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Jeudi 24 septembre 2026, retrouvez Eric Haddad (président, Groupe Connectt) et Léonidas Kalogeropoulos (Président fondateur, Médiation et Arguments) dans SMART ÉCO, une émission présentée par Sibylle Aoudjhane.
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00:02Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle émission de Smart Eco,
00:12l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font l'économie.
00:16Une émission à retrouver tous les jours à l'antenne, mais aussi sur notre site bsmart.fr
00:20et aussi sur toutes vos plateformes d'écoute.
00:22Et au sommaire d'aujourd'hui, l'intérim face aux nouvelles réalités du marché du travail,
00:27flexibilité, emploi des seigneurs, transparence salariale.
00:30Quelle place, l'intérim peut-il prendre dans un contexte économique incertain ?
00:34Nous en parlerons tout de suite avec Eric Haddad qui est président du groupe Connait.
00:39Puis nous ouvrirons le débat qui connaît le quotidien des entrepreneurs.
00:43Eric Haddad propose aux candidats à la présidentielle et aux députés de passer 48 heures dans son entreprise.
00:51Les responsables politiques sont-ils suffisamment confrontés aux réalités des entreprises ?
00:56Léonidas Calogiro-Poulos, PDG et fondateur de Médiation et Arguments,
01:01nous rejoindra aussi pour cette deuxième partie.
01:03Allez, c'est parti, c'est Smartéco.
01:09Dans un contexte économique encore incertain,
01:12les entreprises hésitent à recruter mais continuent à rechercher des compétences.
01:15L'intérim pourrait-il en profiter ou devenir un statut intéressant pour résoudre cette équation ?
01:20On en parle tout de suite avec Eric Haddad. Bonjour.
01:22Bonjour.
01:23Vous êtes président du groupe Connect.
01:25Le groupe Connect, c'est un réseau de 27 agences d'intérim réparties sur tout le territoire.
01:3063 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025.
01:33Tout d'abord, est-ce que vous pouvez nous expliquer, nous dire comment se porte le marché de l'intérim
01:37aujourd'hui en France ?
01:38Le marché de l'intérim, en fait, aujourd'hui en France, va mal.
01:41Comme la plupart des marchés et des secteurs d'activité en France,
01:45puisque aujourd'hui, vous savez qu'on est en train...
01:47La plupart des entreprises ou des commerçants souffrent pour plusieurs raisons, si je puis dire.
01:52Mais l'intérim, en fait, va effectivement mal.
01:54Tout simplement, pourquoi ?
01:55Parce que les entreprises qui sont nos clients, en fait, n'ont pas de visibilité.
01:59Aujourd'hui, au niveau de leur business, au niveau de leur carnet de commandes.
02:02Donc, la première chose à faire, ils donnent le boulot à leur permanence,
02:06c'est-à-dire aux salariés, en fait, qu'ils ont chez eux.
02:09Et si vraiment, ils ont un surplus, en fait, on est là pour ça.
02:12Ce qu'on appelle l'accroissement d'activité.
02:14Et s'ils ont un surplus à ce moment-là, ils font appel à l'intérim.
02:17Mais avant d'arriver à l'intérim, ils essayent d'optimiser au maximum leurs collaborateurs.
02:22Donc, c'est pour ça qu'en ce moment, effectivement, l'intérim est un peu compliqué en termes de business.
02:27Et il y a le programme qui dit qu'en intérim, va tout va.
02:29C'est le bâtiment qui va tout va.
02:30Mais surtout, l'intérim est le baromètre, en fait, de l'économie française.
02:34Et quand l'intérim ne va pas très bien, c'est qu'effectivement, le business n'est pas au rendez
02:38-vous.
02:38Parce que les entreprises n'auraient pas aussi intérêt à se tourner vers l'intérim,
02:41justement, quand il y a des instabilités ou des incertitudes
02:44pour pouvoir se tourner vers des formats, des métiers qui sont plus flexibles.
02:49On est d'accord.
02:50Mais ils le font à partir du moment où, par exemple,
02:52aujourd'hui, vous êtes dans une situation plus ou moins instable.
02:55Vous ne savez pas trop où vous allez.
02:56Donc, ce que vous faites, c'est que vous donnez d'abord du travail à vos salariés.
02:59En fait, ce qui se passe, c'est que quand le business augmente,
03:03là, à ce moment-là, effectivement, les entreprises, les chefs d'entreprise n'embauchent pas
03:07et font appel à l'intérim en se disant,
03:09« Bon, là, je commence à avoir une visibilité, je commence à avoir du carnet de commandes.
03:14Bon, je ne vais pas trop m'engager parce que, vous savez, on est en France.
03:17Donc, le code du travail, aujourd'hui, français, il est comme ça.
03:20Donc, le gars a dit, avant d'embaucher un CDI, je vais peut-être être sûr, quand même, de mon
03:25casting. »
03:26Donc, à ce moment-là, il fait appel à l'intérim.
03:28Et ça veut dire que là, quand nous, effectivement, on progresse,
03:30c'est que le business au niveau des entreprises est en progression.
03:34Vous, ça fait plus de 20 ans que vous avez créé l'entreprise.
