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  • il y a 18 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Il place à l'actualité à présent, l'actualité qui est dominée par ces images.
00:04Des images, il faut bien le dire, désolantes, de jeunes individus cagoulés à chaque fois,
00:09masqués, qui s'en prennent à des personnels de l'éducation nationale.
00:13À Toulouse, c'est un homme venu avec un extincteur à la main pour éteindre un feu
00:17qui s'est fait violenter et jeter à terre.
00:20À Saint-Denis, des tirs de mortiers sont tirés contre des pompiers.
00:25Voilà, je vous laisse regarder ces images, je parle à nos invités.
00:28Bonsoir Mathieu Vallée, merci d'être avec nous.
00:32Arthur Berda, Laurence Saillet, Tugduel-Denis, Alexis Corbière.
00:35Comment vous réagissez face à cela ?
00:37Comment vous expliquez que ce n'est pas condamné unanimement ?
00:42Vous savez, il y a un sujet, l'éducation, et on va parler de ces violences.
00:47Le sujet qui intéresse, la jeunesse, et à savoir, moi je suis un élu de Seine-Saint-Denis,
00:52c'est pour quelle raison la Seine-Saint-Denis, qui est le département le plus pauvre de France,
00:55le plus jeune de France, a moins de moyens pour ses établissements scolaires ?
01:00Comment ça se fait que le taux de remplacement des enseignants est le plus bas de l'ensemble du pays,
01:05quasiment ?
01:05Comment ça se fait qu'on considère que durant la totalité de sa scolarité,
01:08un jeune de Seine-Saint-Denis perd sans doute 18 mois de scolarité pendant sa scolarité ?
01:12Je suis élu de Montreuil, le lycée Jean Jaurès mobilisé,
01:15il y a des moyennes d'élèves par classe, 31-35.
01:18– Mais vous ne croyez pas qu'on pourrait en parler s'il n'y avait pas tout cela ?
01:21– Alors, moi je suis contre la violence, mais d'abord il y a un mouvement,
01:24il serait bon qu'on y consacre du temps pour dire que le mouvement il est légitime,
01:28et que ce qu'on a de plus précieux c'est l'école publique,
01:30et qu'il est important de répondre politiquement.
01:32Le problème de la violence, je vais vous dire, c'est non seulement, petit un, c'est mal,
01:37c'est pas bien d'être violent, et c'est quelque chose d'important.
01:40Deuxièmement, ça fait en sorte qu'immédiatement,
01:42Sonia Mabrouk va faire une émission de BFM TV,
01:44où on va parler de poubelles qui brûlent,
01:47alors qu'on pourrait consacrer du temps à discuter…
01:49– Quand des professeurs et des proviseurs sont…
01:52– Non, honnêtement, ce n'est pas une poubelle qui brûle.
01:54Je crois que vous êtes professeur.
01:56Vous avez mal à votre cœur et vous avez mal à la France quand vous envoyez…
01:59– Mais j'ai commencé la discussion de tout le monde.
02:01– Donc ce n'est pas une question d'une poubelle qui brûle.
02:03– Mais personne ne veut voir ces images.
02:05Tout le monde qu'on a…
02:06Est-ce que vous connaissez une personne qui est venue sur un plateau télé
02:08dire « Oui, il faut casser la figure aux enseignants ? »
02:10– Ben oui, M. Jean, M. Aldenis.
02:12– On voit quand même des élus de la France insoumise
02:15qui sont aux côtés des jeunes violents.
02:17Mais je trouve que vous inversez un peu l'accusation,
02:20si vous pouvez me permettre.
02:21Sur les moyens, oui, les remplacements sont compliqués en Seine-Saint-Denis.
02:26Après, aussi parce qu'il n'y a pas beaucoup de profs
02:29qui sont très motivés pour venir.
02:32Il y a certains profs qui se désengagent
02:34parce qu'ils subissent des cours insupportables à tenir.
02:40Attendez, non, vous me direz après.
02:43Il y a les milliards de la politique de la ville.
02:45Vous ne pouvez pas dire que la Seine-Saint-Denis
02:47est un département qui ne bénéficie pas des subsides de l'État.
02:51On a organisé un système où, quand vous êtes professeur,
02:54que vous êtes agrégé, que vous avez obtenu les meilleurs diplômes,
02:56que vous avez travaillé le plus possible,
02:58en fait, on vous envoie en priorité dans ce genre d'établissement.
03:02– Ça, c'est pas vrai, ça.
03:02– Mais si, bien sûr.
03:03– Mais bien sûr.
03:09– Votre débat est parfaitement légitime.
03:11Moi, je vous demande, est-ce que la violence des mots
03:18précède la violence des actes ?
03:19Est-ce que ce n'y avait plus ?
03:20Non, mais je pose une question pour l'intervocation.
03:22– Il ne faut pas de violence.
03:22Moi, je veux dire, j'ai 58 ans, je ne vais pas faire le malin,
03:24je ne suis pas de dirigeant de lycéen.
03:26Mais si les jeunes, on s'intéressent un petit peu à ce que j'ai à leur dire,
03:28je leur dis, organisez-vous démocratiquement,
03:30ne faites pas de violence.
