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Vendredi 25 septembre 2026, retrouvez Bertrand Lamielle (Directeur, Portzamparc Gestion) et Kevin Le Nouail (Directeur associé, Avant-Garde Family Office) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.
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00:07Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne pour rester à l'écoute des marchés chaque jour.
00:12Vous nous suivez en direct à la télévision à 12h30 et à 17h30.
00:16Vous pouvez nous retrouver en replay, en rattrapage sur notre site bismart.fr
00:21et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition ce soir, la vente massive d'obligations est le sujet du jour, le sujet même
00:33du moment.
00:34La pression sur les obligations à long terme s'intensifie.
00:37La croissance, le coût de l'énergie, l'inflation et la hausse des emprunts publics poussent les investisseurs à exiger
00:43de meilleurs rendements.
00:45Dans le détail, un point global mondial s'impose.
00:48Commençons avec les Etats-Unis.
00:50Le rendement américain à 10 ans s'est envolé de plus de 20 points de base cette semaine pour atteindre
00:54le niveau de 5,20%
00:57et qu'il dépasse même un petit peu au moment où on parle.
01:00Le rendement américain à 2 ans évolue de son côté autour du seuil de 4,90%.
01:05Sur la partie longue de la courbe, le rendement à 30 ans se traite désormais au-delà de 5,50
01:11% au plus haut depuis 2002.
01:14Ces tensions obligataires, je le disais, qui se retrouvent un peu partout dans le monde.
01:17Le marché japonais qui était resté clos une bonne partie de cette semaine est également impacté.
01:23Le rendement à 10 ans évolue autour de 3,10%.
01:26Et puis les rendements japonais à 20, 30 et 40 ans se stabilisent aujourd'hui après avoir bondi d'une
01:33dizaine de points de base hier.
01:35Côté européen, même tendance.
01:37Le rendement allemand à 10 ans s'établit au-dessus du seuil de 3,60%
01:42et le rendement français de même échéance dépasse les 4,70%.
01:48Et donc le spread franco-allemand reste élevé autour de 110 points de base.
01:53Du côté des devises, le dollar a progressé cette semaine et se stabilise aujourd'hui,
01:58ramenant l'euro-dollar autour de 1,14%.
02:01Et puis les prix du pétrole ont remonté à nouveau cette semaine après cinq séances de repli.
02:06Les cours du baril de Brent, on l'a dit, de 7% sur la semaine.
02:10Aujourd'hui, les prix marquent une pause.
02:12Le baril de Brent se stabilise autour de 105 dollars, un peu au-dessus.
02:16Et le WTI autour de 90 dollars.
02:19Au-delà de 90 dollars, autour de 93 dollars cet après-midi.
02:24Concernant les nouveaux développements au Moyen-Orient,
02:26d'après une source proche du dossier mentionné par Bloomberg,
02:29Washington et Téhéran négocieraient un accord par étape.
02:32L'Iran rouvrirait le détroit d'Ormuz et en contrepartie,
02:36les Etats-Unis lèveraient le blocus de leur port.
02:39Le Qatar est l'intermédiaire dans ces discussions.
02:52Comme chaque dernier vendredi du mois, c'est le grand tableau de bord des marchés.
02:57Deux invités avec nous ce soir pour dresser ce grand tableau de bord des marchés.
03:00Bertrand Lamiel, vous êtes directeur de Port-en-Part-Gestion.
03:03Bonsoir Bertrand.
03:04Bonsoir Pauline.
03:05Et Kevin Lenoaille, directeur associé d'Avant-Garde Familiers Office.
03:09Bonsoir Kevin.
03:10Bonsoir à tous les deux.
03:11Commençons Bertrand avec ce palmarès sectoriel européen sur un an.
03:15Vous êtes venu avec ce graphe.
03:18On voit clairement que c'est l'énergie qui dénote du reste des secteurs, Bertrand.
03:24Oui, clairement, on a l'énergie qui est du côté des 38% depuis le début de l'année au
03:28niveau européen.
03:30Elle est suivie par les deux secteurs à préfaire que sont la banque et la technologie.
03:37Mais quand on regarde ça, on se dit que les tendances sont en place.
03:41Il ne s'est rien passé pendant l'été.
03:42Et si, pendant l'été, il y a eu des gros matchs à l'intérieur des secteurs.
03:46Enfin, dans l'énergie, c'était essentiellement tiré par tout ce qui était transition énergétique.
03:51Donc, on voyait plutôt des acteurs du renouvelable qui tiraient la cote et qui avaient des grosses performances.
03:55Et pendant l'été, en fait, il y a eu un switch complet qui était couplé avec un switch qu
04:02'on a vu aussi sur la technologie.
04:04La technologie était tirée par toutes les valeurs de semi-conducteurs, de l'IA, effectivement.
04:10Et l'électrification qui allait avec, puisque qui dit IA dit data center dit électrification.
04:15Donc, tout ça marchait de concert.
04:16Et pendant l'été, on a vu arriver du côté de la technologie des valeurs de logiciels.
04:22Et on a eu les problèmes géopolitiques, on va dire, avec la flambée du pétrole.
04:28Et là, pour le coup, c'est toutes les énergies fossiles, notamment les raffineurs, qui sont revenus faire accélérer le
04:33secteur.
04:34Donc, voilà où on en est.
04:35Et surtout, le marché tient sur trois secteurs.
04:39Alors, la banque, c'est un gros secteur, la tech aussi, mais on cherche désespérément la santé.
04:47C'est franchement pas très enthousiasmant.
04:51L'agroalimentaire, enfin, les secteurs défensifs, on ne les voit pas arriver.
04:54Alors même qu'on est dans un contexte géopolitique chahuté, on va dire, à minima.
04:59On a des tensions sur les taux, je pense que vous l'avez évoqué, on va y revenir.
05:04Le luxe, c'est toujours ça, qui avait tiré la cote française, c'est toujours le grand absent.
05:08Je ne vous parle même pas de l'automobile, où là, c'est un marasme complet.
05:11Donc, globalement, voilà, on a un marché qui continue à tirer.
05:13Alors, il y a eu des rotations intra-sectorielles dans les deux secteurs qui tirent.
05:18Mais sur le reste, globalement, ça reste sur les mêmes tendances, avec un neurostox qui doit être du côté des
05:2310%.
05:24Donc, la banque et la tech doivent être du côté des 15-16 et l'énergie du côté des 30
05:29-36.
05:29Ok. Et justement, vous évoquez ces logiciels.
05:34Donc, vous êtes venu avec un autre graphe qui s'intitule « La fin du Saspocalypse ».
05:40Alors, est-ce que c'est la fin du Saspocalypse, Bertrand ?
05:43Ça, ça avait été énorme parce qu'en fait, toutes les valeurs de logiciels avaient quasiment plongé en même temps
05:50parce que la thèse était « L'IA va tout perturber et en fait, on n'a plus besoin des
05:55logiciels.
05:55Notre agent IA va faire ce que les logiciels font. »
05:58Et c'est ça ?
05:59Bon, nous, on était très prudents par rapport à ça.
06:03Mais bon, quand le marché, en gros, va dans un sens, ce n'est pas la peine de se mettre
06:06en face.
06:07Donc, du coup, on avait rétropédalé.
06:09Et on s'était mis essentiellement sur des valeurs hardware, voilà, les vendeurs de pellets de pioche pour l'IA.
06:14Et pendant le cours de l'été, là, pour le coup, ça a pas mal bougé.
06:18Et donc, on le voit avec… En Europe, c'est SAP.
06:22Publication pendant l'été, elle décroche, elle remonte.
06:26Elle doit gagner 10 ou 15 % dans la séance.
06:28Et là, on se rend compte que, ben non, effectivement, SAP intègre de l'IA et l'a fait fonctionner.
06:33Mais ça, on le savait déjà, mais le marché l'avait oublié.
06:36Donc là, ils s'en sont rendus compte.
06:37Ils s'en sont rendus compte aussi que, du coup, en termes de croissance, ça continue à être bien.
06:41Donc, du coup, retour en grâce sur SAP.
06:44Et aux États-Unis, on a eu un gros, gros tir groupé sur toutes les valeurs logicielles de cybersécurité.
06:51OK.
06:52Parce que là, l'IA, c'est très bien.
06:53Mais, en fait, les valeurs de cybersécurité ont commencé à dire…
06:57Attendez, nous, on a notre mot à dire parce que l'agent autonome, il va falloir lui donner des accès.
07:02Parce que sinon, il va aller partout et forcément à des endroits où on ne veut pas.
07:05Donc, si on veut contingenter tout ça, de la même manière que nous, on a des identifiants et des mots
07:10de passe pour rentrer dans telle ou telle base de données et qu'on est autorisé ou pas à le
07:13faire,
07:14les agents autonomes doivent être dotés de ces mêmes identifiants et mots de passe.
07:17Enfin, je caricature.
07:20Et donc, voilà, on a vu des dossiers comme Octa, CrowdStrike, Palo Alto, voilà, repartir et faire des grosses performances.
07:26En fait, ils font la moitié de leur performance de l'année.
07:30Octa doit être à 141% de performance depuis le début de l'année.
07:34Elle en fait la moitié sur l'été.
07:35Ah oui, 77%, c'est marqué sur trois mois même.
07:39Sur trois mois.
07:40Donc, c'est vraiment un redémarrage.
07:42Donc, alors, Micron reste loin devant avec 270% depuis le début de l'année.
07:46Mais, voilà, on voit arriver.
07:49Et donc, derrière, les autres sont en train de revenir.
07:51Alors, c'est moins flagrant et c'est moins flambant.
07:54Mais, voilà, ceux qui étaient vendeurs à découvert sur des services now, sur des sales force et autres,
08:01bon, ils étaient obligés de se racheter devant le flux.
08:04Et donc, voilà, on a un match un peu plus équilibré entre le software et le hardware.
08:08Oui, c'est sûr. Et puis, en plus, on a vu, parce qu'il y a 10 jours, 15 jours,
08:13les patrons de la tech ont alerté sur le déploiement trop rapide de l'intelligence artificielle.
08:17En France, on a vu des valeurs comme Dassault Systèmes, Capgemini,
08:20qui ont directement remonté, qui ont pris près de 10% en une seule séance,
08:25à la moindre alerte sur l'intelligence artificielle.
