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Mardi 29 septembre 2026, retrouvez Philippe Mutricy (Directeur de l'Evaluation des Etudes et de la Prospective, Bpifrance) et Antoine-Nicolas Motte (Directeur général, Exquado) dans SMART ÉCO, une émission présentée par Sibylle Aoudjhane.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle émission de SmartEco,
00:13l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font l'économie, à retrouver tous les jours sur
00:17notre antenne,
00:18mais aussi sur le site bsmart.fr et puis sur toutes vos plateformes d'écoute.
00:21Et aujourd'hui, nous allons parler croissance et confiance des PME.
00:25Tout d'abord, comment maintenir le rythme lorsqu'on a triplé son chiffre d'affaires ?
00:29En 8 ans, c'est la trajectoire d'Exquado, qui est une PME spécialisée dans les fontaines à eau pour
00:36les entreprises.
00:36Son dirigeant, Antoine Nicolas Mott, nous expliquera les choix qui ont permis ce changement d'échelle.
00:43Et puis, quel est l'état d'esprit des TPE-PME en cette rentrée en ce mois de septembre ?
00:48Les trésoreries résistent, mais les intentions d'investissement reculent.
00:52Nous décrypterons le baromètre BPI France Le Lab et Rex & Code avec Philippe Mutrici, qui est directeur de l
00:59'évaluation des études et de la prospective chez BPI France.
01:03Et Antoine Nicolas Mott sera toujours avec nous.
01:05C'est parti pour SmartEco.
01:11Un chiffre d'affaires qui a triplé en 8 ans.
01:14Dans le même temps, les effectifs sont passés d'une trentaine de salariés à près de 100.
01:18C'est la trajectoire d'Exquado, qui est une PME du nord de la France spécialisée dans les fontaines à
01:23eau pour entreprises.
01:24Elle a été créée en 1998.
01:27Pour parler de cette croissance, des choix qui ont accompagné cette croissance,
01:31je suis ravie de retrouver Antoine Nicolas Mott, qui est en visio avec moi aujourd'hui.
01:35Bonjour Antoine Nicolas.
01:37Bonjour Sybille.
01:38Merci beaucoup d'être avec nous.
01:39Vous êtes dirigeant d'Exquado.
01:41Tout d'abord, est-ce que vous pouvez nous parler un peu de ce marché des fontaines à eau d
01:45'entreprise,
01:45qui n'est pas forcément extrêmement connu.
01:48Concrètement, votre modèle économique, c'est quoi ?
01:50C'est la location de ces fontaines qu'on met en entreprise ?
01:56Oui, bien sûr.
01:57En tout cas, merci beaucoup de me recevoir et de me donner la parole aujourd'hui.
02:01En effet, le marché sur lequel on évolue, c'est le marché de la fontaine à eau.
02:05Il y a aujourd'hui deux types de fontaines à eau dans les entreprises.
02:09Les fontaines à eau à bonbonnes, c'est l'image de la fontaine que vous aviez dans les années 2000,
02:14avec une bonbonne d'une vingtaine de litres que vous venez mettre à l'envers sur la fontaine pour pouvoir
02:19prendre de l'eau.
02:19Et puis, à chaque fois que la bonbonne est finie, vous venez la remplacer.
02:23Et le deuxième segment de marché sur lequel nous, on est implanté, qui est la fontaine à eau filtrante,
02:29où vous venez brancher une fontaine à eau avec un système de filtration au réseau d'eau.
02:34Et donc, vous obtenez une eau qui est une eau qu'on appelle zéro kilomètre,
02:38directement branchée sur le réseau d'eau du bâtiment dans lequel vous l'installez.
02:42Et donc, aujourd'hui, c'est un marché sur lequel on a un taux de pénétration des entreprises
02:46qui est variée en fonction des secteurs, en fonction de l'industrie, du tertiaire,
02:51des cafés, hôtels, restaurants, du médical.
02:55Et nous, notre mission chez Exquado, c'est de venir à la fois équiper les établissements
02:59et les entreprises qui n'ont pas encore de fontaine à eau,
03:02mais également de venir remplacer les fontaines à eau à bonbonnes par des fontaines à eau filtrantes.
03:07Comment on fait la différence quand on entre sur ce marché ?
03:10C'est quoi ? C'est sur le design ? C'est sur l'efficacité de la maintenance ?
03:14Je pense que c'est un tout.
03:16Évidemment, il faut avoir un produit qui soit un minimum design
03:20et on travaille cet aspect-là chez Exquado.
03:23Mais le critère principal, c'est le service.
03:27C'est-à-dire que chez Exquado et sur le marché, pour se distinguer,
03:33vous avez besoin d'avoir des délais qui soient des délais relativement courts.
03:38Le client, à partir du moment où on lui a installé une fontaine à eau,
03:40il tient à ce qu'il y ait un taux de service qui soit proche de 100 %.
03:45Donc ça, c'est la première chose.
03:48La deuxième chose, c'est d'avoir une eau qui soit correctement filtrée,
03:51donc un système de filtration qui soit changé à échéance régulière.
03:55En l'occurrence, chez Exquado, nous, on intervient en maintenance deux fois par an
03:59avec un changement de filtre par an.
04:02Et puis après, avoir une réactivité sur, je dirais, le service au sens prise en charge des demandes du client
04:09quand on vous contacte, que vous soyez capable de répondre dans un délai raisonnable.
04:15Et là, on parle d'heure.
04:17C'est-à-dire que nous, chez Exquado, on a fait le choix d'avoir un service client qui est
04:21100 % en France
04:22avec un niveau d'accessibilité très rapide.