03:32– C'est le discours systématique de vos anciens amis de la France insoumise
03:35qui, à la fois, accompagnent et encouragent les violences
03:37en faisant mine de ne pas le faire,
03:38et puis à la fin, on a Jean-Luc Mélenchon qui vient nous expliquer
03:40surtout qu'il ne faut pas de violence sans quoi la lutte est inaudite.
03:42– Écoutez, écoutez le mouvement.
03:43– Il y a une phrase de Bali Bagayoko qui a d'ailleurs été beaucoup tronquée.
03:45Bali Bagayoko, qui est le maire et la fille de Saint-Denis,
03:47tout le monde a dit, il a dit que la violence était légitime.
03:49C'est pas ce qu'il dit.
03:49Il dit la violence peut être légitime,
03:51mais déjà cela, à mon sens, et je voudrais vous entendre,
03:53est-ce que ce n'est pas déjà un problème, ce type de phrase ?
03:56– Mais, comme je suis souvent invité chez vous,
03:58il faut comprendre cette séquence-là,
04:00je ne défends pas en soi Bali Bagayoko,
04:02même si par ailleurs j'ai beaucoup d'affection pour lui,
04:04et c'est quelqu'un de très bien, politiquement ou humainement.
04:07On lui montre les images, c'est il y a quelques jours,
04:09où un fonctionnaire de police, et moi je trouve que rien ne le justifie,
04:12quand même même la jeune personne en question a été violente,
04:15tire un coup de lance-grenade dans le visage de quelqu'un à un mètre de distance.
04:18– Non, c'est pas ça, c'est pas ça.
04:19Attendez, là vous êtes en train de mettre un contexte, il n'est pas celui-là.
04:22– M. Bali Bagayoko a vu d'autres choses que ces images-là.
04:26Il a vu aussi la violence de la part de certains groupuscules
04:29qui s'ajoutent aux étudiants.
04:31Moi je trouve que quand vous faites le distinguo entre les moyens qui sont donnés…
04:33– Donc vous savez mieux que moi et vous n'avez plus…
04:34– Excusez-moi, est-ce que vous me permettez ?
04:36– Non, je ne permets pas parce que j'ai essayé d'expliquer,
04:38donc je propose que ne me posez plus de questions,
04:40parce que si quand je réponds, on me coupe la parole,
04:42vous évidemment séquencez et bien dire que tout le monde est violent,
04:45à part vous, c'est bien connu.
04:46– Quand vous opposez justement la Seine-Saint-Denis et le reste du territoire,
04:50vous justifiez cette violence.
04:51Vous dites aux jeunes, vous avez raison de vous révolter.
04:54Mais ce n'est pas ça.
04:54– Ah oui, ça ils ont raison.
04:55– Déjà, entre vous et le ministre de l'Éducation nationale,
04:57il y en a un des deux qui ment.
04:58Parce qu'hier, les chiffres ont été annoncés,
05:00des moyens qui sont déployés, et ce n'est pas du tout vos chiffres.
05:03Et enfin, si vous voulez, vous qui êtes professeur…
05:05– Madame Salier, je vous prends en mots parce que vous êtes une femme rigoureuse,
05:09dure, mais honnête.
05:10Est-ce que c'est vrai qu'au lycée Jean Jaurès,
05:12qui s'est mobilisé dans ma circonscription,
05:13en terminale, ils sont à 35 ?
05:15Si ce que je dis est faux, je ne m'invite plus jamais.
05:21– D'accord, c'est vrai, oui, oui.
05:24– Donc, deuxièmement, est-ce que c'est vrai qu'à la rentrée prochaine,
05:26malgré ce que nous a dit que tu dis, Aldenis,
05:27il y a 4086 postes en moins en raison du budget ?
05:30Est-ce que c'est vrai que seulement 22% des médecins scolaires de Seine-Saint-Denis
05:33sont nommés ?
05:34– Mais M. Corbière, vous croyez que ça ne nous révolte pas ?
05:36– Non, mais tout ça…
05:37– Mais vous avez entièrement raison.
05:39– Je sais qu'on partage cette idée-là.
05:42Depuis 2017, que je suis élu de Seine-Saint-Denis,
05:44nous répétons, justice, éducation, et par ailleurs police à l'époque,
05:48sont particulièrement sous-dotés en Seine-Saint-Denis.
05:50C'est une réalité, 30% de moyens en moins.
05:53Le meilleur établissement doté de Seine-Saint-Denis
05:55est moins doté financièrement que celui de Paris.
05:58Tout ça, alors à partir de là, vous avez une jeunesse,
06:00et je termine en plus pour faire mon numéro,
06:02que vendredi, on avait une réunion.
06:04– On avait compris.
06:05– Qu'on comprenne bien.
06:06Oui, oui, mais mon numéro, écoutez-le,
06:07c'est que vendredi, quand on est réunis sous l'autorité de M. le Préfet
06:10dans la préfecture de Bobigny, en présence de M. le Recteur,
06:13pour faire le point avec tous les parlementaires
06:14qu'on le fait d'ordinaire sur la rentrée.
