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00:01Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, une heure de positif, d'onde positif, avec des
00:11audacieux, des talents et des innovations.
00:13Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
00:16Diane N. Goma et ses audients sont à la préparation de l'émission, Christophe Pirot à la réalisation là en
00:22régie.
00:23Et chaque soir, un coach expérimenté qui donne des conseils.
00:25Ce soir, c'est Fabrice Marcella, le directeur de la banque des startups chez LCL. Bonsoir Fabrice.
00:30Bonsoir Elisabeth. Comment ça va ? Très très bien.
00:31Vous avez une bonne voix, un beau sourire.
00:34À la une ce soir, une entreprise adaptée, privée, sociale, inclusive et solidaire.
00:39Elle a été créée par un homme dont l'injustice est son moteur.
00:43Il y a goûté, il veut réparer.
00:45Alors il a créé DSI Inclusion.
00:48Bonsoir Jean-Louis Ribes.
00:50Bonsoir Madame.
00:50Bienvenue dans la France bouge.
00:52Merci beaucoup.
00:52On a hâte de découvrir votre entreprise qui fête ses 30 ans.
00:55Oui, exactement.
00:56Bienvenue à vous.
00:57Chaque soir, je le disais, une startup, on va rester dans l'inclusion.
01:00Avec Aequidem.
01:01Là aussi, une entrepreneur qui, après avoir travaillé plus de 20 ans dans la mode,
01:05elle, elle a voulu montrer que le vêtement peut être bien plus qu'un style.
01:09Elle peut aider des gens.
01:11Elle peut les aider à aller mieux quand ils sont malades.
01:14Bonsoir Bénédicte de Torquois.
01:15Bonsoir Elisabeth.
01:16Bienvenue dans la France bouge.
01:18C'est une marque de vêtements pour les personnes malades, mais aussi pour les aidants.
01:21Oui, exactement.
01:22Vous serez coachée par Fabrice.
01:24Le mot de ce soir, Fabrice, pour Aequidem.
01:27Alors, vu le projet, j'en ai choisi trois.
01:29Un projet utile, humain et plein de sens.
01:32Utile, humain et plein de sens.
01:34Et je le note parce qu'on va y revenir dans un instant.
01:37Et puis, un autre coup de cœur dans la France bouge, c'est fière.
01:40Fière avec un S.
01:41Du miel, du café, du thé, des produits d'apéro, des épices fabriqués par des personnes aussi en situation de
01:47handicap.
01:47Bonsoir Camille Decreux.
01:48Bonsoir.
01:49Bienvenue dans la France bouge.
01:50Allez, nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 et c'est parti sur Europe 1.
01:54Europe 1.
01:5520h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
01:58Allez, on se casse.
02:00Allez, allez, allez.
02:01Merde, il n'y avait plus la bagnole.
02:02Je t'ai garé sur une place handicapée, tu t'attendais à quoi ?
02:04T'as des nouvelles du nouveau ?
02:05Sylvain ?
02:05Ouais.
02:06C'est ses parents-là, il arrive.
02:08Sylvain, c'est toi ?
02:09Je suis Alice.
02:10Tu viens avec moi ?
02:11Je vous présente Sylvain, les copains.
02:15On peut y aller là.
02:17On va passer un été super ensemble et je suis hyper contente.
02:23Très très proche.
02:25Très des soeurs.
02:26Jouer nuit.
02:28Allez, bah.
02:29Putain, c'est ce que tu fous là, toi ?
02:30Tu n'es pas handicapée.
02:31Si, si, tu n'es pas handicapée.
02:33Ben, on ne voudrait pas.
02:34C'était en 2024, vous vous souvenez peut-être, ça vous fait sourire un petit truc en plus.
02:40Bénédicte de Torquois, ça vous fait sourire ?
02:42C'est un film où on se souvient, un fils et son père sont en cavale.
02:46Ils doivent trouver un refuge dans une colonie de vacances pour jeunes adultes en situation d'handicap.
02:51Ils se font passer pour un pensionnaire, un éducateur spécialisé.
02:54Et là, c'est le début d'une formidable expérience humaine qui va les changer.
02:58Parce que le handicap, ça change quand on les aide, quand on les accompagne.
03:01Bénédicte ?
03:02Oui, oui, oui, ça a un impact, c'est un pouvoir, ça donne de la force et je pense qu
03:05'il y a plein de façons de le faire.
03:07Moi, je le fais à travers la mode, mais je pense qu'il y a plein d'autres façons de
03:10le faire.
03:10On va en parler ce soir.
03:11Inclusion dans la France bouge avec ce chiffre.
03:131,4 million de personnes en situation de handicap travaillent en France en milieu ordinaire.
03:18Elle représente près de 5% de la population active.
03:21Alors, c'est un chiffre en hausse progressive depuis plusieurs années,
03:25mais c'est toujours inférieur à celui de l'ensemble de la population active.
03:29Donc, il y a un mieux, mais ce n'est pas suffisant.
03:31Quel regard portons-nous sur l'inclusion des personnes en situation de handicap ?
03:35Diana N'Goma a promené son micro européen dans les rues de Paris.
03:39Elle a posé cette question. Écoutez.
03:41J'ai une soeur qui est en situation de handicap.
03:43Ce que je trouve dommage, c'est qu'elle évolue finalement dans un environnement assez fermé
03:48où elle côtoie essentiellement des personnes qui sont aussi en situation de handicap.
03:53Que ce soit dans ses activités, sa vie sociale, sa vie professionnelle.
03:58Je sais qu'on crée des structures pour ces personnes, pour les accompagner.
04:02C'est nécessaire et c'est très bien,
04:03mais j'ai aussi parfois l'impression que ça finit par les mettre à l'écart du reste de la
04:08société.
04:09Je pense qu'on a encore énormément de progrès à faire, notamment dans les entreprises.
04:12Une personne, elle peut avoir toutes les compétences nécessaires,
04:14mais elle va rencontrer des difficultés pour être recrutée.
04:16Il y a encore trop de préjugés, mais aussi des problèmes d'accessibilité,
04:21surtout je pense dans les locaux, les bâtiments.
04:24Je pense qu'on n'est pas encore assez ouvert sur ça.
04:27L'inclusion, ce n'est pas simplement respecter des quotas,
04:29mais c'est de pouvoir en fait donner la chance.
04:31Concernant l'inclusion des personnes en situation de handicap,
04:33je trouve qu'on a quand même fait beaucoup de progrès ces dernières années.
04:36Je pense notamment aux Jeux Paralympiques de Paris,
04:38qui ont permis quand même de mettre la lumière sur des athlètes extraordinaires
04:42et surtout de changer le regard sur l'handicap.
04:44On voit aussi de plus en plus de personnes handicapées,
04:46dans les médias, les publicités, dans les films.
04:49Je trouve ça important parce que ça contribue à rendre l'handicap plus visible.
04:53Il reste encore beaucoup de choses à améliorer,
04:54mais je pense qu'on avance progressivement.
04:56Autour de la table, vous trouvez qu'on avance progressivement.
04:59Comment vous réagissez à ces propos recueillis par Diana N'Goma ?
05:01Allez, Jean-Louis Ribes, vous êtes le patron de DSI Inclusion.
05:05On va parler de DSI, évidemment.
05:07Je dirais juste un chiffre.
05:08J'ai démarré il y a 30 ans dans le monde de l'inclusion de la personne handicapée.
05:12Il y a 30 ans, il y avait 500 000 personnes handicapées au chômage.
05:1630 ans après, il y en a encore 500 000.
05:19Et le taux des chômeurs des personnes handicapées est deux fois supérieur
05:22au taux des chômeurs des personnes ordinaires.
05:24Donc, pour moi, ça n'a pas changé.
05:25Ça n'a rien changé.
05:27Justement, on est avec vous ce soir.
05:30Vous êtes le fondateur et le directeur général de DSI Inclusion.
05:34C'est vous, Jean-Louis Ribes.
05:39En route vers les trophées de l'avenir, Europe 1, LCL.
05:42Encore quelques jours pour vous faire découvrir ces candidats.
05:45En route vers les trophées de l'avenir, Europe 1, LCL.
05:48Nous sommes donc avec vous, Jean-Louis Ribes.
05:50Bienvenue dans la France Bouche ce soir.
05:52DSI Inclusion, ce n'est pas connu de tous.
05:55Donc, d'abord, je vais vous laisser pitcher pendant une minute votre entreprise.
05:59Est-ce que vous êtes prêts ?
06:00On vous écoute, c'est à vous.
06:03DSI, c'est une entreprise adaptée, fondée il y a 30 ans.
06:06Aujourd'hui, c'est 1 200 collaborateurs.
06:0875% sont porteurs d'handicap.
06:10Ils sont présents dans 8 régions françaises.
06:13Nous avons une organisation industrielle.
06:14Et nous sommes, on représente aujourd'hui 4 lignes de services.
06:21Logistique, industrie, on va dire multiservices.
06:26On appelle ça du ephémère sur la partie administrative et la partie bâtiment.
06:32Et puis aussi les métiers de l'informatique avec une marque qui s'appelle Prodigyup.
06:39Merci. C'est bon, ça y est, le pitch.
06:41Merci pour votre pitch.
06:41Vous êtes prêt à cet exercice.
06:42Jean-Louis Ribes, fondateur et directeur général de DSI Inclusion.
06:46On a saisi, mais en fait, on n'a pas tout saisi.
06:49Vous êtes très précurseur parce que vous avez fondé cette entreprise il y a 30 ans.
