- il y a 41 minutes
Avec Jean-Charles Bouchoux
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00:00:05Bonjour à tous, nous allons passer deux heures ensemble sur Sud Radio.
00:00:09On va parler des répétitions qui n'a jamais par exemple répété une même erreur,
00:00:14qui n'a pas refait le même choix alors que pourtant il sentait bien que ce n'était pas bon
00:00:19pour lui.
00:00:19C'est tout particulièrement vrai en amour et dans le domaine sexuel
00:00:23où on a souvent tendance à choisir le même style de partenaire
00:00:27comme si notre inconscient nous entraînait vers une piste nécessaire pour nous libérer.
00:00:32Mais de quoi ? Se libérer de quoi ?
00:00:34C'est ce que nous allons voir en compagnie de Jean-Charles Bouchoud
00:00:38qui aime nous expliquer qu'un trauma se guérit en revivant ce qui nous a traversé lors de ce trauma.
00:00:46Dit comme ça, ça paraît simple, mais bien sûr l'être humain et son fonctionnement psychique sont beaucoup plus compliqués.
00:00:52Mais quand même, je trouve que c'est une vérité absolue et peut-être qu'il est temps de trouver
00:00:58votre vérité.
00:01:00Donc si vous avez envie de la connaître, votre vérité, si vous avez envie de mieux vous connaître,
00:01:05n'hésitez pas à nous rejoindre pour nous raconter vos répétitions ou peut-être un trauma
00:01:09qui est encore très présent chez vous et que vous avez du mal à vous en libérer.
00:01:14Vous savez que notre numéro c'est le 0 826 300 300,
00:01:19mais vous pouvez également nous envoyer un SMS, vous envoyez Brigitte au 7 20 18.
00:01:24Jean-Charles Bouchoud, merci d'être avec nous, bonjour.
00:01:26Bonjour Brigitte, bonjour à tous.
00:01:29Alors, vous êtes l'auteur de ce livre,
00:01:32Ces Traumas qui nous possèdent, Comprendre pour en guérir.
00:01:37C'est vrai que dans ce livre, vous mélangez un peu la science, la spiritualité...
00:01:42Je ne mélange pas vraiment, j'enquête partout.
00:01:44C'est-à-dire que je suis allé voir un psychiatre, je suis allé voir deux psychiatres,
00:01:47je suis allé voir un psychologue, un psychanalyste,
00:01:49et effectivement j'ai rencontré des chamanes, j'ai rencontré des religieux.
00:01:53Je les ai écoutés et je note tout ce que j'ai entendu.
00:01:56Ensuite, je fais une synthèse.
00:01:57Et dans ma synthèse, c'est très clair.
00:02:00Oui, mais quand je mélange un peu, c'est-à-dire que vous montrez aussi
00:02:03qu'il y a différentes manières de se libérer de son trauma.
00:02:07Oui, bien que, à part peut-être le psychiatre généticien,
00:02:11tous m'ont dit la même chose, tous m'ont dit, à l'origine, il y a eu un trauma.
00:02:15Alors le psychologue, lui, il l'interprète en disant,
00:02:18quand il y a un traumatisme trop difficile pour la petite enfance,
00:02:21son moi peut se diviser en plusieurs morceaux.
00:02:24Dissociation de la personnalité.
00:02:27Alors qu'un chaman va dire, si tu as été traumatisé dans ton enfance,
00:02:31ton âme peut s'être effectivement brisée,
00:02:34et par les interstices, des parasites énergétiques ont pu entrer là.
00:02:38Alors effectivement, l'explication est différente,
00:02:42mais à l'arrivée, moi je travaille sur le trauma,
00:02:44donc que l'un ou l'autre ait raison, je fais le même travail.
00:02:46Oui, oui, et c'est ce que vous dites,
00:02:48c'est votre spécificité, Jean-Charles Bouchoux,
00:02:51vous dites, il faut d'une certaine manière
00:02:55rencontrer des événements qui vont nous obliger
00:02:58à ressentir ce qu'on a ressenti lorsqu'on a eu ce trauma enfant,
00:03:02et c'est grâce à l'acceptation de ressentir ça
00:03:07qu'on va pouvoir enfin être responsable de sa vie.
00:03:12Oui, mais plus que ça, je pense que mon organisme,
00:03:14mon inconscient me pousse à rencontrer ce genre de personnes,
00:03:19de personnes ou d'événements par exemple.
00:03:22C'est-à-dire que quelqu'un a rencontré un pervers narcissique,
00:03:24ça je l'ai tellement entendu,
00:03:26puis la personne a réussi à se libérer,
00:03:28puis elle en a rencontré un second et un troisième.
00:03:30Quelqu'un me disait même récemment,
00:03:32ils sont de pire en pire,
00:03:34à chaque fois que j'en rencontre un.
00:03:35Il faudrait peut-être se poser la question,
00:03:36pourquoi ?
00:03:37Pourquoi une personne ne rencontrera jamais de pervers narcissiques
00:03:40et pourquoi une autre répète encore et encore
00:03:42le même type de scénario ?
00:03:44C'est sans doute qu'elle a, effectivement,
00:03:46vous l'avez dit en introduction,
00:03:47quelque chose à vivre,
00:03:49à accepter de traverser,
00:03:51à vivre pleinement.
00:03:53Oui, et c'est toute la difficulté,
00:03:55parce qu'évidemment ça fait souffrir,
00:03:56ça fait ressentir à nouveau des choses très pénibles.
00:04:00Et parfois c'est plus simple de rester victime.
00:04:02Oui, c'est un faux confort.
00:04:06Mais oui, il y a quelque chose de confortable.
00:04:09C'est quoi un traumatisme infantile ?
00:04:10C'est un excès d'énergie que l'organisme trop infantile de l'enfant
00:04:14ne peut pas supporter.
00:04:16Trop juvénile.
00:04:17Donc, qu'est-ce qu'il va faire ?
00:04:19Il va mettre de côté cette énergie.
00:04:21Et c'est quoi une énergie pour un bébé ?
00:04:22C'est des tensions intérieures.
00:04:23Le mot peur ne veut rien dire chez un tout petit bébé.
00:04:26Un bébé, c'est l'estomac se contracte,
00:04:28le front se plisse,
00:04:30il met les mains en avant.
00:04:31C'est ça la peur.
00:04:32C'est du sensoriel.
00:04:33Ce n'est pas de l'intellectuel.
00:04:35C'est le corps, encore une fois.
00:04:36C'est le corps.
00:04:37Donc, ça s'est mis de côté,
00:04:39mais c'est une tension qui va rester.
00:04:40C'est bien, ça lui permet de continuer son chemin.
00:04:42Sauf qu'une fois que son organisme sera plus mature,
00:04:45il va se débrouiller pour se retrouver dans des situations
00:04:47et il va vivre le même type de scénario.
00:04:49Si c'était de la peur, ce sera de la peur.
00:04:51Si c'était de la jalousie, si c'était de la tristesse, etc.
00:04:54Afin de vivre sensoriellement l'expérience
00:04:57pour pouvoir enfin la dégager.
00:04:59Sauf que, quand je le revis à nouveau,
00:05:02je retourne dans mes mécanismes de défense
00:05:03et je refuse de vivre l'expérience.
00:05:05Donc, elle se représentera encore, encore et encore.
00:05:08Et souvent d'ailleurs de plus en plus forte.
00:05:10Et souvent de plus en plus forte.
00:05:11Pour qu'enfin, notre esprit se dise
00:05:15« Bon, là, je vais peut-être faire quelque chose. »
00:05:17Il faut que je traverse l'épreuve.
00:05:18Ben oui.
00:05:19Il faut que je la traverse.
00:05:20Et là, j'espère qu'on y reviendra
00:05:22parce que c'est un peu compliqué de dire
00:05:23comment traverser l'épreuve.
00:05:24Il est évident qu'une femme battue, par exemple,
00:05:27n'a pas à dire
00:05:27« Je vais continuer d'être battue pour traverser l'épreuve. »
00:05:30Ce n'est pas ça du tout.
00:05:32Heureusement.
00:05:33Je me mets en sécurité.
00:05:35Je fais tout ce qu'il faut
00:05:36pour que l'autre ne puisse plus m'atteindre.
00:05:38Mais je vais accepter,
00:05:39soit avec un thérapeute, soit tout seul,
00:05:41de revivre la scène intérieurement.
00:05:43Qu'est-ce que ça m'a fait au moment où j'ai reçu le coup ?
00:05:46Une dame m'a dit un jour
00:05:48« Mon ex m'a donné un coup de poing en pleine figure. »
00:05:52Et puis, il est parti.
00:05:53Et là, je me suis mis à faire le ménage.
00:05:55Et elle a passé tout son après-midi à faire le ménage
00:05:57et à écouter la télé comme si de rien n'était.
00:05:59Et le trauma, on en fait quoi ?
00:06:01Il est toujours là.
00:06:02Et il est là pour des années.
00:06:03Pour la vie même.
00:06:05Oui, et c'est pour ça qu'on revient souvent
00:06:08dans cette émission, justement,
00:06:10sur, par exemple, quand un partenaire nous blesse.
00:06:15Très souvent, on revient.
00:06:16Mais ça vous parle de quoi ?
00:06:20En quoi ça fait écho à votre propre histoire ?
00:06:22Parce que c'est ça qui est toujours intéressant.
00:06:24Oui, et qu'est-ce qui veut se vivre dedans ?
00:06:26Qu'est-ce qui veut se vivre dans le corps ?
00:06:27Vous savez, c'est peut-être que l'estomac se contracte ?
00:06:30Eh bien, laissez l'estomac se contracter.
00:06:32Mes épaules se durcissent.
00:06:33Laissez les épaules se durcir.
00:06:35C'est la méthode de Luc Nikon.
00:06:36C'est la méthode Tipeee.
00:06:37Et en acceptant de vivre le sensoriel,
00:06:40je vais m'en débarrasser.
00:06:41Et je vais assainir le trauma.
00:06:44Je crois que je répète sans cesse,
00:06:46et je n'aurai pas fini de le répéter,
00:06:48parce que je crois que c'est l'essentiel à comprendre.
00:06:49Notre corps ne mange jamais.
00:06:50Donc, ce qu'il nous envoie comme message,
00:06:53il faut l'entendre.
00:06:54Au boulot, il dit.
00:06:55Au boulot, arrête de prendre ça.
00:06:57Et sinon, on peut devenir très très malade.
00:07:00Et d'ailleurs, on en parle aussi beaucoup dans cette émission.
00:07:03Toutes ces maladies psychosomatiques
00:07:07ont souvent à l'origine soit un trauma,
00:07:09soit en tout cas une grande blessure,
00:07:12une grande souffrance.
00:07:13Une grande blessure, une grande souffrance,
00:07:14c'est un trauma, c'est ça.
00:07:15On est en plein dedans.
00:07:16Exactement.
00:07:17Donc, on va vous donner la parole,
00:07:19et puis on va faire du cas par cas.
00:07:20On va commencer avec Enola,
00:07:22qui a été victime de violences conjugales
00:07:24et qui va nous raconter ça dans un instant.
00:07:27Si vous avez envie de prendre la parole
00:07:29et de profiter de la présence de Jean-Charles Bouchot,
00:07:32vous nous appelez au 0826 300 300.
00:07:35A tout de suite.
00:07:3614h-16h, Brigitte Lae, Sudra Lae, Sudradio.
00:07:40Jean-Charles Bouchot est avec nous
00:07:42et vous êtes psychanalyste.
00:07:45Je signale d'ailleurs que vous faites
00:07:47un stage rebirth en octobre à Montpellier
00:07:50du 16 au 18 octobre.
00:07:53C'est ouvert à tous, pratiquement à tous.
00:07:56Il suffit de m'envoyer un e-mail
00:07:57ou de me passer un petit coup de fil
00:07:59pour être tenu au courant.
00:08:00Très bien.
00:08:01Et vous en ferez un également à Besançon
00:08:03au mois de novembre.
00:08:04Voilà.
00:08:05Et pour l'instant, vous êtes là
00:08:06et vous allez nous aider à comprendre
00:08:09comment on peut traverser son trauma,
00:08:11pour reprendre l'expression que vous utilisez tout à l'heure
00:08:14et que je trouve assez imagé.
00:08:16Oui, parce que c'est un peu une traversée
00:08:19qui n'est pas facile.
00:08:21Oui, dans mon prochain livre.
00:08:23Il ne suffit pas de passer le pont.
00:08:25Je donne l'exemple du héros
00:08:26qui suit un chemin
00:08:29et qui, à un moment donné,
00:08:30arrive à l'orée d'une forêt sombre
00:08:31avec des araignées noires dedans
00:08:32qui veulent le manger.
00:08:34Qu'est-ce qu'il fait, notre héros ?
00:08:35Est-ce qu'il fait un pas en arrière
00:08:37pour essayer de bénéficier
00:08:38de ce qu'il avait vécu avant ?
00:08:40Ou est-ce qu'il fait un pas en avant
00:08:41et qu'il accepte d'aller se faire dévorer
00:08:42par les araignées ?
00:08:43C'est un petit peu ça, moi,
00:08:44que je vous propose.
00:08:45C'est face à l'épreuve,
00:08:47on y va, quoi.
00:08:47On y va au boulot.
00:08:49Bon, eh bien,
00:08:51Enola, vous avez envie
00:08:52de vous faire dévorer par les araignées ?
00:08:54C'est déjà fait.
00:08:56C'est ça.
00:08:57Jolie réponse.
00:08:57Je n'en suis pas sûre.
00:08:59Jolie réponse.
00:08:59On va en parler.
00:09:02Allez-y, on vous écoute, Enola.
00:09:03Faites attention.
00:09:04Je ne sais pas pourquoi
00:09:04vous ne savez pas
00:09:05si vous n'en êtes pas sûre.
00:09:07Mais en tout cas,
00:09:08je pense qu'il y a une sacrée...
00:09:11Traverser ces choses
00:09:12dont vous parlez,
00:09:12les traumas,
00:09:15je crois qu'il faut
00:09:16une sacrée capacité
00:09:17à s'effondrer.
00:09:19Oui, oui, oui, oui.
00:09:22Et tant qu'on ne s'effondre pas
00:09:24et qu'on n'est pas allé...
00:09:24Alors, moi, je parle de puits.
00:09:25Vous parlez de forêt.
00:09:26Moi, je préfère parler de puits.
00:09:28Oui, c'est parfait.
00:09:29Voilà.
00:09:30Donc, moi, je suis...
00:09:32Je suis allée au fond du puits.
00:09:33Je pense que des fois,
00:09:34ils retombent encore bien dedans.
00:09:36Et puis, alors,
00:09:38de temps en temps,
00:09:38on voit la lumière.
00:09:39Mais ce n'est pas
00:09:40un chemin de lumière.
00:09:40Et c'est ça qui est un peu
00:09:41compliqué à comprendre
00:09:42pour l'entourage.
00:09:43Bien sûr.
00:09:45Parce qu'effectivement...
00:09:47Alors, moi,
00:09:48j'ai été victime
00:09:50de violences congériales
00:09:52psychologiques
00:09:52pendant 22 ans, 23.
00:09:54Parce que même si
00:09:54je l'ai quitté,
00:09:55j'y suis toujours.
00:09:56Bien sûr.
00:09:57Et je l'ai quitté
00:09:58quand j'ai compris
00:09:59que j'allais mourir.
00:10:01Oui.
00:10:01Voilà.
00:10:02Et puis quand...
00:10:03Quand vous étiez
00:10:04vraiment au fond du puits.
00:10:06Oui.
00:10:07Ah...
00:10:08Et non.
00:10:09Et encore à ce moment-là,
00:10:10je m'étais retenue.
00:10:11Je suis tombée
00:10:12très bas après.
00:10:14Mais finalement,
00:10:15j'étais moins en danger
00:10:16quand j'étais au fond du puits.
00:10:18Parce que j'étais consciente
00:10:19que j'étais au fond du puits.
00:10:20il fallait juste
00:10:20que je traverse
00:10:21le désert,
00:10:22le puits,
00:10:23tout ce que vous voulez.
00:10:24Il fallait que j'y aille
00:10:24et que j'aille voir
00:10:25ces arénées dont vous parlez,
00:10:27cette forêt
00:10:28et qu'est-ce qu'il y a dedans.
00:10:30parce qu'avant,
00:10:31j'étais réellement en danger
00:10:32parce que je ne savais même pas
00:10:33que j'étais dans un puits
00:10:34et que j'étais en train de tomber.
00:10:35Bien sûr.
00:10:36Mais encore une fois,
00:10:37Enola,
00:10:38moi, la question que j'ai envie
00:10:39d'abord de vous poser,
00:10:40c'est bon,
00:10:41ok,
00:10:41vous vous retrouvez
00:10:42avec un mari violent
00:10:43que vous subissez
00:10:45pendant 22 ans,
00:10:46ce n'est pas rien.
00:10:48Qu'est-ce qui fait
00:10:50que vous acceptez
00:10:51d'être maltraitée ?
00:10:55Qu'est-ce qui s'est passé
00:10:57dans votre enfance
00:10:58pour que vous n'ayez pas
00:10:59ce respect de vous-même ?
00:11:03Je suis toujours un peu
00:11:07gênée qu'on aille directement
00:11:08sur l'enfance
00:11:09parce que je crois
00:11:09que face aux personnages
00:11:11que j'ai eus en face de moi,
00:11:12n'importe qui,
00:11:13même quelqu'un
00:11:14qui aurait eu une enfance heureuse,
00:11:19serait tombée
00:11:20dans les griffes
00:11:20en fait
00:11:21de la personne
00:11:22que j'avais en face de moi.
00:11:24Et il y a comme ça
00:11:26des personnalités
00:11:27qui,
00:11:27même en ayant vécu
00:11:29une enfance heureuse,
00:11:29ce qui n'est pas mon cas,
00:11:31n'est-ce pas ?
00:11:32Parce que moi,
00:11:34j'ai vécu
00:11:35avec un père
00:11:37qui était
00:11:41une très grande sensible
00:11:43et qui,
00:11:44finalement,
00:11:45il n'aimait pas trop
00:11:46que je sois un enfant.
00:11:47Il fallait que,
00:11:48déjà,
00:11:48j'étais très mature,
00:11:49même quand j'étais gosse.
00:11:51Et je n'avais pas trop
00:11:52le droit d'être une gamine
00:11:53et je n'avais pas trop
00:11:54le droit de déranger.
00:11:56Je n'avais pas trop
00:11:56le droit d'exister.
00:11:57Vous sauvez votre père,
00:11:58en quelque sorte.
00:11:58Vous avez été parentifiée.