08:27Et Kevin, vous êtes venu avec ce graphe des performances sectorielles décomposées.
08:34Eh bien, qu'est-ce qu'on peut en dire, Kevin ?
08:36Ça rejoint, globalement, ce que dit Bertrand.
08:38Quand on regarde un petit peu cette décomposition sectorielle,
08:40on se rend compte de plusieurs choses.
08:42Ça a été dit, globalement, les gagnants de l'année restent les gagnants de l'été.
08:46En tout cas, quand on regarde à la fin de la période,
08:48on voit bien, globalement, qu'on a ce grand mouvement qui est porté par 3 à 4 secteurs.
08:53énergie tech, effectivement, les matériaux, bien entendu, et puis les financiers.
08:58Donc ça, c'est effectivement intéressant.
09:00On a ce trio Quattware, parce que ça dépend si on regarde les États-Unis ou l'Europe,
09:04c'est pour ça qu'on a fait cette distinction-là.
09:06Mais ça, c'est intéressant, c'est vraiment qu'on a ces mêmes gagnants.
09:08Ce que disait Bertrand est intéressant, on a effectivement vu le switch,
09:11et le switch, il montre quand même que le marché a du mal à se positionner.
09:14On a bien deux grandes tendances qui émergent.
09:16On cherche de la stratégie, en tout cas, on cherche des actifs très stratégiques.
09:20Ce qui est stratégique, évidemment, ce sont les énergies.
09:23Et donc, le marché le voit très, très bien aujourd'hui.
09:25Que ce soit par rapport à la révolution qu'on est en train de vivre,
09:28sûrement du côté industriel et technologique, on a besoin d'énergie.
09:32Et puis aussi, évidemment, ce qui se passe géopolitiquement,
09:34ça remet le dossier sur la table.
09:35Mais Bertrand disait très bien, on a eu un espèce de moment énergie renouvelable,
09:39parce qu'on sentait très bien le shortcut sur les énergies fossiles.
09:42Et aujourd'hui, la reprise des frappes, finalement, courant de l'été,
09:46a remis encore une pièce dans la machine sur les fossiles.
09:48Donc ça, c'est intéressant.
09:50Et puis, sur la tech, on a quasiment le même mouvement.
09:52On voit bien que le côté très stratégique, très important, est sur la tech.
09:58Mais on a une rotation quasiment permanente à l'intérieur.
10:01Bertrand disait très bien, la cybersécurité, avec les dernières actualités,
10:04elles ont été extrêmement fortes dessus.
10:06Et puis, après, on a des rotations qui sont un peu particulières
10:08entre de l'industrie et de la tech.
10:09Moi, je pense à des prismiants par rapport, par exemple, en Italie,
10:12qui ont été très chahutés ces derniers temps,
10:14parce qu'on a des prix du cuivre qui insistent beaucoup,
10:16qui réduisent les marges, mais en même temps, on sent bien l'actif très stratégique.
10:19Et donc, on voit bien des segments qui sont poussés à la hausse,
10:21mais il y a de la rotation.
10:23Ça se voit aussi sur le graphique, pour terminer là-dessus,
10:25sur quand même, depuis le début du mois,
10:27qui est le petit point qui vient se mettre en exergue sur le graphique,
10:30on a quand même quelques pressions baissières, il ne faut pas l'oublier.
10:33On voit que les perdants aussi d'hier restent les perdants.
10:36Bertrand le disait très bien, la consommation discrétionnaire
10:38est très difficile aujourd'hui.
10:39Et le mois, la possible rotation qu'on pensait voir,
10:43n'a pas du tout été là, globalement.
10:45Et même des secteurs qui étaient portés type matériaux-industrie
10:47ont quand même vu quelques baisses depuis le début du mois.
10:50Ça, ça appelle quand même à quelques réflexions à terme.
10:54Ça ne signifie pas qu'on est dans une vraie rotation sectorielle.
10:56Il va quand même falloir s'en méfier parce que certains indices
10:58pourraient, sectoriels, commencer à tirer la langue en termes de valorisation.
11:02Bon, et on constate sur un autre graphique que vous avez amené,
11:07un écart de valorisation assez flagrant entre l'Europe et les États-Unis
11:13en termes de PER forward, l'Europe est-elle condamnée à rester
11:19en décote structurelle par rapport aux États-Unis ?
11:22Ou est-ce que justement, ça peut être un point d'entrée, Kevin ?
11:26À l'heure actuelle, je ne jugerais pas si structurellement,
11:29en disant que c'est de la décote perpétuelle,
11:30on ne parle pas des mêmes indices en réalité.
11:32On a aujourd'hui en Europe une construction qui est moins servicielle,
11:35plus industrielle, disons-le rapidement.
11:38Effectivement, ça explique la décote.
11:39En fait, on ne peut pas tellement le lire comme ça.
11:41Peut-être demain, l'actif stratégique sera l'industrie,
11:43de nouveau stratégique, peut-être pour l'Europe,
11:46avec des champions européens,
11:47et on partira sur des valeurs qui se re-rate en valeurs de croissance.
11:51Donc, pourquoi pas ?
11:51Ce qui est quand même intéressant, de mon point de vue,
11:54sur les derniers jours et les derniers mois,
11:57c'est que les valorisations ne se sont pas envolées.
