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00:00Europe 1 Soir, 18h, 20h, Hélène Roué.
00:04Vous écoutez Europe 1, il est 18h13, bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez.
00:08J'accueille mes débatteurs du soir, Raphaël Stainville, directeur adjoint de la rédaction du JDD.
00:12Bonsoir Raphaël.
00:13Bonsoir Alain.
00:13Ainsi qu'Antonin André, chef du service politique du JDD.
00:16Bonsoir Antonin.
00:17Nous accueillons Eleonore Carrois, ministre déléguée auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères,
00:22chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l'étranger.
00:25Bonsoir Madame la Ministre.
00:26Bonsoir.
00:26Alors on va commencer par parler bien sûr de ce mouvement social.
00:30Il y avait 146 000 personnes sur le territoire, 46 000 à Paris selon Beauvau.
00:35Jeudi dernier, ils étaient 575 000 à manifester, plus d'un million selon les syndicats.
00:41Lycéens, salariés, retraités, gilets jaunes, on voit que la contestation...
00:44Alors, c'est temps depuis le 17 octobre quand on regarde les catégories évidemment de personnes qui manifestent,
00:50mais c'est vrai que là aujourd'hui en tout cas on constate un être recul.
00:53Est-ce que le gouvernement a-t-il tardé à répondre ?
00:56Est-ce que le gouvernement a également pris la mesure de la colère du pays ?
00:59Le gouvernement répond aux revendications qui remontent de ces manifestations.
01:04On voit qu'il y a des revendications structurées, des syndicats qui portent des demandes très précises.
01:11On voit qu'il y a aussi des mouvements diffus, on voit qu'il y a aussi des mouvements de
01:13violence que l'on a pu observer au cours des premières journées de manifestations.
01:18Le gouvernement répond en permettant un dialogue qui aura lieu notamment lundi, c'est ce qu'a annoncé le Premier
01:24ministre.
01:24Et je pense qu'il est trop tôt évidemment pour tirer des conclusions et puis il faut voir ce qui
01:29va se passer encore dans les heures qui viendront.
01:30Mais le fait qu'il y ait une mobilisation peut-être moins importante est peut-être lié justement à ce
01:37dialogue qui a lieu entre le gouvernement et les représentants des manifestants.
01:42Alors justement parlons de cette conférence sociale qui sera organisée lundi.
01:45Les syndicats de la fonction publique ne seront reçus eux que le 13 novembre.
01:49Les enseignants y ont vu la preuve du, je cite, mépris du gouvernement.
01:53Et il y a notamment une nouvelle grève qui déjà est prévue pour mardi prochain.
01:56Alors justement, pourquoi avoir écarté les fonctionnaires de cette conférence sociale ?
02:00Il y a plusieurs dialogues qui ont lieu en parallèle.
02:04Le ministre de l'Éducation nationale a déjà reçu les étudiants, a déjà reçu des représentants des syndicats.
02:09Donc évidemment qu'il faut étaler ces discussions.
02:12Je ne pense pas, je suis sûre même qu'il n'y a aucun mépris.
02:15Et il faut en revanche que chacun prenne ses responsabilités, s'assoie autour de la table, présente des revendications concrètes,
02:21puis s'entendre aussi des réponses.
02:23Parce que ce n'est pas parce que vous avez des revendications que toutes ces revendications vont nécessairement se traduire
02:28par les réponses que vous attendez.
02:31C'est un dialogue qui doit s'établir avec toutes les parties prenantes.
02:34Et c'est justement ce que promeut le gouvernement.
02:37Est-ce que le pouvoir dispose encore d'une autorité suffisante pour gouverner ?
02:41Je vous rappelle ce chiffre selon Elab.
02:43Seuls 13% des Français font désormais confiance à Emmanuel Macron.
02:46C'est au plus bas historique.
02:48C'est maintenant sous le record de François Hollande.
02:50Et à six mois de la fin du quinquennat, qu'est-ce que le gouvernement peut encore réformer ?
02:55Le gouvernement a une mission qui est extrêmement importante,
02:58qui est de permettre d'établir la stabilité du pays,
03:01permettre de maintenir la continuité de l'État, de nos services publics.
03:05Et donc ça, c'est une responsabilité du gouvernement,
03:07mais c'est aussi une responsabilité des parlementaires qui en ce moment sont en train d'examiner le budget.
03:10Donc nous devons adopter un budget d'ici la fin de l'année.
03:12Mais par ailleurs, il y aura dans six mois, vous l'avez dit, des élections présidentielles,
03:17vraisemblablement des élections législatives qui suivront.
