- il y a 11 heures
Le secteur de l’énergie bascule dans système livré sans limite aux intérêts privés et financiers au détriment des services publics, des citoyens et des enjeux climatiques avec pour conséquence la hausse exponentielle des factures et l'accroissement de la précarité énergétique. Un regard croisé pour développer un programme progressif de l’énergie au service du plus grand nombre.
💬 Avec Sébastien Ménesplier, Secrétaire général de la fédération CGT des Mines Energie et Fabien Gay, Sénateur PCF de Seine Saint Denis, animé par Pierre-Henri Lab, journaliste à l’Humanité.
📍Débat du lundi 7 septembre 2020 à la CGT dans le cadre de la Fête de l'Humanité 2020.
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00:00:00Bienvenue à la fête de l'humanité autrement, à ce débat du forum social consacré à une politique énergétique ambitieuse.
00:00:07Bienvenue à Fabien Guay, sénateur communiste de la Seine-Saint-Denis,
00:00:13et à Sébastien Ménéplier, secrétaire général de la Fédération de l'énergie de la CGT.
00:00:19Alors, vous l'avez peut-être entendu parler ou vu, lu dans les journaux,
00:00:25le gouvernement a lancé un plan de relance de 100 milliards d'euros,
00:00:28plan qui a pour but de retrouver, dit-il, le niveau économique d'avant la crise du confinement,
00:00:37et plan qui prévoit toute une série d'investissements, dont celui, nous dit le gouvernement,
00:00:43de 30 milliards d'euros dans la transition écologique, avec des mesures phares qui ont été annoncées,
00:00:48comme l'isolation des bâtiments, mais aussi un effort en faveur de la création d'une filière hydrogène et d
00:00:56'autres mesures.
00:00:57Alors, nous allons voir si ce plan, aujourd'hui, répond aux attentes de nos invités,
00:01:03et puis, si ce n'est pas le cas, quelles sont les propositions qu'ils formulent
00:01:08et qu'ils entendent défendre dans le débat public dans les semaines qui viennent.
00:01:13Alors, Sébastien Ménéplier, votre organisation, la CGT Énergie, se bat depuis des décennies
00:01:18pour que l'État investisse dans les questions de transition écologique, notamment.
00:01:2430 milliards d'euros, ce n'est pas rien.
00:01:26J'imagine que votre organisation syndicale est satisfaite ?
00:01:31C'est l'arbre qui cache la forêt.
00:01:33Non, honnêtement, au travers d'un plan de relance, on aurait souhaité quand même que,
00:01:39pour lutter contre le réchauffement climatique,
00:01:41et pour tracer les perspectives d'une politique énergétique ambitieuse,
00:01:49on fixe un budget beaucoup plus important, parce que c'est nécessaire aujourd'hui, à plusieurs niveaux.
00:01:55Premièrement, pour défendre un modèle énergétique où l'État a organisé sa souveraineté depuis des décennies.
00:02:03Donc c'est comment il préserve cette souveraineté,
00:02:06et surtout, comment il ne devient pas, finalement, dépendant des autres pays d'Europe.
00:02:15Et on peut aussi quand même s'interroger sur la manière dont l'État envisage
00:02:20de venir aider une entreprise, par exemple, comme EDF,
00:02:25qui, la pandémie étant présente, vit une période compliquée.
00:02:32Et donc, pour une entreprise de service public,
00:02:35il aurait été quand même, pour nous, judicieux que l'État propose, dans son plan de relance,
00:02:40une aide offensive vis-à-vis d'EDF.
00:02:43Justement, l'État propose 400 millions, vous m'avez dit.
00:02:46Oui, 400 millions sur 30 milliards, soi-disant, pour la filière industrielle du nucléaire.
00:02:53Franchement, quand on voit aujourd'hui qu'il y a des fermetures de sites qui sont prévues,
00:03:00d'ici 2035-2014, on se dit, mais pour assurer la réponse aux besoins
00:03:05et pour assurer une production énergétique digne pour répondre à l'intérêt général,
00:03:13est-ce que 400 millions, ça va suffire demain pour relancer la filière ?
00:03:16Je ne pense pas, je ne crois pas du tout, d'ailleurs.
00:03:19Mais on peut s'interroger, finalement, sur l'avenir de cette filière,
00:03:22quand on voit que peu sera investi, finalement.
00:03:25En quoi cette filière nucléaire, elle est essentielle ?
00:03:28Et surtout, en quoi on peut garantir à ceux qui nous écoutent aujourd'hui,
00:03:32qui nous regardent, une filière nucléaire efficace, sûre ?
00:03:38Parce qu'elle est efficace dans le sens où tout le monde a en tête les retards
00:03:41qui n'en finissent pas sur le chantier de l'EPR et se posent la question
00:03:44de est-ce qu'on est capable de maîtriser le nucléaire, de mener à bien des projets ?
00:03:49Est-ce qu'on est capable de garantir que cette énergie, tout le monde a en tête aussi, Fukushima ?
00:03:55Oui, mais alors, d'abord, je pense qu'en France, on a la maîtrise publique du nucléaire,
00:04:00et ça, c'est important.
00:04:01On a aussi une autorité de sûreté, donc c'est aussi, je dirais, une façon un peu habillée
00:04:08de dire qu'on a le gendarme du nucléaire qui veille à la sûreté et à la sécurité
00:04:14des installations et de l'environnement.
00:04:16Je crois que sur la thématique du nucléaire, il ne faut pas biaiser le sujet en tant que tel.
00:04:24D'abord, il est important de dire que pour lutter contre le réchauffement climatique,
00:04:28il faut demain décarboner le pays.
00:04:31Donc l'énergie nucléaire étant une énergie décarbonée, certes, il y a une question
00:04:36autour de la gestion des déchets, mais énergie décarbonée, d'ailleurs, certains disent
00:04:41que l'énergie nucléaire est une énergie verte, alors forcément, ce n'est pas les écolos
00:04:45qui le disent et qui le pensent, mais au-delà de ça, on a quand même su démontrer depuis
00:04:49maintenant, je dirais, en France, l'exploitation de son parc nucléaire, que c'est une réponse
00:04:58aux besoins qui, par cette stabilité énergétique, permet justement de répondre à l'intérêt
00:05:04général.
00:05:05Alors, il y a plusieurs enjeux au travers aujourd'hui de la lutte contre le réchauffement
00:05:10climatique.
00:05:11Quand on voit que les pays voisins ont arrêté le nucléaire, ils sont quand même contents
00:05:17aujourd'hui que la France, par sa production énergétique à base de nucléaire, puisse subvenir
00:05:23à leurs besoins.
00:05:25Moi, je crois très franchement qu'on ne peut pas fermer des sites, comme il est prévu
00:05:30des sites 2035, en ayant l'ambition de réduire la production nucléaire à 50%, sans avoir l'ambition
00:05:37de pouvoir envisager des évolutions de nouveaux réacteurs.
00:05:43Alors, Flamanville est un prototype qui coûte très cher, en effet, mais si on avait écouté
00:05:50la CGT à l'époque où il y avait ce projet qui voyait le jour, si on avait été écouté
00:05:56à ce moment-là, d'ailleurs, on n'était pas les seuls à le dire, tout prototype, de toute
00:06:01façon, a toujours coûté dans l'évolution industrielle.
00:06:05Il y a peut-être maintenant à réfléchir comment on trace un retour d'expérience important
00:06:10qui nous permette d'envisager, pour l'avenir, peut-être un réacteur différent, moins puissant,
00:06:16mais qui se construit plus vite, et avec des matériaux moins coûteux.
00:06:22Il y a besoin peut-être d'investir dans la recherche et le développement pour envisager
00:06:25l'avenir.
00:06:26Et ça, par exemple, dans le plan de relance, il nous semble que ce n'est pas pointé,
00:06:30en tout cas, ce n'est pas envisagé, ce qui n'est finalement pas terrible.
00:06:33Alors, si je comprends bien, le nucléaire, oui, parce que moins de CO2, pas de rejet de CO2,
00:06:38donc c'est bon pour le climat, une énergie stable, disponible, et qui permet de produire
00:06:44de l'électricité à bas coût.
00:06:46Alors, peut-être, avant de continuer, Fabien Guay, sur cette question-là et sur les choix
00:06:54budgétaires, où d'un côté, on met 30 milliards sur l'isolation, la filière hydrogène, et
00:07:03seulement 400 millions sur le nucléaire, ou si vous partagez l'idée qu'il y a un
00:07:09déséquilibre ?
00:07:10Ah, mais il y a plus qu'un déséquilibre.
00:07:12C'est la première fois qu'on a un plan de relance de 100 milliards d'euros sans un
00:07:17seul centime pour l'investissement public.
00:07:20Tout est confié aux entreprises privées.
00:07:22Et on pense que les entreprises privées vont régler tous les problèmes qui sont devant
00:07:28nous, notamment la transition énergétique, la transition écologique, résorber les précarités,
00:07:34toutes les précarités et les inégalités, notamment la question de la précarité énergétique.
00:07:39Je pense que c'est se mettre un doigt dans l'œil.
00:07:42Aucun argent n'est mis dans les services publics.
00:07:45Par exemple, quand même, Jean Castex, quand il présente son projet de relance...
00:07:50Moi, d'ailleurs, je n'aime pas ce mot de relance.
00:07:53Je pense que c'est un programme de rupture qu'il nous faut.
00:07:56Parce que qui dit relance dit que nous allons, dès aujourd'hui, consommer et produire comme
00:08:01nous le faisions avant la crise.
00:08:03Mais si nous voulons, je dirais, préparer l'avenir avec, je le disais, la transition écologique,
00:08:10réduire les inégalités, c'est profondément une rupture avec le système capitaliste tel
00:08:15qu'il était avant.
00:08:16Donc le projet de Jean Castex, c'est de relancer l'économie de marché et de confier 100 milliards
00:08:23aux privés.
00:08:24Et quand même, zéro euro dans l'investissement public et dans les services publics.
00:08:29Il nous dit que la priorité, c'est l'emploi.
00:08:32Mais un des premiers employeurs en France, c'est l'État.
00:08:36Ce sont les fonctionnaires.
00:08:38Combien de fonctionnaires en plus dans tous nos services publics ?
00:08:42Combien de fonctionnaires en plus, enfin, combien de salariés en plus chez EDF ?
00:08:47Combien de salariés en plus dans nos hôpitaux alors qu'ils ont failli craquer ?
00:08:50Zéro.
00:08:51C'est ça la réalité.
00:08:52Et donc sur les 30 milliards d'euros mis ensuite sur la transition énergétique.
00:08:57On parle par exemple de la rénovation thermique des logements.
00:09:00Il le faut.
00:09:01Nous, nous l'avons dit.
00:09:02Il y a eu une grande loi sur le logement, dit la loi Elan, en 2018.
00:09:06Et nous, nous disions, il faut rénover les bâtiments et notamment les bâtiments publics,
00:09:12mais aussi beaucoup les logements insalubres qui touchent en priorité les familles les plus précaires.
00:09:18Il faut les rénover urgemment sur un plan de 10 ans.
00:09:21Ça en demande 50 milliards d'euros.
00:09:23Parce que si nous en restons au même rythme qu'aujourd'hui nous renovons les bâtiments,
00:09:28F et G, ceux qui sont dit F et G, c'est-à-dire les plus énergivores,
00:09:31au même rythme que si nous continuons, il faudra 140 ans pour réduire la fracture de ces bâtiments.
00:09:39Ce n'est pas sérieux.
00:09:40Par exemple, deuxième sujet, après je laisserai la parole à Sébastien, sur l'hydrogène.
00:09:46Moi, je crois beaucoup à cette filière hydrogène.
00:09:49Par exemple, prenons la question du train, qui est une vraie question.
00:09:54Là aussi, le développement des transports publics et du train, qui est, je dirais, un des modes de transport le
00:10:02moins polluants.
00:10:03Nous avons la technologie aujourd'hui de faire des trains à l'hydrogène.
00:10:06Par exemple, l'hydrogène Alstom, dans l'usine à Tart, développe déjà cette stratégie.
00:10:12Et c'est l'usine à Raichoffen qui peut aujourd'hui, qui construit les trains régionaux.
00:10:18Il ne suffirait que d'adapter la chaîne de montage à Raichoffen sur la question de l'hydrogène.
00:10:25Mais qu'est-ce qu'on est en train de faire aujourd'hui ?
00:10:26On est en train de vendre Alstom à la découpe.
00:10:30Et on est en train, avec un rapprochement avec Bombardier,
00:10:33probablement de céder la seule entreprise en France capable demain de construire les trains régionaux à l'hydrogène.
00:10:40On est en train de les vendre à la découpe.
00:10:43Soit à Skoda, soit à CAF.
00:10:46On marche sur la tête.
00:10:47Donc 1 milliard d'euros sur l'hydrogène, c'est beaucoup plus qu'il faut.
00:10:51Les Chinois et les Américains mettent 20 à 50 milliards d'euros sur la question de l'hydrogène.
00:10:57Donc l'hydrogène, c'est une vraie question d'avenir.
00:10:59Notamment, mais pas que les trains, sur la voiture, la voiture individuelle, parce qu'il en faudra encore.
00:11:06Mais ce n'est pas assez.
00:11:07Et je le redis, la vraie question, c'est combien d'argent a été mis dans les services publics ?
00:11:12Zéro.
00:11:12Et on a une vraie question.
00:11:14C'est que le gouvernement, alors qu'il nous fait un plan de relance, est en train de découper nos
00:11:18services publics, et notamment EDF, avec le projet d'Hercule, pour celles et ceux qui le savent,
00:11:24c'est-à-dire de désintégrer l'entreprise en en faisant une entité publique, 100% publique sur le nucléaire,
00:11:30et en en faisant une entreprise, une filiale privée, qui sera en tout cas livrée au marché, ouvert au marché,
00:11:38sur la question notamment des énergies renouvelables.
00:11:41Vous venez d'évoquer l'hydrogène. Sébastien Ménépillé, on a beaucoup parlé du nucléaire.
00:11:46Mais l'hydrogène, pour vous, c'est une énergie d'avenir. Quelle place ça pourrait avoir dans le paysage ?
00:11:53Est-ce qu'il y a d'autres énergies aussi qui sont mobilisables pour cette transition écologique ?
00:11:58On est attaché à un mix énergétique. J'ai tendance à dire que dans ce mix énergétique, peu importe demain
00:12:04la production d'électricité, comment elle peut s'organiser,
00:12:10ce qui est important d'abord, c'est qu'on doit avoir une maîtrise publique. Donc par exemple, l'investissement
00:12:15sur l'hydrogène, qui est très certainement peu vis-à-vis des évolutions que ça doit prendre,
00:12:21ça nécessite que l'État, au-delà de dire qu'on va investir tant de milliards d'euros sur l
00:12:27'hydrogène, c'est comment il assure une maîtrise publique demain de la recherche et du développement de l'hydrogène.
00:12:35Parce que si je le compare aux énergies renouvelables, finalement, il n'y a aucune maîtrise publique aujourd'hui. On
00:12:41a financé les entreprises privées pour développer les énergies renouvelables.
00:12:48Donc de cet exemple-là, je me dis, attention, ne reproduisons pas ce qu'on a fait par le passé.
00:12:54Il faut absolument, si l'État doit investir, assurer une maîtrise publique.
00:12:59Et donc finalement... — Juste une petite question. Quand vous dites « on a financé », précisément, comment c'est...
00:13:04Je pense que beaucoup de gens qui nous écoutent ne savent pas comment c'est...
00:13:07— Voilà. Par malheureusement, les factures d'électricité et du gaz des usagers, ils ont... Il y a 30%
00:13:16de taxes sur les factures, un peu plus de 30%.
00:13:18— Il y a 30% de taxes qui, malheureusement, sont imposées aux usagers. Et il y a une taxe
00:13:24qui, demain, permet de financer... Non, pardon, pas « demain », mais qui permet de financer
00:13:31la création de projets d'énergie renouvelable et développement d'énergie renouvelable, mais dans le privé, pas dans le public.
00:13:38Et d'ailleurs, une entreprise comme EDF
00:13:41ne reçoit aucune aide de l'État pour investir dans les énergies renouvelables.
00:13:45— Et l'obligation de racheter l'électricité fabriquée par ces producteurs privés d'énergie renouvelable.
00:13:49— C'est une obligation. En effet, les lois sont très bien faites. C'est-à-dire qu'en plus
00:13:52d'imposer l'organisation à la concurrence, on impose à l'entreprise
00:13:57du service public de racheter la production d'énergie renouvelable qui est faite par les acteurs privés. Donc c'est
00:14:03un système aujourd'hui qui, franchement...
00:14:05— Ce qui comprenne bien, c'est que EDF est obligé d'acheter cette énergie même quand elle n'en
00:14:09a pas besoin. C'est-à-dire même quand la consommation
00:14:13ne le nécessite pas. — Tout à fait. Donc c'est ubuesque comme fonctionnement. Mais c'est la loi qui
00:14:20l'exige. Donc on pourrait se poser la question, d'ailleurs,
00:14:23si la loi, elle a du sens. Et au-delà d'avoir du sens, si finalement elle accompagne la réponse
00:14:29à l'intérêt général. Parce qu'au bout du bout,
00:14:32la dérèglementation du secteur énergétique, qui devait notamment faire baisser la précarité et faire baisser les tarifs d'électricité et
00:14:40du gaz aux usagers,
00:14:41c'est tout l'inverse qui s'est passé. Plus de 30% d'augmentation d'électricité, plus de 80
00:14:46% d'augmentation du gaz, les factures, je parle, bien entendu,
00:14:49et puis 13 millions de précaires énergies en France. On est quand même en 2020. C'est quand même très
00:14:56interrogatif. Aujourd'hui,
00:14:58la manière dont le gouvernement et l'État envisagent sa politique énergétique. Et de ce fait, pour lutter contre le
00:15:05réchauffement climatique,
00:15:06on attend de l'État des investissements qui soient sérieux mais qui soient, comment dire, stratégiques. Et honnêtement, pour revenir
00:15:13à votre question initiale
00:15:15sur le plan de relance, on considère qu'il n'y a aucune stratégie, hormis financer demain des entreprises privées
00:15:24de nouveau
00:15:25et pas forcément s'assurer que l'entreprise du service public, et je prends l'exemple d'EDF, puisse, elle,
00:15:30être offensive sur tous les enjeux.
00:15:33Donc pour revenir à la question sur l'hydrogène, on n'est pas fermé, bien au contraire. Je pense que
00:15:38tout doit être étudié à condition qu'on y mette les moyens
00:15:40dans la recherche et le développement. Voilà. Donc le mix énergétique, pour nous, se construit sur la base, finalement, des
00:15:48moyens
00:15:48qu'on donnera notamment aux entreprises de pouvoir, demain, avoir la maîtrise publique de la production énergétique.
00:15:57Alors on voit que les acteurs comme EDF ont des problèmes de financement. EDF a annoncé 700 millions d'euros
00:16:04de pertes, je crois,
00:16:05dans le dernier bilan, préparent un nouveau plan d'économie, baptisé Mimosa, qui doit être rendu public prochainement.
00:16:16D'une part, qu'est-ce que vous pensez de ce plan d'économie ? Mais vous, selon vous, qu
00:16:20'est-ce qui est à l'origine des difficultés financières d'EDF ?
00:16:23Parce qu'on a parlé du coût de l'EPR, c'est au nom de ça qu'on justifie d
00:16:28'ailleurs le projet de séparation des activités nucléaires,
00:16:32du reste des activités d'EDF. Le plan d'économie, je dirais, c'est un nouveau plan encore pour faire
00:16:40payer les salariés.
00:16:43Parce que malheureusement, ceux qui vont payer les conséquences, c'est quand même eux les premiers.
00:16:49Parce qu'il va y avoir des suppressions d'emplois. Alors ce sont des départs très certainement à la retraite
00:16:56anticipés,
00:16:56qui ne seront pas forcément remplacés dans les effectifs. C'est aussi des sessions d'actifs.
00:17:03Donc on peut se poser la question, finalement, dans les sessions d'actifs aujourd'hui du groupe EDF,
00:17:07ce qui pourrait être envisagé. Est-ce que, par exemple, sa filiale 100% publique,
00:17:12qui s'appelle Enedis, filiale de la distribution d'électricité,
00:17:16ça va être comme la filiale de réseau de transport d'électricité, RTE ?
00:17:21On va ouvrir le capital pour faire entrer des capitaux privés, par exemple ? On ne sait pas.
00:17:28Est-ce que ce sont des sections d'actifs plutôt à l'étranger ?
00:17:31Après, il va y avoir, en effet, très certainement des coupes sombres sur les évolutions salariales.
00:17:36On a l'habitude, malheureusement, j'aurais tendance à dire, mais c'est quand même assez désagréable
00:17:41de vivre ces plans d'économie, quand à chaque fois, ce sont les salariés qui en payent les pourcassés.
00:17:46Et puis, il y aura très certainement, de toute façon, comme l'a dit Fabien,
00:17:51au travers du projet Hercule, qui a été mis un peu en attente,
00:17:57la transformation du groupe EDF, la privatisation, la casse de l'entreprise intégrée,
00:18:03au moment où, finalement, on aurait besoin de la renforcer,
00:18:07de la rendre encore plus, je dirais, solide,
00:18:11quand l'État envisage une programmation pluriannuelle de l'énergie,
00:18:17soi-disant ambitieuse.
00:18:19Et d'ailleurs, nous, on considère que l'avenir du service public de l'énergie
00:18:23passe par des établissements à caractère public,
00:18:27donc des EPIC intégrés,
00:18:30un EPIC électricité et un EPIC gazier.
00:18:34Ça pourrait peut-être faire penser à ce qu'on avait à une certaine époque
00:18:38avec EDF et GDF, donc l'électricité de France et le gaz de France.
00:18:43Mais si on veut assurer un service public nationalisé demain,
00:18:47il faut en effet renforcer les entreprises,
00:18:50leur donner beaucoup plus de solidité pour, comment dire,
00:18:54la réponse aux besoins.
00:18:55Donc ça veut dire aussi, je finirai là-dessus,
00:18:58qu'il faut un gouvernement qui puisse ne pas, comment dire,
00:19:05s'attacher à toujours vouloir répondre aux directives européennes,
00:19:11puisqu'il doit faire le choix.
00:19:12Est-ce qu'il veut préserver sa souveraineté énergétique
00:19:14ou est-ce qu'il veut faire le choix de demain la perdre
00:19:17et d'être dépendant, encore une fois, je le redis, des pays voisins ?
00:19:21Nous, la réponse, on l'a.
00:19:23Vous êtes d'accord, EDF, un acteur majeur de la transition,
00:19:27enfin, doit être un acteur majeur de la transition écologique ?
00:19:32Moi, si vous me posez la question, je dirais un acteur majeur est le seul.
00:19:36Pourquoi ? Parce que, moi, je pense que l'énergie doit être reconnue
00:19:43comme un bien commun.
00:19:45C'est-à-dire, si on le reconnaît comme un bien commun,
00:19:48alors il faut qu'il y ait un droit à l'énergie.
00:19:50Il est quand même ubuesque, invraisemblable,
00:19:55que dans la France de 2020,
00:19:57aujourd'hui, qui est la sixième, septième puissance,
00:20:00puisque je crois que nous avons rétrogradé d'une place,
00:20:03septième puissance mondiale,
00:20:04il y ait 12 millions de personnes,
00:20:07Sébastien disait 13,
00:20:08on ne va pas s'écharper sur les chiffres,
00:20:11entre 12 et 13 millions de nos concitoyens,
00:20:13qui sont en situation de précarité énergétique dans notre pays.
00:20:16C'est invraisemblable.
00:20:18Et qu'est-ce que ça veut dire en situation de précarité énergétique ?
00:20:21Ça veut dire que vous coupez le chauffage un jour sur deux,
00:20:26parce que l'hiver, vous ne pouvez pas payer votre facture.
00:20:30Ça veut dire que vous êtes en difficulté pour pouvoir faire la cuisine
00:20:34et vous alimenter.
00:20:35C'est que parfois, l'hiver, vous prenez une douche froide,
00:20:39parce que vous n'avez pas de quoi payer le chauffage pour chauffer l'eau.
00:20:43C'est ça la réalité.
00:20:44Et qu'on peut croire que...
00:20:45Voilà.
00:20:46Et donc, si on reconnaît un droit à l'énergie,
00:20:50et que c'est un bien commun,
00:20:51comme l'eau,
00:20:53comme l'accès à la santé,
00:20:55à la culture,
00:20:57comme l'accès à l'école, à l'éducation,
00:20:59alors, il faut un grand service public de l'énergie
00:21:04pour pouvoir y répondre.
00:21:05Pourquoi ?
00:21:06Parce que ce n'est pas le privé
00:21:08qui répondra à ce défi humain de résorber les inégalités.
00:21:12Une entreprise privée,
00:21:13elle a quoi comme finalité ?
00:21:15Ne pas répondre à un besoin humain.
00:21:18Elle recherche le profit.
00:21:19Et le profit avant tout.
00:21:21C'est ça la réalité.
00:21:23Directe énergie, totale énergie, peu importe.
00:21:26Ce n'est pas leur mission première aujourd'hui.
00:21:29de résorber la précarité énergétique.
00:21:32Donc, moi, je pense à une entreprise,
00:21:34un pôle public.
00:21:36Après, il y a une proposition faite par la CGT
00:21:38de deux épiques, maintenant.
00:21:40Un épique électricité, un épique gaz.
00:21:44J'entends cette proposition.
00:21:46Et il faut qu'on puisse regarder,
00:21:48qu'on puisse la travailler,
00:21:49y compris politiquement.
00:21:51Mais ça voudrait dire revenir à l'inverse
00:21:52de tout ce qui est fait depuis 20 ans
00:21:55dans le secteur de l'énergie.
00:21:56Concrètement, comment on revient à l'inverse ?
00:21:58Vous avez été l'auteur d'une proposition de loi
00:22:00de lutte contre la précarité énergétique.
00:22:03Aujourd'hui, il existe un tarif réglementé
00:22:05de l'électricité,
00:22:06dont les dernières augmentations
00:22:08ont été contestées,
00:22:10notamment par la CGT,
00:22:12en disant,
00:22:12elles sont, quelque part,
00:22:15ces augmentations,
00:22:16faites pour rattraper les prix du marché,
00:22:19si je me souviens bien,
00:22:21pour permettre aux concurrents d'EDF d'exister.
00:22:23Tout à fait.
00:22:23Donc aujourd'hui, on a un tarif
00:22:25qui se veut réglementé,
00:22:26qui est censé garantir cet accès à l'électricité,
00:22:28qui ne le joue plus.
00:22:30Non, mais vous avez raison,
00:22:31mais je finis juste mon raisonnement.
00:22:33Et donc, si on veut résorber
00:22:34la précarité énergétique
00:22:36et répondre à la transition énergétique,
00:22:38un mix énergétique,
00:22:39développer, je dirais,
00:22:41les ENR,
00:22:42les énergies renouvelables,
00:22:43et un nucléaire sécurisé,
00:22:46sûreté,
00:22:46c'est-à-dire qu'on arrive à un mix énergétique,
00:22:49seul un pôle public peut le faire.
00:22:50Maintenant, vous avez raison.
00:22:52La question du tarif,
00:22:54qui n'est pas la même chose que le prix ou le coût,
00:22:57est une question.
00:22:58C'est que si nous voulons un droit à l'énergie
00:23:01pour toutes et tous,
00:23:02la question du tarif et de son accès
00:23:04doit être garantie.
00:23:06Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:23:07Depuis 20 ans,
00:23:08on dérèglemente le marché de l'énergie,
00:23:10mais comme d'autres marchés,
00:23:11avant les télécoms,
00:23:12et bien d'autres.
00:23:13Malheureusement,
00:23:14on pourrait parler aussi du transport ferroviaire,
00:23:17avec ce qu'on disait,
00:23:19les paquets européens,
00:23:20vous savez,
00:23:21on nous a vendu quoi ?
00:23:23Tous les gouvernements libéraux
00:23:25qui se sont succédés.
00:23:26Ne vous inquiétez pas.
00:23:27Une fois qu'on aura démantelé les monopoles
00:23:31et que vous aurez des acteurs privés
00:23:33qui seront sur le marché,
00:23:35les tarifs baisseront,
00:23:36parce qu'ils se tireront la bourre,
00:23:38et de fait,
00:23:39ça baissera le tarif.
00:23:40Mais depuis 20 ans,
00:23:42Sébastien le disait tout à l'heure,
00:23:43c'est tout l'inverse qui s'est passé.
00:23:45Les tarifs ont explosé.
00:23:47Plus 70% pour le gaz,
00:23:49plus 30% pour l'électricité.
00:23:51Et pour les tarifs réglementés,
00:23:53qui aujourd'hui,
00:23:54c'est 22 millions de personnes
00:23:56qui sont aux tarifs réglementés,
00:23:57c'est-à-dire un tarif
00:23:58où on pouvait y avoir accès,
00:24:00un prix garanti.
00:24:01Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:24:02En une seule année,
00:24:04on a vécu 4 augmentations
00:24:06du tarif réglementé.
00:24:08On en est aujourd'hui,
00:24:09en une seule année,
00:24:10à 11,2% d'augmentation.
00:24:12Et je rappelle que l'Observatoire national
00:24:15de la précarité énergétique
00:24:16disait que si on augmentait le prix
00:24:19de 10% en 5 ans,
00:24:22c'était 400 000 personnes supplémentaires
00:24:24qui basculaient en situation
00:24:25de précarité énergétique.
00:24:26En une seule année,
00:24:28en une seule année,
00:24:30on est passé à 11,2% d'augmentation.
00:24:33Et pourquoi ?
00:24:34Non pas parce que le coût de l'énergie
00:24:37a augmenté.
00:24:38D'ailleurs, pendant la crise du Covid,
00:24:39vous avez vu ?
00:24:40Le coût a chuté.
00:24:42Le coût a chuté.
00:24:43Il y a eu un coût...
00:24:45Mais le prix a quand même augmenté.
00:24:48Eh bien, seulement pour une seule raison.
00:24:50Enfin, il y en a des multiples.
00:24:51La principale,
00:24:53c'est qu'aujourd'hui,
00:24:54vous avez donc un acteur historique.
00:24:56Je vais essayer d'être le plus simple possible.
00:24:58L'EDF, avec un tarif réglementé.
00:25:00Assez bas pour que la majorité d'entre nous
00:25:03puisse avoir accès à l'électricité.
00:25:06Et donc, les acteurs alternatifs,
00:25:09ils rachètent,
00:25:10par un mécanisme assez complexe,
00:25:12mais rachètent de l'électricité à EDF
00:25:14pour ensuite concurrencer EDF.
00:25:17Mais qu'est-ce qu'ils disent, eux ?
00:25:18Si on s'aligne sur les tarifs réglementés,
00:25:20on ne fait pas assez de marge.
00:25:22Donc, on demande au comité de régulation,
00:25:26qui s'appelle l'ACRE,
00:25:27comité de régulation de l'énergie,
00:25:28d'augmenter les tarifs réglementés
00:25:30pour qu'eux-mêmes puissent concurrencer EDF
00:25:33au même niveau.
00:25:34Voilà la réalité.
00:25:35C'est qu'en vérité,
00:25:37les 11,2% d'augmentation en une seule année,
00:25:40c'est le coût de l'Europe libérale que vous payez,
00:25:43et non pas le prix de l'énergie.
00:25:44C'est qu'en fait,
00:25:46c'est un hold-up,
00:25:47c'est un racket,
00:25:48c'est de l'argent qui passe directement
00:25:49des poches des ménages
00:25:51dans les concurrents alternatifs d'EDF,
00:25:54et en réalité,
00:25:55pour un service qui est aujourd'hui plus dégradé,
00:25:58des salariés évidemment pressurisés,
00:26:01et en réalité,
00:26:03vous avez payé,
00:26:04vous avez toujours l'électricité,
00:26:06mais un tarif plus cher
00:26:08qui concurrence l'entreprise historique.
00:26:10Donc si on ne revient pas sur tout ce mécanisme,
00:26:13et je finis là,
00:26:14évidemment,
00:26:14on n'y arrivera pas.
00:26:15On n'y arrivera pas.
00:26:17Si vous restez sur un marché
00:26:18complètement déréglementé comme ça,
00:26:20si on pense que les acteurs privés
00:26:22qui n'ont qu'un seul objectif,
00:26:24c'est-à-dire faire du profit,
00:26:26on pense qu'ils vont résoudre la crise énergétique,
00:26:28on se met un doigt dans l'œil.
00:26:29Donc c'est vrai que le combat que nous avons
00:26:32est extrêmement politique,
00:26:33ici en France,
00:26:34mais aussi évidemment de l'Union européenne.
00:26:37Mais ça,
00:26:37il faut avoir le courage politique
00:26:38de s'y affronter,
00:26:39et ce n'est pas le choix fait
00:26:41par le gouvernement Macron aujourd'hui.
00:26:43Alors l'un des axes
00:26:44de votre programme progressiste de l'énergie,
00:26:46c'est un tarif,
00:26:47si je ne me trompe pas,
00:26:49un tarif politique
00:26:50qui est basé sur les besoins.
00:26:52Oui, en fait,
00:26:54notre programme progressiste de l'énergie,
00:26:56on l'a construit
00:26:59depuis 2018,
00:27:00au travers de la bataille
00:27:01qu'on a menée
00:27:03pour la défense
00:27:04au départ du service public
00:27:06et du gaz en 2018
00:27:08avec nos camarades cheminots
00:27:09qui, eux, défendaient
00:27:10le ferroviaire,
00:27:11le service public ferroviaire.
00:27:13On s'est dit que,
00:27:14de toute façon,
00:27:15on avait besoin
00:27:17de pousser
00:27:18les enjeux
00:27:19autour de
00:27:19comment on organise
00:27:20le service public
00:27:21de l'énergie demain
00:27:22et comment on peut rendre
00:27:24finalement
00:27:27crédibles,
00:27:28mais surtout audibles,
00:27:29tous les enjeux
00:27:30autour de la maîtrise publique
00:27:32et du développement
00:27:33du service public
00:27:34en tant que tel.
00:27:35Et finalement,
00:27:38si on est
00:27:39terre à terre aujourd'hui,
00:27:41je pense qu'il faut l'être d'ailleurs,
00:27:43on a besoin
00:27:44de se dire
00:27:44que l'électricité,
00:27:47l'énergie,
00:27:48je vais dire,
00:27:48l'énergie,
00:27:49c'est un besoin vital.
00:27:52Donc,
00:27:53de par la Constitution,
00:27:55on a besoin
00:27:55de se dire
00:27:57qu'on doit faire
00:27:58reconnaître
00:27:58l'énergie
00:28:00comme un besoin
00:28:02de première nécessité
00:28:03et donc,
00:28:04il faut le faire inscrire
00:28:05dans la Constitution.
00:28:06Mais au-delà de ça,
00:28:07il faut aller plus loin.
00:28:08ça veut dire
00:28:09qu'il faut qu'on sorte
00:28:10du dogme
00:28:10de la concurrence
00:28:13imposée aujourd'hui
00:28:14par les directives
00:28:15européennes.
00:28:16Ça veut dire
00:28:17qu'en France,
00:28:18on doit avoir
00:28:19un gouvernement
00:28:20offensif
00:28:21dans sa politique énergétique
00:28:22qui,
00:28:24au travers
00:28:25d'un bilan
00:28:25de la déréglementation
00:28:27européenne,
00:28:29concrétise
00:28:30à organiser
00:28:31un service public
00:28:32de l'énergie
00:28:33mais dont
00:28:35on éradique
00:28:35la concurrence
00:28:36libre et non faussée
00:28:38et donc,
00:28:39on stoppe
00:28:40la libéralisation
00:28:42du marché
00:28:43de l'énergie.