04:25Et donc, on tient à ce que toutes les demandes faites par nos clients,
04:29on les adresse en quelques minutes ou en quelques heures
04:31pour que même si on intervient physiquement chez eux,
04:35que le lendemain ou le surlendemain,
04:36elles se sentent prises en charge dès le démarrage de leurs demandes.
04:41La croissance de votre entreprise, elle se fait via quel axe ?
04:45Vous avez indiqué que vous avez pour objectif une croissance de 30 % en 2026.
04:50C'est assez élevé.
04:52Ça, c'est par les parts de marché que vous voulez gagner ?
04:57Vous l'avez expliqué au début.
04:59On a, entre 2018 et 2025, à peu près triplé la taille de l'entreprise
05:04en passant de 4 millions à 13 millions d'euros de chiffre d'affaires.
05:08Et depuis 2023, donc sur les trois dernières années et demie,
05:12on a un rythme de croissance d'approximativement 20 % en organique,
05:18donc en acquisition de nouveaux clients.
05:21La différence entre la part d'organique à 20 %
05:25et les 30 % qui sont notre objectif d'aujourd'hui,
05:28c'est la croissance externe et la diversification.
05:31Donc, en 2024, on a fait une première acquisition en Ile-de-France
05:35d'une entreprise qui s'appelait Laguneo,
05:37qu'on a complètement intégrée aujourd'hui.
05:39Là, on est sur plusieurs projets d'acquisition
05:42dans d'autres régions françaises.
05:43Donc, même si on est précisant actuellement
05:45sur l'ensemble du territoire français,
05:47lorsqu'on fait une acquisition,
05:49eh bien, on renforce notre maillage local
05:51et donc, on a une capacité à mieux délivrer les clients.
05:55C'est ce qu'on fait actuellement
05:56avec deux ou trois projets d'acquisition
05:58qu'on a à l'étude en ce moment.
06:01Voilà, donc ça, c'est un deuxième volet de la croissance,
06:04au-delà de la croissance organique.
06:06Et puis, le troisième, c'est la diversification.
06:08Et là, très concrètement, c'est de réfléchir
06:11à tout ce que Exquado peut faire
06:13sur le marché de la filtration d'eau
06:15au-delà de la fontaine à eau filtrant ton entreprise.
06:20On est en train notamment de réfléchir
06:22à comment s'intégrer sur la chaîne de valeur
06:24et être capable de créer une plateforme de services,
06:28donc avec notre réseau de 60-70 techniciens
06:31répartis sur 25 villes en France,
06:33permettant à des acteurs qui souhaitent offrir
06:35des services comparables aux nôtres,
06:37donc qui, à quelque part, vont cibler des entreprises
06:39sur d'autres besoins que ceux qu'on peut avoir
06:41chez Exquado, leur permettre d'installer,
06:44entretenir, dépanner leurs fontaines
06:46si elles en ont besoin.
06:48Donc voilà, pour résumer,
06:49les 30%, c'est approximativement
06:52deux tiers de croissance organique
06:53et approximativement un tiers de croissance externe
06:56et de diversification.
06:57En sachant que sur la diversification,
06:59on est aux prémices de ce qu'on peut faire
07:01parce que je suis intimement convaincu
07:04que les enjeux de l'eau des prochaines années
07:05vont être colossaux.
07:08Je ne sais pas aujourd'hui vous dire
07:10quoi et quand précisément,
07:12mais voilà, c'est un secret pour personne
07:15qu'aujourd'hui, le marché de l'eau
07:17va être un marché sous tension
07:19en France, en Europe,
07:21et donc on se prépare à tout ça
07:24pour venir permettre de conserver le fait
07:27que les gens consomment une autre qualité.
07:28Oui, j'imagine que les épisodes caniculaires
07:31ont eu un fort impact là-dessus.
07:34Vous avez aussi fait le choix
07:35d'ouvrir votre capital à les salariés.
07:38Oui.
07:39Est-ce que vous pouvez nous expliquer
07:40quand est-ce que vous avez mis ça en place
07:42et dans quelles sont les circonstances,
07:44les éléments autour de ce projet ?
07:48Bien sûr, c'est quelque chose
07:50dont on est super fier.
07:52En effet, on a depuis début 2023
07:56commencé à ouvrir le capital
07:57à un certain nombre de nos collaborateurs.
08:01Donc, ça a commencé par notre COMEX,
08:04donc notre équipe de direction,
08:06qui sont des managers que moi,
08:08j'ai recrutés depuis que je dirige l'entreprise.
08:10Et puis, on a élargi ça
08:12à une deuxième catégorie
08:14de l'équipe Exquado,
08:16ce qui fait qu'aujourd'hui,
08:17on a approximativement 10 % des effectifs
08:20qui sont actionnaires d'Exquado,
08:22avec un modèle qui est assez simple.
08:24Moi, je tiens beaucoup à ce que les personnes
08:25qui rentrent au capital d'Exquado
08:27se sentent vraiment investies de cela
08:29et donc, que ce ne soit pas une donation d'action,
08:34mais un rachat d'action.
08:35Donc, il y a une transaction avec nos managers
08:37qui, à chaque fois qu'elles prennent une participation,
08:40eh bien, ils doivent investir dans l'entreprise.
08:43Donc, ça, j'y tiens.
08:44Et la contrepartie,
08:45est-ce que fait l'entreprise
08:45pour rémunérer ce risque pris par le manager ?
08:49C'est de lui donner,
08:52au bout d'un certain nombre d'années
08:53dans l'entreprise,
08:54une action gratuite par action achetée.
08:57Et donc, ça, c'est ce qu'on a fait jusqu'à maintenant
08:59avec 10 % des collaborateurs.
