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Ce mardi 3 novembre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.
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00:01BFM Business, 15h30, 16h. USA Today, Antoine Larigauderie.
00:11On vous a déjà fait le coup à peu près toutes les semaines de la semaine de tous les langers
00:16aux Etats-Unis, sur les marchés américains.
00:18Bon, mais là, celle-là quand même, elle est costaud et on va en parler dans USA Today, votre demi
00:24-heure quotidienne spéciale Wall Street,
00:26connectée entièrement au marché américain parce que bien évidemment, il y a les mid-turn sur les élections de mi
00:33-mandat de Donald Trump.
00:36On va essayer de faire un peu de politique fiction, enfin, qui n'est quand même pas trop éloignée de
00:41la réalité.
00:42C'est-à-dire imaginer un Donald Trump qui n'a plus le Congrès, donc ni le Sénat ni la
00:47Chambre des représentants, et qui entre dans une période de cohabitation.
00:50Non, ça, ça va peut-être être assez compliqué à gérer pour lui. Comment ça va se passer ?
00:56Quelles vont être les implications micro, macro, économiques ? On va en parler, bien entendu.
01:01On va parler aussi du climat qui est en train de se détendre et singulièrement ces dernières heures autour de
01:06l'Iran.
01:07Là, on sent vraiment que ça s'active en vue d'un accord.
01:10Alors, un accord sur quoi ? Détroit-Dormuz, les actifs gelés, apparemment, c'est sur ça que ça discute.
01:17Déjà hier, on disait, ça discute beaucoup du côté iranien avec Oman, avec le Pakistan.
01:23Maintenant, il semblerait que ça s'active vraiment autour de la table pour arriver à un accord.
01:27Ça fait descendre et même chuter les prix du pétrole là en ce moment.
01:31Et puis, bien évidemment, des nouvelles autour de la high-tech américaine, mais pas que.
01:36On va parler de différents résultats, mais il semble que certaines entreprises américaines perdent un petit peu leur mojo, comme
01:42on dit.
01:42Que ce soit Disney, que ce soit Palantir, que ce soit tout un tas d'autres boîtes dont on va
01:47parler.
01:48Bref, des sujets encore passionnants.
01:50Dans USA Today, on va regarder comment ouvrent les indices.
01:53C'est une légère baisse pour le Dow Jones.
01:55Pour l'instant, moins zéro, 35%, 51 801 points pour l'indice traditionnel américain.
02:01Le Nasdaq, lui, est bien mieux orienté.
02:04Donc, c'est une ouverture de séance très mitigée.
02:06Plus 0,45% pour l'indice riche en valeur technologique.
02:09Au milieu de tout ça, le S&P 500, plus 0,18%.
02:12USA Today, c'est parti !
02:19Les invités du jour.
02:20Christian Fontaine du magazine Le Revenu, bonjour.
02:22Bonjour.
02:23Nous sommes avec Félix Baron du Club des investisseurs indépendants.
02:27Bonjour Félix.
02:28Et Emmerick Didette, père Gamme.
02:30Bonjour.
02:31On rejoint tout de suite, évidemment, John Plassard en direct de Cité Gestion.
02:35Bonjour, John.
02:38Bonjour, Antoine.
02:39Ah, il nous entend.
02:40C'est très, très bien.
02:41Donc, du coup, les mid-term.
02:44C'est vrai que pour l'instant, on regarde un petit peu les sites de prédiction.
02:48Évidemment, il ne faut pas le faire, mais on le fait quand même.
02:50On regarde un petit peu ce que donne le sentiment dans la presse américaine.
02:55Donc, est-ce qu'on peut, là, imaginer, commencer à brosser le portrait d'une Amérique qui, semble-t-il,
03:02sauf énorme surprise, s'achemine vers un président Trump qui s'arroge les pouvoirs qu'on lui connaît, avec, contre
03:10lui, un Sénat démocrate et une chambre des représentants démocrates ?
03:16Comment on fait le mode d'emploi de cette Amérique, John ?
03:20Alors, ce qui est assez intéressant de noter, c'est que selon les informations officielles, on aurait près de 45
03:27millions d'Américains qui auraient déjà voté.
03:29Et, normalement, ce sont les candidats, ou plutôt les démocrates, qui votent avant ou à distance.
03:39Donc, ça, c'est une indication assez importante.