00:28:44Ça veut dire
00:28:45en effet
00:28:45que politiquement,
00:28:47ces enjeux,
00:28:48en termes d'orientation,
00:28:49c'est maintenant
00:28:50qu'il faut les prendre.
00:28:51C'est pas demain,
00:28:52c'est maintenant.
00:28:53Et donc,
00:28:54plan de relance
00:28:55ou pas de plan de relance,
00:28:56quand on décide
00:28:57d'une programmation
00:28:58plus raduelle de l'énergie
00:28:59et qu'on ne se donne pas
00:29:00ces ambitions-là,
00:29:02au contraire,
00:29:03qu'on veut développer
00:29:04encore plus
00:29:05la concurrence,
00:29:06ça veut dire
00:29:07qu'on déstabilise
00:29:09et on met à mal
00:29:11son entreprise
00:29:12de services publics,
00:29:14KEDF aujourd'hui
00:29:14pour l'électricité
00:29:16et KENJ
00:29:17pour le gaz.
00:29:18Voilà.
00:29:18Donc,
00:29:19nous,
00:29:20aujourd'hui,
00:29:21on considère
00:29:22au travers
00:29:22de notre programme
00:29:23que ce sont
00:29:25les incontournables
00:29:26et ces prérogatives-là
00:29:27qu'il faut prendre.
00:29:30urgence à sortir
00:29:31du dogme
00:29:32de la concurrence,
00:29:33ça nous permettra
00:29:33demain de repartir
00:29:34sur des bases saines
00:29:35où, finalement,
00:29:37on place l'usager
00:29:39au cœur
00:29:40du process,
00:29:41on travaille
00:29:42la réponse
00:29:43aux besoins
00:29:43pour l'intérêt général
00:29:44et donc,
00:29:45ça veut dire
00:29:45qu'on crée aussi
00:29:47au travers
00:29:48ces ambitions
00:29:50la nécessité
00:29:51de travailler
00:29:51sur la tarification
00:29:54et on la rend
00:29:54beaucoup plus solidaire,
00:29:57j'allais dire
00:29:57attractive,
00:29:58mais c'est peut-être
00:29:58pas le bon mot,
00:29:59beaucoup plus solidaire
00:30:00donc au tarif,
00:30:01un tarif réglementé
00:30:03mais qui est contrôlé
00:30:05et qui répond,
00:30:06en fait,
00:30:06à des besoins
00:30:07d'investissement
00:30:08sur de nouvelles
00:30:10infrastructures,
00:30:11sur le développement
00:30:12du service public,
00:30:14sur la réponse
00:30:15aux besoins
00:30:15et puis sur
00:30:16la péréquation tarifaire,
00:30:18c'est-à-dire que
00:30:18quel que soit
00:30:19le lieu où on habite,
00:30:21dans les pays
00:30:21d'outre-mer
00:30:22à la montagne,
00:30:23à la campagne
00:30:23ou dans les métropoles,
00:30:25eh bien,
00:30:25on a un tarif
00:30:26qui est le même
00:30:26pour tout le monde
00:30:28et donc,
00:30:29c'est pas un programme
00:30:30ambitieux
00:30:31que nous avons,
00:30:31il est réaliste
00:30:32et on considère
00:30:34qu'en plus,
00:30:35la France
00:30:36a les moyens
00:30:37si l'État
00:30:38le lui donne,
00:30:40la France
00:30:40a les moyens
00:30:41de pouvoir
00:30:42réorganiser
00:30:42tout le process.
00:30:44Ça veut dire
00:30:44un contrôle
00:30:45du prix
00:30:45de l'électricité
00:30:47par qui ?
00:30:48Par la puissance publique,
00:30:49par les parlementaires ?
00:30:51Le meilleur contrôle
00:30:52que l'on peut avoir,
00:30:53c'est si on associe
00:30:54les usagers,
00:30:56les citoyens,
00:30:57les élus politiques,
00:30:59les salariés,
00:31:00donc par leurs représentants
00:31:01élus dans les entreprises,
00:31:03les administrateurs salariés,
00:31:05on a besoin,
00:31:05on peut aujourd'hui
00:31:06mettre tous ces acteurs
00:31:08dans le contrôle
00:31:09et puis dans le choix
00:31:11des orientations,
00:31:12des décisions
00:31:13qu'il faut prendre.
00:31:13c'est quand même
00:31:15rendre beaucoup plus démocratique
00:31:17l'organisation
00:31:18du service public
00:31:19qu'elle ne l'est aujourd'hui.
00:31:20Parce que finalement,
00:31:22on voit bien
00:31:22que si on ne démocratise
00:31:25pas plus
00:31:26tout ce programme
00:31:29autour de la politique énergétique,
00:31:32les choses vont se passer encore
00:31:35à coup de directives européennes
00:31:37où on va voir
00:31:38un gouvernement
00:31:38qui va répondre
00:31:42très solennellement
00:31:42sur réorganiser
00:31:44à chaque fois
00:31:45son,
00:31:47on va dire,
00:31:48je parle de l'énergie,
00:31:50mais sa politique énergétique
00:31:51au gré des directives.
00:31:53Et ça,
00:31:53ce n'est plus possible.
00:31:54ça remet en cause
00:31:57de manière très politique
00:31:58aujourd'hui
00:31:59les choix
00:32:00qui ont pu être faits
00:32:01à une époque
00:32:01mais il faut les prendre
00:32:03parce que sinon
00:32:04on ne sortira jamais
00:32:05de la concurrence,
00:32:06on ne sortira jamais
00:32:07de la déréglementation
00:32:08et de la libéralisation
00:32:08des marchés
00:32:09et ça ne fonctionnera pas.
00:32:11Encore une fois,
00:32:13on ne va pas travailler
00:32:14à éradiquer
00:32:15la précarité énergétique
00:32:17et puis on va avoir
00:32:18encore chaque année
00:32:20des augmentations de tarifs
00:32:21et on va taxer
00:32:23l'usager sur sa facture.
00:32:25Nous ce qu'on dit par exemple
00:32:26c'est qu'il est temps
00:32:27de passer
00:32:27à une TVA
00:32:29à 5,5%
00:32:30dans un premier temps
00:32:32donc on passe
00:32:33de 26 à 5,5%
00:32:34ça ferait gagner
00:32:35entre 100 et 150 euros
00:32:37par foyer
00:32:38tous les ans quand même
00:32:39si on passait
00:32:40à une baisse
00:32:42de la TVA.
00:32:43Mais dans un second temps
00:32:44et si on réorganise
00:32:46le service public
00:32:47de l'énergie
00:32:47et qu'on retravaille
00:32:49la tarification
00:32:50il faut
00:32:52il ne faut plus taxer
00:32:53il n'y a pas besoin
00:32:54de taxer
00:32:55la facture
00:32:56des usagers.
00:32:57Par contre
00:32:57dans la facture
00:32:58il faut avoir
00:33:00un calcul
00:33:00qui permette
00:33:01de prendre en compte
00:33:02le besoin
00:33:03les besoins
00:33:04et la nécessité
00:33:05de développer
00:33:06le service public
00:33:06de l'énergie
00:33:06et de renforcer
00:33:08les investissements
00:33:09pour
00:33:11comment dire
00:33:11les infrastructures.
00:33:13Ça c'est nécessaire.
00:33:14Alors mais comment
00:33:15comment on finance
00:33:16parce que je me fais
00:33:17l'avocat du diable
00:33:17on va nous dire
00:33:19l'argent public
00:33:20ça coûte cher
00:33:21l'endettement
00:33:22donc si d'un côté
00:33:24on allège
00:33:25la facture
00:33:25de l'électricité
00:33:26pour la rendre
00:33:27accessible
00:33:28à tout le monde
00:33:29comment on finance
00:33:31ce service public
00:33:32de l'énergie ?
00:33:34On le finance
00:33:35par
00:33:35les factures
00:33:37d'énergie
00:33:38qui seront en effet
00:33:39de la part
00:33:41des usagers
00:33:42et donc des citoyens
00:33:43et on le finance
00:33:44aussi avec l'argent public
00:33:46si on considère
00:33:47que l'énergie
00:33:48c'est un produit
00:33:49de première nécessité
00:33:49il serait malvenu
00:33:51que l'argent public
00:33:52n'aide pas
00:33:53les concitoyens
00:33:54justement
00:33:55à pouvoir
00:33:58profiter
00:33:58et comment dire
00:34:00bénéficier
00:34:01d'un produit
00:34:01de première nécessité
00:34:02il faut quand même
00:34:03se dire aujourd'hui
00:34:04que sans énergie
00:34:05on ne peut pas vivre
00:34:07les hôpitaux
00:34:08ne fonctionneraient pas
00:34:09on aurait beaucoup
00:34:10de difficultés
00:34:11aujourd'hui
00:34:12à faire vivre
00:34:13les industries
00:34:14donc il n'y aurait
00:34:16plus de création
00:34:17d'emplois
00:34:17enfin on serait quand même
00:34:18on retomberait
00:34:19à une époque
00:34:20où on a investi
00:34:22pour reconstruire
00:34:23la France
00:34:23après la guerre
00:34:24et donc du coup
00:34:26si ces choix là
00:34:27qui sont faits
00:34:28et qu'on veut revenir
00:34:28à cette époque là
00:34:30ça va être quand même
00:34:31très très compliqué
00:34:32donc il y a besoin
00:34:34d'investir l'argent public
00:34:35c'est nécessaire
00:34:36c'est un choix
00:34:37de développement
00:34:38du service public
00:34:40de l'énergie
00:34:40mais il faut sortir
00:34:41du dogme de la concurrence
00:34:43et donc
00:34:43il faut sortir
00:34:44de ces voraces
00:34:47qui sont aujourd'hui
00:34:49acteurs
00:34:49dans l'énergie
00:34:51que pour
00:34:52l'intérêt
00:34:53de leurs actionnaires
00:34:54et leur objectif
00:34:57de les enrichir
00:34:57il faut qu'on sorte
00:34:58de ce modèle là
00:34:59alors
00:35:01sortir du dogme
00:35:02de la concurrence
00:35:04ça veut dire
00:35:05remettre en cause
00:35:05les traités européens
00:35:08mettre aussi
00:35:08la dépense publique
00:35:09au service
00:35:10de cet accès à l'énergie
00:35:12j'imagine
00:35:13que vous partagez
00:35:14mais concrètement
00:35:16comment on fait
00:35:18quel dispositif
00:35:21on prend
00:35:21puisque la France
00:35:22est quand même engagée
00:35:23dans les traités européens
00:35:24qui prévoient
00:35:24cette libéralisation
00:35:25il y a aussi
00:35:26le fameux pacte
00:35:27de stabilité
00:35:28sur le contrôle
00:35:29de la dépense publique
00:35:30avec la fameuse règle
00:35:31des 3%
00:35:33on va vous opposer
00:35:34que ce n'est pas possible
00:35:36il faut être un révolutionnaire
00:35:38monsieur Lab
00:35:39parce que si on en reste
00:35:42là où nous en sommes
00:35:44ce que dit Sébastien
00:35:46très justement
00:35:47mais dans tous les domaines
00:35:48c'est que nous allons
00:35:49continuer
00:35:51à serrer la ceinture
00:35:52de tous les services publics
00:35:53partout en Europe
00:35:54on va continuer
00:35:55à opposer
00:35:56les peuples entre eux
00:35:57on va continuer
00:35:58à ce que les salariés
00:35:59se tirent la bourre
00:36:00entre eux
00:36:01tout ça au moins disant
00:36:02social et environnemental
00:36:03donc si c'est ça
00:36:04la perspective
00:36:05que vous avez
00:36:06et que nous proposent
00:36:08tous les gouvernements libéraux
00:36:10au sein de l'Union Européenne
00:36:12je pense que ce modèle
00:36:13est en train de craquer
00:36:14d'ailleurs
00:36:15on l'a bien vu
00:36:16lors de la crise du Covid
00:36:18tous les beaux discours libéraux
00:36:20ont sauté
