- il y a 7 minutes
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Laurent Nunez est à l'hôtel de police de Rouen pour les conditions de l'Etat.
00:03Dissez et décez, ça c'est le contrôle des flux qu'on met en place.
00:05Ce sont vos directives qui ont été retransmises et les autres quantités de l'Etat par le directeur général.
00:09Le ministre de l'Intérieur, donc à l'hôtel de police de Rouen,
00:15Vincent Vantiguem, le ministre de l'Intérieur,
00:18qui fait le point à la veille de ces manifestations,
00:22à haut risque, pour reprendre ces termes.
00:25Oui, exactement, c'est quelque chose de classique
00:28auquel on est en train de finalement s'habituer,
00:30puisqu'on en est demain sur l'acte 3, le troisième samedi de mobilisation,
00:35et à la veille, ou le jour même, le matin,
00:37le ministre de l'Intérieur a prévu de rendre visite à des forces de l'ordre
00:42pour marquer son soutien, pour se faire expliquer une situation particulière
00:47dans un endroit ou un autre,
00:48et aussi pour alerter, d'une part, les forces de sécurité,
00:53ça il l'a déjà fait, mais aussi l'opinion publique,
00:55du fait qu'il craint des débordements demain.
00:57Il le dit, il l'a dit lors de sa conférence de presse,
01:00son entourage le dit, oui, on craint des débordements,
01:02à l'image de ce qu'on a connu le 17 octobre dernier.
01:05Donc c'est évidemment un message de communication politique,
01:09d'aller rendre visite aux forces de l'ordre.
01:13Et puis il y a aussi une donnée à prendre en compte,
01:15c'est une petite musique qu'on commence à entendre,
01:17c'est la fatigue aussi des forces de l'ordre,
01:19qui ont été beaucoup mobilisées depuis le 17 septembre,
01:22c'est le début du mouvement des lycéens,
01:24le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry,
01:27à Créteil, dans le Val-de-Marne.
01:29Et puis ce mouvement qui s'est poursuivi avec ses trois journées de mobilisation,
01:33il y a encore la journée de mobilisation du 5 novembre qui est prévue,
01:36lundi c'est la rentrée scolaire dans les lycées,
01:38il y en aura certains qui seront bloqués,
01:40et la réponse aujourd'hui du ministre de l'Intérieur,
01:43c'est de demander que 75% des effectifs soient disponibles
01:46pour intervenir sur la voie publique si nécessaire.
01:48Donc c'est aussi ça qu'il doit arbitrer.
01:50Il va falloir tenir, malgré la fatigue,
01:53ils ont été aussi pour beaucoup rappeler,
01:56ils étaient en vacances, on leur a demandé de revenir
01:57pour assurer la journée de demain.
01:59Oui, notamment certains sur volontariat.
02:01Moi ce que je voudrais dire, c'est que les forces de l'ordre
02:03ont été habituées à ce genre de sollicitations sur la durée.
02:06On a eu l'épisode gilet jaune qui a duré plus de nains,
02:09donc les sollicitations, elles étaient tous les week-ends systématiques,
02:12et avec des épisodes de violence que tout le monde a pu voir sur les chaînes.
02:18Les gendarmes, par exemple, eux, ont un statut militaire,
02:20donc ils ne se posent pas la question, ils tiendront.
02:24Ils tiendront, ça fait partie de leur statut de leur entraînement.
02:27Les policiers aussi, même s'ils sont très sollicités,
02:32on ne peut pas envisager un renoncement d'accomplir sa mission.
02:37Ils feront le job, parce qu'ils sont là pour protéger,
02:39et ils le feront autant que nécessaire,
02:41même si effectivement, et certains syndicats l'ont souligné à maintes reprises,
02:45les fatigues se font sentir.
02:49Le principal, je dirais personnellement,
02:51le principal problème, c'est l'attrition liée au nombre de blessés.
02:55On est à ce stade, je crois, à 1173, 1174.
02:581193 policiers et gendarmes blessés, selon communiqué.
