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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
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00:00Notre invité ce soir c'est toujours Alexandre Jardin, auteur de Les Gueux, Le Retour.
00:06On continue de parler de cette mobilisation en cours.
00:08Et alors j'ai retrouvé ce que vous disiez en 2025.
00:11Vous disiez qu'il y a eu une colère latente, un degré extraordinaire.
00:15Et vous alliez même plus loin.
00:16Vous parliez de prémices d'une insurrection.
00:18C'était à propos des ZFE, des zones à faible émission.
00:22On y est là ?
00:25Le simple fait que vous me posiez la question,
00:28en temps normal, on ne pose pas ce genre de questions.
00:32Donc si on pose la question, c'est qu'on sait bien qu'on entre dans une zone d'hyperfragilité.
00:38Tout le monde le sait.
00:39Le monde paysan actuellement, s'il n'obtient pas des réponses très rapides,
00:44on va perdre entre 50 000 et 100 000 exploitants sur 350 000.
00:48C'est-à-dire qu'on va perdre notre autonomie alimentaire.
00:52En plus, ce ne sont pas des gens qui, quand ils reçoivent le coup de fil de la banque,
00:56qui vont aller faire une thérapie.
00:58Ce sont des gens qui vont se suicider.
01:00C'est une autre culture.
01:01Et qu'on entend peu lors de cette mobilisation actuelle.
01:04C'est pour ça que je vous dis, il y a ce que vous voyez qui est filmé,
01:08mais actuellement, il y a une accélération des suicides paysans.
01:12Alors, ça ne fait pas d'image.
01:14C'est des types qui, dans un désespoir absolu,
01:19il y a eu plein de cas de suicides en buvant des produits phytosanitaires.
01:24Jusqu'à restamment, c'était un tous les deux jours.
01:27Maintenant, on arrive plutôt vers 2-3.
01:30Donc, toute cette crise-là, elle est terrible.
01:37Moi, j'entends les communes qui me disent qu'il leur manque beaucoup de personnel
01:41pour faire tourner les services de cantine.
01:43Parce que quand vous avez une commune, par exemple,
01:46qui est en bordure d'une ville moyenne,
01:47toutes les villes moyennes, type Montpellier,
01:49l'immobilier a monté.
01:51Donc, tous les gens qui sont dans les communes autour,
01:53quand ils ont eu des enfants, ils partent à 50 kilomètres.
01:57Parce qu'ils ne peuvent pas payer les loyers.
02:00Quand on est à 50 kilomètres, ça fait 50 plus 50,
02:03ça fait 100 kilomètres avec une naissance impossible.
02:06Donc, au départ, vous vous mettez en arrêt maladie,
02:08puis à un moment, vous ne pouvez plus.
02:10Et puis, avant l'été, on avait 24% des Français
02:14qui, à partir du 18 du mois, étaient dans le rouge.
02:18Et ça, cette colère-là...
02:20Donc, vous imaginez, là, en ce moment, on n'est pas à 24.
02:23Et si on ne publie pas les chiffres,
02:26c'est parce qu'ils sont terrifiants.
02:28Ils sont abominables, ces chiffres.
02:30Donc, on a fait le choix, ou pas on, le gouvernement,
02:35a fait le choix de maintenir très haut des niveaux de taxes,
02:38ce qui a pour effet d'effondrer l'activité économique.
02:42Ça y est, maintenant, on est en récession officiellement.
02:44Mais on le sait, dans le mouvement des gueux, on le sait.
02:47Tout le monde me disait que, depuis un mois,
02:49les parkings des Leroy Merlin,
02:52où vont les artisans pour faire le plein de plâtre,
02:55de trucs pour le lendemain, étaient vides.
02:58Donc, évidemment qu'on est en récession.
03:00Et, en plus, ces bandes, pardon, mais d'abrutis,
03:03ils ont effondré le produit des taxes pétrolières.
03:07Puisque, maintenant, Super U disait
03:09qu'ils avaient énormément de stations
03:11qui, au mois d'octobre, ont fait moins 40.
03:14Moins 40 !
03:15Ça veut dire que la TVA ne monte plus.
03:18Ça veut dire qu'on est en train de mettre à sec notre État.
03:21Donc, ils font des choix démons.
03:24Et alors, le pire du pire,
03:25c'est ce qui est en train de vous arriver.
