Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 24 minutes
Ce mercredi 4 novembre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Business, 15h30, 16h.
00:07USA Today, Antoine Larigauderie.
00:11Et bienvenue pour cette nouvelle édition du USA Today, votre demi-heure spéciale,
00:15Wall Street spécial, marchés américains.
00:18Autant vous dire qu'il y a un petit peu de rouge là sur le décor,
00:22mais que la couleur qui domine un petit peu partout depuis hier soir,
00:25depuis les premiers dépouillements de ces élections de mi-mandat aux Etats-Unis,
00:28c'est le bleu, c'est la vague bleue qui emporte tout, même les Etats les plus improbables.
00:32Le Texas passe dans le camp démocrate, le Kansas aussi, une première depuis 1932.
00:38Il y a des personnalités fortes qui commencent à émerger du côté du camp démocrate.
00:42C'est peut-être ça qui est nouveau aussi et qui instille un nouveau rapport de force.
00:46Donald Trump rentre dans une ère de cohabitation.
00:49Qui va y gagner ? Qui va y perdre ?
00:51En tout cas, pour l'instant, et sans trop déflorer le sujet,
00:53Wall Street en prend son parti, très clairement.
00:57Forte hausse des indices américains, forte hausse des indices boursiers en Europe aussi.
01:01Le CAC 40 est en hausse de plus de 2%.
01:02Mais vous allez voir à l'ouverture, on devrait avoir des signaux très positifs
01:06du côté des marchés américains.
01:08L'ouverture, c'est d'ailleurs maintenant un petit coup d'œil sur le Dow Jones
01:11qui avance de quasiment 2% à l'ouverture.
01:14Plus 1,97, 52 806 points.
01:18Une hausse un petit peu moins forte du côté du Nasdaq.
01:20Et c'est sans doute ça le facteur le plus important.
01:23On sent qu'il va peut-être y avoir des points de grippage du côté de certaines big tech américaines.
01:29Pourquoi pas du côté de la galaxie Musk ?
01:31Tiens, si on veut bien regarder, Tesla et SpaceX sont en forte baisse.
01:34A l'ouverture à quasiment 5-6% pour les deux.
01:37Le Nasdaq donc, plus 1,19, plus 1,16 pour le S&P 500.
01:41Beaucoup d'autres sujets au menu.
01:43Il y a quelques résultats d'entreprises importants dans la tech.
01:46Ce sera AMD notamment qui retiendra l'attention, mais pas que.
01:50On aura aussi des résultats du côté de chez Uber, du côté de chez McDonald's à décortiquer.
01:55Ainsi que des chiffres de l'emploi.
01:56N'oubliez pas, c'est le rapport américain sur l'emploi vendredi.
02:00Et pour l'instant, on a les chiffres ADP, les chiffres de l'emploi privé qui viennent de tomber,
02:04qui sont plus robustes que prévu.
02:05Mais on va voir ça.
02:06Ne défleurons pas le sujet encore une fois.
02:08USA Today, ça commence maintenant.
02:12USA Today sur BFM Business.
02:15Et pour commenter avec moi cette actualité, Alexandre Baradès d'Igé.
02:20Bonjour Alexandre.
02:21On est en direct avec Omar Dibault de Fineco qui est avec nous.
02:26Bonjour Omar.
02:27Bonjour Antoine.
02:28Il nous entend bien Omar.
02:30Et puis du côté retour plateau, on aura Louis Vertin de la financière de l'échiquier.
02:35Bonjour.
02:36John Plassard, on vous rejoint tout de suite.
02:38Donc bon, c'est le gros titre du jour.
02:40C'est la vague bleue.
02:41Un an pas douté, c'est ce que retiennent les marchés aujourd'hui.
02:45Avec, encore une fois, un accueil extrêmement positif.
02:48Alors que le diagnostic était beaucoup plus partagé en avant-marché, on l'a vu.
02:54Oui, tout à fait.
02:55Beaucoup bougé.
02:56Mais on rappelle aussi que ça avait beaucoup bougé avant l'élection de Donald Trump.
03:00C'est vrai.
03:00Lors de sa première élection où on avait les indices, c'était littéralement effondré avant de rebondir.
03:07Alors déjà, un, il faut regarder une chose qui est assez étonnante ici, c'est que le consensus avait raison.
03:14Vous savez, le consensus a toujours tort, les anticipations ont toujours tort.
03:18Et là, on s'attendait à ce que les démocrates gagnent.
03:22On savait, et on en avait parlé hier, on savait qu'il y avait beaucoup de personnes qui avaient voté.
03:27On s'imaginait que c'était la majeure partie des démocrates.
03:30C'était un vote contre Donald Trump, pas pour les démocrates, mais contre Donald Trump,
03:35lié à la question sur le pouvoir d'achat, l'inflation, la guerre en Iran et j'en passe.
03:41Vous l'avez dit, séisme particulier au Texas, la première fois qu'on change de camp depuis 1988 et le
03:50Kansas, vous l'avez dit.
03:51C'est vraiment le truc à répéter parce que c'est la première fois qu'on a un sénateur du
03:56Kansas depuis 1932.
03:58Donc maintenant, qu'est-ce qui va se passer ?
