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  • il y a 8 minutes
Loi Yadan, loi Ripost, loi sur la rétention des étrangers, loi de programmation militaire… De nombreux textes que beaucoup jugent liberticides se succèdent au parlement depuis plusieurs mois.

Nathalie Tehio, avocate de profession et présidente de la Ligue des droits de l'homme depuis 2024, est notre invitée pour parler de ces nombreux textes adoptés ou en cours d'examen et qui suscitent de vives inquiétudes sur le plan des libertés publiques.

00:00 Contexte et loi de programmation militaire
8:45 Loi Ripost contre les free-parties entre autres
19:47 Des lois contre les étrangers
30:22 Loi contre "entrisme islamiste"
41:12 Loi renforcant l'impunité des policiers

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Transcription
00:01Bonjour Nathalie Théiot, merci d'avoir répondu à l'invitation de l'Humanité.
00:06Bonjour et merci pour l'invitation.
00:08Vous êtes avocate de profession, vous êtes présidente de la Ligue des droits de l'homme depuis maintenant deux ans
00:14je crois.
00:15Vous avez aussi à la LDH participé à la création par exemple de l'Observatoire parisien des libertés publiques.
00:21Et si on vous a invité aujourd'hui, c'est pour parler de ces nombreux textes que vous jugez et
00:28que beaucoup jugent,
00:29liberticides, en tout cas qui suscitent des inquiétudes sur le plan des libertés publiques et qui sont en cours d
00:35'examen.
00:36Ce qui frappe d'abord, c'est que ces textes se multiplient, ils sont très nombreux, ils se succèdent en
00:41ce moment au Parlement, à l'Assemblée, au Sénat.
00:45Il y a la loi sur la justice criminelle de Gérald Darmanin, la loi Yadant, la loi Riposte, la loi
00:51du député Rodwell sur la rétention des étrangers,
00:54la loi de programmation militaire qui vient d'être adoptée hier. Chacun de ces textes a soulevé des inquiétudes.
01:02Vous allez nous expliquer lesquelles. On va peut-être commencer par la loi de programmation militaire justement,
01:07puisqu'elle a été approuvée mardi 19 mai par les députés. Dans une tribune que vous nous avez adressée,
01:15signée par la LDH et d'autres organisations, vous alertiez sur cet état d'exception, une des mesures de ce
01:23texte,
01:24cet état d'alerte de sécurité nationale, sorte d'état d'urgence qui permettrait de passer dans une phase d
01:31'économie de guerre
01:32et de mettre de côté le droit commun au moins pendant deux mois sans solliciter le Parlement sur simple décret.
01:42Concrètement, pourquoi avoir pris cette position ? Pourquoi avoir alerté sur cette mesure ?
01:46C'est peut-être une des mesures les plus dangereuses, puisque c'est une mesure qui permet, comme vous l
01:52'avez dit,
01:52une mesure d'état d'exception, c'est-à-dire le fait de déroger au droit commun.
01:56Mais ça va même plus loin, puisque c'est le pouvoir donné au gouvernement pour agir dans le domaine du
02:02Parlement,
02:02alors que normalement il y a la séparation des pouvoirs, et le fait qu'il n'y a pas de
02:07validation de la décision même
02:11de déclencher cet état d'alerte, qui est en fait un état d'exception qui ne dit pas son nom,
02:17mais il n'y a pas de validation par le Parlement.
02:19Donc ça veut dire que c'est le gouvernement qui décide lui-même qu'il déclenche cet état d'alerte,
02:25et en plus les conditions sur lesquelles il pourrait y avoir le déclenchement,
02:31puisque là c'est en train d'être voté, ces conditions sont extrêmement floues,
02:35puisque c'est uniquement en cas de menace grave pour la France, mais on ne sait pas exactement ce que
02:40ça signifie.
02:40On pourrait déjà être dans ce cas-là, pardon.
02:42On pourrait déjà être dans ce cas, ou bien pour un état avec lequel la France a passé un accord,
02:49un accord de défense par exemple.
02:51Donc en clair, comme la France est déjà partie au Moyen-Orient et avec ses partenaires au Moyen-Orient,
02:57on pourrait effectivement déjà déclencher l'état d'alerte, alors même qu'en France, il n'y a aucune raison.
03:02On n'est pas spécialement menacé sur le territoire français.
03:09Quelle inquiétude, comment ce texte peut être mis en œuvre, vous l'avez dit, sur simple décret,
03:17mais comment ça pourrait être utilisé aujourd'hui, demain, si par hasard l'extrême droite arrivait au pouvoir ?
03:26Concrètement, quels risques ça fait peser sur la société et sur les libertés ?
03:31Il y a l'utilisation des périmètres qu'on dit être de protection, mais en fait, c'est de la
03:36surveillance.
03:36C'est-à-dire le fait qu'on puisse, dans l'espace public, pour accéder à certains lieux, il y
03:41aurait le fait de vérifier.
03:44Alors, il faut bien voir que toutes ces lois s'enchaînent.
03:47Vous en avez parlé, il y a aussi la loi sur les polices municipales, par exemple.
03:51Toutes ces lois s'enchaînent et vont être imbriquées ensuite les unes avec les autres.
03:55Et ce n'est pas du tout anodin que, par exemple, ce soit dans une loi de programmation militaire qu
04:00'on change,
04:01qu'on ajoute un texte dans le code de la sécurité intérieure.
04:05Qu'est-ce que ça a à voir avec le militaire, en réalité ?
04:08Oui, ce qu'on rappelle, c'est la loi de programmation militaire qui ajoute des crédits des milliards d'euros,
04:1436 milliards d'euros supplémentaires pour les armées, pour des achats de munitions.
04:18Sauf que là, tout ça est rediscuté année après année en fonction du budget,
04:24alors que ça, c'est des mesures durables et attentatoires aux libertés.
04:28Et qui n'ont rien à faire en plus sur une question de programmation, encore une fois, budgétaire.
04:33Et là, dans le même temps, il y a le fait qu'on dit pour les agents de sécurité qu
04:40'ils vont avoir plus de pouvoir.
04:41Ça, c'est la loi Rodwell, qui prévoit plus de pouvoir pour les agents de sécurité,
04:48notamment sur la fouille, enfin, sur l'inspection visuelle des véhicules.
04:52Donc, vous voyez que des agents qui sont finalement des personnes qui travaillent pour des sociétés privées,
04:58qui ne travaillent pas pour l'intérêt général, qui travaillent pour des sociétés privées,
05:02vont avoir un pouvoir sur la voie publique.
05:05Ces personnes en ont déjà sur la voie publique par les périmètres de protection,
05:10parce que ça, ça existe déjà, en fait.
05:12Et c'était à l'époque des états d'urgence, c'était les périmètres de sécurité.
05:15Donc, vous voyez que tout ça, ça s'imbrique.
05:19Ça se nourrit.
05:20Ça se nourrit.
05:20Et puis, il y a des effets cliqués.
05:23C'est-à-dire, pendant l'état d'urgence, on a créé ces périmètres de sécurité.
05:26En 2017, c'est devenu la loi CILT pour pérenniser ces périmètres.
05:31Alors, on a changé de nom.
05:32C'est devenu périmètre de protection, ça fait mieux.
05:34Mais de fait, c'est l'utilisation de policiers municipaux, d'agents de sécurité,
05:41pour être dans l'espace public, dans des missions qui, normalement, relèvent de la police nationale.
05:46Alors, le Conseil constitutionnel avait dit qu'il fallait absolument qu'il y ait un officier de police judiciaire
05:52à chaque fois qu'il y a, par exemple, palpation ou inspection visuelle des sacs,
05:57parce que c'est une intrusion par rapport à la vie privée.
06:00Sauf que, concrètement, moi, j'en fais l'expérience régulièrement,
06:05quand il y a des périmètres qui sont mis en place,
06:08concrètement, ils ne sont jamais là.
06:10Parce qu'évidemment, ce n'est pas des missions de regarder faire des agents privés,
06:14ce n'est pas des missions qui sont palpitantes.
06:16Donc, ils ne sont pas là, en réalité.
06:19Et donc, ça signifie qu'il n'y a pas de protection pour les personnes
06:22alors qu'on est dans de l'intrusion sur la vie privée.
06:24Et donc, là, on est typiquement dans ce cadre-là.
06:27Plus le criblage, les enquêtes administratives,
06:29dont on voit déjà, par exemple, ça a été documenté sur le Festival de Cannes,
06:33que des personnes qui avaient été militantes,
06:37qui avaient simplement manifesté dans certains cas,
06:39ont été criblées, c'est-à-dire qu'elles ont été empêchées de travailler.
06:43Il y a une simple note du renseignement qui dit
06:47« Non, telle personne, vous ne la prenez pas ».
06:50Et ça suffit, puisqu'il faut, pour ces événements-là,
06:53il y a l'idée d'une enquête administrative.
06:55Et là, on nous dit, là encore, on étend le champ des enquêtes administratives,
07:00donc on étend le criblage.
07:01Ça veut dire que là aussi, c'est par rapport à l'accès au travail,
07:05on a ces difficultés.
07:06Puis, évidemment, il y a tout ce qui est prévu
07:09de dérogation possible aux droits du travail,
07:11de dérogation possible aux droits de l'environnement.
07:14Au code de l'urbanisme aussi.
07:16Au droit de l'urbanisme.
07:17Donc, c'est la raison pour laquelle il y a des associations environnementales
07:20qui ont signé cette tribune.