03:41Maintenant, vous l'avez dit, difficile de parler des sondages, difficile de parler de Polymarket, mais on va quand même
03:48les regarder.
03:49On voit qu'ici, les probabilités pour une victoire à la Chambre sont de 95% pour les démocrates.
03:57Et puis, au Sénat, 78%.
03:59Il faudra faire attention au Sénat.
04:00Ce n'est pas vraiment la victoire au Sénat qui compte, mais le nombre de sièges qu'on aura au
04:06Sénat.
04:07On rappelle aussi, une nouvelle fois, que les Américains vont renouveler les 435 sièges de la Chambre des représentants
04:15et seulement 35 des 100 sièges au Sénat.
04:19Donc, on se projette demain exactement à la même heure où on discutera ensemble.
04:24Et si on se projetait demain et qu'effectivement, on serait dans une situation où le Congrès est totalement démocrate.
04:32Alors, évidemment, on aurait un président qui serait politiquement affaibli, mais toujours au commun.
04:39Et ça, c'est très important de le rappeler parce que Donald Trump aura potentiellement toujours certains pouvoirs,
04:48notamment à l'intégralité de son pouvoir exécutif, la direction de la politique étrangère, qui est très importante,
04:54puis la possibilité de prendre des décrets dans le cadre de ses compétences légales.
04:59On pourra dire aussi qu'on va aller dans la fin des grandes réformes unilatérales.
05:06Toutes les nouvelles réductions d'impôts, les dépenses budgétaires supplémentaires,
05:10les réformes sectorielles, eh bien, elles vont nécessiter un compromis.
05:15On sait que les démocrates seront peu enclins à faire des compromis
05:20et le Sénat pourrait bloquer certaines nominations de Donald Trump.
05:26Alors, évidemment, on va regarder ensemble, tous ensemble, quels sont les impacts.
05:31Mais le premier impact pourrait plutôt être sur les obligations américaines,
05:35puisque le rendement du trajet juriste pourrait baisser.
05:38On a la perspective d'une politique budgétaire qui serait moins expansionniste.
05:44Ça pourrait contribuer à limiter les anticipations de nouvelles émissions de dettes.
05:50Donald Trump l'a déjà dit, il a préparé le terrain.
05:53Il a dit « je serai monsieur veto ».
05:55Donc, il mettra son veto, c'est ce qu'il dit.
05:57Il mettra son veto sur toutes les décisions qui pourraient être prises,
06:01qui n'iraient pas dans le sens des Républicains.
06:04Donc, on pourrait avoir, et c'est le risque, une paralysie institutionnelle.
06:08Donc, on aurait les démocrates qui contrôleraient les commissions parlementaires
06:12et pourraient multiplier les enquêtes, notamment destitutions, sur Donald Trump.
06:17Mais Donald Trump conserverait son droit de veto.
06:22Monsieur veto, on verra ça demain.
06:23Mais effectivement, très, très intéressant ce qui est en train de se passer aux États-Unis.
06:27On verra ça demain, effectivement.
06:28Et dès 6h sur l'antenne de BFM Business, une spéciale, un good morning business spécial.
06:34mid-term États-Unis, Brigitte Boucher et tous ses invités pour décortiquer les résultats,
06:38parce que ce sera à ce moment-là que commenceront à apparaître les premières grandes tendances
06:43de ce scrutin américain si important.
06:47J'allais dire, Félix Baron, il y a peut-être une petite différence.
06:52Alors là, on parle politique politicienne américaine.
06:54Petite différence, ce coup-ci, sur ces élections, c'est qu'il y a des figures démocrates qui commencent à
07:03émerger.
07:04C'est une personnification de ce ras-le-bol de Trump, de cette volonté de reprendre le dessus.
07:10Je ne sais pas, je pense à Abdoul Al-Sayed, le docteur Al-Sayed, qui est sénateur du Michigan,
07:16qui aime bien les bons mots, qui est très médiatique, etc.,
07:20mais enfin qui commence à peser lourd du point de vue du poids politique.
07:25Est-ce que this time is different, on va dire, sur cette élection de mid-term ?
07:31Ce qui serait différent, c'est que des États-clés, traditionnellement républicains,
07:36passent avec un vote démocrate.
07:38Ça, ça serait vraiment différent.
07:39John, je pense, a bien dit ce que Trump perdrait, ce que Trump garderait en perdant à la fois la
07:45Chambre et le Sénat.