00:36:20puisque la règle des 3%
00:36:23si je ne m'abuse
00:36:24vient de sauter
00:36:26puisque plus personne
00:36:27ne respectera
00:36:27la règle des 3%
00:36:28dans les prochaines années
00:36:30puisque c'est impossible
00:36:31on vient d'aligner
00:36:33des milliards
00:36:33et des milliards d'euros
00:36:34pour relancer
00:36:35la machine économique
00:36:36non non pas
00:36:37en investissement public
00:36:39ce qu'il aurait fallu
00:36:40mais bien
00:36:41en donnant
00:36:41beaucoup d'argent
00:36:43au modèle privé
00:36:44c'est 465 milliards
00:36:46qui ont été donnés
00:36:47en l'espace
00:36:48de quelques semaines
00:36:49au privé
00:36:51en termes
00:36:52de prêts garantis
00:36:53par l'État
00:36:53de fonds de solidarité
00:36:54ou en activant
00:36:55le chômage partiel
00:36:56alors que quelques semaines
00:36:58avant
00:36:58nous avions un grand débat
00:36:59sur les questions
00:37:01de retraite
00:37:01qui avait un déséquilibre
00:37:03je le rappelle
00:37:03du système de retraite
00:37:04entre 7 et 12 milliards
00:37:06jusqu'en 2025
00:37:07avant qu'il ne revienne
00:37:08à l'équilibre
00:37:09et on a vous expliqué
00:37:10que c'était impossible
00:37:11de trouver 7 à 12 milliards
00:37:14on en a débloqué 465
00:37:16pendant la crise du Covid
00:37:17et on vient bien
00:37:17de retrouver
00:37:18100 milliards d'euros
00:37:19dont 20 milliards
00:37:20rien qu'en allègement
00:37:22de cotisation
00:37:23et de suppression
00:37:25d'impôts de production
00:37:26d'ailleurs Bruno Le Maire
00:37:27a dit que les impôts
00:37:28de production
00:37:28étaient des impôts stupides
00:37:30donc voilà
00:37:31donc tous leurs dogmes
00:37:32sont en train
00:37:33de voler en éclats
00:37:34donc oui
00:37:35c'est une bataille politique
00:37:37mais il faut en avoir
00:37:39la conviction
00:37:40sinon je dirais
00:37:42une fois encore
00:37:44les peuples vont trinquer
00:37:45et ne le supportent déjà plus
00:37:47et ne le supportez pas
00:37:49déjà avant la crise
00:37:50et ne le supporteront pas
00:37:52aujourd'hui
00:37:52parce que les 100 milliards d'euros
00:37:54que nous venons de mettre
00:37:55sur la table du plan de relance
00:37:56nous venons d'en parler
00:37:57à un moment donné
00:37:58il va falloir que les gouvernements
00:37:59et notamment le gouvernement français
00:38:01disent
00:38:02qui c'est qui va payer
00:38:03soit
00:38:04il y a deux choix
00:38:05soit nous nous avons proposé
00:38:07que nous inventions
00:38:08de nouveaux impôts
00:38:10notamment sur les 1%
00:38:12que nous revenions
00:38:13à un ISF
00:38:14mais pas l'ISF d'avant
00:38:16celui qui est ramené
00:38:17entre 3 et 5 milliards d'euros
00:38:18puisqu'il faut en trouver
00:38:19beaucoup d'argent
00:38:20et que nous inventions
00:38:21une nouvelle taxe
00:38:22sur le capital
00:38:24ou alors
00:38:25ça seront les salariés
00:38:27au prix de leur labeur
00:38:27qui vont en payer
00:38:28le prix
00:38:29et ça
00:38:30pour les décennies à venir
00:38:31et je rappelle
00:38:32qu'en 2008
00:38:33déjà nous avons vécu
00:38:34la crise économique
00:38:35ce qu'on nous disait
00:38:36la crise des subprimes
00:38:37et ce sont les peuples
00:38:38partout en Europe
00:38:39qui ont payé la facture
00:38:41notamment les grecs
00:38:42et tant d'autres
00:38:43donc oui
00:38:44c'est un combat politique
00:38:47il faut en avoir
00:38:47la conviction
00:38:48oui il faut revenir
00:38:49sur tous les traités européens
00:38:50qui sont en train
00:38:51de nous étrangler
00:38:52oui il faut revenir
00:38:53sur cette question
00:38:54de la déréglementation
00:38:56d'un certain nombre
00:38:57de secteurs
00:38:58stratégiques
00:38:59stratégiques
00:39:00parce que l'énergie
00:39:01c'est stratégique
00:39:02je finis par là
00:39:03par exemple
00:39:04on parle beaucoup
00:39:04de compétitivité
00:39:06de nos entreprises
00:39:07parce qu'on a un gouvernement
00:39:09qui affiche en tout cas
00:39:11la volonté
00:39:12de relocaliser
00:39:13un certain nombre
00:39:14d'industries
00:39:15nous nous y sommes favorables
00:39:16nous pensons
00:39:17que dans un certain
00:39:18nombre de secteurs
00:39:18il nous faut une souveraineté
00:39:20industrielle
00:39:21française
00:39:22ou au niveau européen
00:39:23par exemple
00:39:23nous avons découvert
00:39:25toutes et tous
00:39:25que nous étions infichus
00:39:27de produire un certain
00:39:28nombre de matériel médical
00:39:30pendant la crise
00:39:31que ça soit des masques
00:39:32ou des blouses
00:39:33ou un certain nombre
00:39:34de médicaments
00:39:35donc il y a une volonté
00:39:36par exemple
00:39:37que dans le domaine
00:39:37du médicament
00:39:38nous relocalisons
00:39:39un certain nombre
00:39:40de principes actifs
00:39:41mais on pourrait
00:39:42en citer beaucoup d'autres
00:39:44c'est quoi la compétitivité ?
00:39:47une des questions
00:39:47de compétitivité
00:39:48de nos entreprises
00:39:49c'est le prix de l'énergie
00:39:50parce que
00:39:51quand vous avez
00:39:52une industrie
00:39:54l'énergie
00:39:54c'est un poste important
00:39:56nous avons une chance
00:39:57en France
00:39:58nous avons le prix
00:40:00de l'énergie
00:40:00le plus bas d'Europe
00:40:01ça c'est une question
00:40:03de compétitivité
00:40:04et pourquoi nous l'avons ?
00:40:05parce que nous avons
00:40:06une entreprise
00:40:07EDF
00:40:08certes
00:40:09beaucoup attaquée
00:40:10nous venons
00:40:10d'en faire quasiment
00:40:11le procès
00:40:12de la déréglementation
00:40:13et de la mise en concurrence
00:40:14mais c'est une question ça
00:40:15donc si nous voulons garder
00:40:17cet atout compétitif
00:40:18et ce prix de l'électricité
00:40:20bas
00:40:20oui il faut revenir
00:40:22sur la déréglementation
00:40:23parce que dans 10 ou 15 ans
00:40:24si nous continuons
00:40:25à laisser filer
00:40:26tout cela
00:40:27alors peut-être
00:40:28nous ne serons plus compétitifs
00:40:29vous savez que
00:40:30jusqu'à aujourd'hui
00:40:31on a parlé des tarifs
00:40:32réglementés pour les ménages
00:40:33mais jusqu'à aujourd'hui
00:40:34je crois que c'était
00:40:36le 1er janvier
00:40:36mais Sébastien
00:40:38je vais dire de mémoire
00:40:40donc si je dis une bêtise
00:40:40sur la date
00:40:41mais jusqu'au 1er janvier 2020
00:40:43il y avait encore
00:40:43un tarif réglementé
00:40:44pour les entreprises
00:40:45il vient de sauter
00:40:47ou il va sauter
00:40:48dans les prochaines semaines
00:40:49donc ça c'est une question
00:40:51dans les prochaines semaines
00:40:52nos entreprises
00:40:53vont payer plus cher
00:40:54le tarif
00:40:55de l'électricité
00:40:56et donc ça va avoir
00:40:58une répercussion
00:40:58sur la production
00:41:00donc ça c'est une véritable question
00:41:02mais oui
00:41:03vous avez raison
00:41:04tout est question
00:41:05de volonté politique
00:41:06mais on a un gouvernement
00:41:07moi je me rappelle
00:41:08et je finis par là
00:41:09j'ai déjà interpellé
00:41:11maintes fois
00:41:12le gouvernement
00:41:12sur les tarifs réglementés
00:41:14sur la question de l'énergie
00:41:15sur la question
00:41:16de désintégrer
00:41:18de la désintégration
00:41:20de l'entreprise EDF
00:41:21beaucoup alerté
00:41:22sur cette question
00:41:23et je me rappelle
00:41:24c'était l'éphémère
00:41:25ministre
00:41:26de la transition énergétique
00:41:28comment il s'appelait
00:41:29François de Rugy
00:41:30je l'avais interpellé
00:41:31au parlement
00:41:32et il m'avait répondu
00:41:33oui il y a deux visions
00:41:35de la société
00:41:35qui s'affrontent
00:41:36au moins il a été cache
00:41:37il dit
00:41:38il y a la mienne
00:41:38celle qui croit
00:41:39que la concurrence
00:41:40va tout régler
00:41:41et vous
00:41:42vous êtes un étatiste
00:41:43vous voulez revenir
00:41:45au soviétisme
00:41:46et ça
00:41:46ça a échoué
00:41:46bon
00:41:48je ne partage pas ça
00:41:49c'est que moi je pense
00:41:50qu'il faut une entreprise
00:41:51intégrée
00:41:52une entreprise
00:41:53qui a un monopole
00:41:54mais lui
00:41:54il croit au dogme
00:41:55de la concurrence
00:41:56et quand c'est lui
00:41:57c'est l'ensemble
00:41:58du gouvernement
00:41:59qui le pense
00:42:00et celle
00:42:01qui l'a remplacée
00:42:02Mme Pompili
00:42:03je pense qu'elle est
00:42:04dans la même
00:42:04droite ligne
00:42:05donc oui il y a un combat
00:42:07politique et idéologique
00:42:08en France
00:42:09et au sein de l'Union Européenne
00:42:10mais il n'y a que ceux
00:42:12qui n'y croient pas
00:42:13qui ne mènent pas
00:42:13les combats
00:42:15merci
00:42:16dans l'agenda de la CGT
00:42:18il y a des mobilisations
00:42:20de prévu
00:42:21sur ces questions
00:42:22oui
00:42:23d'abord
00:42:24on a profité
00:42:25de l'été
00:42:26pour
00:42:26avec nos syndicats
00:42:29partout dans les territoires
00:42:31on puisse
00:42:31faire connaître
00:42:32le programme
00:42:34progressiste de l'énergie
00:42:35alors c'est
00:42:37ce petit livret
00:42:38ce petit fascicule
00:42:39qu'on a
00:42:39qu'on a pu
00:42:40comment dire
00:42:41peut-être le montrer à la caméra
00:42:42oui voilà tout à fait
00:42:44donc c'est ce petit fascicule
00:42:46que l'on a tiré
00:42:47en 300 000 exemplaires
00:42:49et qu'on essaye
00:42:50de déployer
00:42:51dans les territoires
00:42:51de manière à le faire connaître
00:42:52au plus grand nombre
00:42:53alors en interne
00:42:54parce que c'est important
00:42:55quand même
00:42:55de faire connaître
00:42:56les orientations syndicales
00:42:58de la fédération
00:43:00mine-énergie CGT
00:43:01et puis à l'externe
00:43:02parce qu'on va avoir besoin
00:43:03d'expliquer
00:43:06aux usagers
00:43:07aujourd'hui
00:43:07de l'électricité
00:43:08et du gaz
00:43:09nos orientations
00:43:10politiques
00:43:11en matière justement
00:43:13de politique énergétique
00:43:14ça c'est
00:43:15première étape
