Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 27 minutes
Mercredi 4 novembre 2026, retrouvez Arnaud Cluzel (Cofondateur, Graft Smart) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:04Entre le prélèvement d'un organe et sa transplantation, chaque minute compte.
00:08Pour mieux organiser cette chaîne logistique, la start-up française Graftsmart développe FlowGraft,
00:15une plateforme numérique destinée aux équipes médicales.
00:18Pour en parler, je reçois son fondateur et président, Arnaud Cluzel.
00:21Bonjour, bienvenue Arnaud.
00:23Merci, bonjour.
00:24Arnaud, qu'est-ce qui complique le transport des organes destinés à la greffe ?
00:29La complexité est multiple.
00:32Elle vient dans le fait qu'il faut organiser l'arrivée de différentes équipes.
00:36Ce qu'il faut comprendre, c'est que quand il y a un prélèvement d'organes,
00:39souvent les équipes qui viennent pour prélever les organes viennent de partout en France,
00:43parce que seuls les reins sont en général prélevés par les équipes locales.
00:46Donc il faut organiser l'arrivée des différentes équipes.
00:49Et ensuite, au bloc opératoire, les différentes équipes interviennent à différents moments.
00:53Et les organes partent à différents moments.
00:55Donc il faut organiser ces transports et aussi à organiser leur arrivée aux hôpitaux greffeurs.
01:02Et alors, que change votre plateforme pour les équipes médicales ?
01:04Nous, en fait, on a été créé à Montpellier il y a un peu plus de deux ans.
01:10En fait, ça fait plus de dix ans que le terrain cherche à créer un outil pour répondre à les
01:15problématiques dont ils sont bien au courant.
01:18Surtout, ils ont vu tout un tas d'outils sur la gestion de la logistique, que ce soit dans la
01:22livraison de colis avec Amazon,
01:24ou que ce soit avec Uber, que ce soit la nourriture ou les transports.
01:28Ils ont dit qu'il pourrait y avoir une plateforme centralisée pour l'ensemble des acteurs.
01:32Un modèle transposable, en fait.
01:33Un modèle transposable qui permette à tout le monde d'avoir les mêmes systèmes et surtout d'avoir des estimations
01:38de temps.
01:38Parce que pour que les équipes soient plus réactives et pour pouvoir gérer justement cette gestion des blocs opératoires,
01:43comme on l'a pu le voir avec les intervenants précédents,
01:46qui est en fait, le bloc opératoire a une denrée rare en laquelle on est en pénurie.
01:51Oui, on l'a évoqué dans la séquence précédente, effectivement.
01:54Tout à fait.
01:55Avoir des meilleures estimations de temps permet une meilleure gestion de toutes ces ressources.
01:58Alors, on ne se réglera pas tous les problèmes parce que le manque de ressources sera toujours un problème.
02:03Mais avoir plus d'informations pour mieux gérer ces ressources
02:05permet d'améliorer la gestion des reins et de tous les organes.
02:10Et alors, concrètement, quel délai votre solution permet-elle de réduire ?
02:13Alors, pour l'instant, on est en phase de test.
02:15Donc, je ne vais pas m'avancer parce qu'on fait de la recherche.
02:17Donc, il faut rester humble et modeste et surtout garder l'esprit ouvert sur les potentielles choses qu'il faudrait
02:26changer.
02:26En revanche, vous testez votre solution dans une trentaine d'hôpitaux.
02:29Quels sont les premiers retours ?
02:31Alors, les premiers retours, c'est qu'ils attendent qu'on puisse le faire entre différents établissements.
02:35Parce que d'abord, nous avons fait les tester dans chaque établissement.
02:38Ce qu'il faut comprendre, c'est que chaque établissement a sa propre organisation.
02:42Alors, il y a des choses qui sont similaires.
02:43Mais comme chacun est responsable de ses équipes et de ses soins, l'organisation peut être différente.
02:50Surtout qu'il y a beaucoup d'acteurs, que ce soit entre les infirmières de coordination de prélèvement
02:55qui font un travail exceptionnel, avec l'approche des familles, l'approche du don,
02:59les chefs d'orchestre de toute cette organisation du bloc opératoire des prélèvements.
03:04Les IBOD, qui sont essentiels, donc les infirmières diplômées d'État de bloc opératoire,
03:09pour justement cette gestion des blocs opératoires.
03:10Les chirurgiens, forcément.
03:13Et donc, il fallait d'abord qu'on fasse un système qui puisse s'adapter.
03:17Donc, l'organisation de toutes ces équipes change en fonction des établissements.
03:20Donc, il fallait qu'on trouve un système qui soit à la fois flexible et standardisé.
03:27Et donc, ce qu'on a fait avec l'ensemble des établissements de France, ce qui n'est pas une
03:31mince affaire.
03:31Et maintenant, il faut qu'on essaye de faciliter la communication entre deux établissements différents.
03:37Et alors, quel est votre modèle économique ? Qui finance l'utilisation de votre plateforme ?
03:40Alors, pour l'instant, nous sommes une start-up qui travaille avec des fonds privés d'investissement.
03:46Mais donc, à terme, le but, c'est de commercialiser avec les hôpitaux ou avec l'agence de la biomédecine.
03:51Et alors, c'est quoi la prochaine étape ?
03:53La prochaine étape, c'est d'avoir une équipe complète de chirurgiens et d'infirmières
03:59qui utilisent l'application dans le cadre d'un prélèvement d'organes
04:01et de revoir les premiers résultats et de voir à quel point on arrive à faciliter la communication,
04:06la collecte de données ou l'organisation des transports.
04:09Merci beaucoup. Merci Arnaud Cluzel, fondateur et président de Grafsmart.
04:15Merci à vous de nous avoir suivis. A très bientôt sur Bsmart.
04:21Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations