il en est,
19:26qui nous disait que
19:27les acheteurs traditionnels de dette américaine
19:29ont réduit leurs achats de 60%.
19:31Exactement.
19:32L'Asie en tête, évidemment,
19:33avec le Japon et la Chine.
19:35Ce qui est très intéressant,
19:36c'est que le Japon, on comprend
19:37qu'ils arrêtent d'acheter des bons d'État américain,
19:39puisque les taux d'intérêt sont en train de monter au Japon
19:42et qu'il y a des risques d'aider de leur édition.
19:44En plus, si vous raisonnez un petit peu plus techniquement,
19:46quand vous couvrez du risque de change,
19:48c'est plus intéressant pour un investisseur,
19:49même américain,
19:50d'acheter du 10 ans japonais
19:51que du 10 ans américain.
19:53Donc, il y a plein d'aspects là-dedans
19:55qui sont intéressants,
19:55parce qu'il y a une courbe des taux très pentue,
19:57sans rentrer dans les détails.
19:58Il y a plein de raisons objectives pour acheter du Japon.
20:00Mais de voir des Coréens,
20:02des Thaïlandais vendre comme des malades
20:04des dollars,
20:05des bons américains,
20:07ça, c'est plus inédit.
20:08De vendre la Chine,
20:09de voir la Chine vendre des...
20:10Bon, ça, c'est depuis...
20:11En 2013, les Chinois,
20:12ils avaient 1300 milliards de dettes américaines.
20:14Aujourd'hui, ils n'en ont plus que 700 milliards.
20:16Donc, aujourd'hui, ils en ont moins
20:17que les Anglais ou les Allemands.
20:18Donc, les Chinois,
20:19ils sont dans un process
20:20d'internationalisation du yuan.
20:22Donc, ils essaient un petit peu
20:23de vendre leurs dollars.
20:24Ils achètent de l'or à la place.
20:25À faire racheter de l'or, voilà.
20:26Et ils essaient d'internationaliser leur monnaie.
20:27Là, on comprend qu'il y a des trucs géopolitiques là-dedans.
20:29En revanche, tout le reste de l'Asie,
20:31les acheteurs traditionnels,
20:32j'ai envie de dire,
20:33les soutiens historiques des États-Unis,
20:36ils n'ont jamais autant vendu.
20:37C'est quand même un sujet
20:38qui explique peut-être aussi
20:39pourquoi les taux d'intérêt américains montent.
20:41Encore une fois,
20:42on parle beaucoup des taux français qui montent
20:43parce qu'ils montent plus que le reste de l'Europe.
20:45Mais le vrai sujet de la dette mondiale,
20:47c'est bien des États-Unis,
20:53depuis la grande crise financière.
20:55Alors, le problème particulier de la Corée,
20:57ça pourrait être aussi le fait
20:58que le won se trouve au tapis face au dollar.
21:00Donc, ils essaient de juguler d'une certaine manière.
21:03Avec cette problématique
21:04que vous avez signalée tout à l'heure.
21:05C'est-à-dire qu'on a une économie
21:06qui est ultra-consensuelle sur la tech.
21:08Mais alors, encore plus sur...
21:10Vous avez, on a des calculs.
21:11On n'a pas qu'un cinquième du PIB
21:13qui est de la tech.
21:15Donc, c'est des économies
21:16qui sont complètement dépendantes de ça
21:17dans leurs exportations,
21:18mais même dans le PIB plus globalement.
21:20Donc, on est aujourd'hui dans une ultra-dépendance.
21:22Donc, évidemment, si votre compétitivité de prix,
21:24et on voit que les exportations de semi-conducteurs,
21:26de petites électroniques chinoises,
21:29boostent, y compris aux États-Unis,
21:31plus 39% le mois dernier.
21:32On a vu les chiffres ce matin.
21:34Le déficit commercial américain,
21:35il est au plus élevé de l'histoire.
21:37Donc, on est sur un truc,
21:38quand même une dynamique
21:39qui est très intéressante
21:40avec de la Corée
21:41qui est peut-être en train de devoir
21:42faire un peu comme les Chinois,
21:44c'est-à-dire essayer de jouer avec sa monnaie,
21:45ne pas perdre trop en compétitivité de prix
21:47puisque les Chinois
21:48sont des grands, grands concurrents
21:50désormais ici aussi.
21:52Raphaël, tu vois, au milieu de cet échiquier,
21:54c'est vrai que, bon,
21:54on a l'impression d'un ping-pong
21:55entre l'Europe et les États-Unis,
21:58mais c'est vrai,
21:59c'est intéressant de regarder un petit peu
22:02la situation côté asiatique, par exemple.