09:01Et l'engagement que j'ai pris
09:03auprès de l'ensemble des équipes,
09:05donc nos 100 collaborateurs,
09:06c'est d'élargir ce dispositif
09:08qui fonctionne très bien,
09:09avec à chaque fois un taux de souscription à 100 %,
09:12c'est-à-dire que tous ceux qui l'ont proposé
09:14y adhèrent.
09:15Donc, ça veut bien dire qu'ils croient en l'entreprise.
09:17Et ça, pour moi, c'est une vraie fierté.
09:19Et donc, dès 2027,
09:20c'est de l'élargir à 100 % des collaborateurs.
09:22Et vous sentez un petit avant-après,
09:24vous sentez déjà une...
09:25Parce que généralement,
09:26ça change pas mal sur l'investissement des employés.
09:28Ça, vous avez déjà un ressenti
09:29ou ça ne fait pas assez de temps ?
09:32L'investissement,
09:33je pense que nos équipes,
09:34elles sont ultra engagées
09:35et ça...
09:38Je ne le vois pas, en tout cas,
09:39je ne peux pas dire que je le vois au quotidien.
09:41Par contre, ce qui est clair,
09:42c'est que je sens que les gens se projettent.
09:44Je sens que les gens s'inscrivent
09:46sur le long terme chez Exquadeau.
09:48Et donc, le gain,
09:49il va être dans le fait que
09:52on va, je pense, fidéliser
09:53plus que ce que nous l'aurions fait
09:55si nous ne proposions pas ce genre de dispositifs.
09:57D'ailleurs, on recrute beaucoup de personnes
09:59qui viennent de startups parisiennes
10:01et qui avaient des dispositifs type BSPCE
10:04et qui clairement m'ont dit
10:06quand on les a recrutés.
10:07Moi, si je ne suis pas investi
10:09au capital de l'entreprise,
10:11je ne resterai pas sur le long terme.
10:13Et ces personnes-là, elles restent
10:14parce qu'on leur propose ça.
10:15Merci beaucoup Antoine-Nicolas.
10:16Maud, vous restez tout de suite avec nous.
10:18On va élargir le débat.
10:19On va parler de croissance des TPE-PME.
10:25La facturation électronique
10:27est désormais une réalité
10:28pour les TPE-PME.
10:29Depuis le 1er septembre,
10:30elles doivent toutes être en mesure
10:32du moins de recevoir
10:33les factures électroniques.
10:35Une grande majorité déclarait être prête
10:38pour l'échéance,
10:39mais 38% la considèrent
10:40comme une contrainte.
10:42C'est l'un des enseignements
10:43du nouveau baromètre trimestriel
10:45de BPI France,
10:47le lab EREXECODE
10:48consacré à la trésorerie,
10:50l'investissement,
10:50la croissance des TPE-PME.
10:53Et au-delà de la facturation électronique,
10:55le tableau est contrasté.
10:56Les trésoreries résistent,
10:58mais les intentions d'investissement
11:00reculent
11:01et l'incertitude continue de peser
11:03sur les décisions
11:04des chefs d'entreprise.
11:05Alors, dans quel état d'esprit
11:06sont les patrons de TPE-PME
11:09en ce mois de septembre ?
11:10Pour en parler,
11:11je suis ravie d'être entourée
11:12de Philippe Mutrici.
11:14Bonjour.
11:14Bonjour.
11:14Vous êtes directeur des études
11:16chez BPI France.
11:18Et puis, toujours avec nous,
11:19Antoine Nicolas Mott,
11:20dirigeant d'Exquadeau.
11:22Merci beaucoup d'être avec nous
11:23en visio.
11:24Philippe, je me tourne vers vous
11:26pour commencer.
11:27Donc, on a vu pour cette facturation électronique,
11:3091% déclareraient être prêtes,
11:32mais 21%
11:35voient cette transition
11:36comme une opportunité.
11:38Un mois après
11:39cette application,
11:41cette transition,
11:42vous sentez qu'elle a été faite
11:43plutôt dans la contrainte ?
11:44Oui, clairement,
11:46elle a été faite dans la contrainte,
11:47mais le chiffre est quand même
11:48plutôt très bon.
11:49C'est-à-dire qu'il y avait eu
11:50un ou deux reports, je crois,
11:52de l'entrée en application
11:53pour laisser le temps.
11:55C'est jamais facile
11:57pour un dirigeant de TPE,
12:00de moins de 10 salariés,
12:01de choisir le bon prestataire,
12:04de faire l'investissement nécessaire,
12:05de bien vérifier qu'il est dans les clous.
12:07C'est un travail qui vient
12:09en plus du reste,
12:10qui s'est fait d'ailleurs
12:11parfois le soir.
12:13J'ouvre une petite parenthèse.
12:14Dans une étude précédente
12:15sur la solitude,
12:16on avait mesuré
12:17que les plus grands moments
12:18de solitude des chefs d'entreprise,
12:19d'après eux,
12:19c'est le moment où ils font
12:20ce genre de formalité
12:21ou ce genre de mise à niveau.
12:22Tout ce qui est administratif
12:23qu'on va faire en dehors
12:24des temps de travail.
12:26Exactement.
12:26Encore une fois,
12:27on parle de dirigeants de TPE.
12:28Il y a des PME aussi
12:29dans notre baromètre.
12:30Mais plus l'entreprise est grande,
12:33plus elle a des moyens
12:33pour faire face à ces échéances,
12:35plus elle est petite,
12:36plus elle est vécue
12:36comme une contrainte.
12:37Mais malgré tout,
12:3891% c'est quand même
12:39un excellent score.
