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  • il y a 22 minutes
Vendredi 25 septembre 2026, retrouvez Kevin Le Nouail (Directeur associé, Avant-Garde Family Office) et Bertrand Lamielle (Directeur, Portzamparc Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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Transcription
00:05Générique
00:09Comme chaque dernier vendredi du mois, c'est le grand tableau de bord des marchés.
00:15Deux invités avec nous ce soir pour dresser ce grand tableau de bord des marchés.
00:18Bertrand Lamiel, vous êtes directeur de Ports-en-Parts Gestion.
00:21Bonsoir Bertrand.
00:22Bonsoir Pauline.
00:23Et Kevin Lenoaille, directeur associé d'Avant-Garde Familiers Office.
00:27Bonsoir Kevin.
00:28Bonsoir à tous les deux.
00:29Commençons Bertrand avec ce palmarès sectoriel européen sur un an.
00:34Vous êtes venu avec ce graphe.
00:36On voit clairement que c'est l'énergie qui dénote du reste des secteurs.
00:41Bertrand ?
00:42Oui clairement on a l'énergie qui est du côté des 38% depuis le début de l'année au
00:46niveau européen.
00:48Et suivie par les deux secteurs à préfère que sont la banque et la technologie.
00:55Mais quand on regarde ça on se dit bon ok les tendances sont en place.
00:58Il ne s'est rien passé pendant l'été.
01:00Et si si pendant l'été il y a eu des gros matchs à l'intérieur des secteurs.
01:04Enfin dans l'énergie.
01:05C'était essentiellement tiré par tout ce qui était transition énergétique.
01:09Donc on voyait plutôt des acteurs du renouvelable qui tiraient la cote et qui avaient des grosses performances.
01:13Et pendant l'été en fait il y a eu un switch complet qui était couplé avec un switch qu
01:19'on a vu aussi sur la technologie.
01:21La technologie était tirée par toutes les valeurs de semi-conducteurs de l'IA effectivement.
01:28Et l'électrification qui allait avec puisque qui dit IA dit data center dit électrification.
01:32Donc tout ça marchait de concert.
01:34Et pendant l'été on a vu arriver du côté de la technologie des valeurs de logiciels.
01:40Et on a eu les problèmes géopolitiques on va dire donc avec la flambée du pétrole.
01:46Et là pour le coup c'est toutes les énergies fossiles.
01:47Notamment les raffineurs qui sont revenus faire accélérer le secteur.
01:52Donc voilà où on en est.
01:53Et surtout le marché tient sur trois secteurs.
01:57Alors la banque c'est un gros secteur.
01:59La tech aussi.
02:00Mais on cherche désespérément.
02:03La santé c'est franchement pas très enthousiasmant.
02:08L'agroalimentaire, les secteurs défensifs on ne les voit pas arriver.
02:11Alors même qu'on est dans un contexte géopolitique chahuté on va dire à minima.
02:17On a des tensions sur les taux.
02:19Je pense que vous l'avez évoqué on va y revenir.
02:21Le luxe c'est toujours ça qui avait tiré la cote française.
02:25C'est toujours le grand absente.
02:26Je ne vous parle même pas de l'automobile où là c'est un marasme complet.
02:28Donc globalement voilà on a un marché qui continue à tirer.
02:31Alors il y a eu des rotations intra sectorielles dans les deux secteurs qui tirent.
02:36Mais sur le reste globalement ça reste sur les mêmes tendances.
02:38Avec un neurostox qui doit être du côté des 10%.
02:42Donc la banque et la tech doivent être du côté des 15-16.
02:45C'est l'énergie du côté des 35-36.
02:48Ok.
02:48Et justement vous évoquez ces logiciels.
02:52Donc vous êtes venu avec un autre graphe qui s'intitule la fin du saspocalypse.
02:58Alors est-ce que c'est la fin du saspocalypse Bertrand ?
03:01Ça ça avait été énorme parce qu'en fait toutes les valeurs de logiciels avaient quasiment plongé en même temps.
03:08Parce que la thèse était l'IA va tout perturber et en fait on n'a plus besoin des logiciels.
03:13Notre agent IA va faire ce que les logiciels font.
03:16Et c'est ça.
03:17Bon nous on était très prudents par rapport à ça.
03:21Mais bon quand le marché en gros va dans un sens c'est pas la peine de se mettre en
03:24face.
03:25Donc du coup on l'avait rétro-pédalé.
03:27Et on s'était mis essentiellement sur des valeurs hardware.
03:30Voilà les vendeurs de pellets de pioche pour l'IA.
03:32Et pendant le cours de l'été là pour le coup ça a pas mal bougé.
03:35Et donc on le voit avec, en Europe c'est SAP.
03:40Publication pendant l'été elle décroche, elle remonte, elle doit gagner 10 ou 15% dans la séance.