07:21Parce que là, c'est non seulement la participation du public
07:25à toute décision qu'il y ait une incidence sur l'environnement,
07:27c'est-à-dire la démocratie environnementale,
07:29c'est ça qui est atteint.
07:30Mais c'est aussi les mesures, par exemple,
07:32de consultation d'organismes pour telle ou telle mesure
07:37qui porte atteinte à l'environnement,
07:38qu'on supprime.
07:39En fait, ils facilitent les pleins pouvoirs, en réalité.
07:42Il y a d'autres dispositions.
07:45Il n'y a pas que cet état d'alerte de sécurité nationale.
07:48Il y a d'autres toutes petites dispositions
07:50dont on s'étonne effectivement qu'elles soient
07:52dans une loi de programmation militaire.
07:53Par exemple, oui, le recours à des algorithmes
07:55pour exploiter des données de connexion web, c'est ça ?
07:58Oui, oui, de façon beaucoup plus étendue.
08:01Qu'est-ce que ça a à voir aussi avec la programmation militaire ?
08:04Donc, c'est une façon de noyer, en fait,
08:07de noyer les personnes ou les associations comme nous
08:10qui alertons, on ne peut même plus alerter sur tout
08:13tellement il y en a.
08:14Et donc, on est obligé de cibler.
08:16Là, ce qui était le plus dangereux, c'était ça.
08:18Donc, on a ciblé cette mesure-là.
08:20Il y a aussi, je crois, une délégation
08:23à des sous-traitants privés du brouillage
08:26et de la neutralisation des drones dans les aéroports.
08:29Enfin, il y a tout un tas de mesures.
08:30Un encadrement, et le mot, je le mets entre guillemets,
08:34de la liberté d'expression des agents du renseignement
08:37et des ex-agents du renseignement.
08:38Enfin, voilà, il y a une batterie de mesures dans ce texte
08:41dont beaucoup posent question.
08:43Oui, tout à fait.
08:45Alors, le problème, c'est que ce n'est pas le seul
08:47et qu'effectivement, vous dites que vous avez un agenda
08:50chargé, voire surchargé,
08:51puisque quotidiennement, il y a de nouveaux textes
08:54qui arrivent en discussion devant le Parlement,
08:58donc l'Assemblée ou le Sénat.
08:59Le Sénat, par exemple, a un agenda très, très encombré
09:02par des textes qui mettent en jeu nos libertés publiques.
09:05Par exemple, le projet de loi RIPOST, qui doit, je crois,
09:08être voté le 26 mai.
09:11Donc, RIPOST, c'est un acronyme, je le rappelle,
09:13pour ceux qui ne sont pas familiers de ça.
09:16Ça veut dire réponse immédiate au phénomène troublant
09:19l'ordre public, la sécurité et la tranquillité.
09:22Donc, c'est un texte qui avait été initié par Bruno Retailleau
09:25et qui a été repris par son successeur Laurent Nunez,
09:29qui assume, en fait, un objectif de dissuasion et de répression
09:34qui s'attaque aux free parties et aux participants à ces free parties,
09:39à l'utilisation du protoxyde d'azote, aux rodéos motorisés.
09:45Qu'est-ce qui vous semble le plus inquiétant
09:47dans ce catalogue hétéroclite ?
09:49De façon globale, c'est la philosophie du texte.
09:52Et c'est la philosophie, d'ailleurs, de tous ces textes
09:55qui passent en ce moment.
09:56C'est l'idée que, avant tout, on pense en termes d'ordre.
10:01Enfin, il faut se souvenir de ce que disait Bruno Retailleau
10:04quand il arrivait en tant que ministre de l'Intérieur,
10:07l'ordre, l'ordre et encore l'ordre.
10:09Et ça, c'est cette philosophie.
10:11C'est le fait que pas une tête ne dépasse.
10:14Et quand Laurent Nunez dit qu'il faut un choc d'autorité,
10:18parce que c'est comme ça qu'il a présenté Riposte,
10:20enfin, le fameux acronyme qui, en réalité, est juste de la com'.
10:26Qu'est-ce qu'il est en train de dire ?
10:28Il est en train de dire que ce qui compte,
10:30c'est d'affirmer son autorité,
10:32c'est d'affirmer la répression, avant tout de la répression.
10:36Et on ne pense absolument pas, en termes de « en démocratie »,
10:40le principe, c'est la liberté.
10:42C'est le principe.
10:44Et lorsqu'il doit y avoir des mesures
10:46qui portent atteinte à la liberté,
10:48c'est pour un objectif qui peut être tout à fait entendu et entendable.
10:53Si on dit que c'est pour la sécurité des personnes et des biens,
10:57très bien, mais à condition que ce soit nécessaire et proportionné.
11:00Là, on a un texte tous les trois mois,
11:02pour nous dire que c'est toujours pour la sécurité,
11:04toujours contre le terrorisme, contre le narcotrafic,
11:08un nouveau mot inventé.
11:09Et en fait, à quel moment on s'interroge sur
11:13est-ce que c'est vraiment nécessaire ?
11:15Et est-ce que c'est proportionné ?
11:16Et quel est le but de toutes ces lois ?
11:19Et est-ce que c'est efficace ?
11:21Je prends l'exemple là, dans ce texte,
11:23il y a le fait qu'on double le montant de l'amende forfaitaire délictuelle
11:27pour l'usage de stupéfiants.
11:29Sachant que si on double le montant,
11:31ça veut dire que pour le contester,
11:33il faut consigner la somme.
11:35Donc c'est quand même aussi un problème,
11:37parce que si on passe à 500 euros,
11:41donc il faut avoir cette somme-là à consigner dans un temps record.
11:44Bon, est-ce que c'est efficace ?
11:47Et est-ce que c'est nécessaire ?
11:49Sachant que, alors nous, nous faisons partie du collectif
11:51pour une nouvelle politique des drogues,
11:52c'est pour ça que sur le site, vous verrez,
11:55il y a toute une analyse sur cet aspect-là de la loi,
11:58tout ce qui touche aux stupéfiants.
12:00Mais la première chose, c'est est-ce que l'amende forfaitaire délictuelle,
12:03c'est une mesure qui est normale et acceptable ?
12:05Pour nous, c'est non.
12:07Parce que c'est justement qu'on n'a pas accès à un juge
12:10et il n'y a pas accès non plus à un avocat.
12:12Donc ça veut dire que on est sur une...
12:14Déjà, cette procédure-là pose problème.
12:17C'est ce que dit aussi la défenseure des droits
12:19qui demande la suppression.
12:21Mais il n'y a pas que pour cette infraction-là.
12:23Il y a plein d'infractions maintenant.
12:2491, je crois.
12:26Au début, c'était juste 2, 3.
12:28Puis on vous disait non, mais c'est bon.
12:29Mais maintenant, c'est exponentiel parce que c'est tellement pratique.
12:31C'est tellement pratique puisque c'est le policier
12:33qui constate, qui verbalise et qui fait justice.
12:36Donc c'est extrêmement pratique.
12:37En plus, sur l'usage de stupéfiants,
12:39il constate et il a une affaire résolue.
12:41Donc pour sa politique du chiffre, c'est parfait.
12:43Comme ça, on ne mobilise pas en plus les tribunaux.
12:45On ne mobilise pas, etc.
12:46Mais on mobilise quand même des policiers.
12:48En attendant, alors même que la Cour des comptes s'interroge aussi.
12:50Oui, dans un rapport récent, elle vient de souligner
12:53l'efficacité très discutable de ces amendes forfaitaires délictuelles.
12:57L'efficacité très discutable.
12:59Mais aussi, elle dit que dans sa structure même,
13:02il y a des problèmes en termes justement de ce qui est la philosophie
13:08dans une démocratie, c'est-à-dire le fait qu'on rende justice.
13:12Mais passons.
13:13Il y a aussi l'aspect discriminatoire,
13:15puisqu'on sait que c'est le ciblage policier.
13:17Ça touche certaines personnes.
13:19Et en matière d'usage de stupéfiants,
13:21ça touche très clairement les jeunes hommes des quartiers populaires
13:25qui sont issus de l'immigration,
13:26qui sont soit maghrébines, soit subsahariennes.
13:29Donc c'est discriminatoire.
13:30Ça aussi, c'est un problème.
13:32Mais au-delà de la procédure,
13:34il y a l'usage de stupéfiants qui est pénalisé,
13:37mais qui est pénalisé dans le Code de la santé publique.
13:38C'est un délit qui est dans le Code de la santé publique,
13:41puisque l'idée, c'était,
13:42on va réprimer pour faire de la prévention.
13:44Et depuis 1970, c'est le cas.
13:47Et on pourrait se dire,
13:48alors, pour quelle efficacité ?
13:50La France est le pays le plus répressif d'Europe
13:53et qui a le plus de consommateurs de cannabis,
13:57y compris d'ailleurs parmi les jeunes.
13:59Donc la cocaïne a augmenté en usage de 80%.
14:03Là, en unanime.
14:05Donc on se dit, mais pour quelle efficacité ?
14:08Ça n'a aucun effet sur l'usage.
14:10Et donc, du coup, on se pose la question,
14:12puisque l'idée, c'était la prévention.
14:14Et c'était aussi l'idée d'éviter des problèmes de santé publique.
14:17Mais ça n'a aucun effet là-dessus.
14:19Et au contraire,
14:20puisque ça dissuade, par exemple, les jeunes
14:23d'aller se renseigner sur les stupéfiants
14:25et sur les risques qui peuvent être inhérents
14:29à la consommation de stupéfiants.
14:31Mais ça les dissuade,
14:32puisque de toute façon, tout est pénalisé.