12:40On ne s'attendait pas
12:41du tout à ça.
12:41Qui se disait prêt.
12:42Oui, bien sûr.
12:43Qui sont prêtes.
12:46Antoine Nicolas,
12:47vous, vous l'avez vécu comment
12:48cette application
12:49de la facturation électronique ?
12:53Écoutez, nous,
12:54on est en conformité aujourd'hui.
12:55Donc, on fait partie
12:56des 91%,
12:57si j'ai bien compris le chiffre.
13:00Et nous,
13:00on a la chance
13:01de ne pas être une TPE.
13:02On n'est pas un grand groupe,
13:03mais on est une centaine
13:04de collaborateurs.
13:05Donc, moi,
13:05j'ai une équipe de développeurs.
13:08J'ai une responsable comptable.
13:10Je suis accompagné
13:10par un cabinet comptable externe.
13:12Et donc,
13:13à titre personnel,
13:14en tant que dirigeant,
13:15je ne l'ai pas subi.
13:16Par contre,
13:17c'est clair que ça a été
13:18une priorité
13:18pour un certain nombre
13:19de personnes dans mes équipes
13:20et notamment les personnes
13:21que je mentionnais juste avant
13:22qui se sont concentrées
13:24là-dessus
13:24et pas sur autre chose.
13:26Cette difficulté,
13:27Philippe Mutricier,
13:28ou même l'aspect contraignant,
13:30c'était vu sur quoi ?
13:31Sur vraiment la complexité
13:33de la mettre en place
13:34ou un petit peu,
13:36de traîner un petit peu
13:37parce qu'on voyait
13:38qu'on ne voulait pas forcément
13:40donner toutes les données
13:40ou alors on voit,
13:41ou un coup,
13:42il y a quand même
13:42plusieurs éléments
13:43dans votre étude.
13:44Les deux facteurs
13:45qui sortent en tête,
13:46clairement,
13:46c'est la complexité
13:47et notamment la nécessité
13:48de se faire accompagner.
13:50Et donc,
13:5175% ont dû
13:52se faire accompagner
13:52et le coût
13:53qui est le premier frein
13:54qui est signalé
13:55par les dirigeants.
13:56C'est que même
13:57s'il y a
13:59une très bonne information,
14:01il faut le signaler aussi
14:02de la part
14:02des pouvoirs publics
14:04avec un certain nombre
14:05de cabinets référencés
14:07pour la possibilité
14:08pour chef d'entreprise
14:09de choisir son accompagnement,
14:10ça reste quand même
14:11un sujet complexe.
14:12Et je voudrais juste
14:13revenir sur un chiffre
14:13parce que oui,
14:14c'est vrai,
14:14il y en a 21% seulement
14:15qui voient ça
14:16comme une opportunité,
14:17mais quand on pose
14:18la question un petit peu
14:19différemment pour ceux
14:20qui sont déjà passés
14:21de la facturation électronique,
14:22il y en a quand même
14:22plus de la moitié
14:23qui voient des avantages.
14:24Donc,
14:25il y a quand même
14:25un bilan légèrement positif
14:27sur des gains espérés
14:29en matière de réduction
14:30de temps de facturation,
14:32amélioration de la qualité,
14:35faciliter les relances,
14:36etc.
14:36Donc,
14:36il y a un certain nombre
14:37de gains
14:37que les chefs d'entreprise
14:38commencent à voir.
14:39Donc non,
14:40je dirais,
14:40ils sont plutôt venus
14:41à reculons
14:42comme souvent
14:42sur un sujet comme celui-ci
14:44parce qu'il y a
14:44plein d'autres choses à faire.
14:46Mais je pense que
14:47très probablement
14:48et très prochainement,
14:49les avantages
14:50vont prendre le dessus.
14:51Antoine Nicolas,
14:52vous y voyez des bénéfices.
14:54C'est vrai qu'on parle
14:54aussi de cette donnée
14:55qui peut être exploitée
14:56par l'entreprise elle-même.
14:58Vous,
14:58pour l'instant,
14:59vous y voyez peut-être
15:00plus d'efficacité.
15:01Comment vous voyez ça ?
15:04Non,
15:04pas vraiment.
15:05Aujourd'hui,
15:06c'est plutôt contraignant
15:08pour nous.
15:10Pourquoi ?
15:10Parce qu'on reçoit
15:12des factures en double
15:13de certains fournisseurs.
15:15Alors,
15:15ce n'est pas énorme,
15:16mais on a reçu
15:17cinq factures en double
15:18au mois de septembre.
15:19Et donc,
15:21il n'y a rien
15:22d'impossible à faire.
15:24Mais il faut contrôler
15:24et s'assurer
15:25qu'on ne va pas régler
15:26ces factures en double
15:27par le chemin classique
15:28que nous pouvions avoir avant
15:29et puis par le nouveau chemin
15:30qui est la facturation électronique.
15:32Donc,
15:32ça,
15:33c'est une contrainte.
15:34Après,
15:35je rejoins le fait
15:36que sur le moyen long terme,
15:38ça devrait être
15:38une opportunité
15:39dans le sens où
15:39j'espère que,
15:40je ne sais pas combien de temps
15:41ça va prendre,
15:42mais ça prémunise
15:43d'un certain nombre
15:43de démarches manuelles
15:45comme les déclarations
15:46de TVA manuelles
15:47qu'on doit faire chaque mois,
15:49qu'on a externalisées
15:50pendant longtemps,
15:50qui sont aujourd'hui
15:51faites par notre comptable
15:52en interne.
15:53Donc,
15:54je dirais,
15:54contrainte aujourd'hui,
15:55mais avec une espérance
15:57de gain de main.
