- il y a 16 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Merci d'être en direct avec nous. C'est une journée qui est marquée par de grandes violences, différents saccages.
00:09Il y a des scènes qu'on vous a montrées tout à l'heure d'un lycée, le lycée Vauclin
00:13à Paris,
00:13qui a été en partie incendié avec une mise en danger, comme l'a révélé tout à l'heure Valérie
00:18Pécresse,
00:19à la fois de lycéens qui étaient à l'intérieur de personnels de l'éducation,
00:22mais aussi il y avait un logement au-dessus justement de la partie qui a été brûlée
00:27où se trouvait une personne avec ses enfants.
00:30Et puis il y a ce qui s'est passé à Lens.
00:32Vous voyez cette séquence avec un lycéen qui a eu la main arrachée
00:38et écoutez cette vidéo qui nous est parvenue tout à l'heure justement de la charge, de la détonation de
00:44la grenade.
00:51Bonsoir Thibaut de Montbrial.
00:52Bonsoir.
00:52Bienvenue à vous, vous êtes le président du centre de réflexion sur la sécurité intérieure,
00:57vous êtes avocat, vous êtes un spécialiste de ces questions
01:02et je rappelle à nos téléspectateurs que vous avez des contacts réguliers avec les forces de l'ordre,
01:06avec les services de renseignement.
01:08Tout d'abord sur ce fait, sur ce drame, les réactions sont très nombreuses.
01:13Alors que ce lycéen a eu une main arrachée,
01:15la réponse sécuritaire et en termes de maintien de l'ordre à apporter est interrogée ce soir.
01:23Le gouvernement redoute un drame, le syndrome Malik-Oussekin comme on l'appelle.
01:29Est-ce que vous estimez que le maintien de l'ordre aujourd'hui dans des centres urbains comme ceux des
01:35villes
01:35et avec des jeunes aujourd'hui est adapté de votre point de vue ?
01:40Je voudrais commencer par dire que la blessure grave d'un jeune, d'un lycéen, c'est forcément un drame
01:48et qu'on ne peut que avoir une pensée pour lui aujourd'hui.
01:54Mais aussitôt après, il faut, je pense, remettre les événements dans un contexte qui est d'abord un rappel sur
02:03le sens des mots.
02:04Parce que beaucoup ont perdu le sens des mots dans les médias, dans la classe politique.
02:10Et quand on n'utilise pas les bons mots, quand on ne maîtrise pas les concepts,
02:13eh bien, on aboutit à des contresens qui peuvent contribuer à crisper la situation.
02:18D'abord, les lycéens, comme tous les citoyens français, majeurs ou mineurs, ont parfaitement le droit de manifester.
02:24C'est un droit général et absolu.
02:26Et personne ne leur conteste, mais il faut le rappeler.
02:29Un, ils en ont le droit.
02:31Deux, le droit de manifester est encadré.
02:33Et à partir d'un certain nombre de comportements qui sont interdits,
02:40les manifestants deviennent des délinquants.
02:44Je sais que le mot peut heurter, mais ils deviennent des délinquants.
02:47Et s'ils utilisent la violence, ils deviennent des émeutiers.
02:50Donc, il y a une graduation dans le comportement.
02:53Ensuite, la question de l'âge d'un délinquant ou d'un émeutier,
02:59ce n'est pas une question aussi importante que la question du fait qui a été commis.
03:05Et je vais tout de suite vous donner un ou deux exemples
03:08qui sont des exemples de la fin de la semaine dernière, de jeudi et vendredi.
03:11Vous vous souvenez de cette image de la jeune femme à un abribus
03:14qui a été aspergée et brûlée par un spray, un aérosol avec un effet lance-flamme,
03:21par un individu grand, barraqué, complètement cagoulé
03:26et qui s'est distingué lors de cet acte, qui a d'ailleurs été qualifié de barbare par la justice,
03:32par un sang-froid terrible.
03:34C'est-à-dire qu'il l'a écouté, il l'a aspergé de ce liquide inflammable
03:38et il s'en est allé le plus tranquillement du monde.
03:41Aujourd'hui, on sait quel âge il avait parce qu'il a été interpellé.
03:43Il a d'ailleurs été mis en détention provisoire.
03:45C'était un mineur de 16 ans.
03:48Mais quand on voit les images, ou quand on est à la place de cette jeune femme
03:52qui se fait brûler sans aucune raison, simplement parce qu'elle exprime son mécontentement
03:57et qu'elle voulait protéger l'abribus.
03:59Et qu'elle voulait juste protéger l'abribus.
04:01Mais on ne peut pas juste dire « Ah mais c'est un petit ange mineur, donc c'est un
04:05enfant ».
04:05On ne peut pas dire « C'est un enfant ».
04:07On peut dire, c'est d'ailleurs ce que la justice a dit, c'est « C'est un acte
04:09barbare ».
04:10Donc on est obligé, dès lors que la manifestation quitte la paisibilité dans laquelle elle a le droit de s
04:16'exprimer,
04:17de regarder les événements, non pas à l'aune de l'âge des uns ou des autres,
04:21mais de la violence de leur comportement.
04:23– De la gravité d'effet accompli.
04:24– Mais bien sûr, c'est ça.
04:25Ça c'est le point de départ.
04:26– C'est important comme point de départ.
04:28Mais est-ce que aussi, en parallèle, et rien, vous l'avez dit dès le départ,
04:32Thibault Neuval, ne justifie qu'un lycéen ait la main arrachée,
04:35est-ce qu'un tel drame peut avoir un effet de bascule aujourd'hui
04:38dans un contexte aussi irruptif ?
04:40– D'abord, à l'heure qu'il est, j'ignore les circonstances précises de ce drame.
04:45Ça n'est pas la même chose.
04:47Et notamment, il va y avoir une enquête,
04:49dans le sort des policiers qui seront concernés par le jet de ces grenades,
04:53leur sort pénal sera différent,
04:56selon qu'ils ont fait une action dite légitime,
04:58c'est-à-dire répondant de façon proportionnée à une menace
05:02que représentait ce groupe de jeunes,
05:04ou s'il y a eu une erreur de tir.
05:06Ce sont deux… et je ne sais pas.
05:09Mais on ne peut pas déduire du simple fait que quelqu'un a eu la main arrachée
05:13que nécessairement cette violence soit illégitime.
05:17Donc ça, c'est l'enquête qui l'établira.
05:19– Donc ils peuvent avoir eu un ordre tout à fait légitime
05:22de lancer une telle grenade en direction de ce jeune ?
05:26– Si et seulement si, naturellement,
05:28ce groupe de jeunes visés par la grenade représentait une menace.
05:31Encore une fois, ce que je ne sais pas,
05:32mais je pose là encore le cadre entre les deux hypothèses.
05:35C'est-à-dire qu'autrement dit, on n'apprécie pas la gravité pénale
05:38d'un acte à son résultat, mais à ses causes.
05:41C'est ça qui est très, très, très important de comprendre.
05:43Maintenant, vous me posez une question qui est essentielle.
05:45Est-ce que cet élément, quelle que soit la réponse à la question
05:48que je viens de poser, peut amplifier, cristalliser, etc. ?
05:53La réponse est naturellement oui.