22:04C'est vrai qu'on ne parle plus beaucoup de la Chine.
22:06Maintenant, si on regarde
22:08d'un petit peu plus près
22:09les dernières statistiques
22:10et le sentiment général des économies sur la Chine,
22:12c'est qu'on attend un réveil
22:14et il n'a pas lieu
22:16et avec visiblement un sentiment
22:18qu'on en est très, très, très loin.
22:21Est-ce que vous avez l'impression
22:23que ça peut constituer une hypothèque aussi
22:25sur l'économie mondiale
22:27et un nuage gris vraiment à surveiller
22:30pour les marchés,
22:31cette situation en Chine ?
22:32Oui, vous avez raison.
22:33Il y a structurellement
22:34une baisse de la croissance structurelle chinoise
22:37qui s'est engagée depuis maintenant des années
22:40que le gouvernement n'arrive pas
22:42à surmonter, à adresser.
22:44Alors, il y a eu beaucoup de plans de relance,
22:46des grands mouvements stratégiques
22:48autour de l'économie,
22:49tourner l'économie vers l'investissement,
22:54les exportations,
22:55certaines industries de pointe.
22:56Donc, il y a eu un volontarisme économique,
22:58il y a eu un interventionnisme économique
23:00du gouvernement, mais qui n'enraye pas cette tendance.
23:02Et cette tendance, elle a au cœur
23:05cette idée que le consommateur est déprimé,
23:09que la confiance des ménages est au plus bas.
23:12Ce pauvre consommateur,
23:13il est globalement assez peu soutenu
23:15par les pouvoirs publics.
23:17Il a aussi beaucoup souffert
23:18de cette crise de l'immobilier.
23:20Et donc, cette spirale négative
23:22ne fait que perdurer.
23:23Elle a des conséquences sur les marchés.
23:26La Chine, ça a été longtemps,
23:27jusqu'à récemment,
23:28une grande déception de marché.
23:30On avait vu une forme de rebond
23:32depuis 18 mois sur les indices chinois.
23:34Notamment avec l'IA,
23:35les Alibaba, les Tencent.
23:37Et par la tech, vous avez entièrement raison.
23:39Et là, on revoit à nouveau une jambe de baisse.
23:41On parlait tout à l'heure
23:42d'indices actions mondiaux
23:45qui globalement se tenaient
23:46depuis plusieurs mois,
23:47malgré le contexte.
23:48Ce n'est pas le cas de l'indice chinois.
23:49Il est en train de chuter.
23:51Donc, effectivement,
23:52tout ça interpelle,
23:53en tout cas dans cette grande échiquier
23:55que vous décriviez,
23:57l'incertitude chinoise,
23:59elle a de l'impact.
24:00Et en particulier sur certains secteurs,
24:02y compris, on va parler de consommation discrétionnaire
24:04comme le luxe,
24:05tout ça n'est pas anodin.
24:06Donc, effectivement,
24:07un point de marché supplémentaire.
24:08Le luxe,
24:10transition rêvée.
24:11C'est vrai que ça,
24:12c'était peut-être le truc
24:15le plus étonnant,
24:16entre guillemets,
24:17dans le sens,
24:17on se disait,
24:19vraiment,
24:19là aussi,
24:20c'est comme l'automobile.
24:22On est au tapis,
24:22on essaie de remonter,
24:23mais enfin,
24:24vraiment,
24:24on sent que le chemin est difficile.
24:26C'est vrai que,
24:26justement,
24:27toutes ces considérations
24:28autour des biens discrétionnaires,
24:30on parle du luxe,
24:30on parle de l'automobile,
24:32on parle d'un certain nombre de choses,
24:33on a vraiment l'impression
24:34qu'il y a deux colonnes
24:36sur les feuilles de route
24:38des investisseurs boursiers
24:39en ce moment
24:40et que du côté des marchés boursiers,
24:42ça se sent
24:42et ça pourrait être justement l'enjeu,
24:43malgré la rotation sectorielle
24:45qui s'est opérée
24:46depuis quelques semaines,
24:47ce sera sans doute
24:48l'enjeu de la fin d'année.
24:49D'ailleurs,
24:49c'est vraiment une rotation
24:50dont on parlait tout à l'heure.
24:51Ce qui est très intéressant,
24:52c'est que souvent,
24:53quand vous étiez l'étranger,
24:54on vous parlait du CAC 40
24:55qui était un proxy
24:56pour acheter le secteur du luxe
24:57parce qu'on avait une telle importance
24:59des grands leaders du luxe
25:00qui sont français quand même
25:02et c'était un poids
25:03dans l'indice parisien
25:04qui était prépondérant.
25:06Aujourd'hui,
25:06ce qui est hyper intéressant
25:07pour illustrer la grande rotation
25:09qu'on évoquait tout à l'heure,
25:10aujourd'hui,
25:11le luxe est moins important
25:12que l'industrie.
25:12C'est ça.
25:13Et donc là aussi,
25:13c'est quand même quelque chose
25:15qui peut être rassurant
25:15d'ailleurs pour l'économie française.
25:17Il y a aussi
25:17des grandes valeurs industrielles
25:18en France.
25:19C'est plutôt aujourd'hui
25:20Schneider Electric
25:21qui porte l'indice
25:22plus que Kering, etc.
25:24On a plein de petites rotations.
25:26Ça ne veut pas dire
25:26que le luxe n'est pas très important
25:27dans l'indice parisien,
25:29mais rotation là aussi.
25:31Très intéressant.
25:32C'est vrai qu'en plus,
25:34pendant les publications
25:35de résultats,
25:35le jeudi,
25:36c'est la journée
25:37de grosse pluie,
25:38la grosse drache
25:39comme on dit dans le Nord.
25:40Et c'est vrai que demain,
25:41on a énormément
25:42de résultats d'entreprises,
25:43mais je pense que
25:44tous les yeux
25:44vont être tournés vers Total.
25:46C'est vrai qu'avec
25:46des cours de l'énergie
25:47tels qu'on les a en ce moment,
25:48cours du gaz, etc.,
25:50des prix du pétrole
25:51qui sont largement
25:51au-delà des 100 dollars.
25:54Maintenant,
25:54il y a des questions
25:55de valorisation aussi.
25:56Je ne sais pas,
25:57vous auriez un avis
25:58sur ce que ça peut donner
25:59Total demain
26:00par rapport aux résultats ?
26:01On ne pense pas
26:01que ça baisse.
26:02Oui.
26:03Non.
26:03Un méga cycle
26:04autour de l'énergie
26:05qui leur bénéficie
26:07incroyablement aujourd'hui,
26:08que ce soit sur
26:09les prix du pétrole,
26:10mais aussi les prix
26:11des produits distillés.
26:14Donc, évidemment,
26:15les marchés ont des attentes.
26:16On verra si ces ententes
26:17sont bien rencontrées.
26:21Mais c'est vrai
26:22que le méga cycle
26:23autour de l'énergie,
26:23il favorise énormément
26:24les pétrolières.
26:25Oui, ça,
26:26c'est un truc.
26:27Il n'y aura pas
26:27de facteur technique
26:28de nature
26:29à ralentir
26:30la progression des bénéfices,
26:31j'allais dire.
26:32En point de vue fondamental,
26:34on s'attend
26:34à une très belle saison
26:35pour toutes les pétrolières,
26:36y compris Total.
26:37La question,
26:38c'est est-ce que
26:38les valorisations aujourd'hui
26:39reflètent déjà
26:40ce contexte positif ?
26:42Effectivement,
26:43les performances
26:43ont été extraordinaires.
26:45L'énergie,
26:45c'est un des facteurs
26:47qui tire les marchés
26:48depuis maintenant
26:49le début de l'année.
26:50Effectivement,
26:51les attentes
26:51sont très élevées.
26:53Donc,
26:53pourrions-nous voir
26:53des déceptions
26:55soit sur le trimestre
26:56qui vient de s'écouler,
26:57soit dans les perspectives
26:58pour l'année prochaine ?
26:59On ne s'attend pas
27:00à un sénat de catastrophe,
27:01quoi qu'il arrive,
27:02mais c'est vrai
27:02que les attentes
27:02sont très élevées.
27:03Avec une forte corrélation
27:04au niveau des prix du pétrole.
27:05C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
27:06évidemment,
27:06c'est des valeurs
27:07qui sont portées
27:07par un pétrole
27:08que tout le monde
27:08attend élevées
27:10pour longtemps
27:10parce qu'on ne voit pas
27:11une issue au conflit.
27:12On a vu tout de suite
27:13en juin dernier
27:14que dès qu'on parle
27:15de cesser le feu,
27:16le prix du pétrole
27:17perd 20 dollars,
27:18le baril.
27:19Là, évidemment,
27:19les perspectives bénéficiaires
27:21des pétrolières
27:21seront ajustées
27:22avec un bêta
27:23assez proche de 1.
27:25Là encore,
27:26quelle catastrophe
27:27si jamais la paix arrive.
27:29Il y a un petit peu
27:30que ça va arriver un jour.
27:31On espère bien quand même.