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Mardi 22 septembre 2026, retrouvez Philippe Berlan (PDG, Everdye), Pierre Brossolet (PDG, Averne), Naoufel MENADI (CEO, Leviathan Dynamics) et Laurent Trognon (Président fondateur, Écollant) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:03Générique
00:08Bonjour, bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:13Voici le sommet, à mon invité c'est Pierre Brosselet, le président du groupe Arvern,
00:17qui propose des solutions de géothermie, de géocooling,
00:21et qui se lance aussi dans un projet d'extraction du lithium en Alsace.
00:25Dans notre débat, c'est un gros plan sur deux solutions innovantes pour créer une industrie textile moins polluante,
00:32que je vous propose, les teintures d'Everdail et les collants recyclés de REC,
00:36et puis dans notre rubrique Startup et Innovation, je vous présenterai Léviathan Dynamics,
00:40qui développe des technologies thermodynamiques pour deux secteurs,
00:45le refroidissement industriel et le traitement des eaux usées.
00:49Vous avez le programme, c'est parti pour Smart Impact.
00:58L'invité de ce Smart Impact, c'est Pierre Brosselet, bonjour.
01:01Bonjour.
01:02Bienvenue, vous êtes le président du groupe Arvern et vous publiez
01:05« La solution est sous nos pieds, une énergie propre, infinie et souveraine. »
01:09Dès demain, c'est aux éditions du Rocher.
01:12On reviendra sur ce livre.
01:15On va beaucoup parler de géothermie, de géocooling et même d'extraction de métaux.
01:21Votre métier, c'est quoi ? C'est la valorisation du sous-sol, en quelque sorte ?
01:25Du sous-sol avec un zoom très fort sur la géothermie,
01:29puisque le sous-sol, c'est plus que la géothermie, c'est énormément de choses,
01:31mais la géothermie est une composante essentielle de ce que pourrait délivrer le sous-sol en termes d'énergie et
01:38de ressources,
01:39mais c'est aussi un élément essentiel du mix énergétique qui devrait avoir lieu en France et en Europe.
01:43On peut même dire que c'est la grande oubliée de l'épopée de la transition énergétique, la géothermie,
01:49alors que c'est une énergie simple, une énergie facile, une énergie séculaire,
01:53une énergie qui est applicable à la maille d'un bâtiment, d'une école, d'un EHPAD,
01:58à l'heure où on a des canicules, ce serait quand même intéressant,
02:00mais aussi une géothermie plus complexe, avec par exemple en Alsace, de l'extraction de lithium, de métaux critiques.
02:06Donc on voit que la géothermie peut répondre à différentes problématiques de la transition,
02:09à l'heure où on vit une crise énergétique majeure, et je dirais plus une crise de confiance,
02:14une crise d'optimisme, et il faut redonner une abduction forte, et ça ce serait pas mal avec la géothermie.
02:21C'est ce que vous ressentez, parce qu'effectivement on sort de l'été 2026,
02:24c'est le plus chaud qu'on ait jamais enregistré en France, on est encore là,
02:27on est à deux jours du printemps au moment où on enregistre cette interview,
02:29et il va encore faire des températures complètement dingues, notamment dans le sud.
02:34J'imagine que les collectivités, les entreprises, tout le monde se dit
02:37« Ah tiens, voilà une solution qui est maîtrisée, qui existe depuis longtemps,
02:41on va peut-être enfin se tourner vers elle. »
02:43Alors il est clair que les canicules changent beaucoup de choses,
02:45dans le sens où on se tourne vers la géothermie, mais on se tourne trop tard, comme souvent.
02:49Alors que d'autres pays s'y sont mis un peu avant, et en longueur d'avance,
02:53nous on a une expertise très forte, puisqu'on a une histoire liée au gaz et au pétrole,
02:57et notamment au gaz de lac, depuis le général de Gaulle,
03:01avec cette fameuse volonté d'être souverain, mais donc on possède l'outil, on va dire,
03:05mais on n'a pas la vision politique, on n'a pas la vision long terme sur une énergie,
03:09encore une fois, qui est facile à produire, qui est sous nos pieds, qui est souveraine,
03:13qui est moins chère, qui possède beaucoup de vertus écologiques,
03:16mais qu'on ne met pas en œuvre.
03:17Et donc les canicules, je dirais presque malheureusement,
03:20vont aider à ouvrir les yeux sur la géothermie,
03:22puisqu'elle permet, pour la géothermie de surface, de faire du froid, du froid naturel.
03:26Quand vous allez dans votre cave, quand c'est l'été, il fait 15 degrés,
03:29et quand vous y allez l'hiver, il fait aussi 15 degrés.
03:31Et bien cette géothermie, cette stabilité de température,
03:33pourrait fournir un froid, alors en urgence, à des établissements,
03:38comme justement les EHPAD, les hôpitaux, les lycées,
03:40mais aussi sur le long terme, en raisonnant infrastructure,
03:43en raisonnant investissement,
03:45et bien effectivement, on pourrait se servir de ces canicules
03:48pour enfin faire de la géothermie un élément essentiel.
03:50Et c'est ça, Arverne, puisque je suis là aussi pour parler de notre groupe,
03:55qui est un groupe assez jeune, mais qui est anticipé,
03:57qui est un groupe français, qui est un groupe coté,
03:59depuis 2023 sur Euronext, 250 personnes,
04:03et c'est le seul groupe français qui a fait de la géothermie son modèle à 100%.
04:08Voilà, on n'a pas la géothermie dans un coin, avec tout le reste,
04:11on fait de la géothermie, on veut proposer les géothermies au territoire.
04:15C'est notre mission.
04:15Donc pour chauffer et pour rafraîchir aussi,
04:17c'est ce qu'on appelle le géocooling,
04:18c'est encore quelque chose d'un peu différent,
04:20ou c'est simplement ce que vous venez de décrire ?