15:59Très représentatif
15:59de ce que nous disent
16:00les dirigeants
16:01dans l'enquête.
16:02Avec une petite précision,
16:04c'est que
16:0491% aujourd'hui
16:05sont capables
16:05de les recevoir,
16:07pas encore
16:07de les émettre.
16:08C'est ça.
16:09Et donc,
16:09l'appareil de transition
16:10dont parle Antoine
16:10va durer un an
16:11parce que l'échéance
16:12pour émettre les factures,
16:13c'est dans un an.
16:13C'est vrai que ces bénéfices,
16:14ça va pouvoir se ressentir
16:15une fois que ce va-et-vient
16:17pourra se faire
16:18de manière fluide.
16:19Voilà.
16:19Parce que pour l'ensemble,
16:19on ne peut pas...
16:21Philippe Mutrici,
16:21on va parler
16:23des autres éléments
16:23de cette étude
16:24qui est quand même
16:24assez riche
16:25parce que vous parlez
16:25aussi des trésoreries,
16:27etc.,
16:27de l'état de santé,
16:28en fait,
16:28général,
16:29de ces TPE,
16:30PME.
16:31Ce qui est intéressant,
16:32c'est que la trésorerie,
16:34pour certains d'entre eux,
16:35s'améliore légèrement
16:36ou se stabilise.
16:37Seulement 35% des TPE,
16:39PME,
16:39la jugent encore difficile.
16:41Comment est-ce que vous voyez
16:42cette situation
16:43de trésorerie
16:45plutôt stable ?
16:48Est-ce que c'est des entreprises
16:49qui restent fragiles
16:51ou qui résistent
16:52à cette période difficile ?
16:53Sur la trésorerie,
16:54on peut clairement
16:55plutôt parler
16:55d'une résistance.
16:56C'est vraiment
16:57le bon mot
16:58qui convient.
16:5935% qui ne sont pas
17:01satisfaits
17:02de leur niveau de trésorerie,
17:02ça reste quand même
17:03plutôt élevé.
17:04D'accord.
17:04Dans une période passée
17:06où, par exemple,
17:07post-Covid,
17:08au moment où les trésoreries
17:09étaient très bonnes
17:09pour plein de raisons
17:10et notamment...
17:11Post-Covid ?
17:11Post-Covid, oui.
17:12En raison des plans
17:13d'accompagnement
17:14qui avaient été faits
17:14à l'époque,
17:15le PGE...
17:16C'était un peu
17:16à mettre en perspective.
17:17Exactement.
17:18Donc, ça avait bien relevé
17:20le niveau des trésoreries.
17:21À l'époque,
17:21on était à 25%
17:22d'insatisfaits.
17:23On n'est jamais à 0%
17:25d'insatisfaits
17:26sur la trésorerie.
17:30C'est un jugement de valeur
17:31que porte les chefs
17:31d'entreprise
17:32et on lui demande
17:33est-ce que vous avez
17:33assez de trésorerie ?
17:34Donc, c'est vraiment
17:35très subjectif
17:35pour faire face
17:36à tous les événements.
17:37Et donc, sur la trésorerie,
17:39on est plutôt
17:39sur une résistance.
17:41Donc, on est avec
17:41un niveau qui est moins bon
17:42que dans les années 2021-2022
17:44mais qui est bien au-dessus
17:46que les niveaux avant Covid.
17:48Donc, ça aussi,
17:48il faut l'avoir en tête.
17:49Et ce qui est intéressant,
17:50c'est que c'est confirmé
17:51par des enquêtes
17:53de la Banque de France
17:54réalisées non pas
17:55en déclaratif
17:55chez l'entreprise
17:56mais sur la base
17:56des bilans
17:57exploités par la Banque de France
17:58où on voit qu'on voyait
18:00parce qu'il y a un petit peu
18:01de décalage
18:01dans l'obtention des données
18:03mais qu'en 2024,
18:04la trésorerie
18:05des entreprises,
18:06TPE-PME,
18:07était supérieure
18:08de 40%
18:09en jours
18:10de chiffre d'affaires
18:10à la période avant Covid.
18:12Donc, voilà,
18:13plutôt des matelas
18:14de trésorerie
18:14qui avaient été accumulés
18:15pendant le Covid.
18:16Maintenant,
18:17on est aujourd'hui
18:17dans une situation
18:18qui est un petit peu différente
18:19avec des tensions internationales.
18:21Il y a une deuxième bonne nouvelle
18:22dans notre baromètre,
18:23c'est que 88%
18:24des TPE-PME
18:25disent avoir suffisamment
18:26de trésorerie
18:27pour faire face
18:27aux chocs pétroliers.
18:29C'est une amélioration
18:33par rapport au mois d'avril
18:34où ils n'étaient que 85%.
18:35Et donc,
18:36comme ce choc dur,
18:37on est plutôt
18:38dans une bonne perspective
18:39de ce point de vue.
18:40Mais on a des secteurs
18:41qui souffrent beaucoup.
18:42Dans les 35%
18:43dont vous signaliez tout à l'heure,
18:45il y a une approche sectorielle
18:46qu'il faut avoir,
18:46notamment dans les transports.
18:48On ne mesure pas, nous,
18:49l'agriculture et la pêche,
18:50mais évidemment,
18:51c'est des secteurs
18:51qui sont concernés.
18:52Et donc,
18:52tous les secteurs
18:53qui vont être de près
18:54ou de loin impactés
18:56par le prix du baril
18:57sont dans des situations
18:58un peu plus tendues.