06:54L'inclusion, il y a 30 ans, ce n'était pas vraiment à la mode.
06:57Non, ce n'était pas à la mode.
06:58Ce n'est pas vraiment aujourd'hui aussi, d'ailleurs.
07:01Parce que, au fond, je pense que ça intéresse plein de gens.
07:03Vous l'avez dit tout à l'heure en introduction.
07:05Et je pense qu'on n'a pas les outils, les clés pour que ça soit mieux connu.
07:09Et puis, on souffre d'une réputation qui n'est pas bonne, il faut le dire.
07:12Parce que la personne capée, elle n'est pas apte, elle ne sait pas faire.
07:16Et on peut comprendre pourquoi on dit ça.
07:17Je le dis sincèrement.
07:19Par contre, quand on s'y intéresse, vous l'avez dit aussi tout à l'heure,
07:22c'est juste un moment incroyable, une découverte incroyable.
07:26Et c'est plein de talent.
07:27Et on dit même chez nous qu'on découvre des pépites à peu près toutes les...
07:32Je ne dirais pas toutes les semaines, au moins tous les mois.
07:34Et c'est pour ça que j'ai accepté aujourd'hui d'être là avec vous.
07:37Parce que c'est ce qu'on a envie de partager.
07:39Voilà, on est dans la situation où il y a beaucoup de choses à faire.
07:43Je vous donnerai quelques chiffres.
07:44Je dis 500 000 personnes handicapées,
07:47mais il y a aussi 2 millions de personnes qui ne sont pas porteurs d'handicap.
07:50Mais au regard de la réglementation, au regard du travail,
07:54ce sont des personnes qui sont éloignées du règlement de l'apport,
07:56comme les personnes handicapées, avec des faibles niveaux de qualification.
07:59Et ça, ça amène forcément à une inclusion qui ne se fait pas.
08:03Pourquoi ? Parce qu'il faut leur accorder du temps.
08:05Et pour ce temps, c'est une méthode inclusive.
08:08Et cette méthode inclusive, quand elle est appliquée correctement par des professionnels,
08:11elle donne de très très bons résultats.
08:13Et c'est ce qu'on a envie de partager.
08:14Pourquoi vous êtes allé là-dedans, Jean-Louis Rive ?
08:17Ça a été quoi le déclic il y a 30 ans ?
08:19Pourquoi vous vous êtes dit un matin,
08:21je vais monter une boîte qui va permettre à des personnes en situation de handicap
08:26de travailler, et donc de produire, et donc de créer de la richesse ?
08:30Alors, vous savez, quand on démarre dans ce métier, on ne sait rien.
08:34Parce qu'il n'y a pas de modèle.
08:36On n'apprend pas à l'école.
08:38C'est ça qu'il faut comprendre.
08:38En effet, il n'y a pas une matière handicapée à l'école.
08:41Non, et puis, la matière, ce serait le mode inclusif.
08:45C'est quoi ?
08:45Ça, ça pourrait parfaitement s'enseigner.
08:47Au sein de DSI, on l'a modélisé.
08:49Donc ça, c'est un travail de très longue haleine.
08:51Et c'est ça qui est intéressant.
08:53Alors, quand je dis qu'on ne sait rien quand on démarre,
08:55c'est juste une conviction profonde.
08:56Moi, c'est un projet personnel.
08:58Pourquoi ?
08:59Parce que j'y suis tombé dessus,
09:00parce que je crois qu'on n'aime pas l'injustice.
09:02Moi, je n'aime pas l'injustice.
09:04Mais pourquoi ?
09:06Sans rentrer dans les détails de votre vie privée,
09:08vous avez vécu l'injustice,
09:09vous êtes né dedans.
09:10Pourquoi ?
09:11Parce qu'on ne fait pas des boîtes comme ça,
09:14comme ça un matin, en se disant
09:15tiens, je vais faire quelque chose contre l'injustice.
09:17Oui, mais vous savez,
09:19l'injustice, c'est quelque chose que vous héritez.
09:22Moi, je l'ai hérité.
09:23Je l'ai hérité parce que je l'ai touché un peu de près.
09:27C'est-à-dire que vous l'avez hérité ?
09:29Je l'ai hérité parce que je suis d'un milieu très très modeste,
09:34à la campagne,
09:36avec un parcours de vie qui m'a été favorable à moi.
09:38Moi, je suis un enfant de la République,
09:40je n'ai absolument rien à reprocher à personne, simplement.
09:43Mais avec des parents qui n'étaient pas issus,
09:46qui n'avaient pas eu cette chance ?
09:47Moi, j'ai des parents extrêmement modestes, oui, bien sûr.
09:49C'est-à-dire ?
09:50Oui, oui, ça existe,
09:50mais je crois que dans ce milieu-là,
09:52on apprend des choses très très fortes,
09:54qui malheureusement disparaissent aujourd'hui.
09:56On voit bien qu'on perd du sens.
09:58Moi, j'ai eu cette chance-là d'être très très bien entouré,
10:01et j'ai appris beaucoup de choses grâce à eux.
10:03Et ce qu'on n'a pas...
10:04Eux, c'est quoi ?
10:04C'est l'école ?
10:05C'est qui ?
10:05C'est l'école,
10:06c'est l'environnement,
10:07c'est les rencontres.
10:09Et puis, c'est...
10:09Moi, je fais...
10:10Vous ne le savez pas,
10:11mais je suis un sportif,
10:13un ancien sportif de haut niveau.
10:14En rugby ?
10:15Oui.
10:15Il faut lui dire,
10:17racontez-nous,
10:17les auditeurs ne vous connaissent pas.
10:19J'ai joué au rugby,
10:20parce que, justement,
10:22la solidarité m'a tendu la main.
10:24Mes parents n'avaient pas de permis,
10:25pas de voiture,
10:26vous voyez,
10:26bon, pas de téléphone,
10:27vous imaginez un peu ce contexte-là.
10:29Pas de voiture, pas de permis,
10:30je crois que votre père ne savait pas lire ni écrire.
10:32Mon papa ne savait pas lire et écrire,
10:33et ma mère a été orpheline à l'âge de 4 mois.
10:36Donc, vous imaginez,
10:36c'est compliqué.
10:38Elle avait eu son premier bébé à 16 ans.
10:41Donc, c'est un milieu où,
10:42sans souffrir de rien,
10:43on voit bien qu'on n'est pas comme tout le monde.
10:45Voilà, c'est juste ça qu'il faut comprendre.
10:47Et donc, vous avez perçu,
10:48Jean-Louis Ribes,
10:49cette différence,
10:50même si vous,
10:51vous avez été bien entouré,
10:53bien accompagné,
10:54École de la République.
10:55Vous, vous étiez senti différent
10:57de par des parents
10:59qui, finalement,
11:00n'ont pas eu cette chance au départ ?
11:02Vous savez,
11:02on ne sait pas vraiment pourquoi.
11:04Moi, je l'explique comme ça,
11:05parce que,
11:06de l'autre côté,
11:07j'ai eu,
11:07vous savez,
11:08on hérite une espèce d'ADN,
11:10on fait partie de l'environnement.
11:12Moi, j'étais gâté.
11:14Je suis un enfant gâté.
11:16J'ai eu plein de choses très positives.
11:18Et au fond,
11:19si on a une certaine sensibilité,
11:21on voit bien que ça n'est pas vrai
11:23pour tout le monde.
11:24Voilà,
11:25ce n'est pas facile pour tout le monde.
11:27Et moi,
11:27je trouve que,
11:28moi,
11:29à titre personnel,
11:29je le dis très souvent,
11:30dans mon environnement,
11:33j'ai beaucoup de chance.
11:35Et cette chance-là,
11:36quand vous avez la chance
11:37de faire un métier
11:37que vous adorez,
11:39que vous mettez
11:39votre compétence,
11:41votre engagement
11:42au service
11:43du plus grand nombre
11:44et des plus déshérités,
11:46évidemment,
11:47vous vous sentez responsable.
11:49Bien sûr.
11:49Vous vous sentez engagé.
11:50Et au-delà de ça,
11:52il faut aussi
11:53maîtriser un métier.
11:54Vous voyez,
11:54il faut être un professionnel.
11:55Et moi,
11:56j'ai eu la chance
11:56d'avoir tout ça.
11:57Est-ce que vous,
11:57vous avez fait des études
11:58de haut niveau ?
11:59Non.
12:00Non ?
12:00Je me suis arrêté au bac.
12:02Mais j'ai fait beaucoup,
12:02beaucoup de formations,
12:03bien sûr.
12:04Et j'ai fréquenté
12:06les...
12:06Vous savez,
12:07l'élite du polytechnicien
12:08en passant par le centralien,
12:10en passant par les émarques.
12:11Et donc,
12:11j'ai grandi grâce à eux.
12:13J'ai appris beaucoup.
12:14Et puis,
12:15j'ai aussi beaucoup appris
12:15du terrain.
12:16Alors,
12:17ce qui est important,
12:17c'est de savoir
12:18comment ça se passe.
12:19Et puis,
12:19avoir la capacité,
12:21vous savez,
12:21à vous adapter.
12:23Et en gros,
12:23l'entreprise adaptée,
12:24l'entreprise inclusive,
12:25elle ne fait que ça.
12:26Que s'adapter tous les jours.
12:27C'est cette agilité
12:28dont on va parler
12:29dans un instant,
12:29Jean-Louis Ribes,
12:30fondateur et directeur général
12:31de DSI Inclusion.