03:01Donc c'est quand même conséquent en termes de volumétrie,
03:04et c'est pour moi le principal signe d'inquiétude
03:07qui peut générer une attrition capacitaire au niveau des forces de l'ordre.
03:12Je rappelle les mots de l'entourage du ministre de l'Intérieur,
03:15que vous voyez là à l'image,
03:17qui attend des épisodes de violences urbaines
03:19comparables à ceux du 17 octobre.
03:22On est quand même un peu surpris, Richard Ramos,
03:24on n'a pas tiré les leçons de tout ce qui s'est passé il y a deux semaines.
03:27On a tous été terriblement choqués par les images.
03:31– On n'a pas tiré les leçons, il vaut mieux avoir peur avant qu'après.
03:35Je pense que samedi, on a vu qu'on avait tiré des leçons,
03:38il faut savoir si le dispositif y tient.
03:40C'est ça la réalité.
03:43Et on a parlé de la fatigue des forces de l'ordre,
03:46que craint tout le monde.
03:48C'est que dans cette manifestation-là, il y ait un mort.
03:51Voilà.
03:52Et quel que soit le mort,
03:54c'est-à-dire que ce soit un manifestant,
03:57que ce soit des forces de l'ordre.
03:59Et il ne faudrait pas avoir à choisir entre l'un et l'autre.
04:02C'est ça aussi la difficulté.
04:03Nos policiers, moi, ce que j'ai entendu chez eux,
04:05c'est qu'ils disent,
04:06on ne voudrait pas qu'on préfère un mort chez les policiers
04:09que chez quelqu'un, même qui a créé une exaction.
04:12Et la fatigue, tout ça aidant,
04:14on est sur un climat qui a un climat très très difficile.
04:17Et puis Safia l'a dit,
04:18elle a dit, moi je suis une révolutionnaire,
04:20je ne crois pas que ce soit même dans les urnes
04:22ou par la politique que ça va se résoudre.
04:24C'est-à-dire qu'elle décide que même la présidentielle,
04:27même que le débat présidentiel
04:28ne sera pas la solution politique.
04:29Le débat, il sera important pour faire entendre nos idées
04:32parce que je pense que la mobilisation,
04:34elle a...
04:35Pardon, je ne vous ai pas coupé la parole.
04:36Je vous ai pas coupé la parole.
04:36Je vous ai pas coupé la parole.
04:37Je vous ai pas coupé la parole.
04:37Je vous ai pas coupé la parole.
04:38Je vous ai pas coupé la parole.
04:39Et donc, ça veut dire qu'une partie de ce que dit Safia,
04:44ce n'est pas du tout les manifestants comme les étudiants
04:48qui veulent quelque chose de très précis.
04:50C'est un combat politique.
04:51Non, non, il y a aussi des choses très très précises.
04:53Safia l'a dit,
04:54c'est son combat politique de révolutionnaire.
04:56Ça veut dire qu'elle pense que ce n'est pas la démocratie
04:58qui va avoir la solution.
05:00Et donc, dans la rue,
05:01on a des gens qui vont être politisés
05:03et qui vont continuer les manifestations
05:06samedi après samedi
05:07parce que certains ont décidé
05:08de mettre à main la démocratie
05:10et de faire de la politique,
05:12non pas dans les urnes,
05:13non pas à l'Assemblée nationale,
05:14mais le faire dans la rue.
05:15Et ça, c'est difficile.
05:16Moi, je veux bien répondre à des très intéressantes
05:18l'interpellation et la question.
05:19Parce qu'en fait, moi, ce que je vois,
05:21c'est que, avant d'être militante,
05:23pardon, mais moi, je suis doctorante,
05:25je suis enfant d'ouvrier,
05:26ma mère, elle est soignante,
05:27ma mère, elle est soignante
05:28et mon père, elle est chef de chantier.
05:30Et en fait, ce que je...
05:31Super, mais en fait, moi, ce que je vois,
05:32c'est qu'il y a des revendications
05:33très concrètes à avoir.
05:35Les revendications, on va dire,
05:36qui sont minimales
05:37pour en fait un minimum, comment dire,
05:39se protéger face, en fait,
05:41à la situation.