04:21Ce bel anglicisme, c'est le rafraîchissement naturel,
04:26qui grâce à, comme je le disais, ce 15 degrés qu'on va chercher à 200 mètres,
04:29permet de rafraîchir gratuitement, gratuitement.
04:32Quelquefois ça ne suffit pas, on met un petit coup de clim à côté,
04:35mais gratuitement, on peut faire du rafraîchissement naturel
04:38dans des établissements qui en ont besoin.
04:41Mais pour ça, il faut passer par la case forage, bureau d'études,
04:44installation de la pompe à chaleur,
04:45c'est toute cette intégration que propose Arverne.
04:47Combien de temps, imaginons là,
04:49un ou une chef d'entreprise ou un cadre dirigeant d'une entreprise
04:51qui nous regarde et qui se dit
04:52« Ok, je vais passer à la géothermie ».
04:54Qu'est-ce qu'il doit faire là ?
04:55Est-ce que c'est long ? Quel investissement ça ?
04:56Non, en théorie, ça ne devrait pas être plus long
04:58qu'installer une biomasse, qu'installer même une chaudière à gaz.
05:02C'est une histoire, quand on parle d'un bâtiment
05:03ou d'un petit réseau de chaleur, c'est une histoire de quelques mois.
05:06Encore une fois, c'est une histoire de volonté,
05:08c'est une histoire de savoir qu'on peut le faire,
05:11c'est une histoire de le mettre dans les choix aujourd'hui
05:12que les architectes, les bureaux d'études n'ont pas encore.
05:15Donc c'est d'abord une question d'inculturation.
05:16Mais ensuite, pour la mettre en œuvre,
05:18je ne parle pas de la géothermie profonde
05:21où, à l'image de l'Alsace,
05:22on fait des puits à 2000 mètres, 2500 mètres,
05:24où ça demande effectivement des temps longs.
05:26Mais sur la petite géothermie, je vous assure que c'est facile,
05:29c'est rapide, à partir du moment
05:31où on sait que ça existe,
05:32et on sait qu'on peut le faire sur 95% du territoire français.
05:36C'est vraiment qu'une question de culture.
05:38Et je le redis, je le répète,
05:39cette inculturation va permettre un grand élan d'optimisme
05:42puisqu'il ne faut pas le faire un petit peu à Brest,
05:45un petit peu à Paris.
05:46Il faut le faire partout, on peut le faire partout.
05:48Il faut un plan national,
05:49avec une banque de la géothermie,
05:51avec des instituts financiers qui s'y mettent,
05:53avec des écoles d'ingénieurs
05:54qui recommencent à former sur ces métiers, etc.
05:57C'est ce que vous proposez dans ce livre.
06:00Vous espérez que les candidats à la présidentielle vont le lire quand même ?
06:03Je n'ai pas la prétention qu'ils le liront.
06:05En tout cas, ils liront le pacte sous-sol
06:07que la filière est en train d'écrire.
06:10pour effectivement faire de 2027
06:12un vrai tournant
06:13vers la géothermie.
06:15Alors là, vous l'avez évoqué
06:17à l'instant,
06:18on parle aussi d'extraction
06:20en profondeur, et notamment de lithium.
06:23Il y a un projet d'extraction de lithium
06:24en Alsace. Alors déjà, comment ça marche ?
06:26De quoi on parle ?
06:27Oui, complètement.
06:28La géothermie permet aussi
06:30à certaines profondeurs et dans certaines régions
06:32d'être en contact avec des métaux
06:34puisque ces métaux sont dissous dans l'eau.
06:36Donc on fait d'une pierre deux coups,
06:37on va forer un puits à 2000-2500 mètres,
06:39on remonte de l'eau chaude.
06:41Cette eau chaude, on en extrait les calories
06:43dans une première étape.
06:44C'est de l'énergie pure
06:45qu'on envoie dans des réseaux de chaleur
06:46pour décarboner des villes
06:47ou des industriels.
06:48Et le deuxième étage de la fusée,
06:50c'est qu'on extrait des matériaux,
06:52des métaux qui sont dissous
06:54dans l'eau,
06:55donc comme du sel.
06:56D'ailleurs, c'est du sel de lithium
06:58qu'on va extraire.
06:58Et ensuite, ce sel de lithium,
07:00eh bien, on va le transformer,
07:02on va le raffiner,
07:03on va le transformer en carbonate de lithium
07:04qui est le composant essentiel
07:06pour fabriquer des cathodes
07:07qui, elles-mêmes,
07:09participent à la fabrication des batteries.
07:12Donc, c'est assez simple.
07:13Il y a une question de chaîne de valeur derrière.
07:15Il faut que la France maîtrise toute la chaîne,
07:16pas simplement le lithium,
07:17mais aussi les cathodes,
07:18les batteries et les véhicules.
07:19Mais la mine, le minerai,
07:21les métaux sont la première brique
07:24essentielle à cette chaîne de valeur
07:25et il y en a en quantité
07:26dans les eaux chaudes alsaciennes.
07:28Donc, c'est pour ça que lithium de France,
07:29qui fait partie du groupe Arverne,
07:32eh bien, s'attache à extraire ce lithium.
07:33Donc, c'est effectivement un métier d'extraction,
07:36mais d'extraction propre,
07:37d'extraction locale,
07:38d'extraction souveraine
07:39dans un grand écosystème
07:40de la géothermie
07:41française.
07:42Alors, vous annoncez une première production,
07:44annoncée ou espérée en 2028
07:45et le projet, c'est 27 000 tonnes
07:47de carbonate de lithium par an
07:49de coéquiper environ 800 000 véhicules électriques.
07:52Les freins ou les étapes
07:55ou les obstacles à franchir, là, c'est quoi ?
07:56Alors, ils sont nombreux,
07:57au-delà des freins techniques
07:58ou des obstacles techniques.
07:59Vous imaginez que Forêt-en-Puy
08:00à 2500 mètres,
08:01après avoir acquis des données
08:03via une échographie du sous-sol,
08:05obtenu les permis.