03:59C'est ce qui nous intéresse, nous, les investisseurs, c'est que toutes les nouvelles réductions d'impôts,
04:04les programmes de dépense et les nominations présidentielles seront plus difficiles à faire adopter.
04:12Alors ça, c'est une première chose qui est assez importante.
04:16Pourquoi c'est important ? Parce que c'est important pour la question des obligations américaines,
04:20puisque théoriquement, sur le papier, on va avoir une moindre expansion budgétaire,
04:26ça va limiter normalement les besoins d'émissions de dette,
04:29et puis ça va réduire les anticipations d'inflation et favoriser une détente sur les taux.
04:37Nous, on avait vu que cette détente avait déjà été anticipée avec un dîner américain vers tout proche du Cap
04:4590.
04:46Alors, au niveau des secteurs, et ça c'est très important parce qu'on le voit aujourd'hui,
04:50on a eu ce matin, alors ça s'est remis en ordre de marche, je dirais,
04:54mais on a eu une forte baisse sur les crypto-monnaies, notamment le bitcoin.
04:57On savait que les républicains, théoriquement, étaient plus favorables au bitcoin.
05:01On est plus ou moins neutre sur le bitcoin.
05:04Les banques, les énergies fossiles, et d'un autre côté, je pense que c'est ça qui est plus intéressant,
05:09eh bien, on a les énergies renouvelables.
05:12Et les énergies renouvelables sont en train d'exploser actuellement à l'ouverture aux États-Unis.
05:17C'est là où on voit vraiment la marque démocrate, et puis certaines activités dans la santé.
05:24Vous l'avez dit, on a certains démocrates qui ne voudraient plus voir fleurir les data centers aux États-Unis
05:34parce qu'ils trouvent qu'il y en a beaucoup trop, c'est pour ça que ça souffre un peu,
05:37la tech souffre un peu.
05:38Mais, et on en discutera après, lorsqu'on regarde les résultats et les anticipations
05:44des sociétés internationales cotées aux États-Unis sur l'intelligence artificielle,
05:50eh bien, on voit que potentiellement, c'est un bon point d'entrée aujourd'hui.
05:54Et je termine là-dessus.
05:58Il faut rappeler une chose ici, c'est que depuis 1950,
06:02et je sais que vous allez me dire, chaque année c'est différent,
06:05mais le S&P 500 a progressé après chaque élection de mi-mandat à horizon 6 et 12 mois.
06:13Il n'y a jamais eu d'exception là-dessus.
06:16Et ce qui est assez intéressant, c'est que lorsque vous avez un congrès
06:21qui est composé d'un parti, c'est-à-dire républicain ou démocrate,
06:26c'est-à-dire démocrate aujourd'hui, eh bien la progression moyenne est encore meilleure.
06:30C'est 6 à 12 prochains mois.
06:32Donc, selon les statistiques, ces prochains mois seront extraordinaires.
06:37Bon, c'est peut-être ça qu'on est en train d'anticiper sur les marchés.
06:39En tout cas, l'ouverture se passe bien.
06:41Alors, deux choses à ajouter quand même.
06:43Il y a toute la galaxie Musk, que ce soit Tesla et SpaceX.
06:47On se souvient que ça avait fait grand bruit.
06:48Elon Musk était passé de la Californie au Texas
06:51pour trouver des cieux plus cléments en termes d'investissement et de fiscalité, disait-il.
06:56Bon, bien mal lui en a pris.
06:57Désormais, c'est un État démocrate.
06:59Tesla en baisse de 5,2% et SpaceX en recul de 4,9%.
07:04L'autre info intéressante, elle nous est donnée par Goldman Sachs,
07:08et vous parliez justement de l'expansion des data centers du côté des États-Unis.
07:12Selon Goldman Sachs, selon la Banque d'affaires,
07:14cette très large victoire démocrate pourrait menacer 45%
07:18de l'expansion des investissements dans les data centers.
07:22Alors, pour l'instant, on s'achemine quand même vers une période d'inter-règne.
07:27Certes, la vague bleue, mais le nouveau Parlement américain
07:31n'entrera en fonction que début janvier.
07:32Donc, il va y avoir de l'inter-règne.
07:34Comment Donald Trump va réagir d'ici là ?
07:36Comment les forces entre les forces trumpistes et démocrates vont se distinguer ?
07:42Quelles décisions vont être prises ?
07:43Ça, ça reste quand même une grande inconnue.
07:45Louis Bertin, on va peut-être commencer avec vous.
07:50En quelques mots, qu'est-ce que vous évoque ce raz-de-marée bleu
07:53du côté des États-Unis, qui était largement anticipable,
07:56mais qui symboliquement frappe un petit peu fort, on va dire ?
07:59Oui, c'est vraiment sur ce dernier point, je pense que notre attention doit se focaliser.
08:04Parce que, d'abord, c'est vrai que les démocrates, maintenant,
08:07pourraient avoir un peu plus la main et freiner sur le plan budgétaire l'administration Trump, c'est vrai.
08:12Même si Trump, lui, peut toujours continuer à gouverner par décret,
08:15avec ses fameux executive orders.
08:16On va avoir beaucoup plus d'enquêtes, peut-être encore le retour des procédures d'impeachment.
08:21Mais, pour que ça passe, pour que ça aille jusqu'au bout,
08:24il faut une super majorité, donc des deux tiers du Sénat.