05:54Mais là encore, je pense qu'il faut faire œuvre de pédagogie
05:58et de bien dissocier deux choses.
06:00Parce que vous étiez, je regardais en coulisses
06:03la fin de l'intervention de Gilbert Collard
06:06et vous avez interviewé un jeune représentant lycéen en duplex
06:10jusqu'à ce que la technique s'en mêle et interrompe votre duplex.
06:13Il a dit quelque chose de très important, ce jeune.
06:16Il a dit que le mouvement qu'il représentait
06:19condamnait le fait qu'il y ait des violences.
06:22Et il a ajouté, avant d'être coupé par la technique,
06:25que ces violences étaient le fait de personnes
06:28qui n'étaient pas des lycéens,
06:29ou en tout cas des lycéens qu'ils ne connaissaient pas.
06:31C'est très, très, très important.
06:32Et c'est toute la difficulté. Pourquoi ?
06:34Parce que vous avez, dans une stratégie
06:36qui est une stratégie de bordélisation,
06:39une stratégie de l'ultra-gauche,
06:41une infiltration par des individus
06:44qui soit ne sont pas des lycéens,
06:46soit sont des lycéens qui ne sont pas du lycée
06:48où se déroulent les violences,
06:49et qui viennent commettre, pour le coup,
06:52des violences, et parfois des violences très graves.
06:54Je rappelle un chiffre que j'ai trouvé effarant
06:56et qui montre la dérive de ce qui est en train de se passer.
06:59Pourquoi vous voulez trouver effarant ?
07:01Je suis d'accord.
07:02Pour que moi, je le trouve effarant.
07:03De quel chiffre s'agit-il ?
07:05C'est l'annonce par le ministre de l'Éducation nationale,
07:07vendredi, je n'ai pas eu le chiffre réactualisé,
07:09de ce que 40 proviseurs avaient été blessés.
07:12Vous vous rendez compte ?
07:1340 proviseurs.
07:14Et c'est la première fois, à ma connaissance,
07:16à part des événements ponctuels,
07:18que des violences sont massivement commises
07:22contre des proviseurs,
07:24contre des professeurs,
07:25et Sonia Mabrouk, contre des passants dans la rue.
07:27Attendez, c'est important.
07:28Ça veut dire que, Thibault de Montréal,
07:29vous qui suivez tous ces mouvements,
07:31ces violences urbaines,
07:32et vous avez employé le mot d'émeute,
07:34le ministre de l'Intérieur parle de violences urbaines
07:36depuis des années,
07:37il y a eu ce qu'on a connu en 2005,
07:40il y a eu les émeutes après la mort de Noël,
07:43il y a eu ce qui s'est passé après la finale
07:45de la Ligue des champions.
07:46Vous estimez que là,
07:47il y a malheureusement une nouveauté,
07:50une nouveauté dans la violence,
07:51par l'attaque,
07:53le fait qu'on fasse que des professeurs,
07:55des proviseurs, des passants de déduction
07:57soient des cibles ?
07:57Oui, mais bien au-delà,
08:00des passants dans la rue,
08:01à Lille, vendredi,
08:03vous avez des individus qui se sont mis
08:04sur un pont au-dessus du périphérique
08:05et qui ont jeté des projectiles sur les voitures,
08:08au risque de tuer les conducteurs,
08:09ou en tout cas de provoquer des accidents graves.
08:11Là, on n'est plus dans la revendication
08:13de quelque nature qu'elle soit.
08:15On est dans un mouvement purement insurrectionnel
08:17qui est embryonnaire,
08:18qui pour l'instant n'est pas parti
08:20comme une traînée de poudre,
08:21mais qui peut partir comme une traînée de poudre.
08:22Pourquoi ?
08:23Parce qu'un certain nombre d'individus le recherchent.
08:25C'est ce que recherche l'ultra-gauche.
08:27C'est ce que recherche l'ultra-gauche.
08:29Et toute la difficulté du travail
08:30de maintien de l'ordre,
08:31puisque vous m'avez demandé
08:32si on pouvait maintenir l'ordre
08:33normalement face à des lycéens
08:35dans des centres-villes,
08:37mais l'énorme difficulté
08:40de la réponse à vous apporter,
08:43c'est que la question,
08:44ce ne sont pas tant les lycéens
08:46qui manifestent paisiblement,
08:47selon le sens que j'ai donné pour commencer,
08:49que ceux qui s'infiltrent au milieu d'eux
08:51et qui commettent des dégradiations très graves
08:53et qui peuvent tuer des gens.
08:56Moi, vraiment,
08:57je pense très sincèrement,
08:58je vous le dis avec beaucoup de gravité,
09:00que ce mouvement peut aboutir
09:03à la mort d'un prof, d'un proviseur,
09:05d'un passant, d'un policier,
09:07parce que quand on voit...
09:08D'un lycéen.
09:09Bien sûr, d'un lycéen non gréviste,
09:11parce que, là encore,
09:13chiffre de ce matin,
09:14190 lycéens blessés,
09:16soit par des accidents,
09:17soit par des violences commises
09:19par les émeutiers.
09:20Pas par les policiers,
09:21par les émeutiers.
09:22Donc, ça dit bien ce que ça veut dire.
09:24Il y a aujourd'hui, en France,
09:26toute une partie d'individus
09:28qui cherchent à utiliser
09:30ce mouvement lycéen,
09:31qui, au départ,
09:32était une revendication légitime.
09:34Je sais.
09:35On va parler des revendications,
09:37de l'infiltration,
09:37de la manipulation.
09:38Je voudrais vous montrer
09:39ces images
09:40d'un lycée parisien,
09:43où véritablement,
09:44et la présidente de la région
09:45Île-de-France,
09:46Valérie Pécresse,
09:47en a parlé tout à l'heure,
09:48mise en danger des lycéens
09:49qui étaient à l'intérieur
09:50de l'établissement,
09:51mise en danger des personnels
09:52de l'éducation,
09:53mise en danger
09:53d'une famille
09:55qui est habitée au-dessus.
09:56On va voir ces images.
09:58Regardons-les ensemble.
10:00– Sous-titrage Société Radio-Canada
10:37Face à cela,
10:38aujourd'hui dans l'espace politique,
10:40il y a ceux qui disent
10:41attention,
10:42il y a la crainte d'un drame
10:44et qui disent
10:46il faut changer
10:47ou la doctrine
10:48ou en tous les cas
10:48ne pas intervenir
10:49quand il y a autant de jeunes
10:51et quand il y a autant
10:51d'éléments violents.
10:53est-ce que ça vous choque
10:55puisque notre pacte social
10:56quand même
10:57est basé sur le fait
10:57que c'est la violence légitime,
11:00c'est à l'État,
11:00donc aux policiers
11:01de nous protéger les biens,
11:03de protéger les citoyens ?
11:04Est-ce qu'on pourrait dire
11:05qu'il vaut mieux,
11:06c'est terrible à dire,
11:07mais un établissement brûlé
11:10qu'un drame
11:11autour d'un lycéen
11:12ou d'une autre personne,
11:13évidemment ?
11:14Des établissements brûlés,
11:15il y en a déjà plusieurs dizaines.
11:16Donc ça,
11:16c'est déjà bien en cours.
11:18La vraie question,
11:19mais allons au bout
11:20de la logique de votre question,
11:21est-ce que dans ces scènes-là,
11:23ce matin,
11:23à Paris,
11:25est-ce qu'il fallait laisser brûler
11:26avec 10 personnes
11:27ou 15 personnes à l'intérieur ?
11:28Ça vous choque ?
11:29Évidemment.
11:30S'il y avait eu 10 ou 15 morts,
11:32on aurait dit quoi ?
11:33On aurait dit
11:33la police ne doit pas intervenir.
11:35Attendez,
11:35encore une fois,
11:36on est dans un contexte
11:37qui est éminemment
11:39un contexte d'émotion
11:40parce que,
11:42encore une fois,
11:42le mouvement de base
11:43est un mouvement
11:44de jeunes lycéens
11:45qui,
11:46de façon spontanée
11:47et de façon assez légitime
11:49sur certaines de leurs revendications,
11:51ont voulu s'exprimer.
11:52Mais la difficulté,
11:53quand on est en charge
11:54du maintien de l'ordre,
11:55la difficulté du rôle
11:56du ministre de l'Intérieur,
11:57c'est que lui,
11:59et évidemment,
12:00tous les effectifs
12:01qui sont sous ses ordres,
12:03eux,
12:04ils traitent
12:05avec une réalité de terrain.
12:06Mais qu'est-ce qui ne va pas ?
12:06La doctrine,
12:07les ordres ?
12:08Mais il y a quelque chose
12:09qui est inadapté.
12:10On ne peut pas reprocher
12:12à la police
12:13et à la gendarmerie
12:15dans le cadre
12:16du texte
12:17qui encadre
12:18de façon très stricte
12:19le maintien de l'ordre.
12:20Je ne me lance pas
12:20dans des explications techniques,
12:22mais il y a des textes
12:24et une doctrine
12:25qui est une doctrine
12:26très stricte.
12:27Et donc,
12:28dès lors que vous avez en face
12:29des gens
12:30qui commettent
12:31des actes
12:32gravissimes,
12:33ce proviseur
12:33qui a été aspergé d'essence
12:34à la Ciotat,
12:36et qui d'ailleurs,
12:37de façon surréaliste,
12:38ensuite,
12:39exonérait en partie
12:39celui qui a fait ça,
12:41ce qui pose là encore
12:42une question
12:43sur la compréhension
12:44de ce qui est en train
12:44de se passer
12:45par certains acteurs.
12:46Il a porté plainte.
12:48En tout cas,
12:48il a été poussé
12:49à porter plainte.
12:49Il a porté plainte.
12:50Mais enfin,
12:50si derrière,
12:51il y avait eu même
12:53accidentellement
12:53une étincelle,
12:54on imagine le drame.
12:56Donc,
12:56là encore,
12:57on a affaire,
12:58dans un contexte national
12:59qui est explosif
13:00depuis longtemps,
13:01parce que si on dézoome
13:02deux secondes,
13:03on a des violences urbaines
13:04de plus en plus dures
13:05à chaque fois.
13:06Oui,
13:06mais là,
13:07il est parti des centres-villes,
13:08pas des banlieues.
13:08C'est ce que j'allais vous dire.
13:10C'est-à-dire que là,
13:11c'est un mouvement
13:12qui s'est tout de suite
13:13généralisé
13:14et qui est déjà,
13:15dès le début,
13:16dans les centres-villes.
13:17Mais on ne peut pas
13:18reprocher à la police
13:19et à la gendarmerie
13:20d'aller faire cesser
13:21des actes
13:21d'une gravité telle
13:22que tous ceux
13:23dont on vient de parler.
13:24Ce n'est pas possible.
13:24On ne peut pas considérer
13:26comme le demandent
13:27certains élus
13:28d'extrême-gauche.
13:30Je cite,
13:31je cite de façon générique,
13:33mais beaucoup l'ont dit
13:33sous cette forme.
13:35Puisque ce sont des enfants,
13:36on ne peut pas intervenir.
13:37Des gamins,
13:38des enfants,
13:39beaucoup disent
13:39attention,
13:39on est en train de toucher
13:40à nos enfants.
13:42Mais nos enfants,
13:43on parle desquels ?
13:44Des lycéens non grévistes
13:45qui se font casser la gueule
13:46par les grévistes ?
13:47Il ne s'agit pas
13:48de protéger les casseurs.
13:49Mais on ne peut pas
13:50protéger les casseurs.
13:50Heureusement.
13:51Je vais vous dire un truc
13:52qui est quand même
13:53la base du rôle
13:55du gouvernement
13:56qui consiste d'abord
13:57à protéger sa population.
13:59Quand vous avez
13:59deux populations face à face
14:01qui ont le même âge,
14:02qui sont toutes les deux mineures
14:03et qu'une de ces deux populations
14:05commet des délits
14:06est violente l'autre.
14:07Et violente aussi
14:08d'ailleurs des majeurs,
14:09on en a beaucoup parlé,
14:09des profs,
14:10des proviseurs
14:10et de l'autre,
14:11des étudiants
14:12qui ont envie
14:13d'aller bosser
14:15ou en tout cas
14:16qui ont envie
14:16de pouvoir marcher
14:17dans la rue,
14:18ne pas participer
14:19à un mouvement
14:19sans se faire lyncher
14:21parce qu'il y a eu
14:21des scènes de lynchage
14:22de jeunes
14:22par des émeutiers.
14:25À ce moment-là,
14:26il y a eu des scènes
14:27de lynchage
14:28de jeunes
14:29mais qui ne veulent pas
14:31laisser les autres
14:32aller travailler
14:33ou alors manifester
14:35à avoir des revendications légitimes.
14:36Il y a eu plusieurs vidéos
14:37de cette nature.
14:38Il y a eu,
14:38Sonia Mabouk,
14:39énormément de violence,
14:40j'insiste,
14:40parce que pour moi,
14:41c'est ce qui me frappe
14:43le plus
14:43dans ce mouvement,
14:45dans la dégénérescence
14:46de ce qu'au début
14:48était un mouvement
14:48de manifestation légitime,
14:50c'est les atteintes
14:51aux personnes,
14:52la violence
14:53des atteintes aux personnes
14:54mais qui est raccord
14:55avec le déchaînement
14:56de violence
14:56qu'il y a eu
14:57après la dernière finale
14:58de la Ligue des Champions
14:59du Paris Saint-Germain.
14:59On en a très peu parlé
15:00dans les médias.
15:01Les autorités ont mis ça
15:02sous le boisseau
15:03mais c'est la première fois
15:04qu'il y a eu plusieurs attaques
15:05d'immeubles dans Paris,
15:07qu'il y a eu des gens
15:07qui ont été agressés
15:08dans leur voiture
15:08sur le périphérique
15:09et sur les grands boulevards.
15:10Donc là,
15:10on a vu les attaques
15:11sur les biens
15:11et les personnes.
15:12Sur les biens
15:12et les personnes.
15:13Et là,
15:14on a un phénomène
15:15qui est similaire
15:16avec de très nombreux
15:17attaques aux personnes.