03:36Ça a évolué comment, l'intérim, dans le sens où c'est quel profil, aujourd'hui ?
03:40Parce que c'est vrai qu'on peut souvent référence au BTP, etc.
03:42C'est toujours ce genre de métier ?
03:43C'est toujours tous les secteurs, en fait, en réalité.
03:46Et puis, je vais vous dire, aujourd'hui, le statut de l'intérimaire,
03:49ce n'est plus le statut de l'intérimaire d'il y a 20 ans, 30 ans, 40 ans.
03:52Aujourd'hui, il y a des gens qui veulent être, c'est un choix,
03:56il y a des gens qui veulent être intérimaire et rester intérimaire, pour X raisons.
04:00Mais aujourd'hui, il y a tellement de choses qui sont mises en place vis-à-vis des intérimaires
04:04que la plupart, pourtant, il y en a qui veulent se faire, des fois, recruter par des entreprises,
04:08mais qui refusent pleinement.
04:10C'est un vrai statut.
04:11Après, on est sur tous les secteurs d'activité.
04:13Nous, chez Connect Travail Temporaire, on a 7 secteurs d'activité.
04:16Alors, le plus important, effectivement, c'est le BTP.
04:19Mais aujourd'hui, le BTP, il y a le gros œuvre qui est sinistré.
04:23Puisque si on parle de l'économie de l'immobilier, j'ai plein de choses à vous dire,
04:26parce que malheureusement, l'État n'a fait que des mauvais choix
04:29et qui a, aujourd'hui, complètement tué et sinistralisé le marché de l'immobilier.
04:34Donc, le gros œuvre, c'est mort.
04:35Il n'y a plus de grue, il n'y a plus rien, il n'y a plus de construction.
04:38Donc, ça, c'est déjà mort.
04:39Les travaux publics, ça va plus ou moins encore et encore,
04:43puisque, effectivement, les collectivités locales,
04:45ils ont de moins en moins de pognon.
04:46Donc, c'est compliqué.
04:47Ce qui marche encore, c'est le second œuvre.
04:49Second œuvre avec plus une orientation énergie,
04:52parce qu'il y a les réhabilitations, les transitions énergétiques, etc.,
04:55où là, effectivement, ça fonctionne.
04:57Après, on a les autres secteurs qui tournent gentiment.
04:59L'informatique, le CHR, le bureau d'études, l'industrie.
05:02Mais on est, je veux dire, ça reste toujours, de toute façon, la même chose.
05:06Quel que soit le secteur d'activité, un intérimaire,
05:08on apporte une compétence à un client, ça s'arrête là.
05:10On associe souvent le terme d'intérim à un statut précaire.
05:14Est-ce que ça, ça a évolué en 20 ans ?
05:17Ça a évolué.
05:17C'est ce que je vous disais aujourd'hui.
05:19La notion de précarité, elle n'existe pas vraiment.
05:22C'est-à-dire, c'est vraiment des clichés.
05:25L'intérimaire, ah oui, c'est des gens qui vendent de la viande, etc.
05:30Ça n'a strictement plus rien à voir aujourd'hui.
05:32Aujourd'hui, d'abord, c'est très réglementé, quoi qu'il arrive.
05:35Et la notion de précarité, elle n'existe pas.
05:39Je vais vous dire pourquoi.
05:39Moi, j'ai des intérimaires aujourd'hui,
05:43sur mes structures Connect, Travail Temporé et Bref Service,
05:46que j'ai racheté il y a maintenant 7 ans.
05:48Une société dans le domaine de l'intérim,
05:50mais spécialisant le domaine de l'électricité et des techniciens CVC.
05:54Je peux vous dire que c'est une société que j'ai rachetée
05:56à l'époque qui avait pratiquement 40 ans.
05:59Donc, elle existe aujourd'hui depuis 47 ans.
06:01Je peux vous dire qu'il y a des intérimaires
06:04qui travaillent dans cette société depuis 20 ans, 25 ans, 26 ans.
06:07Et il y a même des intérimaires qui ont fait venir leur fils
06:10et qui, aujourd'hui, travaillent aussi avec nous.
06:11Donc, ça n'a strictement rien à voir.
06:14Un intérimaire qui a envie de travailler,
06:16quand il y a du boulot, il est toujours présent pour aller travailler.
06:19Parmi les grands chantiers de discussions autour du droit du travail,
06:25il y a la transparence salariale.
06:26Ça, ça vous touche ? C'est un sujet qui vous concerne ?
06:28Non, ça ne me touche pas.
06:29Je veux dire, moi, ça me concerne.
06:30Je veux dire, je veux dire, ça s'applique aux intérimaires.
06:32Ça s'applique, bien sûr.
06:33Ça ne change rien.
06:35Pour moi, c'est transparent.
06:36Et puis, en plus, on doit effectivement, je veux dire,
06:38une transparence à ce niveau-là.
06:39Quelqu'un qui va avoir une tâche et une fonction
06:41et une mission équivalente à quelqu'un
06:44qui est effectivement salarié dans l'entreprise,
06:47doit être plus ou moins équivalente.
06:48Sauf qu'à la différence, au niveau de l'intérimaire,
06:51il a effectivement les 10% de précarité
06:53et il touche immédiatement ses congés payés,
06:55à la différence d'un statut de salarié lambda.
