- il y a 20 heures
Suite au vote du Parlement européen, débat avec Michèle Rivasi (Verts-ALE), Gilles Pargneaux (Socialistes et Démocrates) et Patrick Le Hyaric (Gauche unitaire européenne), animé par Jean-Jacques Régibier.
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00:11Bonjour à toutes et à tous, le feuilleton du glyphosate vient de connaître un nouvel épisode.
00:16Aujourd'hui, il y a quelques minutes, avec le vote du Parlement européen.
00:19Que dit ce vote ? Quelles en sont les conséquences ?
00:22On va en parler avec vous pour que ce soit clair, le plus clair possible.
00:26Michel Rivasi, vous êtes député vert à Alliance Libre Europe.
00:30Gilles Parniaud, vous êtes député socialiste et démocrate.
00:32Et Patrick Leyaric, député gauche unitaire européenne, gauche verte nordique.
00:37Alors, on ne va pas revenir en détail, bien sûr, sur tous les épisodes de cette procédure de renouvellement de
00:43l'homologation du glyphosate.
00:45Ou pas cet insecticide de Monsanto que tout le monde commence à connaître un peu maintenant.
00:49Le plus vendu au monde et qui est évalué, rappelons-le quand même, potentiellement cancérigène.
00:55Simplement, aujourd'hui, concernant l'interdiction au nom du glyphosate, on est presque quand même, vous allez me le dire,
01:02mais est-ce qu'on est quand même un peu au bout de la ligne droite, là ?
01:05Revenons peut-être d'abord sur le vote de ce matin.
01:08Qu'est-ce que exactement dit le Parlement européen dans son vote, précisément ?
01:14Et quelle est votre réaction à ça ? On commence avec vous, Michel Rivasi, peut-être.
01:18Bon, alors...
01:19Qu'est-ce qu'il dit, le Parlement européen ?
01:21Le Parlement dit, après moult amendements, qu'il y aura interdiction du glyphosate dans 5 ans.
01:32C'est-à-dire qu'on interdit maintenant avec extension sur 5 ans.
01:36Mais au bout de 5 ans, plus d'utilisation du glyphosate.
01:40Alors, on aurait aimé déjà 3 ans.
01:42Alors, soyons bien clairs, le mot interdiction fait clairement partie du paquet cadeau, là.
01:47Alors, il y a... Est-ce qu'il y a interdiction ?
01:51On avait employé le mot « phase-out », c'est-à-dire c'est la sortie.
01:56Mais juridiquement, ça n'a pas de statut.
01:58Donc, il faut d'abord interdire pour, après, étendre jusqu'à l'extinction des feux.
02:04Bon.
02:05C'est très différent du renouvellement.
02:08Parce que là, on était...
02:10Si vous voulez, quand on va voir demain les votes au niveau des États,
02:13ils sont sur un positionnement de renouvellement pour 10 ans.
02:18C'est-à-dire qu'on permet à la mobilité...
02:20Ça, c'est la commission européenne.
02:21On le renouvelle, l'autorisation pour 10 ans.
02:24Et dans 10 ans, eh bien, on va refaire, comme on a vécu ici,
02:30des réunions pour savoir si on a les renouvelés.
02:32Bien sûr, si on continue, voilà.
02:33Et donc, il y a une ambiguïté entre ce terme de renouvellement et ce terme de « phase-out ».
02:38« Phase-out », c'est la position qu'on a adoptée aujourd'hui, mais sur 5 ans.
02:43Parce que, dans la réglementation pesticide, on a Nalinéa qui dit que, de toute façon,
02:49on ne peut pas interdire.
02:50Si on l'interdisait fin 10 ans...
02:51C'est ça.
02:52On va y revenir sur ces questions-là, voilà.
02:54Et puis après, il y a 2 ans, parce qu'il faut vider les stocks.
02:58On va y revenir sur ce qu'est-ce qu'on fait.
03:00Là, c'est sur 5 ans, voilà.
03:02Patrick Loyeri, alors, est-ce que c'est votre interprétation à vous aussi ?
03:06C'est-à-dire qu'est-ce qu'on dit ça officiellement aux gens ?
03:08Vous allez être amenés les uns les autres en tant que députés à en parler demain matin avec plein de
03:12personnes.
03:13Est-ce que vous allez leur dire ça ?
03:14Dans 5 ans, c'est terminé, Glyphosate ?
03:17On va leur dire que ce que nous avons voté, c'est cela.
03:21Oui, mais ce n'est pas sûr.