06:16Il nous dit, tout s'est bien passé.
06:17Tout s'est bien.
06:18Et nous lui répondons unanimement,
06:20toutes sensibilités confondues.
06:21Non, M. le Recteur, ça ne se passe pas bien.
06:23Parce que contrairement à ce que vous pensez,
06:25on a un taux d'encadrement élevé,
06:27on a une dégradation de la médecine scolaire.
06:28Pourquoi je parle de la médecine scolaire ?
06:29C'est que les grands numéros de Trémolot,
06:31M. Attalouot, qui nous expliquent
06:32que la santé mentale des jeunes, c'est leur priorité,
06:35et que concrètement, dans le département le plus jeune de France,
06:37un médecin sur cinq scolaire seulement est nommé.
06:39M. Corbière, vous avez...
06:40Donc on en a marre.
06:41Attendez, la santé mentale des lycéens,
06:44mais moi j'insiste aussi...
06:45Ils ont raison de se mobiliser, mais c'est en violence.
06:46Sur la santé mentale des professeurs et des proviseurs
06:48qui ont été molestés,
06:49sur aussi une forme de fragilité psychologique
06:52des forces de l'ordre,
06:53peut-être qu'on ne va pas se rejoindre sur ça.
06:54Je trouve que tout ça...
06:55Mais les forces de l'ordre,
06:55on leur fait faire le sale boulot.
06:57On leur fait faire le sale boulot, bien évidemment.
06:59Maintenant, je vais vous dire...
07:00Attendez, attendez.
07:03Si vous me donnez mon opinion, je ne suis pas sûr,
07:04mais je vais être obligé de vous donner la parole.
07:06Mais allez-y.
07:06Donc expliquez-nous que tout est parfait,
07:08que les forces de l'ordre sont irréparables.
07:09Vous êtes dans Minority Report.
07:11Vous me semblez que vous avez quitté la France insoumise
07:12et donc ses excès.
07:14La réalité, M. Corbière,
07:15est-ce que vous savez,
07:17jusqu'en 2025,
07:18combien la région de France,
07:20dont je ne suis absolument pas le porte-parole,
07:21mais il faut être factuel,
07:21comme vous, j'aime bien être honnête intellectuellement,
07:23ont investi dans les lycées
07:25de ce département de la Seine-Saint-Denis ?
07:27Allez-y.
07:271,5 milliard d'euros.
07:3053 lycées rénovés,
07:313 livrets neufs.
07:32Je ne connais pas beaucoup d'autres départements
07:33qui ont un investissement massif, structurel,
07:35aussi important.
07:37Donc je tiens à le dire.
07:38Ensuite, vous saviez,
07:40pour vous revenir sur vos moyens,
07:41si je vous ai donné un nombre de chiffres
07:43de lycées rénovés,
07:44est-ce que vous saviez
07:45combien était le budget de l'éducation sociale
07:46en 2017 et aujourd'hui ?
07:48On est passé hors portion
07:49de retraite pour les fonctionnaires,
07:50qui est le plus grand ministère de la République,
07:52de 49 milliards,
07:53on est passé à 63 milliards.
07:54Donc comme vous,
07:55je regrette que l'investissement
07:57que les parlementaires de 2017 à 2026,
08:00on est aujourd'hui à 63 milliards.
08:01C'est le premier poste,
08:02avant encore les intérêts de la dette,
08:03pour l'instant.
08:04Mais la réalité, M. Corbière,
08:06c'est que je suis comme vous.
08:08Moi, vous ne parlez que d'Assane-Saint-Denis,
08:09mais moi, je parle de toute la France
08:10dans sa globalité.
08:11Quand vous avez un gamin sur trois
08:13qui ne maîtrise pas correctement la lecture,
08:14c'est les chiffres PISA
08:15qui réalisent au niveau de nos écoliers.
08:17Quand vous avez plus d'un gamin sur trois
08:19qui ne maîtrise pas les mathématiques,
08:20oui, il y a un sujet.
08:21Et ça, il faut se révolter.
08:22Il faut dire que ça change
08:23parce que lire, écrire, compter
08:24et savoir les fondamentaux,
08:27c'est nécessaire,
08:27ce qu'on défend avec Marine Le Pen
08:28et Jordan Bardella.
08:29Ensuite, pour les policiers,
08:31quand Jean-Luc Mélenchon parle
08:32de sauvagerie policière,
08:33quand on voit les images,
08:35131 policiers gendarmes blessés
08:36depuis hier jusqu'à aujourd'hui.
08:38On ne parle pas sur une semaine,
08:39on parle sur deux jours.
08:40Quand vous voyez des gamins exhibés,
08:42des drapeaux de la Palestine,
08:44chanter pour Gaza.
08:45Moi aussi, je ne vois pas quel rapport
08:46entre le niveau scolaire,
08:47les moyens de...
08:48Le rapport Gaza...
08:49Je peux vous poser une question ?
08:50Qui a intérêt à tout ça ?
08:52Qui a intérêt à ça ?
08:53Mais la France insoumise de Mabrouk ?
