- il y a 1 semaine
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00:00Marche où le vélo ?
00:01Europe 1, le journal permanent.
00:03Il est 19h46 sur Europe 1, sans plus attendre le journal permanent de Maëlle à Saini.
00:07Un homme toujours retranché dans un immeuble à Plourin-les-Morlais dans le Finistère.
00:11Une cinquantaine de gendarmes mobilisés pour tenter d'interpeller le forcené
00:15qui a abattu une femme cet après-midi sur la voie publique.
00:18La victime serait la voisine du suspect, son fils a été blessé.
00:21Le quartier est entièrement bouclé et les habitants de la commune sont invités à éviter les déplacements.
00:25Il avait annoncé sur ses réseaux sociaux sa volonté de commettre un attentat prochainement.
00:30Un garçon de 13 ans interpellé la nuit dernière à son domicile de Manille dans le Nord.
00:34Au cours de sa garde à vue, le collégien a expliqué avoir voulu faire une blague à ses camarades.
00:39Il est convoqué le 14 décembre en vue d'une mesure de réparation.
00:42Un arrêt des frappes aériennes le temps de la visite des émissaires américains à Kiev.
00:46Dimanche, annonce de Volodymyr Zelensky qui appelle la Russie à respecter également ce cessez-le-feu temporaire.
00:52Les négociations de paix à peine relancées, déjà perturbées par une attaque russe contre le siège des services de sécurité
00:58ukrainien cet après-midi.
01:00Le chef du SBU visait par un drone, mais il n'était pas présent dans son bureau à ce moment
01:04-là.
01:05Et puis les premières analyses menées par des experts français et britanniques sur la tapisserie de Bayeux
01:09n'ont révélé aucune dégradation majeure après son transfert au British Museum de Londres.
01:14Mais une rupture de deux fils a tout de même été signalée, assure la ministre de la Culture Catherine Pégar.
01:19L'œuvre millénaire prêtée par la France sera exposée Outre-Manche dès le 10 septembre et pour dix mois.
01:25Merci Maëlle, on vous retrouve à 20h sur Europe 1 pour votre journal.
01:32Je suis toujours accompagnée de mes débatteurs Charlotte Dornelas et Alexandre Malafaille
01:36et nous parlions du périscolaire, nous parlions de ces nouvelles plaintes qui arrivent sur les cadres,
01:41les élus, qu'ils soient anciens ou actuels d'ailleurs.
01:4317 familles parisiennes qui ont annoncé déposer plainte, notamment pour non assistance à personne en danger
01:48et mise en danger de la vie d'autrui.
01:50Dans l'émission d'Eliott Deval ce matin, avec vous sur Europe 1,
01:54Caroline, la maman d'une enfant de 3 ans, victime d'une agression sexuelle dans les Yvelines en janvier dernier,
01:59a témoigné.
02:00Un soir, j'étais rentré du centre à l'airé, j'ai trouvé une tranche de sang métapulote,
02:05une griffure au plein du vagin et un bleu entre le vagin et l'émousse.
02:09Et comme j'ai essayé de comprendre, ma fille d'habit dans la pédiatre,
02:15un monsieur qui avait des bêtises avec ma culotte,
02:17et le périscolaire m'a dit que j'ai une chute de vélo.
02:21Ensuite, on est allé voir la médecine judiciaire.
02:25J'ai dû rappeler moi-même pour savoir où on était,
02:28il n'y a pas eu pénétration, madame.
02:30On est neuf policiers, il y a vieux,
02:32clin de bras en ce moment, donc vous n'avez pas traité votre cas.
02:35Entre-temps, dans la ville, tout le monde en a parlé.
02:37Ma fille, c'est que les gars m'ont violée par des parents dans le délai.
02:41Après, la question, c'est que ça, c'est le moment-là.
02:45Les gens, je suis, je vous regarde, je vous prends du doigt.
02:49C'est un truc, c'est le parquet de chez moi.
02:51Que ce soit le parquet de Paris, le parquet de Versailles, le parquet de 20h,
02:53il y a des plaintes de partout dans la France,
02:56parce qu'elle ne fait rien, donc le curfait,
02:58et leur vie, c'est une vitesse de vitesse.
03:00Je suis dégoûtée de ce pays.
03:02Charlotte Dornelas, dans ce genre de témoignage,
03:04au-delà de l'atrocité totale,
03:07on ressent véritablement la solitude de beaucoup de parents,
03:10en fait, dans l'intégralité du processus,
03:12quand ils essayent de s'adresser au personnel éducatif.
03:14Une fois que la justice, évidemment, est mise en cause,
03:16les responsabilités politiques,
03:18on se rend compte que pendant des années et des années,
03:20à quel point il y a des parents qui sont seuls,
03:21et qui sont toujours seuls aujourd'hui.