03:27Vous avez toutes les télés qui, en ce moment, disent
03:29« Regardez comme c'est bien, les prix baissent parce qu'on déstocke. »
03:32Ils sont allés puiser dans les réserves stratégiques, effectivement.
03:34Dans les réserves stratégiques,
03:35qui sont déjà microscopiques.
03:38C'est une toute petite sécurité.
03:40Et là, on va balancer 10 millions
03:42sur les 50 millions de barils de gasoil
03:45au moment où Trump, visiblement,
03:49s'apprête à...
03:50– Et prêt à réattaquer.
03:51– Voilà.
03:51À réattaquer.
03:53Donc, au moment où...
03:55Je veux dire, nous avions d'autres choix.
03:57Les gueux proposaient une baisse de 50 centimes
03:59en coupant les certificats d'économie...
04:01en les suspendant les certificats d'économie d'énergie
04:04le temps que la tempête,
04:06que le tsunami mondial passe
04:08et aussi de couper les 7 milliards
04:10de subventions directes
04:13aux énergies éoliennes et photovoltaïques.
04:16Parce qu'il nous semble
04:19qu'un mètre, l'économie à l'arrêt,
04:21c'est suicidaire.
04:23Deux, suicider les classes moyennes
04:25et les classes qui ont pu arradi.
04:28C'est du suicide politique,
04:30c'est du suicide social.
04:31Et puis, c'est dégueulasse.
04:34Je veux dire, c'est absolument dégueulasse.
04:36À un moment, il faut prioriser notre peuple.
04:38Il faut prioriser nos classes moyennes,
04:40prioriser nos classes populaires.
04:43Mais c'est un truc de bon sens.
04:44Je veux dire, il y a des mamans avec des gosses.
04:46– Et ça, la classe politique ne l'entend pas ?
04:49Le gouvernement ne l'entend pas ?
04:50– Non, non, c'est encore mieux.
04:52Vous avez eu, il y a quelques jours,
04:54le ministre de l'économie
04:55qui nous a expliqué, plein pot,
04:57face caméra à l'Assemblée,
04:59que ça empêchait des gens de dormir,
05:00mais que lui, ça ne l'empêchait pas de dormir.
05:03– Concernant la taxe sur le carbone.
05:06– Oui, les taxes sur le carbone.
05:07C'est inouï.
05:08Donc, on a une crise,
05:10une crise du mépris.
05:12Et nous, ce qu'on demande,
05:15pourquoi est-ce que je dis aux gens qui nous écoutent ?
05:17Allez sur référendumcitoyen.fr,
05:19vous téléchargez l'appli,
05:20vous dites, je veux ça.
05:22Pourquoi ?
05:22Parce qu'il faut qu'on sorte de la culture du mépris.
05:25– Sauf que, pardon, Alexandre Jardin,
05:27on parle notamment de la crise lycée.
05:30Il y a eu un début de réponse politique.
05:31On a listé ce qui a déjà été annoncé,
05:33mais 500 postes de professeurs créés au lycée,
05:364 milliards pour la rénovation du bâti scolaire,
05:40plafonner la limite des élèves en classe,
05:4315 000 places supérieures en BTS en unité,
05:46remplacer le fameux Parcoursup.
05:49Tout ça via une plateforme, d'ailleurs.
05:51La méthode a dû vous plaire.
05:53Ils ont ouvert une plateforme
05:55pour que les étudiants, les lycéens
05:57puissent directement faire leur demande.
06:01Est-ce que là, on peut parler de mépris, réellement ?
06:04– Pardon, mais c'est encore pire.
06:06Parce qu'ils savent parfaitement ce qu'ils font,
06:08ils savent qu'ils ne seront plus aux affaires
06:10pour tenir ce qu'ils sont en train d'annoncer.
06:13On se fout de la gueule des gens.
06:15Je préférerais que sérieusement,
06:18les mouvements étudiants,
06:20que sérieusement les syndicats
06:21fassent des propositions référendaires
06:23et que, de manière loyale,
06:26qu'on ouvre des grands débats sur vos plateaux
06:28et qu'on tranche...
06:31Je veux dire, on a 150 milliards qui nous manquent
06:34dans les budgets publics.
06:35On a 3 600 milliards de dettes.
06:37On a des gens qui ne nous font plus confiance.
06:40Donc on va devoir faire des réformes de structure.
06:42Pour financer, pour de vrai, ce que vous dites,
06:45il faut des sous.
06:46Qu'est-ce qu'on met en face ?
06:48Est-ce qu'on casse le millefeuille ?
06:50Est-ce qu'on réorganise le...
06:53On fait des choix.
06:55On doit faire des grands choix.
06:57Et au fond, ça, tout ce que je dis,
06:59ça concerne J plus 1.
07:01C'est-à-dire J plus 1,
07:02est-ce qu'on reste une grande démocratie ?
07:05Est-ce qu'on décide ?
07:09Ou est-ce qu'on laisse les financiers décider ?
07:13Vous qui présidez le mouvement des gueux,
07:15est-ce que les lycéens, les infirmiers, les agriculteurs,
07:18les policiers, les cotisants, les retraités,
07:20tous ces gueux-là,
07:22est-ce qu'ils ont au fond les mêmes intérêts ?
07:24Ou est-ce qu'il y a aussi des groupes de gens
07:27qui demandent pour eux 10 milliards, 15 milliards, 20 milliards,
07:31mais qui, si vous voulez, n'ont pas le même intérêt
07:33que le groupe voisin ?
07:34Est-ce que les gueux sont un groupe homogène ?
07:36Non.
07:37Avec une formulation commune ?
07:38Bien sûr.
07:39Ou est-ce que chacun veut les milliards pour soi ?
07:40C'est pour ça que j'appelle à la démocratie directe.
07:44Parce qu'à un moment, il faut qu'il y ait un juge de paix.
07:46Et il faut que la décision,
07:48parce qu'il y aura des gagnants, il y aura des perdants,
07:51et il faut que cette décision soit prise par un peuple
07:55et que les journalistes, les plateaux télé, éclairent,
07:58viennent faire venir des experts,
08:00que nous fassions des choix.
08:02Ce n'est pas vrai qu'on rasera gratis.
08:04Donc, est-ce qu'on est capable de faire nos grands choix,
08:07de s'en sortir,
08:09de refabriquer une nation prospère,
08:11avec une éducation exemplaire, réellement de premier plan ?
08:14Et ça suppose des choix.
08:16Mais il faut qu'une formation politique porte ses choix,
08:18le faire alternatif.
08:19C'est quelle formation pour vous ?
08:21Alors, pour l'instant, je suis en train de parler
08:23avec une très grande partie des formations.
08:25Pourquoi ? Parce qu'au début, ils ont snobé,
08:27ils ont dit « Qu'est-ce que c'est que ce truc, référendum citoyen ? »
08:29Et après, ils ont vu que 150 000 Français
08:32avaient déjà téléchargé.
08:34Et puis, doucement,
08:36ils voient bien que ça peut être aussi leur intérêt.
08:39Parce que gérer le J plus 1,
08:41gérer le bordel,
08:43ils ne sont pas tous irresponsables.
08:45Mais là, vous ne vous mouillez pas trop.
08:46Est-ce qu'il y a une formation politique
08:48qui est un peu plus réceptive qu'une autre
08:51sur la question du RIC,
08:53du référendum d'initiative citoyenne ?
08:55C'est plus ou moins avancé.
08:56Mais pour l'instant, vous n'avez entendu personne
08:58prendre ce parti.
09:00J'attends que le premier candidat
09:03vienne sur votre plateau
09:04et dise « Il y a une crise de confiance
09:07avec la nation,
09:08entre les politiques et la nation.
09:10On va la guérir par un acte de confiance. »
09:13Le premier qui fait ça,
09:16je pense qu'il entraînera tous les autres.
09:18Et mon souhait,
09:20pardon, mais je suis vraiment...
09:23Ce qui me bouleverse dans l'histoire de France,
09:25c'est le gaullisme.
09:26Le gaullisme, pas celui de 1958,
09:28celui d'avant.
09:30C'était le moment où on a été capable
09:32de se mettre autour de la table
09:34et de réparer pour de vrai
09:35les structures de la nation.
09:36Et là, je vous parle de réformes structurelles.
09:39La démocratie ne fonctionne plus
09:40de manière structurelle.
09:42Donc, il faut qu'on rétablisse des règles
09:45et ça ne peut pas être le lot
09:47d'un seul parti.
09:48Mais vous avez vu qu'en l'État,
09:50il y a aussi une situation
09:51qui est celle qu'on connaît.
09:53Il y a des sondages.
09:54En l'État, on se dirige vers un duel.
09:57Les choses peuvent encore changer,
09:58notamment si ce soir,
10:00l'enfile tranche pour une primaire ou non.
10:02On verra.
10:02Mais en l'État,
10:03c'est la France insoumise
10:05qui se qualifie face
10:06au Rassemblement national.
10:07Est-ce que l'une de ces deux formations
10:12a échangé avec vous
10:13sur la question du RIC
10:14et serait à même de porter ce projet ?
10:19Ils vous le diront eux-mêmes
10:21à un moment.
10:23Mais à un moment,
10:24il va bien falloir que ces gens
10:26comprennent qu'ils ne peuvent plus
10:28demander un chèque en blanc
10:29parce qu'il n'y a plus de confiance.
10:32Et la personne qui sera élue,
10:34de toute façon,
10:35si vous regardez les sondages,
10:37aura majoritairement une défiance
10:38en France.
10:40Donc, par le jeu électoral,
10:41on peut gagner.
10:42Mais ça ne veut pas dire
10:43que la majorité de la nation
10:44fait confiance.
10:45La crise de confiance,
10:46elle est beaucoup trop profonde.
10:48Donc, j'appelle ces gens
10:50et tous les entourages
10:52à prendre conscience
10:53qu'il faut réparer.
10:56Réparer la confiance.
10:57Il ne suffit pas
10:58de gagner une élection.
10:59Quelle est la question ?
11:00Admettons que ce projet passe,
11:02qu'une formation politique le porte.
11:05Quelle est la question prioritaire
11:06à poser aux Français
11:07pour résoudre cette crise
11:11de confiance,
11:13cette déconnexion
11:14entre l'élite et le peuple ?
11:15Il y en a plein en rafale.
11:17Tout le monde sait très bien
11:18qu'on ne va pas pouvoir
11:19vivre durablement
11:19avec une telle différence
11:20entre le salaire brut
11:21et le salaire net.
11:23Ce n'est pas possible.
11:24Donc, la question, c'est quoi ?
11:26Est-ce qu'on coupe
11:27tant de dépenses
11:28pour augmenter de tant
11:29le salaire net ?
11:30Et ça,
11:32il faut que ça transcende
11:33parce que c'est un choix
11:35tripal.
11:36Est-ce qu'on garde un État
11:37où c'est le bordel intégral
11:39avec des financements croisés
11:40où il faut X années
11:41pour faire une piscine
11:42et un millefeuille débile ?
11:44Ou est-ce qu'on renvoie
11:46pour monter le salaire net
11:47toutes les économies ?
11:49Est-ce que vous voulez
11:50que le droit français prime
11:52le droit de l'Union
11:53en cas de conflit ?
11:56Est-ce que les Français
11:58ont les clés
12:01pour trancher
12:02sur ce genre de questions
12:03complexes ?
12:03Nous sommes le peuple
12:04le plus politique du monde.
12:06Nous sommes le peuple
12:08qui discute.
12:09Nous sommes un grand peuple
12:10politique.
12:11Nous sommes un peuple
12:12profondément intelligent.
12:13Ça fait 25 ans
12:14que je monte
12:14des associations de quartier.
12:16Je connais l'intelligence
12:18dans nos communes.
12:19Je veux dire,
12:20assister à des débats
12:21dans toutes les villes moyennes,
12:23dans les communes rurales,
12:24dans un conseil municipal,
12:26je veux dire,
12:26les gens réfléchissent.
12:28Et je mets ma main au feu.
12:30Les gens réfléchissent,
12:31mais pardonnez-moi,
12:31quand on regarde le Brexit,
12:32par exemple,
12:33il y en a beaucoup
12:33qui ont regretté
12:34parce qu'ils ont estimé
12:35qu'ils n'avaient pas
12:36toutes les clés en main.
12:37Justement,
12:37ça c'est une question
12:38très intéressante
12:39que j'aimerais vous poser.
12:39J'ai tendance à croire,
12:40ça c'est mon opinion personnelle,
12:41que le peuple sait ce qu'il veut,
12:43mais qu'il ne sait pas toujours
12:44comment t'y arriver
12:45et qu'il a besoin d'une élite
12:46pour pouvoir le guider
12:47vers ce résultat.
12:48Est-ce que vous considérez aujourd'hui
12:49que l'élite arrive encore
12:50à démontrer
12:51qu'elle est capable
12:52de guider le peuple
12:52vers ce qu'il veut ?
12:53Ou est-ce que le peuple
12:54doit remplacer l'élite ?
12:55Est-ce qu'il faut quand même
12:55conserver l'idée
12:56d'une élite
12:57qui guide un peuple
12:58vers l'idéal
12:58que ce peuple veut atteindre ?
13:01En tout cas,
13:01l'élite bureaucratique
13:02a échoué.
13:04Mais ça ne veut pas dire
13:05qu'il n'y a pas plein
13:05d'élites de remplacement
13:06en France.
13:07Vous avez des élites économiques
13:08qui savent très très bien gérer.
13:10Vous avez des villes moyennes
13:12en France
13:12qui sont très très bien gérées.
13:14Moi je pense que
13:14quand on aura
13:15un référendum
13:16d'initiative citoyenne,
13:17je pense qu'une grande question,
13:18une grande partie des questions
13:20viendront des élus locaux.
13:21Vous décentralisez tout cela ?
13:24Ça viendra d'eux.
13:26Ça viendra
13:26d'associations des maires de France.
13:27Ça viendra
13:28des associations
13:29de maires ruraux.
13:30Je veux dire,
13:31l'intelligence,
13:32elle est partout.
13:32Vous imaginez
13:33que dans ces associations,
13:34ils ne réfléchissent pas ?
13:36Évidemment qu'ils réfléchissent.
13:37La France est en ébullition
13:39d'intelligence
13:39mais elle n'a pas
13:40d'outil d'expression.
13:41Donc, je demande,
13:45vous allez sur référendumage
13:46citoyen,
13:46vous téléchargez.
13:48Le message est passé.
13:49Et comme je n'ai pas
13:50assez d'argent
13:50pour payer vos votes,
13:52vous adhérez au gueux.
13:53Mais ce projet,
13:54vous le portez depuis,
13:57quand même,
13:58il s'est affiné
13:59mais vous le portez
13:59depuis longtemps
14:00et vous avez rencontré
14:01Emmanuel Macron
14:02à un moment.
14:03Pourquoi vous n'avez pas
14:04réussi à lui vendre,
14:05à en faire le porteur
14:07alors qu'il avait
14:07tous les pouvoirs
14:08pour le faire ?
14:10Parce qu'il n'en avait
14:11rien à foutre.
14:14C'est-à-dire qu'il voulait
14:16sa révolution technocratique
14:18entre la technocratie française
14:19et la technocratie européenne.
14:22La société civile
14:23ne l'intéressait pas.
14:25Le mouvement des Zèbres
14:26que j'avais monté
14:28avec des gens
14:28qui savaient réparer
14:29les fractures françaises,
14:30ça ne l'a pas intéressé.
14:32j'ai essayé de refourguer tout
14:33à travers le plan de Borloo.
14:35En réalité,
14:35il y avait des Zèbres là-dedans.
14:37Évidemment que j'étais derrière.
14:40Évidemment que ça a été viré
14:42parce que la fracture,
14:43ça ne l'intéressait pas.
14:44Donc à un moment,
14:47est-ce qu'on sort
14:47de cette folie
14:49maintenant qu'il s'en va
14:51et est-ce qu'on devient
14:52un grand peuple démocrate ?
14:54Il vous a déçu,
14:55Emmanuel Macron ?
14:56Non, parce que j'avais claqué
14:57la porte un an avant.
15:01parce que je savais
15:03ce qui est malheureusement.
15:05Mais ce qui m'intéresse,
15:06je m'en fous
15:07de ce qui se passait
15:08il y a 10 ans
15:09et puis il part.
15:10Donc arrêtons de parler de lui.
15:12Il lui reste encore 6 mois.
15:14Merci beaucoup.
15:15Merci Alexandre Jardin
15:16d'avoir pris le temps
15:17de répondre à notre question.
15:18Sinon, je n'aurais pas l'argent
15:19pour payer les...
15:19Je crois que là,
15:21le message est passé.
15:23Auteur de l'Aigueux,
15:25le retour aux éditions
15:26de Michel Laffont.
15:27Merci beaucoup
15:27d'être passés nous voir.