15:18Et avec des vidéos
15:18et une traînée de poudre
15:19digitale,
15:20si je puis dire,
15:20puisqu'il y a des vidéos
15:21qui font des milliers
15:22voire même un million
15:24de vues
15:24et qui montrent,
15:25en tout cas veulent montrer
15:26ou insistent
15:27sur une forme de répression.
15:29De telles vidéos,
15:30elles font monter
15:30la température
15:31à une vitesse incroyable.
15:33Et alors ça,
15:33c'est un point essentiel.
15:35C'est qu'en plus,
15:37chacun selon ce qu'il regarde
15:38est nourri
15:39par son propre algorithme.
15:41C'est-à-dire que
15:42si vous êtes
15:42dans une logique,
15:44si vous êtes un manifestant
15:45ulcéré
15:46et que vous commencez
15:46à taper violences
15:48policières,
15:48etc.,
15:49l'expression
15:49violences policières
15:51étant inappropriée,
15:52puisque la police,
15:53vous l'avez rappelé,
15:53ayant le monopole
15:54de l'usage de la force,
15:55on devrait parler
15:56lorsqu'il y a un excès
15:57de violences policières
15:59illégitimes.
15:59Ce qui remet,
16:00là encore,
16:00les choses
16:01dans le bon ordre.
16:03Mais si vous regardez
16:04ces vidéos,
16:04vous allez en avoir
16:05de plus en plus.
16:06Et puis si,
16:06d'un autre côté,
16:07vous regardez les exactions
16:08commises par les émeutiers,
16:09vous allez en avoir
16:10de plus en plus.
16:11Et vous pouvez avoir
16:11deux personnes qui cohabitent,
16:13deux copains
16:13ou un père et son fils
16:14qui ont chacun
16:15leur téléphone portable
16:16et qui ne voient plus
16:17la même réalité.
16:17C'est deux Frances
16:18qui se font face,
16:19comme dirait
16:20un ancien ministre
16:20de l'Intérieur.
16:21Et qui ne voient plus
16:22la même réalité.
16:23C'est ça qui est terrible.
16:24Et ça,
16:24c'est un problème majeur.
16:27Ça fait partie également
16:27des...
16:28Est-ce qu'il y a une réalité
16:28qui est vraiment prouvée ?
16:30Est-ce que quand vous dites
16:31que le mouvement,
16:32et on va écouter
16:32dans quelques instants
16:33Jean-Luc Mélenchon,
16:34est-ce que quand vous dites
16:35que le mouvement
16:36est noyauté,
16:37est infiltré,
16:38est-ce que c'est
16:38une lecture politique
16:39que vous faites
16:40ou que certains font
16:41ou est-ce que c'est un fait,
16:43c'est opérationnel,
16:44c'est le terrain ?
16:45Le gouvernement dit
16:45que les renseignements
16:46ont fourni cette donnée.
16:49Est-ce qu'elle est corroborée aujourd'hui ?
16:50La réponse,
16:51elle est dans la note
16:52de renseignement
16:53qui a été publiée
16:53par Le Figaro
16:54en fin de semaine dernière
16:55avec des éléments
16:56extrêmement précis
16:57sur l'infiltration
16:58du mouvement
16:59par l'ultra-gauche
17:00qui est d'ailleurs
17:00corroborée par la chronologie.
17:03Les tout premiers blocages
17:04de lycées,
17:05d'abord les tout premiers
17:06on n'en a pas parlé,
17:06je crois que c'était à Besançon,
17:07et ensuite ça s'est développé
17:09petit à petit
17:11et jusqu'à ce que
17:12deux phénomènes
17:13convergent en même temps,
17:14un, l'ultra-gauche
17:15qui s'en est emparé
17:16et deux, la France insoumise
17:17qui a envoyé des députés.
17:18Très vite quand même
17:19pour que la violence
17:20et la virulence
17:20aient pu gagner
17:23différentes villes
17:24comme ça aussi vite ?
17:25Oui, parce que
17:25vous avez un phénomène
17:26d'émulation de réseaux sociaux
17:27dont vous avez parlé,
17:28parce qu'il y a un point
17:30très précis
17:30qui est essentiel
17:31qu'on a déjà vu en 2023
17:33après la mort de Naël Marzouk
17:34lorsqu'il y a eu
17:35toutes ces émeutes,
17:36c'est que les délinquants
17:38utilisent notamment
17:39l'application Snapchat
17:41comme un véritable
17:43moyen de communication
17:45de type quasi-militaire,
17:46c'est-à-dire que
17:46les militaires communiquent
17:47entre eux
17:48avec un certain nombre
17:48de moyens,
17:49les émeutiers,
17:50c'est pareil.
17:51Donc, d'où une très
17:52grande mobilité,
17:53ils se disent les uns aux autres
17:54où sont les policiers,
17:55ils se disent
17:55« tiens, on était à tel lycée,
17:56on va aller à tel autre,
17:57attention, ne passe pas
17:58par telle rue
17:58parce qu'il y a un cordon
18:00de CRS, etc. »
18:02Donc, il y a une émulation aussi,
18:06c'est-à-dire que les vidéos
18:07de réseaux sociaux permettent
18:08de faire mieux que les voisins.
18:10On a dit « vous avez vu,
18:11t'as vu, dans telle ville,
18:12ils ont fait ça,
18:13on va faire mieux ».
18:14Il y a aussi,
18:15c'est en vrac,
18:16mais tout ça,
18:16ça contribue à faire
18:18de ce phénomène
18:19un phénomène très inquiétant.
18:20La désinhibition des jeunes
18:21dans la violence,
18:22on le sait,
18:23le professeur Maurice Berger
18:24en a beaucoup parlé,
18:25pédopsychiatre,
18:26il y a beaucoup travaillé
18:27sur la violence des mineurs,
18:28c'est-à-dire qu'on a
18:29des mineurs
18:30de plus en plus jeunes
18:32qui ont déshumanisé
18:34un certain nombre de gens.
18:35Ce qui explique l'aérosol
18:36sur une femme directement
18:38alors qu'elle passe dans la rue.
18:40C'est un geste
18:40de déshumanisation type
18:42qui est terrifiant.
18:44Et asperger d'essence,
18:45c'est pareil,
18:46il y en a eu,
18:47jeter des choses du pont
18:48sur les voitures,
18:48c'est la même chose.
18:49Donc, c'est un phénomène,
18:50non mais tout ça s'inscrit
18:51dans un phénomène
18:52de décivilisation,
18:53ça aussi c'est important,
18:55ça s'inscrit,
18:56les faits dont on parle
18:57s'inscrivent plus généralement
18:58dans un phénomène
18:59d'explosion
19:00de la violence en France
19:01et de décivilisation
19:03qui dépasse très largement
19:04le mouvement dont on parle.
19:06Vous évoquez
19:08la traînée de poudre digitale,
19:10il y a aussi
19:11les responsables politiques
19:12de tous bords
19:13qui s'expriment,
19:14les élus insoumis,
19:16notamment Jean-Luc Mélenchon.
19:17Alors lui, par contre,
19:18il dit
19:18demain munissez-vous
19:20d'une sorte de bandeau,
19:22de bandana blanc,
19:23justement pour vous interpeser,
19:25c'est-à-dire entre les forces
19:26de l'ordre
19:26et les lycéens
19:28et il compare ce mouvement,
19:29lui, à mai 68.