03:23Je pense que, pour rejoindre ce que vous disiez juste avant,
03:28c'est ce qui est en train d'arriver avec le périscolaire parisien en particulier,
03:31et de manière générale,
03:32ce qui est arrivé dans l'Église il y a quelques années,
03:35tous ces travaux sont absolument nécessaires,
03:37parce qu'ayons tous l'humilité quand même de reconnaître
03:39qu'il n'y a pas un endroit où les gens ont réagi correctement,
03:42en fait, ces dernières années.
03:43Pas un endroit où, naturellement,
03:46il y a des personnes qui l'ont fait, évidemment, individuellement,
03:48mais globalement, toutes les institutions qui sont en cause les unes après les autres,
03:54et certaines tardent à se remettre en cause,
03:57il y a eu cette tentation de l'omerta,
04:01de mettre la poussière sur le tapis,
04:02et peut-être de ne pas voir aussi les conséquences dramatiques
04:06que ce genre d'agression ont sur les enfants
04:08et sur leur construction dans les années à venir.
04:10C'est en train de changer,
04:12et c'est salutaire, évidemment.
04:14Donc, à ce niveau-là,
04:16toutes les responsabilités qui sont examinées
04:18sont intéressantes collectivement,
04:20au-delà de l'éventuelle condamnation
04:22ou poursuite de telle ou telle.
04:24Maintenant, sur la question des plaintes elles-mêmes,
04:26en effet, les avocats ont dit,
04:28alors là, c'est pareil,
04:28je n'ai pas le dossier entre les mains, évidemment,
04:30mais les avocats ont dit
04:31qu'il y avait des preuves évidentes
04:34que les personnes savaient
04:35et qu'elles n'ont pas réagi.
04:37On ne va pas leur reprocher
04:38de ne pas avoir su dénicher les personnes sans le faire,
04:41mais une fois qu'elles savent
04:42et si elles ne réagissent pas,
04:43là, en effet,
04:44il peut y avoir poursuite et condamnation
04:46pour non assistance à personne en danger.
04:48Si ces éléments existent,
04:50en effet,
04:51il n'y a aucune raison
04:52que la condamnation n'ait pas lieu
04:53et on a tout lieu de les croire
04:55puisque, souvenez-vous,
04:56il y a même des vidéos qui ont circulé
04:58d'élus interpellant la majorité
05:01de la mairie de Paris il y a des années.
05:03Toutes ces associations de parents,
05:04il y en a qui existent déjà depuis des années
05:06et qui se battaient, en effet, dans le désert,
05:08mais dans le désert de tout le monde.
05:10Des médias aussi.
05:11Personne n'a réagi,
05:12personne ne leur a donné la parole
05:13et ils ont tapé à toutes les portes
05:15et, en effet, très seuls.
05:16Donc là, il y a un mouvement, en effet,
05:18de prise de conscience et tant mieux.
05:20Mais il est vrai que ça me semble plus facile
05:23de caractériser une non-assistance
05:25à personne en danger
05:25s'il y a bien des preuves
05:27que certaines personnes ont tenté d'alerter
05:29et que personne n'a écouté
05:30que de caractériser,
05:31et c'est le drame de toutes les affaires
05:33d'agression sexuelle,
05:34une agression sexuelle.
05:34C'est évidemment extrêmement difficile
05:37d'avoir des preuves,
05:39surtout quand les jours, les mois
05:41et parfois même les années ont passé
05:43et que vous avez la parole
05:46même d'un enfant
05:47contre celle d'un agresseur présumé.
05:51Donc ça, c'est très, très difficile.
05:52C'est d'ailleurs pour ça que les décisions de justice
05:55parfois nous semblent insupportables.
05:56Parfois, quand vous allez suivre le procès lui-même,
05:58vous comprenez
05:59pourquoi la justice n'arrive pas à passer,
06:02en fait, par manque d'éléments
06:03évidemment probants.
06:04D'autant qu'on a évidemment tous
06:06toute l'histoire du périscolaire dans la tête
06:08et que la justice, elle,
06:10juge des cas particuliers à chaque fois.
06:11Ils ne sont pas tous accusés de la même chose.
06:13Évidemment, c'est un scandale
06:17qui est abominable de bout en bout.
06:18On entend des témoignages
06:20qui retournent le ventre, le cœur, tout,
06:23jour après jour.
06:24C'est absolument nécessaire.
06:26Et en effet, il faut espérer
06:27qu'à tous les niveaux de responsabilité,
06:29justice soit faite
06:30pour ces enfants évidemment,
06:31pour ces parents qui crient dans le désert
06:33et qui se battent.
06:33Il y aura sûrement un avant et un après.
06:35De toute façon,
06:37les leçons vont être tirées.