03:46Et là on se rend compte que non effectivement SAP intègre de l'IA.
03:50Et l'a fait fonctionner mais ça on le savait déjà.
03:52Mais le marché l'avait oublié.
03:53Donc là ils s'en sont rendus compte.
03:55Ils s'en sont rendus compte aussi que du coup en termes de croissance ça continue à être bien.
03:59Donc du coup retour en grâce sur SAP.
04:02Et aux Etats-Unis on a eu un gros gros tir groupé.
04:06sur toutes les valeurs logicielles de cybersécurité.
04:09Parce que là l'IA c'est très bien.
04:11Mais en fait les valeurs de cybersécurité ont commencé à dire.
04:15Attendez nous on a notre mot à dire.
04:17Parce que l'agent autonome il va falloir lui donner des accès.
04:20Parce que sinon il va aller partout.
04:22Et forcément à des endroits où on veut pas.
04:23Donc si on veut contingenter tout ça.
04:25De la même manière que nous on a des identifiants et des mots de passe.
04:29Pour rentrer dans telle ou telle base de données.
04:30Et qu'on est autorisé ou pas à le faire.
04:31Les agents autonomes doivent être dotés de ces mêmes identifiants et mots de passe.
04:35Je caricature.
04:37Et donc voilà on a vu des dossiers comme Octa, CrowdStrike, Palo Alto.
04:41Voilà repartir et faire des grosses performances.
04:44En fait ils font la moitié de leur performance de l'année.
04:48Octa doit être à 141% de performance depuis le début de l'année.
04:51Elle en fait la moitié sur l'été.
04:53Ah oui 77% c'est marqué sur 3 mois même.
04:57Sur 3 mois.
04:58Donc c'est vraiment un redémarrage.
05:00Alors Micron reste loin devant avec 270% depuis le début de l'année.
05:04Mais voilà.
05:07Et donc derrière les autres sont en train de revenir.
05:09Alors c'est moins flagrant et c'est moins flambant.
05:11Mais voilà ceux qui étaient vendeurs à découvert sur des services now, sur des sales force et autres.
05:19Bon ben ils étaient obligés de se racheter devant le flux.
05:22Et donc voilà on a un match un peu plus équilibré entre le software et le hardware.
05:26Ouais c'est sûr.
05:27Et puis en plus on a vu parce qu'il y a 10 jours, 15 jours les patrons de la
05:32tech ont alerté sur le déploiement trop rapide de l'intelligence artificielle.
05:35En France on a vu des valeurs comme Dassault Systèmes, Capgemini qui ont directement remonté, qui ont pris près de
05:4110% en une seule séance à la moindre alerte sur l'intelligence artificielle.
05:45Kevin, vous êtes venu avec ce graphe des performances sectorielles décomposées.
05:52Et bien qu'est-ce qu'on peut en dire Kevin ?
05:54Ça rejoint globalement ce que dit Bertrand quand on regarde un petit peu cette décomposition sectorielle.
05:58On se rend compte de plusieurs choses.
05:59Ça a été dit globalement les gagnants de l'année restent les gagnants de l'été.
06:03En tout cas quand on regarde à la fin de la période, on voit bien globalement qu'on a ce
06:08grand mouvement qui est porté par 3 à 4 secteurs.
06:11Energy, tech effectivement, les matériaux bien entendu, et puis les financières.
06:16Donc ça c'est effectivement intéressant.
06:17On a ce trio quatuor parce que ça dépense si on regarde les Etats-Unis ou l'Europe, c'est
06:22pour ça qu'on a fait cette distinction là.
06:24Et ça c'est intéressant, c'est vraiment qu'on a ces mêmes gagnants.
06:26Ce que disait Bertrand est intéressant, on a effectivement vu le switch.
06:29Et le switch il montre quand même que le marché a du mal à se positionner.
06:32On a bien deux grandes tendances qui émergent.
06:34On cherche de la stratégie, en tout cas on cherche des actifs très stratégiques.
06:38Ce qui est stratégique, évidemment, ce sont les énergies.
06:41Et donc le marché le voit très très bien aujourd'hui.
06:43Que ce soit par rapport à la révolution qu'on est en train de vivre sûrement du côté industriel et
06:47technologique,
06:48on a besoin d'énergie.
06:49Et puis aussi évidemment ce qui se passe géopolitiquement, ça remet le dossier sur la table.
06:53Mais Bertrand disait très bien, on a eu un espèce de moment énergie renouvelable,
06:56parce qu'on sentait très bien le shortcut sur les énergies fossiles.
07:01Et aujourd'hui, la reprise des frappes finalement courant de l'été a remis encore une pièce dans la machine
07:06sur les fossiles.
07:07Donc ça c'est intéressant.
07:08Et puis sur la tech, on a quasiment le même mouvement.
07:10On voit bien que le côté très stratégique, très important est sur la tech.
07:15Mais on a une rotation quasiment permanente à l'intérieur.
07:19Bertrand disait très bien, la cybersécurité avec les dernières actualités,
07:22elles ont été extrêmement fortes dessus.
07:23Et puis après on a des rotations qui sont un peu particulières entre de l'industrie et de la tech.
07:27Moi je pense à des prismiants par rapport, par exemple en Italie,
07:30qui ont été très chahutés ces derniers temps,
07:31parce qu'on a des prix du cuivre qui insistent beaucoup, qui réduisent les marges.
07:35Mais en même temps, on sent bien l'actif très stratégique.
07:37Et donc on voit bien des segments qui sont poussés à la hausse, mais il y a de la rotation.
07:41Ça se voit aussi sur le graphique, pour terminer là-dessus,
07:43sur quand même depuis le début du mois,
07:45qui est le petit point qui vient se mettre en exergue sur le graphique,
07:48on a quand même quelques pressions baissières, il ne faut pas l'oublier.
07:50On voit que les perdants aussi d'hier restent les perdants.
07:53Bertrand le disait très bien, la consommation discrétionnaire est très difficile aujourd'hui.
07:57Et le mois, la possible rotation qu'on pensait voir n'a pas du tout été là, globalement.
08:03Et même des secteurs qui étaient portés type matériaux-industrie
08:05ont quand même vu quelques baisses depuis le début du mois.
08:08Ça, ça appelle quand même à quelques réflexions à terme.
08:11Ça ne signifie pas qu'on est dans une vraie rotation sectorielle.
08:14Il va quand même falloir s'en méfier,
08:15parce que certains indices pourraient, sectoriels,
08:18commencer à tirer la langue en termes de valorisation.
08:20Bon, et on constate sur un autre graphique que vous avez amené,
08:25un écart de valorisation assez flagrant entre l'Europe et les Etats-Unis
08:31en termes de PER forward.
08:32L'Europe est-elle condamnée à rester en décote structurelle par rapport aux Etats-Unis
08:40ou est-ce que justement ça peut être un point d'entrée, Kevin ?
08:43À l'heure actuelle, je ne jugerais pas si structurellement en disant
08:47que c'est de la décote perpétuelle.
08:48On ne parle pas des mêmes indices en réalité.
08:50On a aujourd'hui en Europe une construction qui est moins servicielle,
08:53plus industrielle, disons-le rapidement.
08:56Ça explique la décote.
08:57En fait, on ne peut pas tellement lire comme ça.
08:59Peut-être demain, l'actif stratégique sera l'industrie,
09:01de nouveau stratégique, peut-être pour l'Europe avec des champions européens.
09:05Et on partira sur des valeurs qui se re-rate en valeur de croissance.
09:08Donc pourquoi pas ?
09:09Ce qui est quand même intéressant de mon point de vue sur les derniers jours et les derniers mois,
09:14c'est que les valorisations ne se sont pas envolées.
09:16On en parlait tout à l'heure dans les secteurs, mais en réalité, quand on regarde même les secteurs
09:20qui sont champions depuis le début de l'année et depuis quelques jours,
09:23les valorisations sont loin d'être excessives dans ces segments-là,
09:25parce qu'on a eu des repricings en fait sur les earnings ou sur les EBITDA qui ont été très
09:30forts.
09:31Et donc ce que montre ce graphique-là, c'est que passé la très forte décote du Moyen-Orient
09:35que l'on a eue au printemps, on n'a pas du tout de remontée de valorisation en réalité.
09:39On a des indices qui sont plutôt très sains dans ce cadre-là.
09:42Alors évidemment, avec des grandes différenciations, vous le disiez,
09:45l'Europe est à la traîne parce que plus industrielle.
09:47Mais quand on voit aujourd'hui la valorisation du S&P 500,
09:50elle est plutôt enviable aujourd'hui,
09:52ça va lever encore des questions sur est-ce que les hypothèses sont tenables,
09:55parce qu'on a des hypothèses de forward qui sont certes très hautes,
09:57mais si ces hypothèses sont matchées, en fait on ne paye pas très cher aujourd'hui ces indices.
10:01Et puis s'il devait y avoir un indice qui attire notre attention aujourd'hui,
10:04c'est clairement les émergents de ce point de vue-là.
10:07Donc c'est la courbe rouge sur le graphique.
10:10Absolument. On est quasiment sur un point de décote historique sur l'entièreté du graphique.
10:14Donc on est très peu cher.
10:15Alors là aussi, beaucoup de méfiance là-dessus,
10:18parce que c'est très concentré sur quelques valeurs,
10:21raiouanaises, coréennes, donc méfiance évidemment là-dessus.
10:24Mais encore une fois, si les hypothèses devaient matcher,
10:27on paie aujourd'hui très peu cher ces indices-là.