08:27Et là, ce n'est pas gagné, parce qu'il faudrait retourner au moins une dizaine
08:30de sénateurs républicains pour y arriver.
08:32Oui, techniquement, c'est un peu compliqué.
08:34Mais l'élément qui est intéressant, c'est vraiment vis-à-vis des data centers,
08:37ça joue sur une autre élection, la troisième élection, qui est locale,
08:40celle des gouverneurs, où là, ce qu'on a vu, c'est trois États très importants
08:44pour le data center qui ont été retournés.
08:46Donc, l'Ohio, la Géorgie et surtout le Texas, si vous prenez ça ensemble,
08:50ça fait 30 à 40 % de la puissance de calcul qui est programmée d'ici 2030
08:55pour les data centers, qui donc est ciblée sur ces États-ci.
08:58Et les démocrates qui ont gagné là-bas ont en grande partie fait campagne
09:01sur ces fameux moratoires sur les data centers.
09:04Donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
09:05Ça veut dire, potentiellement, on peut limiter les permis de construire,
09:08limiter l'accès au raccordement réseau électrique, limiter tout un tas de choses
09:12qui font que dresser de nouvelles puissances de calcul, ériger de nouveaux data centers,
09:16ce sera beaucoup plus compliqué.
09:18Donc, c'est négatif pour les nouveaux entrants,
09:19mais ceux qui détiennent déjà de la puissance de calcul,
09:21c'est plutôt un effet net positif pour eux.
09:25Omar Dibault, on vous rejoint en direct.
09:28Je suppose que ça a dû également vous faire réagir tout ça.
09:32Alors, c'est vrai qu'il y a cette interrogation concernant les data centers.
09:34Bon, les data centers, il n'y avait pas franchement besoin d'une victoire démocrate massive
09:39pour remettre en question un certain nombre de projets.
09:41On en a vu, certains ont été interrompus et certains sont en question.
09:46Qu'est-ce que vous retenez d'autre exactement,
09:48si on devait résumer tout ça en une idée maîtresse ?
09:54Pour résumer un petit peu tout ça, rapidement,
09:57le vrai sujet, c'est que c'est surtout un rejet de la part de la population,
10:00un rejet de la politique économique qui est en cours de la part de Trump,
10:04notamment depuis, évidemment, le conflit que l'on a eu en Iran.
10:07Mais concernant les data centers, encore une fois, ça reste de la politique.
10:12Beaucoup de politiques ont fait campagne, justement, en indiquant, comme vous l'avez dit,
10:16tous, que les data centers devaient être, entre guillemets, « delayed ».
10:20Aujourd'hui, j'attends de voir quand même ce qui va se passer en janvier.
10:23Je pense que le sujet est beaucoup plus complexe que cela.
10:26Surtout quand on voit, vous en parliez à Antoine,
10:30l'arrêt, notamment, du projet entre Oracle et Tencent.
10:34Donc aujourd'hui, moi, ce que je me dis, c'est qu'on est toujours dans une espèce de course
10:37à l'espace,
10:38mais sur l'IA.
10:41La différence, évidemment, avec ce qui se passe par rapport à la course à l'espace,
10:44c'est que la population est impactée.
10:46Mais Dieu sait, évidemment, que les États-Unis ont tout intérêt à continuer toujours cette course.
10:50La demande reste très forte du côté de l'IA.
10:54À mes yeux, je n'ai pas l'impression que ce soit quelque chose qui va arrêter les plans.
10:58Le seul risque, finalement, qu'on peut avoir, il est surtout sur le côté énergétique,
11:02mais aussi sur les délais.
11:04Et encore une fois, compte tenu de l'aspect géopolitique derrière toute cette course,
11:09j'ai beaucoup de mal à croire qu'il y aura des arrêts définitifs.
11:13Et puis, juste de manière très anecdotique,
11:16si on regarde le top des grandes capitalisations mondiales,
11:19ça y est, Apple est repassée devant Nvidia.
11:21Apple qui gagne 4,9% aujourd'hui.
11:24On est à 4 500 milliards de dollars.
11:274 400 milliards pour Nvidia.
11:30Apple qui creuse un petit peu l'écart avec une forte hausse à l'ouverture.
11:33Alexandre Baradez, je vais vous demander votre avis aussi.
11:35Qu'est-ce que vous retenez de cette marée bleue,
11:38de cette période d'inter-règne qui s'ouvre,
11:40des perspectives pour l'économie américaine ?
11:42Déjà, le constat qu'on fait, c'est que l'écart,
11:44et tout n'est pas encore cristallisé pour l'instant,
11:46mais l'écart qu'on observe au niveau de la Chambre des représentants, par exemple,
11:49entre les Républicains et les Démocrates,
11:51c'est l'écart le plus important depuis 2008.
11:53C'est donc l'élection d'Obama.
11:54Donc il faut quand même remonter.
11:56C'est pas qu'on parle vraiment de vague bleue.
11:57Le terme est justement employé.
11:59C'est de très gros écarts.
12:00Et comme disait très bien au mars,
12:02il y a un rejet, en fait,
12:03un rejet de ce qui s'est passé cette année.
12:05Et c'est clairement,
12:07la défaite de Trump et du camp républicain
12:09est imputable, on peut presque dire à 100%,
12:11à ce qui s'est passé depuis le mois de mars.
12:12Quand vous regardez dans les sondages ou les sites
12:14de les marchés prédictifs, par exemple, aux États-Unis,
12:17les Républicains, Jean-Yves Février était largement en tête.
12:20Et c'est là qu'on se dit que Trump est dans son camp.
12:22On va voir ce qui va se passer aussi au niveau des Républicains,
12:24parce qu'il y a peut-être des règlements de comptes qui vont intervenir.
12:26Ils avaient une année qui était gagnée pour eux.
12:29L'inflation était moins forte en début d'année.
12:31La Fed, les questions qu'on se pose en début d'année,
12:33c'est combien de baisses de taux elle allait pouvoir mettre cette année
12:35et pas combien de hausses de taux.
12:36Donc cette guerre en Iran, avec ces phénomènes inflationnistes,
12:39rebond du pétrole, impact sur le pouvoir d'achat des Américains,
12:42c'était ça qui a fait perdre Trump surtout.
12:45Et puis c'est aussi un message envoyé par les électeurs,
12:48à leurs représentants locaux,
12:49que soutenir Trump contre vents et marées
12:52par rapport à toutes ces outrances,
12:54à la fois domestiques et internationales,
12:56je pense que les électeurs aussi sanctionnent les responsables locaux.
13:00Donc effectivement, ça va être une période,
13:01il me semble, un peu plus compliquée pour Trump.
13:04D'un point de vue de la suite,
13:07c'est vrai qu'il faut quand même rappeler
13:07que jusqu'en janvier, il ne va rien se passer.
13:09Donc il y a encore deux mois de présence au Congrès,
13:11il n'y a pas de changement.
13:12Il ne va rien se passer ou pas.
13:14Peut-être que le monsieur va devenir super agressif.
13:17C'est vers ça que je voulais aller.
13:18Rapidement, c'est de dire que,
13:19d'un point de vue des champs de tendance pour l'instant
13:21et de poids politique,
13:23le Congrès reste le même,
13:24avec la même capacité de décision jusqu'à la fin de l'année.
13:27Donc c'est là effectivement qu'une période d'incertitude
13:28qui va s'ouvrir.
13:30Voilà, donc c'est le premier constat qu'on peut faire.
13:33Aujourd'hui, avec peut-être un camp.
13:35Dans ces mid-termes,
13:37on redécouvre quand même
13:38des figures démocrates,
13:40des idées démocrates qu'on n'entendait pas avant.
13:42Il y a peut-être un camp,
13:44justement dans cette période d'inter-règne
13:45et qui va se faire entendre aussi.
13:47C'est les républicains traditionnels
13:49qu'on n'entendait plus depuis des années
13:50et qui vont avoir toute voix au chapitre
13:52parce qu'ils sont eux-mêmes déçus
13:55et ils doivent vraiment vouloir au camp maga.
13:59Et il y aura peut-être sans doute
14:01des déclarations et des personnalités
14:02qui vont émerger à cette occasion.
14:04Alors, en attendant,
14:06la réaction sur les taux intéressante
14:08parce qu'on assiste à une baisse assez marquée,
14:11mais pas tant que ça.
14:12On reste quand même à 4,9%.
14:13On n'oublie pas la réalité non plus
14:15du terrain économique.
14:16Et du côté du pétrole,
14:18alors là, en revanche,
14:18forte consolidation.
14:20On est à 100,44$ sur le Brent de Mer du Nord.
14:2493,26$ pour le brut léger américain
14:26qui a bien, bien baissé.
14:28John, on vous retrouve pour parler du...
14:30Oui, on revient un petit peu les pieds sur terre
14:33du côté de l'économie américaine,
14:35et fondamentaux de l'économie américaine.
14:37On se rend compte qu'en plus,
14:38ils sont très bons.
14:39On a les chiffres de l'emploi privé,
14:41l'enquête ADP qui vient de sortir,
14:43et qui est, une fois encore,
14:45supérieure aux attentes très robustes.
14:47Oui, nettement supérieure.
14:49On avait l'emploi aussi jeune,
14:51hier, qui était aussi au-delà des attentes.
14:54Là, si on se focalise sur l'emploi privé,
14:57l'ADP, on a une création de 86 000 emplois,
15:01et on attendait 69 000.
15:04Donc, c'est nettement au-dessus.
15:06Le chiffre de septembre a été révisé
15:09à 86 000 aussi.
15:11Donc, on voit qu'il y a une stabilisation des embauches
15:14plutôt qu'une véritable accélération.
15:20Dans un autre temps,
15:22ce qui est très sain pour l'économie américaine,
15:24c'est que si on regarde dans les détails de cet ADP,
15:26on a toutes les tailles d'entreprises
15:29qui participent aux créations d'emplois,
15:31que ce soit les entreprises de taille moyenne,
15:35les petites entreprises,
15:37et puis les grandes structures.
15:38Donc, on voit qu'il y a vraiment
15:39une résilience du marché du travail
15:41qui ne concerne pas simplement une poche.
15:45Et si on regarde,
15:46ce qui est assez extraordinaire,
15:48parce qu'on en parle souvent dans la consommation,
15:50on va en parler après avec McDonald's,
15:51mais c'est qu'on a les services
15:53qui restent le principal moteur de l'économie,
15:56notamment dans le commerce,
15:58le transport et les services publics.