03:22Voilà, c'est pas terminé, parce que maintenant, il faut que le Conseil des chefs d'État délibère, décide.
03:30Et nous souhaitons évidemment qu'il décide sur cette base-là.
03:35Gilles Pargnon, votre interprétation à vous aussi, on est tous d'accord ?
03:38Oui, on est d'accord. Bien sûr, il y avait trois propositions ce matin à notre vote.
03:43Celle de la droite européenne qui disait renouvellement de 5 ans.
03:47Et donc, ça voulait dire que d'ici à 5 ans, il pouvait y avoir, dans 5 ans, une possibilité
03:53de continuer à renouveler.
03:55Ensuite, il y a eu la deuxième proposition, celle qui a été adoptée à la demande du groupe Socialiste et
04:01Démocrate.
04:023 ans plus 1 an plus 1 an, 5 ans.
04:06Ça, c'était adopté majoritairement.
04:08Et ensuite, il y a ce que j'ai voté, ainsi que Michel, qui était dire 3 ans.
04:15Un an plus 2.
04:16Ça, c'est ce que j'ai voté, car je pensais qu'il fallait rester à ce que j'avais
04:21déjà voté avec mes camarades socialistes, en commission environnement.
04:25Bon, pour des raisons d'opportunité, les socialistes et les démocrates ont souhaité aller vers ces 5 ans.
04:31Finalement, c'est mieux que rien du tout.
04:33Ce qui va se passer maintenant, comme M. Leviary le disait fort justement,
04:37c'est que le Conseil européen va devoir statuer,
04:40puisqu'il y a une proposition qui est sur la table, celle de la Commission européenne, M. Andrew Ketis,
04:45qui dit 10 ans, que nous avions refusé dans un premier temps.
04:49Et puis ensuite, donc, il y a la nécessité de regarder si cette proposition du Parlement européen
04:54peut permettre une majorité au sein du Conseil.
04:56On sait que de toute façon, à la fin de cette année, il faut prendre une décision.
05:00C'est ça. C'est ça. On va y revenir dans quelques instants.
05:04Il faut dire aussi qu'y compris dans vos groupes, les uns et les autres,
05:06d'abord, un, tout le monde n'était pas d'accord, mais ça, c'est normal,
05:09mais en même temps, il y avait un certain nombre de députés
05:12qui étaient pour qu'on ne laisse pas ce délai de 5 ans supplémentaire.
05:18À quoi ça sert, ces 5 ans en plus, Michel Rivasi ?
05:20C'est très important, parce que moi, la semaine dernière,
05:23j'ai rencontré la directrice de cabinet de Nicolas Hulot,
05:28mais j'ai aussi rencontré des agriculteurs en Picardie,
05:32puisque vendredi midi, j'ai eu l'envie d'aller.
05:34Eux, ils me disent, nous, on est les premières victimes du glyphosate.
05:38Et en même temps, si en janvier, il nous dit...
05:41On ne peut pas en sortir comme ça.
05:42On ne peut pas en sortir comme ça.
05:44Donc, il s'agit là d'une période transitoire qui va permettre, effectivement...
05:49C'est ce que vous dites aussi.
05:51Oui, c'est comment aider des agriculteurs qui sont, je dirais, dopés au glyphosate.
05:58Dopés parce que déjà, leur santé, même s'ils mettent des...
06:02Ils sont endopés, mais pas les paysans.
06:04Ah oui, eux, je sais.
06:07Et en même temps, ils font courir des risques, quand même, à tous les riverains, quand ils utilisent ça.
06:14Ce que je voulais dire, on a obtenu d'autres choses, quand même, aussi, dans cette résolution.
06:17On a obtenu aussi le fait qu'on n'a plus le droit d'employer le glyphosate, vous voyez, dans
06:23les parcs, les jardins, dans les villes, dans la partie non professionnelle des choses.
06:29On a obtenu également, et ça, je me bagarre depuis des années là-dessus,
06:33qu'il faut regarder toutes les études qui sont contrôlées par des pairs,
06:39et non pas des études qui sont confidentielles défense, vous voyez, contrôlées et réalisées par les industriels eux-mêmes.
06:46Bon, ça, c'est une résolution. Elle n'est pas contraignante, malheureusement.
06:50Donc, maintenant, la balle est dans le camp des États.
06:53Donc, soit les États écoutent ce que disent les parlementaires,
06:56et disent, bon, ben là, ils vont jusqu'à l'interdiction sur les 5 ans,
07:00avec cet aspect pédagogique pour aider l'agriculteur, vous voyez, à changer ses méthodes.