06:59Mais au contraire, je veux dire, on est dedans, de toute façon.
07:02Et parmi les autres sujets, il y a bien sûr le sujet de l'emploi des seniors.
07:05Est-ce que ça l'intérim, justement, ça peut être une solution,
07:08quand on parle beaucoup, bien sûr, des retraites,
07:10de décaler l'âge de retraite, etc.
07:12Est-ce que ça l'intérim, ça peut être une solution
07:13pour encourager les entreprises à plus retourner vers le senior ?
07:16C'est une solution, comme toutes les solutions,
07:19quand on a besoin de personnel.
07:21Je veux dire, l'intérim, aujourd'hui, c'est une phase transitoire.
07:23C'est-à-dire que vous avez besoin de quelqu'un,
07:25vous n'êtes pas sûr de vouloir le prendre en CDI,
07:28parce qu'effectivement, on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve.
07:31Donc, on va le tester.
07:32Une fois qu'on l'a testé, une mission de 2 mois, 3 mois, 4 mois,
07:36l'entreprise a la possibilité de le recruter.
07:39Mais c'est vrai que quand vous embauchez un senior,
07:41après, moi, je sais que je n'ai jamais considéré
07:44qu'être senior est un handicap.
07:47Et c'est vrai que le fait de le prendre en intérim,
07:51ça laisse une certaine souplesse.
07:53Et puis le senior, aujourd'hui, il est capable de vous apporter
07:55l'expérience qu'il a connue pendant ces années.
07:57Il peut, pendant ces périodes de travail,
07:59former aussi les futures générations.
08:01Et pour moi, ça a toujours été plutôt un atout,
08:04le senior, qu'une faiblesse.
08:06Après, certaines entreprises,
08:07tout dépend dans quel secteur d'activité ils sont.
08:10Mais bon, en attendant, effectivement,
08:11l'intérim, c'est aussi un tremplin pour eux.
08:13Et donc, on va passer tout de suite à notre débat,
08:16parce qu'Éric Haddad, vous êtes aussi aujourd'hui sur ce plateau
08:18parce que vous avez lancé une initiative assez particulière,
08:22inviter des responsables politiques
08:24à venir passer du temps dans votre entreprise
08:26pour se confronter concrètement
08:27à la réalité du chef d'entreprise.
08:29Donc, vous allez nous parler, bien sûr, de votre expérience,
08:31de tout ce changement que vous avez vécu depuis 20 ans
08:34que vous êtes chef d'entreprise.
08:34Depuis 20 ans, non, depuis 32 ans.
08:36J'ai encore d'autres sociétés qui appartiennent dans mon giron.
08:39Et comme je l'ai dit, je ne suis pas un serial killer,
08:40je suis un serial entrepreneur depuis 32 ans.
08:42Et je crée de la valeur ajoutée systématiquement pour mon pays, la France.
08:45Et bien, on va parler tout de suite dans le débat éco avec Léonidas Calogéropoulos.
08:54Inviter les candidats à l'élection présidentielle 2027
08:56et les députés à venir dans son entreprise,
08:59c'est la proposition de mon invité Éric Haddad.
09:01Vous êtes toujours avec nous et toujours président du groupe Connect.
09:04Toujours.
09:05Merci d'être avec nous.
09:06Et Léonidas Calogéropoulos, bonjour.
09:08Bonjour.
09:08Vous êtes fondateur d'Entrepreneurs pour la République
09:10et aussi PDG fondateur de Médiation et Arguments.
09:13Merci beaucoup de nous rejoindre.
09:14Alors, je me tourne vers vous d'abord, Léonidas,
09:16avant que vous nous expliquiez bien tous les contours de cette invitation.
09:20C'est vrai que, Léonidas, vous vous défendez très souvent
09:23l'idée que les entrepreneurs doivent davantage participer
09:26à la recherche de solutions économiques du pays.
09:29Est-ce que, du coup, de l'autre côté,
09:31vous avez l'impression que les responsables politiques
09:33connaissent suffisamment la réalité quotidienne de l'entreprise ?
09:36Pour tout vous dire, je pense qu'ils ne le réalisent pas.
09:38Quelque chose qu'Éric Haddad a dit tout à l'heure,
09:41qui est quelque chose de très important.
09:42Il a dit « je crée de la valeur pour mon pays ».
09:45Et je voudrais vous dire à quel point les entrepreneurs
09:48sont aujourd'hui les défenseurs les plus chevronnés de notre pays,
09:53de son redressement, de la recherche d'unité,
09:57de solutions, de valeurs pour la jeunesse.
10:02Vous avez vu le président du MEDEF qui a écrit un ouvrage
10:05il y a quelques jours sur la jeunesse.
10:09Nous, nous réfléchissons à l'avenir des générations qui viennent,
10:14à la transmission de nos entreprises, mais de notre pays,
10:19du monde qu'on va laisser.
10:21Et ça nous obsède.
10:23Et nous, nous le savons,
10:25ce qui permet à notre pays de se développer et de regarder vers l'avenir,
10:31c'est la création de solutions, la création d'entreprises,
10:36apporter des solutions pour la décarbonation,
10:38pour créer du logement, pour apporter d'éducation,
10:41dans tous les domaines, dans tous les domaines.
