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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00C'est très important, malheureusement grave et on espère que ce sapeur-pompier va s'en sortir.
00:04Il a été blessé par balle, donc par un homme, lors d'une intervention pour un feu de véhicule près
00:10de Marseille.
00:10On est sur place, on va accueillir le maire de Marseille, mais tout d'abord on se rend dans la
00:14cité fosséenne,
00:14juste à côté de Marseille avec vous, Boris Karlamov.
00:17Boris, vous nous avez donné des informations tout à l'heure sur le fait que l'individu ait été interpellé,
00:23sur le fait que peut-être, peut-être, il avait allumé un feu pour que ces pompiers viennent sur place.
00:27Est-ce que vous en savez davantage ce soir ?
00:32Oui, nous avons davantage de précisions ce soir, puisque l'assaillant, cet auteur présumé âgé d'une cinquantaine d'années,
00:38il a été placé en garde à vue ici, à Marseille, au sein de l'Evêché.
00:41C'est le commissariat central de la ville et c'est la brigade criminelle du service interdépartemental de police judiciaire
00:46des Bouches-du-Rhône
00:47qui mène à ce stade les investigations.
00:49Son état a été jugé compatible avec la garde à vue.
00:52Il est âgé d'une cinquantaine d'années et il est déjà connu des services de justice,
00:56notamment pour des faits de violence avec armes.
00:58Et sans, il présente des troubles psy, selon le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Vitoski.
01:04Les files se sont déroulées aux alentours de 16h lorsqu'il y a ces sapeurs-pompiers
01:07qui sont appelés en intervention pour un feu de poids lourd et de véhicules légers
01:10dans la zone commerciale de Plante-Campagne.
01:12C'est sur la commune des Pays-de-Mirabeau.
01:14Et à leur arrivée sur place, il y a cet homme, un homme, qui commence à ouvrir le feu
01:18avec vraisemblablement, selon le préfet des Bouches-du-Rhône, un fusil de chasse.
01:23Il va blesser très grièvement un adjudant-chef, un sapeur-pompier âgé d'une cinquantaine d'années
01:29qui se trouve ce soir dans un état critique.
01:31Blessure très grave.
01:33Il a été hospitalisé.
01:34Et quelques dizaines de minutes après l'effet, il y a eu cette intervention du RAID.
01:39Les opérateurs du RAID qui ont réussi à interpeller cet individu
01:42qui s'était retranché dans sa caravane.
01:45Ce soir, il va donc passer sa toute première nuit ici à l'Evêché à Marseille
01:49dans le cadre d'une mesure de garde à vue.
01:53Et donc, on va rappeler cette information principale.
01:55Un sapeur-pompier âgé d'une cinquantaine d'années qui a été grièvement blessé.
01:58Il est père de famille.
02:01Merci, merci Boris Karlamov pour ces informations.
02:04Félicitations à nos fortes interventions.
02:06et pensez vraiment à ce sapeur-pompier.
02:10Bonsoir, M. le maire de Marseille.
02:11Bonsoir, Thénie Mavrouk.
02:12On espère que les nouvelles ne seront pas trop...
02:17Pas graves.
02:18Malheureusement, l'État est assez inquiétant de ce sapeur-pompier.
02:22Notre journaliste vient de préciser les quelques informations.
02:25On a vu également le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
02:27qui a exprimé son indignation, son émotion, toute sa pleine solidarité.
02:32Qu'est-ce que vous pouvez nous dire de cette situation ?
02:35Bon, d'abord, je crois que vous avez eu raison.
02:37Il faut d'abord penser à lui, penser à sa famille.
02:39C'est un ancien du bataillon de marins-pompiers qui est aujourd'hui sapeur-pompier.
02:44On est encore un peu dans le flou en ce qui concerne ce qui s'est passé, le déroulé des
02:48faits.
02:49Je crois qu'on peut évidemment féliciter le RAID et les forces de l'ordre
02:52qui, avec un courage remarquable, sont allées le déloger, le récupérer et le placer en garde à vue.
02:59Il va être interrogé et il est en ce moment même interrogé.
03:02Mais vous comprenez qu'en ce moment, je pense à ce pompier, à sa famille.
03:08Il est pris en charge avec le maximum de soins possibles parce que, vous l'avez compris,
03:13la blessure est d'une gravité extrêmement importante.
03:16Extrêmement importante.
03:18Et donc, on lui souhaite et on lui envoie toutes nos pensées.
03:20Et moi, je demande évidemment à toutes les Françaises et à tous les Français,
03:23d'imaginer ce que ça veut dire pour quelqu'un.
03:27C'est une émotion.
03:29Ce sont des gens qui viennent sauver des pays, qui viennent éteindre des feux,
03:32qui viennent nous protéger.
03:33Et si on apprenait aussi que le feu a été allumé pour les faire venir,
03:36ça, c'est autre chose.
03:37Ce serait terrible.
03:38Premières informations, effectivement.
03:39On a ce genre d'informations.
03:41Je pense qu'il faut qu'on soit prudent.
03:42Mais évidemment, si c'était le cas, ce seraient des circonstances aggravantes absolues.
03:46Monsieur le maire, je vais revenir à ce qui s'est passé hier
03:49et ce qui se passe désormais de samedi en samedi,
03:51même si ce samedi 31 octobre a été différent du samedi 17 octobre.
03:56Il y a eu quand même des violences.
03:58Il y a eu des cortèges aussi.
04:00Et dans votre ville, presque une spécificité avec des manifestations,
04:02beaucoup de manifestations non déclarées.
04:05Vous avez dit, monsieur Payan,
04:08vous avez dénoncé un grand n'importe quoi et ne plus vouloir voir ça.
04:12C'est quoi ça, d'abord, avant qu'on rentre dans les détails ?
04:14Je crois qu'on ne peut plus supporter
04:17que de samedi en samedi, les choses finissent mal.
04:21Je crois qu'on est en train de vivre un moment,
04:23ce lien à Mabrouk, très particulier.
04:25J'ai essayé d'écouter, mais je parlais avec d'autres invités
04:28qui sont à l'extérieur, le débat tout à l'heure entre les deux maires,
04:31mais je crois qu'on en est dans un moment assez particulier
04:35de l'histoire de la République,
04:37où les choses ne vont plus et où c'est en train de craquer,
04:41et où plus personne ne s'écoute,
04:43et où plus personne ne propose de sortie par le haut,
04:46en faisant des propositions où on s'élève.
04:48Tout à l'heure, et vous l'avez compris,
04:50et je ne suis que très rarement, voire jamais d'accord avec Robert Ménard,
04:53mais il a fait quelque chose d'important sur votre plateau,
04:55il a rappelé l'histoire de Jean Moulin,
04:57en disant qu'en effet, Jean Moulin, c'est quelqu'un qui,
04:59de par son éducation, a profité de tout ce que son père pouvait lui offrir,
05:04qui était une espèce de dilettante,
05:05et puis qui, un jour,
05:07ce n'est pas qu'il a dit non,
05:08bien sûr qu'il a dit non,
05:09mais il s'est élevé au-dessus de sa condition.
05:11Par son devoir, oui.
05:13Par devoir, il a fait don de sa personne au pays.
05:17Et je crois que nous manquons en ce moment de femmes et d'hommes politiques,
05:22notamment celles et ceux qui aspirent à devenir président de la République,
05:25celles et ceux qui aspirent à la magistrature suprême.
05:27Il est temps de s'élever au-dessus de la mêlée
05:30pour comprendre que ce qui est en danger,
05:33ce qu'on est en train de voir,
05:35c'est que c'est la démocratie même qui est en train de subir un danger.
05:38Pourquoi je dis ça ?
05:39Parce que finalement, cette élection présidentielle,
05:41elle est presque jouée d'avance.
05:43Quand on écoute sur les plateaux ce qui se passe,
05:44quand on écoute les spécialistes,
05:45quand on regarde les sondages,
05:47même s'il faut leur accorder une importance relative.
05:49Mais ça existe.
05:51Les sondeurs sont des gens qui font du travail,
05:54sont des gens qui font des études d'opinion
05:56et qui nous disent que l'opinion,
05:58aujourd'hui, est en train de s'antagoniser.
06:01C'est très paroxystique, ce moment.
06:03Il est très particulier,
06:04c'est-à-dire qu'il n'y a plus d'espace
06:07pour le débat serein.
06:08Il n'y a plus d'espace pour dire
06:09quel est le projet de société,
06:11quelle est la différence finalement
06:12entre les femmes et les hommes
06:13qui ont des projets différents.
06:15Pourquoi je dis que je ne peux plus supporter ça ?
06:17Parce que de samedi en samedi,
06:19on a des dizaines de milliers,
06:20des centaines de milliers de personnes
06:22qui, de manière légitime,
06:23ont des choses à dire
06:24que plus personne n'écoute.
06:26On a fait semblant de ne pas les écouter
06:27pendant des semaines et des semaines
06:28en essayant de faire un pari,
06:31mais moi je crois qu'on ne parie pas
06:32avec l'avis des gens,
06:33sur le pourrissement.
06:34Évidemment, ça n'a pas fonctionné.
06:35C'est très grave.
06:37Évidemment, ça n'a pas fonctionné.
06:38Et non seulement ça n'a pas fonctionné,
06:39mais c'est allé plus loin.
06:41Il y a des personnes
06:42qui se sont infiltrées dans tout ça,
06:44qui sont des casseurs,
06:45des voyous,
06:46dont, et vous le savez,
06:47je considère que la place est en prison
06:49et pas dans les manifestations.
06:50Et je considère d'ailleurs
06:51qu'il ne faut plus simplement
06:52les disperser maintenant.
06:54Moi je souhaite qu'on les interpelle
06:55pour les placer en détention
06:56et pour les placer devant des juges.
06:58Parce que sinon,
06:59ils recommenceront à être quoi ?
07:01Sonia Mabrouk.
07:02Les idiots utiles
07:03de ceux qui n'ont rien à faire
07:04et simplement qu'à attendre
07:07que le pays continue
07:08de s'enfoncer,
07:09s'enfoncer et s'enfoncer.
07:09Là, vous tirez la sonate d'air.
07:10Vous dites ça suffit
07:11parce que c'est le président à Marseille.
07:13Il avait dit plus jamais le 17 octobre,
07:15mais là on peut dire
07:16plus jamais le 31 octobre à Marseille.
07:18Mais peut-être que ça continuera
07:19la semaine prochaine,
07:20peut-être que ça sera plus calme,
07:21mais qui nous dit
07:21que dans 15 jours,
07:22ça ne va pas recommencer ?
07:23Mais justement, monsieur le maire.
07:24Les conditions sociales
07:25ne changent pas
07:26la réalité sociale du pays.
07:29Qu'est-ce que c'est la République ?
07:30Elle ne va pas changer
07:30samedi prochain,
07:31ni le 5 novembre.
07:33Bien sûr que non.
07:34Je veux revenir à certaines images.
07:35Mais il est temps que ça bouge.
07:36Vous nous direz comment ?
07:37Je parle des politiques.
07:38Tiens, l'issue politique.
07:40Reconnaissez,
07:40et c'est ce que vous dites
07:41quand vous dites
07:41au-dessus de la mêlée,
07:43c'est difficile de l'écrire.
07:43Je n'en vois pas beaucoup
07:44pour tout vous dire.
07:45Tentative de piège à magasin
07:46avec un flagrant délit.
07:48Nombreuses caméras
07:49de surveillance vandalisées.
07:51Intrusion dans une école maternelle.
07:53On va voir d'autres images.
07:54Est-ce qu'il y a encore des limites ?
07:56Vous vous rendez compte d'ailleurs ?
07:57Est-ce qu'il y a une limite ?
07:58Vous vous rendez bien compte
07:58qu'on n'a pas affaire à des gens,
08:00parce que j'entends souvent
08:02un certain nombre
08:02de responsables politiques dire
08:04ou tirer à boulet rouge
08:05en disant
08:06ce serait tel parti
08:07qui serait derrière.
08:08Mais vous voyez bien
08:09que pour rentrer
08:10dans une école maternelle
08:11et pour tenter
08:12de la mettre à sac,
08:13c'est qu'on n'a aucune...
08:13C'est celle-ci, monsieur le maire ?
08:15Oui.
08:15C'est qu'on n'a aucune
08:16revendication politique.
08:17C'est ça, c'est l'entrée
08:19de l'école maternelle.
08:20Beaucoup ont cru hier
08:21qu'il s'agissait
08:22d'une habitation privée.
08:24Et beaucoup ont cru
08:25qu'il y avait une intrusion
08:26dans des habitations privées.
08:27J'ai entendu ça
08:28sur des chaînes concurrentes
08:29qui se sont empressées
08:31de diffuser des informations
08:32qui n'étaient pas les bonnes.
08:34Mais c'est gravissime
08:35de s'introduire dans une école.
08:36Et vous imaginez bien
08:38que ces gens-là
08:38n'ont donc aucune revendication.
08:41Regardez bien.
08:42Les gens qui s'introduisent
08:43dans ma mairie
08:44pensant être des révolutionnaires
08:45disent
08:46dire
08:47on prend la Bastille.
08:48Bon, très bien.
08:49n'ont pas la différence
08:49entre une mairie
08:50et une prison.
08:51Et faire tomber
08:52au sol
08:53la Marianne
08:54qui est le symbole
08:55par excellence
08:55de la révolution.
08:57De la révolution française.
08:58De celle qui
08:59est le symbole
09:01de la fin
09:02de la tyrannie
09:03parce que c'est comme ça
09:04que c'était vécu à l'époque
09:05et c'est comme ça
09:06que la République
09:06que la première république
09:08s'est constituée.
09:09Le symbole
09:10c'est une femme
09:10éprise de liberté
09:11qui s'appelle Marianne.
09:12Ils la mettent à terre.
09:14Ils n'ont pas
09:14de revendications.
09:15Ils sont les idiots utiles
09:17de ceux qui
09:17tapis dans l'ombre
09:19attendent simplement
09:20et je parle de l'extrême droite
09:21parce que je n'ai
09:22pas de sujet vis-à-vis de ça.
09:23Vous connaissez mes convictions.
09:26Et qui dans quelques mois
09:27peut-être
09:28n'auront rien à faire
09:29pour accéder au pouvoir.
09:30Mais Sonia Mabrouk,
09:31la question que je pose
09:32aux femmes et aux hommes politiques.
09:33En tout cas pour les casseurs
09:35et les pierres
09:35de l'ultra-gauche.
09:36Non mais je ne vous ai pas dit
09:37que l'extrême droite
09:38était derrière les casseurs.
09:39Loin de moi
09:39l'idée de penser
09:40d'ailleurs
09:40loin de moi
09:41l'idée de penser
09:42qu'il y a des partis organisés.
09:43Monsieur le maire
09:43juste une question quand même.
09:46Vous passez d'ailleurs
09:46maintenant tous vos week-ends
09:47dans ce centre
09:48de supervision
09:49urbain de Marseille.
09:51Qu'est-ce que vous voyez
09:52depuis ce centre ?
09:53Vous voyez ces groupes
09:54s'infiltrer ?
09:55Vous les voyez
09:56casser tous vos caméras
09:56d'ailleurs pour le week-end prochain ?
09:58S'infiltrer dans des écoles.
09:59Vous nous avez dit
09:59pas de maison,
10:00pas d'habitation.
10:01Mais ça peut venir
10:02parce que encore une fois
10:03ça peut venir
10:04à la prochaine étape.
10:05Moi ce que je souhaite
10:06c'est qu'évidemment
10:07alors pour le coup
10:07vous m'avez suffisamment entendu
10:09taper du poing sur la table
10:10pour avoir des moyens.
10:11J'en ai eu.
10:12Très bien.
10:12Il faut maintenant
10:13changer de doctrine.
10:14C'est-à-dire qu'on voit bien
10:15que les casseurs sont mouvants.
10:16J'espère qu'on ne va pas
10:17faire l'émission
10:17que sur les casseurs
10:18mais je veux en dire deux mots.
10:20Ils sont mouvants,
10:20ils vont vite,
10:21ils se déplacent.
10:21Un CRS par nature,
10:24ça se déplace en compagnie
10:25et donc il faut changer
10:26la doctrine,
10:27être plus rapide.
10:27Il faut interpeller.
10:29On ne peut pas les laisser
10:30dans la nature.
10:30Ce sont les ordres qui ont été donnés
10:31monsieur le maire ?
10:31Mais moi je ne suis pas
10:32donneur d'ordre.
10:33Non mais je sais bien.
10:33Je ne suis pas le ministre
10:34de l'Intérieur.
10:34On nous a dit
10:35regarder,
10:36dispositif sécuritaire massif,
10:38aller au contact,
10:38et ça se répète.
10:39Je vais au bout.
10:40Ce que je souhaite
10:41c'est qu'il y ait
10:43un dispositif rapide,
10:44une intervention rapide
10:46et qu'on ne les disperse pas,
10:47qu'on les attrape.
10:49Et pendant ce temps-là,
10:50vous et moi,
10:51on est en train de parler
10:52de quoi en fait ?
10:52De doctrine de maintien
10:54de l'ordre.
10:55On fait comme si
10:55le pays allait bien
10:56et que le seul sujet
10:58était le maintien
10:59de l'ordre dans ce pays.
11:01Bien sûr qu'il faut
11:01de l'ordre dans un pays.
11:03Mais l'ordre
11:04c'est consubstantiel
11:05de l'état de droit
11:06et de la démocratie.
11:07Or je vous ai dit
11:07quelque chose tout à l'heure
11:08et j'y crois vraiment.
11:10Et je n'entends pas ce débat.
11:11Je n'entends pas
11:12ni droite
11:12ni les femmes de gauche
11:13en parler.
11:14Moi je considère
11:15que la démocratie
11:15est en danger
11:16parce que nous ne pouvons plus
11:18avoir un débat.
11:19Parce que chacun
11:19veut se renvoyer la balle.
11:21Il y a une élection
11:21dans six mois.
11:22Vous êtes en train de nous dire
11:23qu'on ne peut pas tenir comme ça.
11:24Je suis en train de dire
11:25qu'on n'ira pas
11:26au bout dans cette situation.
11:28On n'ira pas au bout
11:28jusqu'à la présidentielle.
11:28Je le crains.
11:29Je pense que dans cet état,
11:31si tous les samedis
11:32nous vivons ce que nous vivons,
11:34nous allons connaître
11:35des moments
11:36extrêmement difficiles.
11:38Et s'il y avait
11:38une élection présidentielle
11:39et que le résultat
11:40était celui donné
11:41par les sondages,
11:42je pense que
11:43Marine Le Pen,
11:44présidente de la République,
11:46vivrait des heures sombres
11:47ou ferait vivre
11:47des heures sombres
11:48à la République.
11:49Et Jean-Luc Mélenchon ?
11:50Parce qu'il y aurait
11:52une situation
11:52de soulèvement.
11:54Or, je crois que,
11:55et j'appelle les gens
11:57qui aspirent
11:59à gouverner ce pays,
12:00à s'emparer
12:01de ce sujet
12:02et à parler vite.
12:04Attendez,
12:04c'est très important.
12:05Vous avez dit
12:05qu'on risque d'avoir
12:06une présidentielle
12:07confisquée.
12:08Je le crains.
12:09Je vous le dis
12:10avec toute la gravité
12:11du moment.
12:11Cette présidentielle,
12:13elle n'existe pas.
12:14Pourquoi ?
12:15Parce que le débat
12:16est en train de se dérouler
12:17sous nos yeux.
12:17Il n'y a pas de débat.
12:18Il y a des images
12:19dans la rue.
12:20Il y a des images
12:21avec deux types
12:22de politiques
12:23qui sont,
12:24et pour Mordaire,
12:25et les autres.
12:26Certains se revendiquent
12:27d'être le parti de l'ordre
12:28et d'autres se revendiquent
12:28d'être le parti de la rue.
12:31Mais vous vous rendez compte ?
12:32Ce n'est pas ça,
12:32la France.
12:33Ce n'est pas ça,
12:33la République.
12:34La République,
12:36ce n'est pas ça.
12:37Non.
12:38Je pense qu'un débat présidentiel,
12:39d'abord,
12:40je crois qu'aujourd'hui,
12:40les institutions...
12:41Vous étiez avec le président
12:42de la République.
12:43Je crois que les institutions,
12:44aujourd'hui,
12:45et je sais que c'est un débat
12:46extrêmement difficile,
12:47je sais qu'on préfère avoir,
12:48et c'est plus facile,
12:49et je comprends les personnes
12:50qui sont derrière leur télévision,
12:52qui préfèrent entendre,
12:53dire,
12:53voilà ce que j'ai vu en prison,
12:55voilà ce que j'ai vu derrière les caméras.
12:56C'est plus sensationnel
12:57que ce que je vais vous dire.
12:58Or, moi, je crois aux droits...
12:59Dire qu'on peut avoir
13:00une présence...
13:00Moi, je crois aux droits,
13:01moi, je crois à l'État de droit,
13:03je crois en la République,
13:05je crois en la République sociale,
13:06une et indivisible,
13:07je crois en notre devise républicaine.
13:10Où sont les libertés individuelles
13:11et collectives aujourd'hui ?
13:12Où est l'égalité ?
13:13Où est la fraternité ?
13:14Certains disent,
13:15ce ne sont que des mots.
13:16Tout ça est vidé de son sens,
13:17Sonia Mabrouk.
13:18Pourquoi cette concentration aussi à Marseille ?
13:21Certains disent aussi
13:22parce que votre ville,
13:24là, je parle des politiques publiques,
13:26c'est un concentré des faillites des politiques.
13:28C'est pour ça qu'à Marseille,
13:29il n'y a pas plus que dans d'autres villes,
13:32mais reconnaissez que quand même...
13:33Je suis la deuxième ville de France.
13:35Vous imaginez bien,
13:36heureusement pour moi,
13:38que je n'ai pas la moitié
13:40des manifestations de Paris
13:42ou le double des manifestations de Lyon.
13:44Heureusement pour moi.
13:45Donc, vous voyez bien que...
13:46Évidemment que certains se servent de ça
13:48pour dire que Marseille porte en elle
13:50tous les mots du monde.
13:52Laissons-les dire.
13:53Vous connaissez,
13:54les Marseillais sont très résilients.
13:55Mais je crois que les Français aussi.
13:56Ce que je veux,
13:57ce que je souhaite,
13:58parce qu'il faut avoir
13:58beaucoup d'humilité en politique.
14:00Il y a beaucoup de politiques
14:00qui pensent qu'ils sont là
14:01pour sauver la France.
14:03Je pense que pour sauver la France,
14:04d'abord, il faut s'en donner les moyens,
14:05qu'ensuite, il faut parler à la France.
14:07Mais qui peut sauver la présidentielle, déjà ?
14:09Vous étiez avec le président de la République.
14:11Il y a quelque chose...
14:11Il y a aussi le garant de nos institutions.
14:13Je suis d'accord.
14:13Vous avez discuté de choses
14:14très sérieuses avec lui.
14:14Et c'est pour ça que je ne crois pas...
14:15Vous voyez, je ne partage
14:17pas grand-chose politiquement
14:18avec le président de la République.
14:20Mais je partage une chose.
14:22Le souci de garantir cette fonction-là.
14:24Celles et ceux qui aspirent
14:25à devenir président de la République
14:26aujourd'hui
14:27et qui l'appellent à démissionner
14:28sont quelque part
14:30celles et ceux
14:31qui sont susceptibles, demain,
14:33de ne plus être capables
14:34d'exercer cette fonction-là.
14:35C'est-à-dire que ce qui demande
14:36à l'encontre du président
14:37va se retourner contre demain.
14:38Mais parce qu'elle doit être sacrée,
14:39cette fonction-là.
14:40Monsieur Payne, vous ne croyez pas
14:41qu'il n'est pas...
14:41Pourquoi certains l'appellent à partir
14:43ou en tous les cas
14:44le mettent en cause ?
14:46Parce que...
14:46Vous ne croyez pas que...
14:47N'est-il pas à l'origine
14:48d'une certaine situation ?
14:49Parce qu'il y a une perte de sens.
14:51Parce que cette cinquième République...
14:52La cinquième République
14:53du général de Gaulle,
14:55Gueldebré, Sonia Marbeau,
14:56en réalité,
14:57elle est laissée et passée
14:58dans le journal
14:59et personne ne l'a lue.
15:00Elle n'existe plus.
15:02L'inversion du calendrier,
15:03le quinquennat,
15:04fait que ce président de la République,
15:06quel qu'il soit d'ailleurs,
15:08s'est confondu
15:09avec un secrétaire d'État.
15:11Je ne parle pas
15:11d'Emmanuel Macron.
15:12Un ministre,
15:13un Premier ministre,
15:14mais un président de la République
15:15qui est élu pour 7 ans
15:17avec un gouvernement
15:18qui peut changer
15:19tous les 5 ans.
15:19Vous militez pour ce plénat ?
15:21Moi, je milite
15:21pour un changement d'institution.
15:23Parce qu'en réalité,
15:25et pour une autre politique,
15:26bien évidemment,
15:26et vous l'avez compris,
15:27parce qu'en attendant,
15:28vous avez vu qu'on n'a pas parlé
15:29de pouvoir d'achat,
15:30on n'a pas parlé du prix
15:31à la pompe.
15:32On a besoin de ça, en fait.
15:33Mais avant de sauver
15:34les institutions,
15:34on a parlé de quoi, en fait ?
15:35L'État a failli,
15:36nous a dit,
15:37nous ont dit,
15:38d'ailleurs,
15:39l'exécutif nous a dit
15:40l'exécutif,
15:40il y a de samedi en samedi.
15:43C'est déjà bien
15:43qu'il l'ait reconnu.
15:44Il a fallu qu'il vienne
15:45à Marseille pour le reconnaître.
15:46C'est pas mal.
15:48L'État a failli.
15:49Et vous, vous dites
15:50que l'élection peut être
15:51confisquée aujourd'hui.
15:52Il est où, le sursaut ?
15:53Je ne le vois pas venir.
15:54Et moi, j'attends justement
15:56de la part de celles et ceux
15:57qui, vous avez vu
15:58le nombre de personnes
15:59qui ont envie
16:00d'être présidente
16:01de la République.
16:02Bon, très bien.
16:03Il faut avoir
16:03une sacrée vocation.
16:04Il faut avoir
16:05une tête bien faite
16:07ou une idée de soi
16:09assez importante.
16:10Je ne l'ai pas.
16:11Une haute estime de soi.
16:11Une haute estime de soi.
16:13Tant mieux pour eux
16:13qu'ils s'élèvent
16:14au-dessus de la mêlée.
16:15Qu'ils nous disent
16:17comment est-ce que la France
16:18va reprendre sa place
16:19dans l'histoire,
16:19dans le concert des nations.
16:21Ce pays,
16:21qui n'est pas un immense pays
16:23par sa taille,
16:24mais qui, de par son histoire,
16:26de par ce qu'il a été,
16:26on a un siège permanent
16:28au Conseil de sécurité de l'ONU.
16:29On est une puissance nucléaire.
16:31Nous sommes devenus
16:31une puissance de troisième zone.
16:33Si personne ne s'élève...
16:34Nous sommes devenus...
16:35Vous voyez bien
16:36ce qui est en train de se passer.
16:37Regardez ce qui est en train
16:38de se passer.
16:38Si personne ne s'élève,
16:40que feriez-vous ?
16:42On vient de parler
16:43avec deux maires.
16:43Je suis maire de Marseille.
16:46Et je vais rester
16:48aux commandes de ma ville
16:50parce que c'est ma vocation.
16:52Parce que j'ai décidé
16:53de m'engager pour ma ville
16:55avec des idées très fortes
16:56qui sont les miennes.
16:57Et je ne partage pas
16:58les idées d'autres personnes.
16:59Sauf qu'être maire,
17:00ça implique une chose,
17:01Sonia Magro.
17:02Ça implique de ne pas être maire
17:04que d'une seule partie
17:05de sa ville.
17:05Quand on est maire,
17:06on est maire de toute sa vie.
17:08Que les gens soient riches
17:09ou que les gens soient pauvres.
17:10Que les gens soient musulmans
17:11ou juifs, chrétiens
17:13ou agnostiques.
17:14Et ça, c'est important.
17:15Mais je trouve
17:16que les politiques
17:16ont perdu ça.
17:17J'entends.
17:17Mais vous imaginez
17:18être aussi le maire
17:19qui chaque samedi
17:20va dire à sa population...
17:21Je vous ai dit
17:21que je ne pouvais plus
17:22le supporter.
17:22Quel feutré vous protégez-vous ?
17:24Je vous ai dit
17:24que je ne pouvais plus
17:25le supporter.
17:25Donc vous attendez quoi ?
17:26Parce que là,
17:27on a fait un renfort sécuritaire.
17:30Je vais au bout.
17:32Je ne sais pas
17:32combien de temps il me reste.
17:35Je crois qu'on est
17:36dans un moment paroxystique
17:37et que les institutions du pays
17:39sont en train de collapser devant nous.
17:41On est en train de voir
17:42que tout s'effondre devant nous.
17:43Il est temps.
17:44Et je pense que ça doit
17:45et que ça peut venir.
17:46Non pas pour qu'il prenne la main.
17:48Mais je crois que le chef de l'État
17:49doit entendre une chose.
17:52Il ne peut plus.
17:53Il n'a pas le droit
17:54de fermer les yeux
17:55face à un pays
17:56qui va mal.
17:57Face à la moitié du pays
17:58qui réclame de l'ordre
17:59parce qu'il regarde la télévision
18:01et une moitié du pays
18:02qui ne se sent plus bien
18:03et qui ne voit plus
18:04et qui n'arrive pas
18:06à boucler les fins de mois.
18:07Il y a aussi des gens
18:08qui réclament l'ordre
18:09et qui ne font pas
18:09mais moi je pense
18:11qu'il est temps
18:12qu'il est temps
18:12non pas de réunir les partis
18:14parce qu'on voit bien
18:15que cette élection présidentielle
18:16est en train de les rendre fous
18:17qu'ils soient de droite
18:18ou de gauche
18:19et il n'y a plus que ça
18:19qui les intéresse.
18:20Et le pays dans tout ça ?
18:22Est-ce que ça ne te dépasse pas ?
18:23Est-ce qu'à un moment donné
18:24tu ne te soulèves pas
18:25au-dessus de ta condition partidaire ?
18:27Et moi j'en veux
18:28à ces politiques
18:28d'être mues
18:29par une seule chose.
18:31Ils ne voient pas
18:31que les Français
18:32ne sont pas que des électeurs.
18:33Ils doivent être d'abord
18:34et avant tout traités
18:35comme des citoyens.
18:36Qu'ils aient 16 ans,
18:3718 ans, 20 ans,
18:39qu'ils soient riches
18:39ou qu'ils soient pauvres,
18:40qu'ils aient des revendications
18:41ou qu'ils en aient moins,
18:43il faut être capable
18:43de les entendre.
18:44Et c'est ce qui ne se passe plus
18:45depuis plusieurs années.
18:47Et on va dans le mur.
18:48Et on va dans le mur.
18:49Et sinon l'élection
18:50sera confisquée.
18:50Nous sera confisquée.
18:51C'est très grave
18:52parce que cette élection,
18:53comme toutes les élections
18:54mais celle-ci,
18:55c'est le choix
18:55d'un destin effectivement.
18:57Merci monsieur le maire.
18:58Merci Benoît Payan
18:59et vraiment
19:01toutes nos pensées
19:02à ce sapeur-pompier
19:03et à sa famille.
19:04Il y en a besoin.
19:04Merci.
19:05De tout cela ce soir
19:05et de ces informations.

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