08:05Donc, tout ça, c'est beaucoup de temps
08:07avec des discussions avec l'État.
08:09Donc, il y a évidemment, on va dire,
08:10un parcours technique et techno
08:12qu'il faut franchir.
08:13On y travaille.
08:13Et comme on a un ADN
08:14d'ancien pétrolier,
08:15donc, c'est presque une question
08:16de réflexe pour nous.
08:17Donc, ça, c'est le gros avantage
08:18du groupe Arverne.
08:20C'est notre expertise.
08:21Mais ensuite, on a des freins
08:22qui sont à la fois réglementaires.
08:23On est en France.
08:24C'est trop long.
08:26comparé à nos amis allemands
08:28qui sont de l'autre côté du Rhin.
08:29Ils sont deux fois plus rapides
08:30que nous en termes administratifs.
08:32Donc, évidemment,
08:32on souffre de la comparaison.
08:34Après, il y a des freins,
08:35mais qui sont plutôt des leviers,
08:36pour moi,
08:37qui sont des leviers d'adhésion.
08:38Je crois personnellement
08:40que les Alsacéens sont convaincus
08:42de la pertinence de la géothermie
08:43et donc du lithium,
08:44puisque c'est un coproduit
08:45de la géothermie.
08:46Maintenant, on est face
08:48à des oppositions de principe,
08:49quelquefois.
08:50On est face
08:50à des lacunes d'explications.
08:53Donc, il faut aller.
08:53Il faut retourner sur le terrain.
08:55Il faut faire comprendre aux gens
08:56que pour réindustrialiser,
08:58eh bien, il faut des solutions locales.
09:00On nous a tellement presque berné
09:02sur le continent européen
09:04qui serait, on va dire,
09:05une grande place de consommation
09:07avec de l'énergie pas chère
09:08qui arriverait d'ailleurs.
09:09Aujourd'hui, on se rend compte
09:10que c'est totalement faux.
09:11Ce n'est plus d'actualité.
09:12Il faut reprendre l'outil de production.
09:14Il faut réindustrialiser.
09:15Pour ça, il faut l'énergie pas chère,
09:16donc de l'énergie locale
09:17et du circuit court.
09:18Arverne ne travaille que du circuit court.
09:19D'ailleurs, on l'a inscrit
09:20dans notre raison d'être
09:21d'entreprise à mission.
09:23Ce qui est sous nos pieds,
09:25ce qui est disponible localement,
09:28c'est toujours moins cher.
09:29C'est toujours plus vertueux.
09:30Et donc, ces explications
09:32autour de ce principe,
09:35eh bien, il faut du temps
09:36pour le raconter,
09:39pour l'expliquer,
09:40pour se faire un nom.
09:41Et donc, c'est tout ça
09:41que ça tâche à faire
09:42l'Ithium de France en Alsace
09:43et plus généralement
09:44Arverne dans le territoire.
09:45Moi, je suis persuadé
09:46que les gens comprennent
09:47et qu'ils finiront par adhérer à ça,
09:48même si, encore une fois,
09:49il y aura toujours des oppositions,
09:51qu'elles soient de principe
09:51ou parce qu'on est trop près,
09:53trop loin, trop ceci,
09:54trop cela.
09:55Merci beaucoup.
09:57Pierre Bossolet,
09:58d'être venu nous présenter
10:00Arverne.
10:00Et donc, ce livre,
10:01La solution est sous nos pieds,
10:02énergie propre,
10:03infinie et souveraine.
10:05Dès demain,
10:05on vous le conseille,
10:06c'est aux éditions du Rocher.
10:09À bientôt sur Bsmart4Chain.
10:10C'est l'heure de notre débat.
10:12On va parler d'industrie textile,
10:14des solutions,
10:15des innovations.
10:23L'industrie textile se réinvente,
10:24c'est le thème de notre débat.
10:26Je vous présente tout de suite
10:26mes invités.
10:28Laurent Tronion,
10:29bonjour.
10:29Bonjour.
10:30Vous êtes le fondateur de REC
10:31et Philippe Berland,
10:32bonjour.
10:33Bonjour.
10:33Le président d'Everdaille.
10:35On va présenter
10:35vos entreprises respectives.
10:37En quelques mots,
10:37vous étiez venu nous présenter
10:39Écolan.
10:40C'était le nom précédent de REC.
10:41C'est ça ?
10:42C'est quoi, REC ?
10:42Absolument.
10:43Alors, REC,
10:43effectivement,
10:44s'appelait Écolan.
10:45On a changé de nom
10:45parce que le collant
10:46est un peu trop restrictif.
10:48En fait,
10:48on a mis au point
10:49un procédé d'extraction
10:51et de revalorisation
10:52de régénération du polyamide.
10:54Polyamide qu'on trouve
10:55dans beaucoup de matières,
10:56mais il est toujours associé
10:57à d'autres.
10:58Donc, on l'extrait
10:59et on refait du polyamide neuf
11:01qui est...
11:01Alors, le gros du sourcing
11:03provient effectivement du textile,
11:05mais le polyamide,
11:06on l'utilise dans tout,
11:08essentiellement dans l'automobile.
11:09Donc, le but,
11:09c'est d'aller prendre
11:10une partie de ces déchets textiles
11:11et de les réorienter
11:13vers des industries
11:14un peu plus vertueuses
11:15que le textile.
11:16Ok, et on va rentrer
11:17dans le détail
11:17des solutions que vous proposez.
11:19En quelques mots,
11:19Everdye, Philippe Berland ?
11:21Alors, nous,
11:21ce n'est pas la matière,
11:22c'est la couleur.