00:12:00Mais c'est intéressant,
00:12:02Enola,
00:12:02ce que vous me dites
00:12:03parce que ça veut dire
00:12:03que quelque part,
00:12:04ça vous rassure
00:12:07comme si n'importe qui
00:12:08aurait pu tomber
00:12:08dans les griffes
00:12:09de cet homme.
00:12:10Mais ça vous enlève
00:12:11un petit peu
00:12:12de votre responsabilité.
00:12:14Tout à fait.
00:12:15Tout à fait,
00:12:16parce qu'il y a un truc
00:12:18que je ne supporte plus
00:12:19qu'on me dise
00:12:20quand je parle
00:12:21de ces événements-là
00:12:22parce que je me dis
00:12:23mais en fait,
00:12:25il faut arriver
00:12:26à comprendre
00:12:27face à quoi on est.
00:12:28En fait,
00:12:29mon ex m'a dit
00:12:30non mais toi,
00:12:31tu es hypersensible.
00:12:33toi en fait,
00:12:34si tu souffres,
00:12:34c'est parce que
00:12:35tu es hypersensible,
00:12:36ce n'est pas parce que
00:12:36moi je suis violent,
00:12:37c'est parce que
00:12:38toi tu es hypersensible.
00:12:39Alors,
00:12:39dis-tu un hémophile
00:12:40qui reçoit un coup,
00:12:41ah mais non,
00:12:42en fait,
00:12:42si tu fais une hémarragie,
00:12:43c'est parce que
00:12:45tu es hémophile,
00:12:46ce n'est pas parce que
00:12:46je t'ai mis un coup,
00:12:47c'est parce que tu es hémophile.
00:12:49La comparaison est tout à fait claire,
00:12:51oui, ça c'est sûr.
00:12:52Je ne sais pas
00:12:52qu'est-ce que ça veut dire
00:12:54hypersensibilité aussi.
00:12:55J'avais donné cet exemple
00:12:57la dernière fois
00:12:58que je suis venu,
00:12:58imaginez vous rencontrer
00:12:59quelqu'un,
00:13:00ce quelqu'un vous dit
00:13:00tu es nul.
00:13:01Et là,
00:13:01vous vous effondrez en pleurs
00:13:03en disant
00:13:03il m'a blessé,
00:13:04l'autre m'a blessé.
00:13:06D'accord ?
00:13:06Et puis vous faites un travail
00:13:07sur votre narcissisme
00:13:08qui était déjà blessé
00:13:09avant qu'on vous rencontriez
00:13:10cette personne
00:13:11et puis un jour
00:13:12vous le rencontrez
00:13:12et il vous dit
00:13:13tu es nul.
00:13:13Vous vous retournez
00:13:14en disant
00:13:14bah ouais,
00:13:15je sais.
00:13:15Et là,
00:13:16il ne s'est rien passé.
00:13:17Ce n'est pas de la sensibilité.
00:13:19La sensibilité sera toujours là.
00:13:20On comprend que l'autre
00:13:21est un pauvre con,
00:13:22c'est ça être sensible,
00:13:23excusez-moi.
00:13:25Mais prendre les choses
00:13:26au pied de la lettre,
00:13:26si je vous dis
00:13:27que vous êtes nul,
00:13:28ça peut vous faire sourire
00:13:29comme ça peut vous effondrer.
00:13:31Donc on voit bien
00:13:32qu'à l'origine,
00:13:32c'est une blessure narcissique
00:13:35qui remonte
00:13:35au minimum
00:13:36à la petite enfance
00:13:37voire même avant.
00:13:39Oui.
00:13:39Mais ça,
00:13:40on est bien,
00:13:41on les touche bien d'accord.
00:13:43Mais je,
00:13:45moi,
00:13:45je me suis tellement
00:13:46entendu dire
00:13:47et là,
00:13:48c'est le trauma
00:13:49sur le trauma.
00:13:50Je me suis tellement
00:13:50entendu dire
00:13:52c'est pas moi le problème,
00:13:53c'est toi.
00:13:53Oui, oui, bien sûr.
00:13:54je me suis tellement
00:13:55en train de lui dire
00:13:56le problème.
00:13:57Mais là,
00:13:57ça,
00:13:57c'est la caractéristique
00:13:59du pervers
00:14:00qui,
00:14:00de toute façon...
00:14:01Oui,
00:14:01et puis peut-être
00:14:02vous avez grandi
00:14:02dans cette ambiance.
00:14:03Donc effectivement,
00:14:04qu'est-ce qui est normal
00:14:05pour un petit enfant ?
00:14:06Ce qui vaut autour de lui.
00:14:07Je veux dire,
00:14:07un enfant qui vient de naître
00:14:08qui n'a aucune idée
00:14:09de ce qu'est notre société,
00:14:10si on lui dit
00:14:11qu'un petit con,
00:14:12c'est normal.
00:14:13Si on le bat,
00:14:13c'est normal.
00:14:14La norme,
00:14:15elle est fixée d'abord
00:14:21systématiquement responsable.
00:14:23Et d'ailleurs,
00:14:24il y a un fait
00:14:25qui est très marquant
00:14:27dans mon cas,
00:14:28c'est que
00:14:28je n'ai jamais
00:14:30subi de coups.
00:14:32Si j'avais
00:14:33eu un homme
00:14:34en face de moi
00:14:34qui me frappait...
00:14:35Il faut lire
00:14:37les violences invisibles
00:14:38de Jean-Charles Bouchoux.
00:14:39Là,
00:14:40ça va beaucoup vous aider
00:14:42parce que c'est vrai
00:14:43ce que vous dites.
00:14:44Les violences invisibles,
00:14:46c'est-à-dire
00:14:46de rabaisser l'autre,
00:14:49de le lier,
00:14:50ça peut même se dire
00:14:51avec le sourire.
00:14:52Exactement.
00:14:53Oh, ma pauvre,
00:14:54tu es hypersensible.
00:14:55C'est la plus grande
00:14:55gentillesse du monde.
00:14:56Oui, je suis d'accord.
00:14:57Je vois très bien
00:14:58de quoi vous parlez.
00:14:59Et ça,
00:15:00vous allez tout comprendre
00:15:01avec le livre
00:15:01de Jean-Charles Bouchoux,
00:15:02Les violences invisibles.
00:15:04Vous le décrivez
00:15:05très très bien.
00:15:06Et là,
00:15:07vous avez parfaitement raison,
00:15:08Enola.
00:15:09Bon,
00:15:10on est blessé,
00:15:11on est humilié,
00:15:13on perd un petit peu pied,
00:15:14mais on n'a pas des coups.
00:15:17Mais quand même...
00:15:18Moi,
00:15:18je n'ai pas reçu de coups
00:15:19dans mon enfance.
00:15:20Moi,
00:15:20mon propre père
00:15:21était un enfant battu.
00:15:23Si c'était aujourd'hui,
00:15:24ce serait un enfant
00:15:25de l'aide sociale à l'enfance,
00:15:26mais ce n'est pas aujourd'hui.
00:15:28Et...
00:15:29Mais moi,
00:15:30il ne m'a pas...
00:15:30Il ne m'a jamais frappé,
00:15:31mon père.
00:15:32Jamais.
00:15:32Justement,
00:15:33il ne fallait surtout pas
00:15:33qu'il reproduise
00:15:34ce qu'il avait vécu.
00:15:35Il ne m'a jamais frappé.
00:15:36Par contre,
00:15:36évidemment,
00:15:37il m'a énormément crié dessus.
00:15:38Et évidemment,
00:15:39que la violence,
00:15:40elle n'était pas très tétourée,
00:15:41donc j'en ai subi aussi
00:15:42de sa part.
00:15:42Et puis,
00:15:43j'ai finalement...
00:15:45J'ai finalement choisi
00:15:48pour compagnon
00:15:49un homme
00:15:50qui ne ressemblait pas
00:15:51à mon père,
00:15:52en plus,
00:15:52parce que lui,
00:15:53ce n'était pas une personne sensible,
00:15:55contrairement à mon père.
00:15:55Et je suis tombée là-dedans
00:15:59comme une mouche
00:16:01qui se prend au piège
00:16:03dans la bouteille
00:16:05avec de la menthe au fond
00:16:05parce qu'on va aller chercher le sucre.
00:16:08Je suis tombée dedans,
00:16:09mais alors plein de fer.
00:16:11Et alors,
00:16:11j'ai mis 21 ans
00:16:13avant de mettre des mots
00:16:14sur...
00:16:14Ce que tu me fais vivre,
00:16:15c'est de la violence.
00:16:1821 ans.
00:16:1921 ans.
00:16:20Et ce que j'ai vécu,
00:16:22c'est un trauma complexe.
00:16:23Bien sûr.
00:16:23Parce que c'est un trauma
00:16:24qui est fait
00:16:25de milliers
00:16:26de petites coupures.
00:16:27Porte heureusement pour moi,
00:16:28je n'ai pas été violée.
00:16:30Je n'ai pas vécu,
00:16:31par exemple,
00:16:31un viol.
00:16:33Oui,
00:16:33on ne va pas faire...
00:16:34On ne fait pas de comparaison.
00:16:36Vous savez,
00:16:37chacun a son trauma
00:16:38et en fonction
00:16:39de sa propre personnalité,
00:16:41ça va être un drame absolu
00:16:42ou ça va être finalement
00:16:43quelque chose
00:16:43qu'il va dépasser rapidement.
00:16:45Je crois qu'il faut vraiment...
00:16:46Bien sûr que le viol
00:16:47est un trauma terrible,
00:16:49surtout quand on est enfant.
00:16:52Mais ne faisons pas de comparaison
00:16:54parce que vous savez,
00:16:55il y a des gens
00:16:56qui ont subi des choses
00:16:58horribles
00:16:58et qui sont des gens
00:16:59devenus très très solides
00:17:01et puis il y en a d'autres
00:17:02qui ont vécu des choses
00:17:03beaucoup moins graves
00:17:04et qui n'arrivent pas
00:17:07à remonter la pente.
00:17:08Donc ça, c'est vraiment...
00:17:10Moi, je crois qu'il n'y a pas
00:17:11une vérité dans ce domaine-là.
00:17:14D'autant plus que le trauma
00:17:15qui nous possède
00:17:17peut remonter à l'époque
00:17:19de la naissance.
00:17:19Et ça, ce n'est pas moi
00:17:20qui le dis.
00:17:21C'était un des disciples
00:17:22de Freud au torrent
00:17:23qui parlait du traumatisme
00:17:24de la naissance.
00:17:25Et c'est intéressant
00:17:26parce que quand vous parlez
00:17:26de puits,
00:17:27et moi je m'imagine
00:17:28au fond du puits
00:17:29voir la lumière en haut,
00:17:30est-ce que ça ne peut pas
00:17:30faire penser justement
00:17:31à une naissance
00:17:32de ce bébé qui est pris
00:17:33dans l'utérus
00:17:35et qui n'arrive peut-être
00:17:36pas à sortir.
00:17:37C'est peut-être trop dur
00:17:38et le trauma peut
00:17:39parfaitement se trouver là.
00:17:41Ça, c'est quelque chose
00:17:42dont vous aimez bien parler
00:17:43Jean-Charles Bouchoud.
00:17:44En tout cas, merci Enola
00:17:46de votre témoignage.
00:17:47On fait une petite pause,
00:17:48on se retrouve avec
00:17:49l'offre conseil du jour.
00:17:50On va revenir sur la tendresse.
00:17:53Voilà, je crois que c'est
00:17:54peut-être pas mal
00:17:55quand on parle de trauma
00:17:56de parler de tendresse.
00:17:57C'est le grand écart, certes,
00:17:58mais ça fait du bien.
00:18:0114h-16h, Brigitte Lae,
00:18:03Sud Radelay, Sud Radio.
00:18:05Le Love Conseil.
00:18:07Eh bien, Jean-Charles Bouchoud,
00:18:08on va parler de tendresse.
00:18:10La tendresse,
00:18:11c'est un réservoir d'amour,
00:18:14c'est une bienveillance
00:18:15vers l'autre
00:18:16comme vers soi-même.
00:18:18C'est vrai que nos modes de vie
00:18:19qui sont assez rapides
00:18:21aujourd'hui,
00:18:21laissent parfois
00:18:22assez peu de place
00:18:23à la tendresse
00:18:24parce que la tendresse,
00:18:25ça se vit plutôt
00:18:26sur un mode de lenteur.
00:18:28On n'imagine pas
00:18:30des gestes tendres
00:18:31très très rapides.
00:18:32Et la tendresse,
00:18:33ce serait en fait
00:18:34du slow amour.
00:18:36Vous savez,
00:18:37on parle du slow sexe
00:18:38et la tendresse,
00:18:39ce serait du slow amour.
00:18:40Alors,
00:18:40les obstacles à la tendresse,
00:18:41c'est souvent l'urgence,
00:18:43la peur de se montrer
00:18:44trop doux,
00:18:45trop sensible.
00:18:46mais ce n'est pas un acte
00:18:48de faiblesse,
00:18:48la tendresse.
00:18:49Bien au contraire,
00:18:49parce qu'il faut être fort,
00:18:51il faut être conscient
00:18:52et confiant dans sa force
00:18:54pour se laisser aller
00:18:55à la tendresse.
00:18:56Et c'est pour ça,
00:18:57notamment,
00:18:58qu'on voit des gens
00:19:00qui n'arrivent pas
00:19:02à se laisser aller
00:19:04à la tendresse.
00:19:05Moi,
00:19:05j'aime bien comparer
00:19:06la tendresse au miel
00:19:07ou à une lumière apaisante
00:19:09qui rassure.
00:19:10Et je crois que c'est important
00:19:12d'apprendre,
00:19:13grâce parfois
00:19:13à des petits rituels,
00:19:15de la laisser entrer
00:19:15dans votre vie.
00:19:16Alors,
00:19:17ça peut être
00:19:17une petite attention
00:19:18à un ami,
00:19:19vous savez,
00:19:19un petit geste tendre
00:19:21parce que votre ami
00:19:22vous raconte
00:19:22quelque chose de difficile.
00:19:23Vous avez juste
00:19:24un petit geste tendre
00:19:25sur son épaule
00:19:26pour lui montrer
00:19:27que vous êtes à l'écoute
00:19:29de sa tristesse.
00:19:30Ça peut être un appel
00:19:32pour prendre des nouvelles
00:19:32d'un vieux parent.
00:19:34Ça peut être
00:19:36simplement
00:19:38un baiser doux
00:19:39dans le cou
00:19:40de votre partenaire.
00:19:41Ça,
00:19:42c'est un geste tendre.
00:19:43Ça n'a rien de sexuel.
00:19:44Et puis,
00:19:45la tendresse,
00:19:46il ne faut pas oublier
00:19:47que ça se donne
00:19:47sans compter
00:19:49et sans rien attendre
00:19:50en retour.
00:19:51Et ça,
00:19:51c'est aussi quelque chose
00:19:52d'important à comprendre.
00:19:53Et c'est pour ça
00:19:54que ce n'est pas
00:19:55un geste
00:19:56qui appelle
00:19:56de la sexualité.
00:19:58C'est vraiment
00:19:59à l'opposé
00:20:00de la sexualité,
00:20:01la tendresse.
00:20:01Et puis,
00:20:02c'est un fluide
00:20:03qui se transforme
00:20:04et qui peut transformer
00:20:05quelqu'un
00:20:05qui semblait froid
00:20:06et distant
00:20:07en un être affectueux.
00:20:09Moi,
00:20:09je dis souvent
00:20:09quand vous vivez
00:20:10avec quelqu'un
00:20:10que vous trouvez
00:20:11un peu froid,
00:20:13utilisez beaucoup
00:20:13la tendresse,
00:20:14tout doucement,
00:20:14vous allez l'apprivoiser.
00:20:17Vous voulez réagir ?
00:20:18Oui,
00:20:19je suis tout à fait
00:20:19d'accord avec vous.
00:20:20J'ai essayé
00:20:20d'en parler
00:20:20avec quelqu'un récemment.
00:20:22La tendresse,
00:20:23l'amour,
00:20:23c'est un chemin
00:20:24qui,
00:20:24à mon avis,
00:20:24est magique
00:20:25et qui va nous permettre
00:20:27de développer
00:20:27des grandes capacités.
00:20:29Alors que,
00:20:30parce que la personne,
00:20:30je crois qu'elle aime
00:20:31la brutalité aussi.
00:20:33Je lui disais,
00:20:33la brutalité va t'amener
00:20:34une forme de plaisir
00:20:35mais ça reste une impasse.
00:20:37On ne développera pas
00:20:38d'aussi belles choses
00:20:40tendresse.
00:20:41Donc allons plutôt
00:20:42de la tendresse.
00:20:44Je suis d'accord.
00:20:45Parce que justement,
00:20:46la brutalité,
00:20:46on ne l'imagine pas lente,
00:20:48on l'imagine forcément
00:20:49rapide,
00:20:50saccadée.
00:20:50puis ça a ses avantages aussi
00:20:52quand c'est partagé.
00:20:53Mais parlez d'eux,
00:20:54c'est qu'on a des hormones
00:20:55de plaisir
00:20:56qui vont se mettre en place
00:20:57et qui vont accompagner
00:20:59le plaisir
00:20:59qui, à ce moment-là,
00:21:00est plus fort.
00:21:01Mais ça reste une impasse.
00:21:03Vraiment.
00:21:05Donc soyez tendre,
00:21:06soyez tendre avec vous-même déjà.
00:21:08Bonjour Nadia.
00:21:09Bonjour Brigitte.
00:21:10Bonjour Jean-Charles.
00:21:11Bonjour Nadia.
00:21:13Oui,
00:21:13et la tendresse bordel.
00:21:15Eh oui.
00:21:16Oui,
00:21:17moi je ne suis pas
00:21:18quelqu'un de très tendre
00:21:19déjà à la base,
00:21:20mais bon.
00:21:22Oui,
00:21:23je voulais parler
00:21:23un petit peu
00:21:24de mon parcours,
00:21:25du parcours familial
00:21:26qui a été compliqué
00:21:27pour ma sœur
00:21:28avec mon père
00:21:28qui était son beau-père
00:21:30qui l'avillait.
00:21:31Moi j'ai eu des attouchements
00:21:32par mon beau-frère
00:21:35et je ne sais pas
00:21:36si c'est ça
00:21:37qui a fait
00:21:37que je ne suis pas tendre.
00:21:39c'est possible,
00:21:40c'est possible.
00:21:41Bien sûr,
00:21:41c'est possible.
00:21:42Oui.
00:21:43Et ensuite,
00:21:44c'était le chemin
00:21:45que j'ai parcouru
00:21:46parce qu'il faut s'en sortir
00:21:48de tout ça,
00:21:49il faut vivre avec
00:21:50et aller chercher
00:21:52quand même du bonheur.