07:47Mais dans tous les cas, il garde sa politique commerciale.
07:50Donc la main mise de Trump sur, on va dire, l'internationalisme, l'impérialisme commercial américain,
07:57elle serait toujours là.
07:59Mais que ce soit les démocrates, même si c'est différent, ou les républicains à la Chambre,
08:04les deux vont devoir gérer quand même un problème budgétaire qui est commun en deux.
08:08C'est-à-dire que même s'il y en a peut-être un parti qui est moins expansionniste d
08:12'un point de vue monétaire,
08:13la situation est déjà très, très, très tendue.
08:16Donc, qu'on soit républicain ou démocrate, je n'aimerais pas en hériter.
08:20Et j'ajouterais qu'on a déjà eu des exemples de présidents qui voyaient leur parti perdre
08:28dans les deuxièmes mid-terms d'un deuxième mandat, quand il n'y avait plus rien à espérer.
08:32Obama en 2014, Bush en 2006.
08:35Ils ont quand même continué par décret à faire des petites choses.
08:37Un accord sur le nucléaire iranien pour Obama.
08:42Le TARP de 2008 négocié avec les démocrates pour Bush.
08:45La situation est très exceptionnelle.
08:46Mais ça s'est déjà vu.
08:48Emmerick Didet, votre sentiment sur ces mid-terms américaines
08:51et l'impact macro, micro que ça peut avoir sur les marchés ?
08:55En effet, il va y avoir potentiellement des impacts.
08:58C'est le marché obligataire qui va beaucoup nous donner le sens que vont prendre les marchés.
09:03Parce que c'est là où il y a les enjeux clés pour les Etats-Unis.
09:08Mais après, il faut voir deux choses.
09:10La première, c'est que Trump va rester Trump.
09:12Oui, c'est sans doute pas.
09:13Il va continuer à avoir son verbatir.
09:16Et potentiellement, on n'est pas à l'abri, qu'il soit à l'image de certaines personnes,
09:22à critiquer très fortement le résultat des élections.
09:25Ce genre de comportement qu'on peut lui imaginer dès demain.
09:30Donc ça, c'est une probabilité.
09:32Et qui peut être un petit peu anxiogène pour les marchés.
09:34Et maintenant, une autre des caractéristiques, c'est que quand on a des élections,
09:39et qu'on a eu autant de publications ces dernières semaines, ces derniers mois,
09:43autour de cet événement-là,
09:45on enlève de l'incertitude une fois que les résultats sont publiés.
09:47C'est ça.
09:48Et les marchés financiers, ils ont cette habitude,
09:50quand on leur enlève l'incertitude,
09:52et bien ils repartent.
09:54Et c'est un peu ce qui est en train de se dessiner, à notre avis en tout cas.
09:57C'est qu'on a eu des marchés qui ont été un petit peu malmenés,
09:59notamment sur les valeurs de croissance,
10:01les valeurs qui étaient chères,
10:02qui étaient par nature plus volatines que les autres.
10:05Elles ont baissé ces derniers temps.
10:07Et là, d'enlever potentiellement de l'incertitude,
10:09ça peut redonner sa place, en tout cas,
10:11à un marché plus constructif,
10:14et donc potentiellement à une reprise à la hausse des marchés actions, en tout cas.
10:18Christian Fontaine, ça créditerait le scénario
10:21auquel semblaient s'attendre plus ou moins les grandes banques d'affaires.
10:24Je pense à JP Morgan,
10:25on recevait Lydia Pétavin dans Tout pour investir il y a quelques jours.
10:30Elle nous en parlait.
10:31Ceux de Goldman Sachs aussi qui prévoient pour cette fin d'année
10:34quand même une certaine forme de modération sur les taux,
10:38voire même une légère détente.
10:40Là, si le résultat est comme ce qu'attendait globalement l'ensemble des analystes,
10:45on pourrait assister même à une franche détente du côté des taux américains.
10:51Et on sait que tout part de là, en fait.
10:53Alors, bien sûr, pour rebondir ce que vous vienne de dire, Aymeric,
10:56en fait, il y a une double incertitude qui va disparaître au cours des 24 heures qui vont venir.
11:03D'abord, la première, c'est qu'on aura les résultats,
11:05et puis ensuite, c'est qu'on aura certainement un pouvoir américain assez divisé.