19:30Écoutons-le.
19:32Notre pays
19:33voit se déployer
19:35le plus puissant
19:37mouvement de jeunesse
19:38lycéenne et étudiante
19:40qu'il ait connu
19:40depuis mai 1968.
19:44s'il en est ainsi,
19:45c'est parce que
19:46dans le domaine
19:47de l'éducation,
19:48comme dans tous
19:49les autres services publics,
19:51des politiques
19:52d'économie
19:53de bout de chandelle,
19:54de réduction
19:56des crédits
19:57accordés
19:58ont conduit
19:59à une quasi-dislocation
20:00du système.
20:02Nous l'avions déjà
20:03observé
20:04dans le domaine
20:05de la santé publique
20:06et maintenant,
20:07hélas,
20:07il nous faut l'observer aussi
20:09dans le domaine
20:10de l'éducation.
20:11C'est un domaine
20:12crucial pour notre pays
20:14tout comme la santé.
20:16Est-ce qu'ils maîtrisent
20:17eux aussi encore
20:18le mouvement
20:18ou est-ce que c'est
20:18en train d'échapper
20:19à tout le monde ?
20:20Je n'avais pas vu
20:20cette vidéo,
20:21je la trouve très intéressante.
20:22Pourquoi ?
20:23Au début
20:24de l'explosion
20:25du mouvement
20:25et du démarrage
20:27des violences,
20:28on a vu tout un tas
20:28de députés
20:29ou de députés européens
20:30de la France insoumise
20:31aller sur le terrain
20:31se mettre en scène
20:33de...
20:34Ubaillard,
20:35Émeric Caron
20:36et d'autres.
20:37De façon,
20:38d'ailleurs,
20:38il faut bien le dire,
20:38parfois un peu ridicule
20:39mais sans grande efficacité
20:42avec manifestement
20:42la volonté
20:43de récupérer le mouvement.
20:44Et puis quand il s'est mis
20:45à y avoir
20:45les vraies exactions
20:46jeudi et vendredi
20:47dont on a déjà parlé,
20:49on les a beaucoup moins vus.
20:50Il y a eu une forme
20:51de retrait
20:51parce qu'ils ont dû se dire
20:52oulala, attention,
20:54certains ont d'ailleurs
20:55été bousculés
20:56donc les jeunes
20:56en fait ne les écoutent pas.
20:58Donc ils se sont dit
20:59prenons un petit peu de recul.
21:00Et là,
21:01c'est intéressant
21:01parce que le texte,
21:03ce que vient de dire
21:04Jean-Luc Mélenchon,
21:04il a pris de la hauteur,
21:07il fait...
21:07Là, c'est le responsable politique
21:08qu'on en forme.
21:09Là, c'est une vidéo,
21:10on peut être d'accord
21:10ou pas d'accord
21:11mais c'est de la politique
21:11qui est totalement légitime.
21:13Et donc,
21:14on s'éloigne,
21:15vous voyez,
21:15on est lundi,
21:16on s'éloigne
21:16de ce qu'était
21:17il y a 4 ou 5 jours
21:18le positionnement
21:19d'un certain nombre
21:20de députés LFI
21:21sur le terrain.
21:22Donc...
21:22Vous y voyez plus de retenue ?
21:24J'y vois plus de retenue
21:25mais parce qu'en fait
21:25la France Insoumise
21:26a toujours,
21:27depuis plusieurs années,
21:28elle est toujours
21:29dans une...
21:30non pas dans une ambiguïté
21:31parce qu'il n'y a rien
21:31d'ambigu,
21:32mais dans un double jeu.
21:33Il y a le jeu institutionnel,
21:35démocratique,
21:36participation à l'élection.
21:37Vous voulez dire
21:37il y a l'élection
21:38et l'insurrection ?
21:38Il y a l'élection
21:39et l'insurrection.
21:40Moi, je suis convaincu.
21:41Vous prenez les déclarations
21:43de Bagui Bakayoko,
21:44le maire de Saint-Denis,
21:45depuis qu'il a été élu,
21:46il a tout de suite dit
21:47après son élection
21:47comme maire de Saint-Denis,
21:49en cas de victoire
21:49de la droite
21:50ou de l'extrême droite,
21:51c'est-à-dire bref,
21:51tout ce qui est à droite
21:52de LFI,
21:53la victoire
21:54ne sera pas légitime.
21:55Ce sont des actes
21:56de désobéissance civile.
21:57Rima Hassan
21:58est un appel permanent
22:00par la façon
22:02dont elle s'exprime
22:03sur le problème palestinien.
22:05D'ailleurs,
22:06c'est le seul problème
22:06sur lequel elle s'exprime.
22:08Elle flirte en permanence
22:09avec les légitimations
22:10de la violence du Hamas.
22:11Jean-Luc Mélenchon lui-même
22:12n'a jamais condamné
22:14de façon claire et nette
22:15les violences de la jeune garde
22:17qui est le bras armé
22:18de la France insoumise
22:18et qui est une milice
22:20au sens fasciste du terme.
22:21Donc, c'est très intéressant
22:22qu'il y ait ce discours
22:24responsable
22:24qu'on vient de voir
22:25qu'il y a un discours...
22:25Parce que là,
22:26il n'y a rien à reprocher
22:26dans une telle vidéo.
22:28Au contraire, d'ailleurs,
22:28puisqu'il appelle...
22:30C'est pour ça que je vous ai dit
22:31que je ne l'avais pas vu,
22:32mais je trouve ça très intéressant.
22:34Elle date d'il y a quelques minutes.
22:35C'est très, très intéressant.
22:36Et est-ce que des élus,
22:37des maires sur le terrain
22:39peuvent s'interposer ?
22:41Regardez cette séquence.
22:42C'est le maire de Béziers,
22:43Robert Ménard,
22:43qui lui,
22:44il est directement descendu
22:45dans la rue.
22:46Alors, on peut aussi
22:46prendre le pendant
22:47avec Baliba Gayoko à Saint-Denis,
22:49mais Robert Ménard à Béziers
22:51qui a fait la leçon
22:51ou essaye de faire la leçon
22:52à certains.
23:00– Sous-titrage Société Radio-Canada
23:20– On ne sait pas
23:21si un dialogue est possible
23:22et on ne sait pas
23:23si s'interposer n'est pas dangereux
23:24aussi, de manière générale.
23:26– La souplesse de la fuite
23:27du délinquant
23:28est tout à fait intéressante.
23:30– Effectivement.
23:30– Je trouve que c'est courageux.
23:32Je trouve que Robert Ménard
23:35assume, là encore,
23:36ses responsabilités,
23:37c'est-à-dire quelque chose
23:38qu'il fait régulièrement
23:39dans sa vie politique.
23:40Et je voudrais en profiter
23:41pour dire quelque chose
23:42qui est très, très, très important
23:43et qui explique aussi peut-être
23:45comment on en est arrivé là,
23:46bien au-delà
23:46de la situation ponctuelle
23:48de ces dix derniers jours.
23:50La raison, l'une des raisons
23:51pour laquelle la France va si mal,
23:53c'est l'effondrement de l'autorité.
23:56Qu'est-ce que c'est que l'autorité ?