00:21:53Moi je vis seule
00:21:54depuis trois ans
00:21:56et le bonheur,
00:21:57en tout cas la joie,
00:21:58je vais la chercher
00:21:59le week-end,
00:22:00je vais rencontrer
00:22:01des amis,
00:22:01je vais aller sortir.
00:22:04Moi j'ai quelques plaisirs
00:22:05que je m'accorde
00:22:06le week-end
00:22:07et surtout aller chercher
00:22:08le social.
00:22:10Mais votre beau-frère,
00:22:13vous aviez quel âge
00:22:14quand il vous agresse ?
00:22:15Je devais avoir
00:22:16une dizaine de dix ans.
00:22:18D'accord,
00:22:18donc là on est vraiment
00:22:19dans un abus sur enfant,
00:22:21il était plus âgé que vous
00:22:24j'imagine ?
00:22:24Oui,
00:22:25c'était bien sûr
00:22:26le mari de ma sœur,
00:22:27donc forcément
00:22:28il y avait surtout
00:22:28des attouchements,
00:22:29c'était moi
00:22:29qui devais le toucher.
00:22:31D'accord,
00:22:32donc là il y a déjà
00:22:33un trauma.
00:22:34Ah oui,
00:22:35on est bien d'accord.
00:22:36Donc ce trauma,
00:22:37est-ce que vous avez
00:22:39la sensation
00:22:40de l'avoir un petit peu
00:22:41traversé ou pas ?
00:22:42Moi j'en ai parlé
00:22:43à ma sœur,
00:22:44j'en avais parlé
00:22:45à ma sœur à l'époque
00:22:46qui l'a pris au sérieux
00:22:48et après mes autres
00:22:50membres de famille,
00:22:51frères et maris
00:22:52ensuite ont eu du mal
00:22:54à le croire.
00:22:55Enfin ont eu du mal
00:22:55à le croire.
00:22:57Oui,
00:22:58et quand on n'est pas cru
00:22:59par des personnes proches,
00:23:01c'est aussi traumatique.
00:23:03C'est-à-dire que
00:23:04c'est comme si on vous disait
00:23:06ce qui t'est arrivé
00:23:08c'est pas grave.
00:23:09Et puis l'enfant
00:23:09se sent coupable.
00:23:11C'est ça,
00:23:12oui,
00:23:12moi je me suis posé
00:23:13des questions quand même.
00:23:13Est-ce que c'était pas moi
00:23:14qui l'a amené à faire ça ?
00:23:15Est-ce que j'ai pas été
00:23:16aguichante ?
00:23:18Mais quand bien même,
00:23:19je fais exprès là
00:23:20de rentrer...
00:23:21Vous avez entièrement raison,
00:23:22les enfants sont séducteurs.
00:23:24C'est pas la porte ouverte
00:23:25aux violeurs.
00:23:26C'est pas parce que
00:23:27vous auriez eu envie
00:23:29de séduire
00:23:30en tant que petite fille
00:23:31de 10 ans
00:23:31votre beau-frère
00:23:34parce que
00:23:35vous aviez envie
00:23:36de faire un pied de nez
00:23:36à votre sœur
00:23:37ou que les rapports
00:23:40et quelle que soit
00:23:41la séduction
00:23:41que vous avez utilisée,
00:23:43vous n'êtes
00:23:43en aucun cas
00:23:44coupable
00:23:45puisque c'est un adulte
00:23:46qui n'a pas
00:23:48à confondre
00:23:49la sexualité
00:23:51et la séduction.
00:23:52Tout à fait.
00:23:53Après,
00:23:53je pense qu'on est
00:23:55en tant que féminine,
00:23:57on est dans la séduction.
00:23:59Mais bien sûr,
00:24:00mais tout est
00:24:01dans la séduction.
00:24:02Regardez la nature.
00:24:04Pourquoi les fleurs,
00:24:05elles sont aussi belles ?
00:24:06C'est pour que les abeilles
00:24:06aient envie
00:24:07de venir se poser sur elles.
00:24:09Tout est séduction.
00:24:11Et on veut être aimé.
00:24:12On veut être apprécié
00:24:13en tant que petite fille.
00:24:14Mais bien sûr.
00:24:15Moi, j'étais en recherche
00:24:17justement d'amour
00:24:18et je me dis
00:24:19tiens, lui,
00:24:20il m'aime quoi au moins.
00:24:21C'est fou ça.
00:24:23Mais oui, oui.
00:24:24Oui, mais c'est bien,
00:24:25vous voyez,
00:24:25parce que là,
00:24:25vous osez exprimer
00:24:26ce que vous avez
00:24:28quand vous étiez
00:24:29une petite fille,
00:24:30ce que vous vouliez.
00:24:30Vous vouliez être aimé
00:24:32et en échange de ça,
00:24:34on vous agresse.
00:24:35Donc vous voyez
00:24:36à quel point
00:24:36c'est violent.
00:24:37On vous agresse
00:24:38et au départ,
00:24:38vous ne comprenez pas
00:24:39que c'est une agression.
00:24:40Ça, c'est important
00:24:41de le dire.
00:24:42Parce que ça peut même
00:24:43être pris par l'enfant
00:24:44comme tiens,
00:24:45il me choisit moi
00:24:45plutôt que l'adulte.
00:24:47Vous voyez ?
00:24:47C'est ça.
00:24:47Mais en plus,
00:24:48il y avait ce ressentiment
00:24:50qu'on a quand on est enfant
00:24:51puisqu'on est des époux,
00:24:52que ma soeur était appréciée
00:24:55par mon père, forcément.
00:24:56Et moi aussi,
00:24:57je voulais être appréciée.
00:24:58Donc en fait,
00:25:00parce que je l'ai
00:25:01un petit peu travaillé, ça.
00:25:02Et en voulant être appréciée,
00:25:04j'étais dans la séduction
00:25:05envers les hommes.
00:25:06C'est une évidence.
00:25:08Et donc,
00:25:08il fallait que mon père
00:25:09m'aime aussi.
00:25:10Alors là,
00:25:10je n'avais pas eu de problème
00:25:11du côté de mon père,
00:25:12mais il fallait que les hommes
00:25:13m'aiment d'une manière
00:25:14ou d'une autre.
00:25:15Ben oui.
00:25:16Ouais.
00:25:18Et vous avez,
00:25:19au lieu d'avoir de l'amour,
00:25:21vous avez eu du sexe.
00:25:23De l'abus.
00:25:24Ouais, voilà,
00:25:24de l'abus, exactement.
00:25:26Et alors,
00:25:26c'est vrai qu'aujourd'hui,
00:25:27j'ai beaucoup de mal.
00:25:30Enfin, j'ai beaucoup de mal.
00:25:31Non, j'ai déjà aimé,
00:25:33bien évidemment.
00:25:33Mais être amoureuse,
00:25:36pour moi, c'est compliqué.
00:25:37Je ne sais pas,
00:25:38il doit y avoir un mélange.
00:25:39Je dois me tromper.
00:25:40Je ne sais pas trop.
00:25:40Ça vous fait quoi
00:25:41quand vous rencontrez un amoureux ?
00:25:44Ben, c'est-à-dire que
00:25:45j'ai été amoureuse
00:25:46il y a quelques années de ça
00:25:47et après,
00:25:48j'ai aimé,
00:25:49mais sans être vraiment amoureuse, quoi.
00:25:51D'accord.
00:25:52Mais qu'est-ce que...
00:25:53Quand vous avez...
00:25:54C'est quoi,
00:25:54une angoisse de rejet,
00:25:55une angoisse d'abandon ?
00:25:57Une...
00:25:57Alors, je suis plus
00:25:59dans la maîtrise d'un...
00:26:01Non, mais la première fois
00:26:02où vous avez été amoureuse,
00:26:04adolescente,
00:26:06vous étiez très, très amoureuse ?
00:26:08Ouais, très amoureuse,
00:26:09mais surtout très possessive
00:26:10et très jalouse.
00:26:11D'accord.
00:26:12D'accord.
00:26:13Oui.
00:26:14J'ai ce souvenir-là
00:26:16d'être possessive
00:26:17et ça m'est pas trop passé, là.
00:26:20Ça me plaît pas trop,
00:26:21bien évidemment,
00:26:22parce que c'est pas...
00:26:23C'est pas le but.
00:26:24Oui, quand on est jaloux,
00:26:25on ne s'aime pas soi-même.
00:26:27Ouais.
00:26:27Ouais, si on s'en rend compte.
00:26:29Possession aussi,
00:26:30j'aime pas être dans cette démarche-là
00:26:32de posséder la personne.
00:26:33C'est une catastrophe pour moi
00:26:34parce que mon ex-mari
00:26:36était dans ça
00:26:36et donc je pense
00:26:37qu'ayant grandi à ses côtés,
00:26:39je le vis un peu comme ça,
00:26:40mais j'essaie de faire attention
00:26:42justement,
00:26:43d'être plus dans le lâcher-prise, quoi.
00:26:45Mais vous êtes possessive
00:26:47parce que vous avez peur de perdre
00:26:49ou parce que vous voulez pas
00:26:51qu'on en regarde une autre
00:26:53que vous tellement
00:26:55vous avez peur
00:26:56de pas être assez bien ?
00:26:58C'est pas tout à fait la même chose.
00:27:00Oui, j'ai peur de pas être assez bien
00:27:01tout à fait.
00:27:02Ouais, ouais.
00:27:02C'est ça.
00:27:03Ouais.
00:27:04Il y a une blessure d'injustice
00:27:05et une blessure de rejet.
00:27:07Ouais, c'est ça.
00:27:08Complètement.
00:27:09Ouais.
00:27:11Et sexuellement,
00:27:12malgré l'abus,
00:27:13ça va ?
00:27:13Ou vous avez l'impression
00:27:14que vous êtes un peu absente ?
00:27:18Alors, non, non, ça va
00:27:19à côté sexuel, ça va.
00:27:21Après, je suis pas très...
00:27:25Voilà, je suis pas libertine.
00:27:27Je suis affichée.
00:27:28On n'a pas besoin d'être libertine
00:27:29pour être à l'aise sexuellement,
00:27:31Nadia.
00:27:31Oui, tout à fait.
00:27:32Et comme je suis seule,
00:27:34je voulais un peu m'essayer à ça.
00:27:36Ah.
00:27:37Oui, mais je suis trop gênée,
00:27:39trop timide, trop...
00:27:40Et vous y sauriez aller
00:27:41toute seule ?
00:27:43Comment ?
00:27:43Vous y sauriez aller
00:27:44toute seule ?
00:27:46Ben non, justement,
00:27:47pas toute seule, non.
00:27:48Oui, voilà, il faut un complice.
00:27:49J'ai un peu peur, quoi.
00:27:51Oui, oui, il vous faut un complice,
00:27:52quelqu'un qui soit en capacité
00:27:53de vous protéger,
00:27:54de vous accompagner.
00:27:54Ou une bonne amie
00:27:55avec qui, enfin,
00:27:57qui, elle, serait à l'aise.
00:27:59Déjà, pour travailler
00:28:00ce côté sexuel
00:28:01que je suis très, très, très
00:28:05vieille France, on va dire.
00:28:08Oui, mais ça, ça vient peut-être
00:28:09de votre éducation.
00:28:11Oui, complètement.
00:28:12Donc ça, c'est autre chose.
00:28:13Vous voyez, il faut aussi...
00:28:15C'est ça qui est très compliqué.
00:28:16C'est qu'on ne sait jamais
00:28:17très bien pourquoi
00:28:18il y a telle chose
00:28:19qui fonctionne
00:28:20ou qui ne fonctionne pas.
00:28:22Parce que ça peut être
00:28:22l'éducation, ça peut être
00:28:23en effet le trauma,
00:28:24ça peut être
00:28:26un manque d'expérience.
00:28:27On ne sait pas.
00:28:29Mais en tout cas,
00:28:30moi, quand même, Nadia,
00:28:31je vous entends
00:28:32et je vous trouve
00:28:34très, très apte
00:28:35à vous chercher.
00:28:39Je sens bien
00:28:40que vous n'êtes pas encore
00:28:41tout à fait trouvée.
00:28:42Oui, complètement.
00:28:44Mais au moins,
00:28:44vous cherchez
00:28:46et ce qui est formidable,
00:28:47vous voyez,
00:28:48c'est qu'on vous dit des choses
00:28:50et vous écoutez.
00:28:53Ah oui, j'en prends compte.
00:28:54J'en prends note.
00:28:55Oui, bien sûr.
00:28:56Bien sûr.
00:28:57Oui, j'ai envie d'essayer
00:28:58quand même des choses
00:28:59un peu pour justement
00:29:00me découvrir
00:29:01des choses que j'ai besoin
00:29:03de me découvrir,
00:29:04oui, complètement.
00:29:06Oui, donc ça,
00:29:07c'est aussi une ouverture.
00:29:10Vous allez peut-être
00:29:11découvrir quelque chose
00:29:12de formidable
00:29:13et peut-être que vous allez
00:29:14découvrir que c'est
00:29:15franchement sans intérêt.
00:29:16Tout va dépendre
00:29:17de comment vous placez
00:29:21votre libido,
00:29:22si je puis dire.
00:29:23Est-ce que vous l'avez...
00:29:24Oui, je ne sais pas.
00:29:25Oui, j'entends bien
00:29:26que vous ne savez pas.
00:29:27Mais vous voyez,
00:29:28si pour l'instant,
00:29:29vous avez besoin
00:29:30de découvrir du sexe
00:29:32pour que votre corps
00:29:35s'exulte,
00:29:36on va dire.
00:29:38Ou est-ce que vous avez besoin
00:29:39de découvrir
00:29:40une relation
00:29:41un peu plus charnelle
00:29:43avec des hommes
00:29:44pour être plus relié à l'autre ?
00:29:49Est-ce que ce que vous cherchez,
00:29:50c'est des relations
00:29:50sans engagement ?
00:29:52Déjà.
00:29:53Voilà.
00:29:53C'est-à-dire que sans engagement,
00:29:55vous ne serez pas abandonné.
00:29:56Et effectivement,
00:29:57dans le libertinage,
00:29:58a priori,
00:29:58il n'y a pas d'engagement.
00:29:59Pas d'engagement
00:30:00et pas de jalousie,
00:30:01pas de possession.
00:30:02Enfin, tout ça,
00:30:02ça n'existe pas.
00:30:03Oui, c'est intéressant.
00:30:04C'est ça, oui.
00:30:05C'est pour ça
00:30:06que j'avais pensé à ça.
00:30:07Je me suis dit,
00:30:07au moins,
00:30:07comme ça,
00:30:08ça va peut-être me donner
00:30:09un autre rapport au sexe
00:30:10que je n'ai pas
00:30:13et découvrir...
00:30:14Oui.
00:30:14Oui, et puis,
00:30:15vous allez voir
00:30:16ce que vous allez chercher
00:30:18sans vous mettre en danger,
00:30:20en quelque sorte.
00:30:21Oui, oui.
00:30:21À condition,
00:30:22encore une fois,
00:30:23que...
00:30:23Que ce soit bien encadré.
00:30:24Voilà, bien encadré
00:30:25et que vous ne soyez pas
00:30:28trop gêné
00:30:29ou voire dégoûté aussi,
00:30:30parce que ça peut être dégoûtant aussi
00:30:32de voir tous ces corps
00:30:33qui se...
00:30:34Voilà,
00:30:35donc c'est pour ça,
00:30:35je pense qu'il faut vraiment
00:30:36que vous y alliez
00:30:37avec quelqu'un
00:30:38qui connaît bien
00:30:39et que vous puissiez
00:30:42dire stop
00:30:42dès que vous ne vous sentez pas bien.
00:30:44Après,
00:30:45vous m'avez bien dit
00:30:46qu'on n'est pas obligé
00:30:46d'aller dans des pièces spéciales.
00:30:48On peut rester...
00:30:49Ah, ben,
00:30:49vous pouvez regarder d'abord.
00:30:50Un peu très soft.
00:30:51Bien sûr.
00:30:53Et puis,
00:30:53surtout,
00:30:54vous allez rencontrer des hommes
00:30:56qui vont vous respecter.
00:30:58Oui,
00:30:58ça, c'est important.
00:30:59J'ai besoin de...
00:31:01Si, par exemple,
00:31:02vous avez envie
00:31:02qu'un homme vous caresse les seins
00:31:04et puis qu'au moment
00:31:04où il descend un peu plus bas,
00:31:06vous n'avez pas envie,
00:31:07vous pouvez dire non
00:31:08et il s'arrêtera.
00:31:10Et ça,
00:31:11c'est quand même l'opposé
00:31:12de ce que vous avez subi
00:31:13quand vous étiez enfant.
00:31:14Oui, complètement.
00:31:15Et puis,
00:31:16l'exhibitionnisme aussi
00:31:17que je ne connais pas.
00:31:19Ah ah !
00:31:20Oui,
00:31:20je ne suis pas dans ça non plus.
00:31:24Déjà,
00:31:26écoutez,
00:31:26moi,
00:31:26je vous donne un petit conseil
00:31:27qui ne vous mettra pas en danger.
00:31:29Vous vous habillez un peu sexy.
00:31:32Vous vous mettez devant un miroir
00:31:33et vous faites
00:31:35ce que vous avez envie de faire
00:31:36pour vous montrer
00:31:37à quel point
00:31:38vous pouvez être sexy.
00:31:39Le miroir,
00:31:40c'est le regard de l'autre
00:31:41mais il n'est pas là.
00:31:43D'accord,
00:31:43c'est notre regard.
00:31:45Non, non,
00:31:46ce n'est pas votre regard.
00:31:47C'est le regard de l'autre,
00:31:47contre le miroir.
00:31:48D'accord, d'accord.
00:31:50Et vous verrez bien
00:31:50ce que vous ressentez.
00:31:51Vous allez y arriver, Nadia.
00:31:54On sent que quelque part,
00:31:56il y a quelque chose
00:31:56qui fonctionne chez vous.
00:31:57C'est ça.
00:31:58Je cherche.
00:32:00Je vous remercie beaucoup
00:32:01pour les conseils.
00:32:02Non, mais pour trouver
00:32:03Jean-Charles Bouchot,
00:32:04il faut chercher.
00:32:05Complètement, il faut y aller.
00:32:06Tout à fait.
00:32:06Oui, il faut se lancer.
00:32:08Ou alors,
00:32:09comprendre
00:32:09qu'est-ce qui nous pousse,
00:32:10qu'est-ce qui nous retient
00:32:13et essayer
00:32:14de faire sauter ses verrous.
00:32:16Et quelquefois,
00:32:16on veut aller quelque part
00:32:18comme vous,
00:32:18vous voulez aller là-bas
00:32:19pour ne pas être jaloux,
00:32:21c'est quand même intéressant.
00:32:23Oui.
00:32:23Donc, si vous travaillez
00:32:24sur la blessure,
00:32:25excusez-moi,
00:32:25je reviens toujours
00:32:26à mon business,
00:32:27si vous travaillez
00:32:28sur la blessure narcissique,
00:32:30soit vous irez
00:32:31chez les libertins
00:32:32pour le plaisir,
00:32:34soit vous n'aurez plus
00:32:35besoin d'y aller.
00:32:36Parce que le problème,
00:32:37ce que j'entends,
00:32:38ce n'est pas du tout
00:32:38le libertinage.
00:32:40Non.
00:32:40Le libertinage,
00:32:41c'est un médicament
00:32:42que vous avez envisagé
00:32:43et ça peut fonctionner,
00:32:45ça peut ne pas fonctionner.
00:32:46Mais le problème
00:32:47n'est pas dans le libertinage,
00:32:48le problème,
00:32:48il est dans le narcissisme.
00:32:50Quelle image j'ai de moi ?
00:32:51Qu'est-ce que je pense de moi ?
00:32:52Qu'est-ce qu'on m'a fait subir ?
00:32:54Qu'est-ce qu'il reste encore
00:32:54de ces tensions
00:32:55que j'ai subies
00:32:56quand j'étais gosse ?
00:32:57Qu'est-ce qui a été refoulé ?
00:32:59Il y a un petit travail à faire
00:33:00et puis qui est sympa.
00:33:02Ah oui, oui,
00:33:02vous allez récupérer.
00:33:03En plus,
00:33:03vous récupérez beaucoup d'énergie
00:33:04en faisant ce travail.
00:33:06Il faut que j'aille voir
00:33:07quelqu'un qui m'aide alors.
00:33:08Ben ouais.
00:33:10Et ces énergies-là,
00:33:11vous pourrez les dépenser
00:33:12chez les libertins
00:33:14ou ailleurs.
00:33:15Ou ailleurs.
00:33:16Merci beaucoup Nadia.
00:33:17Merci à vous.
00:33:18J'ai oublié
00:33:18de vous proposer
00:33:19de jouer aujourd'hui.
00:33:21c'est la tendresse
00:33:22qui m'a emmené ailleurs
00:33:24évidemment
00:33:24parce que ce n'est pas
00:33:25un objet de grande tendresse
00:33:27quand même
00:33:28le jouet intime.
00:33:29En tout cas,
00:33:31c'est un Mona Twist
00:33:33aujourd'hui
00:33:33que vous pouvez gagner
00:33:34de la marque Lelo.
00:33:36C'est donc un jouet
00:33:37avec plusieurs vibrations
00:33:40légèrement courbées
00:33:41pour toucher
00:33:42les endroits
00:33:43qu'il faut toucher
00:33:44évidemment.
00:33:45Et si vous voulez le gagner,
00:33:46vous envoyez Brigitte
00:33:47par SMS
00:33:48au 72018.
00:33:49on se retrouve
00:33:50dans un instant
00:33:51et on va écouter
00:33:52Marlène
00:33:53qui elle a subi
00:33:54l'inceste.
00:33:5614h-16h
00:33:56Brigitte Laet
00:33:57Sud Radio
00:33:58Sud Radio
00:34:00Avec nous,
00:34:01je rappelle que vous faites
00:34:02un stage
00:34:03rebirth
00:34:04à Montpellier
00:34:05le 16,
00:34:0617 et 18 octobre.
00:34:08Si vous avez envie
00:34:09de vous inscrire,
00:34:10ça peut vous faire
00:34:11du bien,
00:34:12ça peut vous secouer
00:34:13sérieusement.
00:34:14Oui, ça fait vraiment
00:34:15du bien.
00:34:15Ça fait vraiment du bien,
00:34:16je n'en doute point.
00:34:18Marlène est avec nous.
00:34:19Bonjour Marlène.
00:34:20Bonjour Brigitte,
00:34:21bonjour Jean-Charles.
00:34:22Bonjour Marlène.
00:34:24Merci de témoigner.
00:34:26Donc vous avez vécu
00:34:26l'inceste
00:34:27dans votre enfance,
00:34:29donc c'est avec
00:34:30quelqu'un de votre famille
00:34:31évidemment,
00:34:32puisqu'on parle
00:34:32d'inceste.
00:34:34C'était avec
00:34:35mon grand-père paternel,
00:34:37un petit peu,
00:34:37je pense,
00:34:38avant 4 ans,
00:34:39et avec mon père
00:34:40complice.
00:34:41Et ce que j'ai su,
00:34:42en fait,
00:34:43il y a à peu près
00:34:44un peu plus d'un an
00:34:46là,
00:34:46et ça a été
00:34:47plus violent
00:34:48pour moi,
00:34:49ce traumatisme
00:34:50d'apprendre ça
00:34:52que l'inceste
00:34:53lui-même finalement.
00:34:55Parce qu'il m'a dit
00:34:56donc qu'il était
00:34:57au courant,
00:34:58qu'il avait vu,
00:35:00et bien pire que
00:35:01moi ce que je me souviens,
00:35:03parce que pour moi
00:35:03c'est tout noir,
00:35:04et il n'y a que
00:35:08une scène,
00:35:09on va dire,
00:35:09plus ou moins
00:35:09que je me souviens,
00:35:11mais pas le reste.
00:35:11C'était lui
00:35:12ce qui m'a révélé,
00:35:13c'était bien pire
00:35:14que ce que je pensais,
00:35:15mais ça répond
00:35:17en fait à certains
00:35:18de mes blocages sexuels.
00:35:20Et le pire,
00:35:21c'est qu'en fait,
00:35:22il m'a dit,
00:35:23quand je lui ai dit
00:35:24papa,
00:35:25merci de me l'avoir avoué,
00:35:26parce que quand même,
00:35:27il faut beaucoup de courage.
00:35:28J'ai 49 ans,
00:35:29donc il m'a avoué ça
00:35:30à 47 ans,
00:35:31on va dire 46 ans.
00:35:34Et j'ai dit,
00:35:35mais si tu pouvais recommencer.
00:35:37Et là,
00:35:37il m'a tué,
00:35:38il m'a dit,
00:35:38je ne changerai rien,
00:35:40parce que je sauverai
00:35:41peut-être ta vie,
00:35:42mais j'en détruirai d'autres.
00:35:44Donc pour moi,
00:35:45ça,
00:35:45ça a été pire que l'inceste,
00:35:47finalement,
00:35:47et un traumatisme
00:35:48très violent.
00:35:49Vous avez été obligé
00:35:50de tuer papa.
00:35:52Mais ça m'a permis
00:35:54de passer à autre chose.
00:35:56Ce qui m'a permis...
00:35:57Ce que vous voulez dire,
00:35:58si je comprends bien,
00:35:59c'est que votre père
00:36:00vous a dit
00:36:01qu'il le savait,
00:36:02c'est bien ça.
00:36:03Oui,
00:36:03qu'il le savait,
00:36:04qu'il avait vu,
00:36:05mais que si c'était même aujourd'hui,
00:36:07et qu'il a rien fait pour protéger.
00:36:09Mais il y a des chances,
00:36:11ou des plutôt...
00:36:12Ce que je veux...
00:36:13Enfin,
00:36:13quand je dis chance,
00:36:14c'est pas...
00:36:14Le mot est mal choisi.
00:36:15Et vous êtes sûre
00:36:16qu'il n'a pas subi
00:36:17de la part de son père ?
00:36:17Je lui ai demandé,
00:36:19il m'a dit non.
00:36:20D'accord.
00:36:21Bon, après,
00:36:21il dit ce qu'il veut,
00:36:22mais je ne pense pas.
00:36:23Oui, bien sûr,
00:36:24mais c'est curieux.
00:36:24Mais je lui ai demandé
00:36:25parce que moi aussi,
00:36:26je me suis dit ça
00:36:27à combien de choses.
00:36:28Oui, oui,
00:36:28mais vous voyez,
00:36:29quand votre père dit
00:36:30si c'était à refaire,
00:36:32je ne dirais toujours rien,
00:36:33on sent bien
00:36:34le poids du secret de famille, là.
00:36:36Ah oui, tout à fait.
00:36:38Et justement,
00:36:38parlant de secret de famille,
00:36:40ce qui m'a beaucoup aidée,
00:36:42c'est toute la spiritualité,
00:36:44mais au sens de spiritualité,
00:36:46où c'est vraiment
00:36:46le souffle de vie, quoi,
00:36:48et tout ce qui est lié
00:36:49au symbolisme
00:36:49et à l'astrologie.
00:36:51Bien sûr.
00:36:51Et à comprendre, en fait,
00:36:53que déjà,
00:36:54je n'étais pas la seule
00:36:55parce qu'au départ,
00:36:56moi, l'inceste,
00:36:57je pensais que j'étais la seule
00:36:58et grâce à vos émissions
00:37:00et maintenant,
00:37:01la parole qui se libère,
00:37:03on se rend compte
00:37:03qu'on est énormément
00:37:04et c'est un désastre.
00:37:07Ça me révolte.
00:37:08Et que de se sentir,
00:37:09en fait,
00:37:09par rapport à l'astrologie
00:37:11et tout au symbolisme,
00:37:12relié à un grand trou
00:37:14et qu'on n'est pas abandonné,
00:37:15en fait,
00:37:15et que si je suis là
00:37:17aujourd'hui encore,
00:37:18c'est que j'ai été aimée
00:37:19parce qu'un bébé
00:37:21qui n'est pas aimé,
00:37:22il meurt.
00:37:24Donc,
00:37:24c'est que forcément,
00:37:25j'ai été aimée
00:37:26et qu'il y a forcément
00:37:27une personne qui m'aime
00:37:28et qui pense à moi
00:37:29à tout instant.
00:37:30Ça,
00:37:31ça m'a énormément aidée
00:37:32et en parlant,
00:37:33justement,
00:37:34de secret de famille,
00:37:35c'est cette notion
00:37:36de reprendre sa place
00:37:38et en travaillant,
00:37:39en fait,
00:37:39par l'astrologie
00:37:40sur le transgénérationnel,
00:37:42que l'on peut voir
00:37:43avec l'astrologie,
00:37:45ça m'a aidée
00:37:46à refaire mon arbre
00:37:47et après avoir fait,
00:37:49en fait,
00:37:49cette formation
00:37:50et d'avoir vraiment
00:37:51ressenti,
00:37:52parce que je ressens aussi
00:37:54beaucoup de choses
00:37:54et j'entends des choses,
00:37:57et bien,
00:37:59j'ai refait un arbre
00:38:00totalement différent
00:38:01de ce que j'aurais pu faire
00:38:03il y a six mois
00:38:05et cette notion
00:38:06de reprendre sa place.
00:38:08Alors,
00:38:08je vais expliquer
00:38:09deux, trois choses
00:38:10à ceux qui nous écoutent
00:38:11parce que votre témoignage
00:38:12est très fort
00:38:14et j'entends vraiment
00:38:15ce que ça veut dire,
00:38:16donc vous me direz,
00:38:18évidemment,
00:38:18si je me trompe,
00:38:19Marlène,
00:38:20parce que je peux me tromper,
00:38:21mais je crois qu'il y a
00:38:23d'abord une chose
00:38:23qu'il faut comprendre,
00:38:24c'est quand on est
00:38:25dans des familles
00:38:27incestueuses,
00:38:28puisque là,
00:38:28il y a réellement inceste,
00:38:31on a une sorte
00:38:32de part d'ombre
00:38:33qui est en nous,
00:38:36comme si on portait
00:38:38le poids de la famille.
00:38:40Et donc,
00:38:41forcément,
00:38:41le prédateur
00:38:42va plus facilement
00:38:44agresser
00:38:45un enfant
00:38:46qui a cette part d'ombre
00:38:47puisque
00:38:48il a une sorte
00:38:50d'attirance.
00:38:51Et puis,
00:38:52ce qui est important
00:38:53aussi
00:38:54pour ce que vous dites,
00:38:57quand vous avez compris ça,
00:39:00c'est que vous avez,
00:39:01vous entendez
00:39:02c'est-à-dire que moi,
00:39:02j'ai remarqué
00:39:03que beaucoup de gens
00:39:04qui sont médiums
00:39:05sont des gens
00:39:06qui ont subi
00:39:07en effet
00:39:09des incestes
00:39:09ou des familles
00:39:11comme ça
00:39:11très très dysfonctionnelles.
00:39:14Alors,
00:39:15plutôt que
00:39:15part d'ombre,
00:39:16en parlant de moi,
00:39:16je dirais
00:39:17qu'une part de lumière.
00:39:19Oui,
00:39:19mais attendez,
00:39:20si on accepte
00:39:21ça part d'ombre,
00:39:22ça devient
00:39:22une part de lumière.
00:39:23L'un ne peut pas
00:39:24exister sans l'autre.
00:39:25Vous voyez,
00:39:26ça c'est Jung
00:39:27qui l'a dit
00:39:28très très bien.
00:39:29Tout à fait.
00:39:29Tout à fait.
00:39:30Et c'est justement
00:39:31en s'abandonnant
00:39:32et en lâchant tout,
00:39:33en plongeant
00:39:34dans son ombre
00:39:35comme un éluphare,
00:39:37en plongeant
00:39:38dans la vase
00:39:39et dans la boue,
00:39:40qu'on retrouve ses racines,
00:39:41qu'on se reconnecte
00:39:42en fait à vraiment
00:39:43ce qui est l'essence
00:39:44qui en nous se souffre
00:39:46en fait
00:39:46et qu'on arrive
00:39:46à émerger.
00:39:47Vous savez,
00:39:48c'est les vampires,
00:39:49dès qu'on met la lumière,
00:39:50ils s'en vont.
00:39:52Oui.
00:39:52Et vous avez une voix
00:39:54qui porte la lumière,
00:39:55je vous rassure Marlène.
00:39:58C'est gentil,
00:39:59oui.
00:39:59Et moi,
00:40:00la tendresse
00:40:00par rapport à vous,
00:40:01je l'associerai
00:40:02à la rose.
00:40:03Il y a quand même
00:40:04les épines.
00:40:06Oui,
00:40:06mais les épines,
00:40:07c'est aussi
00:40:07celles qui permettent
00:40:08de nous protéger
00:40:09et justement,
00:40:11on ne peut pas
00:40:12nous agresser.
00:40:14Voilà,
00:40:14c'est une protection.
00:40:16J'aime beaucoup
00:40:17votre réponse.
00:40:18Tiens,
00:40:18moi qui adore les roses,
00:40:20je vais les voir
00:40:21différemment grâce à vous.
00:40:23Jean-Charles,
00:40:23qu'est-ce que vous avez
00:40:24envie de dire
00:40:25au témoignage de Marlène ?
00:40:27Alors,
00:40:27moi je ne le connais pas
00:40:27en astrologie,
00:40:29évidemment,
00:40:29mais effectivement,
00:40:32c'est parce qu'on a eu
00:40:33des traumas
00:40:33et qu'on a des brèches.
00:40:35Tout à l'heure,
00:40:35je disais les chamanes
00:40:36ou certains chamanes
00:40:37m'ont dit,
00:40:38c'est dans ces brèches
00:40:39que s'insinuent
00:40:40des parasites énergétiques,
00:40:42mais c'est aussi
00:40:42grâce à ces brèches
00:40:44que peuvent s'insinuer
00:40:44ou sortir de la lumière.
00:40:47C'est la même chose.
00:40:48En fait,
00:40:48il ne s'agit pas tellement
00:40:49de combler les brèches,
00:40:50en fin de compte,
00:40:51il s'agit de les remplir
00:40:51de lumière.
00:40:52Et quand on les a remplis
00:40:53de lumière,
00:40:54on est vraiment
00:40:56à l'abri.
00:40:57On est sauvés, oui.
00:40:59Pour pouvoir
00:41:00les remplir de lumière,
00:41:01effectivement,
00:41:02il faut avoir traversé
00:41:03son ombre
00:41:04et donc être allé dans...
00:41:05Et moi,
00:41:06c'est par le sensoriel
00:41:07que j'y arrive le mieux,
00:41:08par les revêcus sensoriels.
00:41:10C'est là que j'ai
00:41:10le meilleur résultat.
00:41:12Merci vraiment,
00:41:13Marlène,
00:41:13de ce témoignage.
00:41:15Je vous propose
00:41:15une petite devinette,
00:41:17Jean-Charles Bouchoux,
00:41:18avant les infos.
00:41:19Quel est le plus petit filet
00:41:21qui permet de pêcher ?
00:41:23Vous avez le temps
00:41:24des infos
00:41:24pour me trouver
00:41:25une réponse.
00:41:2714h-16h,
00:41:2914h-16h,
00:41:30Brigitte Laës,
00:41:31Sud Radio.
00:41:32Eh bien,
00:41:33nous sommes toujours
00:41:33avec Jean-Charles Bouchoux.
00:41:35Vous êtes
00:41:35psychanalyste,
00:41:37psychothérapeute.
00:41:37Vous aimez,
00:41:39vous aimez un peu
00:41:40provoquer,
00:41:41vous aimez que
00:41:41les gens
00:41:42se responsabilisent.
00:41:45Oui.
00:41:45Ben oui,
00:41:46mais c'est pas...
00:41:46Le contraire de responsable,
00:41:48c'est irresponsable.
00:41:49Donc,
00:41:49si vous n'êtes pas responsable,
00:41:51et quelquefois,
00:41:51on ne l'est pas,
00:41:52effectivement.
00:41:53C'est-à-dire que
00:41:53si j'ai vu de la violence
00:41:55à la maison
00:41:55quand j'étais gosse,
00:41:56ben la violence,
00:41:57c'est quelque chose de normal.
00:41:58Et puis,
00:41:58je rencontre quelqu'un
00:41:59qui me propose de la violence.
00:42:00Ben oui,
00:42:01c'est juste normal.
00:42:02Je ne suis pas responsable de ça.
00:42:03Mais à un moment donné,
00:42:05je vais écouter une émission
00:42:06de Brigitte Laës,
00:42:07je vais lire un livre
00:42:07de Jean-Charles Bouchoux,
00:42:08et je vais comprendre
00:42:09que je suis dans quelque chose
00:42:10de l'ordre de la violence
00:42:11et que ça n'est pas normal.
00:42:13Et là,
00:42:13bing,
00:42:14je deviens responsable.
00:42:16Ou pas.
00:42:16Si vous n'êtes pas responsable,
00:42:18devenez-le.
00:42:18c'est tout ce que je vous souhaite.
00:42:19N'est-ce pas ?
00:42:20Non,
00:42:21mais c'est vrai
00:42:21qu'on a beaucoup
00:42:23de thérapeutes
00:42:24qui vont plutôt
00:42:25dans le sens
00:42:25du poil de la personne
00:42:27et qui aiment bien...
00:42:28De bonne maman, quoi.
00:42:29Ma pauvre,
00:42:30t'as souffert.