11:08Et donc, effectivement, avec probablement moins de dépenses,
11:12et en tout cas, moins de réformes radicales.
11:17Et donc, là aussi, moins de surprises pour les marchés.
11:20Et donc, ça, ça serait bon.
11:21Alors, après ça, il faut toujours se méfier sur l'influence du politique sur les marchés.
11:25En fait, elle est beaucoup plus faible qu'on ne pourrait l'imaginer.
11:27Les marchés sont drivés par l'IA.
11:29Les marchés sont drivés par les taux d'intérêt, par les résultats des entreprises.
11:35Moi, ce qui me frappe lorsqu'on regarde les marchés depuis quelques jours,
11:38c'est que globalement, ils résistent bien.
11:40On insiste beaucoup sur le recul d'un certain nombre de valeurs tech,
11:45Intel, Alphabet, Palantir, Oracle, tout ça.
11:48Enfin, Intel, pas loin de moins 40% et les autres autour de moins 10%.
11:51Mais en fait, lorsqu'on regarde sur cinq jours l'évolution du Standard & Poor's 500,
11:56qui est vraiment l'indice phare américain suivi par les institutionnels,
12:00mais en fait, il résiste.
12:00Il résiste très, très bien.
12:02En fait, en cinq jours, il a perdu moins 2%.
12:04Et ça, ça signifie quoi, en fait ?
12:06Alors que la tech représente plus de 40% de l'indice,
12:12ça, ça signifie que d'autres secteurs d'activité ont pris le relais,
12:14à commencer par les matériaux, la santé, les services aux collectivités.
12:20Et donc, on voit bien quoi ?
12:21On voit bien que l'économie américaine est toujours très forte.
12:25Les chiffres ont été publiés de la croissance pour le troisième trimestre.
12:28Sur un an, on a battu tous les records.
12:30On est à 3,4% en rythme annuel,
12:33alors que la croissance sur l'ensemble de l'année devrait être autour de 2,5% aux Etats-Unis.
12:39Donc, en fait, ce qu'on voit, pour résumer,
12:41c'est que la croissance économique reste très forte.
12:43Il y aura sans doute un impact des résultats des élections,
12:49mais il ne faut pas non plus le surestimer.
12:51Bon, résultat d'entreprise aussi.
12:54On avait un paquet d'entreprises qui se livraient à l'exercice encore ces derniers jours.
13:00Dernier en date quand même, John,
13:02et ils étaient très attendus, ceux d'Apple.
13:04Apple, ce n'est pas un hyperscaler qui a des centaines de milliards de dollars d'engagement
13:09en termes de CAPEX.
13:11Au contraire, c'est le robinet d'arrivée d'Apple.
13:14C'est un peu là où l'IA arrive en définitive.
13:19Bon, les marchés sont quand même déçus alors que la publication était de qualité.
13:22Il y a quelques prises de profit, mais globalement, il n'y a pas ces espèces de corrections monstrueuses
13:28qu'on a pu voir autour de Google, d'Intel, etc.
13:32On a une baisse de 2,47%, 329,97$.
13:36Je dirais qu'Apple fait du Apple.
13:38– Oui, modéré.
13:40Et puis on en parlait hier, première capitalisation boursière mondiale.
13:43On va voir en fin de séance.
13:45Mais les résultats, vous avez dit, supérieurs aux attentes,
13:47que ce soit le chiffre d'affaires ou les bénéfices par action.
13:50Vous avez, ça c'est assez intéressant, l'iPhone dont on parle.
13:54On a l'impression que ça vieillit, entre guillemets,
13:56et qu'on a d'autres parties, notamment la partie des services qui repartent.
14:00L'iPhone, c'est le principal moteur.
14:03On a des revenus qui progressent de 17%.
14:05On a aussi les Macs qui affichent une croissance de 24%.
14:09Mais de l'autre côté, c'est là où le bas blesse un petit peu la Chine.
14:14C'est en dessous des attentes.
14:15On était sur les iPhones à 17,5 milliards, on attendait 18,6.
14:20Et le véritable problème, mais ça tout le monde le savait, ce sont les marges.
14:26Pourquoi ?
14:26Parce qu'Apple prévoit des marges brutes de 45% à 46% pour le trimestre de décembre,
14:33alors que le trimestre précédent, on était carrément à 48%.
14:41Donc on baisse un tout petit peu, c'est quand même du 46%.
14:44Rappelons-le, c'est quoi ?
