- il y a 21 heures
A l'heure où un mouvement social sans précédent se développe en Guyane, comment l'Europe peut-elle aider les Outremer ? Analyse de la situation et propositions avec Louis-Joseph Manscour, député européen martiniquais (Socialistes et Démocrates), et Younous Omarjee, député européen réunionnais (Gauche unitaire européenne-GVN).
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:11Bonjour et bienvenue dans ce débat depuis le Parlement européen de Strasbourg.
00:15Outre-mer, que fait l'Europe ? Que doit faire l'Europe ? Quel rapport instauré entre l'Union européenne
00:20et les Outre-mer ?
00:21On en parle avec vous. Louis-Joseph Monscourt, vous êtes député européen socialiste et démocrate.
00:26Et Younous Omarji, vous êtes également député européen de la gauche unitaire européenne, gauche verte nordique.
00:32C'est à vous, Louis-Joseph Monscourt, que j'ai envie un petit peu de poser la première question.
00:35Vous avez été, je le rappelle, maire de la Trinité à la Martinique.
00:38Vous avez été membre du Conseil général de la Martinique.
00:42Vous en avez été le premier vice-président, si je ne me trompe.
00:45Vous avez été membre également du Conseil régional.
00:49Vous avez été député.
00:50Et puis finalement, depuis 2014, vous décidez d'être député européen.
00:55J'allais dire pourquoi est-ce que récemment, finalement, vous vous dites, après une longue carrière politique qui est la
01:00vôtre,
01:02vous vous dites que dans toutes ces fonctions électives que vous avez connues dans la République,
01:07vous avez aussi quelque chose à faire au niveau de l'Europe.
01:09Qu'est-ce que votre mandat de député européen vous apporte que ne vous apportez pas les autres mandats que
01:14vous avez eus au cours de votre carrière politique ?
01:17Je voulais vous dire bonjour. Et puis c'est une autre expérience, une expérience nouvelle.
01:21Justement, comme vous l'avez si bien dit, après tant d'années, je me suis dit que je pouvais encore
01:27apporter mon expérience
01:29au service de mes compatriotes, notamment des Outre-mer, puisque ce qu'est-ce que c'était au niveau de
01:34la Martinique.
01:35Et c'est pour cela que j'ai accepté d'être candidat à la députation pour l'Outre-mer.
01:40Et aujourd'hui, je suis député européen.
01:43Alors vous allez nous dire bien sûr ce que ça vous apporte tout à l'heure.
01:46Youlus Omarji, vous vous êtes engagé d'emblée, vous, à l'échelon politique européen,
01:52même si vous avez aussi travaillé à la Réunion, au Conseil général notamment, d'abord en 2009, puis en 2014.
02:01Vous étiez à ce moment-là tête de liste d'un rassemblement Union pour les Outre-mer assez large
02:06qui comportait des élus, mais aussi des gens de la société civile.
02:10Un rassemblement très large.
02:12Pourquoi, en tant que militant réunionnais, vous avez commencé votre carrière de militant,
02:17notamment dans les mouvements lycéens, je crois ?
02:19Est-ce que vous, vous avez choisi d'emblée cet engagement européen ?
02:23Un rassemblement très large et aussi assez atypique, puisque je ne suis membre d'aucun parti politique
02:32et que le rassemblement que j'ai formé pour cette campagne des européennes est un rassemblement très citoyen.
02:41Ce qui ne m'a pas empêché d'ailleurs de sortir en tête à l'île de la Réunion et
02:46à Mayotte.
02:47Cet engagement européen est un engagement ancien, parce que j'ai très vite compris
02:54que les enjeux les plus importants pour les Outre-mer et pour les régions ultra-périphériques
03:01se situaient aussi et surtout en Europe.
03:05Louis-Joseph est très engagé sur la question de la banane, de la défense de la banane.
03:11Je le suis également. Pareil pour la question du sucre, pareil pour la question de la pêche.
03:19Sur toutes ces questions, le sort de nos productions, de nos emplois, de nos planteurs se joue ici.
03:26Et je considérais qu'il y avait une nécessité que d'être présent,
03:32que d'être un député européen engagé chaque jour dans son travail
03:37pour trouver les meilleurs agencements, les meilleures solutions pour nos territoires.
03:44Et je crois que c'est plutôt porteur.
03:46Alors on va peut-être dégager les questions un peu institutionnelles, complexes.
03:51C'est vrai qu'il y a différents statuts à l'heure actuelle dans les rapports
03:54que les Outre-mer peuvent avoir avec l'Europe.
03:57C'est peut-être pas très important, vous allez nous le dire,
03:59mais il y a tout de même une différence entre les régions ultramarines périphériques
04:02qui font partie de l'Union européenne, qui sont des territoires européens
04:06situés en dehors du continent européen,
04:09et ce qu'on appelle les pays et territoires Outre-mer, les PTOM,
04:12qui ne font pas partie de l'Union européenne,
04:15bien qu'étant liées à des pays qui eux-mêmes sont membres de l'Union européenne.
04:19Ce qui veut dire que par exemple la Réunion ou la Martinique
04:22n'ont pas le même statut, regarde l'Europe, par exemple, que la Polynésie française.
04:26C'est une chose qu'il faut dire.
04:27Ça a de l'importance pour vous, pas se distinguer ou pas ?
04:29Comment vous voyez ?
04:31Ah non, mais c'est très important.
04:33Les relations ne sont pas les mêmes.
04:34Je peux prendre un exemple, quand on regarde la Nouvelle-Calédonie,
04:38justement, qui n'est pas une région ultra-périphérique,
04:42par exemple, on bénéficie du FED,
04:46alors que nous, nous bénéficions par exemple du FEDER.
04:49Et vous savez que le FEDER, ça va jusqu'à 40-20%
04:52et le FED, c'est autour de 20%.
04:54Donc vous voyez, il y a une différence quand même.
04:55Les relations ne sont pas les mêmes, même si, effectivement,
04:59au niveau des RUP, de part de ce reste que l'antique de 349
05:05du traité de fonctionnement de l'Union européenne,
05:08nous voyons bien que nous avons des spécificités
05:12qui nous sont totalement propres et qui ne sont pas les mêmes
05:15avec les autres régions.
05:16Alors pourquoi cette différence ?
05:18C'est lié à l'histoire, en même temps, ça semble être une survivance
05:22qui engendre des difficultés, des problèmes particuliers.
05:25On préférait que tous les territoires aient le même stature.
05:27Au regard de l'Europe, qu'est-ce que vous en pensez ?
05:29Oui. Alors il faut dire aussi que nos territoires,
05:32les RUP, sont simplement des régions ultra-périphériques.
05:36Des régions, des départements, des régions.
05:39Donc nous avons fait tout de suite partie des RUP.
05:43Alors que la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie,
05:46ce sont justement des territoires, des collectivités
05:50qui n'ont rien à voir avec les départements
05:52et qui font qu'aujourd'hui,
05:54elles sont restées au niveau des territoires d'autre-même,
06:00des pétorés.
06:00J'ai une explication.
06:02Tout ça est un peu complexe, compliqué.
06:05Oui, c'est pour ça que je voulais dégager ce côté institutionnel,
06:08mais en même temps, vous nous dites qu'il y a de l'importance quand même.
06:10Pour prendre les choses de manière très, très, très large,
06:13il y a un Outre-mer européen
06:17qui regroupe à la fois les pays et territoires d'Outre-mer
06:21et ce qu'on appelle les régions ultra-périphériques.
06:25Dans cet Outre-mer européen,
06:28il n'y a pas que des pays et des territoires et des régions françaises.
06:34Il y a des Outre-mer qui sont néerlandais, danois, britanniques, portugais,
06:43espagnols et français.
06:46Ils n'ont pas tous à la fois les mêmes liaisons constitutionnelles statutaires
06:53avec leur État membre et non plus avec l'Union européenne.
06:59Au niveau de l'Union européenne, vous avez une dissociation juridique
07:03entre les PTOM et les régions ultra-périphériques.
07:07Pour ce qui est de la France, nos PTOM sont plutôt les territoires
07:15qui ont une très large autonomie.
07:18C'est ça.
07:19Autonomie, oui.
07:20Au niveau des régions ultra-périphériques,
07:22ce sont les régions françaises d'Outre-mer très intégrées.
07:26Mais au niveau européen, c'est un peu plus subtil puisqu'on peut être un territoire
07:33qui est très autonome et en même temps être une région ultra-périphérique
07:38comme les Canaries, par exemple, qui sont dotés d'une très large autonomie.
07:43Au fond, c'est l'État membre qui en fait la demande.
07:50Et les conséquences, Edouard-Joseph l'a dit, sont extrêmement importantes.
07:55Les PTOM sont à mi-chemin dans leur relation avec l'Europe,
07:59entre les pays ACP qui sont indépendants
08:03et qui relèvent de l'application des accords de Cotonou et du FED.
08:08À mi-chemin entre cela et le fait d'appartenir à la famille européenne.
08:14Et puis les régions ultra-périphériques, elles, elles sont pleinement intégrées.
08:17Il y a ce qu'on appelle une assimilation législative,
08:21on appelle ça comme ça au niveau national.
08:23Mais elles ont un article, l'article 349, qui leur permet d'avoir des dérogations.
08:29Mais les différences sont très importantes au niveau financier.
08:32Ce sont des rapports de 1 à 100 ou 200.
08:35Prenez l'exemple de Mayotte.
08:38Dans le cadre du FED, puisque Mayotte était un PTOM,
08:41Mayotte bénéficiait à peu près de 22 millions d'euros
08:45sur une programmation de 7 ans.
08:4722 millions.
08:49Elle devient région ultra-périphérique.
08:52Elle en bénéficie, et son enveloppe a été coupée de moitié en plus,
08:55mais elle en bénéficie de 300 millions.
08:57Donc vous voyez la différence.
09:00Alors, juste un petit point, parce que vous y aviez allusion,
09:03il y a une seconde, Younous Omarji.
09:05En ce qui concerne les pays européens qui ont des territoires concernés par ceux dont on est en train de
09:13parler,
09:14la France est quand même l'un des grands pays européens qui a des outre-mer importants,
09:20avec les Britanniques.
09:21Bien sûr, il y a aussi l'Espagne, pour une partie, et le Portugal, un petit peu la Hollande aussi.
09:28Mais la France, très spécialement, est particulièrement concernée...
09:32C'est une grande puissance coloniale !
09:33Oui, c'est ça, mais elle est particulièrement concernée par ses rapports entre l'Europe et les Outre-mer.
09:38Et les Britanniques, on en dira un mot tout à l'heure, parce qu'il va y avoir le Brexit
09:40bientôt.
09:41Mais la France est quand même particulièrement intéressée par cette question.
09:46J'allais dire, d'un autre côté,
09:48on pose souvent la question, on dit toujours,
09:50en France, dans les régions françaises, métropolitaines, etc.,
09:54« L'Europe, c'est quelque chose de très loin, les gens ne voient pas,
09:57les citoyens ne voient pas forcément à quoi ça sert, etc. »
10:01Par exemple, dans les Outre-mer, à la Réunion ou à la Martinique,
10:05comment est-ce que les citoyens se représentent l'Europe ?
10:08Qu'est-ce que ça veut dire, l'Europe, pour eux ?
10:11Louis-Joseph Monscourdi, comment ils voient les choses ?
10:16Objectivement, pour les habitants des Outre-mer,
10:21l'Europe leur paraît très éloignée.
10:23très éloignée, c'est peut-être dû non seulement à la distance,
10:27mais aussi, même le mode de scrutin participe justement
10:30à cette défiance vis-à-vis de l'Europe.
10:35Pourquoi ? Parce qu'il y a un mode de scrutin qui est peu unique,
10:37on ne va pas développer ça ici.
10:38Mais de plus, il faut comprendre que le citoyen,
10:44il est loin, il ne perçoit pas l'Europe.
10:47L'Europe, pour lui, ce n'est pas quelque chose de palpable.
10:51Et par conséquent, et Dieu se le sait, l'Europe est dans son quotidien.
10:55Tous les jours, les citoyens doivent se rendre compte
10:58que l'Europe est là, au quotidien.
11:00Lorsque vous traversez, vous faites Fort-de-France,
11:04le Lamentin, c'est l'Europe.
11:06Parce que vous traversez une route qui a été financée par l'Europe.
11:08Lorsque vous entrez à l'aérogare, c'est l'Europe.
11:11L'Europe participe. Et c'est ce qu'il faut faire comprendre
11:16aux ressortissants des Outre-mer,
11:17où l'Europe est dans notre quotidien.
11:19L'Europe participe à notre développement.
11:21Et par conséquent, il faut de temps en temps
11:24qu'on ait un autre regard sur l'Europe.
11:26Donc nous avons beaucoup d'efforts à faire.
11:27Les élus aussi ont des efforts à faire
11:30concernant cette vision, cette approche qu'on a de l'Europe.
11:32Souvent, lorsqu'il y a une belle réalisation,
11:35eh bien, on a tendance à se l'approprier.
11:37Alors que l'Europe peut-être a participé à 50-60%.
11:42Il y a beaucoup de considérants qui font qu'aujourd'hui,
11:45l'Europe n'a pas l'image qu'elle devrait avoir,
11:51normalement, au regard de ce qu'elle fait pour nous.
11:54Je ne sais pas si Yonou va compléter,
11:57mais enfin, moi, c'est cette vision que j'ai un peu de...
12:00D'autant que c'était un point que vous devez faire,
12:03puisqu'on va le dire tout à l'heure,
12:04mais vous travaillez sur un rapport
12:06qui doit redéfinir un peu la stratégie,
12:08on va dire globalement, entre l'Europe et les Outre-mer.
12:10On va y revenir en détail tout à l'heure.
12:13Quel est votre point de vue de départ par rapport à cette question-là ?
12:16Est-ce que vous avez le même point de vue que Louis-Joseph Monscroix ?
12:19Vous savez que je suis dans la commission de développement régionale,
12:22et le constat très juste que fait Louis-Joseph
12:26est un constat qui s'applique aussi, en fait,
12:29pour l'ensemble des régions européennes.
12:32Et il est sans doute aggravé dans les Outre-mer,
12:37compte tenu à la fois de l'éloignement,
12:40compte tenu aussi du fait que nous avons des marqueurs culturels
12:49de différenciation, qui sont très forts.
12:53Donc l'histoire, la géographie, la distance,
12:57aggravent cela.
12:58Sauf que, au niveau européen,
13:01au cœur de l'Europe,
13:03également, actuellement,
13:04il y a cette difficulté
13:06à aimer l'Europe,
13:11comme vous le dites.
13:12C'est lié aussi aux politiques qui sont mises en œuvre.