14:34Et on voit que ce qui se passe, par exemple, au Portugal,
14:37où il y a eu l'idée de dépénaliser,
14:40on voit que ça a eu un effet,
14:42y compris pour l'héroïne,
14:44qui était quand même...
14:45Ça, c'est une drogue qui est très addictive.
14:47Et donc là, on a vu que ça a permis
14:49de vraiment faire diminuer la consommation
14:51de façon très importante.
14:53Donc, on peut se poser la question,
14:55ne serait-il pas bénéfique,
14:57et si on est vraiment dans une idée de prévention
15:00dans des termes de santé,
15:02ne serait-il pas préférable
15:04de passer par de la prévention
15:06et de dépénaliser ?
15:08Alors que là, on ne fait que...
15:10Qu'aller plus loin dans le répressif.
15:13Dans nos colonnes,
15:14l'avocat Arnaud de Saint-Rémy
15:16soulignait que ce texte visait beaucoup,
15:18sans le dire explicitement,
15:20les mineurs,
15:21en faisant fi des principes
15:23qui sont censés s'appliquer aux mineurs,
15:25la primauté de l'éducatif sur le répressif,
15:28l'atténuation de la responsabilité pénale
15:30en fonction de l'âge.
15:32Vous le voyez aussi dans ce texte ?
15:34Il y a d'autres mesures,
15:35parce que l'AFD,
15:36la membre forfaitaire délictuelle,
15:37n'est pas applicable aux mineurs.
15:39Donc, en tout cas, pour l'instant.
15:41Donc, on est...
15:42Ce n'est pas pour ce texte-là.
15:43Mais c'est les free parties,
15:45on pourrait dire oui,
15:46puisque c'est une pénalisation.
15:48Alors là, il y a déjà une proposition...
15:49Là aussi, il y a du...
15:50des chevauchements de texte.
15:53Il y a une proposition de loi
15:54qui a été votée déjà
15:56pour première lecture.
15:58Et puis là, on a Riposte
16:01qui est sur le même terrain
16:02et avec justement
16:04les acteurs de la réduction des risques
16:07qui interviennent légalement
16:08pour prévenir justement
16:09le fait qu'il n'y ait pas
16:11de personnes qui souffrent
16:13de façon grave pour leur santé
16:15lorsqu'elles ont consommé de la drogue
16:17sur notamment les free parties.
16:20Eh bien, là,
16:21elles risquent d'être pénalisées
16:23par ce texte.
16:23Vous voyez que ce n'est pas cohérent non plus.
16:25Oui, pour rappel,
16:26dans ce texte,
16:27il y a par exemple la mesure,
16:29la sanction d'une peine de prison
16:31pour les simples participants
16:32à une free party.
16:34Ils encoursent six mois de prison
16:36et une amende conséquente
16:41simplement pour avoir participé
16:44à ces free parties.
16:46En fait, l'idée...
16:47Il baisse le...
16:48Parce que pour l'instant,
16:49jusqu'à 500 personnes,
16:51il n'y avait pas besoin de déclaration.
16:53Là, ils vont baisser à 250 personnes.
16:55Et en plus de ça,
16:56les participants au-delà,
16:58dès lors que ça n'a pas été déclaré,
16:59effectivement, seraient pénalisés.
17:00Mais en fait,
17:02toute l'idée,
17:03c'est qu'ils ne veulent plus
17:04qu'il y ait d'organisation du tout.
17:08C'est pour ça que je rappelais
17:09cette idée d'ordre
17:10qui est promue.
17:12Mais c'est aussi une vision
17:13très marchandisation de la fête.
17:17Parce que dès lors
17:19qu'on ne peut pas organiser
17:20des événements festifs
17:23de façon libre,
17:25eh bien, ça signifie
17:26qu'il va falloir payer
17:27et de façon vraiment très importante.
17:30Puisque pour pouvoir faire
17:31une déclaration,
17:32il va falloir avoir
17:33une assurance derrière.
17:34Il va falloir avoir...
17:35Alors que là,
17:36ça peut être organisé
17:37très librement.
17:38Et c'est vrai
17:39qu'on ne comprend pas pourquoi.
17:41Alors même que...
17:43Ça fait des années...
17:44C'est ça qui est étrange,
17:45c'est que les années Sarkozy,
17:47alors même qu'il était quand même...
17:49C'est l'inspirateur
17:50pour beaucoup de textes.
17:52Il a quand même,
17:53justement,
17:54sur l'organisation
17:55des Free Party,
17:56il a été
17:58beaucoup plus conciliant
17:59dans l'idée
18:01que ça pouvait être
18:01co-construit
18:02et que finalement,
18:04c'était admissible
18:05et qu'il valait mieux
18:06essayer de faire en sorte
18:08que ce soit co-construit,
18:10justement,
18:10c'est auto-géré.
18:12Et il y a eu
18:13beaucoup, beaucoup de choses
18:14qui ont été mises en place,
18:15justement,
18:15en matière de réduction des risques,
18:17mais également
18:18d'organisation,
18:20de nettoyage aussi
18:21des lieux après,
18:22y compris les participants.
18:24Tout ça,
18:25ça a été mis en place
18:26parce que c'est co-construit
18:28et que les personnes
18:29qui organisent
18:30sont responsables.
18:31Là, il y a l'idée
18:31qu'il faut que ce soit supprimé,
18:34interdit,
18:34que ça n'existe pas.
18:35C'est ça,
18:36c'est exactement ça.
18:37Et pour nous,
18:39c'est pour ça
18:39qu'on a aussi agi,
18:41on a envoyé aux députés,
18:42ce n'est pas encore
18:43sur notre site,
18:44mais ça prend du temps.
18:45Mais on a aussi écrit
18:48avec des organisateurs
18:49de Free Party
18:50et des personnes
18:51qui sont en réduction
18:53des risques aussi.
18:53On a écrit un texte aussi
18:55pour ça,
18:55parce qu'il y a aussi
18:57une contradiction.
18:58La France a signé
18:59des textes,
19:00des conventions
19:01sur la reconnaissance
19:02des droits culturels
19:03et notamment
19:04le pacte international
19:05relatif aux droits économiques,
19:06sociaux et culturels.
19:07Et récemment,
19:09c'est quand même,
19:11en 2025,
19:12elle a promu
19:13l'idée que
19:15la musique techno
19:16et la culture
19:17qui va avec,
19:18c'est-à-dire
19:18les Free Party.
19:19Toute cette culture
19:21doit être considérée
19:22comme un patrimoine
19:23de l'humanité.
19:24Et ça a fonctionné
19:26puisque ça a été inscrit
19:27au patrimoine
19:29immatériel,
19:29donc commun de l'humanité
19:31par l'UNESCO
19:31en 2026.
19:32Donc ça vient
19:33d'être considéré
19:35comme étant
19:35vraiment
19:36une culture propre.
19:38Et puis,
19:39maintenant que c'est fait,
19:41on veut tout arrêter.
19:42On veut tout arrêter.
19:43OK.
19:43Bon, c'est un paradoxe
19:45de plus.
19:46Vous évoquiez,
19:47oui,
19:47la politique
19:49de lutte
19:50contre les drogues
19:50qui est parfaitement
19:52inefficace.
19:53Parmi les dispositifs
19:54qui ne fonctionnent pas
19:55et pour lesquels
19:55le gouvernement
19:56veut aller encore plus loin,
19:57il y a la rétention
19:58des étrangers
19:59en situation irrégulière.
20:01et donc le Sénat
20:03qui se penche
20:03aujourd'hui même,
20:05ce mercredi,
20:06sur cette proposition
20:07de loi
20:07du député
20:08Renaissance Charles Rodwell
20:10qui veut notamment
20:11allonger
20:11de 3 à 7 mois
20:14la durée maximum
20:15de rétention
20:16pour les étrangers
20:17condamnés par le passé
20:18à au moins
20:193 ans de prison.
20:21C'est une loi
20:22en réaction
20:23à un fait divers
20:24terrible,
20:25le meurtre
20:26de l'étudiant
20:26de Philippines
20:28dont le corps
20:29avait été retrouvé
20:30dans le bois de Boulogne
20:31en septembre 2024.
20:33Le suspect,
20:34un Marocain
20:35en situation irrégulière,
20:36avait déjà été condamné,
20:38libéré,
20:39il était sous OQTF
20:41et donc c'est vraiment
20:41un texte
20:42en réaction à ça.
20:45Qu'est-ce que vous évoque
20:46ce texte ?
20:48On sait qu'une mesure
20:49similaire
20:50avait été censurée
20:51par le Conseil constitutionnel
20:53car jugé disproportionné.
20:55qu'est-ce que vous évoque
20:56la discussion
20:57autour de ce texte
20:58aujourd'hui au Sénat ?
20:59Mais là aussi,
21:00ça n'a pas de sens
21:00parce qu'effectivement,
21:02c'est lié à un fait divers
21:03et c'est tout le problème
21:04aussi de toutes ces lois
21:05qui sont en réaction
21:05à des faits divers
21:06parce que de toute façon,
21:07on n'échappera pas
21:08aux faits divers.
21:09Je veux dire,
21:10le risque zéro,
21:10ça n'existe pas
21:11et on aura beau prendre
21:12cette loi,
21:13demain,
21:14il y aura un nouveau fait divers.
21:15Donc,
21:15ce n'est pas en faisant
21:16des lois et des lois
21:17et cet empilement
21:19de lois répressives
21:20et qui privent...
21:21Là,
21:22on est sur de la privation
21:22de liberté quand même.