12:331 200 collaborateurs,
12:35vous vous rendez compte ?
12:36On va les découvrir,
12:37on va découvrir comment,
12:39sur quoi vous agissez.
12:40Et puis,
12:40on va aussi évoquer
12:42Aequidem,
12:42c'est la start-up de ce soir
12:44avec Bénédicte de Torca.
12:46A tout de suite sur Or.
12:47Européens.
12:48La France bouge.
12:4920h30,
12:5021h30.
12:51Elisabeth Assayak.
12:55What's going on ?
13:01C'était Marvin Gaye en 1971.
13:03C'est un titre qui évoque
13:04les violences,
13:05la guerre,
13:05les injustices.
13:06Et justement,
13:07ce soir,
13:07on parle de ces injustices,
13:09mais avec la plus grande
13:11entreprise et adaptée
13:13de France.
13:14Elle s'appelle DSI Inclusion
13:16dans le cadre des Trophées
13:17de l'Avenir Europe 1 LCL.
13:19D'ailleurs,
13:19les Trophées de l'Avenir
13:20Europe 1 LCL,
13:21les résultats approchent.
13:21La grande cérémonie
13:22aura lieu début décembre.
13:23Une émission spéciale
13:24dans 20 mois
13:25avec tous les lauréats.
13:28Nous sommes avec
13:28Jean-Louis Ribes,
13:30le fondateur
13:30et directeur général
13:31de DSI Inclusion.
13:33Cette entreprise
13:33née il y a 30 ans.
13:35Et vous nous le disiez
13:35tout à l'heure
13:36dans le pitch,
13:37donc 1 200 collaborateurs
13:38et vous faites
13:40des prestations de services
13:41dans plein de domaines,
13:43dans beaucoup de domaines,
13:43notamment dans la défense.
13:45Oui,
13:46on en fait dans la défense.
13:47Oui,
13:48mais ça ne va pas.
13:50Enfin,
13:50on se dit,
13:51des personnes
13:51en situation de handicap
13:52qui travaillent
13:53pour notre défense,
13:54je trouve ça formidable.
13:55On travaille pour la défense,
13:55on travaille beaucoup
13:56pour l'aéronautique,
13:57pour le spatial.
13:58Pourquoi la défense ?
13:58C'est une anecdote,
14:00ça,
14:00si vous voulez.
14:00Il y a 15 ans,
14:01j'étais en conférence
14:03et à la sortie de la conférence,
14:04il y a un monsieur
14:04qui vient me voir
14:05et il me dit
14:05écoutez,
14:05nous on a une difficulté,
14:06on a une image
14:07qui n'est pas bonne
14:08et on est plutôt
14:09personnels non gratins
14:10dans le monde
14:11industriel aujourd'hui
14:12et notamment
14:13au niveau des consommateurs
14:14et donc on a besoin
14:15d'améliorer notre image
14:19si vous voulez.
14:19Donc voilà,
14:20il nous dit,
14:21nous on sous-traite
14:21aujourd'hui
14:22une grosse partie
14:22de nos activités
14:23dans les pays locaux,
14:25est-ce qu'on pourrait
14:26éventuellement se rapprocher ?
14:27On a pris ce pari,
14:28je le fais très très court
14:29parce que c'est
14:29une très longue histoire,
14:31on a monté une usine
14:31de 1000 mètres carrés
14:32et aujourd'hui
14:33on assure
14:34plus de 55%
14:35de la production globale.
14:36Vous avez votre propre usine ?
14:37J'en ai plusieurs, oui.
14:38Décis Inclusion
14:39que vous avez réussi
14:40donc à embaucher
14:41près de 1200 collaborateurs
14:43en situation de handicap
14:43et monter des usines
14:45en France.
14:45J'ai monté des usines,
14:46oui, oui, oui.
14:47On a un peu plus
14:47de 30 000 mètres carrés
14:49aujourd'hui
14:49de bâtis
14:50et là on a monté
14:51une usine
14:52à peu près
14:54dédiée à 100%
14:55à cette activité
14:56parce que c'était nouveau,
14:57on a pris beaucoup de risques
14:58et j'ai perdu
14:58beaucoup, beaucoup d'argent.
14:59Je dis souvent
15:00à mes collaborateurs
15:01que si j'avais,
15:02alors je suis président
15:03et propriétaire
15:04de cette boîte
15:04qui est une boîte privée,
15:06c'est la plus grosse boîte privée
15:07mais peut-être pas
15:08la plus grosse entreprise
15:08adaptée de France
15:09mais en tant que privée,
15:11je pense que oui
15:11parce qu'on me l'a souvent dit
15:13et donc on peut
15:14prendre responsabilité
15:15puisque 95%
15:17de l'argent
15:17de l'actionnaire
15:18qui est gagné
15:19par l'actionnaire
15:20est réinjecté
15:21dans cette entreprise-là
15:22et donc ça me laisse
15:23plein de liberté.
15:24Aujourd'hui,
15:24cette entreprise
15:24elle a un taux de croissance
15:26juste avant qu'on vit
15:27de plus de 15% par an
15:29et avec
15:31une capacité
15:32de financement importante
15:33puisque aujourd'hui
15:34on a un taux
15:34d'endettement
15:35de moins de 3%,
15:36vous voyez,
15:37donc c'est un équilibre savant.
15:38Moi je suis
15:40c'est admirable,
15:42je vois Fabrice Marcella
15:43aussi qui prend des notes
15:44et qui
15:46on est admirable
15:47devant une telle réussite.
15:49Complètement,
15:50c'est une belle entreprise
15:51en tout cas
15:52à mission pleine de sens.
15:53Moi j'avais une question
15:55à poser à Jean-Louis Rips.
15:57Il y a 30 ans,
15:58qu'est-ce qui a été
15:58le plus difficile ?
15:59C'était de recruter
15:59le premier salarié
16:00ou de recruter
16:01le premier client ?
16:03Alors c'est une très très
16:04bonne question.
16:05C'est le plus difficile
16:06pour dire vraiment
16:07le fond de ce que j'ai vécu,
16:09c'est la rencontre
16:11avec la personne handicapée
16:12parce que je n'avais pas
16:13jusqu'alors
16:14eu de conversation
16:16professionnelle
16:17et directe
16:17avec une personne handicapée.
16:18Ce qui a été
16:19le plus difficile
16:19pour moi,
16:20c'est de franchir
16:22cette ligne
16:23parce qu'on a tellement
16:24d'a priori,
16:25on nous raconte
16:26tellement de choses
16:27et que moi j'étais
16:28chargé par ça
16:29et au fond,
16:30ce qui a été
16:30le plus admirable,
16:31c'est que quand j'ai
16:32pris rendez-vous
16:33parce qu'on m'a autorisé
16:34à prendre rendez-vous,
16:34tout ça.
16:35Donc la première rencontre ?
16:36La première rencontre,
16:37et je crois que c'est
16:38pour cette raison
16:38que je suis là aujourd'hui.
16:40C'est cette première rencontre
16:42qui a fait basculer
16:44une énergie
16:45qui est latente
16:46chez vous
16:46que j'avais mis à profit
16:47dans le monde ordinaire
16:48et j'ai eu une chance
16:50incroyable aussi
16:50dans le monde ordinaire
16:52mais vous ne savez
16:52absolument pas
16:53comment vous mettre
16:56à disposition
16:57vos compétences
16:58avec la personne handicapée
16:59puisque vous ne connaissez
17:00pas la personne handicapée.
17:02La grande majorité
17:02d'entre nous
17:03dans le monde professionnel
17:05ne connaît pas
17:05la personne handicapée.
17:07Et donc,
17:08ce moment-là
17:09était un moment difficile
17:10pour moi
17:10parce que j'avais peur
17:12de ne pas être
17:13à la hauteur,
17:15d'être un peu
17:17pas au bon endroit.
17:18Et donc,
17:19j'ai pris sur moi
17:20ce rendez-vous
17:21je l'avais organisé
17:22donc je l'ai assumé
17:22et au fond,
17:23au bout de quelques minutes
17:25ce qu'on m'a raconté
17:27je me suis dit
17:29mais quelle différence
17:30y a-t-il entre lui
17:31et moi ?
17:32Je me faisais
17:33un monde incroyable
17:34et au fond,
17:35je lui dis
17:36mais non,
17:36il n'y a pas de différence
17:37entre lui et moi.
17:38On se parle de la même chose,
17:40je vois bien ses contraintes,
17:41ses difficultés
17:42et au fond,
17:43c'est quand...
17:44Il avait un handicap moteur,
17:45physique ?
17:46Il avait un handicap visuel,
17:48il avait de grandes difficultés,
17:50il perdait progressivement
17:51sa vue
17:51et donc,
17:52comme il ne pouvait pas
17:53trop se passer,
17:54on est allé dans un bistrot,
17:55c'est pas le lieu
17:56magique.
17:57C'est pas le lieu du recrutement.
18:00Et de fait,
18:01ce moment-là,
18:03après cette appréhension forte
18:05qu'on a,
18:06vous avez une ouverture
18:08et puis vous dites
18:08il n'y a aucune différence
18:10entre lui et moi
18:11et écoutez son histoire,
18:12là,
18:13vous rentrez dans la colère
18:14et cette colère,
18:15elle ne m'a pas quitté,
18:16vous voyez ?
18:17Ça vous touche de très très près
18:18l'injustice.