14:46C'est dû à l'envolée des coûts des mémoires,
14:48puis des dépenses liées à Siri, pardon, intelligence artificielle.
14:55On a des perspectives assez solides pour les fêtes de fin d'année,
14:58avec un chiffre d'affaires entre 7 et 10%,
15:01même si la partie des services ralentit un tout petit peu.
15:06Je dirais que la difficulté aujourd'hui pour Apple,
15:11c'est de transformer la croissance en rentabilité.
15:16Et ça, on va avoir évidemment un petit peu de temps pour le digérer,
15:20mais globalement, allez, n'y allons pas que par quatre chemins,
15:23c'est d'excellents résultats, avec un peu les marges, on le savait,
15:27puis la Chine, on le savait aussi, donc il n'y a pas véritablement de surprise.
15:30Et Apple, donc, qui est en baisse modérée, le titre perd 1,8%.
15:37Apple reste la première capitalisation mondiale.
15:40On est à 4940 milliards de dollars.
15:44Nvidia, un petit peu en dessous, à 4870.
15:47Félix Baron, je suppose que ça suscite des réflexions chez vous.
15:51Finalement, le gagnant, au final, et comme on a pu le voir hier,
15:55c'est celui qui a le plus de cash et qui ne croule pas
16:00sous les milliards de dollars d'engagement en dépense.
16:03Oui, en effet, il n'y a pas d'engagement hors bilan,
16:05il y a très peu de dettes aussi, il y a beaucoup de cash.
16:07Donc, finalement, perdre moins 1,5% après l'annonce de ses résultats,
16:11c'est plutôt une bonne réaction des marchés dans ce contexte
16:14où, Christian le disait, on peut perdre 25 à 30% en une séance dans le cas d'Intel.
16:18Mais pour rebondir sur ce que John disait,
16:21vous savez combien ça fait par an si vous perdez 2,5 points de marge sur vos résultats ?
16:27En fait, Apple perd 9 milliards de dollars.
16:29Donc, c'est important, ce niveau de marge entre 48% ou 46% finalement d'un point de vue
16:34annuel.
16:34Ce qui rogne les marges pour aller plus loin, c'est quoi ?
16:37C'est le coût de la mémoire.
16:38Et c'est ça qui est intéressant.
16:40Apple ne fait pas beaucoup ou peu d'IA.
16:42Finalement, en tout cas, ils ne la commercialisent pas, vous l'avez dit.
16:45C'est plutôt des terminaux, les appareils d'Apple.
16:51Ça fait bien d'intérêt parce que ça veut dire un terminal.
16:52Un terminal, mais ils doivent quand même payer la mémoire
16:55parce que vous avez quand même des barrettes de mémoire, de stockage dans les iPhones.
17:00Et les iPhones, c'est 50% des revenus d'Apple.
17:01Donc, le paradoxe, c'est qu'Apple ne fait pas d'IA,
17:04mais elle supporte l'inflation des coûts de l'IA.
17:07Donc, finalement, le premier test de John Turner sur les résultats,
17:11l'innovation, il est bien passé parce que l'iPhone Duo, l'iPhone 18 Pro Max,
17:14ça a été plutôt au-dessus des attentes par le marché.
17:17Le deuxième test pour les prochains trimestriels,
17:20ça va être le pricing power d'Apple.
17:21Est-ce qu'ils vont être capables de répercuter cette inflation de la mémoire
17:27sur les prix des iPhones qui ont déjà augmenté d'environ 100 dollars en moyenne cette année ?
17:32Et là, pour l'instant, les chiffres semblent quand même montrer
17:35qu'ils gardent du pricing power et que les gens continuent d'acheter des iPhones.
17:40Christian Fontaine, il y a un petit côté air liquide finalement chez Apple.
17:46Vous voulez dire que c'est quand même un petit peu plus volatil ?
17:50Le dividende en moins.
17:50Non, c'est quand même plus volatil.
17:52La régularité en moins, mais c'est vrai qu'il y a la performance.
17:59Moi, le commentaire que ça m'inspire, en fait, c'est tous ces chiffres qui donnent le vertige.
18:04Lorsque vous regardez les prévisions de croissance des bénéfices cette année,
18:10des bénéfices par action pour les entreprises du Nasdaq,
18:12on doit être à quelque chose de plus 53 %, pour l'année prochaine plus 28.