16:00Et d'un autre côté,
16:02on a des fragilités sectorielles,
16:04notamment sur 27 000 destructions d'emplois
16:08dans les services professionnels
16:10et aux entreprises pour le troisième mois consécutif.
16:14Et puis, ça, c'est la dernière chose qui est assez importante
16:17parce qu'elle concerne directement l'inflation,
16:19c'est les tensions salariales.
16:21Lorsqu'on regarde ce rapport sur l'emploi,
16:24puisque les progressions des rémunérations des salariés
16:27qui changent d'employeur,
16:29si vous changez d'employeur,
16:31combien est-ce que vous allez payer en plus ?
16:33Eh bien, ça atteint son rythme le plus rapide
16:35depuis mars 2024.
16:37Donc, on voit qu'il y a quelques tensions salariales
16:39aux États-Unis qui participent,
16:41bien évidemment, à l'inflation.
16:43Omar Dibault,
16:45je vais me faire l'avocat du diable,
16:46Donald Trump pourra toujours dire
16:47« Oh, soi-disant, j'ai perdu l'élection
16:51à cause de l'économie ».
16:52Il pourra toujours dire
16:53« Mais regardez, l'économie,
16:54elle est super robuste,
16:55elle crée des emplois,
16:56on a même un peu d'inflation,
16:58un peu ».
17:00Bref,
17:01de quoi il peut s'enorgueillir,
17:03quand même, Donald Trump ?
17:05Sincèrement,
17:06par rapport à l'économie américaine,
17:07je vais être un peu dur,
17:09mais pas grand-chose.
17:10Mais je vais expliquer pourquoi.
17:12Je vais expliquer pourquoi.
17:13Le vrai problème, en fait,
17:15c'est de regarder les détails.
17:15Quand on regarde un peu les détails,
17:17aujourd'hui,
17:17ce qui porte véritablement
17:18l'économie américaine,
17:19c'est les dépenses du gouvernement,
17:22qui ont été beaucoup plus importantes
17:23que d'habitude.
17:24Il faut simplement voir le déficit.
17:26qui est en train de dépasser les 6%.
17:27De l'autre côté,
17:28vous avez aussi
17:29les investissements massifs
17:31dans l'IA,
17:31qui portent énormément
17:32l'économie américaine.
17:34Et de l'autre côté,
17:35la consommation
17:36qui reste résiliente.
17:37Mais cette consommation
17:38reste résiliente
17:39parce qu'on a
17:41véritablement une économie
17:42en forme de cas,
17:42c'est-à-dire que ce sont
17:43les plus riches
17:44qui profitent
17:45de l'effet richesse
17:46des marchés
17:47et qui leur permettent
17:47de continuer à consommer.
17:49Mais de toute façon,
17:50on va y revenir.
17:51Mais quand on regarde,
17:51par exemple,
17:52les résultats de McDonald's,
17:54le trafic se fait
17:55de moins en moins important
17:56parce que la classe moyenne
17:58et la classe la plus pauvre
18:00consomment de moins en moins.
18:02Donc,
18:02quand on regarde
18:03un petit peu
18:04le bilan finalement
18:05d'un point de vue économique,
18:06la croissance reste résiliente,
18:07mais elle n'est pas forte.
18:08C'est plutôt
18:09le mot résilience
18:10qu'il faut garder en tête.
18:11Ensuite,
18:12quand on regarde
18:12sur l'aspect inflation,
18:14là aussi,
18:15évidemment,
18:16je ne vais pas revenir
18:16sur ce qui s'est passé
18:17en Iran,
18:18mais on voit énormément
18:19d'impact
18:20de la part
18:21du conflit.
18:23L'inflation,
18:23aujourd'hui,
18:24dépasse les 3,5%.
18:26Plus de 50%
18:28de la croissance,
18:29en tout cas,
18:30que l'on a vu
18:30sur l'inflation
18:31est due
18:32à l'augmentation
18:33du prix du baril.
18:34Donc,
18:34aujourd'hui,
18:35sur le pouvoir d'achat,
18:36bien évidemment,
18:37les choses ne sont pas faites.
18:38Le seul progrès
18:39que l'on a
18:40du côté de Donald Trump,
18:42finalement,
18:43c'est la baisse
18:44des impôts
18:44qui a permis
18:46aux sociétés,
18:47on va dire,
18:48PME américaines
18:49d'avoir
18:50des avantages fiscaux
18:51et donc,
18:52bien évidemment,
18:52de profiter
18:53et d'investir massivement.
18:56Et on le voit,
18:57d'ailleurs,
18:57sur la performance
18:58du Russell
18:58depuis l'arrivée
18:59de Trump.
19:00Donc,
19:01globalement,
19:01si je dois faire
19:02un vrai bilan,
19:02finalement,
19:04c'est surtout
19:05les petites entreprises
19:06ou les moyennes entreprises
19:07qui en profitent.
19:09Mais 90%,
19:10de la population américaine
19:11n'en profitent pas forcément
19:12et se trouvent
19:13un petit peu délaissées.
19:15Et d'où le vote
19:15que l'on a eu,
19:16la fameuse déferlante bleue
19:18que l'on voit aujourd'hui.