11:59On en parlait tout à l'heure dans les secteurs,
12:00mais en réalité, quand on regarde même les secteurs qui sont champions
12:03depuis le début de l'année et depuis quelques jours,
12:05les valorisations sont loin d'être excessives dans ces segments-là
12:07parce qu'on a eu des repricings sur les earnings
12:11ou sur les EBITDA qui ont été très forts.
12:13Et donc, ce que montre ce graphique-là,
12:14c'est que passer la très forte décote du Moyen-Orient
12:17que l'on a eue au printemps,
12:19on n'a pas du tout de remontée de valorisation en réalité.
12:21On a des indices qui sont plutôt très sains dans ce cadre-là.
12:24Alors évidemment, avec des grandes différenciations,
12:26vous le disiez, l'Europe est à la traîne parce que plus industrielle.
12:29Mais quand on voit aujourd'hui la valorisation du S&P 500,
12:32elle est plutôt enviable aujourd'hui,
12:34ça va lever encore des questions sur
12:36est-ce que les hypothèses sont tenables ?
12:37Parce qu'on a des hypothèses de forward qui sont certes très hautes,
12:40mais si ces hypothèses sont matchées,
12:41en fait, on ne paye pas très cher aujourd'hui ces indices.
12:44Et puis, s'il devait y avoir un indice qui attire notre attention aujourd'hui,
12:47c'est clairement les émergents de ce point de vue-là.
12:49Donc, c'est la courbe rouge sur le graphique.
12:52Absolument. On est quasiment sur un point de décote historique sur l'entièreté du graphique.
12:56Donc, on est très peu cher.
12:58Alors, là aussi, beaucoup de méfiance là-dessus,
13:00parce que c'est très concentré sur quelques valeurs,
13:03laïwanaises, coréennes, donc méfiance évidemment là-dessus.
13:07Mais, encore une fois, si les hypothèses devaient matcher,
13:09on paie aujourd'hui très peu cher ces indices-là.
13:12Et on le voit, il y a une vraie rotation.
13:14Il y a d'ailleurs un espèce de consensus, me semble-t-il, dans les gestions,
13:17pour retourner aujourd'hui beaucoup plus vers l'Asie et les émergents qu'on ne l'était par le passé.
13:21Et les valeurs dont vous parliez, c'est au sein du COSPI, j'imagine, Samsung, SKNX ?
13:27Toujours les mêmes. Toujours les mêmes, j'ai le suspect.
13:29Mais on retrouve aussi de la rotation sectorielle aussi, du logiciel, parfois en Asie.
13:33On a aussi beaucoup de fournisseurs de pelles.
13:35J'aime beaucoup cette expression. Elle est très intéressante.
13:38Aujourd'hui, on voit très bien qu'il y a un déplacement du centre de gravité.
13:41La dépense se fait aux États-Unis.
13:43Le CAPEX est dépensé, finalement, du côté asiatique.
13:46Et donc, c'est vraiment ces valeurs-là, aujourd'hui, qui en profitent,
13:48avec, encore une fois, des hypothèses forward qui sont extrêmement intéressantes
13:52et qui pèsent à la baisse sur les valorisations.
13:54C'est peu cher, encore une fois, si les hypothèses sont bonnes.
13:57Donc, peut-être un point d'entrée sur ces marchés émergents.
14:01Kevin, avant de reparler des taux avec Bertrand,
14:05parlons des obligations d'entreprise triple B en euros.
14:11Vous avez ramené ce graphe. Je m'en mêle dans les graphes.
14:14Voilà, vous avez ramené ce graphe.
14:16Est-ce que vous pouvez nous expliquer ces deux graphes sur ces obligations d'entreprise, Kevin ?
14:21Oui, pour clôturer, en fait, le côté allocation,
14:25c'est vrai que l'été a été évidemment très propice à beaucoup de bruit sur la partie obligataire.
14:31On en parlera sûrement tout à l'heure, mais on a eu une très forte remontée des taux,
14:34certes, sur la partie Goviz.
14:36La question qui se pose aujourd'hui dans nos gestions,
14:38c'est à quel moment est-ce que l'on peut de nouveau regarder de l'obligataire ?
14:41On a passé globalement les neuf derniers mois à dire à nos clients,
14:44non, ne faites pas d'obligataire.
14:46Les spreads sont très tassés,
14:48et en plus, les rendements en absolu, entre guillemets, ne sont pas intéressants.
14:51Ce que l'on constate sur ce graphique-là,
14:53le premier graphique que vous voyez à gauche,
14:55c'est la courbe de taux du triple B.
14:56On va la prendre en exemple sur un corporate européen.
14:59Donc, c'est de la mauvaise qualité, de bonne qualité de crédit.
15:02C'est le plus bas niveau de l'investissement de grève.
15:04Globalement, c'est médiocre en étant bon, je le précise bien.
15:07La courbe bleue foncée, ce sont les taux du jour,
15:10sur le triple B, et la bleue ciel, c'est celle du 1er janvier.
15:13Donc, le premier élément, évidemment,
15:15c'est que la hausse des taux que l'on a, évidemment,
15:17commentée cet été sur l'égovise,
15:20elle se répercute, bien entendu, sur les obligations.
15:22Aujourd'hui, typiquement, ça signifie qu'on peut aller chercher
15:24de la bonne qualité de crédit.
15:26Sur du 5 à 7 ans de maturité,
15:28on arrive à trouver des papiers qui vont se situer
15:31à minima à 4% de rendement acturiel.
15:33D'accord.
15:33On a traité des valeurs, je pense à du Saint-Gobain,
15:35du Bank of America, du TKO, très récemment.
15:38On arrive quasiment à avoir du 4,5, 4,6% de rendement acturiel
15:41à maturité sur ces papiers-là.
15:43Donc, ça commence à redevenir très intéressant, me semble-t-il.
15:46La question qui se pose, évidemment, c'est
15:48est-ce que ce mouvement est terminé ?
15:49On n'a pas la réponse.
15:50Et si on devait y répondre, on dirait plutôt non,
15:52parce que le mouvement, notamment sur les taux courts,
15:56reste évidemment d'actualité.
15:58Mais en absolu, sur du 5 à 7 ans,
15:59dans un portefeuille de gestion privée,
16:01ça redevient très intéressant, et c'est ça
16:03qu'on montre ce graphique.
16:04Le dernier élément, c'est le graphique de droite,
16:06c'est les spreads, parce qu'en réalité,
16:08on bataillait beaucoup ces dernières années
16:10en disant que les spreads sont très resserrés.
16:12C'est encore le cas.
16:13Donc, en fait, cet été n'a pas modifié
16:15cette visibilité-là.
16:16On a très peu de primes qui nous est offerte
16:18par le corporate.
16:19Et ça, ça nous incite à penser à autre chose,
16:20c'est qu'on se retrouve quasiment dans une situation
16:23dont on parle parfois dans les émergents.
16:24Vous savez, on dit souvent,
16:26c'est mauvais pays, bon émetteur.
16:27C'est-à-dire qu'on considère qu'on a parfois
16:29des pays qui sont de médiocre qualité.
16:31On préfère, en fait, les très belles entreprises
16:33qui vont émettre de la dette.
16:34On se retrouve quasiment aujourd'hui dans ce cadre-là.
16:36Pourquoi les spreads ne remontent pas ?
16:38Parce qu'on a déjà une concurrence corporate
16:40qui est très forte par rapport aux souverains.
16:42Donc, évidemment, aux États-Unis,
16:44on pourrait faire le même parallèle.
16:45Les GAFAM qui émettent de la dette
16:46sont aujourd'hui quasiment plus attractifs
16:48que des taux américains à long terme.
16:50Et en Europe également, en réalité,
16:52les investisseurs ne veulent pas se séparer
16:54de leur bonne dette à ABBB.
16:56C'est pour ça qu'on n'a pas ces augmentations de spread.
16:59Donc, c'est très intéressant.
17:00Attention à ne pas tomber dans ce syndrome-là
17:02parce qu'on voit quand même très bien
17:04qu'il y a une espèce de sanction sur les pays aujourd'hui.
17:06Donc, sur la dette, les déficits,
17:08on en parlera peut-être tout à l'heure.
17:09Et c'est ce qui explique, encore une fois,
17:11que ces spreads restent tassés.
17:12Mais ces spreads tassés, pour la première fois,
17:14ne nous font pas dire qu'il ne faut pas y aller.
17:16On recommence, en tout cas,
17:17à se poser la question d'achat dans nos portefeuilles.
17:19D'accord.
17:20Justement, revenons peut-être plus dans la largeur
17:25sur cette situation, Bertrand, tendu sur ces taulons.
17:29Une situation, je vous rappelais,
17:30qui touche l'intégralité du monde.
17:34Au final, là, vous nous avez apporté un graphe
17:37qui compare la Grande-Bretagne,
17:39les États-Unis, l'Europe et le Japon
17:41en termes de taulons.
17:43Qu'est-ce qu'on peut dire de ce graphique ?
17:45Et puis, est-ce qu'il y a un moment
17:47où on commence vraiment à s'inquiéter
17:49sur ces taulons, Bertrand ?
17:51Alors, ce qui est intéressant,
17:53c'est qu'il y a eu beaucoup de commentaires
17:56un peu partout sur le fait
17:57que les taux de la dette française
17:59étaient en train de flamber.
18:00C'est une réalité.
18:03S'il n'y avait que la dette française
18:04qui flambait, ce serait embêtant.
18:07En fait, on est tous dans le même bateau.
18:08Même le Japon.
18:09Et le Japon, qui a longtemps été,
18:11pendant des décennies,
18:13abonné à des taux 0, 0+,
18:15et qui cherchaient difficilement de l'inflation.
18:18Là, cette fois-ci, c'est parti
18:19et ça doit leur faire un peu drôle.
18:21Parce que là, c'est monté.
18:22On flirte avec les 3%.
18:23C'est du jamais vu.
18:25Donc, on a tous les taux qui montent.
18:27Donc, ce n'est pas parce qu'on est tous malades
18:28que c'est mieux.
18:29Mais voilà, il y a quand même un sujet.
18:30Bon, il y a un sujet sur l'inflation.
18:33Et on voit bien que, voilà,
18:34ce qui se passe,
18:35le contexte géopolitique sur le pétrole,
18:36ça, on sait que c'est de l'inflation importée.