18:17Si vous prenez le standard ZEN pour 500, ça reste plus 35 % cette année,
18:21plus 15 % l'année prochaine.
18:24Et est-ce qu'il n'y a pas une bulle quand même au niveau bénéfice ?
18:28Alors, est-ce que ce rythme va pouvoir être maintenu pendant des années ?
18:34C'est la question que je me pose.
18:36On parle souvent d'une bulle au niveau des valorisations.
18:39C'est moins évident.
18:41Vous regardez les valorisations, le PE, le Dow Jones que vous citiez tout à l'heure,
18:45on est en dessous de 20, le CAC 40, on est en dessous de 15, 13, 14.
18:49Par contre, ces chiffres de progression des bénéfices sont vertigineux.
18:53Les marges aujourd'hui, quasiment tous secteurs confondus, ça donne le vertige.
18:57Est-ce qu'on va pouvoir rester sur des tels niveaux ?
19:00Et on voit bien qu'aujourd'hui, même lorsque les résultats sont plutôt globalement bons,
19:04dans les attentes, les marchés trouvent toujours un petit quelque chose qui ne va pas,
19:07que ce soit sur la Chine ou sur tel produit pour Apple ou pour une autre boîte cotée.
19:14Et donc, du coup, refusent de se réjouir, voire carrément sanctionnent.
19:18Donc, c'est un peu l'interrogation, c'est un peu l'analyse et le sujet que j'avais envie
19:24de mettre sur la table
19:26à l'écoute des résultats d'Apple.
19:29Effectivement.
19:30John, on va continuer dans le domaine des résultats des technologies,
19:33parce qu'il y a un autre poids lourd qui est devenu incontournable du côté du paysage tech américain,
19:38ce n'est pas l'entire.
19:39Ils nous ont habitués, et là, on revient sur des réflexes qu'on avait autour d'Apple il y a
19:4410 ans.
19:45Ils ont massacré le consensus avec leurs résultats, leur taux de progression,
19:50mais pas assez, visiblement.
19:52Le titre est en baisse de 5% en ce moment, à 169,47 euros.
19:56Là aussi, c'est plus de la gourmandise du marché qu'autre chose ?
19:59Oui, clairement, croissance spectaculaire, presque 100% de progression du chiffre d'affaires sur un an.
20:06Sur un an, pour une société qui est presque, alors ça va peut-être choquer, mais qui est presque mature.
20:11On a des perspectives qui ont été relevées.
20:13Vous vous souvenez, regardez les perspectives.
20:15Maintenant, évidemment, c'est plus de perspectives pour l'année prochaine.
20:18Il faut regarder les perspectives à 2030, voire 2032.
20:21Et donc, on a, et c'est ce qui est assez intéressant, voire très intéressant,
20:25c'est qu'on a une demande commerciale qui est particulièrement forte.
20:28Et souvent, la demande commerciale, c'est des contrats qui sont renouvelés.
20:32Et ça, c'est un peu la vache à lait de Palantir.
20:35Je dirais, le problème, c'est les attentes et la valorisation, bien évidemment.
20:41On estime que la valeur totale des contrats signés sur un an n'a progressé que, entre guillemets, de 6%.
20:48Et donc, ça, ça déçoit un petit peu.
20:51Mais effectivement, comme vous le dites, on a l'impression que les résultats de Palantir,
20:55c'est le nouveau régime boursier de l'intelligence artificielle.
21:00Croissance exceptionnelle, ça ne suffit plus lorsque le cours intègre déjà un avenir presque parfait.
21:06Donc, on va parler de chiffres, même s'ils sont très bons.
21:08Et là, c'est effectivement une prise totale de bénéfices.
21:14Et quelle qu'ait été l'annonce qui aurait été faite par le management de Palantir,
21:22l'action aurait certainement baissé aujourd'hui.
21:24On va sortir un petit peu du secteur tech et du secteur IA, John.
21:28Quoique, ça nous y ramène dans le sens où, moi, il y a une nouvelle qui m'a totalement sidéré
21:33ces derniers temps.
21:35C'est quand même Microsoft qui a annoncé un soir entre la poire et le fromage
21:39qu'ils allaient mettre de côté 25% de leur main-d'oeuvre.
21:45Et là, on se retrouve avec Disney.
21:48Disney qui publie ses résultats et qui annonce des milliers de licenciements.