10:30Et on le voit, il y a une vraie rotation,
10:32il y a d'ailleurs un espèce de consensus, me semble-t-il, dans les gestions,
10:35pour retourner aujourd'hui beaucoup plus vers l'Asie et les émergents qu'on ne l'était par le passé.
10:39Et les valeurs dont vous parliez, c'est au sein du Cospi, j'imagine, Samsung, SKNX ?
10:45Toujours les mêmes, toujours les mêmes, mais on retrouve aussi de la rotation sectorielle aussi,
10:49du logiciel, parfois en Asie.
10:50On a aussi beaucoup de fournisseurs de pelles, j'aime beaucoup cette expression,
10:54elle est très intéressante.
10:55Aujourd'hui, on voit très bien qu'il y a un déplacement du centre de gravité,
10:58la dépense se fait aux Etats-Unis,
11:01le CAPEX est dépensé finalement du côté asiatique.
11:04Donc c'est vraiment ces valeurs-là aujourd'hui qui en profitent,
11:06avec encore une fois des hypothèses forward qui sont extrêmement intéressantes
11:10et qui pèsent à la baisse sur les valorisations.
11:12C'est peu cher, encore une fois, si les hypothèses sont bonnes.
11:14Donc peut-être un point d'entrée sur ces marchés émergents.
11:19Kevin, avant de reparler des taux avec Bertrand,
11:23parlons des obligations d'entreprise triple B en euros.
11:29Vous avez ramené ce graphe, je m'en mêle dans les graphes.
11:33Voilà, vous avez ramené ce graphe.
11:34Est-ce que vous pouvez nous expliquer ces deux graphes sur ces obligations d'entreprise, Kevin ?
11:39Oui, pour clôturer le côté allocation,
11:43c'est vrai que l'été a été évidemment très propice à beaucoup de bruit sur la partie obligataire.
11:49On en parlera sûrement tout à l'heure,
11:50mais on a eu une très forte remontée des taux, certes, sur la partie Goviz.
11:54La question qui se pose aujourd'hui dans nos gestions,
11:56c'est à quel moment est-ce que l'on peut de nouveau regarder de l'obligataire ?
11:59On a passé globalement les neuf derniers mois à dire à nos clients
12:02non, ne faites pas d'obligataire.
12:04Les spreads sont très tassés
12:05et en plus, les rendements en absolu, entre guillemets, ne sont pas intéressants.
12:09Ce que l'on constate sur ce graphique-là,
12:11le premier graphique que vous voyez à gauche,
12:12c'est la courbe de taux du triple B.
12:14On va la prendre en exemple sur un corporate européen.
12:17Donc, c'est de la mauvaise qualité de bonne qualité de crédit.
12:20C'est le plus bas niveau de l'investissement de grève.
12:22Globalement, c'est médiocre en étant bon, je le précise bien.
12:25La courbe bleue foncée, ce sont les taux du jour,
12:27la courbe des taux du jour sur le triple B.
12:28Et la bleue ciel, c'est celle du 1er janvier.
12:31Le premier élément, évidemment, c'est que la hausse des taux
12:34que l'on a, évidemment, commentée cet été sur l'égovise,
12:37elle se répercute, bien entendu, sur les obligations.
12:40Aujourd'hui, typiquement, ça signifie qu'on peut aller chercher
12:42de la bonne qualité de crédit.
12:44Sur du 5 à 7 ans de maturité,
12:46on arrive à trouver des papiers qui vont se situer
12:48à minima à 4% de rendement actuariel.
12:50D'accord.
12:51On a traité des valeurs, je pense à du Saint-Gobain,
12:53du Bank of America, du TKO très récemment.
12:55On arrive quasiment à avoir du 4,5, 4,6% de rendement actuariel
12:59à maturité sur ces papiers-là.
13:01Donc, ça commence à redevenir très intéressant, me semble-t-il.
13:04La question qui se pose, évidemment, c'est
13:06est-ce que ce mouvement est terminé ?
13:07On n'a pas la réponse.
13:08Et si on devait y répondre, on dirait plutôt non,
13:10parce que le mouvement, notamment sur les taux courts,
13:14reste évidemment d'actualité.
13:15Mais en absolu, sur du 5 à 7 ans,
13:17dans un portefeuille de gestion privée,
13:19ça redevient très intéressant,
13:21et c'est ça que montre ce graphique.
13:22Le dernier élément, c'est le graphique de droite,
13:24c'est les spreads, parce qu'en réalité,
13:26on bataillait beaucoup ces dernières années
13:28en disant que les spreads sont très resserrés.
13:30C'est encore le cas.
13:31Donc, en fait, cet été n'a pas modifié cette visibilité-là.
13:34On a très peu de primes qui nous est offerte par le corporate.
13:37Et ça, ça nous incite à penser à autre chose,
13:38c'est qu'on se retrouve quasiment dans une situation
13:40dont on parle parfois dans les émergents.