18:39Le commerce mondial,
18:40il est quand même un peu grippé.
18:41Et puis surtout, il y a un désordre logistique énorme
18:43avec les détroits qui sont bloqués.
18:45Donc ça, ça veut dire que
18:47on recommence, comme au Covid,
18:49à avoir des routes plus longues.
18:50C'est ça.
18:51Et des coûts du fret qui montent.
18:53Donc, de ce point de vue-là, d'ailleurs,
18:54on est en train de regarder de très près
18:55les valeurs de fret
18:56parce que franchement, je pense
18:57qu'il y a des choses à faire là-dessus.
18:59Donc voilà.
19:00Et les spreads, effectivement,
19:01comme disait Kevin,
19:02je suis complètement d'accord,
19:05de manière très étonnante,
19:06n'ont pas augmenté.
19:08Effectivement, il y a une vraie concurrence
19:09parce que sur le 10 ans,
19:11sur des échéances à 10 ans,
19:14donc les 7 magnifiques,
19:16elles ont émis en début d'année
19:18à 4,4,5.
19:19Donc globalement,
19:20avec des esprits de ridicule
19:21face au tour européen.
19:22Donc on sent bien que
19:23pour les acteurs qui ont la possibilité,
19:25parce qu'il y en a par mandat,
19:26ils sont obligés de prendre
19:26de la dette gouvernementale.
19:28Mais pour ceux qui ont des marges de manœuvre,
19:30on sent bien qu'ils sont plus à l'aise
19:31à aller prendre de la dette corporelle
19:33que de la dette d'État,
19:35de la dette souveraine.
19:39Donc les écartements de taux,
19:40donc ces spreads,
19:41qui étaient nos facteurs d'alerte
19:43et en fait qu'on surveillait
19:44en se disant
19:45« Ah, attention, c'est tendu,
19:47aujourd'hui, ça ne marche pas. »
19:49Donc clairement,
19:49ce qu'il faut regarder,
19:50c'est ce qu'on appelle les CDS,
19:51qui sont les primes d'assurance.
19:52Parce que quand on achète de la dette,
19:54on peut aussi s'assurer en disant
19:55« Tiens, s'il y a une défaillance
19:56d'un émetteur,
19:56je prends une assurance. »
19:58Ça grève votre rendement,
19:59mais au moins,
19:59vous êtes assuré.
20:01Donc c'est ça
20:01qu'on va regarder de très près.
20:03Et là, pour l'instant,
20:03ces fameux CDS,
20:05il y a un peu de tension,
20:06mais pas grand-chose.
20:07On regarde des autres indicateurs
20:08de risque sur le marché actions
20:10pour voir si quelque chose
20:11est en train de se passer.
20:12Je vous le disais,
20:12les banques,
20:13elles ont passé l'été,
20:13mais tranquille.
20:14Celui qui n'avait que des banques
20:16en portefeuille,
20:17il a passé un été tranquille.
20:18Si vous aviez autre chose,
20:19vous vous êtes fait secouer,
20:20mais les banques,
20:21alors que normalement,
20:22c'est l'actif qui doit trembler
20:24quand ça tend sur les taux.
20:25Les banques,
20:25ça passe nickel.
20:26Donc essentiellement,
20:27les CDS
20:29et la volatilité
20:30sur les marchés actions,
20:31oui, c'est monté,
20:33mais globalement,
20:33aux Etats-Unis,
20:34on a yoyoté entre 15 et 19.
20:36Donc les codes d'alerte,
20:37elles sont à 30,
20:38on en est loin.
20:38Donc pour l'instant,
20:39voilà,
20:40et c'est vrai qu'on a une croissance.
20:41On a eu des créations d'emplois
20:43aux Etats-Unis
20:43qui étaient plutôt bonnes.
20:44Donc on vit dans un univers
20:45qui est assez nouveau,
20:47où finalement,
20:47la croissance est là.
20:49Il n'y a pas de taux de défaut
20:50du côté des entreprises.
20:52Ce n'est pas génial globalement,
20:54mais les boîtes font des efforts
20:55et les publications
20:55ont été énormes.
20:56Et puis surtout,
20:59la masse de résultats globales,
21:01elle est tirée notamment aux Etats-Unis
21:03par les valeurs tech.
21:04Il faut avoir en tête,
21:05on parlait de Micron
21:06avec 231%,
21:07je crois,
21:07depuis le début de l'année.
21:08Donc ça,
21:08c'est un truc,
21:09c'est complètement fou.
21:11Micron va publier
21:12la semaine prochaine.
21:13Donc on attend
21:14autour de 70 dollars
21:16par action.
21:16Donc ça va ergoter
21:17sur 71,
21:18c'est mieux,
21:1969,
21:19c'est pas bien,
21:20un truc comme ça.
21:20Non,
21:21le vrai sujet,
21:21c'est qu'il y a deux ans,
21:23c'était 70 centimes.
21:25On est sur une boîte
21:25qui a fait x100
21:26en termes de bénéfices
21:27par action.
21:28Donc le parcours,
21:29il y a de la place.
21:32Mais voilà.
21:33Oui,
21:33mais les investisseurs
21:34vont quand même arbitrer
21:34sur ce que vous disiez.
21:35Ça va quand même arbitrer
21:36sur 71,
21:3769.
21:38Mais voilà,
21:39donc en fait,
21:39on a des boîtes de tech
21:40qui reviennent
21:41pleines balles
21:42avec des rentabilités énormes.
21:44Je parlais du fret,
21:45bon alors là,
21:45c'est des petits acteurs,
21:46donc eux,
21:47dans la cote,
21:47franchement,
21:47on est en train de parler
21:48de 1 ou 2% de la cote,
21:50mais il y a pas mal d'acteurs
21:51qui arrivent à tirer
21:51leur épingle du jeu.
21:53Et pour les autres
21:53qui subissent
21:54les intrants,
21:57souvent,
21:57dans les contrats,
21:58ils peuvent le reporter,
21:59donc ils peuvent reporter
22:00la hausse des prix
22:01dans le prix de vente.
22:03C'est le cas
22:04pour Prismian pour partie.
22:05Donc voilà.
22:06Donc,
22:07sur la part cotée,
22:08parce qu'il y a tout
22:09le long coté,
22:09et là,
22:10il y a des sujets,
22:10il y a des sujets
22:11dans l'immobilier,
22:11des choses comme ça,
22:12mais sur les entreprises cotées,
22:14notamment les plus grosses
22:15et les moyennes,
22:16objectivement,
22:17ça se passe plutôt bien.
22:18Donc nous,
22:18on a plutôt
22:19un schéma porteur
22:20et optimiste
22:20pour la fin d'année.
22:21Bon,
22:22et puis sur le dernier graphe
22:24qui s'était,
22:25bon,
22:25je l'ai perdu
22:25parce que j'ai perdu,
22:26mais voilà,
22:28le spread franco-allemand.
22:30Alors là,
22:30par contre,
22:31on voit sur ce graphe
22:32qu'il est quand même
22:33au plus haut
22:34depuis 2013
22:35à 110 points de base.
22:36Il y a de la tension,
22:37clairement,
22:38donc ça,
22:39on ne peut pas le nier,
22:40voilà,
22:40c'est ça.
22:42On a connu
22:43des situations
22:44plus tendues,
22:45donc on va regarder
22:45comment ça se passe,
22:46notamment au niveau
22:48des adjudications.
22:48Donc ici,
22:49on a toujours,
22:51généralement,
22:51elles sont plutôt
22:52sursouscrites.
22:53Donc on va voir,
22:54ça,
22:55ça va être aussi
22:55un indicateur à surveiller
22:56parce qu'en l'occurrence,
22:58là,
22:58quand le spread monte,
22:59la dernière fois
23:00quand il était monté,
23:02comme on le voit
23:02au début sur le graphe,
23:04c'était quasiment
23:05l'éclatement de la zone euro,
23:06enfin c'était la crise grecque
23:07et là,
23:08pour le coup,
23:08il y avait des vraies tensions.
23:10Donc je ne dis pas
23:11que le marché obligataire
23:12est sans tension,
23:14mais en tous les cas,
23:15il vit ces événements
23:18plutôt pas trop mal
23:19jusqu'à présent.
23:20Donc méfions-nous
23:20parce que ça peut changer
23:21du jour au lendemain,
23:22mais pour l'instant,
23:23Ce n'est pas inquiétant
23:24un spread aussi élevé
23:25entre la France
23:26et l'Allemagne ?
23:26Oui,
23:27ce n'est pas réjouissant,
23:27ce n'est pas réjouissant,
23:28mais en fait,
23:30ça fait écho.
23:30D'abord,
23:31en France,
23:32globalement,
23:33la course aux présidentielles
23:35est lancée.
23:36Donc voilà,
23:36chacun vient
23:37avec plus ou moins
23:38sa profession de foi
23:39et bon,
23:40ça,
23:41ça n'aide pas
23:41à faire descendre
23:42les taux français.
23:44Et inversement,
23:45du côté de l'Allemagne,
23:45on s'aperçoit
23:46qu'il y avait
23:46des plans de développement,
23:47enfin,
23:47il y avait des plans
23:48d'investissement
23:50qui étaient,
23:51qui auraient dû
23:52faire générer
23:53de la dette
23:53parce que là,
23:54pour le coup,
23:54l'Allemagne a de la place
23:55pour investir,
23:57enfin,
23:57pour lever de la dette
23:58pour investir.
23:59Et il y a des vrais
23:59investissements rentables
24:00à faire.
24:01Et là,
24:01on voit qu'ils se font
24:02tirer l'oreille,
24:03typiquement,
24:04on le voit sur les renouvelables.
24:05Alors,
24:05voilà,
24:06sur les nouveaux contrats,
24:07il y a des choses
24:08en plus à faire.
24:09ça va rallonger
24:10le temps
24:11entre le moment
24:11où j'obtiens mon permis
24:12et le moment
24:12où je peux rentrer
24:13en production.
24:14Donc,
24:15il y a des éléments
24:15qui sont en train
24:16de gripper
24:16du côté de l'Allemagne.
24:17Il y a des sujets
24:18sur,
24:18voilà,
24:19il y avait un plan.
24:21Tout le monde est d'accord
24:21pour dire qu'il faut
24:22plus de défense,
24:23plus d'investissement
24:23dans la défense,
24:24aller jusqu'à 5% du PIB.
24:26Donc,
24:26tout le monde le dit,
24:27mais la réalité,
24:29on voit que ça coince
24:30sur les contrats,
24:31que ça n'avance pas.
24:32Donc,
24:33voilà,
24:33on est dans ce moment-là.
24:34Ça arrivera probablement,
24:35mais là,
24:36aujourd'hui,
24:36on est dans le moment
24:36où le marché
24:38a moins envie d'y croire.
24:39Donc,
24:39il met l'attention
24:41sur les intervenants
24:42en faisant monter les taux.
24:43Enfin,
24:44pour finir,
24:44Kevin,
24:45vous nous avez apporté
24:45ce graphe
24:46sur l'indice
24:47de surprise économique
24:48aux Etats-Unis.
24:49C'est un indicateur financier
24:51qui mesure
24:52l'écart
24:53entre la réalité
24:54des chiffres économiques
24:55publiés
24:55et ce que le marché
24:57attendait.
24:58Et on voit là,
24:59sur ce graphe,
24:59qu'il est reparti
25:00à la hausse,
25:01Kevin.
25:01Oui,
25:01parce qu'on a beaucoup parlé
25:04micro-entreprise
25:05ensemble aujourd'hui.
25:07Ce qui est important,
25:08c'est qu'on a quand même
25:09eu un bruit
25:09qui est un bruit
25:11relativement morose,
25:12disons-le comme ça,
25:13sur toute l'actualité,
25:14le géopolitique,
25:15etc.
25:15Et en réalité,
25:16quand on regarde
25:17les chiffres
25:17macroéconomiques
25:18qui sortent,
25:18ils sont plutôt bons
25:19et ils sont plutôt surprenants.
25:21Alors,
25:21le paysage n'est pas le même
25:22d'un pays à un autre
25:23et d'une zone à une autre.
25:25Évidemment,
25:25les Etats-Unis,
25:26c'est ce que montre le graphe,
25:27caracole en tête
25:28entre guillemets
25:28dans les surprises
25:29et les surprises positives.
25:30Oui,
25:30par exemple,
25:31le rapport sur l'emploi,
25:32Bertrand mentionnait
25:33des créations nettement,
25:35un rapport bien plus solide
25:37que prévu il y a maintenant
25:37quelques semaines,
25:38162 000 créations
25:40après 23 000 destructions
25:42qui avaient finalement
25:42été révisées
25:43à 50 000 créations
25:45et puis même
25:46sur l'inflation au final.
25:47Exactement,
25:48même l'inflation reste contenue
25:50par rapport à ce qu'elle avait pu être
25:51en 2022-2023,
25:53donc on a très bonnes surprises
25:54et en fait,
25:54on a une conjonction
25:55d'une micro
25:56qui nous allait faire un été
25:57quand même
25:57qui était relativement idyllique
25:59parce que les techs
26:00ont bien publié
26:01mais même les autres secteurs
26:02nous ont emmené
26:02en l'occurrence à la surprise
26:03et puis le fonds macro
26:05reste bon
26:05et ça vaut aussi pour l'Europe,
26:07on a ce débat
26:08sur les spreads,
26:09etc.
26:09Même en France,
26:10les chiffres de la semaine
26:11n'ont pas été si mauvais
26:12qu'attendus.
26:13Sur les PMI par exemple ?
26:14Absolument,
26:15et donc on se retrouve
26:16à minima
26:17des macros qui sont
26:18sans être exubérantes
26:20à minima
26:20pour certaines très résilientes
26:22donc c'est plutôt
26:22la bonne nouvelle
26:23et ça explique aussi
26:24qu'on a une très bonne tenue
26:25des marchés
26:25malgré encore une fois
26:26un bruit ambiant
26:28qui peut paraître
26:28assez lourd
26:29avec de la géopolitique
26:30et de main de la politique
26:32sûrement à partir de 2027
26:33qui vont être très lourds.
26:34La réalité,
26:35c'est que les entreprises
26:36ce que mesure la macro également
26:38elles sont résilientes,
26:39elles se sont adaptées
26:40et pour l'instant
26:40le paysage est bon.
26:41Oui et puis sur les PMI,
26:43sur ceux de l'ensemble
26:44de la zone euro,
26:45il me semble
26:46qu'ils étaient aux meilleurs
26:47depuis deux ans même
26:48exactement
26:48et pareil pour les Etats-Unis
26:49d'ailleurs
26:50qui ont vu aussi
26:51cette publication
26:52cette semaine
26:53hier ou avant-hier
26:54merci beaucoup messieurs
26:55Kevin Lenoil
26:56directeur associé
26:57chez Avant-Garde
26:58Family Office
26:59merci beaucoup Kevin
27:00et Bertrand Lamiel
27:01directeur de
27:02Port-en-Part
27:03gestion
27:04merci d'avoir été
27:05sur ce plateau
27:07ce soir
27:08et puis merci à vous
27:09de nous avoir suivis
27:10on se retrouve
27:11lundi à midi 30
27:13et à 17h30
27:14en direct
27:15sur Bismarck
27:16Sous-titrage Société Radio-Canada
27:19Sous-titrage FR ?