18:19Personne ne vous dit
18:20j'ai 40 ans,
18:21je fais des tas de formations,
18:22moi je fais des tas de CDD,
18:24j'ai jamais eu d'emploi direct,
18:25j'ai jamais eu de vraie formation
18:26et c'est ça qui vous touche.
18:28Et là,
18:28vous dites
18:28mais ça,
18:29c'est plutôt à ma portée.
18:30Est-ce que moi,
18:31je sais former ?
18:32Est-ce que je sais accompagner ?
18:33Est-ce que je connais les métiers ?
18:35Et alors,
18:36de fait,
18:36à DSI,
18:37on a créé 140 métiers.
18:39140 métiers ?
18:40140 métiers.
18:41Tout type d'handicap
18:42est représenté à DSI.
18:44Et ça,
18:44c'est très important.
18:45Pourquoi ?
18:45Parce que quand vous recevez,
18:47moi j'ai démarré tout seul.
18:48Donc vous faites tout,
18:49quand vous êtes tout seul,
18:50vous faites tout.
18:50Et donc je recrute évidemment.
18:52Et quand je recrute,
18:53vous avez en face de vous
18:54des gens qui n'ont pas de métier.
18:57Ils ont des aptitudes,
18:58mais pas de compétences
18:59parce qu'ils ne sont pas qualifiés.
19:01Donc c'est du recrutement inversé.
19:03C'est le recrutement inversé.
19:04C'est-à-dire qu'on démarre...
19:04Comment vous savez ça vous ?
19:05Parce que j'ai un peu travaillé l'émission.
19:07Mais ça veut dire
19:09que vous démarrez
19:10par les aptitudes
19:12avant de démarrer
19:13sur le CV.
19:14Oui.
19:14On travaille sur les aptitudes
19:16parce qu'on a besoin de savoir
19:17ce qu'ils sont motivés,
19:18pas motivés,
19:19quelles sont leurs contraintes,
19:19etc.
19:20Leur environnement.
19:21Très important leur environnement.
19:23Et après,
19:23notre boulot à nous,
19:24c'est justement tout le reste,
19:26c'est-à-dire le modèle inclusif.
19:28Formation académique,
19:29formation métier,
19:30donc professionnalisation,
19:31et maintien à l'emploi durable.
19:33Et donc dans le métier de l'emploi,
19:34il y a la progression de la carrière.
19:37Ça nous touche directement.
19:39On se sent tous concernés ce soir
19:41parce que nous,
19:42ce qui nous a frappés avec vous,
19:43Jean-Louis Ribes,
19:43c'est aussi cette inclusion
19:44dans l'univers industriel.
19:46On n'est pas sur des produits.
19:49On va découvrir des produits
19:50dans quelques secondes
19:51avec Aé,
19:53Couillidem et Bénédicte de Torquois
19:55et Camille De Creux
19:56pour Fier.
19:57Vous,
19:58c'est un univers industriel,
19:59je le rappelle,
20:00vous avez réussi
20:01à embaucher
20:02des personnes
20:02en situation de handicap,
20:04créer 140 types de métiers,
20:06et créer des usines.
20:07L'inclusion,
20:08elle est aussi présente
20:09dans d'autres univers
20:10comme le textile.
20:11L'inclusion textile,
20:12ça recouvre des réalités
20:13comme l'insertion
20:15socio-professionnelle
20:16par les métiers
20:16de la couture,
20:17du textile,
20:18mais aussi de la mode inclusive.
20:20Et c'est le cas ce soir.
20:22Europe 1,
20:23la start-up de la France Bull.
20:24Avec vous,
20:25Bénédicte de Torquois,
20:26vos six parcours exceptionnels.
20:28Vous avez créé la start-up
20:30il y a un an
20:31dans les Hauts-de-Seine,
20:32mais un parcours
20:33derrière dans la mode,
20:34plus de 20 ans
20:34dans des très très belles maisons.
20:36dont Balenciaga par exemple.
20:38Votre passion,
20:39c'est la mode depuis toujours.
20:41Vous avez grandi en Bretagne,
20:43je crois, c'est ça ?
20:43Oui, à partir de l'adolescence.
20:45Voilà.
20:46Vous avez bossé à New York
20:47dans des maisons
20:47comme Givenchy,
20:49ensuite Balenciaga,
20:50et vous avez été toujours
20:54dans ce secteur du luxe
20:55et du retail.
20:57Sauf qu'à un moment donné,
20:58vous avez envie de donner
20:59plus de sens à votre vie.
21:00c'est comme ça
21:01que démarre l'aventure.
21:03Oui,
21:04il y a un catalyseur
21:07qui a été,
21:08voilà,
21:09j'ai vu les contraintes
21:10d'habillement
21:10de la fille d'ami
21:11atteinte d'un cancer
21:12à 15 ans
21:12et effectivement,
21:15je me suis dit
21:15mais la mode
21:16n'adresse pas du tout
21:17ce sujet en fait.
21:19et moi,
21:20j'ai eu des phases de vie
21:21aussi avec des phases
21:23d'hospitalisation,
21:25des accidents
21:25ou la maladie de proches
21:27et donc,
21:28je me suis dit
21:29c'est pas possible en fait.
21:30Voilà.
21:31Donc,
21:31c'est pas possible ?
21:32Comment faire en sorte
21:33que ces personnes
21:34qui parfois
21:35n'ont plus d'autonomie
21:37ou ont des périodes
21:38momentanées
21:38de manque d'autonomie,
21:40comment faire
21:41pour qu'elles se sentent belles,
21:42qu'elles soient habillées,
21:43qu'elles n'aient pas
21:43cette éternelle blouse d'hôpital
21:45ou être habillées
21:46parce qu'on ne peut pas
21:47faire autrement ?
21:48C'est comme ça
21:48que vous avez créé
21:50Aequidem.
21:51Je vous laisse pitcher
21:51pendant une minute
21:52et puis on se retrouve.
21:53C'est à vous.
21:55Donc,
21:55Aequidem,
21:56c'est une marque
21:56de mode inclusive,
21:58à impact positif.
21:59Donc,
21:59le déclic,
22:00je viens de vous le dire,
22:01la fille d'ami
22:01atteinte d'un cancer
22:02et c'est vrai que
22:04le vêtement classique
22:05est inadapté
22:06aux contraintes médicales.
22:07Le jeune perd en autonomie,
22:08le style est sacrifié
22:10et or la mode,
22:12c'est le pouvoir
22:13de la confiance en soi,
22:15surtout à un âge
22:15où on est en construction.
22:17Donc moi,
22:18j'ai vu ce pouvoir
22:19avec ma carrière
22:20et donc,
22:20j'ai décidé de créer
22:21Aequidem,
22:21une société à mission
22:22créée en 2025.
22:24Donc,
22:24ce sont des vêtements
22:25innovants,
22:28des vêtements innovants,
22:31mode,
22:32stylés
22:32et super pratiques.
22:34Vous avez des ouvertures
22:36aux épaules,
22:37aux bras,
22:37au thorax,
22:38mais le vêtement,
22:38il est visuellement mode,
22:39désirable,
22:40c'est un vrai vêtement.
22:42Donc,
22:42c'est pour redonner
22:43l'autonomie,
22:43passer les cathéters,
22:46faciliter les soins,
22:47passer une perfusion.
22:49Je démarre avec 5 eaux,
22:51t-shirts,
22:52sweatshirts,
22:53unisex,
22:53intemporels,
22:54quelques accessoires.
22:55Donc,
22:56voilà,
22:57je distribue sur le site
22:58aequidem.fr,
23:00bientôt des stands
23:00à l'hôpital
23:01et je construis des partenariats
23:02avec des acteurs
23:03de la mode,
23:04de la santé,
23:04du bien-être.
23:06Voilà.
23:06Merci Bénédicte de Torquois,
23:07fondatrice d'Aequidem.
23:09Moi,
23:09je suis allée voir
23:10votre site internet,
23:11en effet.
23:12Les modèles sont très jolis.
23:14Par exemple,
23:15j'ai remarqué
23:16un sweatshirt
23:17qui coûte 75 euros.
23:19Alors oui,
23:19ça peut paraître cher,
23:20mais quand on regarde
23:20dans le détail,
23:22donc un sweatshirt,
23:22colleront,
23:23manches longues
23:24et là,
23:24on voit,
23:25c'est hyper bien fait,
23:26on voit comment le porter.
23:27Alors,
23:28un,
23:28la catégorie pour tout le monde.
23:30L'autre catégorie,
23:31si on a un habillage autonome,
23:33penser pour que le patient
23:34puisse s'habiller,
23:35se déshabiller seul,
23:36même avec des tubulures,
23:37sans faire appel
23:38au personnel soignant.
23:40Je parle beaucoup trop,
23:41il va y avoir le point
23:42sur l'info,
23:43là,
23:43à 21h,
23:44et on se retrouve juste après
23:45avec Fabrice Marcella,
23:46parce qu'on va aller plus loin
23:47dans cette start-up
23:49à Equidem.
23:49A tout de suite sur Info.
23:51Europe 1,
23:52la France bouge,
23:5320h30,
23:5421h30,
23:55Elisabeth Assayac.
23:56Vous êtes bien dans la France bouge,
23:57jusqu'à 21h30
23:58sur Europe 1 ce soir.
23:59Insertion,
24:00inclusion sont au cœur
24:01de cette France bouge
24:02avec une entreprise
24:03en route vers les trophées
24:04de l'avenir Europe 1,
24:05LCL,
24:06DSI,
24:06inclusion,
24:07entreprise née
24:08il y a 30 ans.