00:42:31On en a bien
00:42:32dans le sud.
00:42:33Mais oui,
00:42:34c'est pour ça que je dis
00:42:35que vous aimez bien
00:42:36secouer un petit peu.
00:42:37Ben oui,
00:42:37parce qu'il faut...
00:42:38Moi,
00:42:38j'essaie de faire revivre
00:42:40le trauma.
00:42:40Je peux même être antipathique
00:42:42avec certains patients
00:42:43qui me le disent après.
00:42:44Qu'est-ce que je vous trouvais
00:42:45antipathique au début ?
00:42:46Et on a fait un super travail.
00:42:48Et à la fin,
00:42:48je me marre,
00:42:49je rigole avec eux.
00:42:50Je dis,
00:42:50ben ouais,
00:42:50mais j'ai juste fait mon travail.
00:42:51D'ailleurs,
00:42:52vous dites bien,
00:42:52et ça,
00:42:53c'est déjà très violent
00:42:54pour certains de l'entendre,
00:42:55vous dites bien
00:42:56que la victime
00:42:58d'un pervers narcissique,
00:42:59elle a été quand même
00:43:00le chercher.
00:43:01Alors,
00:43:02je ne le dis pas
00:43:03exactement comme ça.
00:43:03Je dis,
00:43:04c'est mon inconscient,
00:43:05c'est mon organisme
00:43:06qui pousse à revivre
00:43:07une scène.
00:43:08Ce n'est pas conscient.
00:43:09Si c'était conscient,
00:43:10ce serait un plaisir.
00:43:11Si c'était un plaisir,
00:43:11il faut continuer, quoi.
00:43:12Oui,
00:43:14c'est quand même
00:43:15pas toujours entendable
00:43:16pour certains.
00:43:18Mais en même temps,
00:43:19c'est tellement vrai.
00:43:21C'est surtout
00:43:21beaucoup plus intéressant
00:43:22parce que si j'ai une part
00:43:23de responsabilité,
00:43:24je la trouve
00:43:25et je peux en sortir.
00:43:26Alors que si je suis
00:43:27totalement irresponsable,
00:43:28ben ouais,
00:43:29on est dans la même voie.
00:43:30Et on l'a vu
00:43:30en tout début d'émission,
00:43:31si je ne vis pas
00:43:32mon trauma aujourd'hui,
00:43:34la situation va se répéter
00:43:35encore,
00:43:35encore et encore.
00:43:37Et c'est parce qu'on est
00:43:38responsable
00:43:38qu'on peut un jour
00:43:39devenir libre.
00:43:40Oui.
00:43:41Jean-Charles Bouchoux,
00:43:42je voudrais la réponse
00:43:43à ma devinette.
00:43:44Quel est le plus petit filet
00:43:45qui permet de pêcher ?
00:43:47Un filet mignon ?
00:43:48C'est joli,
00:43:49oui,
00:43:49pourquoi pas.
00:43:50Mais ce n'est pas
00:43:50tout à fait ça.
00:43:51En fait,
00:43:51c'est le string.
00:43:53Et pourquoi le string ?
00:43:54Parce qu'il contient
00:43:55une moule,
00:43:57une barbue parfois
00:43:59et il y a souvent
00:44:00des macros
00:44:01qui tournent autour.
00:44:02Donc voilà,
00:44:03on peut pêcher.
00:44:03Très méditerranéen,
00:44:04tout ça.
00:44:05C'est mignon.
00:44:05C'est une belle manière
00:44:07de rendre hommage
00:44:08aux pêcheurs
00:44:08qui souffrent en ce moment.
00:44:10Julia,
00:44:11bonjour.
00:44:12Bonjour à tous les deux.
00:44:14Bonjour.
00:44:14Bonjour Julia.
00:44:16Merci de prendre la parole.
00:44:18Vous avez aussi été victime
00:44:20d'abus sexuels
00:44:21dans votre enfance.
00:44:23Oui,
00:44:23oui,
00:44:23tout à fait.
00:44:24J'ai été victime
00:44:26d'abus sexuels.
00:44:27Après,
00:44:30c'est un traumatisme,
00:44:32ça c'est certain.
00:44:33j'ai beaucoup souffert
00:44:35en plus de la non-compréhension
00:44:37de la famille proche.
00:44:40Bien sûr.
00:44:41Très proche,
00:44:42qui ne comprenait pas
00:44:44ma façon de voir
00:44:45en fait
00:44:46ce qui se passait.
00:44:47Parce que ça me faisait
00:44:48tellement mal
00:44:49que j'étais un peu agressive,
00:44:50voyez-vous.
00:44:51Oui,
00:44:52mais ils étaient dans le déni
00:44:53ou bien c'était
00:44:55oui,
00:44:56ben écoute,
00:44:57c'est pas grave.
00:44:57à l'époque en fait,
00:45:01c'était comme ça,
00:45:01c'était bas,
00:45:02c'est pas grave,
00:45:02écoute,
00:45:03t'inquiète pas,
00:45:04machin truc,
00:45:05voyez,
00:45:05ça c'est l'époque.
00:45:07Non,
00:45:07non,
00:45:07c'est pas l'époque,
00:45:09Julia,
00:45:09c'est les familles,
00:45:11c'est les familles
00:45:11où il y a ce secret de famille.
00:45:14Moi,
00:45:14je crois quand même,
00:45:15je vais le dire
00:45:16parce que j'en ai marre
00:45:17d'entendre
00:45:18le nombre de témoignages
00:45:19où la mère ne savait pas.
00:45:21Moi,
00:45:21je pense que quand la mère
00:45:22ne sait pas
00:45:23ou ne veut pas voir,
00:45:24c'est souvent parce qu'elle-même
00:45:25elle a subi.
00:45:27ou parce que ça l'arrange
00:45:28dans certains cas.
00:45:29Il ne faut pas avoir peur
00:45:30de le dire
00:45:30parce que moi,
00:45:31je me souviens d'une patiente,
00:45:33elle était régulièrement visitée
00:45:34par son père
00:45:35de l'âge de 6 ans
00:45:36à l'âge de 16 ans,
00:45:38d'accord ?
00:45:39La mère n'a jamais rien vu.
00:45:40C'est le petit frère
00:45:42qui a dénoncé le père
00:45:43qui est allé en prison
00:45:44et la mère a dit à sa fille,
00:45:45tu vois,
00:45:45à cause de toi,
00:45:46papa est en prison.
00:45:48Donc,
00:45:49voilà.
00:45:50Oui,
00:45:50c'est impossible de ne pas le voir.
00:45:52En fait,
00:45:53quand on parle de traumatisme,
00:45:55c'est pas,
00:45:57que les abus sexuels.
00:45:58Les traumatismes,
00:45:59par exemple,
00:46:00moi,
00:46:00j'en ai subi un
00:46:02l'année dernière.
00:46:03J'ai eu beaucoup de mal,
00:46:05d'ailleurs,
00:46:06avec ce trauma-là.
00:46:07J'ai perdu ma mère
00:46:08et pour moi,
00:46:08c'est un traumatisme,
00:46:09un très gros traumatisme
00:46:11parce que
00:46:12je n'arrive pas
00:46:13à me remettre
00:46:13et en fait,
00:46:15mes proches
00:46:16ne comprennent pas
00:46:17que je n'arrive pas
00:46:18à m'en remettre.
00:46:19Il n'y a rien à faire.
00:46:20Et le résultat,
00:46:22je demande autour de moi
00:46:24est-ce que c'est normal
00:46:25que je n'arrive pas
00:46:26à faire mon deuil
00:46:27et on me dit
00:46:28que oui,
00:46:30je prendrai mon temps
00:46:32pour faire mon deuil.
00:46:33Mais après,
00:46:35pour les traumas,
00:46:37pour dire tout simplement
00:46:39que les traumatismes,
00:46:41ils sont durs et longs
00:46:44en fait,
00:46:44à régler
00:46:46parce qu'en fait,
00:46:48quand on subit un trauma
00:46:50et n'importe lequel
00:46:51parce qu'il n'y a pas
00:46:52que les abus sexuels,
00:46:54malheureusement,
00:46:56il faut...
00:46:56Alors,
00:46:57moi,
00:46:57j'ai essayé,
00:46:58les psys,
00:47:00personnellement,
00:47:01ça ne m'a rien fait.
00:47:02Ça ne m'a pas aidé du tout.
00:47:05Donc,
00:47:06moi,
00:47:06ce que je dis,
00:47:07c'est tout simplement
00:47:08ne pas continuer
00:47:10si ça ne sert à rien.
00:47:12Essayer de passer
00:47:13à autre chose
00:47:14pour essayer
00:47:15d'avancer
00:47:16et d'aller mieux.
00:47:17Oui,
00:47:17mais je suis d'accord.
00:47:20D'abord,
00:47:20il y a des très mauvais psys
00:47:22et puis encore une fois,
00:47:25il y a trauma
00:47:25et trauma.
00:47:26Il y a des psys
00:47:26qui vont être excellents
00:47:27pour des traumas
00:47:28qui sont des accidents,
00:47:29par exemple,
00:47:30et d'autres
00:47:31qui sont très bons
00:47:32pour des traumas
00:47:34qui sont des abus.
00:47:35Vous voyez,
00:47:37Julia ?
00:47:37Tout à fait.
00:47:38Tout à fait.
00:47:39Mais quand la personne
00:47:40va voir un psy
00:47:41et qu'elle voit
00:47:42qu'elle n'avance pas
00:47:43et qu'elle n'arrive pas
00:47:44à se remettre,
00:47:45autant qu'elle passe
00:47:46et qu'elle n'avance,
00:47:46on va essayer d'avancer.
00:47:48Bravo, Julia.
00:47:49C'est du bon sens.
00:47:50Oui, oui, je suis d'accord.
00:47:51C'est totalement du bon sens.
00:47:53Si il n'y a rien
00:47:54qui bouge,
00:47:55c'est peut-être
00:47:56parce qu'on n'est pas prête.
00:47:57On va essayer
00:47:58de ne pas toujours
00:47:59accuser les psys.
00:48:01Mais en tout cas,
00:48:02ce n'est pas la peine.
00:48:03Oui, vous avez raison.
00:48:03Julia, si on va dans votre sens,
00:48:05vous avez une difficulté
00:48:06à vivre un trauma
00:48:07qui est la perte
00:48:08de votre maman.
00:48:09Si votre entourage
00:48:10n'est pas capable
00:48:11de l'entendre,
00:48:11vous faites quoi ?
00:48:15Mon entourage
00:48:16n'est pas capable
00:48:16de l'entendre.
00:48:17Oui, voilà.
00:48:18C'est comme pour le thérapeute.
00:48:19Ils ne sont pas à la hauteur.
00:48:23Ce n'est pas spécialement
00:48:24le thérapeute
00:48:25ou quoi que ce soit.
00:48:30Julia, vous êtes prudente.
00:48:32Vous sentez
00:48:32que vous êtes en train
00:48:33d'être coincée
00:48:33par la question
00:48:34de Jean-Charles Bouchoud.
00:48:36Parce que c'est revenu
00:48:37plusieurs fois.
00:48:37Quand j'étais petite,
00:48:38j'ai subi des abus sexuels
00:48:40mais mon entourage
00:48:40n'a dit que ce n'était pas si grave.
00:48:42Je n'ai d'ailleurs pas compris
00:48:43si votre entourage
00:48:44a dit que ce n'était pas vrai
00:48:44ou si votre entourage
00:48:45a dit que ce n'était pas grave.
00:48:50Julia ?
00:48:52Julia, Jean-Charles
00:48:53essaie de vous aider
00:48:54même si ça vous bouscule un peu.
00:48:56Vous comprenez ?
00:48:57Je crois qu'on l'a perdue.
00:48:59Non, je crois que Julia
00:49:00a été un petit peu
00:49:01trop bousculée, je pense.
00:49:03Julia, vous êtes avec nous toujours ?
00:49:07Bon.
00:49:08On va laisser Julia
00:49:10se remettre
00:49:10et puis on verra
00:49:11si elle veut continuer
00:49:12à témoigner ou pas.
00:49:16Oui, c'est toujours
00:49:17la difficulté
00:49:18de l'exercice à l'antenne.
00:49:21Oui, c'est ça.
00:49:22Je suis peut-être
00:49:22un peu brutal
00:49:23mais c'est vrai que j'ai tendance
00:49:24à pousser les gens
00:49:24dans leur dernier retranche.
00:49:26J'entends bien.
00:49:26Parce que c'est là
00:49:27qu'on va trouver
00:49:27la résolution.
00:49:29Je vous ai vu arriver.
00:49:31Comme un éléphant
00:49:32dans un magasin de porcelaine.
00:49:33Oui, oui, oui.
00:49:34C'est là qu'on va trouver
00:49:34la résolution.
00:49:36C'est là.
00:49:36Il faut rentrer dans la forêt.
00:49:38On peut faire
00:49:39un emploi en arrière.
00:49:39C'est parfaitement OK.
00:49:40On peut prendre
00:49:41des antidépresseurs
00:49:41par exemple toute sa vie.
00:49:42Je suis d'accord
00:49:43mais si peut-être
00:49:45qu'ils ne sont pas
00:49:46à la hauteur
00:49:47parce que Julia
00:49:47n'est pas encore
00:49:48à la hauteur
00:49:49de ce tronc.
00:49:50d'entendre ce que je voulais
00:49:51lui dire.
00:49:51C'est toute la difficulté
00:49:55de tout ça.