18:59Mais est-ce que cette trésorerie,
19:00du coup,
19:00elle est due au fait
19:01que les entreprises
19:01veulent prendre moins de risques
19:03et donc,
19:04du coup,
19:05c'est justement un matelas
19:06qui permet de...
19:07Alors, il y a effectivement
19:08le pendant de la mauvaise nouvelle
19:11côté investissement.
19:12Donc,
19:12elles investissent moins,
19:13donc elles utilisent moins.
19:14Donc,
19:14la trésorerie,
19:15forcément,
19:15un petit peu,
19:16oui,
19:16pour ceux qui autofinancent
19:19leurs investissements.
19:19Bien sûr,
19:20il y a de ça.
19:20Mais je pense aussi
19:22qu'il y a,
19:22il faut se le dire,
19:23plutôt une bonne solidité
19:24globale,
19:25globalement,
19:26encore une fois,
19:26en moyenne,
19:27de l'économie française
19:29et notamment des entreprises.
19:30On peut le mesurer.
19:31Ce n'est pas dans notre enquête,
19:32mais avec d'autres chiffres INSEE
19:34ou Banque de France
19:34sur le taux de marge
19:35ou sur un certain nombre
19:36de postes de résultats.
19:40Antoine Nicolas Mott,
19:41vous qui avez cette ambition
19:43d'une progression,
19:44d'une croissance de 30%
19:45pour 2026,
19:46vous avez fait des fortes croissances
19:47dans les années précédentes.
19:49Est-ce que ça,
19:49ça met votre trésorerie
19:51sous pression
19:51parce que vous avez
19:53des investissements à faire ?
19:54Comment est-ce que
19:55vous allez vivre
19:56ces prochains mois
19:57au niveau de votre trésorerie ?
19:59Ouais.
20:00Nous,
20:00on a une activité
20:02qui, par nature,
20:03consomme énormément
20:04de cash,
20:06tout simplement
20:07parce que plus de 90%
20:08de notre chiffre d'affaires,
20:10c'est de la location
20:11de Fontana aux filtrantes
20:13qu'on achète,
20:14qu'on finance
20:15et on a un payback
20:17sur ces machines
20:18qui est entre 12 et 14 mois.
20:20Donc,
20:20très concrètement,
20:21j'achète une machine,
20:22j'ai remboursé,
20:23si j'alloue 100%
20:24de mon loyer,
20:25j'allais rembourser ma machine
20:26entre 12 et 14 mois
20:27après l'avoir installée
20:28chez un client.
20:29Donc ça,
20:30ça crée quand même
20:31une forte tension.
20:32Donc ça a toujours été
20:32un très gros enjeu chez nous
20:34et on ne pourrait clairement pas
20:35assumer les mêmes niveaux
20:36de croissance
20:37que ceux qu'on a aujourd'hui
20:38si on n'avait pas fait
20:40un certain nombre
20:40d'améliorations opérationnelles
20:42qui ont largement permis
20:44d'augmenter notre rentabilité.
20:46Donc voilà,
20:47aujourd'hui,
20:48la croissance de 20%
20:49en organique,
20:5010% en croissance externe,
20:52ça consomme énormément
20:52de capital.
20:53On a quatre partenaires
20:54bancaires privés
20:55qui nous accompagnent
20:56pour financer notre croissance
20:57sous forme de dette.
20:58on est accompagnés
20:59par la BPI
21:00avec un prêt croissance.
21:03Voilà,
21:03donc c'est plein
21:04de dispositifs
21:05qui sont absolument
21:06indispensables
21:07pour développer
21:08une entreprise
21:09sur un secteur
21:10comme le nôtre
21:10avec cette consommation
21:11naturelle
21:12de cash.
21:14Oui,
21:15tous ces accompagnements,
21:16forcément,
21:16ça résonne
21:17auprès de vous.
21:19Il y a justement
21:19le...
21:20Ça veut dire que
21:21les banques,
21:22elles,
21:22elles sont quand même
21:23à l'écoute
21:23et les acteurs
21:24comme la BPI France
21:25sont à l'écoute
21:26de ces difficultés.
21:28Il y a justement
21:29cet événement big
21:30qu'il y a eu
21:30le 8 octobre prochain.
21:32tout ça,
21:33c'est des éléments
21:34qui...
21:34En tout cas,
21:34des événements,
21:35des acteurs,
21:36des oreilles
21:37qui sont à l'écoute
21:37des entreprises
21:39qui peuvent faire face
21:41à ces difficultés.
21:42Oui,
21:42mais alors,
21:43en apportant
21:43une petite précision,
21:45malgré tout,
21:46c'est que le prêt croissance
21:47dont parle Antoine,
21:49il est dédié
21:50à des situations
21:51de croissance,
21:51justement,
21:52donc des situations
21:52qui vont consommer
21:54beaucoup de trésorerie.
21:57C'est donc des prêts
21:58très spécifiques
21:58que les banques
21:59ne font pas.
22:00Donc,
22:01sur le crédit classique,
22:02les crédits investissements
22:03ou crédits trésorerie,
22:05on a deux questions
22:05également dans ce baromètre
22:07et où on voit là,
22:08pour le coup,
22:09une dégradation
22:10très lente
22:11mais très régulière
22:12des conditions
22:13d'accès au crédit
22:14signalées par la TPE,
22:15PME
22:16auprès des banques classiques.
22:17Donc,
22:18sur l'investissement
22:19et sur la trésorerie,
22:20on a à peu près,
22:20c'est légèrement au-dessus
22:22ou légèrement au-dessous
22:23de 20%
22:24d'entreprises
22:25qui signalent des difficultés.
22:26C'est ça,
22:2617%
22:27qui disent...