11:22C'est-à-dire qu'une matière,
11:23on l'a,
11:24il faut lui donner une couleur
11:25souvent dans le textile
11:26et c'est peut-être
11:27une des parties
11:27des procédés de fabrication
11:29qui est la moins regardée,
11:30en tout cas,
11:30que l'on n'a pas en tête,
11:31mais en tout cas,
11:31générer de la couleur
11:32aujourd'hui sur les textiles
11:33dans les procédés conventionnels,
11:35c'est extrêmement polluant
11:35en termes d'empreintes carbone
11:37et de pollution des eaux.
11:38Ça, c'est l'état du...
11:39Alors qu'on ne soupçonne pas forcément.
11:41C'est pas ce que moi,
11:41spontanément,
11:42je dirais comme le plus polluant
11:43dans le...
11:44Absolument.
11:44Pas le plus polluant,
11:45mais une grosse partie
11:46avec la fabrication de la matière,
11:47avec la génération de la matière.
11:48Mais oui,
11:49la couleur,
11:50on ne l'aperçoit
11:51que par son attrait,
11:52par le côté sympathique
11:54et toutes les humeurs
11:55qu'elles peuvent nous générer.
11:56Mais la réalité,
11:56c'est que la réalité industrielle,
11:57c'est qu'effectivement,
11:58c'est très impactant pour la planète.
12:00Et nous,
12:00on développe
12:00de tout nouveaux types de molécules
12:02qui permettent
12:03de drastiquement baisser cet impact
12:05tant sur l'empreinte carbone
12:07que sur l'eau,
12:08puisque l'eau est particulièrement
12:09affectée par les teintures actuelles.
12:11Alors,
12:11on va continuer
12:12de détailler vos solutions
12:13et je reste avec vous,
12:14Philippe Berlan.
12:15Qu'est-ce qui change ?
12:17Vous fixez les pigments
12:18à très basse température
12:20ou à température ambiante.
12:21C'est ça pour...
12:21À quel point ça change la donne, ça ?
12:23Alors,
12:23ça change la donne parce qu'aujourd'hui,
12:24les pigments ou les colorants,
12:26l'origine de la couleur,
12:27elle est essentiellement pétrochimique.
12:29Elle vient de transformation du pétrole
12:30en molécules de couleur.
12:32Ça, c'est le premier élément.
12:33Nous,
12:33on va faire des molécules
12:34qui ne sont pas issues de la pétrochimie.
12:35Premier élément
12:36de différence majeure.
12:38On va plutôt s'appuyer
12:39sur des biopolymères naturels
12:40qui permettent de faire ça
12:41de manière beaucoup plus soft
12:42pour la planète.
12:43Et pour fixer ces molécules de couleur
12:45aujourd'hui sur les fibres textiles,
12:47on doit beaucoup chauffer
12:48parce que cette chimie
12:49n'est absolument pas efficace.
12:50Il faut casser des liaisons.
12:52Casser des liaisons en chimie,
12:53ça suppose d'amener de l'énergie,
12:55donc de la chaleur.
12:56Aujourd'hui,
12:56c'est comme ça qu'on fait.
12:58Nous,
12:58on amène une chimie totalement différente
13:00qui permet à nos molécules
13:02qui sont différentes
13:03de se fixer différemment sur la fibre
13:04par une attraction magnétique
13:06qui fait que vous pouvez le faire
13:07à température ambiante
13:08et de ce fait effondrer
13:10l'utilisation d'énergie.
13:11Laurent Tronion,
13:12votre technologie
13:13qui permet de récupérer
13:14ce polyamide
13:16dans des textiles complexes.
13:18C'est ça,
13:19comment ça marche ?
13:19Mais pas seulement des textiles,
13:20on récupère aussi
13:21dans les airbags de voitures,
13:23par exemple,
13:23où il y a ces 90% de polyamide.
13:25Et nous aussi,
13:25on a une préoccupation environnementale,
13:27donc on a voulu travailler
13:29de polymère à polymère,
13:30c'est-à-dire qu'on ne dépolymérise pas
13:31et donc on n'a pas
13:32d'étape d'énergie vore,
13:36de montée en chaleur
13:37très importante
13:37et on récupère le polyamide
13:39tel qu'il était au départ.
13:41En fait,
13:41c'est un procédé sélectif.
13:43On va extraire le polyamide
13:45et on retrouve à la fin
13:47du flex de polyamide
13:48qui est de qualité vierge
13:50et le tout
13:50sans avoir beaucoup de déchets
13:52puisque tout ce qui est extrait
13:54deviennent des coproduits,
13:55de la stane,
13:56du silicone,
13:57etc.,
13:57qu'on essaie de retraiter.
13:59Et effectivement,
13:59la couleur est un vrai problème
14:01parce que
14:02d'ordre,
14:04les clients,
14:05en fait,
14:05pour certains,
14:06la couleur n'est pas un problème,
14:07pour d'autres,
14:08c'est un.
14:08Donc ça nécessite
14:09un traitement charbon
14:10et il est vrai
14:11que si tout le monde
14:13utilisait des colorants,
14:15j'allais dire,
14:17très vertueux,
14:18on n'aurait pas ce problème
14:18à la fin.
14:20Le défi technologique
14:22qui vous a pris
14:23combien de temps
14:23à relever ?
14:25Combien d'années
14:25de recherche et développement ?
14:27On va dire qu'en deux ans,
14:28on a trouvé
14:29le procédé
14:30en labo académique
14:31avec une université
14:33à Lyon,
14:34l'INSA,
14:34pour la cité.
14:36Et ensuite,
14:37le plus gros
14:37du projet
14:39a été travaillé
14:39par des cabinets
14:41d'ingénierie
14:42parce qu'il fallait passer
14:42à l'étape industrielle.
14:44Et donc là,
14:45on a mis encore deux ans
14:46après pour passer
14:47à l'étape industrielle.
14:48Il y a une filière
14:49aujourd'hui
14:50de recyclage
14:50du polyamide
14:51où il faut encore la créer ?
14:52Elle est en cours
14:53de création,
14:53j'allais dire,
14:54parce que dans le monde,
14:55il n'y a que 2%
14:56du polyamide
14:56qui est recyclé
14:58pour les raisons
14:58que j'indiquais
14:59de la complexité
15:00de la composition
15:01des matières.
