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  • il y a 47 minutes
Ce jeudi 29 octobre, Sandra Gandoin a reçu Délphine Desaulles, repreneuse et directrice générale de l'Atelier K2M, et Dominique Restino, président de la CCI Paris île-de-France, dans l'émission BFM Entreprise, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01BFM Business présente
00:07BFM Entreprises, transmission, les règles.
00:11Sandra Gondoyne
00:12Bonjour à tous, ravie de vous retrouver dans BFM Entreprises,
00:14l'émission qui plonge au cœur des boîtes tout au long de la semaine.
00:18Vous le savez, le lundi on parle de leadership, le mardi des outils RH,
00:21le mercredi de croissance, le jeudi de transmission.
00:24C'est le cas aujourd'hui.
00:26La reprise d'entreprises, c'est un thème qui nous intéresse beaucoup en ce moment sur BFM Business.
00:32Pourquoi on choisit cette formule ? Combien de temps ça prend ?
00:35Quelles questions on se pose ?
00:37Quels conseils on peut donner aussi ?
00:39Mes invités aujourd'hui, Delphine Dessaule, repreneuse de l'entreprise Atelier K2M.
00:44Bonjour Delphine.
00:45Bonjour.
00:45Bienvenue dans cette émission, vous allez nous raconter votre histoire.
00:49Et face à vous, Dominique Restino, bonjour Dominique.
00:51Bonjour.
00:51Président de la CCI Paris-Île-de-France, vice-président de CCI France.
00:56Vous êtes particulièrement sur ces sujets de transmission en ce moment et on va en parler.
01:02BFM Entreprises, c'est parti.
01:04Le témoignage.
01:06Le témoignage déjà de vous Delphine.
01:08Dites-nous d'où vous venez d'abord.
01:10Vous avez passé pas mal de temps dans le luxe au départ.
01:13Exactement.
01:14J'ai passé une quinzaine d'années dans le luxe en France et à l'étranger.
01:19Et puis après, j'ai fait du conseil à l'étranger.
01:22Puis en France, j'ai été prof de marketing à l'ESSEC aussi.
01:26Et après, j'ai repris Atelier K2M.
01:30Alors, quand on dit j'ai travaillé dans le luxe, c'est vaste.
01:33C'est quel luxe et c'est quel type de poste vous aviez ?
01:35Vous étiez salariée ?
01:36J'étais salariée.
01:37Qu'est-ce que vous faisiez ?
01:38J'étais chez LVMH.
01:40J'étais dans le marketing.
01:42Et puis, j'ai évolué vers un poste plus de marketing commercial.
01:47J'étais en charge au début de produits, parfums.
01:52Donc, j'étais dans les parfums et cosmétiques.
01:54Et puis, j'ai ensuite évolué vers un poste plus opérationnel à New York,
02:02où j'étais en relation avec les commerciaux.
02:05Qu'est-ce qui déclenche cette envie de changer totalement de vie,
02:10de passer du salariat, de passer d'un secteur qui a une image prestigieuse,
02:17vers une reprise d'entreprise ?
02:19Qu'est-ce qui d'un coup se dit « ça n'a plus ».
02:22Alors, j'ai travaillé donc pour et dans des grandes entreprises.
02:27Oui.
02:27Et j'ai eu envie de récolter les fruits de mon travail.
02:34Donc, j'ai eu envie d'avoir des équipes, un projet, des clients,
02:42un panel de postes et d'activités qui dépendaient un peu de la vision que j'avais.
02:48Et finalement, mettre vos compétences à votre service.
02:53Exactement.
02:53C'est ça.
02:54C'est une liberté, c'est prendre les décisions, c'est la nouvelle vie.
02:58C'est la nouvelle vie, mais sans partir de zéro.
03:02Donc, c'est pour ça que j'ai choisi ce chemin de la reprise.
03:04Alors, vous avez repris une entreprise d'ameublement et de décoration pour hôtels de luxe.
03:09Pourquoi vous allez vers ce domaine-là spécifiquement, alors que vous étiez dans le parfum ?
03:13Alors, peut-être qu'il faut que je raconte un petit peu mon processus.
03:17Oui.
03:18Donc, j'ai fait une formation à la reprise.
03:21À la suite de cette formation, j'ai été voir la CCI pour que la CCI m'accompagne.
03:27Je ne sentais pas du tout la reprise seule.
03:31J'ai bien compris qu'il fallait être bien entourée.
03:33C'était comme une équipe.
03:35C'était un an de ma vie où j'ai constitué une petite équipe autour de moi.
03:40Et très vite, donc, la personne qui s'occupait de moi, que je remercie, m'a demandé une fiche de
03:45cadrage.
03:46Donc, dans sa fiche de cadrage, on identifie les secteurs dans lesquels on veut chercher.
03:54Et moi, très vite, je me suis concentrée sur deux secteurs dans lesquels j'avais travaillé.
03:59Je me sentais légitime.
04:00Le secteur de la formation, puisque en tant que consultant, j'ai accompagné et formé.
04:06Et le secteur des entreprises artisanales, biens ou services.
04:11Voilà, c'était ma feuille de cadrage.
04:14Donc, l'atelier K2M rentre dans cette fiche de cadrage.
04:18Alors, juste avant de reprendre le récit que vous nous faites sur cette démarche et ce cheminement,
04:24je trouve que c'est très intéressant, Dominique, déjà de se faire cette réflexion du
04:29« je vais passer du salariat à être chef d'entreprise, mais je ne vais pas la créer, l'entreprise
04:34».
04:34Déjà, je trouve ça intéressant parce que là, on est dans une situation en France
04:37où des entreprises, il y en a plein à reprendre.
04:39Donc, il y a vraiment de la matière.
04:40Qu'est-ce qui est plus intéressant dans la reprise d'entreprise, par exemple, Dominique ?
04:45Alors, déjà, je voudrais féliciter Delphine parce que son parcours est remarquable.
04:51Qu'est-ce qui est intéressant dans la reprise d'entreprise ?
04:53Elle a commencé à le dire.
04:54Il y a des clients, il y a un produit ou un service, il y a des fournisseurs,
05:00il y a une expérience, parfois une renommée, des outils, un lieu.
05:05Et c'est tout ça.
05:06On ne part pas d'une feuille blanche.
05:08Et c'est parfois plus compliqué quand on part d'une feuille blanche.
05:11C'est beaucoup plus facile dans l'esprit des gens de créer une entreprise.
05:15Mais je dis de plus en plus, il faut regarder s'il n'y a pas les entreprises à reprendre.
05:19Après, chacun va faire son chemin, bien évidemment.
05:23Mais je pense qu'il faut regarder la reprise d'entreprise, c'est fondamental.
05:25C'est intéressant parce qu'à cet instant-là, comme vous l'avez dit,
05:30il faut faire correspondre ce qu'on a dans la tête, le produit artisanal ou la formation,
05:39vous l'avez dit, avec justement ce qui existe sur le marché comme entreprise.
05:43à reprendre ce cheminement-là, il se fait comment ?
05:47Au gré des discussions avec la CCI ?
05:49Comment on arrive à un point et comment on arrive à Atelier K2M ?
05:52Oui, alors on est vraiment très accompagné.
05:56C'est un accompagnement de la transaction, mais c'est aussi un accompagnement humain.
06:00C'est vraiment important.
06:02Au démarrage, il y a un premier entretien où on discute de ce qu'on a fait,
06:07ce qu'on aimerait faire, le budget qu'on a aussi, c'est important,
06:10parce qu'on ne part pas sans cadre financier.
06:15Et de là, il y a des propositions très concrètes de code NAF.
06:21Donc là, c'est des codes par secteur et même dans les secteurs vraiment très spécifiques.
06:27Des codes activités.
06:27Voilà, exactement, qui permettent de vraiment orienter la recherche.
06:33Moi, j'avais un autre critère qui était la région.
06:38Je ne souhaitais pas regarder des entreprises au-delà de l'Île-de-France.
06:42Oui.
06:43Voilà, parce que j'avais, pour des contraintes familiales,
06:45je voulais que ça soit en Île-de-France.
06:47Donc ça aussi, ça oriente beaucoup.
06:50Et après, on a regardé beaucoup, beaucoup de choses.
06:53Moi, j'ai regardé une entreprise dans la pisciculture.
06:56J'ai regardé une entreprise de formation complètement dans un domaine
07:01que j'avais dans la formation dentaire.
07:03Enfin voilà, on a regardé plein de choses.
07:04Et c'est au fur et à mesure aussi des rencontres avec les sédants potentiels
07:09qu'on se forge une idée et qu'on se forge une conviction.
07:14Et ça, moi, j'ai été très vraiment accompagnée là-dessus.
07:18Et la CCI m'a vraiment poussée le plus possible à aller voir des sédants.
07:22Alors, justement, c'est quoi la difficulté dans ces situations-là ?
07:26Est-ce que c'est les nombreux critères avec lesquels arrivent
07:28les repreneurs en disant « je vous préviens, ça c'est non négociable » ?
07:31Ou alors, c'est le financement, trouver les financements.
07:34C'est quoi les plus gros freins à ces situations-là, Dominique ?
07:37Alors, mon point de vue personnel, là, par contre,
07:39c'est avant tout l'adéquation homme-femme-projet.
07:43Là, oui.
07:43Ça, c'est fondamental.
07:45Et effectivement, il faut avoir une équipe.