22:28Mais c'est beaucoup
22:30ou c'est pas beaucoup,
22:30c'est 17% ?
22:31Alors,
22:32s'il faut regarder
22:33en moyenne
22:33sur le long terme
22:34et donc,
22:35c'est une situation
22:37qui est meilleure
22:39que les mauvaises années
22:40de crédit
22:41entre 2011
22:42et 2016
22:43pour faire simple.
22:44Donc,
22:45à l'époque,
22:45il y avait des vrais comportements
22:47restrictifs de crédit,
22:48c'est-à-dire,
22:49concrètement,
22:49on parle de quoi ?
22:50D'une ligne de trésorerie
22:50de court terme
22:51de 20 000 euros
22:52qui est rabaissée à 10
22:53de façon unilatérale
22:54ou qui n'est pas renouvelée
22:55ou d'un crédit d'investissement
22:56qui,
22:57au lieu d'être accordé à 100%,
22:58l'est à 80 ou à 60
22:59avec une demande de la banque
23:01d'avoir un partenaire.
23:02Donc,
23:02c'est ça,
23:03un comportement restrictif
23:04de crédit,
23:04c'est pas forcément
23:05le refus de crédit
23:06mais c'est des difficultés
23:07supplémentaires.
23:07Donc,
23:08ça,
23:08c'est plutôt bien meilleur
23:09que ces années-là
23:10mais on est moins bon
23:12que les années 2018-2019
23:14et moins bon
23:15que les années 2021-2023
23:17où le crédit
23:18était vraiment facile
23:19et pas cher.
23:20Ce qui m'a interpellée
23:22en tout cas
23:22dans cette étude,
23:23c'est plus que
23:24le premier frein
23:25à la croissance,
23:26c'est la demande.
23:28C'est même pas
23:29la situation géopolitique
23:30ou le financement.
23:31C'est la demande.
23:31Est-ce que ça,
23:32c'est inquiétant
23:33parce que ça veut dire
23:33que c'est les consommateurs
23:35tout simplement
23:35qui sont dans
23:35une situation d'attentisme ?
23:37Exactement.
23:38Mais je dirais,
23:38on a un peu le parallèle
23:39avec les chefs d'entreprise.
23:40Le mot commun
23:41entre ménage,
23:42consommateur et entreprise,
23:43c'est la peur.
23:44Donc,
23:45il y a clairement
23:45aujourd'hui en France
23:46une peur
23:47qui est en partie liée
23:49au contexte géopolitique
23:51international
23:52mais on a aussi
23:53une question très spécifique
23:54aux chefs d'entreprise
23:55dans laquelle on leur demande
23:56qu'est-ce qui vous fait
23:56le plus peur aujourd'hui ?
23:57Et là,
23:58c'est la situation politique.
23:59Et je pense que
23:59pour les Français,
24:00les ménages,
24:00c'est la même chose.
24:01Alors,
24:01ce n'est pas tellement
24:02la situation politique
24:04en tant que telle,
24:05on est dans une démocratie,
24:06mais c'est plutôt
24:07une incertitude
24:08très forte
24:09sur comment
24:10on va redresser
24:11les finances publiques.
24:13Et donc,
24:13du côté des ménages,
24:14il y a une anticipation
24:16d'impôts futurs
24:17et du côté
24:17des chefs d'entreprise,
24:18de politiques
24:19moins favorables
24:19à l'entreprise
24:20qui peuvent passer
24:21par des impôts supplémentaires
24:22pour les entreprises,
24:23des baisses
24:23d'allègements de charges,
24:24etc.
24:24Et donc,
24:25au total,
24:26ça crée un climat anxiogène
24:28défavorable à la consommation.
24:29Là,
24:30on peut voir
24:30les statistiques de l'INSEE.
24:32La contribution
24:32de la consommation
24:34à la croissance française,
24:35normalement,
24:36c'est la moitié
24:36de la croissance annuelle.
24:37Et on voit
24:38cette contribution
24:39des ménages
24:39qui vraiment
24:40s'aplatit
24:41depuis 2021
24:42pour être,
24:43je ne dirais pas
24:43complètement nulle,
24:44mais en tout cas,
24:45conforme à un taux de croissance
24:45de 0,4 cette année.
24:47Et donc,
24:47on a cet affaiblissement
24:49côté ménage.
24:50Du coup,
24:50du côté des chefs d'entreprise,
24:51un double effet.
24:52L'absence de demande
24:53fait que l'investissement
24:55est plutôt reporté.
24:56On se dit,
24:56on va peut-être attendre
24:58en tout cas
24:59l'investissement capacitaire.
25:00On garde l'investissement
25:01pour le climat.
25:02Ça,
25:03c'est d'autres chiffres qu'on a.
25:03On garde l'investissement
25:04de modernisation
25:05de l'appareil productif,
25:06le remplacement
25:07des machines obsolètes.
25:07D'accord.
25:08Mais tout ce qui va être
25:09investissement capacitaire
25:10est plutôt reporté
25:10dans l'attente
25:11que la demande revienne,
25:13excepté les très beaux cas
25:14de croissance
25:15qu'on a aujourd'hui
25:15sur le plateau.
25:17Et puis,
25:17sinon,
25:18il y a effectivement
25:19la peur du chef d'entreprise
25:20aussi de se dire
25:21est-ce que c'est bien
25:22moment d'investir
25:22dans cette situation
25:24politique incertaine
25:25et notamment,
25:26on va être plutôt
25:26sur des PME et des ETI
25:28qui se disent
25:28est-ce que j'ai intérêt
25:29à investir en France
25:30ou plutôt aller
25:31à l'international ?