10:45Et malheureusement, je crains que beaucoup de responsables politiques,
10:48et la conviction, ont la conviction que la seule chose qui puisse faire du bien à notre pays,
10:54ce sont des lois, des décrets, des débats gouvernementaux.
11:00– Des normes.
11:01– Des normes.
11:02– Et je crois que le propos d'Erik Haddad et le mien ne sont pas de dire
11:07que l'État n'aurait pas de rôle à jouer, bien sûr.
11:12– C'est leur manière d'actionner les choses aussi.
11:14– Mais c'est leur métier, d'accord.
11:16Mais ils ont un tropisme qui consiste à penser
11:19qu'eux savent que le bien commun viendra d'eux et uniquement de l'État,
11:25et que le reste, le reste ce sont les entrepreneurs,
11:30eh bien ça doit suivre et être mis au pas.
11:32Je vous rappelle que la révolution fondatrice que nous avons menée,
11:36et ce qui a structuré notre pays,
11:38on l'a menée au cri de « Vive la nation » et pas au cri de « Vive l
11:41'État ».
11:41Et lorsque la nation agit, eh bien elle prend en main des problèmes.
11:45Prendre en main un problème, c'est l'origine du mot « entreprendre ».
11:48Eh bien nous sommes des citoyens entrepreneurs,
11:51et nous voulons le bien de notre pays.
11:53Et que des politiques viennent voir
11:56qu'est-ce qu'on a à surmonter comme difficulté ?
11:59Tous les jours, on se disait tout à l'heure,
12:01tous les 15 jours, on a un coup près qui tombe.
12:04C'est le coup près du concret, c'est le coup près de la réalité,
12:07et je pense qu'effectivement, ça ferait énormément de bien
12:10à tous les candidats à l'élection présidentielle
12:12et à tous les représentants de la nation
12:14de venir voir ce que font et ce que vivent les créateurs de richesses.
12:18– À quel moment, Éric Haddad, vous vous êtes dit
12:20que ce serait bien de communiquer sur cette action,
12:23parce que peut-être que tout le monde y pense, inviter le président de la République
12:26à faire passer dans son entreprise.
12:27– Tout le monde y pense, mais à un moment donné, il faut le dire,
12:29vous savez, c'est comme tout, il faut aussi à un moment donné
12:31avoir un peu de courage et passer à l'acte.
12:33En fait, ce qui fait la différence entre les individus,
12:35c'est ceux qui partent, qui ne font que parler,
12:37et ceux qui agissent.
12:38Et moi, en fait, je ne respecte que ceux qui agissent,
12:41parce que c'est trop facile de parler.
12:43Vous savez, on fait bouger des montagnes en parlant.
12:44Par contre, agir, c'est un autre genre.
12:46Donc à un moment donné, j'ai dit, mais ils sont complètement déconnectés.
12:50Parce que moi, je me mets à la place d'un chef d'entreprise.
12:53Je ne me mets même pas à la place d'un citoyen français,
12:55parce que je vais y revenir aussi,
12:56mais je me mets à la place d'un chef d'entreprise.
12:58– Que vous êtes, déjà.
12:59– Que je suis depuis 32 ans, comme je le disais.
13:01J'ai toujours entrepris, j'ai toujours apporté de la création
13:04et de la valeur ajoutée.
13:05J'ai créé de l'emploi, j'ai créé de la taxe,
13:08qui n'est même plus de la taxe aujourd'hui.
13:09On peut considérer qu'on est plus racketté aujourd'hui que taxé.
13:13En fait, j'ai dit, mais ces gens-là sont complètement déconnectés de la réalité.
13:17– Est-ce qu'il y a quelque chose qui vous a…
13:19Est-ce qu'il y a une phrase ?
13:21– Non, en fait, ce qui me gêne, c'est le fait de voir aujourd'hui
13:24ce gouvernement qui se bat pour essayer de faire adopter un budget
13:28et qui va encore se rabaisser pour éviter la dissolution,
13:32tout simplement, comme l'a fait notre Premier ministre,
13:35M. Le Canu, devant Olivier Faure pour la réforme des retraites,
13:41où on savait pertinemment que ça allait coûter X milliards,
13:43mais juste pour maintenir leur salaire, leur positionnement et leur truc,
13:48il a baissé la tête et il a reporté, tout simplement en sachant
13:51que ça allait coûter une fortune, à qui ?
13:53À nous, les contribuables, pour ceux qui payent.
13:56Parce qu'aujourd'hui, je pense qu'il n'y a pas suffisamment d'actifs aussi
13:59en France par rapport à ceux qui payent l'impôt
14:02et ceux qui ne payent pas l'impôt.
14:03Et ça, on peut revenir sur un autre débat là-dessus,
14:05parce que c'est important.
14:06Donc à un moment donné, je lui ai dit, mais qu'ils viennent nous voir.
14:09Donc un chef d'entreprise aujourd'hui, nous, on n'invente pas du chiffre d'affaires.
14:12Là, le gouvernement, il appuie sur un bouton, il crée de la taxe.
14:14Mais avant de créer de la taxe, posez-vous sur le vrai problème.
14:18Le problème, c'est quoi ? C'est la dépense.
14:21Mais personne n'a le courage de couper et de faire des coupes franches.
14:26Et il faut en faire.
14:27Parce que vous avez eu l'occasion de le faire, si je ne me trompe,
14:29lorsque vous avez eu des difficultés.
14:30Je l'ai fait, mais c'est la première chose.
14:32C'est ce que fait tout chef d'entreprise.
14:34Quand un chef d'entreprise, alors ils veulent donner les sons de morale,
14:36oui, mais vous savez, maintenant, s'il est retraité,
14:38à plus de 2 000 euros, vous gagnez très bien leur vie,
14:40on va vous ponctionner encore, etc.
14:41Mais depuis quand on parle comme ça ?
14:43Quand ces gens-là gagnent 7 700 ou 8 000 euros bruts,
14:46plus des notes de frais qui ne sont même pas contrôlées,
14:48et c'est des gens qui gagnent 15 000 euros par mois,
14:50nos chers députés.
14:51Pour la plupart, il y en a certains qui ne savent même pas lire et écrire.
14:54Pour la plupart, il y en a certains qui n'ont jamais travaillé.
14:56Et pour la plupart, en fait, ils veulent donner des leçons de morale
14:58et des leçons de vie au quotidien.
15:01Eh bien, je dis non.
15:02Je dis non, ça suffit.
15:03Parce que quand nous, chef d'entreprise, on vient devant un tribunal de commerce,
15:07quand la situation est devenue catastrophique,
15:09vous savez ce que vous dit le président du tribunal ?
15:10Quelle est votre rémunération actuellement ?
15:13C'est X.
15:14OK, à partir de maintenant, vous allez être rentré dans une période de redressement
15:16et de redressement judiciaire.
15:18Eh bien, on va vous diviser par deux votre salaire.
15:20D'accord ?
15:21OK, ensuite, on va analyser vos dépenses et vos frais fixes.
15:24Et on va essayer de sauver, en fait, l'entreprise.
15:26Donc, pourquoi ne le font pas ?
15:27Pourquoi ne le font-ils pas ?
15:28Ils veulent nous donner un exemple ?
15:30Eh bien, moi, je leur dis, voilà,
15:33diminuez votre rémunération de 40%.
15:35Mais avant, venez-moi.
15:36Ils ont prévu, effectivement, de...
15:37De combien ?
15:38De 5% ?
15:39Non, pas de 40%.
15:39C'est un gag.
15:40Mais c'est un gag.
15:415%.
15:41Et venez chez moi.
15:42Alors, peut-être pas 48 heures.
15:43Alors, vous proposez 48 heures.
15:45Concrètement, vous vous leur montrez quoi ?
15:45Venez une demi-journée.
15:46Venez une demi-journée.
15:47Ce que disait le Gage, c'est la pression que l'on vit au quotidien,
15:51la pression fiscale, la pression sociale.
15:52Vous leur dites bonjour, ils arrivent, vous leur montrez quoi ?
15:54Je leur montre déjà les tableaux de trésorerie.
15:55Voilà, aujourd'hui, notre obsession, c'est premièrement les carnets de commandes, déjà.
15:59Il faut qu'on ait du boulot.
16:00Ensuite, notre trésorerie.
16:02Parce que si on n'a pas d'argent, on crève.
16:04D'accord ?
16:05Donc, pression fiscale, pression sociale, pression administrative,
16:08tous les trucs à remplir, mais c'est de la folie.
16:12Moi, j'ai des staffs comptables, aujourd'hui, qui passent leur temps à faire des déclarations.
16:16Donc, trop de lourdeur, trop de lourdeur administratif, trop d'impôts, on est trop taxés.
16:20Et des règles partout.
16:21Et des règles partout.
16:22C'est normé dans tous les sens.
16:24Mais à un moment donné, lâchez le pays.
16:28Les gens ont envie de travailler.
16:30Arrêtez de dire que les gens ne veulent pas travailler.
16:33Laissez travailler les gens, mais laissez-les vivre.
16:35Laissez-les vivre, arrêtez de toucher leur pouvoir d'achat.
16:37Vous savez, je suis en train de lire le livre de Sarah Knafo.
16:39Je ne rentre pas dans la phase politique, parce que je suis apolitique là-dessus.
16:42Je ne veux pas rentrer dans ces débats-là.
16:44Mais j'ai acheté son livre, tout simplement, pourquoi ?
16:46Pour comprendre cette analyse.
16:48Eh bien, j'ai trouvé que son analyse, elle était bonne.
16:50Quand on démarre avec une fiche de paie...
16:52Vous avez déjà vu une fiche de paie ?
16:53Vous l'avez déjà vu, votre fiche de paie ?
16:54Bien sûr, oui.
16:55Mais jusqu'au bout, vous l'avez décortiqué ?
16:56Oui.
16:57Très bien.
16:58Avec beaucoup de précision.
16:59Avec beaucoup de précision.
17:00Vous vous rendez compte que quand...
17:01Je ne sais pas combien il a gagné, mais je ne vous le demande pas.
17:02Mais quand un salarié, en fait, gagne 2 000 euros net,
17:05et que ça a coûté 4 000 euros à l'entreprise,
17:09vous ne posez pas la question, qu'est-ce qu'ils ont fait des 2 000 euros ?
17:13Je voudrais rebondir sur ce que dit Eric Haddad.
17:15Oui, parce qu'il y a beaucoup de choses.
17:16Alors, on va rebondir sur quoi ?
17:17Sur le fait qu'on parle souvent de la liberté d'entreprendre.
17:21Ce que décrit très très bien Eric, c'est qu'en réalité, il s'agit de la responsabilité d'entreprendre.
17:28Ce que nous faisons tous les jours, c'est assumer, on l'a choisi, et on aime ça.
17:33Vraiment, on aime ça.
17:34Ah oui, on aime ça.
17:34On aime le fait que nous ayons des salariés, qu'on doit animer un collectif,
17:38qu'on doit donner un cap, qu'on doit aller chercher des clients,
17:41qu'un client qui part, ça doit être remplacé par deux qui arrivent,
17:45qu'effectivement, les échéances, il faut les tenir.
17:49Tout ça, c'est être en contact et se cogner la réalité.
17:53Ce qui nous frappe dans la situation de notre pays,
17:56vous voyez, Eric Haddad parlait de l'abandon de la réforme des retraites.
18:01On a abandonné la réforme des retraites parce qu'on a besoin de budget
18:05et il ne faut pas que les taux d'intérêt explosent.
18:07Donc on a abandonné les retraites pour se dire,
18:09on va garder les taux d'intérêt à un niveau relativement maîtrisé.
18:13Le résultat, c'est qu'on a abandonné les retraites,
18:15ce qui nous coûte une blinde, et les taux d'intérêt ont explosé.
18:18On a les deux.
18:19On a la double peine.
18:20Et pourquoi ?
18:21Parce que finalement, le monde politique vit dans une bulle
18:25dans laquelle il a son propre univers de références.
18:29Mais est-ce que c'est vraiment une bulle ou juste il ne veut pas la voir ?
18:31Parce que c'est aussi ça peut-être que le discours,
18:34il y a des discours qui sont plus simples de toute façon à porter.
18:37Dans le sens où on pourrait tout simplement dire,
18:39voilà, on veut faire porter le poids de telles accès sur les entreprises.
18:43Je voudrais vous répondre.
18:44Je voudrais vous répondre.
18:45Est-ce que c'est une bulle ou il faut semblant quand même de pouvoir ?
18:48Non, je pense qu'il y a une réalité qui est quelque part
18:51une sorte de mystification de ce que le politique peut faire.
18:55La démocratie, ça a énormément de vertus.
18:57Mais tout ne se soumet pas à la démocratie.
19:00Deux et deux, ce n'est pas un débat démocratique.
19:02Est-ce que deux et deux font quatre ?
19:04Ce n'est pas quelque chose que l'on soumet au vote
19:06pour dire est-ce que vous aimez bien que deux et deux fassent quatre ?
19:09Lorsque l'on a un problème d'équation des retraites
19:11avec le nombre d'actifs par rapport au nombre de retraités,
19:16cette réalité-là n'a pas à être soumise à un vote.
19:20Il y a un certain nombre de faits
19:22sur lesquels la photo n'a pas été rigoureusement présentée aux Français.
19:27D'ailleurs, c'est ce qui ressort d'un livre
19:29qui devrait être lu par la totalité de la classe politique
19:32sur la dette sociale de la France.
19:34C'est le livre de Nicolas Dufourc.
19:36Et on voit bien qu'on a, notamment pour tous les dégrèvements de charges,
19:40et c'est important les dégrèvements de charges.
19:42On a voulu faire la relance par l'offre avec les dégrèvements de charges.
19:45Mais qui paye les cotisations qui ont été dégrévées ?
19:49C'est l'État.
19:49Et comme il n'a pas d'argent, il emprunte.
19:52Et les cotisations que l'on verse aujourd'hui,
19:54ce sont les retraites.
19:55C'est-à-dire que l'État emprunte pour payer les retraites.
19:59Que l'on l'emprunte pour créer des infrastructures,
20:02pour créer du rail, pour créer des routes,
20:04pour créer des écoles.
20:05Oui, mais pas pour payer le quotidien des retraites.
20:09Qu'on en soit arrivé à ce degré-là de dysfonctionnement collectif.
20:14Vous savez, dans un livre très important de Benjamin Constant,
20:18« Les libertés des modernes comparées à la liberté des anciens »,
20:21il dit que globalement,
20:22les entrepreneurs doivent s'occuper de leurs propres affaires.
20:24L'État, c'est les représentants de la nation qu'ils font.
20:27Mais à la fin, les deux dernières pages,
20:28c'est-à-dire faire juste attention.
20:31Parce que quand on les laisse trop longtemps prendre et gérer la vie collective,
20:36à un moment donné, ils partent dans une logique
20:38qui n'est plus la logique du concret.
20:40Et à ce moment-là, les entrepreneurs doivent reprendre la main.
20:42C'est exactement ce que propose Eric Haddad,
20:44qui vient de voir la vie réelle dans nos entreprises.