23:57Et sur ce concept,
23:58beaucoup de choses
23:59n'ont pas encore,
23:59n'ont pas bien été comprises.
24:01L'autorité,
24:02ce n'est pas de faire
24:02le père fouettard
24:03ou de faire de l'autoritarisme.
24:05L'autorité,
24:06c'est ce qui incombe
24:08à des gens,
24:09soit qu'ils aient été nommés,
24:10soit qu'ils aient été élus
24:11à des postes,
24:13qui chacun concourent
24:15au bon fonctionnement
24:16d'une institution donnée
24:17et dont l'ensemble
24:20contribue à la cohésion sociale
24:21et démocratique.
24:22Et dès lors que
24:24un de ces détenteurs
24:27d'autorité est défaillant,
24:28toute la chaîne
24:29devient déséquilibrée.
24:30Et si à chaque endroit
24:32de la chaîne,
24:32vous avez des gens
24:33qui renoncent
24:34à exercer leur autorité,
24:36eh bien,
24:37le système menace
24:38de s'effondrer.
24:38Et c'est exactement
24:39ce qui est en train
24:40de nous arriver.
24:41La France irait beaucoup mieux
24:42si chacun a la place
24:44qui est la sienne.
24:44Notamment à l'école,
24:45à l'éducation nationale.
24:46Mais c'est pour ça,
24:46c'est là où j'allais en venir.
24:47C'est-à-dire que
24:49quand on m'écoute,
24:50on peut se dire
24:50que je ne parle
24:51que d'autorité
24:52au sens police,
24:53gendarmerie, justice.
24:54Depuis des années,
24:54c'est votre cohérence aussi.
24:56Mais là,
24:57on en sort très largement.
24:59Il y a l'autorité parentale,
25:01il y a l'autorité
25:01des professeurs.
25:03Une des raisons,
25:03Sonia Mabrouk,
25:04et là,
25:04on est au cœur du sujet,
25:06une des raisons
25:07pour lesquelles
25:07ça va si mal,
25:08c'est que petit à petit,
25:10l'école n'est plus
25:12restée ce lieu
25:13où l'on hérite,
25:15où l'on apprend
25:15par héritage,
25:17où l'on apprend
25:17par une verticalité.
25:19C'est-à-dire que
25:19le professeur,
25:20l'enseignant,
25:20qui est le sachant,
25:21apprend aux jeunes.
25:22Et ce jeune sait
25:23qu'il a besoin
25:24d'être nourri
25:25par l'enseignant
25:26pour progresser
25:27à son tour
25:27et devenir un citoyen
25:29éclairé
25:29avec l'enseignement
25:31des humanités,
25:31etc.
25:32Aujourd'hui,
25:34les jeunes ont appris
25:35à détester
25:35ceux qui leur enseignent.
25:37Ils ont appris
25:37à détester
25:39ceux qui ont écrit
25:40les livres
25:40qu'on leur demande
25:40de lire.
25:41Il y a une déconstruction
25:42totale
25:43de toute la culture
25:44occidentale.
25:44Donc,
25:45en réalité aussi,
25:46la plupart des revendications
25:47sont légitimes.
25:48Que l'éducation nationale
25:49soit en grande souffrance,
25:50c'est une réalité.
25:51Mais c'est une réalité.
25:51La question de l'instruction
25:53aux élèves,
25:54les fondamentaux,
25:56l'organisation,
25:57l'adaptation des établissements
25:58à énormément de questions,
26:00tout est légitime.
26:01C'est-à-dire que
26:01si dès les premiers jours,
26:02quelques réponses
26:03avaient été apportées,
26:04ou en tous les cas
26:04une écoute,
26:05une empathie,
26:06peut-être que nous
26:07n'en serions pas là ?
26:08Alors,
26:08il faut dissocier
26:09le tactique du stratégique.
26:10Vous avez raison.
26:11Peut-être que dès le début,
26:12il y aurait pu y avoir
26:13une meilleure écoute.
26:14Peut-être qu'on aurait pu,
26:15par exemple,
26:16se dispenser
26:17de mettre des tarifs
26:18d'entrée en BTS
26:20ou pour certains diplômes
26:22qui sont, certes,
26:23pas très élevés
26:24quand on regarde,
26:24mais qui représentent
26:25une vraie différence
26:26pour des familles
26:26très impactées
26:27dans le pouvoir d'achat.
26:28Donc ça,
26:28c'était peut-être
26:29pas très adroit.
26:30Mais là,
26:31c'est du tactique.
26:31Moi, je vous parle
26:32d'une chose
26:33qui est stratégique.
26:34C'est-à-dire que je pense
26:35que sur 20 ou 30 ans,
26:37notre système éducatif
26:38s'est effondré.
26:39Mais là,
26:39vous me parlez
26:40de toutes les fractures françaises
26:41et là,
26:41d'un condensé,
26:42finalement,
26:43qui nous explose au visage.
26:44Et d'ailleurs,
26:45moi,
26:45ma grande crainte,
26:46c'est que ce ne soit pas fini
26:47parce qu'à un moment donné,
26:48vous savez,
26:48dans la vie,
26:49l'addition arrive.
26:50Il y a toujours
26:50l'addition qui arrive.
26:51Quand on se conduit mal,
26:52quand on n'assume pas...
26:53Ah ben, c'est nous.
26:54C'est les Français.
26:55C'est nos concitoyens.
26:56Valérie Pécresse estime
26:57que c'est aux parents
26:58et au lycée.
26:59Oui.
27:00On l'écoute ?
27:00Écoutons-la.
27:01On l'écoute.
27:02Mais...
27:03Il va falloir aussi,
27:05pour ramener le calme,
27:06je le dis,
27:07il va falloir aussi
27:07une dose de sanction.
27:09Il y a eu 5000 interpellations.
27:11Moi, j'ai dit
27:11qu'il n'était pas question
27:13qu'on n'aille pas chercher
27:14la responsabilité civile
27:16de ceux qui ont...
27:17On attend la loi Casseur.
27:18J'ai pas besoin
27:20de la loi Casseur.
27:21Aujourd'hui,
27:21la région va porter plainte
27:24systématiquement.
27:25J'ai eu Gérald Darmanin
27:26là-dessus.
27:27À chaque fois
27:28qu'un casseur
27:30sera traduit
27:31devant la justice,
27:32la région apportera
27:33la facture
27:33de ceux
27:34qu'il a cassé
27:35et nous appellerons
27:37en responsabilité civile
27:39les parents
27:39si le casseur
27:40est mineur.
27:41Tous ceux
27:42qui seront sanctionnés
27:43en conseil de discipline,
27:44je demanderai
27:45la liste au recteur.
27:46Ils n'auront plus accès
27:47aux aides de la région.
27:48On n'a pas le droit
27:49à avoir
27:50des aides
27:51à acheter des livres,
27:52des aides pour faire
27:52de la culture,
27:53des aides pour le sport,
27:54des aides pour faire du vélo,
27:55des aides pour le navigo
27:56si en plus
27:57on va casser les lycées.
27:58Il faut un peu
27:58de responsabilité.
28:00Pour vous,
28:01c'est logique ?
28:01C'est pertinent ?
28:02C'est totalement pertinent.