07:48C'est ce qu'a trouvé Delphine avec mes équipes de la Chambre de commerce de Paris-le-France.
07:53Une équipe qui va vous pousser dans vos retranchements
07:55pour comprendre le projet que vous pouvez avoir
07:58et ouvrir les champs du possible en même temps.
08:02Là, derrière, c'est de se créer et de se constituer une équipe,
08:06d'essayer de comprendre.
08:07Après, c'est la recherche de cibles.
08:08C'est tout le travail que vient d'expliquer Delphine.
08:12Ensuite, il y a les fichiers sur lesquels nous travaillons.
08:14Il y a également, parce qu'à la Chambre de commerce de Paris-le-France,
08:17on s'occupe des repreneurs, comme Delphine,
08:19mais on s'occupe également des cédants.
08:21C'est une rencontre.
08:22Voilà.
08:22Alors, c'est une rencontre,
08:23mais un travail qui est adapté à chacun des deux partenaires, j'ai envie de dire.
08:27Et parfois, ça se croise, d'ailleurs.
08:29Et même dans nos équipes, ça a été le cas, d'ailleurs, avec Delphine.
08:32Donc, ça facilite à l'intérieur, quand je dis ça se croise,
08:35c'est qu'un des collaborateurs de l'équipe s'occupe d'un cédant
08:39et une autre personne peut avoir la candidate à la reprise d'entreprise.
08:47Chaque entreprise est un cas particulier.
08:48Parfois, ça va être du financement, parfois, ça va être le savoir-faire.
08:51C'est une alchimie, tout ça.
08:53Et c'est la raison pour laquelle il faut avoir une expertise,
08:55et nos conseillers ont une expertise de la reprise d'entreprise.
08:58On a des gens qui sont avec nous,
09:00qui sont des anciens chefs d'entreprise,
09:02qui ont cette expertise,
09:03qui sont des gens qui ont fait de la transaction également dans le domaine bancaire.
09:06C'est ce qui permet de mieux comprendre, parce qu'il y a une partie technique,
09:10mais une partie fortement psychologique également,
09:13que ce soit pour le repreneur,
09:15comme, et je dirais très souvent, pour le cédant.
09:18On est sur un cheminement de combien de temps ?
09:20Pour arriver de la décision de départ de reprendre une entreprise,
09:24à, ça y est, c'est atelier K2M ?
09:26On dit que c'est généralement entre 12 et 18 mois où on arrive à trouver.
09:30Maintenant, on dit également que pour le cédant,
09:33il faut parfois un an, deux ans, trois ans, quatre ans, cinq ans,
09:37pour préparer, j'ai envie de dire la barriée,
09:39pour préparer l'outil de travail,
09:41pour préparer, pour faire un nettoyage également de choses
09:43que le chef d'entreprise n'a pas parfois le temps de faire.
09:46Et c'est là encore,
09:47tout l'accompagnement de nos équipes,
09:50pour amener le cédant,
09:52sur préparer l'entreprise,
09:53pour qu'elle soit la plus attirante possible,
09:56très sincèrement.
09:57Mais également, là encore, toute la partie psychologique,
10:01le quoi après, le quoi comment.
10:04Nous avons aujourd'hui un ministre
10:05qui a lancé quelque chose,
10:07un plan sur la reprise de transmission d'entreprise,
10:09et j'en suis ravi, bien évidemment,
10:11nous travaillons avec ses services et avec lui.
10:14Aujourd'hui, c'est une cause nationale,
10:16la transmission de reprise d'entreprise.
10:17On crée beaucoup,
10:18on a gagné la bataille de la création d'entreprise dans notre pays.
10:21L'enjeu, c'est si on prend par exemple 2030,
10:24c'est 370 000 entreprises à reprendre
10:26avec des cédants qui ont 60 ans et plus.
10:29Alors, ce n'est pas très vieux, 60 ans,
10:31mais il faut préparer quand même les choses.
10:33Et là, il y a un axe fort qu'il faut avoir.
10:35Donc, on a déjà cette chance qu'il y ait ce focus sur ça.
10:39On crée des entreprises,
10:40beaucoup de micro-entreprises, c'est très bien,
10:41mais ce n'est pas qu'avec des micro-entreprises
10:44qu'on va les conquérir, la Chine ou les États-Unis.
10:46Donc, il faut des entreprises qui grandissent.
10:49Voilà.
10:49En France, 97% des entreprises ont moins de 20 salariés.
10:53Oui.
10:53C'est fondamental.
10:54Oui.
10:55Donc là, il y a énormément d'activités
10:57et l'activité d'atelier K2M est remarquable.
11:01C'est très spécifique.
11:03C'est une expertise encore.
11:04C'est-à-dire qu'il faut des chefs d'orchestre.
11:06C'est ce que fait Delphine.
11:07Comment s'est passée la rencontre avec le cédant, justement ?
11:10Combien de temps ça a pris ?
11:12Est-ce qu'il était ouvert à vous aider, finalement ?
11:15Comment ça s'est passé ?
11:16Donc là, c'est un cas d'école par rapport à ce que Dominique vient de dire
11:19puisque le cédant était accompagné par la CCI.
11:22Oui.
11:23Donc, moi, j'étais accompagnée par la CCI.
11:25Donc, ça a facilité cette communication.
11:27Ça a facilité énormément la communication.
11:31Donc, moi, j'ai rencontré le cédant
11:33et j'avoue que c'était un coup de foudre professionnel.
11:37Ça a duré trois heures et demie, la première rencontre.
11:40Il m'a raconté plein d'histoires, plein d'anecdotes.
11:44Il m'a été de façon très, très transparente.
11:48Moi, c'est des entretiens qui se préparent.
11:51Moi, j'avais envie de montrer que j'étais opérationnelle,
11:53que j'allais mettre les mains dans le cambouis,
11:56que j'étais prête à relever les défis,
11:58que j'avais envie de comprendre les enjeux, les clients.
12:02Et donc, la première rencontre, c'est, je pense, très bien passée.
12:06Mais j'avais de la concurrence.
12:09Et qu'est-ce qui a fait que ça a matché, justement ?
12:12Alors, négociation financière, évidemment.
12:16Mais au-delà de ça, j'ai compris, du coup,
12:19de la personne qui s'est occupée du 7 ans a posteriori,
12:23que ce qui avait plu au cédant,
12:25c'était ma capacité à vraiment rentrer dans les sujets.
12:28De montrer que j'allais me retrousser les manches
12:32et que j'allais aller voir les clients s'il y avait besoin,
12:37raccorder un crochet de rideau s'il y avait besoin.
12:39Et que ça, ça ne me faisait pas peur.
12:41Et que j'avais aussi cette capacité à prendre du recul
12:43et sans doute à apporter de l'organisation
12:46et un petit peu de gestion, peut-être,
12:51de compétences qu'ils n'avaient pas forcément.
12:53Là, on parle de la rencontre et on parle du match
12:55entre le cédant et le repreneur.
12:58Juste une parenthèse sur les conditions financières.
13:01Il y a des aides, il y a des choses qui existent.
13:02Il faut quand même le rappeler,
13:04techniquement, Dominique Restineau,
13:05pour aider ces situations-là.
13:07Si on n'a rien ou si on a ce projet,
13:09mais s'il manque des fonds,
13:10évidemment, vous allez aussi là-dedans,
13:11vous aidez aussi là-dedans.
13:13Alors, on accompagne les repreneurs, bien sûr,
13:15et on a chez nous une activité,
13:17une business unit autour du financement
13:21pour faire ouvrir les bonnes portes.
13:23Il y a, bien sûr, le concours bancaire.
13:25Il y a, bien sûr, également BPI
13:28qui soutient énormément.
13:29Et il y a, là, c'est en train de se faire,
13:32quelque chose que la Chambre de commerce,
13:33on a travaillé et milité dessus.
13:35De plus en plus, ça n'était pas le cas,
13:37je ne crois pas,
13:38le crédit vendeur également,
13:40qui est extrêmement important
13:41quand c'est le cédant qui fait confiance.
13:43Ce qu'a expliqué Delphine,
13:45c'est la relation qui doit se créer
13:47entre le cédant et le repreneur.
13:49Relation de confiance.
13:50De confiance.
13:51Et contrairement à ce qu'on pense,
13:53c'est le repreneur qui doit séduire le cédant.
13:55Parce que le cédant, il décide, lui,
13:58à qui il va vendre l'entreprise.
14:00Et Delphine l'a dit,
14:01il y avait de la concurrence.
14:02Parce que c'était une entreprise
14:04à reprendre.
14:06Il faut avoir de l'humilité
14:07quand on est un repreneur.
14:09Souvent, j'ai vu des repreneurs
14:11expliquer au cédant
14:12comment il allait faire,
14:13comment il allait tout changer.
14:15Ce n'est pas comme ça que ça...
14:16Voilà, il faut séduire.
14:18Séduire.
14:18Parce qu'il y a une conquête à avoir.
14:21Et ça, c'est extrêmement important.
14:22Depuis combien de temps
14:23vous avez les clés d'atelier K2M ?
14:25Pas encore un an.
14:26Décembre 2025.
14:27Quel est le bilan de cette première année ?
14:29Pas tout à fait.
14:30Il est bon.
14:32Alors, je vais être humble.
14:34Il est bon en partie aussi
14:36parce que le cédant
14:37m'a beaucoup accompagnée.
14:39Donc, je considère que cette année 2026,
14:42elle est une année de transition.
14:44Je ne considère pas
14:45que ce soit mon année encore.
14:47mais j'ai su relever le défi
14:50d'apprendre vite
14:51et d'agir là où il fallait agir.
14:53Elle était essentielle,
14:54le fait d'être accompagnée
14:55par cet ancien patron.
14:56C'était le créateur d'Atelier 2M ?
14:59C'est hyper important.
15:00Il a encore un rôle aujourd'hui.
15:02Il est encore là en conseil ?
15:03Oui, il est encore là en conseil.
15:06Il est encore là à loisir,
15:09comme il le dit.
15:12C'est sûr que je pense
15:14que c'était important
15:16que je reprenne les rênes.
15:17C'est important que, petit à petit,
15:18quand même,
15:19il me laisse
15:21prendre toutes les décisions.
15:23J'essaye de le solliciter
15:25le moins possible.
15:26On a parlé de mentorat
15:27tout à l'heure avec Dominique
15:28avant l'émission.
15:29J'ai plutôt l'impression
15:31que pour moi,
15:31c'est un mentor.
15:33Il a cette fonction
15:34d'être là,
15:35de partager son expérience,
15:37de pouvoir m'accompagner
15:38si besoin.
15:40Et donc, voilà.
15:40Donc, le bilan est très positif.
15:43J'ai dû faire
15:43quelques changements,
15:44notamment un dont je suis
15:45très fière,
15:46c'est qu'on a déménagé.
15:47On est dans les locaux
15:48qui sont tout à fait agréables
15:49maintenant dans Paris.
15:51Et voilà,
15:52ça a été une année très dense.
15:53Mais je suis très,
15:54très contente de cette année.
15:56Alors, c'est quoi
15:56les projets pour la suite ?
15:57Oui, Dominique.
15:57Si je peux me permettre,
15:59elle m'a raconté,
16:01Delphine.
16:02Dans Paris,
16:03aux portes de Paris,
16:04dans un écosystème,
16:06avec d'autres artisans,
16:08dans une communauté,
16:10et ça, c'est extrêmement important.
16:11Être accompagnée,
16:12c'est fondamental,
16:13on le dit depuis le début
16:14de cette émission.
16:14Mais également,
16:15dans son environnement
16:17professionnel,
16:17où elle peut avoir
16:18également des menuisiers,
16:19des artisans également,
16:20avec qui elle pourra travailler
16:21de toute façon.
16:22Et puis, concernant le mentorat,
16:24que j'ai importé en France
16:25il y a 22 ans du Québec,
16:26aujourd'hui,
16:28je vais me permettre,
16:29Delphine,
16:29puisqu'on va vous proposer
16:30un programme de mentorat
16:32avec l'Institut du Mentorat
16:32entrepreneurial,
16:34avec des mentors
16:35qui ne sont pas
16:35les anciens sédants.
16:37Parce qu'un mentor,
16:38enfin, le chef d'entreprise
16:39qui est un ancien sédant,
16:40ne peut pas être
16:41véritablement un mentor.
16:42Il y a un rapport...
16:44Trop proche.
16:45Trop proche, voilà.
16:47Et donc,
16:47il y a les fondamentaux également,
16:48mais je vous le redonnerai
16:49par la suite,
16:50après l'émission,
16:51bien évidemment,
16:52et on pourra vous envoyer
16:53sur l'Institut du Mentorat
16:54entrepreneurial,
16:55l'IME France.
16:57Mais l'accompagnement
16:58est fondamental.
16:59Mais parce que tout
17:00s'est bien passé,
17:00parce que ça a été préparé,
17:02parce qu'elle a été accompagnée.
17:03Et c'est ça que j'ai envie de dire.
17:04Il ne faut pas y aller
17:05la fleur au fusil.
17:06Non, non.
17:08Tout à l'heure,
17:08on échangeait.
17:11Delphine me disait
17:11« Bon, c'est quand même compliqué. »
17:13Ce n'est pas si compliqué que ça,
17:15surtout quand on est accompagné.
17:17Mais il y a énormément de choses,
17:18il y a plein de choses à voir.
17:19Et puis,
17:20parce que bon nombre de repreneurs
17:22ont envie de trouver
17:23la perle rare.
17:24Le problème,
17:24c'est que ce sont beaucoup
17:25de TPE, PME.
17:27Et généralement,
17:28quand on est un cadre supérieur,
17:30quand on a un peu d'argent,
17:32c'est les personnes à haies,
17:33tout ça.
17:34quand on a une quarantaine d'années,
17:37lorsqu'on a toutes ces choses-là,
17:40on va avoir tendance
17:41à chercher une entreprise
17:42qui a 20, 30, 40, 50 salariés.