06:38Ça mettra sans doute un petit peu de temps,
06:39sans doute un peu trop de temps
06:40parce que là encore,
06:41il y a de l'inertie.
06:43Mais vraisemblablement,
06:44on va arriver dans une période
06:46où on mettra les gardes-foules
06:48et on fera en sorte que
06:49ça se passe le moins possible.
06:51Le zéro agression
06:53comme le zéro risque
06:54n'est pas du domaine du raisonnable.
06:56Non, ça c'est sûr.
06:56Mais là, on part de très loin.
06:58On est d'accord.
06:58On va passer d'un monde
06:59où il était difficile de parler
07:01à un monde
07:01où il sera beaucoup plus difficile
07:02d'assumer que ce terre.
07:03On l'a fait avec la femme,
07:04on peut le faire avec les enfants
07:05et après,
07:06on va donner plus de poids,
07:07plus de crédit,
07:07ça va être organisé.
07:08C'est un travail de fond,
07:09mais il était le temps de le faire.
07:10Pour revenir jusque sur
07:11ce que vous disiez,
07:12Charlotte,
07:12et effectivement,
07:13ces preuves dont parlent les avocats,
07:14s'il y a une chose qui est sûre
07:16et c'est même,
07:16on peut regarder sur les réseaux sociaux,
07:18ça se trouve même sur les sites
07:19évidemment de la ville de Paris.
07:20Quand on voit en 2015
07:21ces élus,
07:22je pense à Inès de Ragnel,
07:23je pense au maire du 6ème aussi,
07:25M. Lecoq,
07:25qui en fait alertait Anne Hidalgo
07:27qui par ailleurs leur répond
07:28avec un cynisme.
07:29Donc en fait,
07:30même si le dossier
07:30n'était pas forcément sur sa table,
07:32en tout cas,
07:32ce qui est sûr et certain,
07:33on l'a tous vu,
07:34c'est qu'il y avait des alertes,
07:35c'est-à-dire,
07:36voilà,
07:36il y a des alertes dans le périscolaire,
07:37vous devez être au courant.
07:38Et c'est vrai que ça,
07:39c'était il y a maintenant
07:40très très longtemps.
07:41Donc évidemment,
07:42on imagine que le dossier
07:43des avocats
07:43est très étayé à ce sujet.
07:45Je voulais également
07:46parler avec vous
07:47d'un sujet,
07:48j'allais dire,
07:48plus léger peut-être,
07:50celui de Dragon Ball.
07:52Est-ce que vous vous souvenez
07:53donc bien sûr
07:53de ce fameux accord passé,
07:56trois parcs absolument grandioses,
07:58Emmanuel Macron en était si fière,
08:00Valérie Pécresse,
08:01la présidente de la région
08:02Ile-de-France
08:03en était également elle-même
08:04très très fière.
08:05Elle avait annoncé
08:06l'ouverture du parc
08:07sur ses réseaux sociaux.
08:08Et bien vous allez voir
08:09que finalement,
08:10c'est un fiasco si français.
08:11Mais juste pour le plaisir,
08:12je vous propose
08:13de réécouter Valérie Pécresse.
08:15On l'a officiellement
08:16après hier,
08:16les ayants droit de Dragon Ball
08:17expliquent désormais
08:18qu'aucune licence
08:19n'a été accordée
08:20pour un parc en France.
08:21Alors Emmanuel Macron ?
08:22Non, vous ne rêvez pas.
08:24Dragon Ball arrive
08:25en Ile-de-France.
08:26Oui, Son Goku aura son parc.
08:28Un parc à quelques encablures
08:30de Paris,
08:31près de Sergi Pontoise,
08:32sur l'ancien site
08:33de Mirapolis.
08:34C'est une très grande décision
08:36d'une ampleur aussi historique
08:37que l'implantation
08:38du parc Disney
08:39à Marne-la-Vallée.
08:41Et oui,
08:41cela va conforter
08:42l'Ile-de-France,
08:44première destination touristique.
08:45mondiale.
08:47Le 24 août dernier,
08:48Emmanuel Macron a annoncé
08:49en grande pompe
08:50aux côtés du prince
08:51héritier saoudien
08:51les 6 milliards d'euros
08:52d'investissement à Sergi,
08:54trois parcs,
08:54dont un dédié à Dragon Ball,
08:5522 000 emplois promis,
08:57comparaison assumée
08:57avec Disneyland.
08:59Et puis finalement,
08:59on se rend compte
09:00que ce n'est pas si simple
09:01que ça.
09:01le 31 août,
09:02la Toy Animation,
09:03détentrice des droits,
09:04dément avoir autorisé
09:06le moindre parc Dragon Ball
09:07en France.
09:08Qui dit à l'investisseur saoudien,
09:10reste prudent,
09:10un simple protocole d'accord
09:12pour explorer un projet
09:13sans chiffre confirmé.
09:14Et le site,
09:15choisi à court dimanche,
09:16et celui de l'ancien
09:17Mirapolis,
09:17fermé après 5 saisons.
09:19Charlotte Dornelas,
09:20est-ce qu'on est sur un plus grand
09:21encore fiasco
09:22que celui de Mirapolis
09:23dans les années 90 ?
09:25Le problème à l'époque,
09:26c'est que ça avait été pensé
09:27par des gens
09:28qui ne comprenaient pas
09:30que pour proposer un imaginaire,
09:31il faut un minimum de poésie.
09:33Si vous décidez d'un part
09:34dans le fin fond d'un bureau,
09:37c'est plus compliqué.
09:38Donc l'idée n'était pas mauvaise.
09:39Pour le coup,
09:39c'était un imaginaire français
09:40qui était proposé.
09:41C'était déjà pas mal,
09:42franchement.
09:44Et là, aujourd'hui,
09:45il y a le fiasco en effet
09:46de Dragon Ball.
09:48Alors, l'Élysée fait savoir
09:49que ça n'était pas précisé
09:50dans les documents officiels.
09:52Bon, très bien,
09:53Dragon Ball, pas Dragon Ball.
09:55L'idée, c'est qu'Emmanuel Macron
09:56lui-même a dit à l'époque
09:57« Vous savez combien j'aime les mangas ? »
09:58Le même président
09:59de la République française
10:00qui nous expliquait
10:01qu'il n'y avait pas
10:01de culture française.
10:02Absolument.
10:02Je n'en peux plus
10:03d'avoir mal au cœur, au fait.
10:05Le tout avec 6 milliards d'euros
10:07d'investissement
10:07avec l'Arabie Saoudite
10:09sur un parc d'attractions
10:10qui va donc être proposé
10:12à des familles,
10:13des enfants en France.
10:15Donc, français en premier lieu
10:16et évidemment,
10:17éventuellement des touristes.
10:18Donc, c'est un imaginaire
10:19qu'on propose
10:20dans un parc d'attractions.
10:21Moi, la question que je me pose
10:22aujourd'hui,
10:23c'est cet investissement
10:24sur les parcs en particulier
10:26parce que Valérie Pécresse
10:27comme Emmanuel Macron
10:28d'ailleurs se réjouissait
10:29de l'investissement
10:30de capitaux étrangers
10:31et de la création d'emplois.
10:32On peut se réjouir avec eux,
10:33évidemment.
10:34Simplement, c'est particulier
10:35un parc d'attractions.
10:36Et vous disiez
10:37très justement tout à l'heure
10:39qu'il fallait quand même
10:39réfléchir à ce qu'on proposait
10:41à la jeunesse française
10:43de manière générale
10:44pour qu'elle soit...
10:46Enfin, pour recréer une cohésion.
10:49Des mangas financés
10:51par des Saoudiens,
10:52je ne vois pas très bien
10:53quel est le projet.
10:54Même plus sûr de la licence.
10:56Un très, très grand merci
10:56à mes débatteurs du soir.
10:57Je peux juste dire
10:58un tout petit point.
10:59C'est que si bien,
11:00j'aurais vraiment aimé
11:01qu'on les investisse
11:01parce qu'on n'a pas d'argent,
11:02qu'on trouve ces moyens,
11:03qu'on les investisse
11:03pour fabriquer des climatiseurs,
11:05qu'on mette en route
11:06peut-être des fabrications
11:07de canadaires,
11:08qu'on mette en route
11:08des fabrications
11:09de nouvelles semences
11:10pour nos agriculteurs.
11:11Ça aurait sûrement été
11:12plus intelligent
11:13que simplement
11:14la société du boisir.
11:15Merci Alexandre Malafa
11:16et merci Charlotte Dornelas.
11:17J'en profite pour vous rappeler
11:18que c'est la rentrée
11:19de la grande famille Europe 1
11:20chaque samedi
11:21de 13h à 14h
11:23sur CNews et Europe 1
11:24retrouvés face à Michel Onfray
11:25interrogé par Laurence Ferrari.
11:27Michel Onfray,
11:28le philosophe et essayiste,
11:29passe en revue
11:30l'actualité de la semaine
11:31face à Michel Onfray
11:32à écouter chaque samedi
11:33de 13h à 14h
11:35sur Europe 1
11:35la radio libre.
11:37On se retrouve demain soir
11:38pour une nouvelle édition
11:39d'Europe 1 Soit Weekend
11:40de 18h à 20h.
11:42Et juste après les informations,
11:43le studio des légendes
11:44avec Cyril de la Morinerie.
11:46A tout de suite.
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