00:49:57Mais en tout cas
00:49:58ce que je peux dire
00:49:59à Julia
00:49:59si elle nous écoute
00:50:00c'est que
00:50:00quand on a
00:50:02la perte d'un parent
00:50:04et qu'on a du mal
00:50:05d'abord c'est normal
00:50:06mais ça montre aussi
00:50:09qu'il y a peut-être
00:50:12des mécanismes
00:50:13de défense
00:50:14qui sont très forts
00:50:15à cause du trauma
00:50:17qu'elle a subi
00:50:18dans l'enfance
00:50:18et que là
00:50:20on touche
00:50:21quelque chose d'autre
00:50:23et comme les mécanismes
00:50:24sont très forts
00:50:26il n'y a pas de
00:50:27il y a une sorte de
00:50:28enfin il y a une coupure
00:50:30il n'y a pas
00:50:30il y a deux blessures
00:50:32chez Julia
00:50:32il y a ce qu'elle a subi
00:50:34qui est terrible
00:50:34mais aussi l'entourage
00:50:35qui ne l'accompagne pas
00:50:36donc il y a de la trahison
00:50:37il y a du rejet
00:50:38il y a de l'incompréhension
00:50:40il y a de l'abandon
00:50:41c'est plein
00:50:42plein plein
00:50:43de petites blessures
00:50:44qui viennent accompagner
00:50:45la grande blessure
00:50:46bien sûr de l'abus
00:50:47et on entend bien
00:50:47que Julia
00:50:48elle tient debout
00:50:49il y a une sorte
00:50:50d'armure forte
00:50:52là comme ça
00:50:53qui fait que ça tient debout
00:50:54et puis là
00:50:54vous avez un peu
00:50:55bousculé l'armure
00:50:57et voilà
00:50:58mais si Julia
00:50:59a envie
00:50:59ou si elle a besoin
00:51:00on est là évidemment
00:51:01on fait une petite pause
00:51:03et on va retrouver
00:51:04notre experte avocate
00:51:06dans un instant
00:51:0814h-16h
00:51:09Brigitte Lae
00:51:09Sud Radio
00:51:10et bien nous accueillons
00:51:12Fabienne Mouron-Lévy
00:51:13aujourd'hui
00:51:14c'est notre experte
00:51:16avocate
00:51:16bonjour Fabienne
00:51:18bonjour Brigitte
00:51:19et bonjour votre invitée
00:51:21bonjour Jean-Charles
00:51:22bonjour Fabienne
00:51:22et merci
00:51:23c'est la première fois
00:51:25qu'on vous entend
00:51:25à l'antenne
00:51:26et merci beaucoup
00:51:27parce que évidemment
00:51:28évidemment
00:51:29nos auditeurs
00:51:30ont souvent des
00:51:31des problèmes
00:51:32et ne savent pas
00:51:32toujours très bien
00:51:33comment les résoudre
00:51:34donc vous allez pouvoir
00:51:35aider Yann
00:51:36qui nous a envoyé
00:51:37ce petit SMS
00:51:40je vous le lis
00:51:41je vous le lis
00:51:42Fabienne
00:51:42Jean-Charles
00:51:43vous pouvez réagir
00:51:44si vous voulez
00:51:44nous sommes paxés
00:51:46depuis 5 ans
00:51:47et je crois bien
00:51:48qu'elle aimerait
00:51:48que je la demande
00:51:49en mariage
00:51:50mais je ne vois pas trop
00:51:50quels seraient
00:51:51les avantages
00:51:52d'autant que
00:51:52nous n'avons pas
00:51:53d'enfants
00:51:54ni de biens immobiliers
00:51:55en commun
00:51:56en revanche
00:51:56j'ai une entreprise
00:51:57alors qu'elle est
00:51:59employée dans ma boîte
00:52:00dans une boîte
00:52:01pardon
00:52:02est-ce que vous pourriez
00:52:03me dire
00:52:04ce que changerait
00:52:04le mariage
00:52:06Fabienne Mouron-Lévy
00:52:07je rappelle que vous êtes avocate
00:52:09au barreau de Paris
00:52:11pardon
00:52:11et que vos activités majeures
00:52:13c'est le droit de la famille
00:52:14et le droit immobilier
00:52:15donc vous allez pouvoir
00:52:16répondre très clairement
00:52:17à Yann
00:52:19Merci Brigitte
00:52:20donc effectivement
00:52:21pour la réponse
00:52:23pour Yann
00:52:24votre auditeur
00:52:25je pense que
00:52:27au-delà de l'aspect romantique
00:52:28de la demande en mariage
00:52:30qui évidemment se distingue
00:52:32d'une simple souscription
00:52:34d'un contrat de paxe
00:52:35je lis au travers des lignes
00:52:37de Yann
00:52:38un certain nombre
00:52:39d'interrogations
00:52:40sur à la fois
00:52:42le souci
00:52:43je crois
00:52:44de protection
00:52:44de sa conjointe
00:52:47donc on appelle
00:52:48la partenaire paxée
00:52:49et puis
00:52:50les conséquences
00:52:52évidemment
00:52:52qu'un mariage
00:52:54aurait probablement
00:52:55sur le développement
00:52:56de son entreprise
00:52:57et je ne crois pas
00:52:59sur la poursuite
00:53:00du contrat
00:53:01de sa partenaire
00:53:02je ne pense pas
00:53:03que ce soit le sujet
00:53:04mais c'est essentiellement
00:53:05je crois
00:53:05le devenir
00:53:06de son entreprise
00:53:07oui
00:53:08on sent qu'il a
00:53:09une petite inquiétude
00:53:10est-ce qu'elle est justifiée
00:53:12ou pas
00:53:12parce qu'on ne sait jamais
00:53:13tant qu'on sème
00:53:14ça va
00:53:15mais quand on ne sème plus
00:53:17c'est bien le problème
00:53:17c'est bien le problème
00:53:20Brigitte
00:53:20alors je crois
00:53:21qu'au-delà de cela
00:53:23effectivement
00:53:25il faut savoir
00:53:26que le paxe
00:53:27depuis donc ça
00:53:28sa création
00:53:29en 1999
00:53:30on a accepté
00:53:31en 2024
00:53:33pardon
00:53:33les 25 ans
00:53:34du paxe
00:53:35a beaucoup évolué
00:53:36et on se rapproche
00:53:38dans la vie quotidienne
00:53:39d'un presque mariage
00:53:42sur le terrain
00:53:43de la fiscalité
00:53:44sur le terrain
00:53:45des engagements financiers
00:53:47du couple
00:53:49donc
00:53:50dans le quotidien
00:53:51on ne s'en rend pas
00:53:51bien compte
00:53:52mais en revanche
00:53:53là où ça devient
00:53:55extrêmement préoccupant
00:53:56et notamment
00:53:58à l'adresse
00:53:59du cas de sa partenaire
00:54:00c'est
00:54:01dans deux situations
00:54:03la première
00:54:05c'est la rupture
00:54:06du paxe
00:54:07et la deuxième
00:54:09elle est plus tragique
00:54:10c'est en cas de décès
00:54:11d'un des partenaires
00:54:12paxés
00:54:14sur le terrain
00:54:15de la dissolution
00:54:16du paxe
00:54:17c'est la grande différence
00:54:19avec ce disant
00:54:20puisque vous savez
00:54:22qu'on peut mettre fin
00:54:23à un paxe
00:54:23de manière
00:54:24unilatérale
00:54:26avec une simple
00:54:28notification
00:54:29par voie
00:54:29de l'adresse
00:54:30de justice
00:54:31anciennement appelée
00:54:32et bichet
00:54:33à l'adresse
00:54:34de son partenaire
00:54:34en lui disant
00:54:35je me désugarise
00:54:37il n'y a plus de paxe
00:54:38et puis c'est terminé
00:54:39alors je ne le savais pas
00:54:40et peut-être
00:54:41que beaucoup de gens
00:54:42qui nous écoutent
00:54:42ne le savaient pas
00:54:43ce qui veut dire
00:54:44qu'on n'est pas protégé
00:54:46sur le plan
00:54:48matériel
00:54:49je veux dire
00:54:49lorsqu'on n'est pas accès
00:54:50si l'autre
00:54:50tout d'un coup
00:54:52a envie d'arrêter
00:54:53il n'y a pas de pension
00:54:55qu'on pense à tout
00:54:56effectivement
00:54:57c'est un contrat
00:54:59qui est en fait
00:55:00un contrat
00:55:01assez simple
00:55:03on le signe
00:55:03pas simplement
00:55:04et on le défait
00:55:06aussi simplement
00:55:07alors
00:55:08dans les faits
00:55:10il faudra aller
00:55:11peut-être
00:55:12soit c'est une rupture
00:55:13conjointe
00:55:14soit c'est une rupture
00:55:15mais qui peut être
00:55:15unilatérale
00:55:16et c'est parfois
00:55:18la consécration
00:55:19d'un désamour
00:55:20qui est quand même
00:55:21brutal
00:55:21il n'y a pas
00:55:22de protection
00:55:23après
00:55:23les seuls cas
00:55:25de protection
00:55:26et lorsqu'il y a
00:55:27des ruptures abusives
00:55:28ça a donné lieu
00:55:30à une jurisprudence
00:55:31lorsqu'il y a vraiment
00:55:32des ruptures
00:55:33extrêmement brutales
00:55:35qui sont éventuellement
00:55:37assimilées
00:55:38à une faute
00:55:39du partenaire
00:55:40qui se conduit ainsi
00:55:41on peut imaginer
00:55:43au bout de 20 ans
00:55:44de Pâques
00:55:45la personne
00:55:45comme ça
00:55:46rend le contrat
00:55:47dans des conditions
00:55:48humiliantes
00:55:49là
00:55:49il peut y avoir
00:55:50des hommages
00:55:50intérêts
00:55:51mais l'enjeu
00:55:52principal
00:55:53que les auditeurs
00:55:54doivent comprendre
00:55:55c'est qu'entre
00:55:56un pacte
00:55:56auquel on va mettre fin
00:55:58et un divorce
00:55:59c'est évidemment
00:56:00très différent
00:56:01la protection
00:56:02n'est pas du tout
00:56:03la même
00:56:05oui
00:56:05donc ça c'est déjà
00:56:07c'est à dire
00:56:08que
00:56:08mais je ne pense pas
00:56:09qu'elle ait envie
00:56:10de se marier
00:56:10pour être protégée
00:56:11bien sûr
00:56:12on va laisser
00:56:13évidemment
00:56:13l'amour
00:56:14à la bonne place
00:56:15on peut imaginer
00:56:17peut-être
00:56:18on ne sait pas
00:56:18oui oui
00:56:19bien sûr
00:56:20mais en tout cas
00:56:20vous avez bien
00:56:22précisé les choses
00:56:22et pour nos auditeurs
00:56:23je pense que c'est un
00:56:25c'est très clair
00:56:26et c'est utile
00:56:27parce que
00:56:27ce n'est pas du tout
00:56:29la même chose
00:56:29en effet
00:56:30et alors vous parliez
00:56:30du deuil aussi
00:56:32lorsque l'un des deux
00:56:33décède
00:56:34le deuil
00:56:34évidemment
00:56:35c'est l'événement
00:56:36le plus douloureux
00:56:38qu'un couple
00:56:39évidemment peut traverser
00:56:40comme épreuve
00:56:41l'un des deux
00:56:42partenaire décède
00:56:44et là
00:56:44il faut bien
00:56:45également comprendre
00:56:46que
00:56:47s'il n'y a pas eu
00:56:48de testament
00:56:49qui ait été
00:56:51établi
00:56:52en faveur
00:56:53de l'un
00:56:54ou l'autre
00:56:55des partenaires
00:56:55taxés
00:56:56dans ces cas-là
00:56:57il n'y a pas
00:56:58de statut
00:56:59du partenaire
00:57:00taxé
00:57:01comme on retrouve
00:57:02dans le statut
00:57:03du conjoint
00:57:04survivant
00:57:04d'accord
00:57:05donc on n'hérite
00:57:06pas de son conjoint
00:57:07taxé
00:57:08contrairement
00:57:09au mariage
00:57:10évidemment
00:57:11tout à fait
00:57:11sauf si évidemment
00:57:13il y a un testament
00:57:15et là
00:57:15c'est la condition
00:57:16qui évidemment
00:57:17c'est le conseil
00:57:19qu'on doit donner
00:57:20à vos auditeurs
00:57:21qui sont taxés
00:57:22parce que
00:57:22s'il n'y a pas
00:57:23de testament
00:57:23le conjoint
00:57:25taxé
00:57:25n'hérite
00:57:26de rien
00:57:27donc il est vraiment
00:57:28dans une situation
00:57:30tout à fait
00:57:31délicate
00:57:32d'autant plus
00:57:33qu'on vient
00:57:34de préciser
00:57:34qu'il ne bénéficiera
00:57:36pas non plus
00:57:37de la pension
00:57:38de reversion
00:57:39de son partenaire
00:57:40taxé
00:57:41oui alors
00:57:42qu'en cas de mariage
00:57:43on revers
00:57:44oui oui
00:57:45exactement
00:57:45du jour au lendemain
00:57:47le partenaire
00:57:48le partenaire
00:57:49taxé
00:57:49n'a plus rien
00:57:50il a
00:57:51le cas échéant
00:57:52et c'est intéressant
00:57:53pour votre auditeur
00:57:55Yann
00:57:55puisqu'il a apparemment
00:57:56un bien
00:57:57un bien personnel
00:57:58dans lequel
00:57:59nos coups
00:58:00me semblent résider
00:58:01en cas de décès
00:58:02de monsieur
00:58:04par exemple
00:58:05sa partenaire
00:58:06conjointe
00:58:07aura
00:58:07une année
00:58:08au cours de laquelle
00:58:10elle pourra
00:58:10continuer de résider
00:58:11dans cette propriété
00:58:13dans cette maison
00:58:13d'accord
00:58:14mais après
00:58:15évidemment
00:58:16elle est obligée
00:58:16de déménager
00:58:18surtout si
00:58:19par exemple
00:58:19Yann a des enfants
00:58:20d'une autre
00:58:21donc en effet
00:58:23c'est quand même
00:58:24très très différent
00:58:26et c'est
00:58:27toute la question
00:58:28est de savoir
00:58:29est-ce que
00:58:30Yann a vraiment
00:58:32moi j'ai envie
00:58:32de dire
00:58:33le problème
00:58:34c'est qu'on ne sait
00:58:35jamais
00:58:36aujourd'hui
00:58:36on voit bien
00:58:37tous les couples
00:58:38qui se séparent
00:58:38on ne sait jamais
00:58:39finalement
00:58:39comment on sera
00:58:40dans 5 ans
00:58:41dans 10 ans
00:58:43et Yann
00:58:44visiblement
00:58:44a peut-être
00:58:45a peut-être
00:58:46plutôt envie
00:58:46d'être prudent
00:58:47d'après son SMS
00:58:48en tout cas
00:58:49en tous les cas
00:58:50oui je pense
00:58:50qu'on peut
00:58:51le lire
00:58:52de cette manière
00:58:53et on ne peut
00:58:54vraiment
00:58:55je crois que
00:58:56dans 5 ans
00:58:58d'union
00:58:59paxer
00:59:00plus le temps
00:59:01va passer
00:59:02plus il sera
00:59:03nécessaire
00:59:04pour eux
00:59:04d'envisager
00:59:06probablement
00:59:07une protection
00:59:07réciproque
00:59:11c'est quand même
00:59:12intéressant
00:59:13ce que vous
00:59:13nous dites
00:59:14Fabienne Moureau-Lévy
00:59:15parce que
00:59:16on se paxe
00:59:17on se marie
00:59:17et au fond
00:59:19on ne connait pas bien
00:59:20la loi
00:59:20j'ai l'impression
00:59:21Jean-Charles Bouchoux
00:59:22ça vous décrivez
00:59:23la question
00:59:24qu'il faudrait poser
00:59:24Yann
00:59:25c'est pourquoi
00:59:25est-ce qu'il veut se marier
00:59:26c'est pas lui
00:59:28c'est elle
00:59:28elle elle veut se marier
00:59:29et lui
00:59:30il n'a pas l'air
00:59:31d'avoir très envie
00:59:31en tout cas
00:59:33il pose des questions
00:59:35d'accord
00:59:35je ne suis pas sûr
00:59:36que ce soit un avocat
00:59:37qui répondra à ces questions
00:59:38ah oui mais là
00:59:39je pense que c'est plutôt
00:59:40lui demander
00:59:41où il en est
00:59:41ce qu'il veut
00:59:43quelle forme il veut donner
00:59:44parce que le mariage
00:59:45à la fin
00:59:45enfin moi qui travaille
00:59:46sur le psychologique
00:59:47le physique
00:59:48l'énergie
00:59:49l'énergie
00:59:49l'éthique
00:59:49etc
00:59:49à partir du moment
00:59:50où on est avec quelqu'un
00:59:51on est marié à cette personne
00:59:52on n'a pas besoin
00:59:53les tribunaux
00:59:53ne font que valider
00:59:54un mariage existant
00:59:55déjà avant
00:59:56Jean-Charles Bouchoux
00:59:56c'est très bien
00:59:57de n'avoir aucune vision
00:59:58du matériel
01:00:00mais c'est pas le cas
01:00:01de Diane
01:00:02il est chef d'entreprise
01:00:03visiblement
01:00:04il a son entreprise
01:00:06et j'ai l'impression
01:00:06qu'il n'a pas la même vision
01:00:08que vous
01:00:09de la relation
01:00:11bien sûr
01:00:12voilà
01:00:13bon
01:00:13en tout cas
01:00:14merci beaucoup
01:00:15Patricia Mouro-Lévy
01:00:16je rappelle que
01:00:17vous êtes spécialisée
01:00:19dans le droit
01:00:20de la famille
01:00:20justement
01:00:21et le droit immobilier
01:00:22on fait une petite pause
01:00:24on se retrouve
01:00:25dans un instant
01:00:26avec le sexe au conseil
01:00:27du jour
01:00:28deux mots
01:00:28pour la sexualité
01:00:29on se retrouve tout de suite
01:00:3114h-16h
01:00:32Brigitte Lae
01:00:33Sud Radio
01:00:34Lae Sud Radio
01:00:35le sexe au conseil
01:00:37et bien
01:00:38Jean-Charles Bouchoux
01:00:39on va parler de sexualité
01:00:40et on va choisir
01:00:41deux mots
01:00:42pour la sexualité
01:00:43deux mots
01:00:44qui symboliseraient
01:00:45le mieux
01:00:45pour vous
01:00:46ce qu'est la sexualité
01:00:48alors je ne vous demande
01:00:48pas forcément
01:00:49de répondre
01:00:49mais en tout cas
01:00:50c'est mon sexe au conseil
01:00:51du jour
01:00:51et puis vous demanderez
01:00:52à votre partenaire
01:00:53de donner également
01:00:54ces deux mots
01:00:54et c'est une belle manière
01:00:57encore une fois
01:00:57de parler ensemble
01:00:59de sexualité
01:01:00un sujet qui est difficile
01:01:01les couples ont du mal
01:01:04de parler de sexualité ensemble
01:01:06et donc après
01:01:06vous expliquez
01:01:07pourquoi vous avez choisi
01:01:08ces deux mots
01:01:09et c'est une belle manière
01:01:10donc de parler de sexualité
01:01:12sans choquer
01:01:13mais en se révélant
01:01:14peut-être plus qu'on ne le croit
01:01:17alors moi je vais quand même
01:01:19essayer de montrer l'exemple
01:01:21pour que si vous après
01:01:22Jean-Charles vous avez envie
01:01:24moi j'aime bien
01:01:25j'aime bien le mot libido
01:01:26j'adore ce mot
01:01:27parce qu'il évoque
01:01:28à la fois la sexualité concrète
01:01:30mais aussi nos désirs sexuels
01:01:31nos envies
01:01:32cette pulsion de vie
01:01:33que j'aime tant
01:01:35et puis
01:01:36comme autre mot
01:01:37j'aime bien
01:01:38la sensualité
01:01:39parce que je crois
01:01:40que nos cinq sens
01:01:41jouent un rôle essentiel
01:01:42quand ils sont vraiment
01:01:44libérés
01:01:44nos cinq sens
01:01:45on peut être vraiment
01:01:46dans la sexualité
01:01:47voilà
01:01:48donc moi
01:01:48c'est les deux mots
01:01:49comme ça
01:01:49que j'ai
01:01:50moi j'ai eu un peu le temps
01:01:51de réfléchir
01:01:52à mon sexe au conseil
01:01:54mais voilà
01:01:56et c'est vrai
01:01:57qu'on pourrait aussi
01:01:59s'amuser
01:02:00à trouver deux mots
01:02:01pour l'amour
01:02:02on peut s'amuser
01:02:04à ça
01:02:04et il ne faut pas
01:02:06trop réfléchir
01:02:07quand même
01:02:07aux mots
01:02:08qu'on va trouver
01:02:08et puis
01:02:09après
01:02:10on peut
01:02:12en parler
01:02:13ensemble
01:02:14c'est une belle manière
01:02:15je trouve
01:02:16de philosopher
01:02:17un petit peu
01:02:18tout en se mettant
01:02:19un peu à nu
01:02:19ça permet
01:02:20d'arriver à une forme
01:02:22de complicité
01:02:23oui
01:02:24devenir complice
01:02:26ben c'est
01:02:27en tout cas
01:02:28se communiquer ensemble
01:02:29parce que sinon
01:02:30et puis
01:02:31ça peut être drôle aussi
01:02:33enfin bref
01:02:34vous pouvez découvrir
01:02:34des choses
01:02:35qui vont vous
01:02:36permettre
01:02:37de vous retrouver
01:02:38et puis
01:02:39il vous reste
01:02:39quelques minutes
01:02:39pour gagner
01:02:40ce Mona Twist
01:02:42de la marque
01:02:42Lelo
01:02:43un vibromasseur
01:02:44avec des modes
01:02:45de vibration
01:02:46évidemment
01:02:46vous pouvez
01:02:47si vous avez envie
01:02:49d'essayer de le gagner
01:02:50envoyer Brigitte
01:02:51par sms
01:02:51au 7-20-18
01:02:53on retrouve Franck
01:02:54maintenant
01:02:55bonjour Franck
01:02:55merci de prendre la parole
01:02:57oui
01:02:58bonjour Brigitte
01:02:58et bonjour à votre invité
01:02:59bonjour Franck
01:03:01alors
01:03:02vous avez envie
01:03:03de parler
01:03:04d'un trauma
01:03:05de deuil
01:03:06en l'occurrence
01:03:08ben
01:03:09quand on vit
01:03:09cette situation
01:03:10c'est toujours
01:03:11un traumatisme
01:03:12surtout quand on s'y entend pas
01:03:13quoi
01:03:14mais
01:03:15alors
01:03:16je précise
01:03:17qu'on comprenne
01:03:17tout de suite
01:03:18votre témoignage
01:03:19vous avez perdu
01:03:19votre femme
01:03:21ça fait
01:03:225 ans et demi
01:03:27vous dites
01:03:28c'est un trauma
01:03:28pourquoi
01:03:29parce que ça a été brutal
01:03:31non
01:03:32ça par contre
01:03:33c'est
01:03:35bon
01:03:36elle a attrapé
01:03:37le cancer
01:03:37quoi
01:03:37donc
01:03:38ça a duré
01:03:392 ans et demi
01:03:40quoi
01:03:41d'accord
01:03:42donc là en fait
01:03:43on a un peu