03:19Et donc il y a aussi une responsabilité de toute la classe politique
03:22de faire en sorte que cette échéance se passe dans de bonnes conditions.
03:26Donc ce gouvernement, c'est là où il y a aussi une forme de contradiction parfois
03:31entre l'ampleur des manifestations et le moment que nous vivons,
03:35le moment politique que nous vivons.
03:36Est-ce qu'il n'y a pas une opposition à une mesure qui aurait été proposée par le gouvernement
03:40récemment ?
03:41Ce n'est pas une opposition à une loi qui aurait été passée récemment ?
03:44C'est un mouvement de colère qu'il faut entendre,
03:47à laquelle il faut apporter des réponses rapides, immédiates.
03:50C'est ce que fait le gouvernement justement avec toutes les discussions,
03:53le dialogue et les propositions qui auront lieu dès la semaine prochaine.
03:56Mais il y aura aussi des réformes plus structurelles à avoir
04:00qui incomberont aux prochains chefs de l'État.
04:03Alors une dernière question sur ces violences.
04:05Eleanor Corra, vous êtes chargé des Français de l'étranger et des partenariats internationaux.
04:09On a vu évidemment avec les violences du 17 octobre,
04:12la mairie de Limoges qui avait été incendiée, les commerces pillés, les lycées en feu.
04:16Ces images ont fait le tour du monde.
04:17On a également appris que le vice-président américain J.D. Vence avait appelé le maire de Limoges,
04:21contrairement à Emmanuel Macron qui n'a pas appelé le maire de Limoges
04:23après que sa mairie a brûlé.
04:26Est-ce que l'image de la France à l'international souffre justement de toutes ces violences
04:30et comment la diplomatie française répond-elle ?
04:33Alors il y a plusieurs choses dans votre question.
04:35Il y a aussi une forme d'instrumentalisation des manifestations en France
04:39par un certain nombre de leaders à l'international.
04:41Mais au-delà de ça et très objectivement,
04:43moi je peux vous dire qu'il y a une vraie inquiétude
04:45de la part des Français qui vivent à l'étranger
04:47mais aussi de la part des étrangers lorsqu'ils voient qu'en France
04:50il y a des violences, il y a des écoles, des lieux publics qui brûlent, etc.
04:55Donc il y a un vrai travail et c'est ce que fait le gouvernement
04:58d'apaisement, de rétablissement de l'ordre.
05:00C'est pour ça qu'il y a aussi autant de forces de police qui sont mobilisées
05:03et c'est absolument nécessaire, comme je vous le disais,
05:06qu'on puisse arriver à un moment de dialogue.
05:07Que la colère puisse exister, qu'elle puisse s'exprimer,
05:10que le droit de manifester soit respecté,
05:12tout cela c'est une évidence.
05:13Mais il ne faut évidemment pas que cela dérive et que des violences aient lieu.
05:18Cela affecte évidemment notre image, mais surtout notre capacité d'action
05:24et puis finalement ça a un impact sur les Françaises et sur les Français.
05:28Antoine André.
05:29Oui, justement vu la conjoncture, on imagine que votre mission n'est pas simple
05:33parce que vous êtes avec un président qui est en fin de mandat,
05:36qui bat des records d'impopularité.
05:38Il y a ce qui se passe en France, ses colères et ses crises sociales.
05:42Dans ce contexte-là, la voix de la France est forcément affectée.
05:46C'est-à-dire que vous n'êtes pas écouté de la même façon
05:48quand vous êtes au stade où vous en êtes
05:51ou quand le président vient d'être élu
05:52et que vous êtes sur une croissance, un espoir et un projet
05:57qui, j'allais dire, rejaillit sur l'image du pays.
05:59Comment on fait aujourd'hui pour défendre la France
06:01et pour porter sa voix comme vous allez le faire à Phnom Penh la semaine prochaine ?
06:05Ce qui est intéressant dans ce que vous dites,
06:07c'est qu'il y a en fait un vrai décalage
06:09entre le rôle que la France joue à l'international,
06:12le rôle de notre diplomatie.
06:13Il y a encore, la semaine dernière, on a le candidat de la France
06:16qui a été élu à la Cour internationale de justice,
06:19ce qui n'était pas du tout garanti,
06:21mais ce qui prouve que la France porte,
06:23qu'elle a derrière elle énormément de soutien.
06:25Vous parliez de Phnom Penh, de la conférence de la francophonie
06:29dans laquelle la France est très écoutée et attendue.