17:44Ce qui n'est pas évident,
17:45il y en a beaucoup moins.
17:47Il y en a beaucoup moins.
17:48Et dans la recherche de la cible,
17:49c'est tout un travail
17:50qu'elle a fait avec nos équipes,
17:52Delphine,
17:53c'est qu'il faut bien savoir
17:54entre le marché caché
17:56et le marché visible.
17:57On n'a peut-être pas beaucoup de temps,
17:58mais il y a deux marchés
17:58qui sont là,
17:59et il faut regarder
18:00dans ces marchés-là.
18:00Et c'est ce qu'a fait
18:01très justement
18:02et très intelligemment,
18:03Delphine,
18:04avec les équipes de la Chambre.
18:05J'aime bien voir les coulisses
18:06de comment ça se passe,
18:07les questions qu'on se pose,
18:08les termes techniques
18:09avec Dominique Restineau.
18:10Vos projets
18:11pour cette entreprise
18:13aujourd'hui,
18:13maintenant que vous allez commencer
18:14à vraiment prendre
18:15les rênes
18:16à titre personnel,
18:17vous voulez en faire quoi ?
18:19Je veux garder une taille artisanale.
18:24Je ne veux pas en faire quelque chose
18:25qui dépasse les fondamentaux
18:31de l'entreprise.
18:32J'ai déjà commencé par,
18:34il y a deux mois,
18:36recruter un compagnon du devoir.
18:38Donc j'ai envie que ce métier perdure.
18:41J'ai envie que l'entreprise
18:43garde ce savoir-faire,
18:44qu'elle garde cette approche
18:46du sur-mesure.
18:47La chef d'atelier m'a confié
18:49qu'elle a été très contente
18:50du déménagement,
18:51très contente
18:52du nouvel environnement,
18:53mais qu'elle souhaitait juste me dire
18:55qu'elle souhaitait que ça reste
18:57à taille humaine.
18:58Donc c'est ça que j'ai envie.
18:59L'idée, c'est de continuer
19:01à développer vraiment
19:02cette clientèle haut de gamme,
19:05prestigieuse,
19:07et de pouvoir du coup
19:08peut-être grandir,
19:11mais en maîtrisant la croissance.
19:13Grandir en maîtrisant la croissance.
19:14Je regardais dans ce que
19:16ce qu'on s'était dit
19:18sur cette émission.
19:19Il y a un sujet,
19:21Dominique Ressineau,
19:22sur la reprise des entreprises
19:23par les femmes.
19:25C'est encore
19:27assez confidentiel.
19:28Pourquoi ?
19:29Et est-ce que ça s'améliore ?
19:30Je crois que c'est 32%
19:32sur la reprise.
19:34Alors je pense que ça commence
19:36à s'améliorer
19:37et que ça va s'améliorer.
19:39Premièrement,
19:40parce que je...
19:40Alors en ce qui me concerne,
19:41je suis convaincu
19:43que dans ce qu'on entend souvent
19:44pour l'entrepreneuriat féminin,
19:46il y a des écueils
19:48où c'est un peu compliqué.
19:49Et bien justement,
19:50avec toutes ces petites entreprises,
19:51c'est véritablement un sujet
19:53pour les femmes.
19:53J'en suis convaincu.
19:55On dit,
19:56oh,
19:56elles n'osent pas aller plus.
19:58C'est pas un problème.
19:59Justement,
20:00ça va commencer,
20:02tranquillement,
20:03prendre son temps.
20:04Et donc,
20:05je pense que ça va se développer.
20:06Les jeunes également.
20:08Les jeunes également.
20:09Je pense qu'il y a
20:09beaucoup de choses à faire.
20:11Là,
20:11on a lancé avec France Travail,
20:13je travaille beaucoup
20:13avec France Travail,
20:15ce qu'on appelle un POC
20:16qu'on renouvelle
20:17parce que c'est une belle expérimentation,
20:19ce qui n'est pas encore le cas,
20:20bien loin de là,
20:21de Delphine,
20:22mais sur les plus de 50,
20:24comme on dit,
20:24sur une reprise d'entreprise.
20:26Et c'est ce qu'on a mené là
20:29avec les services
20:30transmission reprise de la Chambre,
20:32avec le mentorat du Mouvji
20:33que j'ai fondé
20:34et avec également France Travail.
20:38Et donc,
20:38ce sont des cibles
20:39parce qu'il faut accompagner
20:40les gens avec des cibles
20:41en même temps.
20:42On doit s'y prendre
20:43d'une certaine manière
20:45et c'est ce que font nos conseillers.
20:47Ils s'adaptent également.
20:48Le sens psychologique.
20:49Ils personnalisent.
20:50Personnalisent,
20:51oui et non,
20:52mais c'est d'être à l'écoute
20:54du porteur de projet
20:55de reprise
20:56ou de session.