21:23Donc,
21:24ce n'est pas anodin
21:25et on ne changera pas,
21:27on n'obtiendra pas
21:28le fait qu'il y ait
21:29un risque zéro.
21:30Donc,
21:30la question est la suivante.
21:31Est-ce qu'il est admissible
21:33qu'on prive de liberté
21:34une personne
21:35parce que ce n'est pas
21:36pour la punir ?
21:37Là,
21:37on est bien d'accord.
21:38C'est préventif,
21:39entre guillemets.
21:40C'est dans l'idée
21:41que,
21:42ok,
21:42elle a purgé sa peine,
21:43elle s'est déjà fait,
21:45mais maintenant,
21:46on est pour...
21:47Le centre de rétention,
21:48il n'est fait que pour
21:49l'expulser,
21:50que pour faire en sorte
21:51que la personne
21:52parte du territoire.
21:53Or,
21:54pourquoi est-ce qu'il faut du temps ?
21:55Tout simplement parce que...
21:57Enfin,
21:57pourquoi est-ce que les personnes
21:59au bout de trois mois
22:00ne sont pas là,
22:00mais tous sont toujours
22:01dans le centre de rétention
22:03ou sont toujours sur les toits ?
22:05Tout simplement parce que
22:06le pays dont elles sont issues
22:07ne veut pas
22:08leur délivrer
22:09de laisser passer.
22:09Mais quand on a un problème
22:11de diplomatique,
22:12par exemple,
22:12avec l'Algérie en ce moment,
22:14donc,
22:14on a des difficultés
22:16entre l'Algérie
22:17et la France
22:18et l'Algérie,
22:18elle bloque.
22:19Est-ce que ça va changer ?
22:22Évidemment,
22:23non.
22:23Donc,
22:24ça signifie que c'est...
22:25On va juste allonger
22:26la durée de privation
22:27de liberté,
22:28mais pour autant,
22:29on ne changera pas
22:30le fait que l'Algérie
22:31va toujours bloquer.
22:33Donc,
22:33c'est juste
22:34priver de liberté
22:34pour priver de liberté.
22:36Mais ça n'a pas de sens.
22:37Pendant sept mois...
22:38Encore une fois,
22:39sans que ce soit une peine
22:40qui soit purgée.
22:42C'est juste...
22:43On garde en prison.
22:45Enfin,
22:45ce n'est pas une prison.
22:46C'est censé être
22:47un centre
22:48qui n'est pas
22:49de la pénitentiaire,
22:50mais pour autant,
22:51c'est une privation
22:52de liberté
22:52et dans des conditions
22:53qui sont terribles.
22:55On a les rapports
22:56qui sont...
22:57Notamment par la CIMAD,
22:58qui montrent
22:59que c'est des conditions
23:00souvent très indignes
23:01et où il y a finalement
23:03moins parfois
23:04de droits
23:05au parloir
23:06puisque c'est...
23:07Ça ne s'appelle pas comme ça,
23:08mais ça revient à ça,
23:09en réalité.
23:10Pour qu'il y ait
23:10les visites des familles,
23:11il y a parfois
23:12moins de droits
23:13qu'en prison.
23:14Donc,
23:14on est vraiment
23:15sur une privation
23:15de liberté grave
23:17et tout ça
23:18parce que l'autre pays
23:19ne veut pas récupérer
23:21son ressortissant
23:22et ça ne changera pas.
23:24Donc,
23:24ce n'est pas normal.
23:26Bon,
23:26voilà,
23:27ça fait partie...
23:27Mais cette loi,
23:28elle prévoit aussi
23:29la possibilité d'imposer
23:32des examens psychiatriques
23:34alors qu'on sait
23:35que ça ne peut pas fonctionner
23:36si c'est imposé
23:38et c'est juste
23:38sur l'idée
23:39de radicalisation
23:40dont on ne sait pas
23:41exactement ce que c'est
23:42et s'il y a bien
23:42une chose
23:43qui ne peut pas fonctionner,
23:44c'est bien
23:45qu'il y ait un travail.
23:46C'est pour ça
23:46que les psychiatres
23:47sont contre.
23:48Ils sont contre,
23:48oui,
23:49parce que l'idée
23:50de ces injonctions
23:51c'est que
23:51d'examens psychiatriques
23:52c'est pour aboutir
23:53derrière
23:54à des hospitalisations
23:55forcées
23:55donc c'est là aussi
23:56une privation de liberté
23:58soi-disant préventive
23:59pour l'ordre public
24:01il y a la création
24:02d'une rétention
24:04de sûreté terroriste
24:05également
24:06qui permettrait
24:07de placer
24:08dans un centre
24:09de soins
24:10après une peine
24:11de prison
24:12des personnes
24:13après la sanction
24:14c'est une privation
24:15de liberté
24:15après la sanction
24:16tout ça
24:17c'est dans cette proposition
24:18de loi
24:19qui est soutenue
24:21par le gouvernement
24:21c'est pas un projet de loi
24:22mais ils sont tout à fait
24:24d'accord
24:24avec sa logique
24:25c'est toute une logique
24:28en fait
24:28une logique
24:29qui est tout le temps
24:30dans la répression
24:31en faisant fi
24:32de toutes les valeurs
24:34comme je disais
24:35de tous les principes
24:36qui sont des principes
24:37de droit
24:37de l'homme
24:38et bien ça
24:39tous ces principes là
24:41volent en éclats
24:41on ne pense absolument
24:43plus à ça
24:43c'est soi-disant
24:45pour la sécurité
24:46mais de fait
24:47on n'aboutit pas
24:48à la sécurité
24:49parce que
24:49quand on voit
24:50l'Espagne par exemple
24:51qui régularise
24:52un grand nombre
24:52de personnes
24:53qui sont sur son territoire
24:54en disant
24:54on a besoin pour l'économie
24:56en fait la France
24:57elle ferait bien
24:57de s'en inspirer
24:58et donc d'avoir une politique
25:00qui soit d'accueil
25:01alors que là
25:02avec toutes les politiques
25:03qui sont menées
25:03et notamment
25:04d'empêchement
25:05d'avoir des rendez-vous
25:06en préfecture
25:07vous avez des personnes
25:08qui sont en situation
25:09parfaitement régulière
25:10qui ont un titre de séjour
25:12depuis longtemps
25:12et qui du jour au lendemain
25:14ne peuvent plus travailler
25:15ne peuvent plus avoir de logement
25:16parce qu'elles se retrouvent
25:17en situation irrégulière
25:18pour une raison
25:19elles n'obtiennent pas
25:20de rendez-vous en préfecture
25:21donc nous nous attaquons
25:22notamment avec d'autres associations
25:24nous attaquons
25:25cette impossibilité
25:26d'avoir des rendez-vous
25:28du fait de la dématérialisation
25:30mais il n'empêche
25:32que nous avons une fabrique
25:34de sans-papiers
25:35par les politiques
25:37qui sont menées
25:37et avec à chaque fois
25:40une stigmatisation
25:41de l'étranger
25:41qui est parfaitement
25:42xénophobe en fait
25:45il y aura d'autres textes
25:47le ministre de l'intérieur
25:49est aussi à l'oeuvre
25:50avec un futur projet de loi
25:52qui doit être présenté
25:53normalement
25:53d'ici la fin du mois
25:55en conseil des ministres
25:57un projet de loi
25:57sur l'entrisme
25:58et le séparatisme
26:00donc on a déjà eu une loi
26:01sur le séparatisme
26:02il y a quelques années
26:05de ça
26:05en 2021
26:05il y a 5 ans
26:07là c'est l'épisode 2
26:09d'une certaine façon
26:11alors on n'a pas
26:12toutes les mesures
26:12de ce texte
26:13mais donc
26:14on l'a affiché à l'écran
26:16en ce moment
26:16le ministre a donné
26:17un entretien au monde
26:18où il a donné
26:20un certain nombre
26:20de mesures
26:21qui figureraient
26:23dans ce projet de loi
26:24notamment la création
26:25d'un huitième motif
26:26de dissolution
26:27d'une structure associative
26:29pour entrisme
26:30une notion relativement floue
26:33il affirme
26:34dans cet entretien
26:35vouloir s'attaquer
26:36à toutes les structures
26:37ou individus
26:39séparatistes
26:40et ultra-violents
26:41et donc
26:41pas seulement
26:42à l'entrisme islamiste
26:44mais c'est vrai
26:44qu'on pense beaucoup
26:46à ça
26:47comment est-ce que
26:49vous analysez
26:49cette volonté
26:50de légiférer
26:51à nouveau
26:51sur ces sujets
26:525 ans après
26:53la loi
26:53le séparatisme
26:54alors déjà
26:55nous à l'LDH
26:57nous sommes contre
26:58le principe même
26:59puisque c'est 1936
27:00qui a créé
27:01le principe
27:02de la possibilité
27:03pour l'exécutif
27:04de dissoudre
27:04une association
27:05parce qu'il y a là
27:06une grande liberté
27:07c'est la liberté associative
27:09et je dirais
27:11là
27:11ces textes
27:12touchent
27:13non seulement
27:13à la liberté
27:14de création
27:14et d'existence
27:15d'une association
27:16mais les libertés
27:17associatives
27:18en général
27:18puisque c'est aussi
27:19la façon
27:20dont elle
27:21vit
27:21cette association
27:22donc déjà
27:23on est contre
27:24le principe même
27:25que l'exécutif
27:25ait ce pouvoir
27:27parce que nous considérons
27:28que seul le juge
27:29judiciaire
27:29c'est-à-dire
27:31l'autre ordre
27:32de juridiction
27:33qui contrôle
27:35on pense
27:36que c'est le juge
27:37judiciaire