06:32À l'ONU, avec le renouvellement du secrétaire général,
06:36l'élection du nouveau secrétaire général
06:38ou de la nouvelle secrétaire générale,
06:39la voix de la France est attendue, demandée.
06:41Et justement, l'inquiétude qui s'exprime
06:44et ce que me disent nos interlocuteurs,
06:46ce n'est pas tellement vous êtes dans un moment
06:48de difficulté interne, vous savez,
06:51beaucoup d'autres pays connaissent des mouvements similaires,
06:53y compris des mouvements violents,
06:54mais plutôt, tenez.
06:56Et puis surtout, nous sommes très attentifs
06:58à ce qui va se passer en France
07:00et aux élections qui auront lieu dans six mois,
07:01parce que les candidats qui aujourd'hui
07:03sont en tête des sondages,
07:06sont des candidats qui prônent une forme de repli,
07:08qui prônent une rupture avec notre politique diplomatique
07:12et qui pourtant place la France
07:13dans un rôle très important à l'international.
07:15Et Léonore Carroi, Antonin a commencé à en parler,
07:17ce sommet à Phnom Penh.
07:19Vous accompagnerez donc le président de la République
07:20au sommet, ce sera au Cambodge,
07:22samedi et dimanche prochain.
07:24Au-delà de la langue,
07:25est-ce que la francophonie est un véritable outil diplomatique,
07:29économique,
07:29ou est-ce que c'est un club symbolique
07:32qui peine à peser face à la Chine et aux Etats-Unis ?
07:34Je vois mal la ministre répondre
07:36« Oui, c'est un club symbolique
07:37qui ne pèse absolument rien du tout ».
07:39On ne sait jamais, on ne sait jamais.
07:40Non, écoutez,
07:41c'est beaucoup plus que la défense de la langue française,
07:43la francophonie.
07:44Et c'est important de le dire,
07:45parce que quand on entend ce terme francophonie,
07:47ça fait un peu technique,
07:49ça fait un peu penser à orthophonie,
07:51enfin, ce n'est pas un terme très beau.
07:52Et en revanche, la francophonie,
07:54c'est beaucoup plus qu'une communauté
07:56qui défend le français.
07:57C'est vraiment une communauté de pays
08:00qui peuvent se mettre d'accord,
08:02qui portent des messages politiques.
08:03C'est justement parce qu'au sein de la francophonie,
08:05on réussit à convaincre
08:06qu'on a eu justement ce juge francophone
08:09et civiliste qui est élu.
08:11Mais je pourrais vous donner
08:11un nombre très important d'exemples
08:13de ce que ce groupe de pays
08:15peut faire ensemble.
08:16J'étais cette semaine
08:17au sommet ibéro-américain à Madrid.
08:19Donc ça, c'est les pays
08:20qui parlent espagnol et portugais,
08:21lusophones.
08:23Et en fait, ils sont 22 pays.
08:25La francophonie, c'est 90 pays.
08:27C'est une vraie impulsion.
08:29C'est beaucoup de pays du continent africain,
08:30qui est le continent
08:31qui a la plus forte croissance aujourd'hui.
08:33Et c'est un groupe,
08:35une instance multilatérale
08:36qui est plus flexible
08:36et dans laquelle la France pèse,
08:38comme je vous le disais.
08:39Et donc, c'est très important
08:41à ce niveau-là.
08:41Donc ça, c'est la francophonie institutionnelle.
08:43Et par ailleurs, la francophonie,
08:44c'est notre réseau d'alliances français,
08:46notre réseau de lycées français,
08:47640 lycées
08:48dans 140 pays du monde,
08:49avec la capacité d'avoir
08:51des 400 000 élèves aujourd'hui
08:54qui apprennent le programme
08:56de l'éducation nationale française
08:57et beaucoup d'étrangers.
08:59Et donc, c'est aussi un outil
09:00d'influence pour notre pays.
09:01C'est de l'influence.
09:02C'est de l'influence culturelle.
09:03Vous avez raison,
09:04qu'il ne faut pas négliger,
09:05notamment avec la concurrence
09:07des pays hispanophones.
09:09Est-ce que c'est aussi...
09:10Est-ce que vous pourriez dire aux auditeurs,
09:11expliquer aux auditeurs
09:12dans quel sens
09:13c'est aussi un vecteur
09:14d'influence économique
09:15et de quelle façon
09:16ça peut, j'allais dire,
09:18dans ce moment
09:19où on cherche tous
09:20à relancer la croissance,
09:21dans quel sens
09:22ça joue un rôle aussi
09:24pour les retombées économiques
09:25de la France ?