08:54Alors, M. Corbière n'en fait plus partie.
08:56D'ailleurs, il n'est pas rancunier,
08:57visuellement dans ses propos,
08:59je parle pour la France insoumise
09:00sur l'appartenance politique.
09:01Mais ce n'est pas le rapport.
09:02Mais la réalité, c'est que...
09:04Il peut y avoir des amitiés.
09:05On ne va pas criminaliser ses amitiés.
09:07C'est quoi ?
09:08Ça part dans tous les sens.
09:08Vous avez fait la dernière fois
09:09l'offense de dire que je défendais
09:11les policiers.
09:12Et maintenant, je vous rappelle
09:13à vous enseigner l'appartenance politique.
09:14M. Vallée, vous avez...
09:16Je ne sais pas si c'est un entraînement
09:17peut-être dans votre formation policière
09:18très fort, vous arrivez
09:19et vous faites un tunnel comme ça.
09:21Bon, je parle à un mètre.
09:22Je parle à un mètre.
09:23Je veux venir en France
09:25c'est des portes ouvertes
09:25pour l'abattant.
09:26Avec les corbières,
09:26je crois que vous avez
09:27la même formation à ce niveau-là.
09:28Peut-être qu'il s'est.
09:30Pour vous faire un peu souverain.
09:32Non, mais venir dire...
09:33Non, mais venir dire...
09:35Je veux dire,
09:36de manière pérenteur
09:37en enfonçant les portes ouvertes
09:38qu'il faut que la jeunesse
09:39sache lire et rire-compté.
09:40Oui, bon, OK.
09:40Ouh là là, bravo.
09:41Mais enfin, c'est quoi le problème ?
09:42D'accord ?
09:42Oui, d'accord.
09:43Mais qui est en désaccord ?
09:44Mais monsieur,
09:45qui est en désaccord ?
09:48Quand moi, je vous dis...
09:49Bon, j'observe que vous êtes devenu
09:50un fervent soutien du Macroni.
09:52Vous expliquez qu'ils ont manqué
09:52les budgets de l'éducation nationale.
09:54Moi, je vous dis que concrètement,
09:55cette année,
09:57le nombre de postes qui a été supprimés
09:58dans l'éducation nationale
09:59est extrêmement important.
10:00Encore cette année,
10:00c'est qu'à ce que je vous dis...
10:01On augmente les budgets,
10:02mais on ne met pas...
10:03Messieurs, on peut vous mettre
10:04d'accord sur un point ?
10:05Alexis Corbière, Mathieu Vallée.
10:07Oui.
10:07Le problème, c'est que pourquoi
10:09dans cette France, aujourd'hui,
10:10c'est en cassant, en violentant
10:12qu'on croit pouvoir
10:12obtenir des choses ?
10:13Moi, j'ai une question au côté, Alexis,
10:15parce que...
10:15Non, non, attendez, attendez.
10:16Et on va écouter
10:16le président Emmanuel Macron.
10:18Parce que, je vais vous dire une chose.
10:21C'est une forme de violence aussi sociale
10:23qui est exercée là.
10:24Quand je vous dis, l'air de rien,
10:25personne ne le relève
10:26qu'on est le département
10:26le plus jeune
10:27et le plus pauvre de France,
10:28la Sainte-Saint-Dix.
10:29C'est un département
10:29qui mériterait de mettre le paquet.
10:32Mais pourquoi les écoles
10:32ne sont pas en sauvagement ?
10:34Pourquoi les écoles
10:35des communes rurales ?
10:36En sauvagement,
10:37cette jeunesse
10:38n'est pas une jeunesse de sauvage.
10:39C'est un vocabulaire méprisant.
10:41Mais ce n'est pas méprisant.
10:42C'est une sociologue
10:43qui vient de gauche
10:43qui s'appelle
10:44Thérèse Despeche
10:44qui est franchement fou.
10:46Ça peut venir de n'importe qui.
10:48C'est un vocabulaire
10:49qui ne l'accepte pas.
10:50à la dignité humaine.
10:50Et je suis désolé
10:51quand vous avez des professeurs
10:52qui sont frappés
10:53de dos dans la rue,
10:54quand vous avez des feux allumés
10:56devant les lycées,
10:59c'est quand même ça.
11:00Ce n'est pas qu'une bataille
11:00de chiffres.
11:00Attendez, Alexis Corbière
11:01il parle en son nom.
11:02Quand il condamne,
11:03il condamne.
11:03Il l'a fait clairement ici.
11:04Oui, mais tout de suite
11:05à part sur les moyens
11:06d'éducation nationale, etc.
11:07Non, non, non.
11:07C'est pas ça.
11:08La leçon sociétale
11:11de ces émeutes
11:12elle est au moins aussi importante
11:13que la leçon économique
11:14et sociale.
11:15Vous dites tout de suite
11:15ça part, c'est que précisément.
11:17D'abord,
11:17j'essaie de hiérarchiser
11:18pour en donner un peu de cohérence.
11:19Il y a un sujet
11:21école publique,
11:21dégradation de l'école publique.