01:03:44le nez dans le guidon
01:03:44et on voit
01:03:45pas tout
01:03:46mais
01:03:47comme je dis souvent
01:03:48parce que j'essaye maintenant
01:03:49d'aller vers les gens
01:03:50pour les aider
01:03:51pour leur en parler
01:03:52la maladie
01:03:52elle a quelque chose de bon
01:03:53c'est que si on a le courage
01:03:55on peut se parler
01:03:56et moi avec mon épouse
01:03:57c'était le cas
01:03:57on était vraiment très lucide
01:04:00que dans
01:04:00on se quitte le matin
01:04:02bonjour
01:04:02bisous
01:04:03au revoir
01:04:03tout à l'heure
01:04:04et puis il arrive un drame
01:04:04un accident
01:04:05ou quoi que ce soit
01:04:05quand on se voit pas
01:04:06là c'est vraiment
01:04:06c'est dramatique
01:04:08moi j'essaye toujours
01:04:09de positiver quelque chose
01:04:10quoi
01:04:10voilà
01:04:10mais après
01:04:11bon quand le couperet tombe
01:04:13c'est plus pareil que les mots
01:04:15quoi
01:04:15voilà
01:04:16bien sûr
01:04:17bien sûr
01:04:17voilà
01:04:18mais vous pensez aujourd'hui
01:04:21justement
01:04:22être en paix
01:04:23ou est-ce que vous pensez
01:04:25que c'est encore quelque chose
01:04:26sur lequel vous êtes
01:04:28vous êtes un peu bloqué
01:04:29alors
01:04:32bloqué
01:04:33non
01:04:33de moins en moins
01:04:34parce que
01:04:37j'ai eu chance extraordinaire
01:04:39c'est que je suis
01:04:40elle déjà
01:04:41mon épouse
01:04:41m'a accompagné en fait
01:04:43à cette situation
01:04:45donc
01:04:46ça a fait
01:04:47vraiment une transition
01:04:48quoi qu'on en dise
01:04:49et après
01:04:51j'ai rencontré
01:04:52quelqu'un
01:04:53et qui
01:04:54donc je vais voir quelqu'un
01:04:55et c'est très bénéfique
01:04:57quoi
01:04:58quand vous dites
01:04:59j'ai rencontré quelqu'un
01:05:00c'est-à-dire
01:05:00c'est un thérapeute
01:05:01je vais voir une autre psychologue
01:05:02d'accord
01:05:03c'est pas
01:05:04vous avez pas rencontré
01:05:05une femme
01:05:05c'est-à-dire que
01:05:06j'ai pas dit
01:05:07je vais y aller
01:05:07pour y aller
01:05:08c'est qu'à un moment donné
01:05:09j'ai posé des questions
01:05:10je me suis senti prêt
01:05:11j'ai osé franchir
01:05:12ce pas quoi
01:05:14avant c'était pas forcément
01:05:15une évidence pour moi
01:05:16bien sûr
01:05:17et donc ça m'accompagne vraiment
01:05:18et puis bon
01:05:19après
01:05:20la bénédiction du ciel
01:05:22c'est que j'ai retrouvé
01:05:23quelqu'un
01:05:24en fait
01:05:25et donc
01:05:28donc ça me tire
01:05:29en permanence
01:05:30vers le haut
01:05:30quoi
01:05:31oui alors
01:05:31vous avez
01:05:32j'aime bien
01:05:33parce que vous se dites
01:05:33j'ai retrouvé quelqu'un
01:05:35peut-être que vous êtes
01:05:36quelqu'un que je connaissais
01:05:37depuis l'école
01:05:38oui d'accord
01:05:39mais peut-être que vous vous êtes
01:05:41d'abord retrouvé
01:05:42et ensuite
01:05:43vous avez pu rencontrer
01:05:44quelqu'un
01:05:45oui bien sûr
01:05:46bien évidemment
01:05:47bien évidemment
01:05:47parce que
01:05:48c'est parfois ça
01:05:50le drame
01:05:51de la mort
01:05:53d'un conjoint
01:05:54que ce soit un homme
01:05:55ou une femme
01:05:56surtout quand on traverse
01:05:57cette épreuve du cancer
01:05:59où on en ressort
01:06:00tous les deux
01:06:02tous les deux
01:06:02différents
01:06:03j'en avais 53 ans
01:06:04moi j'en avais 56
01:06:06et on se connaissait
01:06:07depuis l'âge
01:06:07depuis l'adolescence
01:06:08on s'est connus
01:06:09à l'adolescence
01:06:10je ne t'ai jamais quitté
01:06:10c'est marrant
01:06:11parce que vous êtes
01:06:11très lié
01:06:12avec vos
01:06:14enfin
01:06:15avec
01:06:16les gens
01:06:17que vous avez rencontrés
01:06:18quand vous étiez jeune
01:06:19parce que là
01:06:20elle avait 15 ans
01:06:21j'en avais 17
01:06:21oui mais celle
01:06:23que vous venez
01:06:23de retrouver
01:06:24c'est comme vous l'avez dit
01:06:25pareil on était
01:06:25en faculté ensemble
01:06:26en fait
01:06:27c'est rigolo
01:06:29mais d'ailleurs
01:06:30ma femme devait sentir
01:06:31parce qu'elle me l'avait prédit
01:06:34elle vous a donné
01:06:35l'autorisation du coup
01:06:36oui exactement
01:06:37mais je vous écoute
01:06:38souvent ça me fait rigoler
01:06:39parce qu'avant
01:06:39je vous écoutais
01:06:40justement car j'étais en couple
01:06:41pour éduquer des problèmes de couple
01:06:42et maintenant je vous écoute
01:06:43de ce genre de situation
01:06:45donc ça me fait vraiment plaisir
01:06:46de vous entendre
01:06:49bon en tout cas
01:06:49quand on vous écoute
01:06:50on a l'impression
01:06:51que vous avez
01:06:53traversé votre trauma
01:06:53enfin on ne vous sent pas
01:06:54on ne vous sent pas dépressif
01:06:56en fait
01:06:56il ne faut pas avoir peur
01:06:59de réécrire une page blanche
01:07:00il ne faut pas rester
01:07:01si on reste dans son histoire
01:07:03c'est cuit
01:07:03par contre
01:07:04vous voyez
01:07:05je ne suis pas loin
01:07:05de la retraite maintenant
01:07:06et la maison où on vit
01:07:08je la garde encore un peu
01:07:09jusqu'à la fin du boulot
01:07:10je ne suis pas bien loin
01:07:10mais je veux m'en séparer
01:07:12parce que ce n'est pas là
01:07:12que je peux continuer ma vie
01:07:13sinon je vais
01:07:14là ça va me descendre
01:07:15par contre
01:07:17il faut savoir
01:07:18en fait
01:07:18il faut réapprendre
01:07:19à savoir
01:07:20qui on peut être
01:07:21on est et qui on peut être
01:07:22je pense
01:07:23ce qui est intéressant
01:07:25dans ce que vous dites
01:07:26Franck
01:07:26c'est qu'on voit
01:07:27une capacité
01:07:28quand même
01:07:29à faire des changements
01:07:30puisque là vous dites
01:07:32je vais quitter cette maison
01:07:33parce que comme je vais
01:07:34me retrouver à la retraite
01:07:35j'ai besoin de
01:07:36en fait de changer de lieu
01:07:37quelque part
01:07:38pour changer de vie
01:07:39à quelqu'un d'autre
01:07:40et d'avoir d'autre chose
01:07:41de vivre autre chose
01:07:44on s'aperçoit que le deuil
01:07:45c'est vraiment beaucoup de choses
01:07:47le deuil c'est accepter
01:07:48la perte de l'autre
01:07:50c'est vivre la perte de l'autre
01:07:51c'est terrible
01:07:52mais c'est pas que ça
01:07:53c'est à dire qu'il y a aussi
01:07:54certainement de la culpabilité
01:07:55est-ce que j'ai le droit
01:07:56de continuer de vivre
01:07:57la culpabilité du survivant
01:07:59est-ce que j'ai le droit
01:07:59de rencontrer quelqu'un à nouveau
01:08:02la culpabilité
01:08:03c'est le maître mot
01:08:04parce que moi
01:08:04je suis un monsieur
01:08:05que je connais
01:08:06qui est adopteur
01:08:07mais bon
01:08:08plus plus plus
01:08:09et dans les débuts
01:08:10donc il me connait
01:08:11depuis très longtemps
01:08:12c'est le joueur suivi
01:08:13voilà
01:08:13et un jour
01:08:15j'ai eu besoin de parler
01:08:15de le rencontrer
01:08:16et c'est un des mots
01:08:17qu'il m'a dit
01:08:17il m'a dit
01:08:18est-ce que tu te sens coupable
01:08:20c'est pratiquement obligatoire
01:08:22en fait
01:08:23et puis pas seulement
01:08:24c'est que
01:08:24puisque la perte
01:08:26va affaiblir
01:08:27mes mécanismes
01:08:28de défense habituel
01:08:29et permettra
01:08:30d'autres traumas
01:08:30de ressurgir
01:08:31qui peuvent être
01:08:33antérieures
01:08:33donc on a un cumul de choses
01:08:35et faire un deuil
01:08:35c'est vraiment
01:08:36beaucoup de travail
01:08:37quand vous dire
01:08:38pourtant je suis quelqu'un
01:08:39de tempérament très fort
01:08:40très solide
01:08:40je vais en une entreprise
01:08:41et tout
01:08:41mais le côté faible
01:08:45ça il faut faire attention
01:08:46moi justement
01:08:46la personne qui m'accompagnait
01:08:47au début
01:08:48juste en tant qu'ami
01:08:49c'est vraiment une amie
01:08:51je vais demander l'autorisation
01:08:52comme si on avait un lien
01:08:53pour me sentir
01:08:54un petit peu plus fermé
01:08:55parce que
01:08:55vous voyez bien
01:08:56qu'il y avait des gens
01:08:57qui essaient de projeter
01:08:57de ma faiblesse
01:08:58je le sentais
01:09:00et malgré mon tempérament
01:09:01très fort
01:09:02j'arrivais
01:09:02pour y faire face
01:09:03c'était plus compliqué
01:09:04au début
01:09:05bien sûr
01:09:05alors maintenant
01:09:06après
01:09:07puis il y a les enfants aussi
01:09:08attention
01:09:09ça c'est autre chose aussi
01:09:10c'est un autre sujet
01:09:12ben non
01:09:13c'est pas un autre sujet
01:09:14parce qu'eux aussi
01:09:15doivent faire le deuil
01:09:16de leur mère
01:09:16justement par rapport à ça
01:09:18comme j'ai dit à mes enfants
01:09:19au début
01:09:20vous savez
01:09:20mes pauvres enfants
01:09:21je dis moi
01:09:21je pourrais retrouver
01:09:22une personne
01:09:24peut-être
01:09:24mais vous
01:09:25une maman
01:09:25jamais
01:09:26donc on va parler
01:09:26de la même personne
01:09:27mais on va avoir
01:09:27une vision
01:09:28complètement différente
01:09:29et on va chacun
01:09:30être
01:09:30voir
01:09:33on met en commun
01:09:34une identité
01:09:35mais après
01:09:36le lien qu'on pouvait avoir
01:09:37avec
01:09:37il va être complètement différent
01:09:38ce que j'aime bien Franck
01:09:39c'est que vous avez
01:09:40une manière
01:09:40pleine de bon sens
01:09:41de parler de choses
01:09:44enfin on parlerait pas comme ça
01:09:45nous
01:09:46Jean-Charles Bouchoux et moi
01:09:47on dirait pas
01:09:48ben
01:09:49c'est vrai
01:09:50c'est super intelligent
01:09:51je suis d'accord
01:09:51oui oui
01:09:52parce que vous dites
01:09:53c'est la mère
01:09:54c'est votre mère
01:09:55ben oui
01:09:57moi
01:09:57ça m'est venu tout de suite
01:09:58alors peut-être
01:09:59avec de l'aide d'en haut
01:10:00je sais pas
01:10:00mais c'est une des phrases
01:10:02qui m'est venue essentielle
01:10:03c'est vrai que l'aide d'en haut
01:10:06elle est pas mal
01:10:08dans ces moments-là
01:10:09ben il faut
01:10:13il y a des relais qui se passent
01:10:14il y a plein de choses qui arrivent
01:10:15si on est ouvert
01:10:16mais vous savez Franck
01:10:18Franck
01:10:19puisqu'on parle beaucoup du pape
01:10:21en ce moment
01:10:21puisqu'il arrive en France
01:10:23non mais
01:10:25laissez-moi dire
01:10:25ce que j'ai à dire
01:10:27je ne suis pas
01:10:30une admiratrice
01:10:31forcément de la religion
01:10:33de toute façon
01:10:34mais je veux dire
01:10:35ce qui est important
01:10:36à comprendre
01:10:37quand on parle
01:10:37de la eau
01:10:39c'est toute religion
01:10:40confondue
01:10:41en fait
01:10:41c'est l'amour
01:10:44au sens de l'agapé
01:10:45c'est-à-dire
01:10:46c'est cet amour
01:10:48universel
01:10:49qu'il faut garder en soi
01:10:50parce que sinon
01:10:51on ne tient plus debout
01:10:52quoi
01:10:54sinon on est dans la haine
01:10:55on est dans la
01:10:56on est dans la vengeance
01:10:57on est dans des
01:10:58on est dans de la colère
01:11:01totalement
01:11:02nuisible
01:11:02tandis que
01:11:03quand on arrive
01:11:04malgré des épreuves
01:11:05malgré des traumas
01:11:06à quand même
01:11:08garder cet amour
01:11:09inconditionnel
01:11:10pour
01:11:10moi je sais que c'est
01:11:12par exemple
01:11:12c'est la nature
01:11:13qui me ressource énormément
01:11:14mais ça peut être
01:11:32faible
01:11:32ah
01:11:33ça veut dire
01:11:33qu'il y a quelque part
01:11:34une faiblesse
01:11:35à retrouver
01:11:35à travailler
01:11:36peut-être la faiblesse
01:11:37du petit enfant
01:11:37qui voit quelque chose
01:11:38d'insupportable
01:11:39par exemple
01:11:39ou qui vit
01:11:40quelque chose
01:11:41d'insupportable
01:11:41mais souvent
01:11:42quand on a besoin
01:11:43de démontrer
01:11:43qu'on est le plus fort
01:11:44regardez les politiciens
01:11:46actuellement
01:11:47qu'est-ce qu'ils ont
01:11:48comme complexe
01:11:49de faiblesse
01:11:49justement
01:11:51qu'est-ce qu'ils ont
01:11:52à cacher
01:11:55pourquoi c'est
01:11:55le colère permanente
01:11:56mais c'est vraiment
01:11:57le mot
01:11:57qu'est-ce qu'ils ont
01:11:57à cacher
01:11:57mais ça on le trouve
01:11:58parce que
01:11:59quand on va voir quelqu'un
01:12:00au début
01:12:00j'y suis allé
01:12:01par rapport au décès
01:12:03de mon épouse
01:12:04et je me suis retrouvé
01:12:05où
01:12:05après au bout
01:12:06de quelques séances
01:12:08où ça a commencé
01:12:09la misère de ma vie
01:12:10que j'ai pu avoir
01:12:11depuis l'enfance
01:12:12qui a été
01:12:12à partir de 6 ans
01:12:14et donc on lit tout
01:12:15mais il ne faut pas
01:12:17s'aigrir
01:12:19justement au contraire
01:12:22tout devient
01:12:23enfin si on arrive
01:12:24à Ivoire Clairvoyant
01:12:25tout devient un bénéfice
01:12:26mais il faut faire l'effort
01:12:27en tout cas
01:12:30Franck
01:12:31et on va conclure là-dessus
01:12:33puisqu'on va revenir
01:12:33sur l'amour
01:12:34vous avez fait preuve
01:12:35de beaucoup d'amour
01:12:36pour votre femme
01:12:37en l'accompagnant
01:12:39dans une épreuve
01:12:40qui est quand même
01:12:41une épreuve terrible
01:12:42et ça je crois
01:12:42qu'on est tous d'accord
01:12:44c'est quand même
01:12:45une épreuve à traverser
01:12:46qui finit mal
01:12:48et ce n'est pas
01:12:49toujours simple
01:12:50et je pense que
01:12:51c'est bien
01:12:53vous l'avez accompagné
01:12:54jusqu'au bout
01:12:56merci Franck
01:12:57merci beaucoup
01:12:58on se retrouve
01:12:59dans un instant
01:13:00nous allons conclure
01:13:01avec Nathalie
01:13:02qui va témoigner
01:13:04aussi sur la question
01:13:05sur la blessure
01:13:06d'abandon
01:13:10Jean-Charles Bouchoud
01:13:11est avec nous
01:13:12et je rappelle
01:13:13votre dernier livre
01:13:14c'est Traumas
01:13:16qui nous possèdent
01:13:17comprendre
01:13:17pour guérir
01:13:18c'est aux éditions
01:13:19Guistret Daniel
01:13:21dans ce livre
01:13:22vous comprendrez mieux
01:13:24ce qui se joue
01:13:25et tout ce dont on a parlé
01:13:26durant ces deux heures
01:13:27pourquoi est-ce qu'on répète
01:13:29tout le temps
01:13:29le même genre de traumatisme
01:13:30oui de scène
01:13:32qu'est-ce qui s'est passé
01:13:33qu'est-ce qui est à comprendre
01:13:35et là on n'a pas eu
01:13:36de témoignage de répétition
01:13:37le tout premier si
01:13:39je ne sais plus
01:13:40le tout premier
01:13:40parler de répétition
01:13:42oui
01:13:44je rencontre quelqu'un
01:13:45de pervers
01:13:45puis je rencontre
01:13:46quelqu'un de pervers
01:13:47oui oui
01:13:47et Nola
01:13:49et on va conclure
01:13:50avec vous Nathalie
01:13:51merci de prendre la parole
01:13:52sur Sud Radio
01:13:53bonjour
01:13:54bonjour
01:13:55bonjour Brigitte
01:13:56bonjour Jean-Charles
01:13:57bonjour Nathalie
01:13:58et bien en fait
01:14:00je vais vous en donner
01:14:01de la répétition
01:14:02parce qu'en fait
01:14:03ce qui s'est passé
01:14:05à l'origine
01:14:06c'est que je n'ai pas été
01:14:08alors je n'ai pas vécu
01:14:09de traumatisme brutal
01:14:11d'accord
01:14:11moi ça a vraiment été
01:14:13insidieux
01:14:13tout au long de ma vie
01:14:15d'enfant en tout cas
01:14:18parce que je ne convenais pas
01:14:20à ce que mes parents souhaitaient
01:14:21premièrement
01:14:21ils voulaient un garçon
01:14:23et deuxièmement
01:14:24ils voulaient
01:14:25un scientifique rigoureux
01:14:27alors que moi
01:14:28je suis bohème
01:14:30artiste
01:14:30et rien
01:14:32de ce que je ne faisais
01:14:35ne convenait
01:14:36ça n'était
01:14:36jamais assez bien
01:14:37je revenais avec un 18
01:14:39c'était pourquoi
01:14:40t'as pas eu 20
01:14:41j'avais pas le droit
01:14:43d'avoir des amis
01:14:44et quand j'avais des amis
01:14:46ils étaient toujours
01:14:47mieux que moi
01:14:47ah qu'est-ce qu'elle est bien
01:14:49Sophie
01:14:50merveilleuse
01:14:51et en fait
01:14:52je pense que
01:14:53tout ça
01:14:54ça a déclenché
01:14:55chez moi
01:14:57le fait
01:14:57que j'irradie
01:14:59une sorte d'énergie
01:15:00qui dit
01:15:01tu ne m'aimeras pas
01:15:03et tous
01:15:04tous mes
01:15:06maris
01:15:06copains
01:15:07conjoints
01:15:08enfin tout ça
01:15:09tous jusqu'au dernier
01:15:11là en ce moment
01:15:11m'ont quitté
01:15:14je n'ai pas d'amis
01:15:15parce que
01:15:16je ne me sens pas aimable
01:15:17je ne me sens pas digne
01:15:19de recevoir
01:15:21une amitié
01:15:22et ça c'est
01:15:23c'est un petit peu douloureux
01:15:24c'est le syndrome
01:15:25de l'imposteur
01:15:28c'est vrai
01:15:28si quelqu'un m'aime
01:15:30c'est que j'ai dû réussir
01:15:31à le tromper
01:15:32à un moment donné
01:15:32il y a quelque chose
01:15:33qui ne colle pas
01:15:33donc il va s'apercevoir
01:15:35que je suis nul
01:15:35et de toute façon
01:15:36il va me laisser
01:15:38c'est beaucoup en lien
01:15:40avec la blessure de rejet
01:15:42blessure de rejet
01:15:43blessure d'injustice
01:15:46c'est très dur à vivre
01:15:47d'autant plus
01:15:48que j'ai découvert
01:15:49que j'étais neuro atypique
01:15:51donc j'ai vécu
01:15:52toute jeune aussi
01:15:53le rejet
01:15:54des enfants
01:15:55à l'école
01:15:56parce que
01:15:57je raisonnais
01:15:58différemment
01:15:59et moi mes amis
01:15:59c'était les adultes
01:16:00ça n'a jamais été
01:16:01les enfants
01:16:01quand j'étais à l'école
01:16:02mais même
01:16:03les adultes
01:16:04ils ne sont pas
01:16:05des neurotypiques
01:16:07mais c'est terrible
01:16:08je les comprends
01:16:10un nouveau arrive
01:16:11dans la classe
01:16:11ou au travail
01:16:12ou enfin
01:16:13je veux dire
01:16:13dans le groupe d'amis
01:16:14et vous tout de suite
01:16:15vous sentez
01:16:15qu'il y a quelque chose
01:16:16qui ne va pas coller
01:16:17alors vous dites aux autres
01:16:18je ne sais pas
01:16:18il faudrait peut-être
01:16:19qu'on se méfie
01:16:19et puis les gens
01:16:20vous répondent
01:16:20mais vraiment
01:16:21tu as un mauvais esprit
01:16:22est-ce que moi
01:16:23j'ai senti tout de suite
01:16:24eux
01:16:24s'en rendront compte
01:16:25dans 6 mois
01:16:261 an
01:16:28vous voyez
01:16:28c'est ça un petit peu
01:16:29l'hypersensibilité
01:16:30à la neuroatypie
01:16:31c'est que vous
01:16:32captez plein
01:16:33d'informations
01:16:34que les gens
01:16:35eux ne voient pas
01:16:39ce qui serait intéressant
01:16:42Nathalie
01:16:42c'est d'arriver
01:16:44à mieux cerner
01:16:45quelle a été
01:16:46votre stratégie
01:16:47de défense
01:16:48par rapport
01:16:48à des parents
01:16:50qui donc
01:16:50vous humilient
01:16:51le mot
01:16:53et même faible
01:16:54et à mon avis
01:16:55vous avez essayé
01:16:57de jouer
01:16:59plein de rôles
01:17:00différents
01:17:00pour à un moment donné
01:17:01d'abord
01:17:02attirer leur attention
01:17:03et puis peut-être
01:17:05rentrer dans un moule
01:17:06qui pourrait leur plaire
01:17:07est-ce que
01:17:08ça vous parle ça ?