13:14Sauf que, dans les Outre-mer,
13:18vous avez, en tout cas,
13:19c'est ce que je constate dans l'action
13:21qui est la mienne en tant que député européen,
13:24vous avez une strate
13:25qui est extrêmement consciente des enjeux.
13:30Ce sont les acteurs économiques,
13:32les acteurs agricoles,
13:34les pêcheurs,
13:36les forces vives, d'une certaine manière,
13:38du pays, et les acteurs politiques.
13:41Et puis, vous avez
13:42la population
13:44qui, elle, subit
13:47les conséquences
13:49d'un certain nombre de décisions
13:51de l'Union européenne.
13:53Et, évidemment,
13:56cela nourrit
13:57la défiance
13:58dont tu parlais,
14:00et qui est parfois,
14:01il faut bien le dire,
14:02bien méritée.
14:03Nous-mêmes,
14:04nous faisons
14:06beaucoup de pédagogie
14:07dans nos circonscriptions,
14:10mais faire de la pédagogie,
14:12ça ne veut pas dire non plus
14:15donner qui tue,
14:16c'est un chèque en blanc,
14:19et défendre
14:19les politiques mises en œuvre
14:21ici au Parlement européen.
14:23– Mais, est-ce que dans…
14:24– Pardon, non, allez-y.
14:26– Non, mais il faut ajouter aussi
14:28qu'on a trop tendance
14:30à se défoncer sur l'Europe.
14:31Dès que quelque chose ne va pas,
14:33c'est l'Europe.
14:33Parfois, ce sont les États
14:35qui sont responsables.
14:36Il y a parfois des problèmes
14:36« Faut un coup français »
14:37et on dit que c'est
14:39à cause de l'Europe.
14:40Vous savez,
14:41il y a des décisions
14:41qui sont prises
14:42au niveau français
14:44et qui, par contre,
14:45ont des répercussions
14:46simplement parce qu'il est facile
14:48de dire que c'est l'Europe
14:49qui est responsable
14:50de cette situation.
14:52– Et j'allais dire,
14:53dans l'autre sens,
14:54est-ce que l'Europe…
14:55Alors, vous allez en parler,
14:56on va entrer un petit peu
14:58dans le détail,
14:59mais est-ce que l'Europe
15:00a pris la dimension
15:01des Outre-mer
15:03dans cet autre sens-là,
15:04parce que c'est aussi important ?
15:05Est-ce qu'à un moment donné,
15:07l'Europe se dit
15:08« Les Outre-mer,
15:10ces territoires, etc.,
15:11c'est très important
15:12pour nous en Europe ? »
15:13Peut-être, par exemple,
15:14comme trait d'union
15:14entre l'Europe et le monde,
15:15j'allais dire.
15:16Je dis ça comme ça,
15:17comme hypothèse,
15:17mais est-ce que l'Europe
15:18se dit ça ?
15:19– Encore faut-il
15:21que l'Europe se pense
15:23comme une Europe monde.
15:24Et on le voit bien
15:26qu'il y a une faiblesse
15:27dans cette capacité
15:30à projeter l'Europe
15:32vers une ambition mondiale.
15:34Et il est vrai
15:35que si l'Europe
15:36se pensait davantage
15:38en Europe monde,
15:41indubitablement,
15:42elle intégrerait
15:44ces Outre-mer
15:44dans sa réflexion stratégique.
15:48Ça m'avait frappé,
15:49d'ailleurs,
15:50au moment de l'élaboration
15:52de la stratégie 2020,
15:54qu'on ne parlait pas
15:55des Outre-mer.
15:58Mais, mais, mais,
15:59parce que les choses
16:00sont toujours doubles,
16:01en fait, je crois
16:03qu'il y a en Europe
16:04la conscience
16:05de ce que
16:09les Outre-mer
16:10apportent à l'Europe.
16:12Une conscience
16:13assez marquée
16:14par rapport
16:15à la politique maritime
16:17et de la pêche.
16:19Les pêcheurs
16:20espagnols,
16:21par exemple,
16:22savent très bien
16:23ce que ce domaine maritime
16:26apporte
16:27à leur industrie.
16:28Et la France
16:29comme l'Espagne
16:30défendent
16:31avec beaucoup
16:32de savoir-faire
16:34les intérêts
16:35des flottes françaises
16:37et des flottes espagnoles.
16:39L'Europe,
16:40c'est très bien
16:40ce que Kourou,
16:42qui est en Guyane,
16:44lui apporte.
16:46Le problème
16:47aujourd'hui,
16:48et c'était tout
16:49le débat
16:50lors du forum
16:51des rues,
16:52aussi,
16:52qui s'est tenu
16:53à Bruxelles
16:54et toutes les discussions
16:55que nous avons,
16:56c'est de faire en sorte
16:58que
16:59cette ambition
17:03soit aussi profitable
17:06pour les peuples
17:07des Outre-mer
17:09que ce domaine maritime
17:11qui est un nouvel horizon
17:13de développement,
17:15ce qu'on appelle
17:16la croissance bleue,
17:18le soit aussi
17:19au bénéfice
17:20des peuples
17:21insulaires,
17:22riverains,
17:23que dans la politique
17:25commerciale,
17:26pareil,
17:27renverser un peu
17:28cette approche.
17:31Mais dire,
17:31comme j'entends
17:32trop souvent dire
17:33que l'Europe
17:34n'a pas la conscience
17:35de ses intérêts,
17:37je crois qu'elle a
17:38conscience
17:39de ses intérêts,
17:40qu'elle en tire
17:41des bénéfices
17:42et que le problème
17:44pour nous
17:44est de faire en sorte
17:46que cela
17:47nous soit
17:47aussi profitable.
17:49Et ce qui se passe
17:49en Guyane
17:50le montre bien.
17:51On va en parler
17:51bien sûr
17:52de ce qui se passe
17:52en Guyane,
17:53Louis-Joseph Monsecourt.
17:54Par rapport à ça,
17:55par rapport à cette façon
17:57que l'Europe a-t-elle
17:58pris la mesure
17:59des Outre-mer
18:00et de ce qu'elle peut
18:00en tirer,
18:01vous en pensez quoi ?
18:02Oui,
18:02ne serait-ce que
18:03par respect
18:04pour nos prédécesseurs.
18:05Je pense qu'on ne peut
18:06pas dire
18:06qu'ils n'ont pas
18:07fait ce travail
18:08de reconnaissance
18:09vraiment
18:10de nos spécificités
18:11puisque nous avons
18:11ce format
18:12article 349
18:15qui reconnaît
18:16quand même
18:16nos handicaps,
18:17nos spécificités,
18:18notre énormément
18:18et qui nous donne
18:19des moyens
18:20de pouvoir
18:22agir
18:23en fonction
18:23des difficultés
18:24auxquelles on est confronté.
18:26Mais ceci étant,
18:27il reste que
18:28nous ne devons pas
18:29dormir sur nos lauriers.
18:30Ça reste un combat.
18:31Il reste aujourd'hui
18:32à faire en sorte
18:33qu'on puisse
18:34en quelque sorte
18:36avec cet article-là,
18:38on puisse
18:39le rendre
18:40plus fort
18:42en faisant
18:43en sorte
18:44que nous puissions
18:44en tirer
18:46toute la quintessence
18:48et faire en sorte
18:49que nous soyons
18:50mieux reconnus
18:51pour faire avancer
18:52nos projets.
18:53Alors,
18:53il est de ce marge
18:54que vous y travaillez
18:54évidemment sur cet article,
18:55c'est même l'essentiel
18:56de votre mission.
18:58Quel est l'objectif ?
18:59Quel est l'objectif
19:00dans ce renouvellement
19:03des relations
19:04et de la stratégie
19:05relationnelle
19:06entre les Outre-mer
19:07et l'Union européenne ?
19:09Quel est l'objectif général ?
19:10D'abord,
19:11cet article,
19:12l'article 349,
19:14est un article
19:16inscrit
19:16dans le traité
19:17de Lisbonne,
19:19c'est-à-dire
19:19au plus haut niveau
19:20de la hiérarchie
19:22des normes
19:23et il oblige
19:24en principe
19:25les institutions
19:26européennes
19:27et la Commission
19:28en particulier.
19:29Que dit cet article ?
19:31Cet article dit
19:32qu'il est possible
19:34de mettre
19:35en œuvre
19:36des dérogations
19:38dans l'application
19:39pour l'application
19:41du droit
19:41avec aussi
19:43certaines limites
19:44c'est-à-dire
19:45l'intégrité
19:45du marché intérieur
19:47etc.
19:48Mais il est possible
19:49d'avoir
19:50des dérogations.
19:51C'est extrêmement
19:52important
19:53parce que
19:54nous ne pouvons pas
19:55aller vers
19:57le développement
19:57par une application
19:59uniforme
20:00de règlements
20:01qui sont
20:02souvent
20:03inadaptés.
20:05Pourquoi le sont-elles ?
20:06Parce que
20:07nous avons
20:08des caractéristiques
20:09particulières
20:10comme
20:11l'insularité
20:13une géographie
20:14des handicaps
20:16structurels
20:17et permanents
20:18l'étroitesse
20:19du marché
20:19etc.
20:20Le point
20:22majeur
20:23c'est-à-dire
20:24la justification
20:24de tout ça
20:25c'est que
20:26ces régions
20:27ultra-périphériques
20:28sont très
20:30en retard
20:31de développement
20:32par rapport
20:34aux régions
20:35européennes
20:36et le défi
20:37pour l'Europe
20:38c'est de les amener
20:39à un niveau
20:41de convergence
20:42à un niveau
20:43moyen
20:44de développement
20:45c'est-à-dire
20:46de rattraper
20:47les retards.
20:50Aujourd'hui
20:51ce que nous disons
20:52à la Commission européenne
20:54c'est qu'elle a
20:54un instrument
20:55cet article
20:56349
20:57il faut
20:58l'utiliser
20:59pleinement
21:00alors que
21:01nous faisons
21:02le constat
21:02partagé
21:03que cet article
21:05n'est pas
21:05suffisamment
21:06utilisé
21:07et qu'il y a
21:08une tendance
21:09de la Commission
21:10à vouloir
21:11toujours
21:12uniformiser
21:13au fond
21:14les politiques.