05:42C'est, par exemple, l'augmentation des salaires,
05:45le blocage des prix du carburant,
05:47mettre fin à la sélection universitaire.
05:48On a besoin d'ouverture
05:49de plusieurs milliers de places à l'université.
05:51Moi, je vois, je suis doctorante,
05:52donc je suis entre étudiante et enseignante
05:53et c'est très compliqué aujourd'hui
05:55quand on voit nos étudiants en face de nous.
05:56Pardon, je dis, mais qui ont faim.
05:58On a besoin aussi...
06:00On a besoin aussi...
06:00On a besoin...
06:01On a besoin...
06:01On a besoin...
06:02On a besoin de BTS, IUT,
06:04filière de santé,
06:05mais on manque, par exemple,
06:05de place aujourd'hui
06:06dans les sciences humaines et sociales,
06:07dans mes filières en éco-gestion,
06:08en droit, etc.
06:10Aujourd'hui, on a une génération
06:11qui aspire à aller à l'université
06:12et qui veut un autre avenir.
06:14Mais évidemment qu'aujourd'hui,
06:15on voit ce qui s'exprime
06:16et c'est ça qui est merveilleux
06:17dans cette mobilisation.
06:18Il y a ce qu'on appelle
06:18une conscience révolutionnaire.
06:20Ce n'est pas forcément des personnes
06:21aujourd'hui qui sont militantes
06:22dans une organisation comme moi,
06:24qui ont une stratégie comme moi,
06:24mais qui me disent
06:25qu'on a envie, besoin de révolution
06:26parce qu'en fait, ce qu'on sent
06:28et ce qu'on entend par révolution,
06:29c'est changer de système de société.
06:30Mais vous croyez aussi
06:32au pouvoir des urnes ?
06:34Face à une catastrophe climatique
06:35qui arrive,
06:36face à de possibles guerres
06:39qui arrivent et qui disent
06:40qu'en fait, nous, on a envie
06:41de par exemple de récupérer.
06:42Il y a aussi une présidentielle
06:45dans ce mois.
06:46Je vais vous répondre,
06:47mais juste s'il vous plaît,
06:47laissez-moi terminer.
06:48De récupérer de l'argent
06:50qui, comme je vous le disais,
06:51aujourd'hui n'est plus à nous
06:52alors qu'il devrait l'être.
06:53Je vous ai dit, il y a des cadeaux,
06:55des aides publiques
06:55à hauteur de plus de 100 milliards d'euros
06:57qui ont été faites aux entreprises,
06:59un budget militaire
07:00qui augmente à hauteur
07:01de plus de 30 milliards d'euros,
07:02des évasions fiscales
07:03à hauteur de milliards d'euros
07:04qui sont énormes.
07:05Et aujourd'hui, récupérer cet argent,
07:07ce sera quelque chose
07:07d'extrêmement important
07:08pour sauver les services publics
07:09et pour notre mouvement.
07:10Sur l'importance
07:12de l'élection présidentielle
07:14et le pouvoir des urnes.
07:15L'importance de la présidentielle,
07:17et c'est pour ça que je défends
07:18la candidature d'Anna Skazib,
07:20ça fera d'essayer de faire en sorte
07:21que cette présidentielle...
07:22Il y a un trotskyste
07:22un peu mieux placé
07:23dans cette présidentielle.
07:24C'est de faire en sorte
07:25dans cette présidentielle,
07:26grâce à la candidature
07:27d'Anna Skazib
07:28et de Révolution Permanente,
07:29qu'en fait, aujourd'hui,
07:31les personnes qui ont résisté
07:32aux plus de 10 ans de Macronis,
07:33ça a été les travailleurs
07:35et la jeunesse.
07:36À travers les Gilets jaunes,
07:37à travers la réforme des retraites,
07:38à travers le 10 septembre
07:39et à travers, aujourd'hui,
07:40le mouvement
07:40qu'on est en train de connaître.
07:41Il faut que nos voix
07:42puissent se faire entendre
07:44pendant cette campagne présidentielle
07:45parce que la campagne présidentielle,
07:46historiquement,
07:47a politisé des millions de personnes.
07:49Moi, aujourd'hui,
07:50j'appelle à voter
07:50à Anna Skazib, effectivement,
07:52mais je pense, pardon,
07:53qu'aujourd'hui,
07:54on est de très nombreuses personnes
07:56à penser...
07:56on est tous le ministre de l'Intérieur.
07:57Pardonnez-moi,
07:58priorité au direct.
07:59Je voulais juste,
07:59avant que vous passiez
08:00au briefing plus opérationnel
08:02avec les cartos et autres,
08:04vous en profitez, évidemment,
08:05pour vous remercier
08:06pour l'engagement
08:07qui a été le vote le 17 octobre,
08:09pour l'engagement
08:10qui a été le vote le 24 octobre
08:11et pour l'engagement
08:12qui sera le vote demain.
08:14On sait qu'on aura
08:15une journée encore
08:16qui sera compliquée,
08:17qui sera très longue.
08:18C'est une journée qui sera très longue
08:19avec une manif
08:20qui, ici, à Rouen,
08:22est déclarée,
08:22ne sera pas en centre-ville,
08:24mais on peut penser aussi
08:26qu'il y aura probablement
08:27un certain nombre d'individus
08:28qui essaieront de la faire dégénérer,
08:29et de la faire surtout
08:30à la dispersion.
08:31Pas forcément, d'ailleurs,
08:32qu'à la dispersion.
08:33Ça peut être aussi après.
08:34Mais on a pas mal d'appels aussi
08:35demain sur les réseaux sociaux.
08:37Je ne sais pas si ça prendra
08:38à Rouen ou pas,
08:38mais manifestement,
08:39ça prend dans d'autres villes.
08:40De groupes à risque
08:41de venir dans les centres-villes
08:43pour provoquer des...
08:46se livrer à des pillages.
08:47Et donc, il faudra
08:48être extrêmement réactif.
08:49Et c'est le message
08:49qui a été passé à la fois
08:50par le général
08:51et par le directeur.
08:53Il faut vraiment
08:53qu'on soit extrêmement mobile.
08:54Comme vous l'êtes d'habitude,
08:55mais il faut qu'on soit mobile
08:56et aller impacter
08:57les groupes à risque.
08:58Ne pas laisser s'installer
08:59des situations
09:02où ils prendraient les dessus
09:03parce qu'automatiquement,
09:04on aurait ensuite
09:04des pillages,
09:06des casseurs
09:06qui viendraient.
09:07En réalité,
09:07ils profitent
09:08de la situation
09:09où on est parfois
09:10en difficulté
09:11pour venir faire le nombre.
09:13Et là,
09:13il faut absolument
09:14qu'on soit extrêmement impactant,
09:16mobile,
09:17réactif,
09:17vraiment très agile.
09:18Alors, je sais que vous l'êtes,
09:19c'est les instructions
09:20qu'on a passées.
09:21C'est les instructions,
09:22évidemment,
09:22qu'on passe de tout le temps.
09:23Mais ça a une importance
09:24extrêmement forte demain
09:26parce que demain,
09:27c'est la soirée d'Halloween.
09:28Donc,
09:29il y a la partie festive,
09:31la manif.
09:32Ensuite,
09:32on a des appels
09:33à venir se rassembler
09:34et autres.
09:35Et puis,
09:35il y a la nuit d'Halloween.
09:36Donc,
09:36il faut vraiment
09:38qu'on soit extrêmement réactif.
09:39Donc,
09:40il y a une force mobile
09:40ici à Rouen.
09:41Il y a les effectifs locaux
09:43organisés en colonne,
09:44en compagnie de marche.
09:45Voilà,
09:45j'ai eu bien l'habitude
09:46de tout ça.
09:46je sais que c'est très opérationnel,
09:47très efficace.
09:48Et donc,
09:49je vous souhaite bon courage
09:50vraiment pour demain.