27:38qui doit être compétent
27:39et ça voudrait dire
27:40que c'est avec
27:41des éléments tangibles
27:43et non pas
27:45de simples notes
27:46de renseignement
27:47qui viennent
27:47pour alimenter
27:49une décision
27:50de l'exécutif
27:51qui ne peut être
27:53suspendue
27:53qu'après coup
27:54c'est-à-dire
27:55devant le juge
27:55administratif
27:56mais c'est après coup
27:57c'est-à-dire
27:58qu'elle est déjà
27:58dissoute
27:59alors déjà
28:00sur le principe
28:01le problème
28:02il est là
28:03mais en plus de ça
28:04on sait très bien
28:05que la loi séparatisme
28:05qui a repris
28:06un titre ronflant
28:07après
28:07c'est devenu
28:08confortant
28:09les principes
28:09de la république
28:10parce que ça faisait
28:11quand même mieux
28:11mais cette loi
28:13elle a touché
28:14toutes les associations
28:15et maintenant
28:16nous avons un problème
28:17parce que
28:18les associations
28:19sont attaquées
28:20soit parce que
28:21elles défendent
28:22l'environnement
28:23évidemment
28:24tout ce qui est
28:25défense de l'environnement
28:26c'est en première ligne
28:27mais soit parce que
28:29elles défendent
28:30les migrants
28:31là aussi
28:32parce que
28:33elles défendent
28:34nous
28:34la LDH
28:35nous défendons
28:36alors déjà
28:37on défend l'environnement
28:37les migrants
28:38déjà ça va pas
28:39ça fait beaucoup
28:40ça fait beaucoup
28:40mais en plus de ça
28:41on défend
28:42les droits
28:43et les libertés
28:43et ça
28:44on est donc
28:45en contestation
28:46ça veut dire
28:47qu'on est en train
28:47de casser
28:47les contre-pouvoirs
28:48en fait
28:48parce qu'on est en train
28:49de dire
28:50qu'on ne peut pas
28:52s'exprimer
28:52et ça c'est
28:53extrêmement grave
28:54dans une démocratie
28:55qu'on ne puisse pas
28:55s'exprimer
28:56sur certains sujets
28:57qu'on ne puisse pas
28:58être en contradiction
28:59par rapport à la parole
29:01de l'exécutif
29:02donc on casse
29:03les contre-pouvoirs
29:04avec des menaces
29:05sur les subventions
29:05et c'est ce qu'a fait
29:07cette loi de 2021
29:09et maintenant
29:09on nous dit
29:10qu'on veut
29:11encore accentuer
29:12sur un critère
29:13parfaitement flou
29:14vous avez raison
29:15sur l'antrisme
29:16et alors là
29:17c'est extraordinaire
29:18parce qu'on se dit
29:19mais qu'est-ce que c'est
29:20parce que c'est l'antrisme
29:20musulman
29:21qu'il est en train
29:22de viser
29:22et ce que je n'ai pas dit
29:23c'est qu'évidemment
29:24les associations musulmanes
29:25sont touchées
29:26mais ça
29:26c'était inclus
29:27dans le paquet
29:28c'était déjà prévu
29:29c'était même
29:30déjà annoncé
29:31au départ
29:32mais là
29:33on nous re-annonce
29:34que c'est
29:35vis-à-vis des associations
29:36musulmanes
29:37mais ça signifie
29:38quoi l'antrisme
29:39puisque
29:40on nous dit
29:41on ne sait pas
29:42ce serait ceux
29:43qui viennent
29:44de la part
29:44par exemple
29:45des frères musulmans
29:45c'est extraordinaire
29:46parce que les frères musulmans
29:47comme on ne sait pas
29:48qui en fait partie
29:49donc ça permet
29:50de suspecter tout le monde
29:51donc là
29:52on est en train de dire
29:53on va suspecter les musulmans
29:54de par leurs pratiques religieuses
29:56en fait
29:57mais c'est extrêmement grave
29:58parce que là aussi
29:59on a un autre grand principe
30:02qui est la liberté de conscience
30:03et la liberté de religion
30:05donc là
30:06on nous dit
30:06mais le seul fait
30:08d'être musulman
30:08alors bien sûr
30:10il y a l'affichage
30:11le titre que vous aviez mis
30:12c'est
30:13je n'ai rien contre les musulmans
30:14non mais on va juste les suspecter
30:16et c'est déjà le cas
30:17en plus
30:18c'est déjà le cas
30:19et ce texte gouvernemental
30:22intervient aussi
30:22en miroir
30:23d'une proposition
30:24de Bruno Retailleau
30:26qui est elle
30:28authentiquement
30:28contre l'entrisme islamiste
30:31Laurent Nunez dit
30:32nous
30:32non
30:33c'est pas ça qu'on fait
30:34on est beaucoup plus rigoureux
30:36notre projet est plus complet
30:38oui
30:38ça permettra de toucher
30:39toutes les associations
30:40c'est bien
30:40voilà
30:41bon
30:42ça vous rassure pas
30:42plus que ça
30:44mais déjà
30:45parce que l'entrisme
30:45on ne sait pas ce que c'est
30:47ça n'a pas de consistance
30:49ça n'a pas de contour
30:50donc ça permet de toucher
30:52tout un chacun
30:53et on le voit déjà
30:54sur la loi séparatisme
30:55parce qu'il nous dit
30:56on s'est attaqué au séparatisme
30:58ah ben c'est bien
30:58on s'est attaqué
30:59à toutes les associations
31:00c'est parfait
31:00enfin toutes celles
31:01qui en tout cas
31:02ne vont pas
31:03dans le sens gouvernemental
31:05alors dans ce texte aussi
31:07il y a des dispositions
31:08visiblement pour
31:10faire la lumière totale
31:12sur les subventions
31:13reçues par les associations
31:14je crois qu'ils veulent créer
31:15un registre
31:16de toutes les subventions reçues
31:18pour vérifier que
31:19ce soit bien raccord
31:21et que quand des associations
31:22ne sont plus en phase
31:24avec les valeurs de la République
31:25on leur récupère
31:27les subventions versées
31:28avec pouvoir donner au préfet
31:30par exemple
31:31de récupérer ces subventions
31:34plutôt qu'aux maires
31:36d'une commune par exemple
31:37qui auraient versé ça
31:39qu'est-ce que ça vous inspire ?
31:41C'est tout un développement
31:43mais depuis 2021
31:44il y a eu tout un développement
31:45et un dévoiement
31:46du sens même
31:47des subventions
31:48une subvention
31:49c'est de l'argent public
31:51donc c'est avec l'argent
31:52du contribuable
31:53ce qui veut dire
31:54qu'elle doit être versée
31:55lorsque c'est un but
31:56d'intérêt général
31:58et ce n'est pas
31:59pour avoir
32:01quand un maire décide
32:03qu'il ne va plus verser
32:04une subvention
32:05à telle association
32:07parce qu'elle conteste
32:09la politique
32:10qu'il mène
32:11en fait il est en train
32:12de dire
32:12je fais du clientélisme
32:14je donne de l'argent
32:16si on vote pour moi
32:17grosso modo
32:18ou si on fait
32:19voter pour moi
32:20donc il est en train
32:21de faire du clientélisme
32:22et là ce qui est en train
32:23d'être promu
32:24c'est ce principe même
32:27de les normalement
32:30enfin ce qui est en train
32:31d'être promu
32:32c'est cette question
32:33de neutralité politique
32:35et des associations
32:37alors que
32:38c'est le contraire
32:40c'est le contraire
32:41de ce qu'est une démocratie
32:42une association
32:43elle doit aussi
32:44pouvoir être
32:45un contre-pouvoir
32:46elle doit pouvoir
32:47s'exprimer
32:47et notamment
32:48une démocratie vivante
32:50il faut qu'il y ait
32:51des contre-pouvoirs
32:51c'est le contraire
32:52il faut qu'il y ait
32:53une association
32:54qui défende
32:55les libertés
32:56parce que c'est son rôle
32:57et qu'il puisse dire
32:58là vous avez pris
32:59telle politique publique
33:00ça ne va pas
33:01dans le sens
33:01des droits de l'homme
33:02des libertés
33:03c'est le principe même
33:05et ce qui est fou
33:06c'est par exemple
33:07Gérald Amana
33:08avait attaqué
33:08la LDA
33:09sur nos subventions
33:10mais on n'avait plus
33:13été attaqué
33:14depuis Vichy
33:15donc on est bien là
33:16sur une dynamique
33:18qui est extrêmement dangereuse
33:19et je vous dis
33:19c'est l'idée
33:20de neutralité
33:21en fait c'est la neutralisation
33:23la neutralisation
33:24de l'expression politique
33:26qui soit contraire
33:27à ce que dit l'exécutif
33:30et c'est pas pour rien
33:31que par exemple
33:32le maire de Carcassonne
33:33qui est un maire Rennes
33:34à peine arrivé au pouvoir
33:35dans la mesure
33:36où on a contesté
33:37son arrêté
33:38anti-mendicité
33:39il nous a tout de suite
33:40enlevé les subventions
33:41et l'accès
33:42à des locaux communaux
33:44mais voilà
33:44c'est typique
33:46alors il y a des combats
33:47qui sont aussi
33:48parfois victorieux
33:49donc c'est aussi important
33:51de dire
33:51que toute cette mobilisation
33:53ce militantisme
33:54que vous incarnez
33:56parfois ça porte ses fruits
33:58on se souvient
33:59qu'il y a eu
34:00une grosse bataille
34:01autour de la loi Yadant