15:02Et alors,
15:03il y a beaucoup de projets
15:03qui sont en train
15:05d'émerger
15:05à travers le monde
15:06en Australie,
15:06en Angleterre,
15:07en France.
15:08Mais la plupart
15:10passent par des étapes
15:11de dépolymérisation
15:12beaucoup plus complexes
15:13avec des capex
15:14très lourds
15:15et donc in fine
15:16un produit
15:16qui va être
15:17beaucoup plus cher.
15:18Nous,
15:18on a voulu avoir
15:18quelque chose de sobre
15:19et qui permette
15:21d'avoir un prix
15:21à la sortie
15:22qui soit proche
15:22de la matière vierge,
15:24ce qui est important.
15:25Est-ce que la technologie
15:26que vous développez,
15:28Philippe Berlan,
15:28chez Everdye,
15:29elle oblige vos clients
15:30à changer de machine
15:31ou pas ?
15:32Nos clients,
15:33c'est effectivement
15:33les teinturiers.
15:34Parce que nous,
15:34on va fournir
15:35des produits de chimie
15:36qui permettent,
15:37chimie verte en l'occurrence,
15:38qui va permettre
15:39aux teinturiers
15:39de teindre
15:40totalement différemment.
15:42Mais non,
15:43nous,
15:43le principe,
15:44c'est que nos molécules,
15:45elles soient utilisables
15:46avec les machines
15:48qu'ils ont.
15:48Pourquoi ?
15:48Parce que dans l'industrie,
15:49en particulier de la teinture,
15:52demander à des teinturiers
15:53de réinvestir complètement
15:54dans leurs machines,
15:54c'est peine perdue.
15:55Donc,
15:55il faut prendre ça
15:56comme une contrainte
15:57et se dire,
15:58si je veux que ma technologie
15:59se déploie,
15:59il faut qu'elle soit
16:00compatible avec les machines
16:01existantes.
16:01Et c'est le cas.
16:02Est-ce qu'il y a la demande
16:04pour une teinture
16:06des couleurs
16:08plus respectueuses
16:09de l'environnement
16:10et moins énergivores ?
16:11Oui,
16:11il y a une demande
16:12à deux niveaux.
16:12Pour les marques
16:13les plus engagées,
16:14parce qu'il finit,
16:15nous,
16:15on travaille plutôt
16:15avec la teinture
16:16pour l'habillement
16:18et la mode.
16:19Là,
16:19vous avez une fraction
16:20des marques
16:20qui est vraiment engagée
16:21dans sa transformation
16:23environnementale
16:24et qui est très impliquée
16:27dans sa chaîne
16:28d'approvisionnement,
16:29si vous voulez.
16:29Bon nombre de marques
16:30se contentent
16:31d'acheter des produits
16:31auprès de fabricants
16:32en se souciant assez peu
16:34de comment c'est fait
16:34industriellement.
16:35Un certain nombre de marques,
16:36et c'est celles
16:37avec qui on travaille,
16:39poussent pour leurs fournisseurs
16:40à se transformer
16:41et adopter de nouveaux procédés.
16:42Et puis,
16:42certains teinturiers,
16:44particulièrement intéressés
16:45par l'innovation,
16:46sont demandeurs
16:47et nous abordent directement
16:48pour mettre au point
16:49ce produit.
16:49Parce que ces teinturiers
16:51sont en train
16:52de se rendre compte
16:52qu'il y a des marchés
16:53qui pourraient leur échapper
16:54s'ils n'ont pas
16:55une solution plus vertueuse
16:56à proposer ?
16:58Eux,
16:58leur marketing
16:59par rapport à leurs clients,
17:00s'ils n'ont pas
17:01de procédé vert,
17:02c'est hors jeu,
17:03et également
17:04leur propre activité.
17:05C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
17:06ils dépendent
17:07de deux facteurs
17:08dont la géopolitique
17:09bouleverse complètement
17:10les conditions régulièrement,
17:11c'est la pétrochimie
17:12ou l'énergie,
17:13plus généralement.
17:15Et là,
17:15on voit bien
17:15qu'en ce moment,
17:17les marques
17:18ont des demandes
17:19de hausses de prix
17:19par leurs fournisseurs
17:20parce que les prix montent.
17:21Et autre élément,
17:22l'eau,
17:23j'en parlais tout à l'heure,
17:24mais l'eau,
17:24c'est peut-être
17:25la chose
17:25qui est la plus sensible
17:26aujourd'hui.
17:26Je vous renvoie
17:27aux restrictions
17:28d'utilisation d'eau.
17:29Vous avez été
17:30dans des restrictions d'eau,
17:30même dans des départements
17:32qui ne sont absolument
17:33pas habitués à ça.
17:34En France,
17:34et on a des pays
17:36qui sont encore plus touchés
17:37par le stress hydrique
17:37qui gagne la planète.
17:39Effectivement.
17:40Là aussi,
17:40sur l'étape,
17:42l'entrenion
17:42à laquelle vous êtes situé
17:44aujourd'hui
17:45chez REC,
17:46dans le développement
17:47de l'entreprise,
17:49des clients,
17:50de la culturation
17:51à ce que vous proposez.
17:53On a exactement
17:54les mêmes demandes
17:56qu'évoquait Philippe.
17:57En plus,
17:58il y a les directives
18:00européennes
18:00et françaises
18:01qui imposent
18:02aux entreprises
18:05qui mettent
18:05des produits
18:05sur les marchés
18:06d'avoir entre 20 et 25 %
18:08de matières recyclées
18:09dans leurs produits.
18:10On est aussi tiré
18:11par ce phénomène
18:13des directives européennes.
18:15L'affichage environnemental
18:17a été lancé
18:18en 2025.
