00:00 7h20 Tout compte fait avec Eric Revelle. Bonjour Eric.
00:05 Bonjour Patrick, bonjour à tous.
00:08 Bon alors c'est la semaine prochaine que Bruno Le Maire va présenter le budget 2024.
00:13 Tous les clignotants sont au rouge et les caisses sonnent creux.
00:19 Ouais ouais les caisses sonnent creux, il n'y a plus un euro en caisse,
00:23 on peut avoir différentes formules. On est à six jours effectivement de la présentation
00:27 du projet de budget de l'État pour 2024. Devant le Conseil des ministres,
00:32 Bercy retient son souffle et nous aussi. Du coup les Français, les contribuables,
00:36 on retient notre souffle. Parce que je vous rappelle que jamais la fiscalité n'a été
00:40 aussi haute dans notre pays. Et pourtant, il n'y a plus un euro en caisse.
00:44 Bercy cherche désespérément, je vous le rappelle, 16 milliards d'euros d'économies.
00:48 On est dans le flou. Bon, on sait que ces économies concerneront en priorité
00:52 les dépenses de santé, la politique de l'emploi, le verdissement de la fiscalité,
00:57 on ne peut plus augmenter la fiscalité car on ne peut pas tondre un oeuf,
01:01 comme on dit. Les contribuables que nous sommes, on est des oeufs.
01:05 Alors l'État, aux abois, cherche de l'argent, vous l'avez compris, un peu partout.
01:08 Par exemple sur la santé. Alors que les enquêtes d'opinion montrent
01:13 que la santé arrive en tête des préoccupations des Français.
01:16 Et quelle piste alors pour la santé, puisqu'on sait que les hôpitaux manquent d'argent par exemple ?
01:20 Thomas Cazenave, le ministre des comptes publics en charge justement du budget,
01:26 a dit au micro de Jean-Jacques Bourdin hier sur celui de Radio,
01:29 il faut réduire la hausse des dépenses de santé.
01:33 Donc on sait qu'il y a des chasses aux arrêts maladie, parfois évidemment trompeurs.
01:40 Il y a aussi, vous en avez parlé tout à l'heure, un rationnement de certains médicaments.
01:44 C'est incroyable dans un pays comme le nôtre. On est toujours en pénurie de médicaments.
01:49 On rêve et bientôt, vous l'avez dit, on vendra à l'unité des cachets
01:52 pour certains antibiotiques, à l'unité des cachets.
01:55 Les pharmacies vont aussi préparer le même, certains médicaments.
01:58 Bon mais il y a plus incroyable encore mon cher Patrick, je vous ai gardé le meilleur pour la fin.
02:03 Bercy, le gouvernement, continue de faire les poches d'organismes publics.
02:08 A bas bruit, personne n'en parle.
02:09 Continue à faire les poches d'organismes publics bien gérés.
02:12 Ben oui, oui, il n'y a plus un euro en caisse.
02:14 - Bon, quelle poche ? Alors où va-t-il piquer ? Dans quelle trésorerie ?
02:20 - Bon, on en avait un peu parlé mais vous vous souvenez, la GR Carco,
02:22 la caisse de retraite des salariés du privé, bon, il y a 69 milliards de trésorerie.
02:26 Alors c'est pas là-dessus que l'État va piquer mais on annonce 3 milliards.
02:29 Et hop, dans la poche de l'État, 3 milliards vont être sans doute subtilisés à la GR Carco.
02:33 Bon, je rappelle quand même que cet argent, il n'appartient pas à l'État.
02:36 Il appartient à ceux qui ont payé des cotisations, notamment les salariés.
02:41 Bon, on sait aussi que, par exemple, l'État va ponctionner, écoutez bien,
02:45 12 milliards d'euros au régime d'assurance chômage lunédique entre 2023 et 2026.
02:51 Ce seraient 12 milliards qui seraient piqués dans la poche de l'unédite assurance chômage.
02:56 Oui, il n'y a plus 1 euro en caisse, dette abyssale.
02:59 70 milliards de services de la dette, je vous le rappelle Patrick.
03:01 70 milliards juste pour payer les AGO accumulés du monstrueux découvert budgétaire de l'État.
03:07 C'est ça que ça nous coûte.
03:08 Vous vous souvenez de la petite phrase de François Fillon ?
03:10 "Je suis à la tête d'un État en faillite."
03:13 Bon, croisons les doigts, espérons qu'un jour, un jour, bon, lointain, espérons,
03:17 un locataire de Matignon n'annoncera pas "la France a fait faillite".
03:21 - Merci Éric Revel.
03:23 *Bruits de la vie*
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