13:42Vous savez, on dit souvent,
13:43c'est mauvais pays, bon émetteur.
13:45C'est-à-dire qu'on considère qu'on a parfois
13:46des pays qui sont de médiocre qualité,
13:48et on préfère en fait les très belles entreprises
13:50qui vont émettre de la dette.
13:52On se retrouve quasiment aujourd'hui dans ce cadre-là.
13:54Pourquoi les spreads ne remontent pas ?
13:55Parce qu'on a déjà une concurrence corporate
13:58qui est très forte par rapport aux souverains.
14:00Donc, évidemment, aux États-Unis,
14:01on pourrait faire le même parallèle.
14:03Les GAFAM qui émettent de la dette
14:04sont aujourd'hui quasiment plus attractifs
14:06que des taux américains à long terme.
14:08Et en Europe également, en réalité,
14:10les investisseurs ne veulent pas se séparer
14:11de leur bonne dette A à triple B.
14:14C'est pour ça qu'on n'a pas ces augmentations de spread.
14:17Donc, c'est très intéressant.
14:18Attention à ne pas tomber dans ce syndrome-là,
14:20parce qu'on voit quand même très bien
14:21qu'il y a une espèce de sanction sur les pays aujourd'hui,
14:24donc sur la dette, les déficits,
14:25on en parlera peut-être tout à l'heure.
14:27Et c'est ce qui explique encore une fois
14:28que ces spreads restent tassés.
14:30Mais ces spreads tassés, pour la première fois,
14:32ne nous font pas dire qu'il ne faut pas y aller.
14:34On recommence, en tout cas,
14:35à se poser la question d'achat dans nos portefeuilles.
14:37D'accord.
14:38Justement, revenons peut-être plus dans la largeur
14:43sur cette situation, Bertrand, tendu sur ces taux longs.
14:47Une situation, je vous le rappelais,
14:48qui touche à l'intégralité du monde.
14:51Au final, là, vous nous avez apporté un graphe
14:55qui compare la Grande-Bretagne, les États-Unis,
14:58l'Europe et le Japon en termes de taux longs.
15:01Qu'est-ce qu'on peut dire de ce graphique ?
15:03Et puis, est-ce qu'il y a un moment
15:05où on commence vraiment à s'inquiéter
15:07sur ces taux longs, Bertrand ?
15:09Alors, ce qui est intéressant,
15:11c'est qu'il y a eu beaucoup de commentaires
15:14un peu partout sur le fait que les taux
15:16de la dette française étaient en train de flamber.
15:18C'est une réalité.
15:21S'il n'y avait que la dette française qui flambait,
15:24ce serait embêtant.
15:24En fait, on est tous dans le même bateau.
15:26Même le Japon.
15:27Et le Japon, qui a longtemps été,
15:29pendant des décennies,
15:30abonné à des taux 0, 0+,
15:33et qui cherchait difficilement de l'inflation,
15:36là, cette fois-ci, c'est parti.
15:37Et ça doit leur faire un peu drôle.
15:38Parce que là, c'est monté.
15:40On flirte avec les 3 %,
15:41c'est du jamais vu.
15:42Donc, on a tous les taux qui montent.
15:45Donc, ce n'est pas parce qu'on est tous malades
15:46que c'est mieux.
15:46Mais voilà, il y a quand même un sujet.
15:48Bon, il y a un sujet sur l'inflation.
15:50Et on voit bien que, voilà,
15:52ce qui se passe,
15:52le contexte géopolitique sur le pétrole,
15:54ça, on sait que c'est de l'inflation importée.
15:57Le commerce mondial,
15:58il est quand même un peu grippé.
15:59Et puis surtout,
16:00il y a un désordre logistique énorme
16:01avec les détroits qui sont bloqués.
16:03Donc ça, ça veut dire que,
16:05on recommence, comme au Covid,
16:06à avoir des routes plus longues.
16:08C'est ça.
16:09Et des coûts du fret qui montent.
16:10Donc, de ce point de vue-là,
16:11d'ailleurs,
16:12on est en train de regarder de très près
16:13les valeurs de fret
16:14parce que, franchement,
16:15je pense qu'il y a des choses à faire là-dessus.
16:17Donc, voilà.
16:18Et les spreads, effectivement,
16:19comme disait Kevin,
16:20je suis complètement d'accord,
16:22de manière très étonnante,
16:24n'ont pas augmenté.
16:25Effectivement,
16:26il y a une vraie concurrence
16:26parce que, sur le 10 ans,
16:29sur des échéances à 10 ans,
16:31donc,
16:32les 7 magnifiques,
16:34elles ont émis,
16:34en début d'année,
16:36à 4,4,5.
16:37Donc, globalement,
16:38avec des spreads de ridicule
16:39face au taux européen.
16:40Donc, on sent bien
16:41que pour les acteurs
16:42qui ont la possibilité,
16:43parce qu'il y en a par mandat,
16:44ils sont obligés
16:44de prendre de la dette gouvernementale.
16:45Mais pour ceux
16:46qui ont des marges de manœuvre,
16:48on sent bien
16:48qu'ils sont plus à l'aise
16:49à aller prendre
16:50de la dette corporelle
16:50que de la dette d'État,
16:53de la dette souveraine.
16:55Donc,
16:57les écartements de taux,
16:58donc ces spreads,
16:59qui étaient
17:00nos facteurs d'alerte
17:01et en fait,
17:02qu'on surveillait en se disant
17:03« Ah, attention, c'est tendu,
17:04ça, aujourd'hui, ça ne marche pas. »
17:06Donc, clairement,
17:07ce qu'il faut regarder,
17:08c'est ce qu'on appelle
17:08les CDS, en fait,
17:09qui sont les primes d'assurance.
17:10Parce que quand on achète
17:11de la dette,
17:11on peut aussi s'assurer
17:12en disant « Tiens,
17:13s'il y a une défaillance
17:13à l'émetteur,
17:14je prends une assurance. »
17:15Bon, ça grève votre rendement,
17:17mais au moins,
17:17vous êtes assuré.
17:18Donc, c'est ça
17:19qu'on va regarder de très près.
17:20Et là, pour l'instant,
17:21ces fameux CDS,
17:23voilà, il y a un peu de tension,
17:24mais pas grand-chose.
17:25D'accord.
17:25On regarde
17:26les autres indicateurs de risque
17:27sur le marché actions
17:28pour voir si quelque chose
17:28est en train de se passer.
17:30Je vous le disais,
17:30les banques,
17:30elles ont passé l'été,
17:31mais tranquille.
17:32Celui qui n'avait que des portefeuilles,
17:33que des banques en portefeuille,
17:35il a passé un été tranquille.
17:36Si vous aviez autre chose,
17:37vous vous êtes fait secouer,
17:37mais les banques,
17:38alors que normalement,
17:39c'est l'actif qui doit trembler
17:41quand ça tend sur les taux.
17:43Les banques,
17:43ça passe nickel.
17:44Donc, essentiellement,
17:46les CDS.
17:47Et la volatilité
17:48sur les marchés actions,
17:49oui, c'est monté,
17:50mais globalement,
17:51aux Etats-Unis,
17:52on a yoyoté entre 15 et 19.
17:54Donc, les codes d'alerte,
17:55elles sont à 30,
17:55on en est loin.
17:56Donc, pour l'instant,
17:57voilà,
17:57et c'est vrai qu'on a une croissance.
17:59On a eu des créations d'emplois
18:00aux Etats-Unis
18:01qui étaient plutôt bonnes.
18:02Donc, on vit dans un univers
18:03qui est assez nouveau
18:05où finalement,
18:05la croissance est là.
18:07Il n'y a pas de taux de défaut
18:08du côté des entreprises.
18:10Ce n'est pas génial globalement,
18:11mais les boîtes font des efforts
18:12et les publications
18:13ont été énormes.
18:14Et puis surtout,
18:17la masse de résultats globales,
18:19elle est tirée,
18:20notamment aux Etats-Unis,
18:21par les valeurs tech.
18:22Il faut avoir en tête,
18:23on parlait de Micron
18:24avec 231%, je crois,
18:25depuis le début de l'année.
18:26Donc, ça, c'est un truc,
18:27c'est complètement fou.
18:29Micron va publier
18:30la semaine prochaine.
18:31Donc, on attend autour
18:32de 70 dollars par action.
18:34Donc, ça va ergoter sur
18:3671, c'est mieux,
18:3769, c'est pas bien,
18:38un truc comme ça.
18:38Non, non, non.
18:38Le vrai sujet,
18:39c'est qu'il y a deux ans,
18:40c'était 70 centimes.
18:42On est sur une boîte
18:43qui a fait x100
18:44en termes de bénéfices par action.
18:46Donc, le parcours,
18:47il y a de la place.
18:50Mais voilà.
18:50Oui, mais les investisseurs
18:51vont quand même arbitrer
18:52sur ce que vous disiez.
18:53Ça va quand même arbitrer
18:54sur 71, 69.
18:56Mais voilà.
18:56Donc, en fait,
18:57on a des boîtes de tech
18:58qui reviennent pleines balles
19:00avec des rentabilités énormes.
19:02Je parlais du fret.
19:03Bon, alors là,
19:03c'est des petits acteurs.
19:04Donc, dans la cote,
19:05franchement,
19:05on est en train de parler
19:06de 1 ou 2% de la cote.
19:07Mais il y a pas mal d'acteurs
19:08qui arrivent à tirer
19:09leur épingle du jeu.