07:05Mais ils sont sur l'interdiction, quand même.
07:07Alors que les États, ils ne sont pas pour l'instant sur l'interdiction, ils sont pour le renouvellement.
07:11Pas tous, oui.
07:11Mais enfin, c'est aberrant.
07:14Si on donne à Moussanto ce qui menace,
07:17Moussanto menace la commission en disant, si vous n'avez pas une position, on vous attaque en justice.
07:21Non, mais vous avez vu ça où, vous ?
07:22Que des industriels attaquent une commission, la commission européenne.
07:26Mais on dirait qu'ils ne sont pas fiers de défendre la santé des citoyens européens.
07:31Moi, je verrais ça, je dirais, ben, ah bon, c'est ça ?
07:35Eh ben, on ne renouvelle pas cette substance.
07:37Mais non.
07:38On est vraiment dans une ambiguïté incroyable.
07:41Patrick Le Yariq, parlons peut-être, on vient de parler des États, de la position des États.
07:44Bon, vous êtes trois députés français, européens, mais français, ici, autour de cette table.
07:48Qu'est-ce que dit la France exactement, aujourd'hui ?
07:52Le gouvernement français ?
07:54Au sein du gouvernement, je pense qu'il y a des nuances, des différences.
08:00Mais il y a la position aujourd'hui du ministre de l'Environnement, le ministre de l'Écologie,
08:05qui, lui, est sur la position assez proche de celle votée aujourd'hui,
08:11puisqu'il a dit, au terme de trois ans, il faut en sortir.
08:16Donc, si c'est cette position-là que défend le gouvernement français à la table du Conseil,
08:21il y aura un débat européen, peut-être encore plus important que celui que nous avons à partir du Parlement.
08:28Oui.
08:28C'est la même chose que sur les travailleurs détachés.
08:32La décision qui a été prise hier soir par le Conseil européen, où on est dans une État.
08:36Là, c'est pareil. Il va falloir faire en sorte qu'une majorité...
08:40On arrive au bout, quand même.
08:42Oui. Il y a donc une nécessité qu'une majorité, au sein du Conseil, puisse dire non à dix ans.
08:47Ça, c'est ce que dit le gouvernement français.
08:49Et ensuite, donc, moi, j'ai rencontré la directrice de cabinet de Nicolas Hulot, la semaine dernière,
08:54qui, effectivement, parlait de trois ans, qui est la position des faits.
09:00Mais on a vu aussi Nicolas Hulot dire moins de cinq ans.
09:04Moins de cinq ans.
09:05Donc, on voit bien que c'est aussi la position qu'on a pu prendre ce midi.
09:10Donc, la France a intérêt à aller à l'entrée sur ce dossier à l'occasion du Conseil européen.
09:17Mais moi, je pense qu'il faut faire confiance.
09:19Oui, mais il faut faire attention.
09:20Il faut faire un petit peu juste.
09:21Il ne faut pas rentrer dans la nationalisation.
09:24Parce que, mettons...
09:26Ça peut être une manière de s'en sortir pour la Commission.
09:28Parce que Nicolas Hulot, je ne sais pas bien comprendre son renouvellement et l'interdiction.
09:33Mais enfin, bon, passons.
09:33Mettons, bonne intention, il est pour l'arrêt sur cinq ans.
09:37Bien sûr.
09:37Ou même sur trois ans.
09:39Le problème, c'est que si, c'est que français, on va se retrouver dans le même débat que les
09:43OGM.
09:44Où il y avait une nationalisation.
09:45En disant que chaque État pourra interdire.
09:47Mais ce n'est pas possible.
09:48Parce qu'on va en trouver dans la nourriture.
09:50Vous voyez bien qu'on est dans le cas du marché unique.
09:54Donc, si c'est dangereux, si c'est cancer et de gènes, il faut que ça soit interdit sur l
09:59'ensemble de l'Europe.
09:59Oui, oui, oui.
10:00Ça, c'est un capital.
10:02Ah oui, oui, tu as raison.
10:02Et là, je ne voudrais pas, vous voyez, que sous couvert de faire les gros bras, Macron dise, vous voyez,
10:08j'ai obtenu ça d'un point de vue national.
10:10Eh bien non, il faut jouer l'Europe, là.
10:12C'est l'exemple des OGM, où on a la possibilité d'avoir des cultures OGM en Espagne.
10:17Et de l'autre côté de la frontière, en France, ce n'est pas possible.
10:20Exactement.
10:20Mais ça, c'était l'utilisation d'un japon de la Commission.