18:20C'est vrai
18:21que pour nous,
18:21consommateurs,
18:22c'est censé donner
18:23un peu plus de visibilité
18:24à l'impact
18:25des vêtements.
18:25Est-ce que vous,
18:27vous en voyez déjà
18:28les effets
18:29ou est-ce que ça vous semble
18:30pour l'instant
18:31infinitésimal ?
18:32Laurent Tronian,
18:32pour commencer.
18:33On a des demandes
18:34de grandes enseignes
18:36à tous les niveaux,
18:37des anciennes
18:38de mass market
18:39et des marques
18:40de très haut de gamme
18:41qui travaillent
18:43énormément
18:43sur ces aspects-là,
18:44mais on n'en sent pas
18:45encore l'impact réel
18:47aujourd'hui.
18:47C'est un peu tôt,
18:48je pense.
18:49Est-ce que,
18:50Philippe Berland,
18:51vous pensez que ça,
18:52profondément,
18:52ça peut transformer
18:54la façon de concevoir
18:55des vêtements ?
18:56Je reste sur l'industrie
18:57textile.
18:58Oui.
18:59Alors,
18:59c'est vrai que
18:59la recherche environnementale
19:01a démarré en octobre 2025,
19:03mais là,
19:03il va se passer quelque chose
19:04au 1er octobre 2026,
19:05c'est que les marques
19:06ne vont plus être
19:07les seules
19:08à pouvoir
19:09publier des chiffres
19:10sur la production
19:11de leurs vêtements.
19:12ça veut dire que
19:13n'importe quel comparateur
19:14ou association
19:15de consommateurs
19:15ou concurrent
19:16pourra dire
19:17que le produit
19:17de la marque X
19:20a un score environnemental
19:23pas très glorieux.
19:24Ça,
19:24ça commence à être gênant
19:25pour les marques.
19:25Donc ça,
19:26on commence à voir
19:27que les marques
19:28vont s'intéresser
19:28beaucoup plus
19:29au déploiement
19:30de systèmes
19:30qui leur permettent
19:31de maîtriser leurs données,
19:32mais ce faisant,
19:33les données étant publiées
19:34de plus en plus,
19:35elles vont être comparables
19:37pour les consommateurs.
19:37Et je pense que
19:38comme le Nutri-Score
19:39pour le food,
19:40pour la nourriture,
19:41on a vu que les produits
19:42A et B,
19:44concrètement,
19:44ils gagnaient des parts
19:45de marché
19:45par rapport aux produits
19:46moins bons nutritivement.
19:48Je pense que,
19:48moi,
19:49mon espoir,
19:49c'est que ce sera
19:50la même chose
19:50pour les produits textiles.
19:51Oui,
19:51avec en même temps
19:52la cohabitation
19:54de ces objectifs-là
19:55et puis,
19:56chez nous,
19:57consommateurs,
19:57on n'est pas forcément
19:59toujours cohérents,
20:00l'ultra fast fashion
20:01qui prend beaucoup de place.
20:03Donc,
20:05c'est compliqué
20:06pour des marques
20:07d'investir beaucoup
20:07dans des solutions nouvelles
20:09alors qu'on a des coupières
20:13qui sont taillées
20:13par les marques chinoises
20:14d'ultra fast fashion.
20:16Vous avez raison,
20:17c'est un dilemme,
20:17moi-même ayant dirigé
20:18des marques,
20:19c'est assez compliqué
20:20et c'est parfois
20:21schizophrénique.
20:22D'abord,
20:23un,
20:23ces marques ne sont plus
20:25impunies parce que
20:26la réalité,
20:26c'est que ces marques chinoises,
20:27elles rentraient dans
20:28le marché européen
20:29portes ouvertes,
20:30voire tapis rouges déployés.
20:32Aujourd'hui,
20:32un arsenal juridique
20:34va s'appliquer contre elles,
20:35à la fois des choses
20:36qui étaient déjà bannies,
20:38qu'elles pratiquaient,
20:38vont être poursuivies
20:41et puis parce qu'il y a
20:42cette nouvelle loi,
20:43en France en tout cas,
20:44on espère que l'Europe
20:45a commencé à aussi sévir,
20:47qu'au moins,
20:48il y a un jeu,
20:49un jeu fait en fait,
20:50qu'il y a un jeu
20:50avec une égalité
20:53par rapport à la loi
20:54et à l'application des lois
20:55qui existe déjà.
20:56Donc moi,
20:56je pense qu'effectivement,
20:57il faut freiner ces marques
20:58qui sont complètement
20:59à l'encontre
20:59de l'effort environnemental
21:01et puis que les marques
21:03qui n'ont pas envie
21:04d'être sur ce chemin-là
21:04et qui veulent s'améliorer,
21:05et bien voilà,
21:07il y a vraiment un choix
21:08de politique et de stratégie.
21:10Je pense aussi
21:10que c'est une histoire
21:11de pédagogie,
21:11il va falloir continuer
21:12à travailler
21:14parce qu'il y a des chiffres
21:14qui font peur,
21:15100 milliards de pièces textiles
21:17produites chaque année,
21:1830% qui ne voient jamais
21:19un consommateur,
21:20c'est hallucinant.
21:22Les vêtements en seconde main
21:23qui font le tour du monde,
21:24c'est aussi hallucinant.
21:2690% des vêtements vendus
21:27dans les fruits prix en France,
21:28ça vient de l'international.
21:30Tout ça,
21:31ça fait peur.
21:31Donc il faut aussi
21:33changer de paradigme,
21:34faire évoluer les mentalités,
21:35et donc là,
21:36il y a un gros travail
21:37à faire à ce niveau-là,
21:38mais moi aussi,
21:39j'ai bon espoir
21:40que ça change.
21:42Vous affichez un objectif
21:43de 5000 tonnes
21:44de polyamide recyclé
21:45par an
21:45à l'horizon de 1028.
21:47Vous en êtes où aujourd'hui
21:48et qu'est-ce qui va vous permettre
21:49d'atteindre cet objectif ?