21:51Moi, je croyais que le secteur du divertissement, il n'y avait pas de problème.
21:55C'était anti-crise, anti-tension, anti-interrogation.
21:59Ben non, Disney, ça n'a pas l'air d'aller super bien, visiblement, John.
22:03Non, pas vraiment.
22:04On rappelle quand même, fin 2025, il y avait plus de 230 000 employés chez Disney.
22:10Et on a un nouveau plan de structuration.
22:13Mais autant que chez Microsoft, en fait.
22:15Voilà, exactement.
22:16Voilà, ce n'est pas la même chose.
22:18Mais en définitive, c'est le même message.
22:21Il y aura plusieurs milliers de personnes qui vont perdre leur poste.
22:25Et en fait, la direction de Disney a demandé à certains responsables d'identifier jusqu'à 20% d'économie
22:33annuelle sur leur coût.
22:34C'est beaucoup, 20%.
22:36Donc, on a, lorsqu'on va un peu plus dans le détail, il y a quatre difficultés structurelles pour Disney.
22:43D'abord, déclin de la télévision traditionnelle.
22:46Ce n'est pas une nouvelle qui date d'aujourd'hui.
22:49Voilà, exactement.
22:51On a une concurrence accrue dans le streaming, entre parenthèses Netflix.
22:56Et puis, on a des recettes cinématographiques qui sont moins dynamiques.
23:01Et finalement, un ralentissement des fréquentations internationales de ces bars qui étaient eux aussi la vache à lait.
23:10Donc, on va essayer de mettre plus, en faisant des économies, on va essayer de mettre plus d'argent dans
23:18ce qui rapporte, c'est-à-dire les barques, c'est-à-dire aussi les croisières.
23:22Ça rapporte, et oui, je n'y ai jamais été, mais ça rapporte.
23:25Et on va essayer d'utiliser l'intelligence artificielle, il fallait quand même que je le dise, pour accélérer la
23:31transformation.
23:32Et on a un nouveau directeur général, qui s'appelle Joseph Damaro, qui, lui, est à fond sur l'intelligence
23:39artificielle et veut transformer l'entreprise,
23:43malgré le fait qu'on sait que, lorsqu'on va dans les parcs, on ne recherche pas spécialement de l
23:48'intelligence artificielle, mais en bourse.
23:51Eh bien, à chaque fois qu'on annonce des restructurations, normalement, ça se passe assez bien.
23:55Et vous pouvez me confirmer, Antoine, j'ai l'impression.
23:59En tout cas, à l'ouverture, on était en haut sur le titre Disney.
24:01– Normalement, puisqu'on est plutôt en baisse, 0,66% à 112, 0,37%.
24:06– Ah, mais on était en haut, ça, à l'ouverture, oui.
24:09– Oui, en avant-marché, on était effectivement en hausse.
24:11Cela dit, les annonces de restructuration, c'est tout l'un ou tout l'autre.
24:14Soit ils vont dans la bonne direction, ils se sont rendus compte qu'il y a des activités qui n
24:19'allaient pas bien.
24:19Ça peut être aussi le témoin d'une entreprise qui n'a plus de projet, qui ne sait plus comment
24:23créer de la valeur et qui est barbe.
24:26Émeric Didet, c'est vrai qu'on est dans un contexte, et on le voit, où il y a beaucoup
24:30d'entreprises qui accélèrent un petit peu leurs opérations financières,
24:33peut-être des fusions acquisitions, peut-être des trucs d'opportunités comme ça.
24:36Et puis, que ce soit du côté de Microsoft ou de Walt Disney, alors pour des raisons totalement différentes, on
24:43commence peut-être à ébarber un peu aussi.
24:44C'est ça qui est toujours un peu compliqué avec les marchés, c'est que pour les satisfaire, soit vous
24:47êtes très fort souvent sur le chiffre d'affaires,
24:50soit autrement, vous devez améliorer la marge et donc procéder à des restructurations.
24:55Et là, on est dans ce cas-là pour Disney, où aujourd'hui, la progression du chiffre d'affaires est
24:59un petit peu légère,
25:00donc du coup, on va directement sur le sujet des charges.
25:04Et donc, on s'attaque à toujours une des solutions qui est de couper des emplois et on y met
25:12le STEM, intelligence artificielle,
25:14qui va bien comme à chaque fois dans les publications pour justifier de ces choix-là.