09:26Et Lyon d'en Carroin ?
09:27Non, mais vous avez tout à fait raison
09:28d'insister sur l'aspect économique.
09:29Et d'ailleurs,
09:30le sommet à Pnone-Pen
09:31aura aussi une dimension économique,
09:33le sommet de la francothèque
09:34qu'on avait déjà organisé
09:36lors du sommet de Villers-Cotterêts
09:37il y a deux ans.
09:38Vous avez des entreprises
09:39de beaucoup de pays francophones
09:42qui se réunissent
09:43et le fait de se retrouver,
09:45de parler français
09:46est un vecteur d'opportunité.
09:48D'ailleurs,
09:49quand on parle une langue,
09:49quand on apprend
09:50une nouvelle langue
09:51ou lorsque l'on fait partie
09:53d'un pays francophone,
09:54eh bien,
09:54on se tourne naturellement
09:55vers des entreprises françaises
09:57pour sceller des partenariats.
09:59Il y a un concept
09:59très intéressant,
10:00c'est celui de la découvrabilité
10:01des contenus.
10:02Aujourd'hui,
10:02lorsque vous êtes un chercheur
10:03et que vous publiez
10:04une thèse,
10:06les objets de votre recherche,
10:07eh bien,
10:07on se rend compte
10:08que si vous les publiez
10:10en anglais,
10:10ils vont être plus facilement
10:12découvert ou mis en avant
10:13par les plateformes.
10:14Et donc,
10:14nous,
10:14nous travaillons
10:15pour que les contenus
10:17en français soient également
10:18mis en avant,
10:19pour que l'intelligence artificielle
10:20soit générée en français
10:22et non pas simplement
10:23traduite en français.
10:24Et tout cela,
10:25ce sont des objets
10:25très importants
10:26de cette francophonie
10:27qui est véritablement,
10:29je vous le disais,
10:29un instrument de projection
10:30de puissance.
10:31Et Léonore Carroir,
10:32restons à l'international.
10:33L'actualité de la semaine,
10:34c'est aussi les mi-terme.
10:35Les démocrates
10:36ont pris le contrôle
10:37de la Chambre et du Sénat.
10:38C'est une défaite historique
10:39pour Donald Trump.
10:40Qu'est-ce que ça signifie
10:41cette victoire justement
10:42des démocrates
10:42pour la France ?
10:44Déjà,
10:45ça signifie pour les Etats-Unis
10:46que la démocratie américaine
10:49fonctionne,
10:50qu'il y a des contre-pouvoirs,
10:51que lorsque des décisions
10:53sont prises
10:54que les Américains
10:55n'acceptent pas
10:56ou qui ont des retombées
10:57négatives,
10:58eh bien,
10:59ils s'expriment
10:59et ils s'expriment
11:00par le vote.
11:00Et c'est important d'ailleurs
11:01de le rappeler.
11:02Lorsque vous êtes en démocratie,
11:03c'est le cas en France,
11:04c'est le cas dans la plupart
11:05des pays européens,
11:07vous avez la possibilité
11:09de vous exprimer
11:10par le vote
11:10et c'est aussi important
11:12évidemment de se manifester
11:13d'autres façons
11:13mais c'est la meilleure façon.
11:15Qu'est-ce que ça a
11:15comme impact aujourd'hui ?
11:17Vous avez toujours
11:18l'administration
11:19de Donald Trump
11:20qui est aux commandes
11:20de l'exécutif,
11:21sa capacité d'agir
11:23est toujours très importante
11:24mais il y aura
11:26des enquêtes
11:27vraisemblablement,
11:28il y aura
11:28des comptes
11:29qui lui seront demandés
11:30par aujourd'hui
11:31un congrès
11:32qui ne lui est pas favorable.
11:34Sur les droits de douane,
11:35sur l'Ukraine,
11:35ça peut avoir
11:36une directe influence
11:36en tout cas nous concernant.
11:38Absolument,
11:38ça peut avoir
11:38une directe influence
11:39mais ça peut aussi
11:40prendre du temps
11:40et d'ailleurs le temps
11:41que notamment
11:43ce Sénat
11:43et cette Chambre
11:44se mettent en place
11:45donc il faut
11:46je pense évidemment
11:47être attentif
11:48à l'évolution
11:49de la politique américaine
11:50mais rappeler que
11:51y compris avec
11:52l'administration Trump
11:53nous arrivons à travailler
11:54et nous avons d'ailleurs
11:55tenu la présidence
11:56du G7 cette année
11:57et nous avons réussi
11:58à obtenir
12:00un certain nombre
12:01de déclarations communes,
12:02de priorités communes
12:03et encore cette semaine
12:04lors du forum
12:05de Paris pour la paix
12:05nous aurons des partenaires
12:07américains
12:07qui seront présents
12:08et nous avons aussi
12:10encore une réunion
12:11du G7.