21:51Là,
21:51c'est simplement
21:53l'industrialisation
21:53de notre process,
21:55donc c'est simplement
21:56financer un CAPEX
21:57qui est assez important,
21:58mais derrière,
21:59on a les marchés,
22:00on a la source,
22:02puisqu'on est sollicité
22:03tous les jours
22:03par des gens
22:04qui ont des déchets colossaux,
22:06qui aujourd'hui payent
22:07pour les détruire,
22:08ce qui est incroyable,
22:10et de l'autre côté,
22:11on a des demandes
22:11de matières recyclées
22:12qui sont de plus en plus importantes.
22:14Donc c'est la montée
22:16en puissance de notre industrie
22:17qui fera la différence.
22:18Et de la même façon
22:19que vous avez annoncé
22:20vouloir renforcer
22:20vos capacités de production
22:23par 3 d'ici 2028,
22:24c'est la même échéance ?
22:25Vous en êtes où ?
22:26Eh bien,
22:26on est en cours
22:27de développer.
22:28Alors nous,
22:28la différence,
22:29c'est capacité,
22:30pardon,
22:30la différence,
22:30c'est que nous,
22:31on a un procédé
22:32qui peut être sous-traité.
22:33C'est-à-dire qu'en fait,
22:34on n'a pas besoin
22:34de machines spécifiques,
22:35un procédé spécifique.
22:36Donc nous,
22:36c'est de la chimie verte,
22:37donc on a besoin
22:38de s'appuyer
22:38sur des entreprises chimiques
22:41qui,
22:42il faut bien le dire,
22:43aujourd'hui,
22:43ont plutôt des pertes
22:44de volume de fabrication
22:46sur le territoire européen.
22:47Et donc du coup,
22:47on trouve des places
22:49dans des usines
22:49qui sont capables
22:50de fabriquer nos produits.
22:56plus agiles.
22:56Merci beaucoup
22:57à tous les deux
22:58et à bientôt
22:58sur Be Smart for Change.
23:00On passe à notre
23:00rubrique start-up tout de suite.
23:01Start-up et innovation encore.
23:10Smart Ideas,
23:11je vous prends tout de suite
23:12mon invité,
23:13Naouf Elmenadi.
23:13Bonjour.
23:14Bonjour.
23:14Vous êtes le président
23:15de Leviathan Dynamics,
23:16entreprise créée en 2016
23:18par Karine Okang
23:18et Alan Chauvin.
23:20Avec une idée,
23:21alors c'est utilisé,
23:22alors il y a deux secteurs,
23:23il y a le refroidissement industriel
23:24et puis le traitement
23:25des eaux usées.
23:25On va commencer
23:26par le refroidissement industriel.
23:27C'est quoi l'idée ?
23:28C'est d'utiliser de l'eau
23:29pour remplacer
23:30les fluides frigorigènes
23:32habituels, c'est ça ?
23:32Exactement.
23:33En fait,
23:34quand on s'intéresse un peu
23:35aux machines
23:36qui sont là
23:37pour pouvoir refroidir
23:38les process et les humains,
23:40on s'aperçoit
23:41qu'elles utilisent
23:42en fait des gaz
23:42qui sont des gaz
23:43à base de fluor,
23:44qui sont des gaz
23:44très puissants,
23:45très efficaces.
23:46Sauf que ces gaz
23:47s'échappent de ces machines
23:48et tous les ans,
23:50globalement sur la Terre,
23:51il y a des émissions
23:52de ces gaz-là
23:52qui sont l'équivalent
23:53de ce que peut dégager
23:55un secteur comme l'aviation
23:57ou un pays
23:59comme le Japon
23:59dont ces émissions
24:00de gaz à effet de serre.
24:01Et donc,
24:02c'est un sujet
24:02qui n'est pas très visible
24:05au niveau des radars.
24:06Et donc,
24:07l'idée,
24:07c'est de proposer
24:08un réfrigérant naturel,
24:10l'eau,
24:11H2O,
24:11et qui est connu
24:12comme le R718
24:13parce que c'est un gaz,
24:14un fluide
24:16qui a de bonnes propriétés
24:17à partir du moment
24:18où on le met
24:18dans un système thermodynamique
24:20qui est maîtrisé.
24:20Alors là,
24:21on est dans la technologie.
24:22C'est-à-dire que
24:23comment vous faites en sorte
24:24de transformer notre eau
24:26en un fluide réfrigérant ?
24:28Alors,
24:28l'idée ici,
24:29c'est qu'on revient à la base.
24:30À la base,
24:31c'est quoi ?
24:31C'est la science.
24:32Et dans la science,
24:32on retrouve un cycle
24:33de thermodynamique
24:34et composé de différentes étapes
24:36qui sont l'évaporation,
24:37la compression,
24:38la condensation
24:38et une détente.
24:39Le compresseur,
24:40on ne l'a pas trouvé.
24:40Et Carino,
24:41quand il a eu cette idée au début,
24:43il n'a pas trouvé
24:43ce compresseur compact
24:44pour pouvoir le mettre
24:45dans ses machines.
24:46Et donc,
24:46ce qu'il a fait,
24:46c'est les premières années,
24:48on a levé les verrous technologiques
24:49justement pour créer
24:51en fait ce compresseur,
24:52son tréfuge,
24:53qui va fonctionner sous vide.
24:54Et l'eau sous vide
24:55a des propriétés
24:56qui sont géniales.
24:57Et donc,
24:57c'est ce qu'on met nous,
24:58tout ça dans un système.
24:59Donc,
24:59on a cette double expertise,
25:01compréhension de la compréhension
25:01et compréhension des systèmes.
25:03Avec des économies d'énergie
25:05qui sont très importantes
25:06par rapport au système classique ?
25:07Tout à fait.
25:08Alors,
25:08l'idée ici,
25:09c'est que dès le début,
25:10dès la conception,
25:11par design,
25:11nos machines se doivent d'être sobres.
25:12nos clients,
25:13ce qui les intéresse en premier,
25:15c'est est-ce que la solution innovante
25:17qui va m'aider
25:17va consommer moins d'énergie ?
25:19Et c'est par cette porte-là
25:20qu'on entre chez nos clients.
25:21On va les aider
25:22sur leur OPEX immédiat
25:23pour pouvoir protéger la planète
25:24sur le long terme.
25:25OK.
25:26Donc,
25:26il y a cette technologie
25:28qui est utilisée
25:29pour le refroidissement.
25:30Et puis,
25:30il y a aussi le traitement
25:31des eaux usées.
25:31Alors là,
25:32c'est la même technologie
25:33mais pour un usage différent,
25:34c'est ça ?
25:34Exactement.
25:35Le cœur des machines
25:36que nous concevons à la Courneuve,
25:37en fait,
25:38c'est le compresseur.
25:39On a deux familles de compresseurs.
25:41Il y a un compresseur
25:41qu'on va utiliser
25:42pour rendre circulaire
25:44l'usage de l'eau.
25:44Il faut savoir aujourd'hui
25:45qu'on a un usage
25:46très linéaire de l'eau.
25:47On prend de l'eau,
25:48on l'utilise,
25:48elle est souillée,
25:49il faut la traiter.
25:50On paye très cher pour la traiter.
25:51Et donc,
25:52nous,
25:52l'idée ici,
25:52c'est localement,
25:53chez les industriels,
25:54on leur propose des solutions
25:55d'évapoconcentration,
25:57basse température.
25:58On retrouve toujours
25:58un cycloté thermodynamique,
26:00toujours sous vide.
26:00Et à partir de là,
26:01l'eau chez nous,
26:02dans nos machines,
26:02elle va bouillir
26:03à 35 degrés.
26:04Donc,
26:04toute l'énergie
26:04entre 35 degrés
26:05et 100 degrés,
26:06on ne va pas la consommer.
26:07Et ça,
26:07c'est une avancée énorme
26:10pour pouvoir avoir
26:11les machines,
26:12aujourd'hui,
26:12chez les viazons dynamiques,
26:13les plus compacts du marché,
26:14qui consomment le minimum
26:15de kilowattheures
26:16par mètre cube traité.
26:18Vous avez développé
26:18cette technologie en France,
26:19vous le dire à la Courneuve.
26:21Vous en êtes où
26:23pour passer du stade
26:24de l'innovation technologique
26:25au déployage massif ?
26:28Tout à fait.
26:28On a une approche,
26:29en fait,
26:29très industrielle.
26:30Mon parcours d'industriel,
26:31c'est de pouvoir construire
26:33sur des bases
26:34les plus robustes possibles.
26:35Jusqu'à maintenant,
26:36on était dans une pépinière
26:37et donc,
26:37depuis maintenant quelques mois,
26:38on est dans une première usine
26:39à la Courneuve toujours.
26:40Et c'est là où,
26:41en fait,
26:42on construit nos compresseurs
26:43et on les intègre après
26:44dans des machines.
26:45Cette première usine
26:46va nous permettre,
26:47justement,
26:47de pouvoir bien savoir
26:49quelles sont les lignes
26:50de production
26:50qu'il faut mettre en oeuvre
26:51pour probablement aboutir
26:52à deux business units.
26:54Une qui va traiter les eaux
26:56et qui,
26:56pour pouvoir rendre,
26:58en fait,
26:58l'usage de l'eau
26:59plus vertueux
26:59et donc plus circulaire,
27:01réduire l'empreinte hydrique
27:02et de l'autre côté,
27:03on va travailler
27:03sur des groupes froids
27:05et des pompes à chaleur
27:06pour pouvoir refroidir
27:07d'une manière
27:08la plus propre possible.
27:09Cet été qui se termine
27:11et qui a été
27:11le plus chaud
27:12jamais enregistré en France,
27:13il vous amène forcément
27:14des nouveaux clients potentiels,
27:16des professeurs ?
27:17Vous le ressentez, ça ?
27:17En fait,
27:18on a des questionnements,
27:19en fait.
27:20Vous avez vu
27:20que le sujet de la climatisation
27:22est un sujet
27:22qui s'est devenu
27:23très passionnel rapidement.
27:25Il faut le comprendre
27:26de manière
27:27la plus large possible.
27:28Nous,
27:28le biais par lequel
27:29on va aider nos clients,
27:30c'est réduire
27:31la consommation énergétique
27:32mais en même temps
27:32d'enlever les gaz fluorés
27:33qui sont très impactants.
27:34Il faut savoir
27:35qu'ils se dégradent
27:35dans l'atmosphère
27:36et ils ont un impact
27:37sur les bifaces.
27:38Ça, c'est un autre sujet.
27:39Donc nous,
27:39ce que nous proposons
27:40à nos clients,
27:41c'est des solutions
27:42concrètement
27:42de mise en place
27:43de ces solutions.
27:44On le fait à Lyon,
27:45par exemple.
27:45On le fait aussi
27:47au Bervilliers
27:47avec un de nos clients
27:48qui s'appelle ICAD
27:49ou à Lyon
27:50avec notre client
27:51qui s'appelle
27:51RATP Dev.
27:52Pourquoi ?
27:53Parce qu'en fait,
27:53ils ont un potentiel
27:54de renouvellement
28:00dans toute leur démarche RSE
28:02et donc concrètement,
28:03on mesure machine par machine
28:04les dividendes climat
28:05qui sont les tonnes CO2
28:07évitées dans l'avenir
28:07par la mise en place
28:08de nos solutions.
28:09Merci beaucoup
28:09Naufil Ménadi
28:10et bon vent
28:11à Léviathan Dynamics.
28:12Voilà, c'est la fin
28:13de ce Smart Impact.
28:14Merci à toutes et à tous
28:15de votre fidélité
28:17à BeSmart for Change.
28:18À très vite.
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