28:04Totalement pertinent.
28:05Mais quand je dis
28:05on va avoir la facture,
28:06moi je parlais
28:07d'une facture
28:08beaucoup plus lourde
28:08qui était la facture
28:09de l'empilement des crises
28:10et la facture
28:11de nos 40 années
28:13de renoncement.
28:15Vous savez,
28:15nous sommes en train
28:17de cumuler
28:20une crise sécuritaire
28:22avec une crise budgétaire,
28:24une crise de la dette
28:25qui va être terrible,
28:27terrible,
28:28avec une crise agricole.
28:29C'est-à-dire que
28:29dans deux ou trois mois
28:30on va avoir
28:32le mal-être
28:33du monde agricole
28:34va nous exploser
28:35à la figure
28:36avec les sécheresses
28:37successives,
28:38l'enchérissement
28:39des engrais,
28:39etc.
28:40on va avoir
28:41un empilement
28:41de crise
28:41dans un contexte
28:42international
28:43hyper inflammable
28:44où un certain nombre
28:48de pays
28:48ont intérêt
28:49à déstabiliser
28:50la France
28:50pour des raisons
28:51qui leur sont propres
28:52que ce soit la Russie,
28:52l'Algérie,
28:53l'Iran ou la Turquie
28:54pour citer les quatre
28:55principaux concernés.
28:56Donc, tout ça pour dire quoi ?
28:57C'est que nous arrivons
28:58à un moment de notre histoire
28:59comme la France
29:00en a déjà vécu
29:00où il va falloir
29:02être capable
29:02de prendre des décisions.
29:03Mais qui est capable ?
29:04Qui doit les prendre ?
29:05Il va falloir des femmes
29:06et des hommes
29:06pour gouverner
29:07qu'ils soient capables
29:08d'assumer
29:09ce qui n'a pas été assumé
29:10en tout cas
29:11ces 20 dernières années.
29:12Je voudrais vous faire écouter
29:13on va prendre
29:13un candidat à la présidentielle.
29:16Il appelle demain
29:17à une...
29:18Demain, c'est une journée
29:19annoncée comme un mardi noir
29:20avec possiblement
29:22les étudiants
29:23qui vont rejoindre le mouvement.
29:24Raphaël Glucksmann.
29:26Il appelle
29:26à ce que ce soit pacifique.
29:28Mais qui écoute encore
29:29ces discours ?
29:30Pas lui,
29:31mais de manière générale
29:32aujourd'hui.
29:33Écoutons-le
29:34et vous allez réagir.
29:35Cette journée de mobilisation
29:37il faut qu'elle soit pacifique.
29:39On n'en peut plus
29:40de la casse.
29:41On n'en peut plus
29:41des violences.
29:42On n'en peut plus
29:43des casseurs
29:43qui se grèvent
29:44sur un mouvement
29:44parfaitement légitime
29:46mais qui étouffe
29:47la voix des lycéens.
29:48Et moi ce que je veux
29:49c'est qu'on puisse
29:50entendre demain
29:50la voix des lycéens
29:51et leurs revendications.
29:53Je vous rappelle
29:53que ce mouvement
29:54part de revendications
29:55qui sont parfaitement raisonnables,
29:57qui sont parfaitement légitimes.
29:59Et jusqu'ici
29:59le gouvernement
30:00a eu comme réponse
30:01une consultation
30:03sur internet.
30:03après que le ministre
30:04de l'éducation nationale
30:05ait dit
30:07qu'ils n'ont qu'à
30:08en parler
30:10à leurs proviseurs.
30:12Et bien ça
30:12ce n'est pas une réponse
30:13qui est à la hauteur.
30:15Est-ce que les responsables
30:16politiques,
30:16quels que soient leurs bords
30:17aujourd'hui,
30:18est-ce qu'ils ont encore
30:19une réponse
30:19entre leurs mains ?
30:20Je vais vous raconter
30:21quelque chose.
30:22Ça fait deux ans et demi
30:23qu'à la tête
30:25de mon centre de réflexion
30:26sur la sécurité intérieure,
30:27j'ai décidé
30:27d'aller rencontrer
30:28les Français
30:29partout sur le terrain
30:30pour échanger avec eux
30:31parce que j'avais
30:32une bonne connaissance
30:32des questions de sécurité
30:33et de souveraineté.
30:34Je connais le fonctionnement,
30:36je connais les chefs,
30:37je connais les gens
30:38sur le terrain.
30:38Vous êtes un réserviste.
30:39Mais par contre,
30:40je connaissais moins
30:42les attentes des Français.
30:44Et j'ai fait 52 déplacements,
30:46je fais mon 53ème
30:47à Cambrai jeudi soir.
30:48Et à chaque fois,
30:49Sonia Mabrouk,
30:50à chaque fois,
30:51je suis frappé
30:51par le rejet massif
30:55de toutes les élites politiques
30:56qui ont gouverné la France
30:57depuis 20 ans
30:58qui s'expriment
30:58non seulement
30:59par les personnes
31:00qui viennent me voir,
31:01par les Français
31:02qui viennent me voir,
31:03mais par les élus locaux,
31:04y compris ceux
31:05qui ont des étiquettes
31:06de grands partis
31:07ou en tout cas
31:08partis dits de gouvernement.
31:09Donc, ça veut dire
31:10qu'il y a une fracture,
31:13il y a beaucoup de fractures
31:14en France,
31:14mais il y en a une
31:16dont Paris ne se rend
31:17vraiment pas compte,
31:18c'est la fracture
31:19entre Paris et la province.
31:20Et moi, j'ai la conviction,
31:21mais la conviction
31:22que j'ai nourrie
31:22parce que les gens
31:23me le disent partout,
31:23les Français me le disent
31:24tout le temps,
31:25c'est que ce ne sont pas
31:25que ceux qui ont construit
31:26la table
31:26qui vont la renverser.
31:28Donc, nous allons avoir,
31:30d'abord dans les mois
31:30qui viennent,
31:31on est à six mois
31:32de l'élection présidentielle,
31:33c'est loin, c'est loin.
31:35La ligne de départ
31:35ne sera déjà pas forcément
31:36celle qu'elle est
31:38qui est envisagée aujourd'hui.
31:40Mais ensuite,
31:41il va se passer,
31:42à cause de l'empilement
31:42des crises dont je viens
31:43de vous parler,
31:44il va se passer des événements
31:45sans doute assez rudes.
31:46Les caractères vont apparaître.
31:48– Ils vont se révéler.
31:48– Les caractères vont se révéler.
31:49– Il y a deux questions majeures.
31:51Il y en a une large,
31:52je dois vous en parler
31:53même si c'est un scénario noir,
31:55mais il est envisagé
31:55par les renseignements.
31:56Il y a une question
31:57plus technique.
31:58Demain, vous,
31:59au ministère de l'Intérieur,
32:00les grenades de désencerclement,
32:02vous dites stop,
32:03là, pour un tel mouvement
32:05malgré tout de jeunesse ?
32:07Je ne dis pas stop
32:08pour une raison très simple,
32:09c'est que la réponse,
32:10je ne peux pas vous répondre
32:11sans rentrer dans des détails.
32:13Est-ce qu'on est face
32:13à des émeutiers
32:14ou est-ce qu'on est face
32:15à un piqué de grève lycéen ?
32:17Là, pour le coup,
32:17c'est une question de discernement
32:21des troupes sur le terrain
32:22qui sont formées.
32:23– C'est aux policiers
32:24de décider quand ils peuvent.
32:25– Bien sûr,
32:25et à l'autorité civile
32:26qui est avec eux.
32:27Bien sûr,
32:27ça dépend des circonstances.
32:29Si ce sont les lycéens
32:30qui brûlaient
32:31ou les individus,
32:32je ne veux pas les appeler
32:33des lycéens,
32:33qui ont tenté de brûler
32:34le lycée dans le 15e ce matin
32:36avec des personnes à l'intérieur,
32:38instantanément, bien sûr,
32:39utilisation de la force
32:40suffisante pour permettre
32:41de sauver les vies.
32:41– Même si vous dites
32:42qu'il y a un risque d'un drame,
32:43c'est-à-dire un risque
32:43où tout peut basculer.
32:45– Écoutez,
32:46alors je vais vous dire,
32:47moi je préfère un émeutier
32:48qui soit tué
32:49plutôt qu'un professeur
32:50ou un proviseur.
32:51Donc si les policiers
32:52sont en situation
32:53de sauver la vie d'un proviseur
32:54et que pour ça,
32:55il faut utiliser une force
32:57qui conduise à neutraliser
32:58un émeutier,
32:59moi je n'hésiterai jamais.
33:00– Entre les honnêtes gens,
33:01Sonia Marot,
33:02je vous le dis avec solennité,
33:04s'il n'y a pas le choix,
33:06je pèse mes mots,
33:07s'il n'y a pas le choix,
33:09c'est tout le sens du droit
33:10et de l'équilibre
33:12de notre société
33:13que de permettre
33:14à la force légitime
33:15de sauver la victime,
33:18quitte à neutraliser
33:19le délinquant et le criminel.
33:20– Je vais vous parler
33:21d'un scénario
33:22pour conclure,
33:22Thibault de Montréal,
33:23parce que c'est un scénario
33:24qui a été aussi pensé
33:26par les renseignements
33:27qui doivent tout imaginer,
33:28tout imaginer.
33:29Et ce scénario
33:31est appelé
33:31une sorte de 7 octobre français,
33:33nous sommes à quelques jours
33:34d'ailleurs de cette date,
33:35qui partirait d'un fait,
33:36un fait identitaire
33:38et ferait sauter,
33:39et là c'est ce que vous dites vous,
33:40la rationalité
33:41des trafiquants,
33:42des narco-trafiquants.
33:44C'est un scénario terrible
33:46qui est envisagé.
33:48Est-ce que c'est de l'ordre
33:49de l'impossible ?
33:50Il faut l'envisager
33:51parce que les renseignements
33:52sont dans leur rôle
33:53ou est-ce que c'est de l'ordre
33:54malheureusement du réalisme ?
33:56Ce qu'on appelle de façon
33:57un peu spectaculaire
33:58le 7 octobre français,
33:59c'est le scénario
33:59où sur une partie
34:00ou sur l'ensemble,
34:01disons une partie du territoire
34:03ou plusieurs parties
34:04du territoire en même temps,
34:06par une série de violences
34:08qui génèrent une émotion,
34:09qui conduisent à une surenchère,
34:12on arrive très vite
34:13à des moments
34:14où l'État ne puisse
34:15ponctuellement plus
34:16assurer l'ordre
34:18et la sécurité
34:18de nos concitoyens
34:19et où à ce moment-là,
34:20il y aura un déchaînement
34:21de violences
34:22avec des entrées dans les immeubles,
34:23des pillages,
34:24des meurtres,
34:24des viols,
34:25etc.
34:25C'est un scénario
34:26sur lequel aujourd'hui
34:27travaillent les forces
34:28de sécurité intérieure.
34:29Mais heureusement,
34:30mais comme hypothèse,
34:32je ne suis pas en train
34:33de vous dire
34:33que ça va arriver,
34:34mais je vous réponds
34:36puisque vous me posez la question
34:37qu'il serait inconscient
34:39de ne pas y penser.
34:41Pour conclure,
34:42demain,
34:42mardi noir,
34:43une journée de mobilisation,
34:44d'abord les revendications,
34:45comme vous le dites,
34:46vous avez insisté
34:46sur ces revendications
34:47ô combien légitimes
34:48d'Élysia,
34:49mais malheureusement aussi
34:51très probablement
34:52un bis répétit
34:53quand vous voyez ces images
34:54au-delà des poubelles brûlées.
34:57Un appel au calme
34:59aujourd'hui,
35:00à qui il faut l'adresser ?
35:01Alors moi,
35:01c'est ce que j'allais vous dire.
35:02Moi,
35:02j'appelle à deux choses.
35:03J'appelle d'abord au calme
35:04à tous les lycéens
35:06qui manifestent
35:07de façon légitime.
35:08Restez calme
35:09et essayez autant que possible,
35:11je sais que c'est difficile,
35:12de vous dissocier
35:13des groupes d'individus
35:15cagoulés en noir
35:15qui viendront au milieu de vous.
35:17Un manifestant légitime
35:18n'a pas à avoir
35:19le visage masqué.
35:20D'ailleurs,
35:20c'est interdit par la loi.
35:21C'est un bon critère.
35:22Si vous voyez
35:23cinq ou six types masqués
35:24qui arrivent près de vous,
35:26poussez-vous,
35:26allez-vous-en.
35:27Donc,
35:27j'appelle au calme,
35:29je ne peux pas appeler au calme
35:30les délinquants,
35:30ils iront pour casser.
35:32Mais les lycéens
35:33qui seront à côté
35:34et qui pourront être pris
35:36dans une charge de police
35:38contre les délinquants,
35:39écartez-vous
35:40et eux,
35:40je les appelle au calme.
35:41Et j'appelle également
35:42au calme
35:43et à autant de courage
35:45et de force,
35:46de force au sens moral possible,
35:48nos forces de sécurité intérieure
35:49qui ont un devoir de discernement.
35:51Et ils ont des ordres clairs ?
35:52Bien sûr qu'ils ont des ordres clairs.
35:54Ils ont des ordres clairs.
35:55Ils ont un devoir de discernement
35:58et ils doivent toujours,
36:00mais pas simplement
36:01parce que c'est un mouvement
36:02parmi lesquels figurent
36:02beaucoup de jeunes,
36:03ils doivent toujours
36:04conserver leur maîtrise
36:06et faire très attention
36:08à ne pas exercer la force
36:10au-delà de ce que la loi permet.
36:13Mais dans le cadre
36:14que la loi permet,
36:15ils doivent utiliser
36:16toute la force
36:17pour protéger nos concitoyens
36:18car c'est leur rôle
36:19et c'est leur rôle institutionnel.
36:21Merci Thibaut de Montbréal.
36:22Merci d'avoir été notre invité,
36:23d'avoir commenté,
36:24analysé toutes ces situations
36:26dont on va continuer
36:27à parler avec vous,
36:28Maxime Sutec,
36:29évidemment pour la suite.
36:30Merci d'avoir regardé cette vidéo !
36:30Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Commentaires