12:12Derrière la figure de Trump
12:13les deux pays
12:14et les administrations
12:15des deux pays
12:15continuent
12:16on s'interroge souvent
12:18en se disant
12:18est-ce que ça reste
12:19un allié ou non
12:19en fait cette alliance
12:21elle tourne toujours
12:22en dépit
12:23de la personnalité
12:24de Donald Trump.
12:24Oui on a des points
12:25très forts de désaccord
12:26et d'ailleurs
12:27sur le plan international
12:28on les exprime
12:29et ils sont assez clairs
12:31mais nous continuons
12:32à travailler
12:33avec les Etats-Unis
12:33et effectivement
12:34les Etats-Unis
12:34c'est pas simplement
12:35le pouvoir fédéral
12:37l'administration
12:38de Donald Trump
12:39mais c'est finalement
12:40aussi des Etats
12:42avec lesquels
12:42nous travaillons
12:43c'est des coopérations
12:44qui se font aussi
12:45au niveau des villes
12:45en réalité
12:46on le voit bien
12:47et on a célébré
12:48d'ailleurs
12:49les 250 ans
12:50de l'indépendance américaine
12:51et donc de notre amitié
12:52et de notre partenariat
12:53que cette relation
12:55elle continue à exister
12:56elle s'exprime
12:57de différentes façons.
12:58Vous évoquiez justement
12:58ce forum de Paris
12:59sur la paix
13:00il se tiendra mardi
13:01et mercredi
13:02avec un fort accent
13:03sur l'enfance
13:03et sur l'exposition
13:04des plus jeunes
13:05à l'intelligence artificielle
13:06est-ce que vous pouvez
13:06nous en dire un peu plus
13:08qui sera présent
13:08quels seront les vrais enjeux
13:10au cœur de ce forum ?
13:11Oui c'est la 10ème édition
13:12et c'est un forum
13:13qui se tient le 11 novembre
13:15qui réunit à la fois
13:16des chefs d'État
13:17et de gouvernement
13:18des responsables politiques
13:19des files d'entreprise
13:20des entreprises
13:21en réalité
13:22énormément de parties prenantes
13:23et c'est un lieu
13:24assez unique
13:25où l'on peut débattre
13:27et prendre des décisions
13:28très concrètes
13:29sur les préoccupations
13:30qui sont des préoccupations globales
13:32que ce soit des enjeux
13:34régionaux, politiques
13:35on l'a vu aussi
13:36pendant la crise du Covid
13:37et aujourd'hui
13:38l'un des sujets
13:38que la France porte
13:39à l'international
13:40et elle s'est reconnue
13:41comme telle
13:41c'est la protection
13:42de l'enfance
13:43et notamment
13:44face à l'intelligence artificielle
13:46face aux réseaux sociaux
13:47on a pour la première fois
13:49lors de
13:50le mois dernier
13:51la France avait
13:52la présidence
13:53du conseil de sécurité
13:53des Nations Unies
13:54on a pour la première fois
13:55tenu une réunion
13:56avec les principaux acteurs
13:58de la tech
13:59de l'intelligence artificielle
14:01qui se sont réunis
14:01au conseil de sécurité
14:02de l'ONU
14:02pour poser les jalons
14:04d'une forme de régulation
14:05alors on n'a pas
14:06un alignement complet
14:08de toutes les parties
14:08sur quels devraient
14:09les contours de cette régulation
14:11mais en tout cas
14:11il y a une reconnaissance
14:12de plus en plus claire
14:14sur les risques
14:15que cette nouvelle technologie
14:17comporte
14:17notamment pour les enfants
14:19Eleonore Carrois
14:19vous êtes ministre déléguée
14:20auprès du ministre
14:21de l'Europe
14:21et des Affaires étrangères
14:22je vous propose
14:23de rester avec nous
14:24on parlera présidentielle
14:25dans un instant
14:26et je suis toujours accompagnée
14:27d'Antonin Andry
14:28et Raphaël Stenville
14:29à tout de suite
14:29sur Europe 1
14:29Sous-titrage Société Radio-Canada
14:33Sous-titrage Société Radio-Canada
14:34Sous-titrage Société Radio-Canada

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