21:16Donc le combat
21:17que nous menons
21:18communément
21:19tous les groupes
21:20politiques
21:21nous travaillons
21:21ensemble
21:22et d'ailleurs
21:23j'en profite
21:24pour dire
21:25ce qui
21:28est extrêmement
21:29précieux
21:30et ce dont
21:31les autres
21:32devraient
21:32s'inspirer
21:33c'est que
21:33nous les Outre-mer
21:34nous les RUP
21:36nous avons
21:36réussi
21:37à dépasser
21:38tous les clivages
21:40partisans
21:41le PPE
21:42les socialistes
21:44la GUE
21:45les libéraux
21:47nous travaillons
21:48tous ensemble
21:49et cela
21:50nous donne
21:50de la force
21:51et cela
21:52nous permet
21:52parfois
21:53de gagner
21:54des combats
21:56donc nous disons
21:57à la Commission
21:57vous avez un article
21:58il faut l'appliquer
22:00et il faut
22:01l'appliquer
22:01d'autant plus
22:02que la Cour de Justice
22:03vient de rendre
22:04une décision
22:05pour dire
22:06qu'il est possible
22:08aujourd'hui
22:09de déroger
22:11au droit primaire
22:12comme au droit
22:12dérivé
22:13concrètement
22:14c'est très important
22:16parce que ça veut dire
22:17que dans le domaine
22:18de la pêche
22:20dans le domaine
22:21de la politique
22:22régionale
22:23dans le domaine
22:24de l'environnement
22:25tout en faisant
22:27en faisant
22:28attention
22:28à ne pas
22:29non plus
22:30s'inscrire
22:30en opposition
22:32avec des principes
22:34qui sont ceux
22:34des politiques
22:35communautaires
22:36mais il est possible
22:37d'avancer
22:38à notre rythme
22:39et différemment
22:39c'est ça
22:40c'est votre point de vue
22:41oui tout à fait
22:41et ce que nous voulons
22:42moi personnellement
22:43je pense qu'il faut
22:44sanctuariser en quelque sorte
22:45c'est parce que je vais être trop fort
22:46l'article 349
22:47il faut que ça devienne
22:48notre Bible
22:49pas la Bible seulement
22:50pour les Outre-mer
22:52mais aussi
22:52pour l'Union Européenne
22:54pour le Parlement
22:54pour le Conseil
22:55parce que c'est à ce prix
22:57que nous pourrons
22:58développer
22:58nos territoires
22:59qui sont en retard
23:00qu'on ne veuille pas
23:00il l'a évoqué
23:01c'est la base
23:02c'est la base
23:03la preuve
23:03on voit bien ce qui se passe
23:04en Guyane maintenant
23:05où il y a des remontées
23:07quand même
23:07qui sont terribles
23:08avec un mouvement social
23:10d'une ampleur
23:12d'une ampleur
23:14parlons-en tout de suite
23:14de la Guyane bien sûr
23:16qu'est-ce que vous
23:17comment vous analysez
23:18bien sûr c'est complètement
23:19d'actualité
23:20on avait décidé de parler
23:21des Outre-mer
23:21avant ce qui s'est passé
23:23en Guyane
23:23mais les événements
23:26de Guyane sont arrivés
23:27depuis ce mouvement social
23:27est arrivé
23:28comment l'analysez-vous
23:30vous
23:30qu'en pensez-vous
23:31à l'heure actuelle
23:33écoutez moi je pense
23:34qu'il y a
23:36depuis de nombreuses années
23:38déjà
23:38il y a des politiques
23:40qui sont menées
23:41au niveau de nos territoires
23:42la Guyane
23:43la Martique
23:43la Guadeloupe
23:44même en Réunion
23:46qui ne sont pas
23:47qui prennent en compte
23:49vraiment la réalité
23:50du vécu des gens
23:52qui sont là
23:52et c'est très important
23:53et c'est la première fois
23:54que l'on voit
23:55un mouvement social
23:56qui s'opère sur un territoire
23:58où tous les corps sociaux
24:00y sont
24:01ça va
24:02des pompiers
24:04ça va
24:04du MEDEF
24:06du MEDEF
24:06c'est très important
24:07des entreprises
24:09des professions de santé
24:10de la justice
24:12on a vu des juiciers
24:13qui
24:13qui
24:14qui
24:15qui
24:15qui
24:15qui
24:15qui
24:15qui
24:15qui
24:16qui
24:16qui
24:16qui
24:16qui
24:19Nous voyons bien que c'est une sorte de remontée et qui dit non, c'en est assez, il faut
24:26que vous puissiez nous donner notre dû
24:29et nous donner, mettre en place une politique qui puisse permettre de développer tant socialement qu'économiquement nos territoires.
24:37Je crois que c'est un appel qui est sur la laine et qu'il faut entendre.