20:58Delphine ?
20:58Moi,
20:59j'ai envie de dire juste
21:00que moi,
21:00dans mon expérience,
21:02le démarrage
21:03de la reprise au féminin
21:04a été surprenant.
21:07Pas forcément
21:08dans le bon sens.
21:09En quoi c'était
21:09un critère déjà ?
21:11Pour moi,
21:12ça ne l'était pas.
21:13Mais je me suis rendue compte
21:14que ça pouvait l'être.
21:16J'ai quand même quelqu'un...
21:17Donc,
21:17quand j'ai fait le tour
21:18au départ des personnes
21:19qui pouvaient m'accompagner,
21:20j'ai rencontré
21:21plusieurs différentes entités
21:23et j'en ai rencontré.
21:24J'ai rencontré une personne
21:25qui m'a dit
21:26vous,
21:26en tant que femme,
21:27vous partez avec un sac
21:28de 10 kilos sur le dos.
21:30C'est une femme
21:30ou un homme qui vous a dit ça ?
21:31C'est un homme, évidemment.
21:33Donc,
21:33je me suis...
21:34C'était pas moi.
21:35Non,
21:35je me suis détournée
21:36de ce chemin
21:38et je me suis rendue compte.
21:39Donc,
21:39au départ,
21:40j'ai eu vraiment
21:40quelques remarques comme ça
21:42et je me suis rendue compte
21:44au final,
21:45parce que son argumentation
21:47c'était de me dire
21:47vous allez voir,
21:48vous allez arriver
21:49pour demander votre financement
21:50et les banques
21:51sont très frileuses.
21:52C'est à ce moment-là
21:53que ça coince.
21:54Ça n'a pas du tout été le cas.
21:56Pas du tout, du tout.
21:57Au contraire,
21:58je pense que justement
21:59dans cette logique
22:00d'avoir envie
22:01de donner l'opportunité
22:02à des femmes
22:03de reprendre
22:03et qu'il y a moins de candidates
22:05parce qu'il y a un frein psychologique,
22:07les banques sont au contraire
22:08très favorables.
22:09Et même,
22:09je vais aller plus loin,
22:10je pense que
22:12la personne que j'ai rencontrée
22:13pour une des offres de banque
22:15m'a dit
22:17moi,
22:17personnellement,
22:18je fais confiance aux femmes
22:19parce que je sais
22:20que les femmes
22:20prennent un petit peu moins de risques
22:22et sont un peu moins arrogantes
22:23que les hommes.
22:24Ah !
22:24C'est justement un avantage
22:27par rapport aux critiques
22:28qu'il peut y avoir.
22:28Oui, exactement.
22:29Et que du coup,
22:30quand j'ai une femme
22:31qui me présente un BP
22:32et qui m'annonce des chiffres,
22:34je sais que ces chiffres
22:35sont les chiffres.
22:36Et qu'elle me dit
22:37je vais faire ci,
22:38je vais aller faire ça,
22:39je vais aller voir mes clients,
22:41je vais...
22:42Le plan est clair
22:44et en général,
22:44il est respecté.
22:45Il y a une fiabilité.
22:46Il y a une fiabilité.
22:47Il faut le dire,
22:49c'est très fiable
22:49et il faut conseiller aux femmes
22:52de se mettre dans cette situation.
22:53Il y a des projets
22:54qui correspondent vraiment
22:56à leur profil,
22:57à leurs envies
22:58et surtout à leurs énormes compétences.
23:00Il faut quand même bien le dire
23:01qu'on a été travaillées
23:02en début de carrière.
23:04Vous vouliez parler de transfert 2026
23:08dans quelques jours.
23:10Dominique,
23:10qu'est-ce que c'est ?
23:11Alors transfert,
23:12c'est la douzième édition de transfert.
23:14Transfert et l'événement,
23:15le salon de la transmission reprise
23:17alors d'abord depuis 12 ans
23:19en Ile-de-France
23:20où on réunit
23:21avec nos partenaires fondateurs
23:23les experts comptables,
23:24les avocats,
23:25les notaires,
23:26les commissaires aux comptes,
23:29j'ai dû dire tout le monde je crois,
23:31avocats, notaires,
23:32voilà,
23:32et la Chambre.
23:33C'est un événement
23:34que nous avons créé
23:36qui réunit
23:36et des sédants
23:38et des repreneurs
23:39et avec les experts.
23:41C'est ouvert à tout le monde ?
23:43C'est ouvert à tout le monde bien évidemment,
23:44à des sédants,
23:45à des repreneurs,
23:46avec des ateliers
23:47pour creuser,
23:48ce que nous faisons un peu là,
23:49mais pour creuser davantage,
23:51des prises de contact également.
23:53Il y a toujours moins de sédants.
23:55Donc,
23:56dans la session d'entreprise,
23:58on peut expliquer également
23:59qu'il y a ce que je souhaite,
24:00même si c'est petit au départ,
24:03c'est de la croissance externe.
24:05Voilà.
24:05Et donc,
24:06un chef d'entreprise,
24:07quand il vient,
24:07il n'est pas forcément
24:08en train de vendre son entreprise.
24:09Il peut être là également
24:10parce qu'il veut faire
24:11de la croissance externe
24:12et dans nos services
24:13à la Chambre de commerce
24:13de Paris-de-France.
24:14Mais ces services,
24:15vous les retrouvez
24:16sur les chambres de commerce
24:17en France.
24:18C'est un réseau
24:18où il y a un socle minimum commun
24:20sur lequel nous travaillons
24:21qui est fondamental.
24:23Et puis,
24:23parce qu'on se connaît,
24:24on travaille ensemble,
24:25on se voit assez régulièrement,
24:27ce qui permet,
24:27quand on veut parfois déménager,
24:29d'être en contact
24:30avec la chambre de région
24:33ou la chambre départementale
24:35d'ici ou là.
24:36Donc ça,
24:37c'est important.
24:37Transfert,
24:38c'est toute l'expertise
24:39que vous avez.
24:40C'est plus d'un millier
24:41de personnes qui viennent.
24:42Donc c'est du cibler,
24:45bien évidemment.
24:46Il y a de la formation
24:47également en ligne,
24:48de l'information en ligne.
24:50Jeudi,
24:50depuis 12 ans,
24:51on est de France.
24:51Mais depuis 4 ou 5 ans,
24:53nous avons accompagné
24:54les Hauts-de-France
24:55pour faire transfert
24:56dans les Hauts-de-France.
24:56Ils font transfert
24:57dans les Hauts-de-France,
24:57la chambre de commerce,
24:58avec les partenaires
24:59que nous avons.
25:01Depuis 2 ans,
25:01là maintenant,
25:03c'est le centre-balle de Loire.
25:05J'ai lundi
25:06toute une réunion de travail
25:08avec la responsable transmission
25:10pour accompagner
25:11le Grand Est
25:12également
25:13sur l'ouverture
25:14de transfert également
25:14et ainsi de suite.
25:16Donc il y a
25:16les événements
25:17qui sont là.
25:18C'est le mois de la transmission.
25:19Il y a un travail
25:19qui est fait
25:20au niveau national
25:20des chambres de commerce
25:21et d'industrie
25:22et des chambres de métier
25:23qui sont,
25:23j'ai envie de dire,
25:24nos cousins
25:24avec lesquels
25:25nous travaillons également.
25:26C'est une demande
25:27qui nous est faite
25:28en Ile-de-France.
25:28Il n'y a aucun problème,
25:29bien évidemment.
25:30Ça, c'est fondamental.
25:31Et cette date,
25:31me semble-t-il,
25:32de mémoire,
25:32je crois que c'est
25:33le 16 novembre.
25:3416 novembre,
25:34c'est ce que j'avais
25:35exactement aussi.
25:36Et ça sera
25:36au nouveau siège
25:37de la chambre de commerce
25:38de Paris-Île-de-France
25:39près de la place
25:40de la République.
25:41Rien que le lieu
25:42vaut le détour.
25:43Voilà,
25:43et toutes les réponses
25:44à vos questions,
25:45vous vous posez
25:46sur effectivement
25:47la reprise d'entreprise
25:49et comme Delphine,
25:51réussir les projets,
25:52les projets de ce genre
25:53et changer de vie.
25:54Merci à tous les deux
25:54d'être venus
25:55dans cette émission.
25:56Dominique,
25:57je voulais profiter
25:57deux minutes,
25:58une seconde,
25:58une seconde
25:59pour remercier nos équipes,
26:01mes équipes de transmission
26:02en reprise d'entreprise,
26:04du travail qu'elles ont fait
26:05parce que Delphine est ravie,
26:07elle me l'a expliqué,
26:08donc je voulais remercier
26:09et féliciter nos équipes.
26:10C'est fait,
26:10merci beaucoup
26:11à tous les deux
26:11d'être venus.
26:12Dominique Restino,
26:13président de la CCI Paris-Île-de-France,
26:15vice-président de CCI France
26:17et Delphine Dessau,
26:18le repreneuse
26:18de l'entreprise Atelier K2M,
26:20merci beaucoup
26:20d'être venu nous parler
26:21de votre expérience.
26:23Émission à retrouver également
26:24en podcast et en replay.
26:25Très bonne journée
26:26sur BFM Business.
26:28BFM Entreprises,
26:30transmission,
26:30les règles
26:31sur BFM Business.

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