34:03voilà
34:03une pétition
34:05très très fournie
34:08et donc
34:09malgré tout
34:10après des résistances
34:11ce texte
34:12a été retiré
34:14donc ça
34:15c'est un premier
34:15exemple de victoire
34:17je peux citer
34:17là aussi
34:18la mobilisation
34:19contre le texte
34:21de Gérald Darmanin
34:21sur la justice criminelle
34:23l'ancienne loi
34:24sur
34:25voilà
34:26Gérald Darmanin
34:26a annoncé
34:27il y a peu de temps
34:28qu'en gros
34:29il était d'accord
34:30pour vider
34:31de sa substance
34:32le plaidé coupable
34:33criminel
34:34en tout cas
34:35que cette disposition
34:37ne concerne pas
34:38les crimes sexuels
34:39donc c'est aussi
34:40ce que réclamait
34:41outre les associations
34:42féministes
34:42beaucoup d'avocats
34:44donc tout ça
34:45c'est le résultat
34:46d'une mobilisation
34:47donc il y a
34:48des combats victorieux
34:50qui sont possibles
34:50alors c'est pas complètement victorieux
34:52puisqu'on continue
34:53à se mobiliser
34:54dans la mesure où
34:56c'est justement
34:57parce que
34:57les associations féministes
34:58sont rentrées dans la bataille
35:00que là
35:00il a reculé
35:04mais le problème
35:05il est qu'il a sorti
35:07donc les viols
35:08de ce plaidé coupable
35:09criminel
35:09parce que évidemment
35:10il n'y a plus de procès
35:11et donc ça signifie
35:13qu'il n'y a plus
35:13la place de la victime
35:14il n'y a plus la place
35:15enfin le procès de loi
35:16le procès Mazan
35:18il n'existerait plus
35:19aujourd'hui avec ça
35:20donc on est sur
35:23le fait qu'il a sorti
35:24oui vous avez raison
35:25c'est un gain
35:26mais pour autant
35:27il reste encore
35:29un certain nombre
35:30de
35:30par exemple
35:32les coups mortels
35:33resteraient
35:34dans ce plaidé coupable
35:35d'après la chancellerie
35:37ça ne concernerait plus
35:38que
35:38que 10%
35:38non même
35:39quelques dizaines de cas
35:41par an
35:42enfin si il y a
35:43les vols aggravés
35:44braquage
35:45voilà
35:46mais ça dépend en fait
35:48de ce qui passe
35:48ou pas
35:49dans ce type de cas
35:50mais nous
35:51pour nous
35:51c'est le principe même
35:53en fait
35:53qui pose problème
35:54parce que justement
35:55il y a
35:56c'est une négociation
35:57avec le parquet
35:57on sait par les exemples étrangers
36:00notamment aux Etats-Unis
36:01qu'il y a à peu près
36:0140% de personnes
36:03qui vont négocier
36:04alors qu'elles ne sont pas coupables
36:05mais que
36:06elles ont tellement peur
36:08d'être condamnées lourdement
36:10parce que
36:11les éléments
36:12elles n'ont pas d'alibi
36:13par exemple
36:13et que du coup
36:14elles se disent
36:15ben j'ai pas d'alibi
36:16c'est risqué
36:17alors même qu'au final
36:18elles ne sont pas coupables
36:19donc on est
36:21on a là
36:22un danger
36:23on ne peut pas admettre
36:24ce genre de situation
36:27il vaut mieux
36:28enfin ça a toujours été dit
36:29qu'il vaut mieux
36:30un coupable en liberté
36:31qu'un innocent en prison
36:33parce que c'est
36:33le principe même
36:34de la démocratie
36:35de ne pas avoir
36:36de détention arbitraire
36:38et là
36:38le fait même
36:39qu'il y ait
36:40un doigt dans la porte
36:41avec
36:42même si ça concerne
36:43que 10 cas
36:44mais on sait que demain
36:46ça va
36:46on va mettre
36:47d'autres infractions
36:49on le sait
36:50c'est comme ça
36:50que ça fonctionne
36:51on nous promet toujours
36:52que c'est
36:53non mais c'est que pour ça
36:53vous inquiétez pas
36:54un petit dispositif expérimental
36:55qui finalement
36:57grossit
36:58et concerne
36:59de plus en plus
36:59de dispositions
37:00et j'imagine
37:01c'est une crainte
37:02qu'on peut avoir
37:03donc c'est pas
37:04complètement gagné
37:05après sur la proposition
37:06de loi Yadant
37:07vraiment c'est une grande
37:08satisfaction
37:09parce que
37:09c'était le danger
37:11justement
37:12sur la liberté
37:12d'expression
37:13puisqu'il y avait
37:14la confusion
37:15entre l'antisémitisme
37:16et l'antisionisme
37:17et donc ça portait
37:19atteinte à la liberté
37:20d'expression
37:21de façon grave
37:21on avait fait aussi
37:22une tribune
37:23dans l'UMA
37:24avec des syndicats
37:26de journalistes
37:27pour pouvoir dire
37:29et Reporters sans frontières
37:30pour pouvoir dire
37:31que c'est un danger
37:33même pour le journalisme
37:34puisqu'il ne pourra plus
37:35exprimer librement
37:36la position
37:38par rapport
37:38à Israël
37:40et donc là
37:40le texte a été
37:41retiré
37:42le texte
37:43de la députée
37:44Yadant
37:45mais le gouvernement
37:46a dit qu'il allait
37:47reprendre
37:47ses objectifs
37:49sous une autre forme
37:50tout ça
37:51c'est en cours
37:51de discussion
37:53vous avez des éléments
37:54là-dessus ?
37:54on a rencontré
37:56Aurore Berger
37:58qui est la ministre
37:59qui porte maintenant
38:00ce projet
38:02qui fait des consultations
38:05puisque pour la proposition
38:06de loi Yadant
38:07il n'y avait eu
38:07aucune consultation
38:08donc cette fois-ci
38:09il y en a
38:09notamment
38:10de la commission nationale
38:11consultative des droits
38:12de l'homme
38:12qui fait quand même
38:14un rapport chaque année
38:15sur le racisme
38:16et l'antisémitisme
38:16donc il y a
38:17quelques connaissances
38:18sur le sujet
38:19mais aussi
38:20la défenseur des droits
38:21et puis
38:22les associations antiracistes
38:24dont la LDH
38:25et il apparaîtrait déjà
38:28un point de satisfaction
38:29que ce serait
38:30l'ensemble des formes
38:31de racisme
38:32et pas seulement
38:32l'antisémitisme
38:33qui pourrait recevoir
38:36un appui
38:37dans la lutte
38:38moi ce que je pense
38:40c'est qu'il n'y a pas besoin
38:42d'une nouvelle loi
38:43en réalité
38:44parce qu'il faut surtout
38:46appliquer les lois existantes
38:48et notamment
38:48la circonstance aggravante
38:50de racisme
38:51ou antisémitisme
38:52et c'est valable aussi
38:54pour
38:55les
38:55à raison
38:56de l'identité sexuelle
38:57ou l'identité de genre
38:59parce qu'il y a des textes
39:01qui sont
39:01c'est la loi de 2017
39:02qui a prévu
39:02qu'on facilite la preuve
39:04et que
39:05lorsqu'il y a des propos
39:06qui sont tenus
39:07avant, pendant
39:08ou après
39:08les violences
39:10par exemple
39:11je donne cet exemple
39:12d'infraction
39:12mais c'est pour toutes
39:13les infractions en fait
39:14et donc
39:14là
39:15il y a une présomption
39:17que c'est bien
39:18à raison d'eux
39:18et c'est ce texte là
39:21de facilitation
39:22de la preuve
39:22qui n'est pas appliqué
39:24d'abord parce que
39:24les policiers
39:25lorsqu'ils reçoivent
39:26les personnes
39:28ils ou elles
39:32ne vont pas
39:33sur ce terrain là
39:33donc du coup
39:34la personne
39:35ne le dit pas forcément
39:36qu'elle a reçu
39:37en même temps
39:37des insultes racistes
39:38d'autant plus
39:39que c'est souvent
39:40tellement violent déjà
39:41d'avoir été frappé
39:43je veux dire
39:43psychologiquement
39:44au delà
39:45du mal-être physique
39:47que parfois
39:48on ne pense pas
39:48à dire que
39:49bah oui
39:49mais en même temps
39:50il y a eu des propos racistes
39:51et de ce fait
39:52si on ne pose pas la question
39:53ça ne va pas être consigné
39:55et on ne va pas orienter
39:56l'enquête sur ce terrain là
39:57et ensuite
39:58les parquetiers
39:58même quand c'est indiqué
40:00dans l'enquête
40:01je ne comprends pas
40:02pourquoi
40:02ils ne retiennent pas
40:03la circonstance aggravante
40:05et après
40:05s'il y a un juge d'instruction
40:07il ne retient pas
40:08parce qu'il reprend
40:09uniquement ce que fait
40:11ce qu'a retenu
40:13le parquet
40:13et ça veut dire
40:14que nous
40:14associations
40:15par exemple
40:16nous ne pouvons pas
40:17nous constituer
40:17partie civile
40:18nous sommes irrecevables
40:19parce que
40:20la circonstance aggravante
40:22n'est pas retenue
40:23donc c'est sur cela
40:25que j'ai appuyé
40:26mais bon
40:27là il y a
40:29un projet en cours
40:30je ne sais pas exactement
40:32ce qui va finalement
40:34être retenu
40:34mais il ne faudrait pas
40:37qu'il y ait par exemple
40:38il y a une chose
40:39qui apparemment
40:40ne serait pas retenue
40:41mais qui avait
40:42été dit