20:46Justement, il y a le collectif de chefs d'entreprise,
20:49« Tros et trop »,
20:50qui vient de publier un calcul selon lequel
20:52les entreprises contribuaient à hauteur de 1,5 milliard d'euros par jour
20:56au financement du modèle social.
20:58C'est leur calcul, donc 560 milliards sur l'année.
21:03Justement, derrière ce modèle social,
21:04qu'est-ce que ça veut dire derrière ?
21:06Qu'est-ce qu'on met derrière ?
21:07Modèle social.
21:08Comment est-ce que l'entreprise contribue au modèle social ?
21:10Alors, d'abord, c'est une très bonne analyse
21:12avec une très, très bonne tribune
21:13dont j'étais ravi d'être co-signataire
21:14dans ce collectif de « Tros et trop »,
21:18qui, effectivement, met l'accent sur ces dépenses
21:23qui sont des dépenses qui, principalement,
21:27viennent des charges salariales et patronales,
21:29qui sont des ponctions sur le travail.
21:33Et, finalement, on a un ensemble de chiffrages
21:40entre 450 et 530 milliards par an
21:43qui sont le premier poste,
21:46c'est la moitié des dépenses de l'État,
21:48c'est le premier poste avant l'école, avant tout.
21:52Et, désormais, pour arriver à le supporter,
21:54on a de la dette.
21:57Et, maintenant, la charge de la dette
21:58va être le deuxième poste
21:59pour financer la charge sociale.
22:02C'est une machine qui est devenue folle.
22:04Et, malheureusement,
22:06la maladie infantile de la démocratie,
22:08c'est la démagogie.
22:09Et on a fait croire aux Français
22:11que ce modèle, qui est un anti-modèle, en réalité,
22:15un modèle qui mène le collectif à sa ruine,
22:18si on continue, on est ruiné.
22:20On est totalement ruiné.
22:23Et, de ce qui est, on n'est pas seulement ruiné.
22:24Nous, aujourd'hui, on lègue la ruine à nos enfants.
22:29Donc, le correctif, il faut le faire maintenant.
22:32Et c'est parfois un peu surréaliste
22:34quand on assiste au débat politique
22:36de ne pas avoir ces réalités concrètes
22:39présentées aux Français
22:40comme s'il y avait encore débat.
22:42C'est parfaitement documenté.
22:43Il y a maintenant la nécessité de se dire
22:45quel est notre rêve commun
22:47qui nous permet de sortir de cet impasse
22:49et se fixer un cap.
22:51Après, il peut y avoir des voies différentes,
22:52mais il ne peut plus y avoir
22:53de débat sur la réalité.
22:55La réalité concrète,
22:56il faut que chacun accepte
22:58de la regarder telle qu'elle est.
23:00Eric Haddad, sur ce poids du modèle social
23:02porté par l'entreprise.
23:03Moi, de toute façon, je vais exactement dans le sens
23:06de l'économie, c'est qu'aujourd'hui,
23:07en fait, on ne peut plus.
23:09On ne peut plus.
23:10Vous savez, quand tout va bien.
23:11Vous savez, c'est comme quand vous avez de l'argent,
23:13vous allez faire du bien autour de vous,
23:14vous allez le distribuer,
23:15vous allez faire des dépenses,
23:17vous allez faire ceci.
23:17À un moment donné, quand vous n'en avez plus,
23:20charité ordonnée commence par soi-même.
23:22Donc, aujourd'hui,
23:23et je vais dans ton sens,
23:24c'est-à-dire que c'est un constat.
23:26On ne peut pas discuter aujourd'hui de ce constat.
23:29Quand je vois, quand Olivier Faure s'est permis
23:32de faire du chantage au Premier ministre
23:36pour effectivement que la réforme ne soit pas adoptée,
23:39c'est un suicidaire.
23:41Il a suicidé la France en sachant pertinemment
23:44qu'effectivement, alors tout ça, pourquoi ?
23:47Ah, mais les travailleurs,
23:48ah ben non, mais ça suffit.
23:49Mais il faut arrêter de se fermer les yeux.
23:51Regardez autour de vous.
23:52Les Européens, on est le seul pays aujourd'hui
23:54qui n'a pas réformé, en fait, la durée de...
23:57L'arithmétique.
23:57L'arithmétique, tout simplement.
23:59Aujourd'hui, les gens doivent travailler.
24:01Moi, j'ai 62 ans.
24:02Je l'ai fait, les 62 ans ?
24:03Bien sûr que non.
24:04Bon, eh ben, je ne l'ai fait pas.
24:05Donc, pourquoi à 62 ans, 63 ans, 64 ans ?
24:08Attention, je ne parle pas des métiers pénibles,
24:12fortes pénibilitées, c'est encore un autre débat.
24:13Mais aujourd'hui, à 62, 63, 64, 65,
24:18ce n'est pas les mêmes 65 d'il y a 30 ans ou 40 ans.
24:21Et puis, pourquoi ils ne se mettent pas à la retraite, en fait,
24:23ces gens-là ?
24:25Jean-Luc Mélenchon, il a 75 ans,
24:27et Olivier Faure, je ne sais pas quel âge.