11:23Il y a un sujet d'ailleurs
11:24séparatisme scolaire
11:25qui fait que de plus en plus
11:26le privé sert de lieu
11:27de refuge aux familles
11:28non seulement les plus aisés
11:29mais même à ceux
11:30qui fuient l'école publique
11:31parce qu'elle est dégradée.
11:33D'accord ?
11:33Et c'est un prof
11:34qui vous parle, madame.
11:35Je suis enseignant
11:36depuis 1994
11:37en lycée professionnel.
11:38L'école publique va mal.
11:39D'accord.
11:40Mais il y a une violence
11:41endémique
11:42dans certains établissements.
11:43Donc c'est ça d'abord.
11:44Est-ce qu'on peut en parler ?
11:44Vous ne voulez pas parler de la violence ?
11:46Vous ne voulez pas ?
11:46Non, non, j'essaie de la hiérarchiser.
11:48C'est vous qui ne...
11:49D'abord.
11:49Je pense qu'en plus
11:50on est tous d'accord
11:51au temps de la taille.
11:51Vous êtes professeur.
11:52Vous vous filiez en plus
11:53que je trouve
11:53qui est sous-évaluée.
11:54D'ailleurs, en passage,
11:55la Vème République,
11:56c'est en 1958.
11:57Je vous le dis parce que...
11:58Monsieur Corbin,
11:59c'est bien de dire libération.
12:00Mais je voulais parler
12:01de la quatrième.
12:02Que qui personne
12:02ne fait jamais d'erreur
12:03dans sa vie
12:04soit blâmé
12:05comme vous le faites.
12:05Je ne blâme pas.
12:06Je voulais vous parler
12:07de la quatrième
12:07mais quand je faisais face,
12:08il parle d'un débat
12:09que j'ai fait.
12:09Je sais.
12:09Non, non, mais c'est pas grave.
12:10Mais ça nous arrive
12:11à tous de nous traiter.
12:12Qui fait un gauche-ci
12:12avec le récit Thibault
12:13qui m'a traité d'ordure
12:14et de pourriture.
12:15Donc, pardon,
12:15face à l'insulte et à l'injure,
12:16j'ai gardé mon sang-froid
12:17à ma maîtrisse
12:18parce que c'est ce qu'on attend.
12:19Ok, allez, je vous taquinez.
12:21Et quand je réponds
12:21quelque chose
12:21qui vous est mal à dire,
12:22je vais vous taquinez.
12:23Et ben, laissez-moi finir.
12:24Donc, je sais très bien
12:24que la cinquième République,
12:25c'est le 4 octobre 1958.
12:27Je voulais parler de la quatrième
12:27parce que ce monsieur gauchiste
12:29Richie Thibault
12:29n'avait que le régime
12:30de Vichy à la bouche.
12:31Voilà, donc les bornes
12:32des âmes gauchistes
12:33qui veulent faire la morale.
12:34C'est bon,
12:35mais le racisme social,
12:36je vois que ça vient
12:37surtout de la gauche
12:38et de l'extrême-gauche
12:38et notamment de la libération.
12:39Mais j'ai l'habitude,
12:40quand on n'a rien à redire
12:41sur le fond d'attaque sur la forme.
12:43Maintenant, monsieur Corbière,
12:44non mais vous avez convoqué
12:45le stop pour rigoler.
12:46Allez, on rigole,
12:47on voit un coup
12:47et on partagerait une bière
12:48après sûrement,
12:49mais avec modération.
12:50Mais la réalité,
12:51c'est que vous êtes professeur
12:52depuis 94.
12:53Vous êtes d'accord ?
12:54Je suis quand même désolé
12:55de vous entendre
12:56de dire que rien n'a changé
12:57alors que Jean-Luc Mélenchon
12:57a été ministre délégué
12:58d'enseignement professionnel
12:59de M. Jospin en 2000.
13:00M. Mélenchon,
13:01que vous soyez,
13:02que vous avez défendu,
13:03que vous avez eu l'honneur
13:04de servir,
13:05n'a pas pu changer la situation
13:06et écouter parler
13:06des gens comme vous
13:09qui étaient professeurs,
13:10qui connaissaient
13:10les pières professionnelles
13:11lorsqu'il était au gouvernement
13:12avec M. Jospin.
13:13je peux vous dire.
13:14Si quelqu'un a une baguette magique
13:17pour changer tout ce qui vient
13:18d'être dit,
13:19alors là,
13:20s'il vous plaît donner la main.
13:22Je veux juste demander
13:23à M. Corbière,
13:23que je trouve dommage
13:24que M. Mélenchon
13:25qui a été au ministère
13:26d'enseignement professionnel
13:27et aux responsabilités
13:27n'ait pas pu changer
13:29la situation
13:30que l'a décrit M. Corbière.
13:31Vous pouvez vous jeter
13:31tous les anathèmes au visage,
13:33ça ne fera jamais avancer
13:33la situation.
13:34Non, mais il m'attendait juste
13:35je réponds à ça.
13:37Non, mais je réponds à ça.
13:37Parce que quand M. Mélenchon
13:38était ministre
13:39d'enseignement professionnel
13:39les professeurs d'ateliers
13:40faisaient 23 heures de cours
13:41et ils se font passer à 18h.