40:43en discussion avant
40:44et il ne faut surtout pas
40:45c'est sortir
40:46les délits
40:47d'expression
40:48de la loi
40:49de la presse
40:49la liberté de la presse
40:50de 1881
40:51il y a déjà
40:52l'apologie du terrorisme
40:53qui a été sortie
40:54de là en 2014
40:56et on voit
40:57les méfaits
40:58du fait que ce soit
41:00rentré dans le code pénal
41:01ça permet la comparution
41:02immédiate par exemple
41:02et donc on voit
41:04les méfaits
41:04il ne faut surtout pas
41:05continuer sur les injures
41:08racistes ou autres
41:09alors on a parlé
41:10de beaucoup de textes
41:12déjà
41:12une bonne demi-douzaine
41:13est-ce qu'il y en a
41:14d'autres à venir
41:15qui sont en gestation
41:16qui vous inquiètent
41:18je pense peut-être
41:18à celui sur la présomption
41:20de l'égalité
41:20de l'action
41:21des policiers
41:22on a fait un colloque
41:23avec Amnesty
41:24sur la présomption
41:25de l'égalité
41:26de l'usage des armes
41:28avec le fait
41:29qu'il serait présumé
41:30que chaque fois
41:31qu'un policier tire
41:32ce serait
41:33en absolue nécessité
41:35et stricte proportionnalité
41:36alors que normalement
41:37c'est le policier
41:37qui doit le démontrer
41:38c'est un renversement
41:39de la charge
41:39de la preuve
41:40une affaire Naël
41:42par exemple
41:43il faudrait démontrer
41:45que
41:45dans l'affaire Naël
41:48on a une vidéo
41:49donc ce qui veut dire
41:50parce que c'est une présomption simple
41:52donc ça voudrait dire
41:53que c'est à la victime
41:54de prouver le contraire
41:56alors déjà qu'on sait
41:57que les juges
41:58ont tendance
41:59à un petit peu
42:01appliquer déjà
42:02cette présomption
42:02sans le dire
42:03mais là
42:05c'est carrément
42:06qu'il n'y aura plus d'enquête
42:07donc on est dans
42:09moi ce que je vois
42:10c'est qu'on est
42:12dans un moment
42:13où ça y est
42:14on a enfin
42:15une écoute
42:15de certains parquetiers
42:17et de juges
42:18puisqu'on a des condamnations
42:20de policiers maintenant
42:20pour des faits de violence
42:22sur personne
42:23parce que c'était pas
42:24en absolue nécessité
42:25et stricte proportionnalité
42:27et on a
42:27par exemple
42:28dans l'affaire Flavelle
42:29où on est intervenu
42:31et que je sais
42:32que lui m'a suivi
42:33donc on a
42:36le parquet
42:37qui a tout de suite
42:38fait des réquisitions
42:40pour obtenir
42:40les caméras
42:41de surveillance
42:42les enregistrements
42:43et qui a tout de suite
42:44fait ce qu'il fallait
42:45pour avoir les preuves
42:46et bien ça
42:47ça bloque
42:48parce qu'il y a
42:49une présomption de légalité
42:50donc ça bloque
42:51donc vous voyez
42:51qu'on a essayé
42:52de sensibiliser
42:53moi ce qui m'inquiète
42:54beaucoup
42:55c'est cette attention
42:56qui est vraiment portée
42:57comme je vous disais
42:58le fond là
42:59de toutes ces lois
43:00c'est l'attention portée
43:01à uniquement de la répression
43:02et uniquement
43:03dans ce sens là
43:04sans tenir compte
43:06donc des questions
43:07de droit de l'homme
43:08ou de liberté
43:09et c'est également
43:10l'extension
43:11de la surveillance
43:13et de
43:15donc quand on dit
43:16de la surveillance
43:16et de la surveillance numérique
43:17on n'a pas le temps
43:18de développer
43:19mais c'est aussi un sujet
43:20et il y a également
43:22ça aussi dans Riposte
43:23d'ailleurs
43:23et il y a également
43:25le fait de la surveillance
43:27par des personnes
43:28c'est à dire
43:29on étend
43:29les possibilités
43:30de surveillance
43:31par les policiers municipaux
43:33il y a la loi
43:35qui est en train
43:35d'être votée
43:36aussi sur les policiers
43:36municipaux
43:37comme je le disais
43:38mais aussi par les agents privés
43:39j'ai un peu abordé ça
43:41mais en fait
43:41c'est un grand sujet
43:42parce qu'on est en train
43:44de dire
43:45alors que pour nous
43:46c'est l'article 12
43:47de la déclaration
43:47des droits de l'homme
43:48et du citoyen de 1789
43:49c'est l'idée
43:50qu'il faut une force publique
43:51à l'avantage de tous
43:53et non pas à l'avantage
43:54de quelques-uns
43:54là on est en train
43:56d'admettre
43:57que des agents privés
43:58aient de plus en plus
43:59de pouvoir
44:00alors qu'encore une fois
44:01ils sont sous les ordres
44:02d'une société privée
44:03ils n'ont pas la même formation
44:04ils n'ont pas etc
44:05et là
44:06c'est vraiment un danger
44:07parce qu'on est
44:08avec des
44:09même la police municipale
44:11c'est aux ordres du maire
44:13donc ça signifie
44:14qu'il oriente
44:17ça devrait être
44:19une police
44:20d'accompagnement
44:20et de proximité
44:21ça devient une police
44:22qui remplace
44:23la police nationale
44:23donc vous voyez
44:24tout ça
44:25il faut avoir
44:26cette vigilance
44:27ce point d'alerte
44:28parce que c'est dangereux
44:29pour les libertés
44:30tous ces débats
44:31que nous avons
44:32et toutes ces alertes
44:33que vous lancez
44:34elles se tiennent
44:35dans un contexte particulier
44:37celui d'une menace
44:38de plus en plus précise
44:39d'une arrivée
44:40de l'extrême droite
44:41au pouvoir
44:43dans l'entretien
44:44que vous avez accordé
44:45à l'humanité
44:47dans le magazine
44:49et que chacun peut retrouver
44:51je vous invite à le lire
44:52sur notre site
44:54et qui s'affiche là
44:56vous dites qu'on doit
44:57se préparer
44:58à cette accession
44:59de l'extrême droite
45:00au pouvoir
45:01pour la combattre
45:01la combattre avant
45:02et après
45:03si elle devait advenir
45:05comment se préparer
45:06justement
45:08alors
45:08il ne faut pas se préparer
45:09en se disant
45:10que c'est inéluctable
45:11déjà
45:11parce que
45:12c'était censé être
45:13inéluctable en 2024
45:15et finalement
45:16ça n'a pas eu lieu
45:17ça n'a pas eu lieu
45:18donc ça veut bien dire
45:19et c'est grâce
45:20à la mobilisation
45:21alors bien sûr
45:21c'est grâce au fait
45:22qu'il y ait eu
45:23des parties
45:24qui se sont alliées
45:25qui ont fait
45:26qu'il y a eu
45:27une mobilisation
45:28dans le vote
45:28mais c'est aussi grâce
45:30à la société civile
45:31parce qu'elle a fait
45:32son travail quand même
45:33entre les syndicats
45:34les associations
45:36on s'est mobilisé
45:37fortement
45:38et les parties
45:39le savent d'ailleurs
45:40qu'on s'est vraiment
45:41mobilisé
45:42parce que
45:43l'extrême droite
45:43ça n'est pas
45:45un parti comme un autre
45:46ce ne sont pas
45:47des partis
45:47comme les autres
45:48dans la mesure
45:49où leur logique même
45:50c'est une logique
45:51d'exclusion
45:52d'exclusion de certains
45:53c'est à dire
45:53que c'est le principe
45:54d'égalité
45:55qui est remis en cause
45:55et puis de toute façon
45:58sur les libertés
45:58on sait
45:59à quel point
46:00ils sont
46:00de toute façon
46:01dans une idée
46:02de le moins
46:03de liberté possible
46:04c'est pas leur créneau
46:05la liberté
46:06on le sait
46:06et là c'est affiché
46:07mais en plus
46:09il y a cette idée
46:10d'exclusion
46:11et l'exclusion
46:14ça a été
46:15pendant longtemps
46:15maintenant
46:16on l'entend moins
46:17mais c'est toujours
46:17dans le programme
46:18en réalité
46:18c'est la préférence nationale
46:20c'est quand même
46:21cette idée
46:21on exclut certains
46:23malheureusement
46:23c'est aussi
46:24ce qui fait voter
46:24pour l'extrême droite
46:26puisque
46:26il y a une partie
46:27de la population
46:28qui du fait
46:29de la contraction
46:30des services publics
46:31du fait
46:31d'un moindre accès
46:33et du fait
46:34qu'il y ait
46:35de moins en moins
46:35d'argent aussi
46:36pour les prestations sociales
46:37avec cette idée
46:39de la chasse
46:40aux fraudeurs
46:41mais en fait
46:41c'est simplement
46:42la plupart du temps
46:43des gens
46:44qui n'ont pas compris
46:45ce qu'il fallait faire
46:46c'est pas
46:47de la vraie fraude
46:48et on ne s'attaque
46:49évidemment pas
46:49à la fraude fiscale
46:50à côté
46:50mais bref
46:51c'est un autre sujet
46:52mais bref
46:53il y a
46:54un ensemble
46:54de personnes
46:56qui sont sensibilisées
46:58au fait que
46:58finalement
46:59s'il y avait
47:00moins de personnes
47:01à bénéficier
47:02des services publics