24:28Pourquoi ils ne se mettent pas à la retraite,
24:29puisqu'ils veulent une retraite à 60, 62 ans,
24:31mais qui donnent encore l'exemple ?
24:32Encore une fois, ce sont des gens
24:34qui veulent faire voter des lois,
24:35mais qui ne les respectent même pas eux-mêmes.
24:37Donc, à un moment donné, stop.
24:39Léonidas, sur ces entrepreneurs qui proposaient des solutions,
24:42parce qu'il nous reste trois minutes,
24:43et j'aimerais que vous parlez de ce sujet,
24:45que vous m'avez alerté de la française de l'énergie.
24:51Oui, la française de l'énergie.
24:52C'est très important.
24:53Un exemple.
24:54Oui, c'est vraiment...
24:55Vous voyez, le chef de l'État fait le tour de la planète
24:58pour diversifier les approvisionnements de gaz pour notre pays,
25:02parce qu'il y a...
25:03Donc, ça peut sembler un peu éloigné de notre débat aujourd'hui.
25:04Non, je vais vous y ramener tout de suite.
25:06Je vais vous y ramener tout de suite,
25:07parce que, vous voyez,
25:10le politique dit, on a un problème de gaz,
25:13on va essayer de négocier diplomatiquement
25:15des approvisionnements ailleurs,
25:17changer des lois pour changer l'agriculture.
25:19Il y a 5% de notre consommation
25:22qui est disponible en Lorraine,
25:24avec un puits qui est parfaitement prêt.
25:27Il suffit d'ouvrir le robinet,
25:28et on est servi tout de suite.
25:30Pourquoi est-ce qu'il n'est pas activé ?
25:32Parce que la loi Hulot avait dit
25:34plus d'exploitation d'hydrocarbures sur le sol national.
25:38Et il est conforme à la loi,
25:39parce qu'il avait démarré son exploration avant la loi,
25:42donc il n'y a pas de problème juridique,
25:44mais il y a une sorte de consensus politique
25:46qui n'y en aurait plus.
25:47Et c'est là où vous voyez la déconnexion.
25:49Si on se libère de notre dépendance de 5%
25:52qui passe par le détroit d'Ormouz,
25:54les prix peuvent baisser.
25:55Ils ont explosé.
25:56Et là, vous voyez que des entrepreneurs
25:58qui ont pris leur risque,
25:59qui ont investi 40 millions
26:01pour rendre un pays utilisable,
26:03proposent que cette énergie soit utilisée.
26:06Ça, c'est un sujet pour lequel,
26:08tout de suite,
26:09on pourrait avoir une solution
26:10à une crise de dépendance,
26:12de souveraineté absolument majeure,
26:14pour vous dire à quel point
26:15les entrepreneurs ont un rôle politique.
26:17Et parce que les dialogues sont rompus,
26:18comment on a juste rapidement...
26:21Il n'y a pas de communication entre les deux ?
26:24L'arbitrage vient de l'État.
26:26Seul l'État peut donner une autorisation
26:27à une concession.
26:29Eh bien, ça sera à l'État de décider.
26:31Mais à l'État de décider,
26:33est-ce que c'est une source potentielle
26:35de friction avec les écologistes,
26:38ou est-ce que l'on apporte une solution
26:39qui peut faire la baissée
26:41et la dépendance énergétique
26:42et la facture de millions de Français
26:45qui ont, depuis le 1er septembre,
26:475% d'augmentation sur leur prix de gaz ?
26:50Et puis, la solution,
26:51elle est sous nos pieds.
26:52Et voilà, vous voyez,
26:53les entrepreneurs qui posent une question
26:55d'intérêt général
26:56à leurs représentants politiques.
26:58Éric Anad, on a quelques secondes.
27:00Vous voulez faire des économies ?
27:00Jusqu'à présent,
27:01est-ce qu'il y a des candidats
27:02qui sont revenus ?
27:02Non.
27:03Vous ?
27:03Qu'est-ce que...
27:04Voilà.
27:05Et je relance, en fait, cet appel.
27:08Si ce n'est pas deux jours,
27:09ne serait-ce qu'une demi-journée.
27:11Venez, je vous offrirai le café.
27:12Je vous le ferai en plus
27:13et je vous recevrai vraiment très, très bien
27:14juste pour vous expliquer la situation.
27:16Et vous donner des conseils
27:17parce que moi, je sais comment faire des économies
27:19parce que j'en ai fait dans toutes mes sociétés.
27:21Donc là, j'aurai de très bons conseils à vous faire
27:23mais il faut avoir du courage.
27:25Du courage pour venir me voir déjà
27:27et du courage pour mettre en place ces actions.
27:29Et malheureusement,
27:30je ne vois personne aujourd'hui avoir ce courage.
27:32Éric Anad, merci beaucoup.
27:33Vous êtes président du groupe Connect.
27:35Léonidas Kalogéropoulos,
27:36fondateur d'Entrepreneurs pour la République
27:38et PDG de Médiation et Arguments.
27:40Merci beaucoup à tous.
27:41Merci à vous.
27:42Pour ce débat.
27:43Merci à vous toutes et tous.
27:44C'était Smartéco.
27:44Sous-titrage Société Radio-Canada