19:10Et pour les autres
19:11qui subissent les intrants,
19:14eh bien, souvent,
19:15dans les contrats,
19:16ils peuvent le reporter.
19:17Donc, ils peuvent reporter
19:18la hausse des prix
19:19dans le prix de vente.
19:21C'est le cas
19:21pour Prismian pour partie.
19:23Donc, voilà.
19:25Donc, sur la part cotée,
19:26parce qu'il y a tout le long coté.
19:27Et là, il y a des sujets.
19:28Il y a des sujets
19:28dans l'immobilier
19:29et des choses comme ça.
19:30Mais sur les entreprises cotées,
19:31notamment les plus grosses
19:33et les moyennes,
19:34objectivement,
19:34ça se passe plutôt bien.
19:36Donc, nous,
19:36on a plutôt un schéma porteur
19:38et optimiste
19:38pour la fin d'année.
19:39Bon, et puis,
19:40sur le dernier graphe,
19:42c'était...
19:43Bon, je l'ai perdu
19:43parce que j'ai perdu,
19:44mais voilà,
19:45le spray de franco-allemand.
19:48Alors là, par contre,
19:49on voit sur ce graphe
19:50qu'il est quand même
19:51au plus haut depuis 2013
19:53à 110 points de base.
19:54Il y a de la tension,
19:55clairement.
19:56Donc, ça,
19:57on ne peut pas le nier.
19:58Enfin, là, c'est ça.
20:00On a connu
20:00des situations plus tendues.
20:02Donc, on va regarder
20:03comment ça se passe,
20:04notamment au niveau
20:05des adjudications.
20:06Donc, ici,
20:07on a toujours,
20:08généralement,
20:09elles sont plutôt
20:10sursouscrites.
20:11Donc, on va voir ça.
20:12Ça va être aussi
20:13un indicateur à surveiller
20:14parce qu'en l'occurrence,
20:15là, quand le spread monte,
20:17la dernière fois,
20:18quand il était monté,
20:19comme on le voit
20:20au début sur le graphe,
20:22c'était quasiment
20:22l'éclatement de la zone euro.
20:24Enfin, c'était la crise grecque.
20:25Et là, pour le coup,
20:26il y avait des vraies tensions.
20:28Donc, je ne dis pas
20:29que le marché obligataire
20:30est sans tension,
20:32mais en tous les cas,
20:33il vit ces événements
20:35plutôt pas trop mal
20:37jusqu'à présent.
20:37Donc, méfions-nous
20:38parce que ça peut changer
20:39du jour au lendemain,
20:40mais pour l'instant,
20:41ça a l'air...
20:41Et du coup, c'est pas inquiétant
20:42un spread aussi élevé
20:43entre la France et l'Allemagne ?
20:44Oui, c'est pas réjouissant.
20:45C'est pas réjouissant.
20:46Mais en fait,
20:47ça fait écho.
20:48D'abord, en France,
20:50globalement,
20:51la course aux présidentielles
20:52est lancée.
20:53Donc, voilà,
20:54chacun vient avec plus ou moins
20:55sa profession de foi.
20:57Et bon,
20:58ça, ça n'aide pas
20:59à faire descendre
21:00les taux français.
21:02Et inversement,
21:02du côté de l'Allemagne,
21:03on s'aperçoit
21:04qu'il y avait des plans
21:05de développement,
21:05enfin, il y avait des plans
21:06d'investissement
21:07qui étaient,
21:08qui auraient dû
21:10faire générer de la dette
21:11parce que là,
21:12pour le coup,
21:12l'Allemagne a de la place
21:13pour investir,
21:15enfin, pour lever de la dette
21:15pour investir.
21:17Et il y a des vrais investissements
21:18rentables à faire.
21:19Et là, on voit
21:19qu'ils se font tirer l'oreille.
21:21Typiquement,
21:21on le voit sur les renouvelables.
21:23Alors, voilà,
21:24sur les nouveaux contrats,
21:25il y a des choses en plus à faire.
21:26Enfin, ça va rallonger
21:28le temps
21:28entre le moment
21:29où j'obtiens mon permis
21:30et le moment
21:30où je peux rentrer
21:31en production.
21:32Donc, il y a des éléments
21:33qui sont en train de gripper
21:34du côté de l'Allemagne.
21:35Il y a des sujets sur,
21:36voilà, il y avait un plan.
21:38Tout le monde est d'accord
21:39pour dire qu'il faut
21:40plus de défense,
21:41plus d'investissement
21:41dans la défense,
21:42aller jusqu'à 5% du PIB.
21:44Donc, tout le monde le dit.
21:45Mais la réalité,
21:46on voit que ça coince
21:48sur les contrats,
21:49que ça n'avance pas.
21:50Donc, voilà,
21:51on est dans ce moment-là.