24:08Parmi ses clients,
24:09il y a des grosses boîtes,
24:10Airbus,
24:11SNCF,
24:12Total Energy,
24:12tout ça,
24:13ce sont vos clients.
24:14Vous êtes un acteur
24:15du monde industriel.
24:17Vous avez créé des usines,
24:19plus de 140 métiers
24:20à destination
24:21des personnes
24:22en situation de handicap.
24:23nous sommes avec Jean-Louis Ribes,
24:26fondateur et directeur général
24:27de DSI inclusion.
24:30Nous sommes avec Bénédicte de Torquois.
24:33On est en train de découvrir
24:34sa start-up avant le point
24:35sur l'info de 21h à Equidem
24:37qui sont donc des vêtements
24:38pensés pour les personnes
24:40qui sont en manque d'autonomie,
24:42qui sont peut-être à l'hôpital,
24:43qui ont des cathéters,
24:44qui ont besoin de soins
24:45pour qu'elles se sentent belles,
24:46ces personnes.
24:48Hommes et femmes
24:49sont dans l'aventure d'Aequidem.
24:52Je me tourne vers le coach de ce soir.
24:53Fabrice Marcella.
24:54Tout d'abord,
24:55je voulais dire bravo à Bénédicte
24:57pour son engagement.
24:58J'ai bien aimé aussi,
24:59dans son pitch,
25:00quand Bénédicte exprime le fait
25:01que la mode,
25:02c'est le pouvoir
25:03de la confiance en soi.
25:04Et effectivement,
25:05quand on est malade,
25:07on a besoin quand même
25:08de retrouver cette confiance-là.
25:09Et je trouve que,
25:10passer par ce que vous proposez
25:11a beaucoup de valeur,
25:12je trouve que votre projet
25:13donne beaucoup de sens
25:14à l'entrepreneuriat,
25:15comme l'entreprise précédente
25:17quand elle a été présentée
25:18par Jean-Louis Ribe.
25:18On voit bien que c'est à chaque fois
25:19une initiative d'un entrepreneur
25:21ou d'une entrepreneuse.
25:22Et il y a une histoire souvent.
25:23Il y a toujours une histoire.
25:24On va voir aussi avec Camille De Creux,
25:25c'est pareil pour Fier.
25:26Et Bénédicte l'a très bien formulée
25:28au travers de l'expérience
25:29qui était la sienne.
25:30Alors je trouve que l'entreprise
25:31a plein d'atouts.
25:32Elle a un an d'existence.
25:34Et pour autant,
25:34elle a déjà plein d'atouts.
25:35Déjà parce qu'elle a une fondatrice
25:36qui est légitime sur le sujet.
25:38Je pense que ça,
25:38personne ne peut le remettre en cause.
25:40les 20 ans,
25:41on disait les 20 ans
25:42passés dans des maisons
25:43de luxe dans la mode.
25:45Ensuite,
25:46c'est un vrai besoin
25:47et qui est peu adressé aujourd'hui.
25:48Donc,
25:49c'est ce qui va permettre
25:51justement à l'entreprise,
25:52à mon sens,
25:52de pouvoir grandir rapidement.
25:54Ensuite,
25:54c'est un positionnement
25:55qui n'est pas stigmatisant.
25:57Donc là aussi,
25:58je trouve que ça fait partie
25:59des atouts de Iquidem.
26:01Et enfin,
26:02il y a des premières validations
26:03quand même.
26:03Mention spéciale
26:04au grand prix du design inclusif,
26:06prêt d'honneur
26:06de la Fondation Dauphine,
26:07Innova BPI France.
26:08Et voilà,
26:09je ne vais pas toutes les citer,
26:09mais il y a déjà beaucoup
26:10de reconnaissance
26:11de tout l'écosystème.
26:13Ce que je me suis dit
26:14avec mon regard de coach,
26:15c'est quels sont
26:15les axes d'amélioration.
26:16Alors de nouveau,
26:17attention,
26:18ça fait un an que vous existez,
26:19mais je me dis peut-être
26:20que c'est une de vos préoccupations
26:22actuellement,
26:23c'est que la production
26:24peut encore être sécurisée.
26:25On reviendra sur ce sujet-là.
26:26Des matières peut-être
26:27certaines fois difficiles à produire.
26:28J'ai compris que
26:29vous utilisiez beaucoup
26:30les fins de rouleaux.
26:31Ça veut dire les stocks
26:32qui restent,
26:34les chutes de vêtements,
26:35c'est ça ?
26:35Pas les chutes de vêtements,
26:36en fait,
26:36c'est des fins de rouleaux
26:37de tissu de maison de luxe.
26:38D'accord.
26:39Donc il y a des circuits existants
26:40aujourd'hui
26:41et ça me permet d'éviter
26:42pour le moment
26:43de produire de la matière
26:44et d'utiliser les ressources existantes.
26:45Et donc je trouve ça très bien,
26:46mais en même temps,
26:47est-ce que ça ne limite pas
26:47la capacité à faire
26:48le même modèle en volume ?
26:50Donc je comprends
26:50que vous avez des soucis
26:51d'industrialisation dans le futur.
26:53Vous êtes une fondatrice encore seule,
26:54vous êtes une solo-entrepreneuse,
26:56comme on dit.
26:56Aujourd'hui, ça fait un an.
26:58Mais voilà,
26:59bien sûr,
27:00mais il va falloir vite vous entourer
27:01et pas que de stagiaire
27:02pour pouvoir continuer
27:06et puis attention
27:07au risque de dispersion peut-être
27:09parce que là,
27:09on l'a vu tout à l'heure,
27:10vous avez différents modèles
27:11existants aujourd'hui.
27:12Or, votre enjeu,
27:14à court terme,
27:15c'est déjà l'industrialisation
27:16et assumer de gros volumes
27:17qui est une de vos préoccupations actuelles.
27:19Jean-Louis Ribes,
27:20vous êtes le fondateur
27:20et directeur général
27:21de DSI Inclusion.
27:22Vous avez fait 30 ans
27:23que vous avez monté DSI Inclusion.
27:25Votre regard sur Aequidem ?
27:28Formidable.
27:29Formidable.
27:30Vous allez y arriver.
27:32J'entends qu'il ne faut pas
27:33trop se diversifier.
27:34Bon, mais moi,
27:35on m'a dit ça depuis le début.
27:36On m'a dit,
27:37mais attention,
27:38sans carat de métier
27:38dans le monde industriel,
27:40ça va être très compliqué
27:41parce qu'on ne dit pas tout.
27:42Il y a plein de normes.
27:44On l'a fait
27:45et on a pris les risques.
27:46Il faut, je ne sais pas,
27:47est-ce que vous aimez le risque
27:48et votre engagement
27:50le prouve d'ailleurs.
27:52Et puis,
27:52vous allez vous mettre
27:53au sérieux des gens
27:53et ça,
27:54ça donne une nouvelle motivation
27:55qu'on n'a pas forcément
27:57dans le monde traditionnel.
27:58Donc, vous êtes à l'opposé
27:59de ce que dit Fabrice.
28:01Vous avez trop d'expérience, vous.
28:02Je ne veux pas dire
28:03ce que dit Fabrice.
28:04Ce que dit Fabrice,
28:05il y a une vérité au fond.
28:07Il faut faire attention
28:08à tout ça.
28:09C'est ça que ça veut dire.
28:10Oui.
28:10Ça veut dire qu'il ne faut pas le faire.
28:12Quand on le fait,
28:12il faut prendre la mesure.
28:13Il faut le garder en tête.
28:14Voilà.
28:14C'est ça.
28:15Il faut le garder en tête.
28:16Et peut-être,
28:16vous, Fabrice évoquez
28:18les problèmes éventuels
28:19d'industrialisation.
28:21C'est déjà le cas ?
28:22Ça veut dire qu'on vous fait
28:23déjà des commandes
28:24et vous n'arrivez pas à suivre ?
28:25Vous n'arrivez pas à suivre ?
28:26Alors, en fait,
28:28j'ai démarré plutôt
28:30en pas à pas,
28:31donc avec, justement,
28:32sécuriser ma trésorerie
28:33avant d'aller un peu
28:34chercher des fonds,
28:35ce que j'ai fait
28:35au premier semestre.
28:37Vous vous rendez compte
28:38quand même qu'il y a
28:39beaucoup d'ateliers
28:40qui vous ouvrent la porte,
28:42mais une fois que vous
28:42commencez à parler
28:43de vos prix cibles,
28:44de vos quantités,
28:47il y a beaucoup de portes
28:47qui se ferment.
28:48Moi, je prônais
28:50vraiment le Made in France.
28:52Pour le moment,
28:53je suis encore majoritairement
28:55sur Made in France.
28:56J'ai peur de devoir
28:56faire le deuil
28:57de partir en Europe.
28:58Parce que c'est trop cher.
29:00Les coûts sont trop chers.
29:01trop de quantité.
29:04C'est très compliqué,
29:05en fait,
29:05de produire en France.
29:06Je m'en rends
29:07de plus en plus compte.
29:08Pourtant,
29:08j'ai vraiment essayé.
29:10Je ne dis pas
29:10que c'est mort,
29:11mais voilà.
29:12Il y a le salon
29:13du Made in France bientôt.
29:14Oui, oui,
29:14je suis allé en arrière,
29:16je suis allé.
29:16Peut-être qu'il y a
29:17des contacts à nous
29:18et là-bas.
29:18Oui, oui.
29:20Après, c'est normal.
29:21C'est parti de l'entrepreneuriat.