25:32Et ça,
25:32c'est un facteur anxiogène
25:33contre lequel il faut lutter.
25:35Ce ralentissement
25:36de l'investissement
25:36pour donner un chiffre,
25:37c'est quand même
25:3760% des chefs d'entreprise
25:39qui nous déclarent
25:40en septembre
25:41soit annuler,
25:43soit reporter
25:43leurs investissements
25:44prévus pour 2026.
25:45Et là aussi,
25:46on voit le résultat
25:47dans la croissance française
25:48et les statistiques
25:49de l'INSEE
25:49avec une réduction
25:51très importante
25:52des investissements
25:52des entreprises.
25:53Antoine Nicolas,
25:54ça ne vous inquiète pas
25:55justement cet attentisme
25:57du côté
25:58de la consommation ?
26:00Donc pour vous,
26:01c'est des entreprises
26:02même si se tourner
26:03vers vos services
26:04ne représente pas forcément
26:05un coût énorme
26:06pour l'entreprise
26:07mais peut-être
26:07pour cette année
26:08qui se projette,
26:09est-ce que ça vous inquiète ?
26:12Justement,
26:12je rebondis
26:13sur ce qui est dit.
26:14Nous,
26:14on ne se pose pas réellement
26:15la question
26:17des contraintes.
26:18On voit énormément
26:19d'opportunités
26:20de croissance,
26:21on voit également
26:22énormément d'opportunités
26:23de gain de productivité
26:24et d'amélioration
26:26de la qualité de service
26:27grâce à plein
26:28de nouvelles technologies
26:29comme l'IA.
26:30Par contre,
26:31là où je rejoins
26:32totalement ce qui vient
26:33d'être dit,
26:33c'est qu'on travaille
26:35avec beaucoup de clients
26:36Enterprise,
26:36des grands groupes
26:37et eux,
26:38vraiment,
26:39on sent qu'au-delà
26:41de la partie investissement,
26:42sur la partie OPEX
26:43et nous,
26:44on est un OPEX
26:44pour nos clients,
26:45c'est-à-dire qu'on est
26:46une charge mensuelle,
26:47on n'a jamais eu
26:48autant de renégociations
26:49que dans les douze derniers mois
26:51et des boîtes
26:52qui se portent
26:54très très bien,
26:55qui sont
26:57dans de très bonnes
26:58situations financières,
26:59elles font vraiment
27:00attention à ça
27:01et elles missionnent
27:02leurs achats indirects
27:03de renégocier
27:04l'ensemble des contrats
27:05de frais généraux,
27:06de services généraux.
27:07Donc,
27:07pour compléter ce qu'il dit,
27:09c'est que même
27:09sur la partie OPEX,
27:11il y a réellement
27:12des choses
27:13qui sont faites par,
27:14notamment,
27:14je trouve,
27:14les grandes entreprises.
27:15En tout cas,
27:15moi, c'est ce que je ressens
27:16en tant que dirigeant.
27:18Philippe,
27:18c'est un mot peut-être
27:19pour cet événement
27:21BIG
27:21qui va avoir lieu
27:22dans une petite semaine.
27:24Est-ce que vous pouvez
27:25nous dire quelques mots
27:26et puis après,
27:26on conclura cette émission ?
27:27Bien sûr,
27:27c'est l'événement annuel
27:29organisé par BPI France.
27:30Là,
27:30on atteint quand même
27:3170 000 chefs d'entreprise
27:32et 70 000 inscrits.
27:34Donc,
27:34c'est à l'Aéna,
27:36Accor Arena Bercy,
27:37pour être tout à fait précis.
27:39Le 8 octobre,
27:40sur toute la journée,
27:40ça commence à 9h
27:41par le discours d'ouverture
27:42de Nicolas Dufour,
27:43qui a chaque année,
27:43il y a un thème.
27:45Et cette année,
27:45le thème qui est choisi,
27:46c'est le culot.
27:48D'accord.
27:48Voilà.
27:48Et donc,
27:49chaque thème,
27:50en fait,
27:50chaque année,
27:51on a un thème
27:51qui renvoie
27:52à une dimension
27:53de l'entrepreneur.
27:54Donc,
27:55il y avait eu auparavant
27:55plein d'autres,
27:56la fierté,
27:57le courage,
27:57etc.
27:58Cette année,
27:58c'est le culot
27:59et qui,
28:00je trouve,
28:00est un thème extrêmement intéressant
28:01parce qu'il correspond bien
28:03à ce que disait Antoine
28:03dans la recherche d'opportunités.
28:05C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
28:07il faut avoir du culot
28:08pour être entrepreneur
28:09dans un monde géopolitique
28:11complexe,
28:11dans une France compliquée
28:12où on attend
28:13des déficits difficiles
28:14sur le budget,
28:15etc.
28:16Et donc,
28:16le culot,
28:17je ne sais pas dire
28:18que c'est une valeur,
28:18ce n'est pas forcément
28:19un mot qui a une connotation positive,
28:21mais en tout cas,
28:22c'est un comportement
28:23qui est absolument nécessaire.
28:24Ce qui est nécessaire
28:25pour savoir naviguer
28:25un petit peu à vue
28:26en ce moment.
28:27Philippe Muitrissi,
28:28merci beaucoup
28:28d'avoir été avec nous.
28:29Vous êtes directeur
28:30des études
28:30chez BPI France.
28:32Antoine Nicolas Mott,
28:33dirigeant d'Exquadeau,
28:34merci d'avoir été avec nous
28:36en visioconférence
28:36et merci à vous toutes et tous
28:38de nous avoir suivis.
28:39C'était Smartéco.