13:42Mais on n'est pas là
13:42pour faire la carte d'automne.
13:43Alors ça y est,
13:44je vous propose,
13:44M. Vallée, s'il vous plaît.
13:46On va écouter.
13:46Le président est enfin intervenu.
13:49Mais pour quel résultat ?
13:51Ça, je vous poserai la question.
13:52Écoutons-le.
13:54La première chose
13:54à laquelle j'appelle,
13:55c'est que tous les responsables
13:56politiques,
13:57quand ils sont élus
13:57de la République,
13:58se rappellent de leur rôle.
14:00Ils sont là
14:00parce qu'il y a
14:00un mandat démocratique,
14:02parce qu'ils ont été élus
14:02de manière calme
14:03dans un cadre organisé.
14:07Ils ne sont pas là
14:07pour agiter les peurs
14:11et faire commettre le pire.
14:12Et j'appelle tout le monde
14:13au calme.
14:13Je veux ici redire aussi
14:14ma solidarité
14:15avec les familles,
14:16avec le corps enseignant,
14:19puisque plusieurs
14:19ont été brutalisés,
14:20et avec les forces de l'ordre
14:22qui font leur travail
14:22et qui doivent le faire
14:23dans le cadre déontologique
14:24qui est le leur.
14:25Et donc s'il y a des écarts
14:26qui sont vus,
14:27il doit être poursuivi.
14:29Et la réponse
14:29au tac au tac,
14:30si je puis dire,
14:31de Jean-Luc Mélenchon
14:33sur X,
14:34regardons là,
14:35Macron et le mouvement lycéen,
14:36c'est la faute aux insoumis.
14:37Il approuve les violences policières
14:39qu'il a ordonnées
14:39contre les jeunes,
14:40lamentables,
14:41comme la situation
14:41qu'il a créée
14:42dans l'éducation.
14:43C'est quand même
14:44le comble du cynisme.
14:45Être en politique
14:46et instrumentaliser
14:47des jeunes,
14:48mettre des jeunes
14:48en danger,
14:49en danger,
14:50parce que là,
14:50il y a une action
14:51avec les préfets
14:52pour protéger
14:52les élèves.
14:54Tout ça
14:55par calcul politique,
14:56mais comment
14:57vous ne pouvez pas
14:58dire qu'il y a
14:58un calcul politique ?
14:59M.Bali Bagaglioco
15:01a cautionné
15:02des violences
15:03contre des journalistes
15:04de BFM.
15:05Est-ce que vous trouvez
15:06ça normal ?
15:07Puisque tout à l'heure,
15:08vous lui trouviez une excuse.
15:09Chaque jour,
15:09il faut apporter
15:10un soutien,
15:11évidemment,
15:12à nos équipes
15:12et plus largement
15:13à toutes les équipes
15:13violentées
15:14et celles de BFM.
15:15Vous trouvez ça admissible ?
15:16Mais on perd du temps
15:17parce que je suis contre
15:18la violence.
15:19Non mais vous arrêtez
15:20avec ce numéro.
15:21C'est une question rhétorique.
15:22Ça ne sert à rien
15:23ce genre de question.
15:24Je vais vous dire
15:25que les choses soient claires.
15:26Moi,
15:26quand un collègue enseignant
15:28se fait frapper
15:28par des élèves
15:29ou des jeunes
15:30parce que ce sont des élèves
15:31ça reste à prouver
15:31en dehors de l'état du sang,
15:33c'est proprement scandaleux.
15:35D'accord ?
15:35Et je désapprouve
15:36quand des journalistes
15:37qui font leur travail
15:38se font agresser
15:39dans les manifestations,
15:39je désapprouve.
15:40D'accord ?
15:40On va arrêter
15:41parce que comme le numéro
15:42ça fait vraiment...
15:43On perd du temps.
15:44Maintenant,
15:44ce que je suis en train de dire,
15:46c'est en tordant le bâton
15:47mais parce qu'on consacre
15:48beaucoup de temps
15:49sur des questions de violence,
15:51j'aimerais quand même
15:51que le sujet
15:53de la dégradation
15:54de l'école publique,
15:55mine de rien,
15:55je donne des chiffres
15:56même si je parle vite
15:57en disant aujourd'hui
15:57le fait qu'il y a
15:59un séparatisme scolaire,
16:00que ce n'est pas vrai
16:01selon le quartier où on a
16:01l'hérité,
16:02qu'on a le même collège,
16:03qu'on a le même lycée,
16:03que l'école publique se dégrade.
16:05C'est un vrai sujet.
16:06Écoutez ce raisonnement.
16:06Il est solidaire
16:08avec les familles.
16:08Savez-vous qu'en Seine-Saint-Denis,
16:10un jeune sur deux
16:11qui la maison du handicap
16:12lui a donné
16:12le fait qu'il ait
16:14un AESH
16:14qui l'accompagne
16:15en classe
16:16pour qu'il puisse étudier
16:17un sur deux ?
16:18C'est également le cas ailleurs.