29:22Il faut se frotter à tout ça.
29:23Il faut discuter
29:24avec les gens.
29:25Et puis,
29:25en fait,
29:25moi,
29:26je crois beaucoup
29:26en fait,
29:27ce que je cherche aussi,
29:28c'est des partenaires
29:29qui vont accompagner le projet.
29:30Comme on accompagne
29:31un enfant qui devient adulte
29:32et puis progressivement,
29:33on lui fait conscience,
29:34on lâche,
29:34on a un échange
29:35d'adulte à l'adulte.
29:38qui m'accompagne petite
29:38et qui me suis petite,
29:40qui a confiance
29:40et qui se dit
29:41OK,
29:41il y a de l'ambition
29:42et puis on va y arriver,
29:42on va grandir ensemble
29:43et puis à un moment,
29:44on va atteindre
29:44les bons volumes,
29:45les bons prix.
29:46Voilà.
29:47Donc moi,
29:47aujourd'hui,
29:47je suis prête
29:47à sacrifier de la marge
29:49pour démarrer.
29:50Mais à un moment,
29:50bon,
29:51il faut quand même
29:51de la trésorerie
29:52et il faut quand même
29:53pas non plus...
29:55Il faut faire attention.
29:56Vous êtes prête
29:57à ouvrir votre capital également ?
29:58Oui.
29:59Pour avoir justement
29:59des business angels
30:00où vous ne se riez
30:01née à choisir ?
30:02Oui,
30:02complètement.
30:03Aujourd'hui,
30:03j'ai fait du non-dilutif.
30:05D'accord.
30:05Donc le prêt
30:06de la Fondation Naufin,
30:08Innovate Incubation de la BPI.
30:10J'ai fait du crowdfunding
30:10sur le premier semestre
30:11pour aller chercher aussi
30:12mon réseau.
30:12C'est important de montrer
30:13qu'on va chercher
30:14soi-même des sous.
30:17Et voilà.
30:17Mais bien sûr,
30:18je suis prête à ouvrir
30:18parce que la mode,
30:19il faut de l'argent.
30:21Voilà.
30:22Et c'est vrai qu'en fait,
30:24pour revenir sur la partie
30:25commercialisation
30:25et le fait de s'y verser,
30:27moi, c'est vrai que je suis
30:27un peu une semeuse de graines.
30:29Je sème beaucoup de graines
30:30et j'adore ça.
30:31Et je me rends compte
30:32que tout d'un coup,
30:32il y a quelque chose qui pousse.
30:33Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
30:34j'ai pas mal de choses qui poussent
30:35et je me rends compte que là,
30:37je vais pouvoir avoir
30:37des premières choses
30:39où je peux avoir
30:39un peu de volume.
30:41Et donc là, voilà.
30:43Fabrice,
30:43donc en fait,
30:44comment,
30:44ce que je cherche,
30:45si je comprends bien Bénédicte,
30:46c'est comment structurer,
30:49trouver les bons partenaires
30:50de production
30:51pour accélérer
30:52ce lancement des Quidem ?
30:53Je rappelle que l'entreprise,
30:54c'est à peine un an.
30:55Donc moi,
30:56ce que je me suis dit,
30:57c'est comment avancer
30:57de façon pragmatique
30:59si j'étais à votre place.
31:02Et je me dis,
31:02bien sûr,
31:03il ne faut pas sacrifier
31:03le commercial
31:04au détriment de la production
31:05ou inversement.
31:06Pour moi,
31:06ça doit avancer
31:07de façon parallèle.
31:09Et pour cela,
31:10est-ce que,
31:11un,
31:11dans un premier temps,
31:12on n'a pas un produit
31:13un peu locomotive
31:14qui permettrait justement
31:15de répondre
31:16aux besoins
31:19le plus important
31:20en termes de volume
31:21et justement
31:23de doubler
31:23votre atelier actuel
31:24qui est plutôt
31:25un atelier
31:25qui travaille sur des prototypes
31:26ou des petites séries
31:27pour aller chercher justement
31:29un atelier
31:30qui serait en mesure
31:30de monter en volume
31:31sur ce produit
31:33que vous seriez amené
31:34à identifier.
31:35Et pour ça,
31:35je me suis dit,
31:36tiens,
31:36il y a peut-être des choses
31:36comme,
31:37mais vous les connaissez
31:37très certainement,
31:38la maison du savoir-faire
31:39et de la création
31:40qui sont ces plateformes
31:41qui permettent
31:42de mettre en relation
31:44tous les acteurs
31:45de la chaîne
31:45et de la filière
31:46notamment de mode
31:47et habillement.
31:47Il y a aussi
31:48le French Fab
31:49qui est un mouvement
31:50qui rassemble
31:50tous ceux finalement
31:51qui cherchent à bosser
31:52dans l'industrie française.
31:53Et tout ce réseau-là
31:54doit permettre
31:55d'identifier
31:56un atelier
31:57qui sera en mesure
31:57de produire
31:59ces gros volumes
32:00et que vous pourriez tester
32:01sur une petite quantité
32:02au départ,
32:03une petite série payante
32:04au départ.
32:05Parce que là,
32:06vous verrez
32:06s'il respecte les délais,
32:08quelle est la qualité,
32:09la gestion des défauts,
32:11etc.
32:11Et ça,
32:11ça permet aussi
32:12ensuite d'aller chercher
32:13les grands comptes
32:14parce qu'en fait,
32:14la préoccupation
32:15que vous aviez,
32:16c'est qu'un grand compte
32:16qui vous commande
32:17300 pièces,
32:18on ne peut pas le livrer.
32:19Mais il ne faut pas
32:20dire non tout de suite.
32:21Ah non,
32:22je ne dis pas.
32:22Je ne dis pas non.
32:24j'ai appris
32:26à dire oui,
32:27mais c'est pas fait.
32:30On peut livrer
32:31dans un délai
32:32de plusieurs semaines,
32:32on peut livrer
32:33par lot,
32:34on peut aussi
32:35aller chercher
32:35des accomptes
32:36auprès de ces grands
32:38industriels
32:38ou ces grands clients.
32:39Donc en fait,
32:39il y a une manière
32:40peut-être de sécuriser,
32:42j'allais dire,
32:43votre production
32:43en négociant
32:44avec cette entreprise
32:46qui sera en mesure
32:46de vous commander
32:47les 300 pièces.
32:48Donc pour moi,
32:49c'est quelque chose,
32:49l'idée,
32:50c'est d'être plutôt
32:50très pragmatique
32:51dans la construction
32:53en tout cas
32:53de votre activité.
32:56Bénédicte ?
32:56Oui,
32:57alors ça me parle
32:58complètement,
32:58complètement
32:59et c'est ce que
33:00j'essaye de faire
33:02mais c'est vrai
33:02que malgré tout
33:05ce que j'ai contacté
33:05en France,
33:06je me rends compte
33:06quand même
33:06que c'est encore
33:08un challenge
33:08mais néanmoins.
33:09C'est le principe
33:10de l'entrepreneuriat.
33:11C'est le principe
33:11de l'entrepreneuriat.
33:12Tout est un challenge,
33:13n'est-ce pas ?
33:13Je suis déterminée
33:15et je vais y arriver.
33:17Jean-Louis Ribes,
33:18vous êtes le patron
33:18de DSI Inclusion
33:19et le fondateur.
33:21Je vous vois sourire.
33:23Je pense qu'on a
33:24de quoi discuter
33:25tout à l'heure.
33:26Ah !
33:28Des fonds
33:28qui vont être créés.
33:29Pour deux raisons,
33:30moi je suis président
33:31co-fondateur
33:31de France Active Occitanie
33:33et donc,
33:35je ne sais pas
33:35si vous connaissez
33:36ce mode de financement
33:37de l'économie sociale
33:37solidaire
33:39et quand la crise
33:41de Covid est arrivée,
33:42j'ai acheté
33:42plus de 150 machines
33:44à coudre.
33:45Ils sont pratiquement
33:46toutes neuves
33:46et que j'ai gardées
33:47absolument,
33:48que je ne vais pas revendre.
33:49J'ai envie de vous applaudir.
33:50C'est bon.
33:51C'est bon.
33:52Je connais un certain nombre
33:53de milieux
33:54de l'économie sociale
33:55et solidaire
33:56sur lesquels
33:56peut-être il faut
33:57se pencher un peu.
33:58Super.
33:59Rendez-vous pris.
34:00C'est ça,
34:00ça fait des étincelles.
34:03Jean-Louis Ribes,
34:04restez avec nous,
34:04c'est le moment
34:04du quiz
34:05de la France Bouge.
34:06Allez, c'est parti.
34:08Vous avez créé DSI
34:09sans vouloir vous endetter,
34:11vous nous l'avez dit,
34:11et en réinvestissant
34:12les bénéfices.
34:13Est-ce que vous avez
34:14toujours été prudent
34:15avec l'argent,
34:16même en dehors
34:17de l'entreprise ?
34:19Bien sûr que oui.
34:20Vous savez,
34:20c'est le mot,
34:21ça se paysan.
34:21Tout le monde n'en parle.
34:22Tout le monde l'a oublié.
34:23Vous l'avez ?
34:24Je l'ai dit
34:25par force des choses.
34:26Quand vous n'allez pas
34:27dépenser l'argent
34:28que vous n'avez pas gagné,
34:29vous n'allez pas
34:29mettre tout le monde
34:30à neiger,
34:30puis vous avez
34:31un intérêt majeur,
34:32vous allez être engagé,
34:34vous avez des collaborateurs
34:35et vous savez que
34:36si vous n'êtes plus là,
34:37ils vont être
34:38en grande difficulté.
34:39Donc c'est ça.
34:40Encore plus
34:40quand ils sont
34:41en situation de handicap ?
34:42Oui.
34:43Une petite info
34:44que je ne vous ai pas
34:45donnée tout à l'heure.
34:46Chez nous,
34:4760% des collaborateurs
34:49qui sont porteurs
34:50de handicap
34:50sont rentrés
34:51dans l'entreprise
34:52avec une période
34:54de chômage
34:54de plus de 36 mois
34:56consécutives.
34:57Donc vous imaginez,
34:59si vous n'êtes pas
35:00à la hauteur
35:00de leur espérance,
35:02vous leur permettez
35:03d'être,
35:03on l'a dit tout à l'heure,
35:04d'être des citoyens
35:05à part entière
35:05parce qu'ils s'achètent
35:06le bon vêtement,
35:07parce qu'ils ont un métier,
35:09parce qu'ils peuvent
35:09communiquer avec leur famille,
35:10leurs proches,
35:11tu fais quoi dans la vie ?
35:13Ils sont autonomes,
35:14ils ont un appartement,
35:15ils s'achètent une voiture.
35:16Oui,
35:16et c'est ça qu'on ne doit pas,
35:19on ne doit jamais oublier ça.
35:20On ne doit pas faillir
35:20à cela.
35:22L'intelligence artificielle,
35:24l'automatisation
35:25vont transformer
35:26plein de métiers.
35:27Est-ce que c'est une menace
35:28pour ces personnes-là
35:30porteuses de handicap ?
35:31C'est une très,
35:32très grande opportunité.
35:33Ah, génial !
35:34C'est une très,
35:34très grande opportunité
35:35que l'on a mis à profit
35:36chez nous depuis
35:37très, très longtemps.
35:38D'ailleurs,
35:38le premier fort investissement
35:40que j'ai fait à Décis
35:40il y a un peu moins
35:41de 30 ans,
35:42j'ai monté
35:43un département
35:45développement informatique.
35:46Pourquoi ?
35:47Parce qu'on a
35:48essayé d'automatiser
35:49et d'amener donc
35:50des outils
35:51de compensation
35:52à l'exécution
35:53d'un certain nombre
35:54de tâches
35:54de mes collaborateurs
35:55pour qu'au regard
35:56du client final,
35:57donc ce qu'on appelle
35:58le délivrer,
35:59le rapport qualité-prix
36:00de l'aise soit tenu.
36:01Parce que la seule chose
36:02qui vous permet
36:02d'inclure durablement,
36:04c'est le client,
36:05c'est le marché.
36:06Donc si vous êtes défaillant
36:07sur ce projet,
36:09ça ne marche pas.
36:10Donc l'automatisation,
36:13les eaux squelettes,
36:14les eaux squelettes
36:14intelligents avec l'IA
36:15parce que c'est comme ça
36:16qu'on l'appelle chez nous
36:17et ce sont des éléments
36:20majeurs aujourd'hui
36:21dont on doit absolument
36:23prendre en compte.
36:24Quel est le plus beau compliment
36:25qu'un salarié de DSI
36:26vous ait fait ?
36:28Écoutez,
36:29je suis très gâté
36:29pour les compliments.
36:31Je n'ose pas le dire.
36:32Le plus beau compliment,
36:33c'est quand je vous apportais
36:34un livre
36:35que nous avons édité
36:36qui s'appelle
36:37Singulier au pluriel
36:38de l'itinéraire.
36:39C'est un livre
36:40que j'ai dédié
36:41à mes collaborateurs
36:42pour les 30 ans.
36:43Je vous laisse le lire
36:44parce que vous verrez
36:45les compliments.
36:45On fera une autre émission alors.
36:48Merci Jean-Louis Rine,
36:49fondateur et directeur général
36:50de DSI Inclusion.
37:00C'est le boléro de Ravel,
37:02Jean-Louis Ribes.
37:04C'est une musique
37:06qui vous parle,
37:07qui vous tient à cœur.
37:08Elle me parle beaucoup
37:09parce que d'abord,
37:10c'est une musique très populaire.
37:12Je crois que c'est une des musiques
37:12la plus connue
37:13dans le monde aujourd'hui.
37:15C'est une musique,
37:17quand vous l'écoutez
37:17depuis le début,
37:19il y a un instrument,
37:20c'est la flûte,
37:21etc.
37:21puis après ça progresse.
37:23Il y a chaque instrument
37:23qui s'ajoute.
37:24Et puis vous avez
37:25l'orchestre en entier
37:27et ça, ça correspond assez bien
37:28à l'engagement qui est le nôtre.
37:30Il y a très peu de notes
37:31dans cette musique d'ailleurs aussi.
37:33Et donc on part d'un sujet
37:34qu'on imagine
37:35qui ne va jamais aboutir
37:37et puis on se rend compte
37:38que plus ça va,
37:39plus ça prend de la force,
37:41plus ça entraîne.
37:41Et ça, ça correspond assez bien
37:44à ce que nous sommes.
37:44Ça nous donne envie
37:45de la réécouter.
37:46Merci Jean-Louis Riepondateur
37:48et directeur général
37:49de DSI Inclusion.
37:50Allez, restez avec nous.
37:51On va parler de Fier
37:53avec Camille Decreux.
37:54On va rester dans ses entreprises.
37:56On va faire d'abord une pause
37:57avec Estelle,
37:59te rencontrer encore
38:00sur Europe 1.
38:01Europe 1
38:02La France bouge
38:0320h30, 21h30
38:05Elisabeth Assayag
38:06La différence
38:10Celle qui dérange
38:14Une préférence
38:15Un état d'âme
38:17Une circonstance
38:20Lara Fabian,
38:21La différence
38:22En 1996,
38:23Lara Fabian
38:24qui évoquait déjà
38:25dans cette chanson
38:25La différence
38:26Celle qui dérange
38:28Et c'est le thème
38:28de ce soir dans
38:29La France bouge
38:29On en fait de cette différence
38:31Une force
38:323,4 millions
38:33de personnes âgées
38:34de 15 à 64 ans
38:36sont reconnues handicapées
38:37et heureusement
38:38il y a des entreprises
38:39qui agissent
38:40contre cette injustice
38:42Nous sommes avec
38:42Jean-Louis Riep
38:44le fondateur
38:44et directeur général
38:45de DSI Inclusion
38:48Nous sommes avec
38:49une très belle start-up
38:50Bénédicte de Torquois
38:51fondatrice
38:52d'Aïkouidem
38:53des vêtements
38:54qui permettent
38:55l'inclusion aussi
38:56quand on est malade
38:57quand on est en situation
38:58de handicap
38:59aussi bien pour les aidants
39:01que pour le personnel
39:02c'est-à-dire qu'elle permet
39:03d'avoir de retrouver
39:05cette confiance en soi
39:06une entreprise
39:07qui existe depuis un an
39:08et Jean-Louis Riep
39:09si vous nous rejoignez
39:10lui a fait la proposition
39:12peut-être
39:13de l'accompagner
39:16de l'aider en tout cas
39:16pour le développement
39:17de son entreprise
39:18le coach de ce soir
39:19c'est Fabrice Marcella
39:20le directeur de la banque
39:21des start-up
39:21chez LCL
39:22et pour cette quatrième
39:24et dernière partie
39:25de la France Bouge
39:26on va poursuivre
39:27avec une marque
39:27de produits du quotidien
39:29toujours dans cet univers
39:30de l'inclusion
39:32Europe 1
39:32Le coup de coeur
39:34de la France Bouge
39:34vous êtes un coup de coeur
39:35Camille De Creux
39:36vous avez fondé fier
39:37il y a trois ans
39:38à Paris
39:38vous aussi
39:39tout part d'une expérience
39:41personnelle
39:42oui
39:42comme souvent
39:43c'est ce qu'on a vu
39:44depuis le début de l'émission
39:46en fait moi j'ai un ami
39:47avec qui je travaillais
39:48qui était mon collègue
39:49qui a une fille trisomique
39:50en ESAT
39:51et qui me racontait
39:52les difficultés
39:53que rencontrait sa fille
39:55et que rencontrait aussi
39:56la structure
39:56dans laquelle elle travaillait
39:57et donc
39:58comme souvent
39:59on se pose des questions
40:00sur son quotidien
40:01son rôle
40:02son utilité
40:03et la chance que nous avons
40:04et la chance qu'on a
40:05exactement
40:05j'ai bien retenu ça
40:06au début
40:08et donc je me suis dit
40:09qu'il fallait se lancer
40:10pour faire quelque chose
40:10d'utile
40:11aux autres
40:12et c'est comme ça
40:13que vous avez créé Fierre
40:14c'est comme ça
40:15que j'ai créé Fierre
40:16allez je vous l'explique
40:17chez vous aussi
40:17ok
40:18allez on vous écoute
40:19Fierre avec un S
40:20c'est quoi ?
40:21donc Fierre avec un S
40:22c'est une marque du quotidien
40:23comme vous l'avez dit
40:24de produits inclusifs
40:26qui sont tous
40:26à 100% fabriqués
40:27par des travailleurs
40:28en situation de handicap
40:29dans un peu plus
40:30d'istructures
40:31un peu partout en France
40:32c'est de la confiture
40:32c'est du café
40:33c'est des limonades
40:34c'est des bières
40:34etc
40:35et qui a pour vocation
40:37de faire connaître
40:38le travail
40:40et des travailleurs
40:41en situation de handicap
40:41et surtout de le faire reconnaître
40:43parce que voilà
40:43on sait qu'il y a plein de choses
40:45qui sont faites
40:45mais on n'est pas forcément conscient
40:46que c'est des produits
40:47de super qualité
40:48qui ne sont pas forcément
40:49plus chers que les autres
40:50et que en fait
40:51tout ça ça contribue
40:51à avoir un rôle juste
40:53pour tous
40:53donner du sens
40:55à son travail
40:56à son existence
40:57voilà
40:58et donc c'est des produits
40:58qu'on peut retrouver
40:59dans les supermarchés
41:00parce qu'on s'est dit
41:00que c'était l'endroit
41:00où on pouvait croiser
41:01le plus de français
41:03donc c'est des produits
41:04du quotidien
41:04qu'on peut retrouver
41:05dans ces rayons
41:05de ces supermarchés
41:06on est présent
41:07dans un peu plus
41:07de 2000 supermarchés
41:08en France
41:09merci Camille Decreux
41:10fondateur de FIER
41:11dans ces produits
41:12vous avez apporté
41:12il y a du miel par exemple
41:13il y a de la confiture
41:15c'est ça
41:15vous laisse nous décrire
41:16il y a du miel
41:16il y a de la confiture
41:17il y a ce que je disais
41:18il y a des limonades
41:19il y a des bières
41:20en fait
41:20on travaille aujourd'hui
41:21avec une dizaine de structures
41:23un petit peu partout en France
41:24ce qu'il faut savoir
41:25c'est qu'il y a un peu plus
41:26de 2500
41:26ESAT
41:27et entreprises adaptées
41:29qu'il y en a une bonne partie
41:29qui font de l'alimentaire
41:31mais qu'on ne connaît pas forcément
41:32et donc notre vocation
41:34c'est justement
41:34de les accompagner
41:36sur une activité
41:37un peu plus pérenne
41:38avec des volumes plus importants
41:39pour donner des débouchés
41:40de façon un peu plus structurante
41:42pour ces structures là
41:43vous aussi
41:44l'entreprise est jeune
41:45elle a à peine 3 ans
41:47oui
41:47est-ce qu'elle est rentable ?
41:50on est quasiment à l'équilibre
41:52donc j'espère revenir l'an prochain
41:53et vous dire que ça sera le cas
41:54c'est génial
41:55non mais c'est vous
41:55vous le disiez
41:57je ne sais pas si vous l'avez déjà dit
41:58Jean-Louis Ribes
41:59mais je sais qu'en préparant l'émission
42:00je l'ai vu
42:01vous vous êtes rentable
42:03mais depuis le début aussi
42:04chez DSI Inclusion
42:05on est rentable depuis le premier mois
42:07c'est bon
42:10pour encourager madame
42:11non mais c'est pour vous encourager
42:13c'est pas pour faire une compétition
42:15non pas du tout
42:16pour vous montrer que c'est possible
42:18j'étais père de famille
42:19donc j'avais des responsabilités
42:20il n'était pas question
42:21que je mette ma famille en danger
42:23et donc j'ai beaucoup travaillé
42:25mon projet en amont
42:25et c'est pour ça que c'est très important
42:27d'être pro
42:28et de travailler le projet
42:29et donc quand j'ai démarré mon projet
42:32mes clients m'avaient confié de l'activité
42:35et j'avais regardé
42:36et en réalité j'ai fait mon BFR
42:38avec mon capital social
42:39qui était à l'époque 50 000 francs
42:42et donc je me disais
42:43je ne vais pas y arriver
42:43et puis comme je n'y connaissais rien
42:45pour tout vous dire
42:46mon banquier et mon comptable
42:47m'a dit
42:48mais tu sais
42:48tes 50 000 francs
42:49dans 3 semaines tu les récupères
42:51et là j'ai transpiré
42:52incroyable
42:52et donc ces 50 000 francs
42:55m'ont permis de assurer
42:56mon premier BFR
42:57du premier mois
42:58et après j'ai demandé des escomptes
42:59à tous mes clients
43:00puisqu'on est escompté à 90 jours
43:02alors j'allais me faire ma pleureuse
43:05j'ai dit non mais moi je ne peux pas
43:06attendre 90 jours
43:06et donc on a escompté à un mois
43:09un mois et demi
43:09et ça m'a fait ma trésor
43:10de suite
43:12et j'ai dit
43:13ça m'a toujours été
43:14grandement utile
43:15et j'ai fait zéro prêt
43:17quand j'ai démarré
43:18Camille Decreux
43:19fondateur de FIER
43:19aujourd'hui vous travaillez
43:20avec 12 structures
43:21qui représentent plus de 500 travailleurs
43:23en situation de handicap
43:24et les produits sont présents
43:25dans près de 2000 supermarchés
43:27en France
43:27oui c'est ça
43:28on a eu la chance
43:29d'être suivi ou accompagné
43:31par des enseignes
43:31de la grande distribution
43:32qui nous ont dit
43:33ok Banco
43:34on croit dans ce projet là
43:36et on sait que c'est aussi
43:37notre rôle
43:38nous en tant que distributeurs
43:39de faire ça
43:40donc ça a du sens pour tout le monde
43:40et en plus là je tiens à le signaler
43:42c'est pas plus cher
43:43un pot de confiture par exemple
43:44ça coûte environ 3 euros
43:45ça s'appelle FIER
43:46F I E R S
43:47là on est plein d'espoir
43:49mais nous on va enrôler
43:50encore plus loin ce soir
43:51on va voir l'avenir
43:52puisque dans quelques mois
43:54les chances présidentielles arrivent
43:56Jean-Louis Ribes
43:57c'est le moment de voir plus loin
43:58Europe 1
44:00La France bouge
44:01Les raisons d'espérer
44:03Jean-Louis Ribes
44:04Les raisons d'espérer
44:06Alors il y en a plusieurs
44:07La première
44:08c'est un coup du sort
44:11c'est la CSRD
44:13c'est les bilans extra financiers
44:15des entreprises
44:15les grandes entreprises
44:17DSI travaille avec
44:18plus de la moitié des entreprises
44:19du 440
44:20elles ont toutes
44:22depuis 2025
44:23sur l'exercice 2024
44:25un bilan extra financier
44:27donc vous savez que dans l'entreprise
44:28il y a un bilan financier
44:29tout le monde connaît
44:30l'IFRS
44:31qui est la grande
44:33maison
44:34de l'économie mondiale
44:35c'est elle
44:36c'est l'agence
44:37qui gère tout ça
44:38qui a mis en place
44:39le plan comptable
44:40au niveau international
44:41etc
44:41en 2021
44:42fin 2021
44:43ils ont créé
44:44l'ISSB
44:45International
44:46Sustainability
44:47Standard Board
44:47qui a été confié
44:48à Emmanuel Faber
44:50et donc
44:50on met
44:53une obligation
44:54supplémentaire
44:55dans les entreprises
44:57c'est d'expliquer
44:58quelle est leur politique
44:59sur la décarbonation
45:01sur la gouvernance
45:02et sur
45:03le social
45:04social et sociétal
45:05ça c'est une opportunité
45:06énorme
45:07et la deuxième opportunité
45:08c'est de mettre en place
45:10des modèles inclusifs
45:11alors
45:11nous très modestement
45:12parce que
45:13je vous ai juste donné
45:14un chiffre
45:150,1%
45:16de la sous-traitance
45:17industrielle
45:17française
45:18est confiée
45:19au monde
45:20de l'inclusion
45:200,1%
45:22c'est rien
45:23et l'objectif
45:24c'est de dire
45:25de passer de 0,1
45:26à 1%
45:2710 fois plus
45:28donc il faut conseiller
45:30peut-être
45:30le futur
45:30ou la future
45:31présidente
45:32bah non
45:33mais c'est vrai
45:33vous êtes formidablement
45:34bien placé
45:35pour pouvoir
45:35expliquer
45:36comment ça
45:37oui mais c'est pour ça
45:38qu'on accepte d'être là
45:39aujourd'hui avec vous
45:40c'est ça qu'on défend
45:41et avec ça
45:42il faut un modèle inclusif
45:43et je passe là
45:44alors ça c'est
45:45c'est pas très modeste
45:45mais je le dis quand même
45:46je pense que nous détenons
45:48le modèle inclusif
45:49et donc il faut le dupliquer
45:50et si on ne peut pas passer
45:52de 0,1 à 1
45:53tout seul
45:53avec DSI
45:54il faut être plusieurs
45:55et nous on aime
45:56beaucoup travailler
45:57dans le collectif
45:58on aime beaucoup
45:58l'intelligence collective
45:59vous viendrez nous en parler
46:01dès qu'on pourra dupliquer
46:02votre modèle inclusif
46:04merci Jean-Louis Ribes
46:05fondateur et directeur général
46:06de DSI inclusion
46:08merci à Bénédicte de Torquois
46:10pour Aequidem
46:10et bonne chance
46:11merci à Camille Decreux
46:12pour Fierre
46:14et un grand merci
46:15à notre coach
46:15Fabrice Marcella
46:16directeur de la banque
46:17des start-up
46:17chez LCL
46:18excellente soirée
46:19à toutes et à tous
46:19sur Europe 1
46:20tout de suite
46:21Valérie Darmon
46:22pour la Libre en Thème
46:23bonsoir Valérie
46:24bonsoir Elisabeth