00:43:16mais en parallèle
00:43:18parce qu'on considère
00:43:20que c'est une solution
00:43:22le combat seul
00:43:23syndical
00:43:24et de lutte
00:43:26de classe
00:43:27avec les salariés
00:43:28il suffira pas
00:43:29on a besoin
00:43:29des élus politiques
00:43:31de la proximité
00:43:32comme député
00:43:33et sénateur
00:43:34Fabien le sait très bien
00:43:36pour nous aider maintenant
00:43:37à pouvoir obtenir
00:43:39les débats
00:43:40sur ces enjeux
00:43:41mais au-delà
00:43:42d'obtenir les débats
00:43:42c'est qu'à un moment donné
00:43:43les débats
00:43:44ils puissent aboutir
00:43:45sur des orientations
00:43:46de loi
00:43:47qui permettent
00:43:48une prise en compte
00:43:50de ce programme
00:43:51progressiste de l'énergie
00:43:51donc on a écrit
00:43:53aux maires de France
00:43:53aux députés
00:43:54aux sénateurs
00:43:55on va forcément
00:43:56donc interpeller
00:43:57les pouvoirs publics
00:43:59et essayer
00:44:00y compris
00:44:00pourquoi pas
00:44:01d'organiser des débats
00:44:02dans les territoires
00:44:04pour essayer
00:44:05de concrétiser
00:44:07maintenant
00:44:09la connaissance
00:44:10et une meilleure
00:44:11on va dire
00:44:12adéquation
00:44:13entre les usagers
00:44:14et puis nous
00:44:15sur les enjeux énergétiques
00:44:17qu'est-ce qu'ils vous disent
00:44:18les usagers
00:44:18que vous avez rencontrés
00:44:19les usagers
00:44:20qu'on a rencontrés
00:44:21sur ces enjeux
00:44:23pour eux
00:44:23c'est vrai que
00:44:24aujourd'hui
00:44:25ils sont confrontés
00:44:26à la concurrence
00:44:27ils sont démarchés
00:44:29tous les jours
00:44:29par téléphone
00:44:30ou au porte-à-porte
00:44:33par les concurrents
00:44:35d'EDF
00:44:36ou d'Engie
00:44:37et voire même
00:44:38EDF et Engie
00:44:39se concurrencent
00:44:40entre eux
00:44:40entre celui
00:44:41qui veut vendre du gaz
00:44:42et l'autre de l'électricité
00:44:43ils sont tous perdus
00:44:45aujourd'hui
00:44:45et puis forcément
00:44:47il y a une recherche
00:44:47au travers des tarifs
00:44:49à réduire
00:44:51sa facture
00:44:52au quotidien
00:44:53parce que les augmentations
00:44:54sont passées
00:44:56chaque année
00:44:57et viennent
00:44:57forcément plomber
00:45:02les revenus des ménages
00:45:05donc on a besoin
00:45:06de remettre
00:45:07ces enjeux
00:45:08au coeur du débat
00:45:09avec les usagers
00:45:10pour leur faire comprendre
00:45:11finalement
00:45:13pourquoi
00:45:13le gouvernement français
00:45:15en appliquant
00:45:17une directive européenne
00:45:18il a cassé
00:45:19EDF-GDF
00:45:20pour organiser
00:45:21et libéraliser
00:45:22le marché
00:45:23sur ses terres
00:45:25et les conséquences
00:45:26que ça en a
00:45:27pour le commun des mortels
00:45:28voilà
00:45:28donc ça
00:45:29on a besoin de le faire comprendre
00:45:30et c'est pas facile
00:45:31parce que du coup
00:45:32dans tout ce que je viens
00:45:33de citer
00:45:34la concurrence organisée
00:45:36la recherche
00:45:36au moindre coût
00:45:37et donc la baisse des tarifs
00:45:39tout le monde est perdu
00:45:40donc
00:45:42demain
00:45:43on va aussi
00:45:44donc avoir
00:45:45j'irais
00:45:46amener le combat syndical
00:45:47avec
00:45:48les salariés
00:45:49pour aller chercher
00:45:50pour aller chercher
00:45:51auprès de nos employeurs
00:45:53quand même
00:45:54à améliorer le quotidien
00:45:55des travailleurs
00:45:57dans le service public
00:45:59et puis
00:46:00éviter toutes les transformations
00:46:01ou les privatisations à venir
00:46:03qui sont prévues
00:46:04quand même
00:46:04je parle
00:46:05là je veux dire
00:46:06EDF
00:46:06et ENGIE
00:46:07où les choses
00:46:08ne s'améliorent pas
00:46:09et si
00:46:10peut-être
00:46:11d'ailleurs
00:46:11une petite seconde
00:46:15sur la question
00:46:15des barrages
00:46:16parce que c'est une question
00:46:17qui a
00:46:18beaucoup animé
00:46:21notamment
00:46:21les collectivités locales
00:46:22qui ont pris des fois
00:46:23position
00:46:25souvent
00:46:25en accord
00:46:26avec la CGT
00:46:27pour combattre
00:46:28ces projets
00:46:28où on en est
00:46:29qu'est-ce qui
00:46:30on en est
00:46:31que c'est toujours
00:46:32au même point
00:46:33c'est-à-dire
00:46:34l'Europe qui impose
00:46:36l'organisation
00:46:37de la concurrence
00:46:38en France
00:46:39et donc
00:46:40qui impose
00:46:40au gouvernement
00:46:41d'imposer
00:46:42aujourd'hui
00:46:43à EDF
00:46:44de pouvoir
00:46:47se séparer
00:46:48de concessions
00:46:48de barrages
00:46:49hydrauliques
00:46:50parce que
00:46:50la concurrence
00:46:51n'est pas organisée
00:46:52ou pas assez organisée
00:46:53alors qu'on a
00:46:53aujourd'hui
00:46:54trois entreprises
00:46:55qui rayonnent
00:46:57dans la gestion
00:46:58des concessions
00:46:59des barrages hydrauliques
00:47:00puisqu'il y a
00:47:00la compagnie nationale
00:47:01du Rhône
00:47:01il y a la CHEM
00:47:03et il y a EDF
00:47:03bon mais ça ne suffit pas
00:47:04donc il faut aller plus loin
00:47:05toujours dans cette
00:47:08stratégie
00:47:09néolibérale
00:47:10de la concurrence
00:47:11va améliorer
00:47:12le quotidien
00:47:13et donc
00:47:14il faut l'organiser
00:47:14et c'est selon vous
00:47:16ces sessions
00:47:16des barrages
00:47:17elles conforteraient
00:47:18la hausse des prix
00:47:18bien sûr
00:47:19fragiliser EDF
00:47:20exactement
00:47:21et puis
00:47:22je pense que
00:47:24c'est aussi
00:47:26se séparer
00:47:27de la maîtrise publique
00:47:29aujourd'hui
00:47:30de la gestion
00:47:32des barrages
00:47:33donc
00:47:33pour la remettre
00:47:35dans des sociétés privées
00:47:37puis c'est permettre
00:47:38de toute façon
00:47:38aujourd'hui
00:47:40à ceux qui ont
00:47:41la dent l'ongle
00:47:41de pouvoir investir
00:47:42dans des concessions
00:47:44pour demain
00:47:45forcément
00:47:47engraisser les actionnaires
00:47:48donc bon
00:47:49il y a une mise en demeure
00:47:51qui court toujours
00:47:53de Bruxelles
00:47:54vis-à-vis
00:47:55de l'état français
00:47:56et par contre
00:47:57nous on considère
00:47:58aujourd'hui
00:47:58que le gouvernement
00:47:59ne prend pas
00:48:00ses responsabilités
00:48:01d'ailleurs
00:48:03sur la politique
00:48:04énergétique
00:48:05en général
00:48:05quand c'est qu'à un moment donné
00:48:06le gouvernement
00:48:07et le président
00:48:08de la république
00:48:08vont dire
00:48:10à Bruxelles
00:48:10vous nous faites chier
00:48:12avec votre politique
00:48:13à la concurrence
00:48:14et vos directives
00:48:15qui en fait
00:48:17nous désorganisent
00:48:18plus que ça nous organise
00:48:19qui créent plus
00:48:20d'austérité
00:48:21qu'autre chose
00:48:22et puis qui
00:48:23qui augmente
00:48:23la précarité
00:48:24donc finalement
00:48:25le gouvernement
00:48:26et le président
00:48:27de la république
00:48:28devraient
00:48:28prendre leurs responsabilités
00:48:30et dire stop
00:48:30nous on ne rentre plus
00:48:32dans ce jeu là
00:48:32on s'en sort
00:48:33et comment justement
00:48:34pour s'en sortir
00:48:37ils organisent
00:48:38le débat
00:48:39là où il doit être organisé
00:48:40avec les députés
00:48:42et avec les sénateurs
00:48:43et comment demain
00:48:44on crée les lois
00:48:45qu'il faut
00:48:45pour améliorer le système
00:48:47donc c'est révolutionnaire
00:48:49c'est ambitieux
00:48:49c'est un programme progressiste
00:48:52qui très certainement
00:48:54prendra demain du temps
00:48:55pour le faire connaître
00:48:57et puis essayer
00:48:58justement
00:48:59de convaincre des élus
00:49:00à nous aider
00:49:01à le porter
00:49:03pour avoir
00:49:04le débat
00:49:05nécessaire
00:49:05encore une fois
00:49:07je me répète
00:49:08mais à l'assemblée
00:49:08et au sénat
00:49:09mais en tout cas
00:49:10on ne lâchera pas
00:49:11et s'il faut mener
00:49:12des batailles syndicales
00:49:13avec les salariés
00:49:14la CGT
00:49:15les organisera
00:49:16autant que de besoin
00:49:17parce qu'on considère
00:49:18demain que
00:49:19le service public
00:49:20de l'énergie
00:49:21passe par un programme
00:49:22progressiste
00:49:24ambitieux
00:49:25dont le gouvernement
00:49:26doit s'attacher
00:49:28le 17
00:49:30la journée confédérale
00:49:31de la CGT
00:49:31ça sera une journée
00:49:33où la fédération
00:49:33donc s'inscrit
00:49:34dans l'appel interprofessionnel
00:49:36tous les salariés
00:49:38de nos champs professionnels
00:49:39sont appelés
00:49:40à faire grève
00:49:41et à participer
00:49:42aux manifestations
00:49:43partout dans les territoires
00:49:44c'est une journée
00:49:45où on peut justement
00:49:46faire connaître
00:49:47notre programme progressiste
00:49:48de l'énergie
00:49:48dans les rassemblements
00:49:50les manifestations
00:49:50on peut aussi
00:49:51prendre des rendez-vous
00:49:52avec les pouvoirs publics
00:49:54pour justement
00:49:54aller discuter
00:49:56de ces enjeux
00:49:56mais c'est aussi
00:49:58défendre
00:50:00comment dire
00:50:01nos enjeux revendicatifs
00:50:04notamment au travers
00:50:05l'amélioration
00:50:07des conditions de travail
00:50:07la création d'emplois
00:50:10c'est aussi défendre
00:50:12des sites aujourd'hui
00:50:13qui sont amenés
00:50:13à fermer
00:50:14je pense notamment
00:50:15à mes camarades
00:50:17dans les centrales
00:50:19donc au charbon
00:50:20qui par
00:50:23par l'application
00:50:24de textes
00:50:25aussi européens
00:50:27en un avenir
00:50:28malheureusement
00:50:29qui les emmène
00:50:30à avoir
00:50:31leur site
00:50:31industriel
00:50:32fermé
00:50:33on a des projets
00:50:35en territoire
00:50:35travaillés
00:50:36avec les salariés
00:50:37qui prévoient
00:50:39demain
00:50:39de réindustrialiser
00:50:41ces sites
00:50:41et donc
00:50:42une continuité
00:50:43de l'emploi
00:50:43avec peut-être
00:50:44des nouveaux métiers
00:50:45mais
00:50:46et des nouvelles compétences
00:50:47mais on parlait
00:50:49de plan de relance
00:50:49tout à l'heure
00:50:50combien
00:50:50de milliards
00:50:52sont dédiés
00:50:53à ces projets
00:50:54en territoire
00:50:55pour relancer
00:50:56demain
00:50:56pour donner
00:50:57un avenir
00:50:58à ces salariés
00:50:59et à leur industrie
00:51:00rien
00:51:01rien
00:51:03donc ça nous
00:51:03ça nous pose
00:51:04un véritable problème
00:51:05quand on voit
00:51:06finalement que
00:51:07ces salariés
00:51:09ont travaillé
00:51:10avec
00:51:11des
00:51:12des sociétés
00:51:15de conseils
00:51:16pour justement
00:51:17prévoir l'avenir
00:51:19et se dire
00:51:19ok
00:51:20on arrête
00:51:21les centrales
00:51:21au charbon
00:51:22demain
00:51:22mais on est
00:51:23en capacité
00:51:24par de nouvelles
00:51:26infrastructures
00:51:27et de nouvelles
00:51:28manières
00:51:29de produire
00:51:29l'électricité
00:51:30demain
00:51:30on prévoit
00:51:31un avenir
00:51:31pour les emplois
00:51:33emplois
00:51:34internes
00:51:34et induits
00:51:36c'est à dire
00:51:36la sous-traitance
00:51:37donc un avenir
00:51:38finalement
00:51:38pour un bassin d'emploi
00:51:40donc c'est
00:51:40parce que
00:51:41les projets
00:51:41qui sont portés
00:51:42sont des projets
00:51:43de transformation
00:51:43de ces outils
00:51:44de travail
00:51:44c'est à dire
00:51:45de transition
00:51:46vers une autre énergie
00:51:47que le charbon
00:51:49oui que certains
00:51:50pourraient dire
00:51:50l'énergie verte
00:51:51ou l'énergie propre
00:51:52on l'appelle
00:51:52comme on veut
00:51:53il y a le projet
00:51:54Cocombus par exemple
00:51:55à Cordemais
00:51:55mais dans le plan
00:51:57de relance
00:51:57dans les 30 milliards
00:51:58sur la transition énergétique
00:52:00vous avez donc
00:52:00une grande partie
00:52:02pour les isolations
00:52:03de l'habitat
00:52:04et ça c'est nécessaire
00:52:06à condition
00:52:06qu'on le contrôle
00:52:07et qu'on
00:52:09et qu'on mette aussi
00:52:10l'argent
00:52:10là où il est nécessaire
00:52:11c'est à dire
00:52:12dans les habitations
00:52:14les plus insalubres
00:52:15et qu'on n'oublie pas
00:52:16les logements sociaux
00:52:17enfin bref
00:52:19ça serait
00:52:19comment dire
00:52:20important
00:52:20d'y passer du temps
00:52:22dans le débat
00:52:22mais il faut contrôler
00:52:23cet investissement
00:52:24pour qu'il aille vraiment
00:52:25dans les endroits
00:52:28où c'est
00:52:29où c'est
00:52:30j'irais aujourd'hui
00:52:31prioritaire
00:52:31mais au delà
00:52:33donc de l'investissement
00:52:34sur l'habitat
00:52:34combien
00:52:35sont dédiés demain
00:52:36pour les projets
00:52:37en territoire
00:52:38rien
00:52:39et donc c'est
00:52:40un vrai problème
00:52:41ça veut dire que
00:52:42les 100 milliards
00:52:43du plan de relance
00:52:43pour nous
00:52:44c'est une chose
00:52:44ça c'est
00:52:45j'irais
00:52:47les orientations
00:52:48gouvernementales
00:52:49mais on considère
00:52:50nous que pour
00:52:52demain
00:52:54renforcer
00:52:55notre industrie
00:52:56développer
00:52:57les emplois
00:52:59des nouveaux métiers
00:53:00élever
00:53:01les besoins
00:53:01en compétence
00:53:02former
00:53:03et
00:53:05développer
00:53:06les services
00:53:06publics
00:53:07nécessaires
00:53:07pour
00:53:07les citoyens
00:53:09et bien
00:53:09c'est pas
00:53:11100 milliards
00:53:11qu'on aurait besoin
00:53:12c'est beaucoup plus
00:53:12mais par contre
00:53:13il n'y a aucune enveloppe
00:53:14qui a été posée
00:53:15sur la table
00:53:16et ça
00:53:16ça nous fait
00:53:17quand même
00:53:18assez peur
00:53:18voilà
00:53:19et donc pour l'avenir
00:53:20de mes camarades
00:53:21qui se battent
00:53:22maintenant depuis
00:53:22des années
00:53:23dans les territoires
00:53:24et sur ces sites
00:53:25industriels
00:53:27et bien on aurait aimé
00:53:28quand même
00:53:28que des milliards
00:53:29soient dégagés
00:53:29pour
00:53:31pour leur donner
00:53:32la possibilité
00:53:33demain
00:53:33d'envisager
00:53:35avec leur famille
00:53:37un avenir sûr
00:53:38et malheureusement
00:53:38c'est pas le cas
00:53:40donc
00:53:41on a quand même
00:53:42quelques craintes
00:53:43mais on va se battre
00:53:44parce qu'on lâchera rien
00:53:45et encore une fois
00:53:46les projets
00:53:47qui sont travaillés
00:53:48par les salariés
00:53:49avec la CGT
00:53:50bien entendu
00:53:50dans les territoires
00:53:51on considère
00:53:52qu'ils sont viables
00:53:53mais ils ont besoin
00:53:54d'être accompagnés
00:53:55et ils ont besoin
00:53:56d'avoir les budgets
00:53:57donc que fait
00:53:58notre ministère de tutelle
00:53:59et que fait le gouvernement
00:54:01avec son plan de relance
00:54:02les élus locaux
00:54:03comment ont-ils accueilli
00:54:05est-ce que vous avez
00:54:05déjà des retours
00:54:06autour de votre invitation
00:54:07à participer
00:54:08à ce programme progressiste
00:54:10alors on a
00:54:11des élus politiques
00:54:13qui sont très
00:54:16comment dire
00:54:18sont très intéressés
00:54:19par le programme progressiste
00:54:21de l'énergie
00:54:21Fabien
00:54:23qui suit ses questions
00:54:24au Sénat
00:54:26on aura l'occasion
00:54:28de se revoir
00:54:29pour en discuter
00:54:30parce qu'on souhaite
00:54:31justement
00:54:31qu'à travers
00:54:34l'activité
00:54:35de Fabien au Sénat
00:54:36on puisse obtenir
00:54:38au-delà d'un débat
00:54:40concrètement
00:54:41je dirais
00:54:43mesurer
00:54:43l'ensemble
00:54:44de ces enjeux
00:54:45et puis
00:54:45faire que
00:54:46on est un gouvernement
00:54:47quand il veut tracer
00:54:48les orientations politiques
00:54:49il puisse prendre en compte
00:54:51aussi la réflexion
00:54:52syndicale
00:54:53qui existe
00:54:54parce que finalement
00:54:56on a des enjeux
00:54:57nous et des orientations
00:54:58qui sont
00:54:59qui sont le programme
00:55:00progressiste de l'énergie
00:55:01mais si on a personne
00:55:02pour nous accompagner
00:55:05et engager
00:55:06ces réflexions
00:55:06aux endroits
00:55:07où il faut
00:55:07ça va être compliqué
00:55:08pour nous
00:55:08de pouvoir
00:55:10convaincre
00:55:11les salariés
00:55:12de se battre
00:55:13au quotidien
00:55:13pour l'obtenir
00:55:14donc il faut
00:55:15qu'on travaille
00:55:16ensemble
00:55:17et on espère
00:55:18qu'au-delà
00:55:20du parti communiste
00:55:21français
00:55:22et de ses élus
00:55:22on a aussi
00:55:24d'autres partis
00:55:25qui seront
00:55:26aussi intéressés
00:55:27et nous ferons appel
00:55:28demain
00:55:29pour qu'on puisse
00:55:29travailler ensemble
00:55:30en tout cas
00:55:31encore une fois
00:55:32on a besoin
00:55:33d'avancer
00:55:33main dans la main
00:55:34et notre fédération
00:55:36est ouverte
00:55:36bien entendu
00:55:37avec toute force
00:55:39politique de gauche
00:55:40pour engager
00:55:41les discussions
00:55:41nécessaires
00:55:42et nous l'espérons
00:55:44pouvoir demain
00:55:45être offensif
00:55:46en la matière
00:55:47tu appelles
00:55:48à la coopération
00:55:49il peut être entendu
00:55:50de la part
00:55:51de vos collègues
00:55:52je pense au-delà
00:55:52de votre groupe
00:55:55c'est nécessaire
00:55:56que ça déborde
00:55:58notre groupe
00:55:59puisque
00:56:00on le disait
00:56:01tout à l'heure
00:56:02on a déposé
00:56:03j'ai déposé
00:56:04une proposition
00:56:05de loi
00:56:05de lutte
00:56:06contre la précarité
00:56:06énergétique
00:56:07et pour un droit
00:56:08à l'énergie
00:56:09et on l'a débattu
00:56:11à fin 2019
00:56:12elle n'a pas été adoptée
00:56:14par la majorité
00:56:16sénatoriale
00:56:16et le gouvernement
00:56:17mais nous continuons
00:56:19chaque fois
00:56:20nous déposons
00:56:21une proposition
00:56:22de loi
00:56:22et dans le cadre
00:56:23de l'énergie
00:56:24nous allons continuer
00:56:26ce débat
00:56:27mais si nous voulons
00:56:28être majoritaires
00:56:29il faut parler
00:56:30avec tout le monde
00:56:30il faut convaincre
00:56:32c'est ça
00:56:33la force du politique
00:56:34et de la politique
00:56:36parce que si ça reste
00:56:37seulement dans notre groupe
00:56:39bon
00:56:40je rappelle
00:56:41nous sommes 16
00:56:42sur 348 au Sénat
00:56:43donc
00:56:44ça n'ira pas loin
00:56:45donc nous avons réussi
00:56:47le dernier coup
00:56:48à convaincre
00:56:49largement à gauche
00:56:50mais aussi
00:56:51quelques-uns
00:56:52à droite
00:56:53sont venus me voir
00:56:54après le débat
00:56:54et nous ont dit
00:56:56c'est vrai que
00:56:57sur cette question
00:56:58de précarité énergétique
00:56:59par exemple
00:56:59d'abaisser la TVA
00:57:01qui est aujourd'hui
00:57:02de 26
00:57:02que disait Sébastien
00:57:03à 5,5
00:57:05elle commence
00:57:06à faire son chemin
00:57:07je ne dis pas
00:57:07qu'elle n'est majoritaire
00:57:08mais elle fait son chemin
00:57:10par exemple
00:57:11j'ai eu un débat
00:57:12très intéressant
00:57:13sur la facture
00:57:15d'électricité
00:57:16et comme Sébastien
00:57:17disait tout à l'heure
00:57:18je crois que
00:57:19peu le savent
00:57:19que plus de 30%
00:57:22entre 30 et 32%
00:57:23peu importe
00:57:24c'est-à-dire
00:57:25un tiers de la facture
00:57:26c'est des taxes
00:57:27et impôts
00:57:28et que ça paye
00:57:29notamment
00:57:30des ENR
00:57:31les énergies renouvelables
00:57:32pour le privé
00:57:33quand vous dites ça
00:57:34aux gens
00:57:34ils vous regardent
00:57:35avec des yeux
00:57:36ils ne le savent pas
00:57:37et bien ça
00:57:38c'est un débat
00:57:39que nous avons eu
00:57:40et que nous allons
00:57:41poursuivre
00:57:42ce n'est pas possible
00:57:43que pèse
00:57:44sur les citoyennes
00:57:46et les citoyens
00:57:47l'investissement
00:57:47pour le privé
00:57:48et que
00:57:49en plus
00:57:50dans la situation
00:57:50dans laquelle nous sommes
00:57:52où on nous annonce
00:57:53un million de chômeurs
00:57:54en plus
00:57:55où les inégalités
00:57:56ne cessent
00:57:58de croître