09:51Je remercie aussi
09:52le directeur général
09:52de la police nationale
09:53qui m'accompagne
09:54avec le major général
09:55de la gendarmerie
09:56qui,
09:56partout sur le territoire national,
09:58on veillait à ce qu'on mobilise
09:59complètement
09:59nos forces de sécurité.
10:01Merci,
10:01monsieur le préfet,
10:02pour le dispositif
10:03qui a été mis en place.
10:04Et je remercie aussi,
10:05monsieur le procureur.
10:06Merci,
10:07monsieur le procureur.
10:08Je crois qu'on a partout
10:09sur le territoire national
10:10une justice qui répond présent
10:11quand on présente
10:12un certain nombre d'individus,
10:13quand on interpelle
10:14les individus.
10:15Et donc,
10:15je voulais vraiment
10:16vous remercier.
10:17C'est extrêmement important
10:18pour les forces
10:20de sécurité intérieure
10:21de savoir que les personnes
10:21qu'on présente,
10:22il y a réellement
10:23des poursuites,
10:24surtout qu'on est confronté
10:26à des infractions
10:28extrêmement graves.
10:29Voilà.
10:30Soyez prudents demain.
10:31Comme on le dit souvent,
10:33il y a la dégradation
10:34de commerce,
10:35il y a parfois
10:37des prises à partie
10:37de bâtiments publics
10:39et puis il y a surtout,
10:40ça reste leur cible préférée,
10:41c'est l'atteinte
10:42aux forces de sécurité intérieure.
10:43C'est absolument inacceptable.
10:45Mais soyez donc prudents,
10:47répondez,
10:47il faut aller au contact,
10:48il faut aller à l'impact.
10:49Je sais que vous le faites
10:50toujours avec la plus
10:50grande proportionnalité
10:52et moi,
10:53en tout cas,
10:53j'ai toute confiance
10:54dans votre capacité
10:55à bien gérer les choses
10:56demain,
10:57ici à Rouen
10:58et d'ailleurs,
10:58d'une manière générale,
10:59M. le directeur général,
11:00M. le major général
11:00sur le territoire national.
11:02Voilà.
11:02Bon courage à vous.
11:03Je vais vous laisser
11:03pour le briefing
11:06plus opérationnel
11:06avec les cartous et autres
11:07et bon courage à vous demain.
11:09Vraiment merci
11:09et merci beaucoup.
11:10Merci à vous.
11:10Je vais saluer.
11:13Voilà le message,
11:14donc,
11:16le message de Laurent Nunez,
11:18le ministre de l'Intérieur
11:19qui était aux côtés
11:21des policiers
11:22à l'hôtel de police
11:24de Rouen,
11:25Rouen donc,
11:26où la manifestation
11:27demain n'aura pas lieu
11:28dans le centre-ville
11:29mais bien en périphérie
11:30avec cette consigne donnée
11:32donc par le ministre
11:34de l'Intérieur.
11:35Soyez mobiles,
11:36soyez agiles.
11:38On sait que des...
11:39Je reprends l'entourage,
11:41ce que dit l'entourage
11:42du ministre de l'Intérieur,
11:44des velléités de dégradation
11:45et tentatives de pillage
11:46sont à craindre
11:49avec donc des épisodes
11:51comparables à ceux
11:51qu'on a déjà connus
11:52le 17 octobre.
11:54Comment faire face
11:55quand on est policier,
11:56gendarme
11:57et qu'on a ce risque-là
12:00un peu partout en France
12:02et sur une période prolongée.
12:04ça peut se poursuivre
12:05tard dans la nuit.
12:06Comment fait-on face ?
12:07Alors, il faut d'abord
12:10prendre en compte
12:10le risque dans sa globalité.
12:12Il faut savoir
12:13que le dispositif
12:14ne va pas être uniquement
12:15sur le cortège.
12:16Il va être déployé
12:18sur différents points sensibles
12:19qui ont été arrêtés
12:20de façon à permettre
12:21une réaction rapide
12:24des différentes forces
12:25de sécurité.
12:26Et de surcroît,
12:27en périphérie,
12:28il va y avoir
12:29des contrôles
12:29axés sur les flux
12:31pour permettre
12:32de détecter en amont
12:33et de dissuader
12:35tout fauteur de trouble
12:36qui pourrait
12:38se rendre
12:39en centre-ville
12:40pour commettre
12:40ces exactions.
12:41Donc, tout ce qu'on soit
12:43en lien avec
12:44les forces de police,
12:46les forces de gendarmerie
12:47et qui concourent
12:49à la sécurité
12:50à la fois
12:51des cortèges
12:52et des commerces
12:54qui pourraient être
12:54l'objet,
12:55qui pourraient être
12:55la cible d'attaques
12:56par les casseurs
12:57ou les pilleurs.
12:58Mais quand il dit
12:58qu'il faut aller au contact
12:59et à l'impact,
13:00je pensais qu'il fallait
13:00éviter justement
13:01le contact ?
13:02Non, alors c'est fini ça.
13:04Depuis quelque temps,
13:05maintenant,
13:06la doctrine a un petit peu
13:07changé.
13:08Et ça, ça date
13:08des Gilets jaunes,
13:10notamment en Paris.
13:10Aujourd'hui,
13:11il faut qu'on soit prêt
13:12à accepter le contact,
13:15voire à le provoquer.
13:16C'est-à-dire que,
13:17lorsque vous avez
13:18des casseurs en action,
13:19il ne faut pas
13:20rester à distance,
13:21leur envoyer des grenades,
13:22puisqu'ils sont
13:23grenades de lacrymogènes,
13:24j'entends bien,
13:25parce qu'ils sont
13:25mieux équipés que nous.
13:26Et il faut vraiment
13:28aller au contact,
13:29tenter de les interpeller
13:30ou à minima
13:31de les disperser
13:32pour que les infractions,
13:34les exactions
13:36qu'ils commettent
13:36s'arrêtent.
13:37Ça, c'est insupportable
13:38pour la population,
13:40insupportable
13:41pour les commerçants,
13:42que de voir
13:43des pillages
13:44et de la casse
13:46qui se commet
13:46sans qu'il y ait
13:47la moindre intervention
13:48des forces de l'ordre.
13:48Donc je crois que
13:49ça, c'est un des principaux
13:50enseignements
13:50qui ont été tirés
13:51des événements
13:53du 17 octobre
13:54et qui désormais,
13:56à mon sens,
13:57vont permettre
13:57de réguler
13:58un petit peu
13:59ce genre de comportement.
14:00Pardon,
14:00mais cette doctrine
14:01dont vous parlez,
14:02moi, ça me choque
14:04énormément
14:04qu'on en parle
14:05avec autant d'aisance
14:06parce qu'en fait,
14:06quand on est manifestant,
14:08quand on est mobilisé,
14:09ça a des impacts
14:11extrêmement importants
14:12où en fait,
14:13on a vu
14:13toute cette espèce
14:15de pratique systématique
14:16des NAS,
14:17de gazage,
14:18on a tous été frappés
14:19par ces images,
14:20par exemple,
14:20vous voyez de l'orchestre
14:22parisien
14:23qui a beaucoup animé
14:24nos manifestations,
14:25qui a été gazé
14:26de la pire des manières
14:27avec des musiciens
14:28qui n'arrivaient plus
14:29à respirer,
14:30c'est aujourd'hui
14:30des parents
14:31qui avec leurs enfants
14:32ont peur de manifester,
14:33il y a des jeunes,
14:34des lycéens
14:34qui ont été mutilés,
14:35qui ont perdu des mains,
14:36qui ont perdu des yeux,
14:38aujourd'hui,
14:38on ne peut pas parler
14:39entre guillemets
14:39de cette doctrine
14:40de maintien de l'ordre
14:41comme si de rien n'était,
14:42c'est des violences répétitives,
14:43non seulement,
14:44on en parlait
14:44contre le droit
14:45de manifester,
14:46mais aussi contre des corps
14:48de jeunes,
14:48de lycéens,
14:49d'étudiants,
14:49de parents,
14:50d'enfants,
14:50c'est extrêmement problématique.
14:52Une information à vous donner
14:54si vous le permettez.
14:55C'est extrêmement grave.