24:39Les populations guyanaises posent, on va en reparler avec vous, les populations guyanaises dans la suite de ce que vous
24:45venez de dire
24:45posent une question qui concerne finalement tous les territoires, départements et régions de la première française.
24:50Oui, je pense que c'est un signal qui est fort et il n'est pas dit que ça ne
24:54pourrait pas avoir des répercussions comme en 2009.
24:56En 2009, il y a eu une manifestation, un mouvement social qui partit en Guadeloupe et ça s'est essaimé
25:02sur la Martinique et aussi en Guyane,
25:07même à la Réunion, à Mayotte, peut-être avec d'une ampleur moindre, mais on sentait qu'il y a
25:12une vague de fonds qui montent
25:14et je crois que ce qui se fait là doit nous permettre de réfléchir et aux gouvernants de réfléchir
25:19pour qu'on puisse apporter des réponses concrètes, tangibles aux maux dont souffrent ces territoires.
25:26Monsieur Margie, votre analyse ?
25:28Je partage totalement ton constat.
25:33Je pense que la Guyane est, avec ce mouvement, à l'avant-garde des luttes de tous les Outre-mer.
25:41Qu'est-ce qu'on voit en Guyane ?
25:43D'abord, un sentiment d'abandon de la population, extrêmement fort.
25:49Deuxièmement, et ce n'est pas seulement par rapport à ce gouvernement, c'est l'État.
25:54Il y a un sous-investissement chronique en Guyane et à Mayotte de manière beaucoup plus marquée,
26:03mais globalement dans l'ensemble des Outre-mer.
26:07Des problèmes de sécurité, des inégalités croissantes.
26:12Mais la Guyane, parce que revenons un peu en Europe, apporte à l'Union Européenne et à la France,
26:23mais à l'Union Européenne, un élément essentiel à sa puissance, qui est le spatial et Kourou.
26:32Donc vous avez une concentration des investissements extraordinaires pour Kourou et la zone autour,
26:40et puis un peuple guyanais qui se sent abandonné.
26:45Et je crois que c'est ce qui explique très fortement ce sentiment d'injustice.
26:53Je vais vous donner une information, puisque j'aime bien l'humanité.
26:58La Commission Européenne a fait un travail d'expertise qui est entre ses mains concernant Mayotte.
27:13Et le document indique qu'il faudrait maintenant 2 milliards d'euros d'investissement de la part de l'État
27:25comme préalable pour la performance des fonds européens à Mayotte.
27:32Qu'est-ce que cela signifie ?
27:34Cela signifie qu'en Europe, nous considérons qu'il y a des dotations importantes vis-à-vis de ces pays
27:44d'outre-mer.
27:45Sauf que les préalables qui doivent être posés par l'État, dans le domaine de l'éducation,
27:51dans le domaine de la santé, dans le domaine de l'environnement pour l'assainissement,
27:55dans le domaine de l'eau, etc., ne sont pas réalisés.
27:59Ce qui pose un problème, parce que je suis membre de la Commission contrôle budgétaire,
28:06ce qu'on entend dire, mais tous ces fonds à destination des outre-mer,
28:11mais 20 ans après, tant d'efforts pour quels résultats ?
28:15Donc l'Europe dit à l'État qu'il y a des préalables.
28:19Ces préalables passent par des investissements beaucoup plus soutenus.
28:24Eh bien, ce qui est vrai pour Mayotte, et c'est exactement la même chose,
28:28est vrai pour la Guyane, est vrai pour l'effort qui doit être fait par l'État.
28:36Pour revenir en Guyane, je vais prendre un exemple d'injustice, que je considère comme une injustice.
28:41Lorsque la base spatiale s'est installée à Kourou, en Guyane,
28:47il a été négocié, parce que vous savez, nous avons ce qu'on appelle l'octroi de mer,
28:51qui est une taxe sur tous les produits importés, comme les productions locales aussi.
28:58Et on a exonéré la base de cette cloie de mer.
29:05Et vous savez, c'est sûr, sur les matériaux, ça coûte très cher,
29:09sur tout ce qu'on fait venir, c'est des problèmes de technologie, ça coûte très cher.
29:14Eh bien, exonérer, ça fait des millions et des millions de recettes,
29:21que les communes, les collectivités même, les communes principalement,
29:25pourront en bénéficier.
29:26Et on voit bien, c'est pour cela que la première chose qu'on a faite
29:30lors de ces manifestations, ça a débloqué,
29:33et justement Kourou est la base pour bien montrer qu'il y a une injustice,
29:36parce qu'on a un sentiment, c'est une sorte d'enclave à l'intérieur de cette Guyane,
29:40où les gens vivent très bien, là,
29:42puisque, par rapport au restant du peuple guyanais.
29:47Dans le milieu européen, pardon, Yunus,
29:49mais dans le milieu européen, ici, vous avez...
29:51Est-ce qu'on parle de la Guyane, là ?
29:53Vous êtes en session, c'est tout de même au cœur de l'actualité.
29:56Est-ce que vous en entendez parler quand même ?
29:57Oui, oui, mes collègues m'en parlent, ils me questionnent,
30:00ils me demandent ce qui s'y passe.
30:03Les Français, évidemment, suivent ça de très près,
30:06mais les autres collègues sont intéressés,
30:10parce qu'ils ont lu la presse, et ils souhaitent en savoir davantage.
30:13Et c'est vrai que, parmi nos collègues,
30:16qui perçoivent aussi nos Outre-mer comme les confettis d'un empire colonial,
30:23selon l'expression consacrée, oui,
30:25ils ont souvent le sentiment que la France traite mal ses Outre-mer.
30:32Et ce que j'avais dit au président Juncker,
30:36c'est que, finalement,
30:39la France traite mieux ses Outre-mer depuis que l'Europe existe.
30:43Oui, oui.
30:44Et vous avez l'impression que...
30:46Alors, revenons, on est là pour parler d'Europe,
30:49on est pour le territoire européen,
30:50mais tout de même un petit mot hexagonal,
30:53enfin hexagonal, en tous les cas français.
30:56Est-ce que vous avez l'impression que l'opinion publique française
30:58est très attentive à ce qui se passe en Guyane ?
31:01On a un peu l'impression que ça intéresse les gens,
31:04peut-être plus que ça les a intéressés auparavant, je ne sais pas.
31:07On est en pleine campagne présidentielle.
31:09Donc, les Outre-mer ont fait une irruption dans la campagne des présidentielles.
31:15Hier soir, c'était le débat entre les 11 candidats.
31:18On a quand même entendu parler des Outre-mer.
31:24Et je crois que les Guyanais,
31:27enfin, je sais que les discussions sont très difficiles depuis hier soir,
31:31mais je pense qu'ils auraient intérêt à interpeller,
31:37à cette heure, l'ensemble des candidats
31:40et leur demander quels sont leurs engagements pour la Guyane.
31:46Car il est bien évident que ce gouvernement a aujourd'hui une durée de vie limitée,
31:53que les engagements qui pourraient être pris
31:56n'ont pas une valeur extrêmement forte.
31:59Ce qui est important, c'est que dans cette campagne présidentielle,
32:04les Guyanais puissent savoir ce que les 11 qui semblent s'intéresser à la Guyane
32:10sont prêts à faire pour qu'au lendemain de l'élection présidentielle,
32:16les engagements pris pendant la campagne puissent être tenus.
32:20Et je pense que ça peut être aussi une possibilité pour une sortie de crise,
32:28car autrement, je ne vois pas comment on pourra aller vers une solution dans les jours qu'il y a.
32:33C'est la question que j'allais vous poser, c'est aussi votre avis, Luc-Joseph Mosco ?
32:36Oui, je le pense, et de plus en plus,
32:38parce qu'effectivement, la durée de vie de ce gouvernement,
32:40c'est de quelques jours, une vingtaine de jours.
32:43Donc c'est vrai que même les engagements qui seront pris,
32:46il faut qu'ils soient tenus par ceux qui viendront après.
32:50C'est peut-être mon inquiétude, et je pense que ce que tu dis, monsieur Arraison,
32:54il faudrait que, notamment les manifestants, ceux qui organisent,
32:59puissent interpeller les candidats et leur demander ce qu'ils pensent,
33:03qu'est-ce qu'il faut faire pour la Guyane et pour les Outre-mer.
33:06Alors, on est donc en processus, ici, au sein de l'Europe,
33:09et au sein du Parlement européen, spécialement, par votre intermédiaire,
33:12Yousse Marji, on est donc en processus de redéfinition,
33:17un petit peu, de nouveaux rapports, de nouvelles stratégies
33:19entre l'Europe et les Outre-mer.
33:21Le calendrier, c'est quoi ?
33:23Oui. La Commission européenne élabore une nouvelle stratégie
33:28pour les régions ultra-périphériques.
33:30Et notre commission, la Commission développement régional,
33:34élabore un rapport de mise en œuvre de l'article 349,
33:39qui sera mis au vote en plénière, j'espère, avant le mois de juin.
33:44D'accord.
33:45Voilà. Je vous remercie beaucoup d'avoir participé à ce débat,
33:49qui, bien entendu, n'est pas complet, mais on aura l'occasion d'y revenir.
33:53On est là sur des questions extrêmement passionnantes.
33:56Il faut entrer dans tous les détails de ces questions.
33:59On le fera, bien entendu.
34:01Merci à vous, bien sûr, d'être venus autour de cette table.
34:04Merci à vous qui nous avez suivis.
34:05Il y a un autre débat à suivre également sur le site de l'humanité.fr
34:09qui concerne le Brexit, le Brexit et maintenant.
34:13Vous en avez parlé, on en parle ici au cours de cette session
34:16au Parlement européen de Strasbourg.
34:17Merci à vous de nous avoir suivis.
34:18À bientôt. Au revoir.
34:19Sous-titrage Société Radio-Canada
34:29Sous-titrage Société Radio-Canada