19:19Et de l'autre côté,
19:20pour terminer sur ça,
19:21parce que je trouve
19:22que c'est important,
19:22quand on regarde
19:23un petit peu
19:23le marché de l'emploi,
19:25on a l'impression
19:25que le taux de chômage
19:26est faible,
19:264,2%,
19:27mais c'est surtout dû
19:29au fait qu'il n'y a pas
19:30d'embauche
19:31et il n'y a pas
19:32de licenciement.
19:33On est vraiment
19:34dans une phase
19:35de no hire,
19:35no fire.
19:37Et bien évidemment,
19:38on a un équilibre
19:39entre la demande
19:39et l'offre de travail
19:41parce que la politique
19:42des héros à immigration
19:43est en train
19:44de faire son oeuvre.
19:46Donc,
19:47on est plus
19:48face à une normalisation
19:49du marché de l'emploi
19:50plutôt que face
19:51à un marché de l'emploi
19:52qui est très fort.
19:53Et donc,
19:54bien évidemment,
19:54comme ça a été relevé,
19:55il faudra quand même
19:56continuer de voir
19:57la vitesse des embauches
19:58et c'est ce qui va
19:59véritablement importer
20:00la Fed
20:00dans ses prochaines décisions.
20:01Le diable est dans
20:03les détails toujours.
20:04Louis Bertin,
20:05il y a peut-être aussi
20:05un truc duquel
20:06on ne parle absolument pas
20:07mais est-ce qu'il va
20:08être question
20:09dans quelques mois
20:10de s'atteler
20:11aux droits de douane
20:11et de dire
20:12bon,
20:12tout ça,
20:12ça va bien deux secondes
20:14mais ça a suffisamment
20:15bousillé le commerce mondial.
20:17Est-ce qu'il va y avoir
20:18une tentation démocrate
20:19de détricoter
20:21les choses
20:22de ce côté-là ?
20:22Oui,
20:23ça a déjà été le cas
20:24quelque part
20:24par la Cour suprême
20:25mais bon,
20:26comme tout a été dit
20:27sur ce sujet-ci,
20:28on a une économie
20:29qui reste résiliente.
20:30On voit aussi bien
20:31au travers d'ADP
20:32mais même au chiffre
20:33d'autres fournisseurs
20:34que ce soit Indeed
20:35ou Paychex
20:36une économie résiliente
20:37mais qui a derrière cela
20:39beaucoup de laissés
20:40pour compte
20:40et c'est ça
20:41qui a pesé
20:41dans cette élection
20:42aussi bien
20:43le niveau
20:44du pouvoir d'achat
20:45que aussi
20:46les externalités négatives
20:48qu'ont pu causer
20:49les data centers
20:49et notamment justement
20:50dans cet essor
20:51du coût de la vie
20:52pour les particuliers américains.
20:54Puis laissés pour compte
20:55deux fois
20:55parce qu'il s'était rué
20:56dans les bras
20:57de Donald Trump
20:58et voilà,
20:59deux fois.
20:59On va peut-être
21:00passer aux résultats
21:01John
21:03du côté de l'IA
21:05du côté des semi-conducteurs
21:06on a eu deux publications
21:07il y a eu AMD
21:09et il y a eu
21:10Supermicro Computer
21:13et partout
21:14on a quand même
21:15des chiffres
21:16qui sont supérieurs
21:17aux attentes
21:17alors AMD
21:18semble balayer
21:19une partie
21:20des craintes
21:20qu'on a eues
21:21la semaine dernière
21:22autour d'Intel.
21:23Oui tout à fait
21:24bon le titre
21:26baisse
21:26par sympathie
21:27avec l'arrivée
21:28au pouvoir
21:29si je peux dire
21:30comme ça
21:30des démocrates
21:32mais AMD
21:32dépasse les attentes
21:34son chiffre d'affaires
21:35nettement
21:35supérieur aux attentes
21:37le bénéfice
21:38ajusté aussi
21:38et
21:39les data centers
21:41tirent la croissance
21:42je répète
21:43les data centers
21:44tirent la croissance
21:45et donc
21:45on a une crainte
21:46sur les data centers
21:47mais c'est ce qui tire
21:48la croissance
21:48les revenus
21:49de cette activité
21:50pour AMD
21:50bondissent de près
21:51de 100%
21:53ça dépasse maintenant
21:55les 8,2 milliards
21:56de dollars
21:57et si je reviens
21:58sur la question
21:59des data centers
22:00et bien
22:01on va
22:01s'il y a la moins
22:03qui sont construits
22:04et bien
22:04on va se trouver
22:06dans une situation
22:07avec un goulet
22:09d'étranglement
22:09un nouveau
22:10et effectivement
22:11il faudra justement
22:13être sur ce type
22:14de valeur
22:15AMD a aussi donné
22:16des perspectives
22:17très ambitieuses
22:18pour les revenus
22:20et puis une croissance
22:21supérieure
22:21à 80%
22:22en 2027
22:23si on prend
22:24Supermicrocomputer
22:25ça impressionne
22:27bien évidemment
22:28aussi
22:29sur le chiffre d'affaires
22:30je prends juste
22:30un chiffre
22:31c'est le bénéfice
22:32ajusté
22:32qui est de
22:331,81 dollars
22:35par action
22:35alors que le consensus
22:37attendait
22:371,23
22:381,81
22:39contre
22:401,23
22:41et des perspectives
22:42absolument extraordinaires
22:44sur les revenus
22:45qui sont nettement
22:46revenus
22:47à la hausse
22:48donc on a
22:49et on peut le dire
22:50des commandes
22:51d'infrastructures
22:51qui restent
22:52extrêmement soutenues
22:54et solides
22:55même si bien évidemment
22:56il y a toujours
22:57la même rhétorique
22:58sur la rentabilité
22:59des investissements
23:00finaux
23:00qui restent à démontrer
23:02mais si on regarde
23:03les résultats
23:04ils sont trop bons
23:04en enlevant
23:06l'arrivée
23:07des démocrates
23:08et les questions
23:09sur la rentabilité
23:10de l'IA
23:10plus 4%
23:12pour AMD
23:13Advanced Micro Devices
23:14et Super Micro Computer
23:16qui gagnent
23:173,4%
23:18peut-être juste dire
23:19un mot
23:19de deux autres résultats
23:20John
23:20qui étaient importants
23:21aujourd'hui
23:22Uber
23:23dans une sorte
23:24de secteur
23:25en lui-même
23:26on va dire
23:26et McDo
23:27la bonne vieille
23:28Amérique traditionnelle
23:29qu'est-ce que ça donne
23:30ces publications ?
23:32je vais vous parler
23:32du McDo
23:33parce que j'aime bien
23:34le Big Mac
23:34donc je vais commencer
23:36un peu une déception
23:37si on prend les ventes
23:38comparables aux Etats-Unis
23:39ils ont reculé
23:40de 0,2%
23:41c'est le premier repli
23:43trimestriel
23:44depuis début 2025
23:46mais vous aviez
23:47un consensus
23:47qui annonçait
23:49un recul
23:49de 0,5%
23:50donc c'est mieux
23:510,2 contre 0,5
23:52c'est pas grand chose
23:54on a évidemment
23:55la fréquentation
23:56ça a été dit
23:57dans les fast-food
23:58qui a baissé
23:592,6%
24:00à cause du consommateur
24:02sous pression
24:02à cause du coût
24:03du carburant
24:04à cause du coût
24:05de la vie
24:05et on est dans
24:07une situation
24:07où très intelligemment
24:09la société
24:11a essayé
24:11de mettre
24:13en avant
24:13les offres promotionnelles
24:14notamment sur le site
24:16de McDo
24:16ça a très bien marché
24:17et si on regarde
24:18à l'international
24:19ça fonctionne très bien
24:20en Allemagne
24:21l'international
24:22c'est plus 1,3
24:23très bien en Australie
24:24mais moins bien
24:25en France
24:26pénalisé par les
24:27manifestations
24:28si je reviens
24:29sur Uber
24:30c'est complètement différent
24:32on a une croissance
24:34et un chiffre d'affaires
24:35qui sont en hausse
24:35de 10%
24:36légèrement
24:37en dessous
24:37des attentes
24:39avec une croissance
24:40qui est la plus faible
24:41depuis le début
24:422021
24:43et alors
24:44le problème
24:45ici
24:45c'est différent
24:46que chez McDonald's
24:47bien évidemment
24:47mais on a
24:49un manque de chauffeurs
24:50le carburant
24:51qui est toujours élevé
24:52et puis le Moyen-Orient
24:53qui pèse sur les marges
24:54mais le grand pari
24:55il faut le rappeler
24:56de Uber
24:57c'est les voitures autonomes
24:59on attend
25:00700 véhicules
25:01sans conducteur
25:02d'ici la fin
25:03de cette année
25:04et 2000
25:05jusqu'à la fin
25:072027
25:08donc ça c'est vraiment
25:09le gros pari d'Uber
25:10et McDonald's
25:11marché difficile en France
25:12ça risque de ne pas s'arranger
25:13vous avez vu
25:14chez nous
25:14on a un débat
25:16toujours vivace
25:16sur faut-il
25:18que les McDonald's
25:18aient l'autorisation
25:19de s'implanter
25:20dans les territoires ruraux
25:21donc ça va rester
25:22un marché compliqué
25:23pour eux
25:23malgré tout
25:24McDonald's
25:25plus 4,5%
25:26un petit coup d'oeil
25:26sur Uber
25:27qui gagne 4,1%
25:28mais c'était la bonne journée
25:30pour annoncer des résultats
25:31Alexandre
25:32c'est marrant
25:32parce qu'au travers
25:33de ses publications
25:33on traverse
25:34tous les secteurs
25:35de l'économie mondiale
25:37et ça reprend exactement
25:38les dynamiques du moment
25:39c'est fou
25:39si on dézoe un petit peu
25:42sur les résultats américains
25:43notamment sur l'ensemble
25:44du S&P 500
25:44alors on a des stats
25:46qui montrent
25:46qu'au niveau du BIT
25:47c'est-à-dire du fait
25:48de battre le consensus
25:49sur le bénéfice par action
25:50on est jusqu'à présent
25:51sur le niveau de publication
25:52aux autour de 2%
25:53de performance
25:56augmentaire
25:57par rapport au consensus
25:58sur les 5 dernières années
25:59cette moyenne
25:59est plutôt de l'ordre
26:00de 7 à 8%
26:01donc c'est le plus faible
26:03taux de BIT
26:04depuis 2022
26:06c'est pas dramatique
26:07mais ce qu'on voit
26:07c'est que le marché
26:08salue
26:09il y a une grosse asymétrie
26:10entre quand on bat
26:11les résultats
26:12et la hausse du marché
26:13qui est assez modérée
26:14et quand on est légèrement
26:15dessous
26:15voire carrément dessous
26:16la phase de correction
26:18ça c'est le premier constat
26:19qu'on peut faire
26:20qui montre aussi une chose
26:21que le consensus
26:22était quand même
26:23relativement élevé
26:23pour cette saison
26:24d'ailleurs c'est aussi pour ça
26:25qu'on avait des multiples
26:26de valorisation
26:26sur le SP500
26:27qui baissaient depuis des mois
26:29alors même que les indices
26:30avant la correction récente
26:31alors même que les indices
26:32battaient des records
26:33à ce mois-là
26:33Nasdaq et SP500
26:34leur multiple de valorisation
26:36baissaient
26:36notamment les PE forward
26:37parce que les anticipations
26:38de bénéfices
26:39étaient vraiment assez gargantuesques
26:40donc on voit que le marché
26:41réajuste un petit peu quand même
26:42ou en tout cas
26:44corrige un peu
26:45ces formes d'excès
26:45qu'on avait il y a quelques mois
26:46et deuxième constat
26:47et c'est assez rare aussi
26:48pour le souligner
26:48c'est que le groupe des Max 7
26:49donc qui est vraiment
26:50le moteur habituel
26:52du SP500
26:52cette fois-ci
26:53sa croissance des bénéfices
26:54est inférieure
26:55possée cette valeur
26:56au reste du SP500
26:58c'est pas dramatique
27:00encore une fois
27:00ça reste
27:00c'est pas en valeur absolue
27:01donc on compte pas en milliards
27:03mais juste en croissance
27:04mais le rythme de croissance
27:05des bénéfices des Max 7
27:06est moins fort
27:07sur ce trimestre
27:08que pour le reste du SP500
27:09et c'est aussi pour ça
27:11qu'on voit justement
27:12ce groupe des Max 7
27:13partir un petit peu en correction
27:14depuis quelques jours
27:14au-delà de l'aspect politique
27:16démocrate etc
27:18John
27:19évidemment
27:19selon la tradition
27:20on a débordé
27:21on a fait n'importe quoi
27:22avec le chrono
27:23mais on peut pas se quitter
27:24sans parler d'Oracle
27:25qui renonce donc
27:26à un deal à 7 milliards de dollars
27:28avec Tencent dans l'IA
27:30et là visiblement
27:31c'est un dernier coup de pression
27:32de Trump
27:33avant le résultat
27:34des élections
27:35de midterms
27:37c'est pas une rumeur
27:38c'est vraiment mis en avant
27:40et plus ou moins confirmé
27:42par le Financial Times
27:43hier soir
27:44on parlait ensemble
27:46de Nvidia
27:46qui ne devait pas faire
27:48trop de deals
27:49avec les chinois
27:50ben on y est
27:51la sécurité nationale
27:52devient de plus en plus
27:53déterminante
27:54l'accès aux groupes chinois
27:56aux infrastructures
27:57et aux capacités
27:58de calcul avancées
27:59ne doivent pas
28:01être en contact
28:04je dirais
28:05ou en business
28:05avec les chinois
28:07c'est un risque
28:08évidemment commercial
28:09considérable
28:10on a des entreprises américaines
28:14comme on vient de le dire
28:15qui avec Oracle
28:17peuvent perdre
28:18des contrats
28:20extrêmement importants
28:21avec la Chine
28:22ou avec d'autres pays
28:23donc d'un côté
28:24oui conserver
28:25une certaine autonomie américaine
28:27mais de l'autre côté
28:28ça veut dire
28:28qu'on fait moins de business
28:29et donc c'est très dangereux
28:31est-ce que les démocrates
28:33vont mettre le doigt dessus
28:34ça c'est très intéressant
28:35de voir s'ils vont essayer
28:36de faciliter le commerce
28:38et c'est le cas de le dire
28:40avec des entreprises chinoises
28:41par exemple
28:42Merci John Plassard
28:44un petit coup d'oeil
28:45sur le cours d'NVIDIA
28:48justement dont on parlait
28:49qui est en baisse
28:50d'1,16% à 204,30€
28:52merci John Plassard
28:53c'était gestion
28:54Omar Dibaud de Fineco
28:55qui était avec nous en visio
28:57Alexandre Baradez d'IG
28:59et Louis Bertin
29:00de la financière
29:00de l'échiquier
29:02USA Today
29:02c'est fini pour aujourd'hui
29:04vous pouvez retrouver
29:04l'édition du jour
29:05bien sûr en podcast
29:06et en replay
29:07dans une minute
29:08on ouvre la boutique
29:08avec Guillaume Sommerer
29:09c'est BFM Bourse
29:10à tout de suite
29:12spécial midterms
29:14sur BFM Business
29:16Sous-titrage Société Radio-Canada
29:17Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations