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00:00Europe 1, la France bouge. 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:14Ce soir, la santé au cœur de votre France Bouge, à l'occasion des trophées de l'avenir Europe 1
00:20LCL.
00:21Nous avons la joie d'être avec une entreprise familiale.
00:24On va y revenir dans un instant sur cet aspect familial.
00:27Une ETI de 2800 personnes, c'est ça ?
00:30C'est ça.
00:30Stéphane Regnaud, président de Vigon, avec quasiment 400 millions d'euros de chiffre d'affaires.
00:37C'est bien cela ?
00:37Un peu plus de 400 millions, oui.
00:39Et chaque année, vous êtes en croissance ?
00:41Oui, on réussit à faire de la croissance tous les ans, depuis pratiquement 1962.
00:47C'est beau. Vous fabriquez des cathéters, tout ce qui permet de faire des injections à l'hôpital.
00:53Tout ce qui est dédié aussi au service de grands prématurés.
00:57Je me tourne vers Louis Pipreau, qu'on va découvrir dans un instant,
00:59qui est infirmier en réanimation et qui est aussi créateur de contenu.
01:03On disait avant la pause, c'est important d'améliorer tous ces dispositifs
01:09qui permettent de faire des prises de sang dans les milieux hospitaliers,
01:13aussi pour l'efficacité des soignants comme vous.
01:18Exactement. Au-delà de ce qui a été très bien présenté, de la sécurité du patient,
01:21il y a quelque chose auquel on ne pense pas quand on n'est pas soignant,
01:25quand on n'est pas confronté, mais c'est qu'à partir du moment où le dispositif,
01:27je l'ai bien en main, je peux bien le manipuler.
01:29C'est comme tout, je fais moins d'erreurs, je suis moins douloureux pour le patient,
01:33je fais le geste plus rapidement.
01:35Et donc, sécurité pour le patient et sécurité et efficacité pour le soignant.
01:41Donc, vous pensez aux deux quand vous fabriquez vos dispositifs, Stéphane Regnaud ?
01:48Systématiquement. Moi, je ne suis pas médecin, je ne sais pas poser un cathéter.
01:52Donc, je travaille systématiquement avec des soignants pour comprendre leurs gestes,
01:55pour comprendre leurs besoins et améliorer, si possible, leur efficacité, simplifier leur travail.
02:00On est là au service des soignants qui, eux, sont au service des patients.
02:07Ce dialogue est vraiment essentiel.
02:08Donc, on vous fait remonter des demandes.
02:11Là, en ce moment, quelle est la demande qui revient systématiquement de la part des soignants ?
02:15Vous êtes en train de travailler dessus sur la prochaine innovation.
02:18C'est quoi, Stéphane Regnaud ?
02:19C'est tout le temps la sécurité.
02:21C'est tout le temps à la fois l'efficacité, c'est-à-dire comment mieux travailler,
02:26et la sécurité à la fois des soignants et des patients.
02:29C'est essentiel, c'est ce qui permet de faire gagner du temps,
02:31c'est ce qui permet de sauver des vies,
02:32et c'est ce qui permet de sauver de l'argent aussi.
02:34On est dans un domaine où les ressources sont contraintes.
02:36Une infection nosocomiale, une infection chopée par le patient à l'hôpital,
02:41ça coûte une fortune.
02:42Et donc, si on peut éviter ça, on va aussi économiser beaucoup d'argent pour le système de santé.
02:46Bien sûr.
02:47Ça veut dire quoi, Vigon ? V-I-G-O-N ?
02:49Ça ne veut rien dire.
02:50C'est le créateur qui a essayé de trouver un nom qui marchait dans toutes les langues.
02:55En anglais, on dit Vigon, et ça marche bien aussi.
02:57Vous êtes présent partout dans le monde ?
02:59Oui.
03:01Partout ?
03:01Vous n'allez pas conquérir des nouveaux marchés, là, prochainement ?
03:04Alors, on essaie d'améliorer notre pénétration, on va dire, dans un certain nombre de marchés,
03:09mais avec nos catégories de vénéanatologie, on est partout présent où la vénéanatologie existe.
03:15Il y a des pays où, hélas, on ne prend pas forcément en charge les prématurés,
03:18mais dans tous les pays où on prend en charge les prématurés.
03:19Y compris l'Afrique, le continent africain ?
03:21Philippe Sos ?
03:23Ça vient, petit à petit.
03:25Ça vient petit à petit, d'accord.
03:27Et pourquoi c'est parce qu'on pourrait se dire qu'ils en ont besoin ?
03:30C'est parce que c'est mal organisé ?
03:32Il y a besoin de financement ?
03:33C'est un problème de moyens, c'est aussi un problème culturel, parfois.
03:35D'accord.
03:37On le disait tout à l'heure, je crois que c'est le grand-père de votre femme,
03:40qui a décidé, quand il avait 60 ans, après un séjour à l'hôpital, de créer Vigon.
03:47Vous êtes ici pour la catégorie santé, en route vers les Trophées de l'Avenir Européen LCL.
03:53On va rester dans cet univers de la santé avec des innovations qui changent notre quotidien
03:58et d'autres qui peuvent aussi sauver des vies.
04:01Comment, quand on arrive dans le grand âge, quand on a parfois des pathologies,
04:04parfois on a un manque d'autonomie ou moins d'autonomie,
04:07comment continuer à vivre à la maison en toute autonomie ou dans un EHPAD ?
04:12Eh bien, figurez-vous que Diana Angoma a promené son micro Europe 1 dans les rues de Paris.
04:16Elle a posé cette question. Écoutez.
04:19Pour ma grand-mère qui vit seule chez elle,
04:21on a installé un système de téléassistance avec un bracelet qu'elle porte au poignet.
04:26Comme ça, si elle tombe ou si elle ne se sent pas bien,
04:30elle peut appuyer sur un bouton pour prévenir quelqu'un.
04:32Et ça nous rassure énormément parce qu'on ne peut pas être présent en permanence.
04:37Et le plus important pour nous, c'était qu'elle puisse continuer à vivre chez elle en toute autonomie,
04:43mais avec une sécurité supplémentaire.
04:45Pour l'instant, on n'a pas installé de dispositif particulier chez mon père qui a 82 ans.
04:52En revanche, on a mis en place une petite organisation familiale.
04:56On l'appelle tous les jours.
04:58On a aussi les coordonnées de ses voisins au cas où.
05:01Mais je vous avoue que ce n'est pas totalement rassurant
05:04parce que le chute, ça peut arriver à n'importe quel moment.
05:07On réfléchit justement à un système qui permettrait de donner l'alerte automatiquement.
05:12Moi, ma mère, elle porte une montre connectée
05:14qui peut détecter certaines chutes et envoyer une alerte si elle ne réagit pas.
05:18On a choisi cette solution après une mauvaise expérience.
05:21En fait, elle était tombée chez elle et avait eu du mal à se relever.
05:25Et depuis, on est beaucoup plus vigilants.
05:27Ce que je trouve intéressant avec ces nouvelles technologies,
05:29c'est qu'elles permettent de sécuriser les personnes âgées
05:31sans forcément bouleverser leurs habitudes
05:33ni leur donner l'impression d'être surveillées en permanence.
05:37Ça vous fait réagir autour de la table d'Afrance-Bosch.
05:40Philippe Sous.
05:40Oui, ma mère qui a 91 ans est équipée effectivement d'un dispositif
05:44dont un des témoins que Diana N'Goma a interrogé
05:48avec un système de bip.
05:50Voilà.
05:50Et on va le voir avec la start-up.
05:54Il y a vraiment un système vraiment innovant avec la start-up.
05:57Oui, parce que c'est l'intelligence artificielle
06:00qui entre en jeu ce soir avec votre entreprise
06:05Auricchio Philippe Roguedas.
06:08Europe 1, la France bouge.
06:11La pépite.
06:13Vous aimez dire que vous êtes un enfant de Brest.
06:16Je le confie.
06:17Ça c'est important, c'est la première chose qu'on m'a dit.
06:21Auricchio, c'est le nom de votre entreprise.
06:22Vous avez développé un petit boîtier capable d'identifier les sons de détresse,
06:27de prévenir automatiquement les personnes aussi susceptibles d'intervenir.
06:31Pourquoi vous avez monté une entreprise à profonde pitié ?
06:33Quel a été le déclic ? Pourquoi vous êtes allé vers cela ?
06:36Alors, moi j'ai monté ça avec deux vieux copains.
06:39Donc on s'était rencontrés sur les bancs du lycée.
06:42C'était il y a bien longtemps.
06:43Et tous les trois, on avait eu des parcours différents.
06:45Mais on était passés aux Etats-Unis notamment.
06:48Et aux Etats-Unis, il y a quand même une espèce de virus entrepreneurial
06:52qui circule.
06:55C'est vrai qu'on s'était, tous les trois, dit qu'un jour on aimerait bien créer une entreprise.
07:01Et l'idée est apparue il y a une dizaine d'années.
07:05C'est votre ami Olivier.
07:07Olivier, c'est ça.
07:08Qui, en travaillant avec un enseignant-chercheur, Brestois lui aussi,
07:13a commencé à réfléchir à ce que l'IA mariée à l'analyse du son
07:18pourrait apporter comme information utile
07:23et développer un nouveau service.
07:25Je vous laisse pitcher.
07:26Auricchio, E-R-I-K-I-O.
07:29En une minute, c'est à vous Philippe.
07:31Alors, nous on est une entreprise qui a fait une intelligence artificielle
07:36qui veille sur des personnes fragiles, âgées ou en situation de handicap.
07:42Et on alerte en cas de besoin, de situation de détresse,
07:46ceux qui peuvent intervenir, les proches ou les soignants.
07:49L'idée, c'est d'utiliser le son parce qu'à l'oreille, je peux repérer une chute
07:54au bruit qu'elle fait, un vomissement pareil, une détresse respiratoire également.
08:00Donc, on a éduqué une IA à repérer les situations de détresse,
08:04au bruit qu'elles font, déclencher des alertes pour alerter les personnes
08:08qui peuvent intervenir le plus rapidement possible.
08:10Aujourd'hui, Auricchio, c'est une cinquantaine de personnes.
08:14On est en train de se développer aussi à l'international.
08:17Et on trouve un marché parce que notre technologie permet de repérer
08:21à peu près toutes les situations de détresse, pour le dire modestement,
08:25sans enregistrement et sans avoir recours à l'image.
08:28Merci pour votre pitch.
08:30Auricchio, Philippe Roguedas, réaction autour de la table de la France.
08:34Je me tourne vers le patron de ce soir, Stéphane Regnaud,
08:37l'un des patrons de ce soir, président de Vigon.
08:40D'abord, je voudrais rendre hommage à votre société
08:43et puis à l'incroyable inventivité que l'on a en France
08:47pour améliorer l'efficacité de nos systèmes de santé.
08:51Il y a énormément d'idées, énormément d'innovations,
08:54énormément de développement de sociétés.
08:56Et ces sociétés amènent une amélioration très sensible
08:59de la sécurité des patients, en l'occurrence, de leur prise en charge.
09:03Et je crois qu'il faut vraiment capitaliser là-dessus.
09:07Quand on voit le nombre de prix Nobel qu'on a en médecine,
09:08c'est incroyable.
09:09Il y a une force d'innovation en France, dans la santé, qui est formidable.
09:14Comment la mettre plus en valeur ?
09:15Comment améliorer l'accès au marché ?
09:17Comment permettre à ces jeunes pousses de devenir des sociétés
09:21et de conquérir l'international ?
09:22Ça, c'est notre vrai challenge.
09:23Mais il y a un potentiel qui est extraordinaire.
09:26Philippe Sose.
09:27Moi, j'ai été épaté.
09:29Sentinelle, la startup, vous avez dit.
09:31Oui, sentinelle, parce que vraiment capable de déceler l'invisible.
09:34Donc, vous êtes vraiment une sentinelle qui...
09:38Alors, il y a des phares dans votre Bretagne,
09:40mais là, c'est vraiment...
09:43Vraiment, vous êtes attentif à tout ça.
09:45Dans les forces de la startup, pour moi, il y a l'innovation technologique, clairement.
09:48L'IA est fondamentale.
09:50L'IA par le son.
09:51Voilà, c'est ça.
09:52C'est une IA acoustique.
09:54Acoustique, oui.
09:54Donc, qui permet effectivement d'une détection précoce
09:58et multidirectionnelle, manifestement.
10:01Quand j'ai étudié le dossier, je me suis aperçu que,
10:03quel que soit le secteur, l'univers, vous pouvez capter le son.
10:08Oui, l'idée, c'était de reproduire un peu ce qu'on pratique tous à la maison
10:12quand on veille sur les enfants à distance.
10:14On n'a pas besoin de voir pour comprendre qu'il faut intervenir.
10:16C'est très vrai aussi dans les univers de, par exemple, un EHPAD,
10:20où c'est bien souvent parce qu'un soignant entend un bruit inquiétant, suspect,
10:24qu'il va se dérouter et rentrer dans la chambre d'un résident qui, effectivement, a besoin.
10:28Lorsqu'il a chuté, qu'on vienne l'aider.
10:31Et nous, c'était vraiment, encore une fois, marié des capacités nouvelles de l'IA,
10:38il y a une dizaine d'années maintenant, avec cette matière première qu'on utilise tous,
10:42mais qui n'est pas finalement assez utilisée à nos yeux.
10:46Et en tout cas, c'est une matière première très riche, abondante et facile à mettre en vue.
10:50Toujours dans les forces, pour moi, il y a un élément sur lequel il faut vraiment accentuer,
10:57c'est le respect de la vie privée.
10:59Parce que vous n'enregistrez pas...
11:00Et il n'y a pas de caméra, il a dit.
11:01L'idée, c'est que c'est beaucoup moins intrusif que d'autres systèmes,
11:07parce qu'effectivement, on sait un traitement à la volée,
11:09il n'y a pas besoin d'enregistrer pour faire cette analyse-là,
11:13et on n'a recours à aucune image ou aucune vidéo, à aucun instant.
11:16Et c'est un vrai gain de temps aussi.
11:18Moi, je pense aux soignants dont on parle depuis le début de l'émission.
11:21C'est un vrai gain de temps, puisque ça va réduire leur charge mentale.
11:25On va continuer à en parler dans un instant,
11:26parce que tout ça est passionnant dans cette émission dédiée à la santé,
11:30dans le cadre des trophées de l'avenir Europe 1 LCL.
11:33Mais tout de suite, c'est le point sur l'enfant.

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