25:19Disney, ça reste quand même un actif qui est extrêmement solide, c'est pas très cher sur les marchés en
25:25termes de valorisation,
25:26avec un savoir-faire identifié, des marges, donc une entreprise solide.
25:31Maintenant, la capacité à croître dans ces secteurs-là, c'est plus compliqué.
25:36Et aux yeux des investisseurs, c'est souvent là-dessus qu'on va juger pour pouvoir faire progresser les cours
25:41de bourse.
25:42Et là-dessus, on est un petit peu déçu.
25:44C'est pour ça que Disney, c'est depuis quelques temps, en tout cas, encore un dossier compliqué sur lequel,
25:49oui, on a envie de revenir pour du très long terme.
25:52Logiquement, on ne fait pas un mauvais achat quand on achète du Disney aujourd'hui, mais c'est des situations
25:57qui vont être relativement longues.
25:58Là où Palantir, par exemple, on en parlait juste avant, c'est des dossiers beaucoup plus sulfureux.
26:03C'est des dossiers qui, à chaque publication, offrent beaucoup de volatilité.
26:09Et on l'a vu au début de l'année avec potentiellement l'IA qui venait à disrupter Palantir.
26:14Et puis, toute la deuxième partie de l'année, l'IA qui vient aider Palantir et qui est la source
26:19de croissance de Palantir.
26:20Donc, c'est des dossiers qui essaient toujours de surfer sur la vague et qui ne doivent jamais décevoir en
26:25bourse.
26:26Donc, c'est pour ça qu'aujourd'hui, petite déception, tout de suite, c'est moins 3, moins 5 sur
26:29les cours de bourse.
26:30John, on termine, juste, il nous reste une minute, ça y est, on a encore débordé n'importe comment, c
26:35'est effrayant.
26:36On termine avec NVIDIA qui demande à ses clients du secteur des data centers de quoi ?
26:42De réduire leur exposition à la Chine.
26:45On va terminer par un des sujets qui pourrait dominer l'actualité ces prochains mois quand même.
26:50Mais surtout, de réaliser moins de 51% de leurs services auprès des clients non chinois.
26:58Donc, ça, c'est très important.
27:00De nouveau, on a des mesures qui ciblent les contrats qui sont faits avec des Chinois.
27:06On avait oublié presque la question centrale de la guerre commerciale, malgré l'arrivée en grande pompe du président Xi
27:15à Washington.
27:16Et effectivement, on le disait, on fait en but, eh bien, malgré le fait que Donald Trump potentiellement pourrait perdre
27:24le Congrès,
27:25eh bien, on imagine que cette question de la guerre commerciale sera centrale.
27:30Et là, ce que nous dit NVIDIA, évidemment, c'est nous dire, il ne faut pas tout donner, entre guillemets,
27:36aux Chinois,
27:37et que, en filigrane, eh bien, la concurrence chinoise, elle est bien là.
27:42Et on en a parlé ces derniers mois, on a de plus en plus de nouveaux, de concurrents,
27:48alors pas sur la même puissance, ni sur la même vitesse, mais des concurrents qui arrivent.
27:53Le moment d'ipsy, potentiellement, il arrivera.
27:56Mais ici, il faut essayer de réduire les accords entre NVIDIA, le leader, et les Chinois.
28:02Bon, mais en attendant, voilà, en attendant le résultat des midterm, qui sera vraiment le plat de résistance.
28:08N'oubliez pas, demain, le Good Morning Business spécial, élection américaine.
28:12On va décortiquer les résultats autour de Brigitte Boucher.
28:15Et de tous ces invités qui seront là, au milieu de tout ça, la terre continue de tourner.
28:20Apple, première capitalisation mondiale.
28:23NVIDIA en deux, plus 0,56% pour le Nasdaq, moins 0,51% pour le Dow Jones.
28:29Le taux dix ans américain, qui s'est un tout petit peu tendu à 4,94%.
28:33Merci d'avoir été à l'écoute de ce USA Today,
28:36avec Félix Baron du Club des investisseurs indépendants,
28:39Christian Fontaine du magazine Le Revenu,
28:42Emmerich Didet de Pergam et John Plassard, bien sûr.
28:44Du côté de Cité Gestion, dans quelques minutes,
28:46on ouvre la boutique avec Guillaume Sommerer pour BFM Bourse.
28:49A tout de suite.
28:51USA Today, sur BFM Business.
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