01:17:10Oui
01:17:11ça me parle
01:17:12parce qu'en fait
01:17:12j'ai longtemps
01:17:14cru quelque part
01:17:15au fond de moi
01:17:16que j'étais un garçon
01:17:17du coup
01:17:18puisque je me suis fondue
01:17:19dans une attitude
01:17:20de garçon
01:17:23et puis
01:17:23j'ai été vraiment
01:17:25enfin j'ai fait
01:17:26une école d'ingénieur
01:17:27donc c'est pour vous dire
01:17:28que je me suis vraiment
01:17:29rentrée dans le moule
01:17:31de la rationalité
01:17:32oui mais qui n'était pas
01:17:33qui n'était pas
01:17:34votre vraie personnalité
01:17:36et ce que j'entends
01:17:37voyez c'est que
01:17:38comme vous ne savez pas
01:17:39exactement aujourd'hui encore
01:17:40qui vous êtes vraiment
01:17:42puisque vous avez joué
01:17:43tous ces rôles là
01:17:44et bien
01:17:44vous ne savez jamais
01:17:46très bien
01:17:46et en face
01:17:48vous rencontrez donc
01:17:49des gens
01:17:49qui se disent
01:17:50mais qui est Nathalie
01:17:51et qui peut-être
01:17:53vous
01:17:54enfin
01:17:54ont été séduits
01:17:55par une part de vous
01:17:57mais tout d'un coup
01:17:57vous êtes quelqu'un d'autre
01:17:59et donc
01:17:59ils vous quittent
01:18:00voyez c'est
01:18:01moi je pense
01:18:02que c'est
01:18:03c'est vous
01:18:05vis-à-vis de vous-même
01:18:06qu'il faut trouver
01:18:07oui se rencontrer
01:18:08soi-même
01:18:09se désidéaliser
01:18:10soi-même
01:18:11parce que
01:18:11même dans le phénomène
01:18:13de l'imposture
01:18:13en fin de compte
01:18:14j'ai quelque part
01:18:15idéalisé
01:18:16un personnage
01:18:17et je me dis
01:18:18que je ne suis pas
01:18:18ce personnage
01:18:19non
01:18:19j'ai des qualités
01:18:20forcément vous avez
01:18:22des qualités Nathalie
01:18:23vous avez certainement
01:18:24des défauts
01:18:25vous n'en êtes pas
01:18:25moins aimable
01:18:27tel que vous êtes
01:18:28donc le travail à faire
01:18:29c'est très juste ce que vous dites
01:18:30Brigitte Lahaye
01:18:31se rencontrer soi-même
01:18:32et j'ajoute
01:18:33se désidéaliser soi-même
01:18:34et comprendre
01:18:35que de la même façon
01:18:36qu'on peut aimer quelqu'un
01:18:37qui a des défauts
01:18:37vous n'en êtes pas
01:18:38moins aimable
01:18:42oui c'est compliqué
01:18:44c'est compliqué
01:18:45oui c'est un travail
01:18:46c'est un travail à faire
01:18:47c'est pas
01:18:49Nathalie
01:18:49Nathalie
01:18:51commencez déjà
01:18:52par indiquer
01:18:53tout ce que vous avez su réussir
01:18:55et tout ce que vous avez su faire de bien
01:18:57parce qu'il vaut mieux
01:18:58commencer à s'appuyer
01:18:59sur ses qualités
01:18:59et puis après
01:19:00on peut plus facilement
01:19:01s'ouvrir à ses défauts
01:19:04parce que
01:19:04ses qualités
01:19:05ben oui
01:19:05ses qualités
01:19:06et quand même
01:19:07il se passe un phénomène étonnant
01:19:08c'est que si mes parents
01:19:09n'ont pas été suffisamment bons
01:19:10comme j'ai besoin
01:19:12un enfant il a besoin de quoi ?
01:19:13il a besoin du lait maternel
01:19:14il a besoin de l'amour maternel
01:19:16et il aura besoin
01:19:17à un moment donné
01:19:18de l'amour paternel
01:19:19ok ?
01:19:19s'il ne reçoit pas
01:19:20si le parent n'est pas suffisamment bon
01:19:22l'enfant il se coupe en deux
01:19:23c'est ce qu'on appelle le clivage
01:19:25et il va d'un côté
01:19:26ne garder que le bon
01:19:28s'il y en a
01:19:29qu'on veut bien lui donner
01:19:30et quand il y arrive du mauvais
01:19:31en plus il va se sentir coupable
01:19:33si mon parent me parle mal
01:19:34ou s'il me bat
01:19:35c'est de ma faute
01:19:36c'est pas ce que je l'ai cherché
01:19:37pourquoi est-ce que l'enfant culpabilise ?
01:19:39pour protéger son parent
01:19:40parce qu'il a besoin
01:19:41de l'image
01:19:42d'un parent
01:19:43suffisamment bon
01:19:44donc on se l'est préfabriqué
01:19:47et aujourd'hui
01:19:48à l'intérieur de vous
01:19:48Nathalie
01:19:49il y a ça qui continue
01:19:50de fonctionner
01:19:51c'est oui
01:19:51je ne suis pas suffisamment bon
01:19:52pour l'autre
01:19:53ça suffit
01:19:54c'est vos parents
01:19:55qui n'étaient pas à la hauteur
01:19:56c'est vos parents
01:19:57qui avaient des attitudes perverses
01:19:58c'est vos parents
01:19:59qui ne savaient pas
01:20:00alors après on peut dire
01:20:01c'est parce que
01:20:02c'est parce que
01:20:02c'est parce que
01:20:03sûrement il y a des parce que
01:20:03je suis sûre qu'il y a plein de parce que
01:20:05il n'empêche que ça n'a pas été
01:20:06de bons parents
01:20:07il y a leur propre histoire
01:20:08ça n'a pas été des parents
01:20:09suffisamment bons parents
01:20:09mais encore une fois
01:20:10leur propre histoire
01:20:11explique
01:20:12mais n'excuse rien
01:20:13et je vais reprendre un terme
01:20:14que vous avez dit
01:20:15au début de votre témoignage
01:20:16Nathalie
01:20:17vous n'étiez pas digne
01:20:19non c'est eux
01:20:19qui n'étaient pas digne de vous
01:20:21bien sûr
01:20:23c'est fort ça
01:20:24oui non mais c'est très juste
01:20:26non non
01:20:27c'est pas très fort
01:20:27c'est la réalité
01:20:29et si vous arrivez
01:20:30à accepter ça
01:20:31mais ça va être
01:20:32ça va être douloureux
01:20:33d'accepter que vos parents
01:20:34n'étaient pas dignes
01:20:35vous vous rendez compte
01:20:36ce que ça veut dire
01:20:37ça veut dire qu'on vient au monde
01:20:39avec des parents
01:20:39qui ne sont pas dignes
01:20:42c'est très violent
01:20:43qui ne sont pas suffisamment bons
01:20:44vous savez ça
01:20:45c'est très violent
01:20:45parce que
01:20:46parce que ça veut dire que
01:20:48toute votre vie
01:20:49jusqu'à présent
01:20:50vous vous êtes un peu trompé
01:20:53en pensant
01:20:54que vos parents
01:20:54étaient aimables
01:20:55alors qu'ils ne l'étaient pas
01:20:57puisqu'ils n'étaient pas dignes
01:20:58vous voyez ce que je veux dire
01:20:59et s'ils vous parlaient mal
01:21:00c'est que vous en étiez responsable
01:21:02et c'est là qu'on trouve
01:21:03le schéma de l'imposture
01:21:04mais c'est pas vrai
01:21:05ils vous ont parlé mal
01:21:06parce qu'ils n'étaient pas dignes
01:21:07vous voyez
01:21:09où on veut en venir
01:21:09Nathalie
01:21:11alors je
01:21:13intellectuellement
01:21:13je comprends
01:21:14mais je n'incarne pas
01:21:17ça ne rentre pas
01:21:17dans ma chaise
01:21:18ce que vous dites
01:21:19oui alors je vais vous le dire
01:21:20je vais vous le dire autrement
01:21:22puisque
01:21:22puisqu'ils n'étaient pas dignes
01:21:24ils n'étaient pas aimables
01:21:26et c'est ce que vous êtes
01:21:27sans cesse en train de vous dire
01:21:28je ne suis pas digne
01:21:30donc je ne suis pas aimable
01:21:32vous voyez bien
01:21:33comment vous répétez
01:21:35votre propre histoire
01:21:37pour avoir un parent
01:21:37suffisamment bon
01:21:38l'enfant prend sur lui
01:21:39la charge de la faute
01:21:40mais c'est fini ça
01:21:41vous en êtes sorti de l'enfance
01:21:42maintenant vous pouvez vous rendre compte
01:21:43que vos parents n'étaient pas
01:21:44à la hauteur
01:21:45et que effectivement
01:21:46comme le dit très très justement
01:21:47Brigitte Lahaye
01:21:48c'est eux qui ont été indignes
01:21:49et c'est eux qui auraient dû
01:21:50être tellement fiers
01:21:51de vous accueillir
01:21:52parce que franchement
01:21:53avec des parents comme ça
01:21:55là où vous êtes arrivée
01:21:56bravo
01:21:59ouais j'ai survécu
01:22:02c'est pas mal
01:22:03je suis sympa
01:22:04je suis quand même
01:22:04quelqu'un de sympa globalement
01:22:05bah moi je vous trouve
01:22:07moi je vous trouve
01:22:08assez digne
01:22:08de passer à l'antenne
01:22:09de Sud Radio
01:22:10franchement
01:22:11et j'espère que vous repasserez
01:22:13de temps en temps
01:22:13parce que
01:22:14on vous aime Nathalie
01:22:17je vous remercie
01:22:18je ne sais pas si je vous aime
01:22:21Nathalie je vais vous donner
01:22:22un petit secret
01:22:23on a plein de défense
01:22:25de caractère
01:22:26on a plein de mécanismes
01:22:29de défense
01:22:30les trois quarts
01:22:30sont négatifs
01:22:32mais alors le rire
01:22:33c'est un des rares
01:22:34mécanismes de défense
01:22:35qui est positif
01:22:36donc continuez à rire
01:22:38oui ça
01:22:39ça m'a accompagnée
01:22:40toute ma vie
01:22:42et ben voilà
01:22:43le rire et le chant
01:22:46et pourquoi l'humour
01:22:47c'est tellement extraordinaire
01:22:48combien d'humoristes
01:22:50sont des enfants blessés
01:22:53et ils s'en sortent
01:22:54grâce au rire
01:22:55le rire est quelque chose
01:22:56d'extraordinaire
01:22:57tiens il faudra qu'on fasse
01:22:58une émission un jour
01:22:59sur le rire
01:23:00vous êtes d'accord
01:23:01Jean-Charles Chou
01:23:02c'est un mécanisme
01:23:02de défense positif
01:23:04il n'y en a pas beaucoup
01:23:05il y a beaucoup à dire
01:23:06sur le rire
01:23:08et comme vous êtes
01:23:09une femme
01:23:10qui est tout le temps
01:23:10en train de rire
01:23:11depuis le début
01:23:11de votre témoignage
01:23:12vous riez
01:23:13bon et ben
01:23:14j'avais rencontré
01:23:15un professeur
01:23:16de sociologie
01:23:17burkinabé
01:23:17du Burkina Faso
01:23:19qui expliquait
01:23:19que dans certains villages
01:23:20les villages
01:23:21vous savez
01:23:21ne se supportent pas
01:23:22entre eux
01:23:22comme en France d'ailleurs
01:23:24le village d'à côté
01:23:25critique beaucoup
01:23:25le village de l'autre
01:23:26et ils ont inventé
01:23:27une loi
01:23:28c'est obligatoire
01:23:29de se moquer
01:23:31des gens du village d'à côté
01:23:32mais devant eux
01:23:33et quand vous vous moquez
01:23:35de l'autre
01:23:35l'autre a obligation
01:23:37de rire
01:23:37et il a obligation
01:23:39de vous renvoyer
01:23:40une critique
01:23:41au moins si forte
01:23:42que la vôtre
01:23:43évidemment
01:23:43au début
01:23:44ça doit tendre
01:23:45puis au bout d'un moment
01:23:46ça doit finir
01:23:47par des crises de larmes
01:23:48je pense non
01:23:48des crises de larmes de rire
01:23:49ben oui
01:23:50et puis franchement
01:23:51Jean-Charles Bouchou
01:23:52quand quelqu'un
01:23:52n'a pas d'humour
01:23:53ou qui ne supporte pas
01:23:55qu'on se moque
01:23:56un peu de lui
01:23:56gentiment
01:23:57franchement
01:23:58ça cache quelque chose
01:23:59ah oui
01:23:59mais là
01:23:59ils en ont fait
01:24:00une loi
01:24:01oui j'entends bien
01:24:02ils appellent ça
01:24:03l'humour apparentel
01:24:05très bien
01:24:05bon
01:24:06Nathalie merci
01:24:07merci à vous
01:24:09je suis ravie d'avoir conclu
01:24:10avec vous
01:24:10parce que
01:24:11c'est très grave
01:24:12la rayon de soleil
01:24:13exactement
01:24:13merci beaucoup Nathalie
01:24:15tout de suite
01:24:16vous allez retrouver
01:24:17Alexandre Delevan
01:24:18pour
01:24:18c'est votre avenir
01:24:20merci beaucoup
01:24:21Jean-Charles Bouchou
01:24:22alors je rappelle
01:24:22que vous faites
01:24:23un stage de rebirth
01:24:25de rebirth
01:24:26pardon
01:24:27à Montpellier
01:24:27le 16, 17, 18 octobre
01:24:29on peut s'inscrire
01:24:30bien sûr
01:24:31si on a envie
01:24:32c'est une belle manière
01:24:33d'ailleurs
01:24:34de traverser un trauma
01:24:35et puis votre
01:24:37votre dernier livre
01:24:39c'est
01:24:40Traumas qui nous possèdent
01:24:41comprendre
01:24:42pour guérir
01:24:43cette édition
01:24:43très Daniel
01:24:45on peut parler aussi
01:24:46des violences invisibles
01:24:47puisqu'on en a parlé
01:24:48dans cette émission
01:24:49c'est au courrier du livre
01:24:50c'est un très très joli livre
01:24:52demain on sera avec
01:24:53Catherine Emelé Périssol
01:24:55condamnée à se sentir seule
01:24:57pourquoi on se sent
01:24:58si seule parfois
01:24:59alors qu'on est en couple
01:25:00c'est un paradoxe
01:25:02assez fréquent
01:25:03et beaucoup plus
01:25:04qu'on ne l'imagine
01:25:05et c'est ce dont on parlera
01:25:06demain
01:25:06si vous avez envie
01:25:07de témoigner
01:25:08n'hésitez pas
01:25:09on sera ravis
01:25:10de vous donner la parole