47:03auxquels on a
47:04des difficultés
47:05pour accéder
47:06au lieu de se dire
47:06ce qu'on doit réclamer
47:07c'est des services publics
47:09qui soient à la hauteur
47:09des besoins
47:10et qui soient à la hauteur
47:11de l'égalité
47:12justement
47:13de tous
47:14devant la loi
47:15et devant les droits
47:16donc une effectivité
47:18des droits
47:18au lieu de cela
47:19malheureusement
47:20le discours d'exclusion
47:22fait que des personnes
47:23vont aller
47:24vers l'extrême droite
47:25mais il faut bien comprendre
47:26que l'extrême droite
47:27dans son principe
47:28d'exclusion
47:29va aller toujours
47:30plus loin
47:30dans la suppression
47:31des prestations sociales
47:32parce que c'est pas du tout
47:33leur créneau en réalité
47:35même si
47:35il y a un affichage
47:36et de toute façon
47:38ça va être
47:39de plus en plus loin
47:40aussi dans les pratiques
47:41d'exclusion
47:41il suffit de voir
47:42ce qui se passe
47:43avec Donald Trump
47:44où on voit bien
47:45que les latinos
47:46par exemple
47:47qui ont voté
47:47pour Donald Trump
47:48et qui maintenant
47:48se font chasser
47:49dans la rue
47:50avec une police
47:51qui cible
47:54de façon
47:55sur le faciès
47:56donc on est
47:58sur cette dimension là
47:59c'est pour ça
47:59que je m'inquiète aussi
48:00de cette présomption
48:01de l'égalité
48:02d'usage des armes
48:03parce que
48:04c'est donner
48:05à la police
48:06le sentiment
48:07que finalement
48:09elle peut tirer facilement
48:10elle sera couverte
48:12il y a un autre exemple
48:13d'idée
48:15d'impunité
48:16qui est organisée
48:18pour la police
48:18c'est
48:20dans la loi Riposte
48:22c'est une toute petite mesure
48:23mais
48:24qui n'est pas
48:25compréhensible en soi
48:26c'est
48:26il y a enregistrement
48:28possible
48:28dans les locaux
48:30de garde à vue
48:30parce qu'il peut y avoir
48:31des violences
48:32de la part des co-détenus
48:33mais aussi de la part
48:34des policiers
48:34et on sait que ça existe
48:35il y a même
48:36des personnes qui décèdent
48:37dans les locaux
48:38de policiers
48:39heureusement pas souvent
48:39mais ça arrive
48:41et donc là
48:42on nous dit
48:43dans la loi Riposte
48:46on dit
48:46on pourra toujours
48:47enregistrer
48:48mais on ne pourra plus
48:49conserver les images
48:51autrement dit
48:52il n'y aura plus de preuves
48:53quel est le sens
48:55d'une telle mesure
48:58c'est sans doute
48:59la réponse au fait
48:59que
49:00quand il y a
49:01effectivement
49:02des victoires judiciaires
49:03ou des victoires
49:04qui consistent
49:05dans le fait
49:05qu'il y a
49:06une enquête
49:07qui est menée
49:07un procès
49:08parfois
49:09ça tient beaucoup
49:10à la présence
49:11de vidéos
49:11donc effectivement
49:12si ces vidéos
49:14disparaissent
49:14si elles n'existent plus
49:17il n'y a plus de procès
49:18il n'y a plus de justice
49:19c'est ce que je vous disais
49:20tout à l'heure
49:20qu'au final
49:21comme on a maintenant
49:22des parquetiers
49:23et des juges
49:23qui sont un peu plus sensibilisés
49:25comme par hasard
49:26on a en regard
49:28cette proposition
49:29qui maintenant
49:31bon elle n'a pas fonctionné
49:32la proposition de loi
49:32elle a été bloquée
49:34mais là
49:36on va avoir
49:36un projet de loi
49:37donc c'est vraiment bizarre
49:39qu'il s'agit tout le temps
49:40de
49:41moi j'appelle ça
49:42de l'organisation
49:42de l'impunité
49:43si on ne se résigne pas
49:45à l'arrivée de l'extrême droite
49:47au pouvoir
49:48comment on s'y prépare
49:50et est-ce qu'on peut
49:51anticiper des choses
49:52les attaques contre
49:53l'état de droit
49:54elles sont aujourd'hui
49:55très régulières
49:57et elles menacent
49:57d'être encore plus régulières
49:59demain
49:59oui il faut
50:01là on lance
50:02un appel
50:02à toute la société civile
50:04effectivement
50:04pour se rassembler
50:06au moins
50:06sur la défense
50:07de l'état de droit
50:08et également
50:09à tous
50:10les politiques
50:11tous les élus
50:12tous ceux
50:13qui prétendent aussi
50:14qui ne sont pas forcément élus
50:15mais qui prétendent
50:17à aller
50:18vers le pouvoir
50:19vers les élections
50:20nous demandons
50:22à ce qu'ils
50:23se mobilisent
50:24également
50:25sur la défense
50:25de l'état de droit
50:26parce que c'est
50:26un socle minimal
50:27c'est-à-dire que la démocratie
50:29ne se conçoit pas
50:30sans l'état de droit
50:31ce qui signifie
50:32sans la défense
50:33de l'indépendance
50:33des juges
50:34parce qu'on voit bien
50:35ce qui se passe
50:36dans les pays
50:38qui sont
50:38oui
50:38des attaques
50:39qui sont
50:40y compris en France
50:41oui tout à fait
50:41les attaques contre la justice
50:43elles sont aujourd'hui
50:44très très visibles en France
50:46on l'a vu
50:46après le
50:47le verdict en première instance
50:49du procès du financement
50:50libyen
50:50cette peine de prison
50:52pour Nicolas Sarkozy
50:53ou même
50:53le procès
50:54des assistants
50:56parlementaires du RN
50:57voilà
50:57la justice a été
50:58particulièrement ciblée
50:59donc c'est la première chose
51:01qu'il faut défendre
51:02c'est l'indépendance
51:03de la justice
51:03qui n'est pas si affermie
51:04que cela en France
51:05mais déjà
51:07défendre ce qui est
51:08et on voit
51:09que c'est possible
51:10par la mobilisation
51:11quand le référendum
51:13de Mélanie
51:14en Italie
51:15c'était justement
51:16une attaque
51:16à l'indépendance
51:17des juges
51:18et elle voulait faire
51:20notamment la même chose
51:21que pour les parquetiers français
51:22donc c'est piquant
51:23de savoir
51:23que ça existe déjà
51:24le contrôle
51:25par le garde des sceaux
51:26du procureur
51:27de la République
51:27mais elle a perdu
51:30alors qu'elle était
51:31elle était persuadée
51:32que ça allait passer
51:33sans problème
51:34parce que la société
51:35n'allait pas se mobiliser
51:37et bien si
51:37elle s'est mobilisée
51:38parce que la société civile
51:40peut aussi comprendre
51:41que derrière
51:42la question
51:43de l'indépendance
51:43de la justice
51:44il y a aussi
51:44la question
51:45de la corruption
51:45et la corruption
51:46des élites
51:47c'est aussi
51:48des élus
51:49de ceux qui gouvernent
51:50c'est aussi
51:51une attaque directe
51:52à l'état de droit
51:53et au principe même
51:54de la démocratie
51:55le fondement
51:55de la démocratie
51:56et donc ça
51:57c'est aussi
51:58la remise en cause
51:58de l'égalité
51:59de tous
51:59devant la justice
52:00donc ça
52:01c'est vraiment
52:01quelque chose
52:02sur lequel
52:02on pourrait se rassembler
52:04de façon très large
52:06pour essayer
52:07de faire barrage
52:08justement
52:08à l'arrivée
52:09de l'extrême droite
52:10au pouvoir
52:10donc c'est notre travail
52:11là
52:12on va s'orienter
52:13vers ça
52:13parce qu'il nous semble
52:15qu'au-delà
52:16on voit
52:17qu'on vient
52:18de balayer
52:19le nombre de libertés
52:20qui sont atteintes
52:21et le fait
52:21qu'il n'y ait pas
52:22une politique portée
52:23vers les droits de l'homme
52:24vers la liberté
52:24mais au moins
52:25l'état de droit
52:26au moins ça
52:26et au moins
52:27l'indépendance
52:28de la justice
52:29parce que normalement
52:30l'état de droit
52:30c'est aussi la défense
52:31des droits
52:31et des libertés
52:33on ne va pas abandonner
52:34c'est le coeur
52:36de notre mission
52:37d'être pour la défense
52:40des droits
52:40et des libertés
52:40mais on sait
52:41que ce ne sera pas porté
52:42par tous
52:43donc au moins
52:44l'indépendance
52:45de la justice
52:46Merci beaucoup
52:47vaste programme
52:48Nathalie Théo
52:49merci beaucoup
52:49d'avoir accepté
52:50notre invitation
52:51et de nous avoir éclairé
52:52sur tout ça
52:53on va se revoir
52:53dans les prochaines semaines
52:55très vite
52:56pour évoquer
52:57tous ces textes
52:58qui vont continuer
52:59d'être discutés
53:01à l'Assemblée
53:02au Sénat
53:03et on continuera
53:04nous aussi
53:04de vous éclairer
53:05là-dessus
53:05Merci
53:06Sénat
53:07Sénat
53:08Sénat
53:11Sénat
53:13Sénat
53:13Sénat
53:13Sénat
53:14Sénat
53:15Sénat
53:17Sénat
53:17Sénat

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