16:19Mais en particulier
16:20en Seine-Saint-Denis.
16:21Donc, au bout d'un moment,
16:22les familles,
16:22elles se sentent méprisées.
16:25Deuxièmement,
16:25le même Emmanuel Macron,
16:26tout si roc contre la violence
16:28quand il y avait
16:28le mouvement des Gilets jaunes.
16:29Il y a eu une violence
16:30et la police a été utilisée.
16:32Et moi, quelque part,
16:33on a l'impression
16:35que le mépris
16:37entraîne donc une violence
16:38qui pourrait être légitime.
16:41Non, non.
16:42Vous ne pouvez pas dire
16:42que la violence vient d'Emmanuel Macron.
16:43Oui, je peux le dire.
16:44C'est une violence...
16:45Madame, savez-vous
16:46que je suis député
16:47depuis 2022, madame,
16:49on ne vote plus
16:49les budgets
16:50à l'Assemblée nationale.
16:51Ils sont imposés.
16:52Et c'est pour ça
16:52qu'on casse les légitimes.
16:53Il y a un sentiment
16:54dans ce pays
16:54que le sentiment civique
16:55se dégrade
16:56parce que les gens se disent
16:57on va voter.
16:58Ça ne sert à rien
16:58d'autre manière.
16:59Ils gardent le pouvoir.
17:01Je veux dire,
17:01le Rassemblement national
17:02fait plus de voix
17:03qu'Emmanuel Macron.
17:05Je peux poser une autre question.
17:06Qui va payer la facture ?
17:07Il y a un moment
17:08où quelqu'un va payer la facture.
17:09Par exemple,
17:10en Ile-de-France,
17:11vous avez vu le montant
17:12puisqu'on parle de...
17:13Oui, de toute façon,
17:13les millions volent,
17:14les milliards volent,
17:15mais c'est quand même un million.
17:16Madame Valérie Pécresse...
17:17C'est un milliard
17:18pour les émeutes après Naël,
17:19c'est un milliard
17:19pour la Nouvelle-Calédonie.
17:20Qui les a payés, d'ailleurs ?
17:21Ah bah, écoutez,
17:22M. Attal avait promis
17:23tu casses, tu répares ou tu payes.
17:24Je ne sais plus très bien
17:25parce qu'il dit beaucoup de phrases,
17:26mais il n'y a pas beaucoup d'actes derrière.
17:27Et aujourd'hui,
17:27on voit que ceux qui payent,
17:29c'est les honnêtes gens.
17:29D'ailleurs,
17:29ils voulaient même créer une taxe Naël,
17:31c'est-à-dire faire payer
17:31aux honnêtes gens
17:32qui ne demandent rien,
17:33qui se lèvent tôt le matin
17:33et qui travaillent
17:34à la sort de leur front,
17:35les dégâts des émeutes.
17:36Moi, j'aimerais dire...
17:37M. Corbière,
17:38je pense qu'on aurait pu se retrouver,
17:39pardon.
17:40Non, surtout pas.
17:41On a été coupé de fans,
17:42mais est-ce que vous permettez
17:44que d'autres en connaissent
17:45à nous ou pas ?
17:45On n'est pas...
17:47On fait un débat politique.
17:48Oui, je vois.
17:48On n'est pas dans un régime bolchevique ici.
17:50Donc, c'est prêt que je réponde.
17:51Non, mais pas vous.
17:51Je parle de M. Corbière.
17:53Vous savez,
17:53vous avez parlé des Gilets jaunes.
17:54Vous savez pourquoi ça a dégénéré ?
17:56Parce que tout ce que touche
17:57l'extrême-gauche,
17:57elle le pourrit.
17:58Les manifestations sociales,
17:59les manifestations d'élèves,
18:01les manifestations sociétales,
18:02tout ce que l'extrême-gauche infuse,
18:04elle le pourrit
18:05avec les Black Dubs.
18:07Les Gilets jaunes,
18:08c'est un mouvement populaire
18:08qui a été infusé par des gauchistes.
18:10Non, non, non.
18:11J'arrête, attendez.
18:13Sur la formation des policiers,
18:14on aurait pu se retrouver sur ce sujet.
18:16Attendez, attendez, attendez.
18:17C'est difficile de faire
18:18les phrases construites
18:19avec M. Corbière, j'ai l'impression.
18:20Non, non.
18:20Vous arrivez à les faire depuis tout à l'heure.
18:22Je vous promets
18:22que vous êtes les deux à les faire.
18:23J'étais sur la formation.
18:24Je vous assure.
18:25Attendez.
18:26Attendez.
18:26On peut poser les choses calmement.
18:28Vous dites pourrissement.
18:29Il y a une logique
18:30que vous ne partagez pas.
18:30Il y a une logique révolutionnaire.
18:32Et Jean-Luc Mélenchon...
18:34Non, mais attendez.
18:34Des moyens pour l'école publique,
18:35ce n'est pas la révolution bolchevique.
18:37Je ne parle pas de ça.
18:37C'est un minimum.
18:38Quand vous avez des élus.
18:39Un million d'élèves en moins.
18:40Quand vous avez des élus, s'il vous plaît.
18:42On peut répondre à ça
18:42parce que ce que dit Berda,
18:44qui est l'argument de dire qu'il est vrai,
18:45il y a une évolution démographique.
18:47Mais actuellement,
18:47elle touche plutôt le premier degré,
18:49mais encore les lycées
18:50ne sont pas touchés par ça.
18:51Et c'est intéressant
18:52que ce soit les lycées
18:52qui se mobilisent.
18:53C'est qu'on est encore
18:54dans une situation
18:54où il y a beaucoup d'élèves.
18:56Mine de rien,
18:56le chiffre dans un département
18:57qui aurait besoin
18:58de 35 élèves en terminale
18:59est quand même un problème.
19:00Et sur un mot sur la violence.
19:02Moi, je vais vous dire...
19:03On arrivait à la fin du débat
19:05avant de passer à un autre sujet.
19:07Je suis originaire de Béziers.
19:07Vous aurez Robert Ménard.
19:08Moi, je suis une famille
19:09de viticulteurs, etc.
19:11Quand les viticulteurs
19:12se mettaient en colère
19:13dans les années 70-80,
19:14laissez-moi vous dire
19:15que la préfecture,
19:16notamment qui est à Montpellier,
19:17ils cassaient tout.
19:17D'accord ?
19:18Et le lendemain, je me souviens,
19:19dans le midi-libre,
19:20il y avait toujours...
19:21Le préfet va appeler
19:22les responsables viticulteurs
19:23pour discuter.
19:24Il y a parfois des colères sociales.
19:26On peut dire que ce n'est pas bien
19:27de casser,
19:27mais qui sont là.
19:29Et quand c'est la jeunesse lycéenne...
19:31Vous rigolez ?
19:32Il y avait eu un mouvement
19:33même de viticulteurs.
19:34Ils avaient tué
19:35une cuisine de chasse
19:35sur un lieutenant-colonel
19:37de Jean-Marie.
19:38Non, non.
19:39Allez, Mathieu Vallée,
19:40ça suffit.
19:40Maintenant, je clôt le débat.
19:42Oui, mais c'est pas vrai.
19:43Vous n'arrivez pas à répondre
19:44à une question essentielle.
19:45On n'est pas en train...
19:46Moi, je ne suis pas en train de dire,
19:48évidemment,
19:49qu'on condamne la violence
19:50de ces lycéens.
19:51Et d'ailleurs, la plupart,
19:51ce sont des jeunes cagoulés,
19:53ce sont des jeunes masqués
19:54qui viennent aussi
19:54d'autres établissements,
19:56je ne sais pas,
19:57qui viennent de l'extérieur.
19:58La question, c'est
19:58est-ce que la violence des mots
20:00précède celle des actes ?
20:01La question est simple.
20:03Est-ce que oui ou non ?
20:04Est-ce que quand vous dites
20:05que la violence peut être légitime,
20:06est-ce qu'il ne faut pas
20:07s'étonner de ce qui se passe ?
20:08Oui, et vous parliez de la facture...
20:09Non, oui, oui, vous.
20:11Je vais même aller plus loin.
20:12Vous parliez de la facture.
20:13En effet, il y a une facture chiffrée
20:14qui va coûter de l'argent réel.
20:16François Hollande disait
20:16que ça ne coûte pas cher,
20:17c'est l'État qui paye.
20:18L'État, on sait qui est derrière.
20:20Mais vous parlez de la facture.
20:21Est-ce que la vraie facture,
20:22ce n'est pas la facture
20:23dans un pays qui traverse
20:24une crise d'autorité ?
20:25Est-ce qu'elle n'est pas là,
20:26la vraie facture ?
20:27Nous sommes d'accord.
20:27La vraie facture, pardon.
20:28La vraie facture est un lapsus révélateur.
20:29Ce professeur qui a reçu
20:31un coup dans le dos,
20:31mais est-ce que vous l'imaginez
20:32demain revenir face à sa classe ?
20:34Et comment est-ce que ça va se passer ?
20:35C'est pour ça que je parlais
20:36de la santé morale des professeurs,
20:37mais la santé morale aussi
20:38des policiers,
20:39la santé morale des pompiers,
20:41c'est très important.
20:42Et la santé morale,
20:43on peut aussi...
20:44Mais bien sûr,
20:44et des lycéens blessés,
20:45c'est une évidence.
20:47Moi, par exemple,
20:48j'ai déjà répété ça
20:50sur un nouveau plateau.
20:50Je vais citer Mitterrand,
20:51c'est en 68.
20:52La jeunesse n'a pas toujours raison.
20:53Placez vos références.
20:54Il n'a pas toujours raison.
20:55Mais celui qui l'a méprisé
20:56et qui la frappe,
20:57il n'a toujours tort.
20:57Moi, je ne crois pas
20:58qu'un jeune de 17 ans,
20:59quand même même,
20:59c'est une excité
21:00qui se comporte fort mal.
21:01On a lui tiré
21:02au bout de lance-manade
21:02dans le visage.
21:03Madame, messieurs,
21:04autre question qui dérange.

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