21:52Ça arrivera probablement,
21:53mais là, aujourd'hui,
21:54on est dans le moment
21:54où le marché
21:55a moins envie d'y croire.
21:57Donc, il met l'attention
21:59sur les intervenants
22:00en faisant monter les taux.
22:01Bon, enfin, pour finir,
22:02Kevin,
22:02vous nous avez apporté
22:03ce graphe
22:04sur l'indice de surprise
22:06économique aux Etats-Unis.
22:07C'est un indicateur financier
22:09qui mesure l'écart
22:11entre la réalité
22:12des chiffres économiques
22:13publiés
22:13et ce que le marché
22:15attendait.
22:16Et on voit là,
22:16sur ce graphe,
22:17qu'il est reparti
22:18à la hausse, Kevin.
22:19Oui, oui, oui,
22:19parce qu'on a beaucoup parlé
22:22micro-entreprise
22:23ensemble aujourd'hui.
22:25Ce qui est important,
22:26c'est qu'on a quand même
22:27eu un bruit
22:27qui était un bruit
22:29relativement morose,
22:30disons-le comme ça,
22:30sur toute l'actualité,
22:32le géopolitique, etc.
22:33Et en réalité,
22:34quand on regarde
22:34les chiffres macro-économiques
22:36qui sortent,
22:36ils sont plutôt bons
22:37et ils sont plutôt surprenants.
22:39Alors, le paysage
22:40n'est pas le même
22:40d'un pays à un autre
22:41et d'une zone à une autre.
22:43Évidemment,
22:43les Etats-Unis,
22:44c'est ce que montre le graphe,
22:45caracole en tête,
22:45entre guillemets,
22:46dans les surprises
22:47et les surprises positives.
22:48Oui, par exemple,
22:49le rapport sur l'emploi,
22:50Bertrand mentionnait
22:51des créations nettement,
22:53un rapport bien plus solide
22:54que prévu il y a maintenant
22:55quelques semaines,
22:56162 000 créations
22:58après 23 000 destructions
22:59qui avaient finalement
23:00été révisées
23:01à 50 000 créations
23:03et puis même
23:03sur l'inflation au final.
23:05Exactement.
23:06Même l'inflation reste contenue
23:08par rapport à ce qu'elle avait pu être
23:09en 2022-2023.
23:10Donc, on a très bonnes surprises
23:12et en fait,
23:12on a une conjonction
23:13d'une micro
23:14qui nous allait faire un été
23:15quand même
23:15qui était relativement idyllique
23:17parce que les techs
23:18ont bien publié
23:18mais même les autres secteurs
23:19nous ont emmené
23:20en l'occurrence à la surprise
23:21et puis le fonds macro
23:23reste bon.
23:23Et ça vaut aussi pour l'Europe.
23:25On a ce débat
23:26sur les spreads, etc.
23:27Même en France,
23:28les chiffres de la semaine
23:29n'ont pas été si mauvais
23:30qu'attendus.
23:31Sur les PMI, par exemple.
23:32Absolument.
23:32Et donc,
23:33on se retrouve à minima
23:34avec des macros
23:36qui sont sans être exubérantes
23:38à minima
23:38pour certaines très résilientes.
23:40Donc, c'est plutôt
23:40la bonne nouvelle
23:41et ça explique aussi
23:42qu'on a une très bonne tenue
23:43des marchés
23:43malgré, encore une fois,
23:44un bruit ambiant
23:45qui peut paraître
23:46assez lourd
23:47avec de la géopolitique
23:48et de main de la politique
23:49sûrement à partir de 2027
23:51qui vont être très lourds.
23:52La réalité,
23:53c'est que les entreprises
23:54ce que mesure la macro également
23:55elles sont résilientes,
23:57elles se sont adaptées
23:58et pour l'instant
23:58le paysage est bon.
23:59Et puis sur les PMI,
24:01sur ceux de l'ensemble
24:02de la zone euro,
24:03il me semble qu'ils étaient
24:04aux meilleurs
24:04depuis deux ans même.
24:06Exactement.
24:06Et pareil pour les Etats-Unis
24:07d'ailleurs
24:08qui ont vu aussi
24:09cette publication
24:10cette semaine,
24:11hier ou avant-hier.
24:12Merci beaucoup messieurs.
24:13Kevin Lenoaille,
24:14directeur associé
24:15chez Avant-Garde Familier Office.
24:17Merci beaucoup Kevin
24:18et Bertrand Lamiel,
24:20directeur de Port-en-Part Gestion.
24:22Merci d'avoir été
24:23sur ce plateau ce soir
24:25et puis merci à vous
24:26de nous avoir suivis.
24:28On se retrouve lundi
24:30à 12h30 et à 17h30
24:32en direct sur Bsmart.
24:34Sous-titrage Société Radio-Canada
24:37Sous-titrage Société Radio-Canada
24:39Sous-titrage Société Radio-Canada

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