00:57:59que nous continuons
00:58:00à faire peser
00:58:01sur les familles
00:58:02les plus populaires
00:58:03cet axe insoutenable
00:58:04et donc ça
00:58:05on avait demandé
00:58:06nous l'exonération
00:58:07pour les familles
00:58:09modestes
00:58:09c'est vrai que
00:58:10c'était un premier pas
00:58:11nous pensons
00:58:12mais ce débat là
00:58:14il continue
00:58:15il y a beaucoup de gens
00:58:16quelques-uns
00:58:17qui sont venus me voir
00:58:18en disant
00:58:18c'est vrai que
00:58:19sur la question
00:58:20de la TVA
00:58:20et ce taxe
00:58:22pour les familles
00:58:22les plus modestes
00:58:24je pense qu'on devrait
00:58:26en discuter
00:58:27donc on va poursuivre
00:58:28ce débat
00:58:28et sur la question
00:58:30des EPIC
00:58:31en tout cas
00:58:31d'un pôle public
00:58:32de l'énergie
00:58:33d'arrêter la mise
00:58:34en concurrence
00:58:34pour que
00:58:35on réponde
00:58:37aux besoins
00:58:38humains
00:58:38et on réponde
00:58:39aux besoins
00:58:40et aux défis
00:58:40d'humanité
00:58:41je pense que
00:58:42c'est un débat
00:58:42qui est actualité
00:58:43je finis comme ça
00:58:44le président de la République
00:58:47lors de son premier discours
00:58:49lors de la crise du Covid
00:58:51le président de la République
00:58:52Emmanuel Macron
00:58:54lui-même a reconnu une chose
00:58:55il a dit
00:58:56il y a des biens
00:58:58et des services
00:58:58qui doivent être sortis
00:59:00du secteur marchand
00:59:02il l'a dit cette phrase
00:59:03et il ne l'a pas dit
00:59:05comme ça en l'air
00:59:06parce qu'il sent
00:59:07que ce débat
00:59:08monte dans la société
00:59:09et va continuer
00:59:10à monter dans la société
00:59:12sur les questions
00:59:12de santé
00:59:13mais on pourrait parler
00:59:15des questions
00:59:16d'éducation
00:59:16je veux dire
00:59:17nous sommes tous
00:59:18et toutes des parents
00:59:20il y a des grands-parents
00:59:21la question de l'avenir
00:59:22de nos enfants
00:59:23est une question prioritaire
00:59:24et puis moi je le redis
00:59:26les questions de l'énergie
00:59:27en être privé aujourd'hui
00:59:28c'est une véritable difficulté
00:59:31donc je pense que
00:59:32sur ces débats là
00:59:33on a intérêt
00:59:34d'être extrêmement large
00:59:36et de taper extrêmement fort
00:59:38partout
00:59:38dans tout l'arc politique
00:59:39on peut même être surpris
00:59:41qu'à droite
00:59:42cette question
00:59:43ne monte pas
00:59:44parce que je redis
00:59:45si on vient de parler
00:59:46de souveraineté industrielle
00:59:48la question de la souveraineté énergétique
00:59:50elle est posée
00:59:52plus qu'en priorité
00:59:53donc ce débat là
00:59:54il faut que nous le poursuivons
00:59:56et puis je finis
00:59:58moi j'ai beaucoup aimé
00:59:59ce qu'a dit tout à l'heure
01:00:00Sébastien
01:00:02je crois à la démocratisation
01:00:03de nos services publics
01:00:05et que dans la gestion
01:00:07il y ait évidemment
01:00:08les salariés
01:00:09les élus
01:00:11politiques
01:00:12locaux
01:00:13nationaux
01:00:14mais aussi les usagers
01:00:15nous avons besoin
01:00:17de plus impliquer
01:00:19les usagers
01:00:19dans la gestion
01:00:20démocratique
01:00:21de nos services publics
01:00:22ça c'est une question
01:00:24politique du XXIe siècle
01:00:26une idée neuve
01:00:27sous quelle forme ?
01:00:28je dirais
01:00:30les services publics
01:00:31ça nous appartient
01:00:32à toutes et tous
01:00:33c'est vous
01:00:34c'est moi
01:00:35c'est Sébastien
01:00:36c'est celles et ceux
01:00:36qui nous regardent
01:00:37qui les financent
01:00:38que nous ayons notre mot
01:00:40à dire en tant que citoyen
01:00:41sur leur devenir
01:00:43par exemple
01:00:44si nous posons
01:00:45la question
01:00:46est-ce que
01:00:47vous êtes satisfait
01:00:48de la libéralisation
01:00:49du secteur de l'énergie
01:00:51est-ce que vous pensez
01:00:52qu'il faut continuer
01:00:53à désintégrer
01:00:55l'entreprise EDF
01:00:56je pense que vous pourriez
01:00:58être surpris
01:00:58de la réponse
01:00:59et que beaucoup
01:01:00sont attachés
01:01:01évidemment
01:01:02à leur entreprise
01:01:03à EDF
01:01:04comme ils sont attachés
01:01:05à la poste du coin
01:01:06il y a beaucoup de batailles
01:01:08sur garder sa poste
01:01:10son commissariat
01:01:11et tant de choses
01:01:12donc il y a des choses
01:01:13à inventer
01:01:13y compris pour impliquer
01:01:15des usagers
01:01:15dans la gestion démocratique
01:01:17au niveau local
01:01:18jusqu'au national
01:01:19c'est quand même
01:01:20insupportable
01:01:21qu'on ne demande jamais
01:01:23l'avis aux citoyens
01:01:24et aux citoyennes
01:01:25sur l'avenir
01:01:25de leur service public
01:01:26comme c'est inimaginable
01:01:28quand même
01:01:29qu'on ne demande jamais
01:01:30lorsque l'on privatise
01:01:32une grande entreprise privée
01:01:33leur avis aux citoyens
01:01:35il y a eu 1500 privatisations
01:01:36depuis 30 ans
01:01:37dans ce pays
01:01:38on n'a jamais demandé
01:01:39leur avis
01:01:39sauf une fois
01:01:40enfin à moitié
01:01:41c'est ADP
01:01:42l'aéroport de Paris
01:01:43l'an dernier
01:01:44vous avez vu
01:01:45on a essayé
01:01:46le gouvernement a essayé
01:01:47de privatiser
01:01:48l'aéroport de Paris
01:01:49on a lancé
01:01:50la grande bataille
01:01:51sur le référendum
01:01:52d'initiative populaire
01:01:53on a réuni quand même
01:01:54un million de personnes
01:01:55pour soutenir cette initiative
01:01:56mais voilà
01:01:57il y a des choses
01:01:58à inventer comme ça
01:01:58donc oui
01:02:00je suis pour qu'on pousse
01:02:02cette question de la démocratisation
01:02:03et de la gestion
01:02:04des services publics
01:02:05peut-être encore quelques mots
01:02:07sur cette question
01:02:07de la démocratisation
01:02:08des services publics
01:02:09et après malheureusement
01:02:09nous devrons conclure
01:02:11finalement
01:02:11on parle beaucoup
01:02:13de transition énergétique
01:02:14et du coup
01:02:16j'entends même
01:02:17et je lis
01:02:17c'est un enjeu de société
01:02:20donc si c'est un enjeu
01:02:21de société
01:02:21finalement
01:02:22la transition énergétique
01:02:24la société
01:02:25elle a besoin
01:02:25d'être investie
01:02:26dans les choix
01:02:28et les décisions
01:02:29qu'il faut prendre
01:02:30demain
01:02:30pour nos concitoyens
01:02:33par exemple
01:02:34on parle de droit à l'énergie
01:02:35l'énergie
01:02:37est un besoin vital
01:02:38le droit à l'énergie
01:02:40c'est quelque chose
01:02:40qui est fondamental
01:02:42mais on pourrait
01:02:43par exemple
01:02:44associer
01:02:45dans cette démocratisation
01:02:48tous les acteurs
01:02:50et leur poser la question
01:02:51est-ce que vous êtes
01:02:52pour ou contre
01:02:54les coupures énergie
01:02:58si on veut lutter
01:02:59contre le réchauffement climatique
01:03:01est-ce que demain
01:03:02on considère
01:03:03que couper l'énergie
01:03:05à une famille
01:03:06ça a du sens
01:03:07au 21ème siècle
01:03:09nous pensons que non
01:03:10justement
01:03:11on a besoin
01:03:13de travailler
01:03:13les solidarités
01:03:15on a besoin
01:03:16de travailler
01:03:16les inégalités
01:03:17et donc
01:03:18on a besoin
01:03:19de retravailler
01:03:19la tarification
01:03:20donner l'accès
01:03:22à l'énergie
01:03:24demain
01:03:24à tout le monde
01:03:25c'est permettre
01:03:27même aux plus précaires
01:03:29de pouvoir
01:03:30se chauffer l'hiver
01:03:32de pouvoir
01:03:33avoir la lumière
01:03:34dans leur maison
01:03:35et puis surtout
01:03:36donc
01:03:36de pouvoir vivre
01:03:37dignement
01:03:38donc d'avoir accès
01:03:39à l'énergie
01:03:39et donc le droit
01:03:41à l'énergie
01:03:42c'est un besoin
01:03:43vital
01:03:43et nous on considère
01:03:44aujourd'hui
01:03:45qu'une entreprise
01:03:46des services publics
01:03:47ne peut pas couper
01:03:48l'énergie
01:03:49à des foyers
01:03:50donc il faut travailler
01:03:51de manière très solidaire
01:03:53cette question
01:03:54et c'est un débat
01:03:56démocratique
01:03:57qui pourrait se poser
01:03:58entre des élus
01:03:59entre des citoyens
01:04:00des usagers
01:04:01des représentants
01:04:02des salariés
01:04:03et des représentants
01:04:05des entreprises
01:04:06parce qu'on ne peut pas
01:04:07laisser demain
01:04:08finalement
01:04:09seul
01:04:10à des techniciens
01:04:11d'une entreprise
01:04:12de service public
01:04:13la décision humaine
01:04:15d'aller couper
01:04:16ou pas l'énergie
01:04:17à un foyer
01:04:18parce qu'il faut
01:04:19quand même se dire
01:04:20ce que l'on vit
01:04:21dans les entreprises
01:04:22aujourd'hui
01:04:22c'est que celui
01:04:23qui ne répond pas
01:04:26à cette démarche
01:04:28de coupure
01:04:29d'énergie
01:04:29et bien c'est une injonction
01:04:31à l'exercice
01:04:32du service public
01:04:33et donc il est sanctionné
01:04:34et il est viré
01:04:35c'est ça la réalité
01:04:38donc dans notre programme
01:04:39progressiste de l'énergie
01:04:40on considère demain
01:04:42que le point central
01:04:45c'est l'usager
01:04:46l'énergie besoin vital
01:04:48tout le monde
01:04:49doit bénéficier
01:04:50de ce produit
01:04:52de ce service
01:04:53de nécessité
01:04:54donc pas de coupure
01:04:55interdiction des coupures
01:04:57donc on retravaille
01:04:58toutes les questions
01:05:00autour de la tarification
01:05:01l'accès
01:05:02à l'énergie
01:05:03pour tout le monde
01:05:05c'est une ambition
01:05:06qui est largement
01:05:07encore une fois
01:05:08réalisable aujourd'hui
01:05:09quel que soit
01:05:09le lieu où on habite
01:05:11merci
01:05:13on arrive au terme
01:05:14de cette émission
01:05:15donc merci à Fabien Guay
01:05:17merci à Sébastien
01:05:19Ménéplier
01:05:20et
01:05:21bonne journée à tous
01:05:23bonne
01:05:23merci
01:05:24merci
01:05:25merci
01:05:25merci
01:05:25merci
01:05:25merci
01:05:29Merci.