10:25Parce qu'il y avait une minorité de blocage au Conseil.
10:29Et c'est la Commission qui a utilisé son joker.
10:32Bien sûr.
10:33Est-ce que vous êtes sûr, à cet instant-là, que l'option 10 ans et après envoi est complètement
10:42terminée ?
10:44Ou est-ce qu'il y a encore une possibilité ?
10:46Non, il y a encore une possibilité.
10:47Mais franchement, je vois mal comment on irait...
10:49Non, je pense que ce n'est pas possible.
10:51Si vous voulez, entre l'Italie maintenant, l'Autriche, l'Allemagne qui s'abstient, la France qui est contre, on
10:57aura certainement la Suède, tout ça.
11:00Il n'y aura pas de majorité qualifiée.
11:01Donc, les 10 ans, ils ont perdu.
11:03La Commission a perdu.
11:04Puis ils ont perdu.
11:05Mais, ils peuvent proposer 5 ans.
11:08Et si c'est 5 ans, avec un renouvellement...
11:10Vous imaginez tout le travail qu'on a fait, tous ensemble.
11:14Nous, on était ensemble au mois de mars 2016 pour faire une conférence de fraises.
11:17On était les premiers.
11:19Oui.
11:19Pour convaincre les députés européens que l'histoire du glyphosate s'est complètement manipulée par l'industrie privée,
11:26dans 5 ans, il va falloir remettre ça.
11:28Puisqu'il va falloir convaincre les autres députés européens pour dire qu'il faut...
11:31Pas si Patrick et Michel sont de mon avis, mais il y a aussi le scandale de Monsanto et de
11:35l'EFSA, surtout.
11:36Bien sûr.
11:36Quand on voit qu'il y a eu une étude où il y a eu une complicité, mais vraiment lourde,
11:42de la part des hauts fonctionnaires de l'EFSA qui ont ouvert leur mail,
11:47pour que 100 pages sur les 400 de l'étude...
11:49Soient prises.
11:51...minimisant les méfaits du glyphosate soient inscrites dans l'étude,
11:56alors que c'était des collaborateurs de Monsanto qui l'ont écrit.
11:58Donc moi, je vais le 18 et le 19 décembre à Parme visiter l'EFSA.
12:05Il faut qu'on joue notre rôle.
12:07Il faut que les parlementaires européens disent qu'on doit enquêter sur les dysfonctionnements de l'EFSA compte tenu...
12:14D'où commission d'enquête ? D'où commission d'enquête ou commission spéciale ?
12:17D'où aussi, il faut faire attention, commission d'enquête par rapport à Monsanto,
12:21il y a la justice, si Monsanto, en tant qu'entreprise privée internationale,
12:27a commis des actions frauduleuses, elle doit aller devant les tribunaux en justice.
12:31Nous, nous devons enquêter sur les dysfonctionnements de l'EFSA.
12:35Oui, mais je parle de ça, moi.
12:36Je parle de ça.
12:37Si on n'a pas une commission d'enquête...
12:38Ça, personne ne l'a demandé encore.
12:40Si.
12:40Pour l'EFSA.
12:41Mais on a demandé sur toutes les agences européennes, dont l'EFSA et l'EFSA.
12:46Parce qu'entre nous, ce qui se passe à l'EFSA, ça se passe aussi à l'EFSA.
12:49C'est-à-dire, l'histoire des conflits d'intérêts, l'histoire d'utiliser ce que disent les industriels,
12:54sans remarquer que c'est les industriels qui le mettent.
12:57L'histoire qu'ils ont eu des influences par rapport à d'autres agences, dont l'EPA, qui est une
13:02agence américaine.
13:03Ça, c'est la commission d'enquête qui permettra d'évaluer ce qui s'est passé,
13:08pour faire des recommandations pour que nos agences fonctionnent l'UE.
13:11Parce qu'on a la plus grande agence européenne.
13:13On a bien vu ces derniers temps, il y a les 25 heures, les travers de la 25e heure,
13:18qui sont venus par rapport à Monsanto, je ne peux pas citer personne au sein du Parlement européen,
13:23mais soyons toujours, ce que nous faisons ensemble depuis longtemps,
13:27donc faisons en sorte qu'à l'intérieur de la commission environnement,
13:30on puisse dire là, il y a des responsabilités.
13:32Des responsabilités d'agences qui ne font pas correctement leur rapport.
13:36Alors, même chose que pour un autre débat qu'on a eu tout à l'heure,
13:41concernant le glyphosate, on revient au glyphosate,
13:44il y a eu une très forte mobilisation, on le sait tous, au niveau européen,
13:50pour l'interdiction du glyphosate.
13:51Comment est-ce qu'on va pouvoir expliquer aujourd'hui, Patrick Le Yari,
13:55que le vote du Parlement est ce qui va advenir derrière à ceux qui vont vous poser les questions,
13:59aux citoyens, à toutes les ONG, les associations, etc.,
14:03qui ont milité de manière très forte, qui continuent à militer de manière très forte sur ces questions du glyphosate
14:08?
14:08Est-ce que ça va être simple d'expliquer cette phase actuelle-là, maintenant ?
14:13Déjà, il faut bien expliquer que tout ce qu'ils ont fait jusque-là n'a pas été inutile,
14:18et que ça a été relayé ici par un certain nombre de forces, un certain nombre de parlementaires,
14:24qui aboutit à ce vote-là.
14:26On peut en penser ce qu'on veut, on peut penser que c'est insuffisant, évidemment.
14:30Nous, nous aurions souhaité que ce soit plus tôt,
14:34mais il ne faut pas minimiser la portée de ce qu'ils ont fait et de ce qu'ils obtiennent.
14:41Et en même temps, il faut continuer à travailler avec eux pour obtenir le meilleur au Conseil européen.
14:50Si au Conseil, on obtient l'équivalent de la décision du Parlement,
14:54je pense que c'est une grande victoire pour tout ce mouvement-là,
14:58et surtout pour la santé publique.
15:00Dans la mesure où, notamment à l'échelle européenne, ce combat,
15:04puisqu'il y a un combat quand même autour du glyphosate,
15:07ça vous semble symptomatique de ce qu'est le rapport aujourd'hui entre les élus,
15:11vous les uns les autres, l'Europe, ces institutions,
15:13et une très grande multinationale qui a un pouvoir considérable.
15:17On s'en aperçoit depuis des années.
15:20Ça vous paraît emblématique, ce combat sur le glyphosate,
15:23de ce rapport d'ensemble entre des institutions, des élus, la démocratie et des multinationales ?
15:30Oui, je trouve qu'en ce mois d'octobre 2017, on a quand même quelques combats emblématiques qui sont en
15:37cours.
15:38C'est les travailleurs détachés, c'est les perturbateurs endocriniens, et c'est le glyphosate.
15:44Il faut absolument qu'on puisse démontrer que si on veut décider que l'Europe est une valeur ajoutée pour
15:52notre vie quotidienne,
15:53il faut donc que l'Europe soit aussi une Europe protectrice.
15:56Je vous dirais, pour faire un petit clin d'œil à Patrick, qu'on est dans notre révolution d'octobre.
16:01En ce moment, on s'est sujé.
16:03On ne s'y attendait pas à ce moment-là.
16:07Cette Europe...
16:07Lénine est partagée.
16:10Presque.
16:11Sans glyphosate.
16:12Alors, juste un petit mot, qu'on nous comprenne bien, que tous ceux qui nous regardent nous comprennent bien.
16:17Prochaine étape, Michel Rivasi, c'est quoi, quand, on va dire ?
16:21Prochaine étape, c'est demain.
16:23Voilà.
16:23Puisque là, il y aura le vote des États.
16:25C'est ça.
16:25Et on va bien voir quelle est la proposition de la Commission.
16:29Et si la Commission a un décembre de la Commission, c'est une contre-proposition.
16:33Sinon, il y aura un autre rendez-vous avant le mois de décembre,
16:36pour qu'il y ait un nouveau vote par rapport à une autre proposition de la Commission.
16:39Mais, pour moi, ce qui s'est passé au mois d'octobre, c'est la reprise de pouvoir du Parlement.
16:48Exact.
16:48Le Parlement, vous savez, le pouvoir, il se prend.
16:51Jusqu'à présent, le Parlement était assez suivi.
16:55Si le Parlement ose dire non à la Commission, ose dire non aux États,
16:59vous voyez, qui sont assez complices par rapport à leur industrie, etc.,
17:03eh bien, ça veut dire qu'ils sont proches de leurs citoyens européens.
17:05Et si vraiment on veut un futur dans l'Europe, ça ne pourra pas se faire sans les citoyens,
17:10et sans une meilleure garantie vis-à-vis des multinationales et des lobbies divers et variés.
17:15Voilà.
17:15Voilà, je vous remercie.
17:16On en parle, on suit, bien entendu.
17:18Merci à vous tous et merci à vous qui nous avez suivi.
17:21A bientôt. Au revoir.